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	<title>Archives des Droits de douane - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Droits de douane - Kapitalis</title>
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		<title>Un boycott silencieux des Etats-Unis est-il en train de s’installer ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 09 Feb 2026 07:34:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Des partenaires réorientent leurs approvisionnements hors des Etats-Unis. Le monde s’organise pour ne plus en dépendre de Washington.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/09/un-boycott-silencieux-des-etats-unis-est-il-en-train-de-sinstaller/">Un boycott silencieux des Etats-Unis est-il en train de s’installer ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Des partenaires commerciaux réorientent leurs approvisionnements hors des Etats-Unis, des investisseurs dispersent leurs risques, des conférences internationales migrent vers d’autres capitales, des banques centrales diversifient leurs réserves. Des étudiants privilégient d’autres universités dans le monde, des touristes changent de destination, et même parmi les alliés traditionnels — en Europe, en Amérique du Nord (Canada) ou dans le Golfe — s’installe une prudence nouvelle qui conduit chacun à repenser ses garanties économiques et sécuritaires. Additionnées, ces décisions dessinent une trajectoire de boycott silencieux. Le monde s’organise simplement pour ne plus dépendre des Etats-Unis.</em></strong></p>



<p><strong>Yahya Ould Amar </strong>*</p>



<span id="more-18339750"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/02/Ould-Amar-Yahya.jpg" alt="" class="wp-image-335526"/></figure>
</div>


<p>Au sommet de l’exécutif américain s’est installée une imprévisibilité devenue permanente. Une parole publique dissonante, souvent menaçante et franchissant régulièrement les lignes de retenue diplomatique, a progressivement effacé la frontière entre décision d’État et réaction circonstancielle.</p>



<p>Mais l’enjeu dépasse la seule instabilité verbale. Des revendications territoriales adressées à des alliés historiques, la remise en question implicite de garanties de sécurité considérées comme acquises depuis 1945, l’abandon perçu de partenaires européens engagés dans un conflit majeur, ainsi que l’incertitude introduite chez des alliés du Golfe – après l’attaque israélienne sur le Qatar – malgré la présence militaire américaine ont diffusé l’idée que les engagements pouvaient devenir contingents.</p>



<p>Les tarifs douaniers employés comme instruments de pression contre des partenaires économiques proches ou alliés historiques, la confrontation interne aux Etats-Unis avec juges, universités, médias et communautés scientifiques, puis les mesures de rétorsion prises contre des magistrats de la Cour Pénale Internationale (CPI) après l’émission de mandats d’arrêt liés aux accusations de génocide dans la guerre de Gaza ont achevé de déplacer la perception positive que le monde avait des Etats-Unis. Le pays longtemps identifié à la défense d’un ordre fondé sur le droit apparaissait prêt à contester publiquement l’existence d’un espace judiciaire universel lorsque celui-ci contrariait ses intérêts. Aux yeux du reste du monde, la puissance américaine ne garantissait plus les règles ; elle devenait susceptible d’en ajuster la portée en sa faveur.</p>



<p>Pour les partenaires, la relation avec les États-Unis devient alors une variable incertaine. Là où dominait la confiance anticipée s’installe désormais un calcul préalable. Or la centralité financière n’est que la traduction monétaire d’une crédibilité politique. Une monnaie de réserve internationale est l’actif dont l’émetteur promet implicitement de ne pas surprendre le reste du monde. Lorsque la continuité institutionnelle devient incertaine, le risque est l’anticipation de la rupture. Les partenaires n’abandonnent pas la monnaie dominante, ils organisent la possibilité de vivre sans dépendance.</p>



<p>Aucun mot d’ordre, aucune coalition, aucun affrontement, des partenaires commerciaux réorientent leurs approvisionnements hors des Etats-Unis, des investisseurs dispersent leurs risques, des conférences internationales migrent vers d’autres capitales, des banques centrales diversifient leurs réserves. Des étudiants privilégient d’autres universités dans le monde, des touristes changent de destination, et même parmi les alliés traditionnels — en Europe, en Amérique du Nord (Canada) ou dans le Golfe — s’installe une prudence nouvelle qui conduit chacun à repenser ses garanties économiques et sécuritaires.</p>



<p>Pourtant, additionnées, ces décisions dessinent une trajectoire de boycott silencieux. Le monde s’organise simplement pour ne plus dépendre des Etats-Unis.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le basculement sans rupture</h2>



<p>C’est cette dynamique d’un boycott silencieux qu’il faut comprendre aujourd’hui. Un boycott est généralement bruyant, revendiqué, politique. Celui qui se met en place est l’inverse. Il naît du calcul, non de la colère. Il n’exprime pas un rejet mais une précaution. Partenaires, investisseurs et institutions ne rompent pas leurs relations avec les États-Unis ; ils réduisent leur exposition, déplacent leurs anticipations et ajustent leurs horizons d’investissement. À mesure que ces choix individuels convergent, ils produisent un phénomène collectif d’une portée considérable. Le boycott silencieux n’est pas une sanction, c’est une recomposition du système international — lente, rationnelle et, pour cette raison même, profondément irréversible.</p>



<p>Aucune session extraordinaire du G20 n’y est consacrée, aucune résolution de l’Onu n’en porte la trace. Pourtant, partout, quelque chose se déplace. Rien qui ressemble à un affrontement, rien qui ressemble à une rupture, plutôt une translation lente, presque imperceptible. Les grandes recompositions géopolitiques naissent rarement dans le fracas ; elles prennent forme lorsque les routines changent. Un contrat se conclut ailleurs, une devise autre que le dollar est retenue, une dépendance se desserre, étape par étape.</p>



<p>Ce qui s’observe aujourd’hui vis-à-vis des États-Unis relève de cette mécanique silencieuse, ni campagne organisée, ni mot d’ordre, ni manifestation — seulement une multitude de décisions individuelles, froides et rationnelles, qui finissent par former un boycott sans déclarations.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La puissance comme assurance mondiale</h2>



<p>Depuis Bretton Woods, la puissance américaine n’a jamais reposé uniquement sur sa force militaire ni sur l’ampleur de son économie, mais sur une architecture plus subtile faite de sécurité, d’ouverture et surtout de prévisibilité. Le pilier décisif était la crédibilité. Le monde acceptait l’asymétrie américaine parce qu’elle garantissait un ordre stable, lisible, presque assurantiel ; le dollar n’était pas seulement une monnaie d’échange mais une police d’assurance contre l’incertitude.</p>



<p>En 2025, il demeure présent dans plus de 88 % des transactions de change mondiales, pourtant le signal important est ailleurs, sa part dans les réserves des banques centrales est passée d’environ 72 % au début des années 2000 à près de 56 % aujourd’hui. Rien d’un effondrement, tout d’une mutation profonde. Les banques centrales organisent simplement la possibilité de vivre sans dépendance du dollar.</p>



<p>Toutes les grandes monnaies internationales suivent la même trajectoire. Elles s’imposent d’abord par la puissance économique de leur pays, se maintiennent ensuite grâce à la profondeur de leurs marchés financiers, puis perdurent par simple habitude. C’est dans cette dernière phase que le système commence à changer — sans déclin manifeste de la monnaie dominante, mais parce que dépendre d’elle devient progressivement plus coûteux que de s’en affranchir. L’histoire du florin, de la livre sterling puis du dollar montre ainsi qu’une hégémonie monétaire ne s’achève pas par une crise, mais par une diversification rationnelle.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Réduire la dépendance sans rompre l’alliance</h2>



<p>La question pour les investisseurs est comment signer des contrats à long terme avec un pays comme les Etats-Unis où les accords d’aujourd&rsquo;hui risquent d’être déchirés demain&nbsp;?</p>



<p>Les accords contractuels commerciaux changent toujours avant les discours. Dans les salles de marché, les déterminants des décisions des investisseurs et les conseils d’administration, on s’adapte d’abord, on explique ensuite. Il faut trouver des mots pour qualifier ce qui est en train de se jouer, on peut l’appeler couverture généralisée contre le risque, ou confiance désormais répartie entre plusieurs pôles, ou émergence d’un système monétaire sans centre unique. Autrement dit, le monde ne rompt pas avec les Etats-Unis ; il apprend simplement à ne plus dépendre d’un seul pays.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’érosion symbolique du centre</h2>



<p>Les faits suivent les concepts, une part croissante du commerce chinois est libellée en yuan, l’Inde paie une grande partie de ses importations énergétiques hors dollar, l’Amérique latine commence des compensations bilatérales, les exportateurs du Golfe acceptent des règlements multidevises. Aucun de ces acteurs ne cherche à quitter l’ordre américain, tous cherchent à réduire le risque qu’il constitue.</p>



<p>Les indices de puissance se lisent d’abord dans l’image avant de se lire dans les chiffres. Selon le <em>Global Soft Power Index 2026</em> de Brand Finance, les États-Unis enregistrent la plus forte dégradation parmi 193 pays, leur score passant de 79,5 à 74,9 sur 100. La réputation recule, la perception de générosité s’effondre, la facilité de faire des affaires se détériore. Plus révélateur encore, le Carnegie Endowment observe qu’une majorité d’Américains eux-mêmes (54%) perçoit un déclin de leur pays face à la Chine. Brookings y voit la conséquence directe des turbulences intérieures telles que la polarisation politique et les crises institutionnelles.</p>



<p>Les grandes démocraties imposent à leurs dirigeants une règle tacite mais fondamentale que la dignité de l’État, l’honneur national et la confiance qui sont la base de la crédibilité à long terme, n’appartiennent jamais à celui qui incarne l’exécutif. Cette exigence prend une dimension particulière lorsqu’il s’agit d’un pilier de l’ordre international, comme les États-Unis, dont chaque parole publique du Président est interprétée comme un signal adressé au monde. Lorsque l’expression politique se confond avec l’impulsion ou la mise en scène, c’est la lisibilité de l’action qui devient impossible. Or la puissance américaine s’est toujours fondée sur la confiance dans la continuité, la retenue et la prévisibilité de ses institutions. À mesure que cet <strong>ordre symbolique implicite</strong> se délite, l’Amérique cesse d’occuper spontanément le centre.</p>



<p>Les sondages dans de nombreux pays confirment la chute de la confiance dans le leadership américain.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La dispersion de la crédibilité</h2>



<p>L’ordre international passe d’un centre unique vers un réseau de garanties multiples.</p>



<p>La prochaine étape ne prendra pas la forme d’une nouvelle monnaie dominante mais d’infrastructures concurrentes, systèmes de paiement parallèles, chambres de compensation régionales, contrats énergétiques indexés sur des paniers de devises et dette souveraine émise directement en monnaies autre que le dollar. Le changement décisif ne sera pas visible dans les réserves des banques centrales mais dans les contrats commerciaux.</p>



<p>Le monde réduit son coût de dépendance à l’Amérique, il apprend à fonctionner sans garantie permanente — et lorsque cette adaptation est achevée, la puissance demeure mais cesse d’organiser le système lui-même, car la confiance, ressource première de toute hégémonie, s’est simplement dispersée.</p>



<p>Enfin, l’histoire des puissances n’est pas écrite par leurs adversaires mais par leurs partenaires. Une hégémonie ne s’achève pas lorsqu’elle devient contestée, elle s’achève lorsqu’elle cesse d’être nécessaire. C’est précisément le seuil vers lequel le système international semble se diriger. Le monde ne cherche ni à remplacer les États-Unis ni à s’en détacher frontalement ; il construit patiemment la possibilité de fonctionner sans devoir s’y référer en permanence. La différence est décisive. La contestation produit des blocs, l’autonomie produit des réseaux.</p>



<p>Dans cet ordre émergent, la centralité ne disparaît pas, elle se dilue. Les flux financiers se répartissent, les garanties sécuritaires se mutualisent, les monnaies coexistent, les alliances deviennent modulaires. La puissance américaine restera importante par sa technologie, son marché et sa capacité d’innovation, mais elle cessera progressivement d’organiser seule la prévisibilité mondiale. Elle deviendra une puissance majeure parmi d’autres, non plus l’axe autour duquel s’alignent spontanément les anticipations collectives.</p>



<p>La véritable conséquence du boycott silencieux est philosophique. Pendant près d’un siècle, la stabilité internationale reposait sur une délégation implicite de confiance à un centre unique, les Etats-Unis. L’époque qui s’ouvre repose sur une responsabilité distribuée. Dans un tel système, aucune nation ne peut plus produire seule la certitude globale ; la stabilité devient un bien coopératif plutôt qu’un service fourni par une puissance dominante.</p>



<p>Dans un système sans centre unique, la discipline économique change de nature. Les États ne peuvent plus importer la stabilité monétaire d’une puissance dominante ; ils doivent produire leur propre crédibilité. La politique budgétaire, la solidité institutionnelle et la cohérence stratégique redeviennent des variables domestiques plutôt que des garanties externes. La multipolarité financière est d’abord une responsabilisation nationale.</p>



<p>L’Amérique passe d’architecte de l’ordre international à participant, de garant de la sécurité collective à partenaire. Et c’est peut-être là le changement le plus profond de ce siècle. Les grandes transformations historiques sont celles qui rendent possible de vivre sans ordre international.</p>



<p><em>* Economiste, banquier et financier.</em></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="AkPsJREZ6q"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/09/peut-on-continuer-a-faire-confiance-aux-banques-americaines/">Peut-on continuer à faire confiance aux banques américaines ?</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Peut-on continuer à faire confiance aux banques américaines ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/09/peut-on-continuer-a-faire-confiance-aux-banques-americaines/embed/#?secret=QRMH14jFmb#?secret=AkPsJREZ6q" data-secret="AkPsJREZ6q" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<item>
		<title>IACE &#124; Les règles d’origine favorables aux exportations tunisiennes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 10 Jan 2026 12:54:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les enjeux économiques et la portée de la ratification par la Tunisie de l'accord sur les règles d’origine euroméditerranéennes. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/10/iace-les-regles-dorigine-favorables-aux-exportations-tunisiennes/">IACE | Les règles d’origine favorables aux exportations tunisiennes</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Dans la note intitulée «Règles d’origine Union européenne-Tunisie : enjeux économiques et portée de la ratification», dont nous reproduisons ci-dessus quelques extraits, l’Institut arabe des chefs d’entreprise (IACE) affirme que cette nouvelle convention avec notre principal partenaire économique présente de nombreux avantages pour l’économie nationale, notamment en renforçant la compétitivité de nos exportations, en facilitant leur accès au marché européen et en accroissant leurs compétitivité et attractivité.</em></strong></p>



<span id="more-18219720"></span>



<p>La Tunisie a été le premier pays du bassin méditerranéen à signer un accord d’association avec l’Union européenne, en juillet 1995, suivie par la suite par plusieurs pays de l’Est et du Sud de ce bassin. Il a été préparé par plusieurs mesures qui ont été prises au cours de la période 1991-1994 dont notamment :</p>



<p>● la loi de 1991 sur le commerce intérieur qui instaure les principes de concurrence sur les marchés et de liberté des prix avec l’intervention de l’État pour réguler ces mécanismes;</p>



<p>● la convertibilité courante du dinar qui permet le transfert de devises sans autorisation de la BCT pour les opérations de commerce extérieur de biens et services;</p>



<p>● l’adhésion de la Tunisie à l’OMC en mars 1995 en acceptant les principes de liberté du commerce international et de droits de douane plafonnés de commun accord.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un partenariat historique</h2>



<p>Cet accord, entré en vigueur en mars 1998, vise l’établissement d’une zone de libre-échange, sans droits de douane ni restrictions quantitatives (ou mesures d’effet équivalent), sur une période de 12 ans, avec des listes de <em>«produits originaires définis au protocole n°4* 1»</em> à libérer progressivement, à commencer par les biens industriels d’investissement, puis de consommation pour terminer avec les produits agricoles, avec des exceptions dont le quota sur l’huile d’olive exportée par la Tunisie de 56 700 tonnes/an, le reste étant exporté sous le régime du TPA, ou trafic de perfectionnement actif, où l’huile est transformée et réexportée. Réciproquement, certains produits agricoles importés par la Tunisie sont contingentés. Cet accord prévoit aussi des clauses de coopération dans les domaines politique, économique et financier, social, scientifique et culturel. À titre d’illustration, la coopération dans le domaine scientifique a permis aux enseignants-chercheurs de postuler aux programmes de recherche européens comme Erasmus.</p>



<p>(…) Suivant l’initiative de l’UE, en décembre 2011, pour engager des négociations avec plusieurs pays du Sud pour un accord de libre-échange complet et approfondi (Aleca), la Tunisie a agréé en novembre 2012 d’engager des négociations de cet accord, qui ont débuté en octobre 2015 à Tunis. L’objectif est l’intégration progressive de l’économie tunisienne dans le marché unique de l’UE.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les règles d’origine préférentielles</h2>



<p>(…) Même si l’Aleca est en pause, la relation commerciale UE-Tunisie continue d’évoluer lentement avec l’accord d’application de règles d’origine préférentielles révisées, adoptées en 2023 et mises en application à partir de 2025 dans le cadre pan-euro-méditerranéen (PEM), selon lequel les exportateurs des pays partenaires, dont la Tunisie, peuvent bénéficier de dispositions plus souples pour le statut <em>«originaire»</em> définissant les produits d’origine locale, qui donne droit à une exemption totale des droits de douane.</p>



<p>L’objectif de la révision appliquée en 2025 ne porte pas sur l’accord d’association, qui prévoit l’exemption des «DD» sur les produits exportés vers l’UE qui sont d’origine locale, mais porte sur la définition de la notion d’origine locale, qui est devenue plus souple, notamment pour les produits textiles.</p>



<p>Pour la Tunisie : l’origine locale incluait les achats d’Algérie, du Maroc et de la Communauté européenne (accord d’association TUN-UE de 1995).</p>



<p>(…) Cette convention vise à transposer, dans un cadre multilatéral, les systèmes bilatéraux existants concernant les règles d’origine établies dans les accords bilatéraux de libre-échange conclus entre les parties contractantes à la convention.</p>



<p>De ce fait, le cumul de l’origine est devenu plus large, car il peut englober plusieurs pays du processus de Barcelone : l’origine locale des produits exportés inclut les achats provenant d’autres pays appartenant au processus de Barcelone avec lesquels la Tunisie a un accord de libre-échange (Maroc, Égypte, Jordanie, Turquie, pays Aele). Pour ces produits, les exportations se font au taux nul, sans limite.</p>



<p>La délégation de l’UE en Tunisie a publié un communiqué le 29/07/2025 sur la mise en œuvre des nouvelles dérogations pour certains produits textiles et d’habillement tunisiens exportés vers l’UE, selon lequel les dérogations couvrent notamment les pantalons (4,7 millions en denim), robes, chemises, T-shirts, sous-vêtements, maillots de bain, vêtements de travail, etc., indiquant que la coupe du tissu et la confection seront considérées comme une transformation suffisante.</p>



<p>Des quotas ont été définis et ouverts pour cinq ans, avec une application rétroactive à compter du 22 janvier 2025. Il est précisé que les produits respectant déjà les règles <em>«standard»</em> du protocole 4 des règles d’origine continuent à entrer sans droits et sans limite de quantité. Ces dérogations offrent une flexibilité supplémentaire (avec quota) pour améliorer la compétitivité vis-à-vis d’autres pays de production.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La portée d&rsquo;une ratification </h2>



<p>(…) Au 1<sup>er</sup> janvier 2026, la période transitoire prévue pour l’application des règles d’origine révisées pan-euro-méditerranéennes a pris fin pour les pays n’ayant pas ratifié la nouvelle convention régissant ces règles. Les règles d’origine plus favorables, appliquées à titre transitoire depuis mars 2025 en Tunisie sur la base d’une décision du Conseil d’association UE-Tunisie, ne sont plus applicables depuis cette date. Dans ce cadre, les règles pan-euro-méditerranéennes dites <em>«historiques»</em> de 2012 continuent de s’appliquer tant que la mise à jour de la convention n’est pas finalisée entre partenaires. La Tunisie conserve ainsi l’exonération des droits de douane prévue par l’accord d’association pour les produits répondant aux règles de 2012, mais ne bénéficie plus des facilités supplémentaires introduites par les règles révisées de 2025, notamment :</p>



<p>● l’élargissement du cumul d’origine avec certains pays méditerranéens du Sud ;</p>



<p>● les simplifications administratives ;</p>



<p>● les quotas additionnels accordés à certains produits textiles.</p>



<p>Cette situation place la Tunisie dans une position moins favorable que celle de plusieurs pays de l’espace euro-méditerranéen, notamment ceux ayant ratifié la convention avant la fin de l’année 2025 (Jordanie, pays européens non membres de l’UE) ou ayant obtenu une période transitoire prolongée lors de l’adoption des nouvelles règles (cas du Maroc).</p>



<p>La Fédération tunisienne du textile et de l’habillement (FTTH) a informé le ministère de l’Industrie des effets directs de cette situation sur les exportations concernées.</p>



<p>Depuis janvier 2026, les produits textiles précédemment couverts par les dérogations appliquées en 2025 sont soumis à un droit de douane de 12% à l’entrée du marché européen, ce qui affecte leur compétitivité, d’autant plus que ces produits avaient bénéficié d’une exonération totale à titre transitoire au cours de l’année 2025.</p>



<p>Le secteur textile et habillement connaît par ailleurs des difficultés structurelles avérées : la valeur ajoutée a reculé de 2% au cours des neuf premiers mois de 2025, contre une croissance annuelle moyenne de 1,9% sur la période 2022-2024, et les exportations ont diminué de 1,8% sur les onze premiers mois de 2025.</p>



<p>Ce secteur emploie environ 150&nbsp;000 personnes et génère près de 3 milliards de dinars de recettes nettes d’exportation par an, ce qui justifie une attention particulière des autorités publiques.</p>



<p>In fine, au 01/01/2026, la période transitoire se termine pour les pays qui n’ont pas ratifié la nouvelle convention qui régit les règles d’origine locale ; les nouvelles règles favorables ne seront plus appliquées.</p>



<p>La Tunisie, quant à elle, a sécurisé définitivement l’application de ces règles grâce à la ratification de l’accord avec l’Union européenne, après les avoir déjà appliquées depuis mars 2025 sur la base de la décision du Conseil d’association UE-Tunisie.</p>



<p>Dans ce cadre, la ratification permet à la Tunisie de dépasser le régime des règles PEM <em>«historiques»</em> de 2012 et de bénéficier pleinement des nouvelles règles d’origine entrées en vigueur en 2025. Ces règles offrent un cumul d’origine élargi avec plusieurs pays du Sud de la Méditerranée, des facilités administratives renforcées ainsi que des quotas additionnels, notamment pour les produits textiles.</p>



<p>Suite à la ratification, la Tunisie bénéficie de nouvelles mesures favorables, notamment aux exportations textiles, mais aussi aux autres secteurs industriels. Grâce à cette ratification, les produits bénéficiant des règles de cumul plus souples et des quotas spécifiques (notamment les jeans denim) conservent les avantages obtenus en 2025 et évitent l’application d’un droit de douane de 12 % à partir de 2026.</p>



<p>Cette avancée est d’autant plus importante que le secteur textile et habillement connaît des difficultés structurelles. Sa valeur ajoutée a reculé de 2% au cours des neuf premiers mois de 2025, après une croissance annuelle moyenne de 1,9% sur la période 2022-2024, et ses exportations ont diminué de 1,8% sur les onze premiers mois de 2025.</p>



<p>Dans ce contexte, la ratification contribue à maintenir l’activité du secteur, à préserver près de 150 000 emplois et à sécuriser des recettes nettes d’exportation estimées à 3 milliards de dinars par an (soit 9 milliards de dinars en valeur brute).</p>



<p>En conclusion, l’accord d’association entre la Tunisie et l’Union européenne entre dans une nouvelle phase de son évolution après 30 ans d’application.</p>



<p>La ratification de la nouvelle convention renforce les effets positifs de cet accord et consolide le partenariat stratégique entre la Tunisie et l’UE. Elle s’inscrit dans une dynamique de coopération fondée sur l’évaluation des résultats, l’adaptation des instruments commerciaux et le renforcement des liens économiques et historiques entre l’Union européenne et son premier partenaire dans la région euro-méditerranéenne. *</p>



<p><a href="https://iace.tn/regles-dorigine-ue-tunisie-enjeux-economiques-et-portee-de-la-ratification/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lire l’article dans son intégralité.</a></p>



<p><em>* Les intertitres sont de la rédaction. </em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="fuCAKWBSp5"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/01/regles-dorigine-euro-mediterraneennes-la-tunisie-adhere-en-catastrophe/">Règles d’origine euro-méditerranéennes | La Tunisie adhère en catastrophe</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Règles d’origine euro-méditerranéennes | La Tunisie adhère en catastrophe » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/01/regles-dorigine-euro-mediterraneennes-la-tunisie-adhere-en-catastrophe/embed/#?secret=Hikxgnzes8#?secret=fuCAKWBSp5" data-secret="fuCAKWBSp5" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/10/iace-les-regles-dorigine-favorables-aux-exportations-tunisiennes/">IACE | Les règles d’origine favorables aux exportations tunisiennes</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie-Chine &#124; Un partenariat au cœur des nouvelles routes du commerce</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/06/tunisie-chine-un-partenariat-au-coeur-des-nouvelles-routes-du-commerce/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 06 Jan 2026 09:47:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[la route de la soie]]></category>
		<category><![CDATA[logistique]]></category>
		<category><![CDATA[protectionnisme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Remarquable évolution dans la manière dont les Chinois perçoivent et interagissent avec la Tunisie et les Tunisiens.. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/06/tunisie-chine-un-partenariat-au-coeur-des-nouvelles-routes-du-commerce/">Tunisie-Chine | Un partenariat au cœur des nouvelles routes du commerce</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Lors de mon second voyage en Chine en l’espace de 15 ans, j’ai été agréablement surpris par l’évolution remarquable de ce grand pays dans de nombreux domaines, que ce soit en termes de développement économique, technologique ou relatif à l’infrastructure et dans la manière dont les Chinois perçoivent et interagissent avec la Tunisie et les Tunisiens. </em></strong><em>(Ph. China Shanghai Yuyuan Garden City / Canton Fair).</em> </p>



<p><strong>Lotfi Sahli</strong></p>



<span id="more-18203636"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="300" height="500" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Lotfi-Sahli-Chine.jpg" alt="" class="wp-image-18203677" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Lotfi-Sahli-Chine.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/01/Lotfi-Sahli-Chine-180x300.jpg 180w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></figure>
</div>


<p>Cette connaissance accrue de notre pays est évidente, notamment à travers les informations demandées lors de l’octroi du visa pour la Chine. Les autorités et les entreprises chinoises semblent de plus en plus conscientes du rôle stratégique que peut jouer la Tunisie dans le commerce international.</p>



<p>En exploitant ces synergies, des secteurs clés comme les énergies renouvelables, la fabrication et la logistique pourraient bénéficier d’une innovation accrue et d’une croissance soutenue. Cela permettrait à la Tunisie de moderniser son économie, diversifier ses ressources et répondre aux exigences du développement durable.</p>



<p>Une intégration accrue dans l’initiative du programme de la route de la soie offrirait à la Tunisie une meilleure visibilité internationale et un rôle stratégique dans le commerce mondial.</p>



<p>En alignant ses priorités économiques sur celles de la Chine, la Tunisie pourrait consolider sa position en tant que partenaire privilégié, favorisant ainsi des retombées positives pour elle-même et pour ses partenaires africains.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>La Tunisie, une passerelle stratégique</strong></h4>



<p>Les Chinois savent que les produits fabriqués en Tunisie, portant le label <em>Made in Tunisia</em>, peuvent pénétrer le marché européen sans barrières douanières grâce aux accords préférentiels entre la Tunisie et l’Union européenne. Cela ouvre des perspectives intéressantes pour les investisseurs chinois, qui voient en la Tunisie une plate-forme idéale pour contourner certains obstacles commerciaux et accéder à des marchés à fort potentiel.</p>



<p>De plus, les Chinois encouragent un taux d’intégration raisonnable dans les produits tunisiens, ce qui permet non seulement d’accroître leur valeur ajoutée locale, mais aussi de répondre aux exigences des marchés internationaux, notamment européens et américains.</p>



<p>Dans le contexte du retour d’une administration américaine favorable à un protectionnisme accru, marquée par l’annonce de hausses significatives des droits de douane sur les importations chinoises, ces opportunités deviennent encore plus stratégiques. La Tunisie pourrait ainsi se positionner comme un partenaire clé, offrant une plate-forme de production et de transformation permettant un accès plus compétitif et sécurisé aux marchés européen et nord-américain.</p>



<p>Cette coopération pourrait ainsi non seulement renforcer les échanges économiques entre nos deux pays, mais également contribuer à une modernisation des secteurs industriels tunisiens. Elle incarne un modèle de partenariat gagnant-gagnant, où la Tunisie sert de passerelle entre la Chine et le reste du monde, tout en consolidant son propre développement économique.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="dd7IKdwFdx"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/22/tunisie-chine-les-prealables-a-une-cooperation-efficace/">Tunisie-Chine : les préalables à une coopération efficace</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie-Chine : les préalables à une coopération efficace » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/22/tunisie-chine-les-prealables-a-une-cooperation-efficace/embed/#?secret=Ny2e0VpKey#?secret=dd7IKdwFdx" data-secret="dd7IKdwFdx" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/06/tunisie-chine-un-partenariat-au-coeur-des-nouvelles-routes-du-commerce/">Tunisie-Chine | Un partenariat au cœur des nouvelles routes du commerce</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Huile d’olive &#124; La Tunisie veut exporter 100 000 tonnes vers l’UE</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/03/huile-dolive-la-tunisie-veut-exporter-100-000-tonnes-vers-lue/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 03 Jan 2026 12:56:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Brésil]]></category>
		<category><![CDATA[Droits de douane]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[huile d’olive]]></category>
		<category><![CDATA[Indonésie]]></category>
		<category><![CDATA[mohamed ali Nafti]]></category>
		<category><![CDATA[Onagri]]></category>
		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie se prépare à entamer des négociations avec l’Union européenne pour un quota d’exportation d’huile d’olive de 100 000 tonnes. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/03/huile-dolive-la-tunisie-veut-exporter-100-000-tonnes-vers-lue/">Huile d’olive | La Tunisie veut exporter 100 000 tonnes vers l’UE</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La Tunisie se prépare à entamer des négociations avec l’Union européenne (UE) concernant le renforcement du cadre juridique bilatéral et un quota d’exportation d’huile d’olive de 100&nbsp;000 tonnes. Des négociations sont également en cours avec les États-Unis sur les droits de douane fixés par Washington à 20%, et des canaux de distribution ont été ouverts avec le Brésil et l’Indonésie.</em></strong></p>



<span id="more-18185023"></span>



<p>C’est le ministre des Affaires étrangères, Mohamed Ali Nafti qui a fait cette annonce, lors de la séance plénière à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), qui s’est tenue mercredi 31 décembre 2025, au palais du Bardo, et consacrée à l’examen de trois projets de loi importants relatifs à l’accord d’association entre la Tunisie et l’UE, en particulier les dispositions liées aux <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/01/regles-dorigine-euro-mediterraneennes-la-tunisie-adhere-en-catastrophe/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">règles d’origine</a>.</p>



<p>M.&nbsp;Nafti a indiqué que des négociations étaient également en cours avec l’Indonésie pour faciliter l’accès de l’huile d&rsquo;olive tunisienne au marché indonésien, ainsi que pour promouvoir ce produit en Inde, au Japon et en Corée du Sud, tout en intensifiant les efforts de prospection de nouveaux marchés.</p>



<p>Le dossier européen s’inscrit dans un contexte réglementaire où l’accès à l’exemption de droits de douane a toujours été lié à un système de quotas&nbsp;: une analyse de l’Observatoire économique tunisien (OET) souligne que le mécanisme de quotas pour le commerce en franchise de droits avec l’UE est établi par le règlement (UE) 2016/1918 de la Commission européenne, avec un plafond annuel de 57&nbsp;600 tonnes et des quotas mensuels variables.</p>



<p>Suite aux attentats terroristes de 2015, Bruxelles a également approuvé des mesures temporaires supplémentaires pour soutenir l’économie tunisienne durant la période 2016-2017. La Tunisie espère bénéficier encore de ce type de mesures dans un contexte de crise économique et financière et de fortes pressions budgétaires.</p>



<p>En Amérique latine, la Tunisie considère le Brésil comme un marché à fort potentiel&nbsp;: en mars 2025, le gouvernement brésilien a approuvé une exemption totale de droits d’importation sur l’huile d’olive extra vierge, auparavant taxée à 9&nbsp;%. Cette mesure, entrée en vigueur le 14&nbsp;mars 2025, a été présentée comme une opportunité de consolider la présence tunisienne sur un marché en pleine croissance. Selon les mêmes sources, en 2024, le Brésil aurait importé environ 250 000 tonnes d’huile d&rsquo;olive, d’une valeur proche de 695 millions de dollars.</p>



<p>Les données les plus récentes disponibles sur le cycle de l’huile d’olive indiquent une tendance favorable en volume, mais plus faible en valeur.</p>



<p>Selon l’Observateur national de l’agriculture (Onagri), au cours des onze premiers mois de la campagne oléicole 2024-2025 (novembre 2024-septembre 2025), les exportations tunisiennes d’huile d’olive ont atteint 288&nbsp;600 tonnes, soit une hausse de 41,3&nbsp;% par rapport à la même période de l’année précédente. Cependant, à fin septembre 2025, les recettes avaient chuté de 28,4&nbsp;%, dans un contexte de forte baisse des prix moyens.</p>



<p>L’UE demeure le principal marché de destination, représentant 58&nbsp;% des exportations, suivie de l’Amérique du Nord (26,3&nbsp;%). Parmi les principaux importateurs figurent l’Espagne et l’Italie, ainsi que les États-Unis.</p>



<p>Par ailleurs, la question de la valorisation demeure structurelle&nbsp;: la majorité des produits continuent d’être exportés en vrac, surpassant largement les produits conditionnés. Cela limite la création de valeur tout au long de la chaîne d’approvisionnement et facilite les opérations de rebranding sur les marchés de destination.</p>



<p>Dans une perspective d’avenir, cette intensification des négociations intervient alors que la Tunisie ambitionne de tirer profit d’une saison 2025-2026 qui s’annonce prometteuse, avec des retombées positives sur ses recettes en devises et sa balance des paiements. Elle doit toutefois réduire sa vulnérabilité aux fluctuations des prix et accroître la part des exportations à plus forte valeur ajoutée.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/03/huile-dolive-la-tunisie-veut-exporter-100-000-tonnes-vers-lue/">Huile d’olive | La Tunisie veut exporter 100 000 tonnes vers l’UE</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Signature de 7 accords entre des entreprises tunisiennes et algériennes</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/12/signature-de-7-accords-entre-des-entreprises-tunisiennes-et-algeriennes/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 12 Dec 2025 10:24:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[accord de libre-échange]]></category>
		<category><![CDATA[Algérien Crea]]></category>
		<category><![CDATA[barrières tarifaires]]></category>
		<category><![CDATA[Droits de douane]]></category>
		<category><![CDATA[Samir Majoul]]></category>
		<category><![CDATA[Utica]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Sept accords de partenariat ont été signés entre des entreprises tunisiennes et algériennes dans des secteurs économiques stratégiques. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/12/signature-de-7-accords-entre-des-entreprises-tunisiennes-et-algeriennes/">Signature de 7 accords entre des entreprises tunisiennes et algériennes</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le Forum économique tuniso-algérien, qui s&rsquo;est tenu le jeudi 11 décembre 2025 à Tunis, en marge des réunions du Haut Comité mixte sur le thème &nbsp;«Industrie, Énergie et Tourisme», a été l’occasion de la signature d’un accord de coopération entre l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (Utica) et le Conseil du renouveau économique algérien (Crea) visant à fournir davantage d’informations aux investisseurs tunisiens et algériens et de soutenir les investissements mutuels.</em></strong></p>



<span id="more-18078907"></span>



<p>Sept accords de partenariat économique ont également été signés entre des entreprises et des groupements économiques tunisiens et algériens dans des secteurs économiques stratégiques tels que l’industrie automobile, le textile, l’agroalimentaire, le tourisme et les technologies de l’information et de la communication.</p>



<p>Des réunions bilatérales B2B ont également eu lieu entre des opérateurs économiques algériens et leurs homologues tunisiens actifs dans divers domaines et secteurs, pour discuter des modalités de coopération et explorer les opportunités d’investissement.</p>



<p>Samir Majoul, président de l’Utica a salué les entreprises tunisiennes qui ont initié des investissements en Algérie depuis plusieurs années, appelant les investisseurs algériens à se tourner vers la Tunisie et soulignant l’existence de réelles opportunités de réussite commune.</p>



<p>En exposant la vision de l’Utica l’avenir de la coopération, le président du patronat tunisien a appelé à la conclusion d’un accord de libre-échange global, à l’élimination des barrières tarifaires et non tarifaires, à l’exemption des produits de droits de douane, à la liberté d’investissement, de circulation, de résidence, de travail et de propriété entre les deux pays, et à concentrer les efforts sur les secteurs à forte valeur ajoutée, comme l’agriculture, l’industrie agroalimentaire, la pêche, la santé, l’industrie pharmaceutique, l’énergie et les énergies renouvelables, la cybersécurité, l’économie du savoir. Il a, par ailleurs, préconisé la libéralisation complète des monnaies des deux pays dans les transactions économiques et touristiques après un accord entre les deux banques centrales. Et de plaider pour le renforcement du partenariat tripartite tuniso-algérien-africain, saluant le succès de la quatrième édition du Salon international du commerce intra-africain (IATF 2025) qui s’est tenue récemment en Algérie.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/12/signature-de-7-accords-entre-des-entreprises-tunisiennes-et-algeriennes/">Signature de 7 accords entre des entreprises tunisiennes et algériennes</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Un trou de 11 milliards d’euros pèse sur l’avenir de Volkswagen</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/18/un-trou-de-11-milliards-deuros-pese-sur-lavenir-de-volkswagen/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Nov 2025 07:53:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[AUTO]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
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		<category><![CDATA[Porsche]]></category>
		<category><![CDATA[Volkswagen]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Volkswagen fait face à un déficit de 11 milliards d’euros. Le report de son plan d’investissements pourrait impacter ses usines et modèles. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/18/un-trou-de-11-milliards-deuros-pese-sur-lavenir-de-volkswagen/">Un trou de 11 milliards d’euros pèse sur l’avenir de Volkswagen</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Entre janvier et juin 2024, Volkswagen a ouvert 81 procédures disciplinaires contre ses propres employés pour vol ou fraude, affirme </em>Autobild<em>. Mais derrière ces chiffres inquiétants se cache une affaire spectaculaire : un réseau de six hommes, tous liés à la marque allemande, a détourné des pièces automobiles d’une valeur dépassant un million d’euros depuis le centre logistique de Harvesse, en Basse-Saxe.</em></strong> </p>



<p><strong>Habib Glenza</strong></p>



<span id="more-17936152"></span>



<p>Pour ne rien arranger, Volkswagen fait face à un défi financier majeur avec un déficit de 11 milliards d’euros. Le report de son plan d’investissements pourrait impacter ses usines et modèles. Pourtant, il n’y a pas longtemps, tout semblait suivre un plan clair. Les jalons, les budgets, les lancements… Mais à Wolfsburg, siège de la société, la validation du plan d’investissements pluriannuel a été reportée.</p>



<p>Une réunion de planification prévue en novembre n’a pas eu lieu comme annoncé, et aucune nouvelle date n’a filtré. Le&nbsp;Conseil de surveillance&nbsp;n’a pas tranché. La planification des nouveaux modèles reste en attente. Car au fond, l’enjeu dépasse un simple calendrier.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une situation financière qui reste à clarifier</h2>



<p>Le groupe et son organe de contrôle ont repoussé la décision sur un paquet d’investissements de plusieurs milliards d’euros. Ce report pèsera sur la stratégie des prochains modèles et sur les injections de capitaux dans près de&nbsp;100 usines&nbsp;dans le monde. La décision pourrait encore être repoussée. La situation financière doit d’abord être clarifiée, rapporte la presse spécialisée.</p>



<p>Conséquence immédiate, sans budgets fermes, les fournisseurs ne planifient pas. Des programmes de développement se sont déjà ralentis. Des chantiers de conversion d’usines sont remis en question. L’usine Audi&nbsp;aux Etats Unis est jugée presque irréalisable. L’avenir des sites de Dresde et d&rsquo;Osnabrück reste flou.</p>



<p>D&rsquo;après plusieurs médias, un déficit de financement d’environ&nbsp;11 milliards d’euros&nbsp;serait attendu l’an prochain. Les causes s’accumulent. L’augmentation du prix des énergies, la hausse de coût de la main d’œuvre,&nbsp; les charges de&nbsp;droits de douane&nbsp;à l’export vers les Etats-Unis&nbsp;qui se chiffrent en millions d’euros par semaine, la prolongation de la vie des moteurs à combustion qui exige des investissements plus lourds. La totale, quoi, alors que les ventes de véhicules électriques ne sont pas au niveau visé, ce qui pousse&nbsp;Porsche&nbsp;à remettre des milliards dans de nouveaux modèles thermiques et bousculer la planification chez&nbsp;Audi.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Suppression de 35 000 postes d’ici 2030</h2>



<p>Pour les cinq prochaines années, des investissements globaux d’environ&nbsp;160 milliards d’euros&nbsp;restent programmés, mais chaque marque défend son enveloppe. Une réunion importante en décembre pourrait apporter des éclaircissements, disent des décideurs de Volkswagen. D’autres évoquent un report possible jusqu’au printemps.&nbsp;</p>



<p>Sur le front social, l’entreprise et le syndicat ont avancé de sept semaines les discussions sur un nouveau système de rémunération. L’objectif est de réduire l’enveloppe globale de 6 %, dans un programme qui vise 35 000 suppressions de postes d’ici 2030 et environ 1,5 milliard d’euros d’économies par an. Des bonus ont déjà été supprimés et des hausses gelées. Et la communication officielle reste prudente. «<em>Important à savoir : dans les prochaines semaines et les prochains mois, il n’y aura pas de résultats concrets, car l’élaboration et la coordination des contenus demandent du temps. Il n’y aura pas non plus de points d’étape communiqués dans un avenir prévisible»</em>, indique Volkswagen, laissant transparaître les hésitations actuelles du management.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’Europe se tire une balle dans le pied</h2>



<p>Qui aurait cru que les fabricants allemands, notamment le groupe Volkswagen, seraient en difficulté en raison de la décision insensée de boycotter une énergie russe bon marché au profit d’une énergie américaine&nbsp;qui coûte 3-4 fois plus chère ? Cette décision prise par des politiciens européens va-t-en-guerre a rendu les voitures européennes non compétitives sur les marchés mondiaux de l’automobile, faisant ainsi l’affaire des constructeurs asiatiques qui continuent de pousser leur avantage y compris sur le marché européen.&nbsp;</p>



<p>Ces décisions&nbsp;insensées et d’autres prises par l’EU prouvent clairement que les Européens sont soumis au diktat des Américains qui, en guise de remerciements, les taxent de 15% de droits de douane.</p>



<p>Les seuls bénéficiaires&nbsp;du conflit russo-ukrainien sont indiscutablement les Etats-Unis et la Chine. Les Etats-Unis qui vendent plus d’armement et de l’énergie chère. La Chine achète du gaz russe à prix&nbsp;très&nbsp;bas.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="fpd6opxeQx"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/03/volkswagen-perd-un-milliard-deuros-en-trois-mois/">Volkswagen perd un milliard d’euros en trois mois</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Volkswagen perd un milliard d’euros en trois mois » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/03/volkswagen-perd-un-milliard-deuros-en-trois-mois/embed/#?secret=zcYP9nJu7z#?secret=fpd6opxeQx" data-secret="fpd6opxeQx" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Selon un expert, la Chine contrôle toujours les usines du monde</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Oct 2025 10:32:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Xi Jinping]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La hausse continue des exportations chinoises confèrent à Pékin un levier crucial dans sa confrontation commerciale avec les Etats-Unis . </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/16/selon-un-expert-la-chine-controle-toujours-les-usines-du-monde/">Selon un expert, la Chine contrôle toujours les usines du monde</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Les exportations de la Chine ont bondi de 8,3 % en septembre par rapport à l’année précédente, dépassant les prévisions et la croissance d’août. Ses importations ont progressé de 7,4 %, signe que le moteur industriel du pays reste redoutable malgré les pressions exercées par Washington par le biais de droits de douane et de restrictions technologiques, indique le géant mondial du conseil financier deVere Group dans un rapport publié ce jeud1 16 octobre 2025.</em></strong></p>



<p><strong>Latif Belhedi </strong></p>



<span id="more-17679297"></span>



<p>Ces performances chinoises, qui confèrent à Pékin un levier crucial dans sa confrontation commerciale avec les Etats-Unis et à Xi Jinping une langueur d’avance sur Donald Trump, surviennent alors que le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, laisse entendre que la suspension actuelle de trois mois des droits de douane pourrait être prolongée, mais seulement si la Chine abandonne son projet d’imposer de nouveaux contrôles stricts à l’exportation sur les terres rares. Ces ressources sont indispensables à l’industrie manufacturière mondiale, des véhicules électriques aux puces électroniques et aux systèmes d’armes de pointe.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Xi Jinping&nbsp;: 1 &#8211; &nbsp;Donald Trump&nbsp;: 0</h2>



<p>Nigel Green, PDG de deVere Group, déclare : <em>«Scott Bessent tente d’utiliser l’allègement tarifaire comme levier, mais le rebond des exportations de Pékin signifie que la pression est réciproque.»</em> Il ajoute&nbsp;: <em>«Xi Jinping a désormais la preuve que le moteur commercial de la Chine est résilient et que son gouvernement peut absorber les chocs extérieurs, tandis que les États-Unis cherchent encore un levier de négociation. »</em></p>



<p>Le bras de fer s’est intensifié depuis que Pékin a annoncé l’octroi de licences d’exportation massives pour les technologies des terres rares et des aimants, renforçant ainsi son emprise sur des chaînes d’approvisionnement que l’Occident ne peut pas encore remplacer.</p>



<p>La réaction de Washington a été immédiate : menaces de droits de douane de 100 %, nouvelles restrictions sur les logiciels chinois et discussions sur une coordination des alliés au sein du G7 pour dissuader la Chine de nouvelles restrictions.</p>



<p><em>«La guerre commerciale s’est transformée en une lutte de pouvoir pour le contrôle des matériaux et des technologies qui alimentent l&rsquo;économie moderne»</em>, déclare Nigel Green. Qui explique&nbsp;: <em>«Le message de la Chine est qu’elle peut dicter le rythme de la production mondiale. Le message de Washington est qu’elle est prête à risquer des difficultés économiques pour empêcher cette domination.»</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">L’Amérique de Trump dans l’impasse</h2>



<p>Malgré l’impasse, la croissance des exportations chinoises est tirée par des marchés bien au-delà des États-Unis. Les expéditions vers l’Union européenne, l’Asie du Sud-Est, l’Afrique et l’Amérique latine affichent toutes une croissance à deux chiffres, témoignant de l’efficacité avec laquelle Pékin a diversifié ses routes commerciales.</p>



<p>Les exportations vers les États-Unis, en revanche, continuent de fortement diminuer, enregistrant une baisse de plus d’un quart sur un an, alors que la croissance globale des exportations chinoises reste robuste.</p>



<p>Nigel Green déclare&nbsp;:<em> «La capacité de Pékin à conquérir de nouveaux marchés tout en résistant aux droits de douane américains est l’un des changements marquants de la décennie. Cela montre à quel point l’industrie manufacturière mondiale dépend encore des capacités, de la logistique et du pouvoir de fixation des prix de la Chine. Même en période de confrontation, le reste du monde ne peut pas facilement se désengager.»</em></p>



<p>Les marchés ressentent déjà la tension. La volatilité des devises s’est accrue, les prix des matières premières ont bondi et les investisseurs en actions réajustent leur exposition aux secteurs liés à l&rsquo;industrie manufacturière mondiale.</p>



<p><em>«La prochaine phase de cette guerre commerciale façonnera la politique monétaire et le sentiment des investisseurs à l’échelle mondiale»</em>, déclare le PDG de deVere.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La Chine aborde le prochain cycle plus forte</h2>



<p>Si les droits de douane augmentent et que les chaînes d’approvisionnement se fracturent, les pressions inflationnistes pourraient réapparaître au moment même où les banques centrales se préparent à assouplir leur politique. Cette combinaison pourrait créer à la fois des perturbations et des opportunités pour les portefeuilles. <em>«Les périodes de tensions géopolitiques génèrent souvent des gains exceptionnels pour ceux qui sont positionnés en amont du cycle. Les pays et les entreprises capables de combler les déficits de production engendrés par les restrictions commerciales en sortiront les grands gagnants. Les investisseurs qui maintiennent une exposition diversifiée entre régions et classes d&rsquo;actifs seront les mieux placés pour en tirer profit»</em>, analyse l’expert.</p>



<p>Pour l&rsquo;instant, Pékin semble enhardi. Les données d’exportation renforcent son affirmation selon laquelle la Chine peut résister à toute escalade tarifaire et soutenir la demande mondiale. Washington, quant à lui, est confronté au dilemme de resserrer davantage sa politique sans déclencher d’inflation ni aliéner ses alliés qui dépendent des chaînes d&rsquo;approvisionnement chinoises.</p>



<p>Nigel Green conclut&nbsp;: <em>«Les chiffres de Pékin changent le ton des négociations. La Chine aborde le prochain cycle plus forte, et non plus affaiblie.»</em> Quant aux États-Unis, ils <em>«détiennent peut-être le plus grand marché de consommation au monde, mais la Chine prouve qu’elle contrôle toujours les usines du monde.»</em></p>
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		<title>L’Inde tourne le dos aux États-Unis et se rapproche de la Chine</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/03/linde-tourne-le-dos-aux-etats-unis-et-se-rapproche-de-la-chine/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 Sep 2025 07:28:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Chine]]></category>
		<category><![CDATA[Donald Trump]]></category>
		<category><![CDATA[Droits de douane]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
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		<category><![CDATA[Vladimir Poutine]]></category>
		<category><![CDATA[Xi Jinping]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Personne ne s’attendait à ce que les relations entre le président américain Donald Trump et le Premier ministre indien Narendra Modi se dégradent à ce point. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/03/linde-tourne-le-dos-aux-etats-unis-et-se-rapproche-de-la-chine/">L’Inde tourne le dos aux États-Unis et se rapproche de la Chine</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Personne ne s’attendait à ce que les relations entre le président américain Donald Trump et le Premier ministre indien Narendra Modi se dégradent qui plus est, aussi rapidement. Elles sont passées des accueils chaleureux, des embrassades et des foules nombreuses venues accueillir Trump à une altercation publique, aux droits de douane exorbitants et aux accusations d’«humiliation nationale». Le divorce est désormais consommé !&nbsp;</em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-17373262"></span>



<p>Ces derniers mois ont révélé une profonde fracture dans les relations entre Washington et New Delhi, à un moment délicat où les questions commerciales et géopolitiques sont étroitement liées et où la rivalité avec la Chine et la Russie s’intensifie.</p>



<p>Le <a href="https://www.nytimes.com/2025/08/30/us/politics/trump-modi-india.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">New York Times (NYT)</a>, dans un article de Mujib Mashal, Tyler Pager, et Anupreeta Das, rapporte que le conflit a éclaté à la mi-juin, lorsque Trump a appelé Modi et a réitéré sa conviction d’avoir réussi à mettre fin au conflit militaire de quatre jours entre l’Inde et le Pakistan.</p>



<p>Le journal ajoute que Trump est allé plus loin en rappelant à Modi que le Pakistan avait décidé de le proposer pour le prix Nobel de la paix, insinuant que l’Inde devrait faire de même. Cependant, le Premier ministre indien a réagi contre la volonté de Trump, soulignant que le cessez-le-feu avait été négocié par des voies bilatérales directes et sans aucune intervention américaine.</p>



<p>Le <em>NYT</em> poursuit en affirmant que le refus de Modi d’aborder la question du prix Nobel a marqué un tournant dans la relation entre les deux hommes, qualifiée d’étroite il y a quelques années. Cette relation s’était clairement illustrée en 2020 lors de sa visite dans l’État du Gujarat, au milieu d’une foule nombreuse.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Droit de douane de 25% sur les importations indiennes</h2>



<p>Les relations se sont vite dégradées. Quelques semaines seulement après l’appel de la mi-juin, Trump a envenimé la situation en annonçant un droit de douane de 25% sur les importations indiennes, avant d’en ajouter 25% supplémentaires suite à l’achat de pétrole russe par New Delhi, portant ainsi le tarif à 50%.</p>



<p>La Maison Blanche a justifié cette décision par une volonté de punir la Russie et de nuire à ses sources de financement de la guerre mais les observateurs y ont vu une sanction pour le non-respect par l’Inde de la ligne américaine. Ils ont souligné que la Chine, principal acheteur de brut russe, n’était soumise à aucune mesure similaire.</p>



<p>Le journal américain a rapporté que l’Inde et le Brésil, dirigé par le président Luiz Inacio Lula da Silva, qui est publiquement en désaccord avec Trump, étaient les deux seuls pays confrontés à des droits de douane de 50%, tandis que le Pakistan s’en est sorti avec un droit de douane beaucoup plus bas de seulement 19%.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="RwLf9F1r1Y"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/15/inde-pakistan-%e2%94%82-un-conflit-toujours-recommence/">Inde-Pakistan │ Un conflit toujours recommencé</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Inde-Pakistan │ Un conflit toujours recommencé » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/15/inde-pakistan-%e2%94%82-un-conflit-toujours-recommence/embed/#?secret=VCKejZ3rfZ#?secret=RwLf9F1r1Y" data-secret="RwLf9F1r1Y" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Durcissement des restrictions sur les visas</h2>



<p>Les tensions ne se limitent pas aux échanges commerciaux. New Delhi s’est également heurtée à un mouvement anti-immigration au sein de la base politique de Trump. Bien que les responsables indiens espéraient trouver un terrain d’entente avec la droite américaine, ils ont été surpris par les critiques adressées aux titulaires de visas H-1B, dont la plupart sont indiens.</p>



<p>Le durcissement des restrictions sur les visas étudiants –les Indiens représentent un quart des étudiants internationaux aux États-Unis– a également choqué New Delhi.</p>



<p>La question est devenue plus sensible lorsque des centaines d’Indiens ont été expulsés menottés à bord d’avions en février dernier, ce qui a profondément embarrassé Modi alors qu’il se préparait à se rendre à Washington.</p>



<p>Le <em>NYT </em>a rapporté qu’en mai, face à l’intensification des combats entre l’Inde et le Pakistan, l’administration Trump a tenté de jouer le rôle de médiateur. Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a annoncé que les deux parties s’étaient mises d’accord pour la tenue de <em>«pourparlers en terrain neutre»</em> tandis que Trump a publié sur Truth Social son annonce d’un <em>«cessez-le-feu immédiat et complet»</em>.&nbsp;</p>



<p>Cette position a suscité la colère des responsables indiens car toute médiation extérieure viole une doctrine bien ancrée dans la diplomatie de New Delhi qui consiste à limiter la question du Cachemire à un cadre strictement bilatéral. Un responsable en colère a demandé aux journalistes: <em>«Vous me croyez ou vous croyez Trump?»</em>.&nbsp;</p>



<p>Plus tard et alors que les négociations commerciales se poursuivaient, Trump avait tenté d’organiser un nouvel appel avec Modi en vue d’un <em>«accord partiel»</em> mais le Premier ministre indien avait refusé. Les responsables indiens ont déclaré craindre que Trump ne publie ce qu’il voulait sur Truth Social sans respecter l’accord conclu.</p>



<p>Si la Maison-Blanche a nié que Trump ait tenté de contacter Modi à plusieurs reprises, des sources indiennes ont confirmé qu’il avait envoyé plusieurs demandes restées sans réponse.</p>



<p>Le <em>NYT</em> a rapporté que la Maison-Blanche avait tenté d’apaiser les tensions en nommant Sergio Gore, un proche de Trump, ambassadeur en Inde, tout en lui attribuant le rôle d’envoyé régional. Cependant, New Delhi a perçu un<em> «amalgame entre l’Inde et le Pakistan»</em> dans le terme <em>«régional»</em> et cela a été vécu comme un affront supplémentaire.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="VXvfccznXT"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/05/29/dans-linde-de-modi-les-musulmans-vivent-dans-la-terreur/">Dans l’Inde de Modi, les musulmans vivent dans la terreur</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Dans l’Inde de Modi, les musulmans vivent dans la terreur » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/05/29/dans-linde-de-modi-les-musulmans-vivent-dans-la-terreur/embed/#?secret=z1ong4jn73#?secret=VXvfccznXT" data-secret="VXvfccznXT" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Modi prend ses distances avec les Américains</h2>



<p>Avec l’entrée en vigueur des nouveaux droits de douane et les critiques persistantes des conseillers de Trump à l’égard de l’Inde –l’un qualifiant l’approche commerciale de New Delhi d’arrogante et un autre l’accusant d’être responsable de la guerre en Ukraine, la qualifiant de<em> «guerre de Modi»</em>–, le Premier ministre indien semble avoir choisi de prendre ses distances avec les Américains.</p>



<p>Publiquement, Modi a parlé d’«<em>autosuffisance»</em> et a relancé sa campagne <em>«Made in India»</em> axant ainsi son discours sur l’intérieur plutôt que de miser sur un accord commercial avec Washington.</p>



<p>Narendra Modi s’est rendu personnellement en Chine ce week-end pour assister au sommet de l’Organisation de coopération de Shanghai, une première depuis 2018. La Chine l’a d’ailleurs reçu avec déférence. Chose rare, Modi a même tweeté en mandarin à son arrivée et s’est affiché tout sourire avec le président russe Vladimir Poutine et le président chinois Xi Jinping.</p>



<p>Les signes de rapprochement avec Pékin se sont multipliés ces derniers temps avec la reprise des vols directs et un assouplissement des visas. Les deux pays ont également réaffirmé leur volonté de désengagement militaire sur leur frontière dans l’Himalaya.</p>



<p>Cet épisode illustre parfaitement comment le <em>«véritable ami»</em> comme Trump était il n’y a pas encore si longtemps décrit en Inde est devenu un adversaire que New Delhi accuse d’<em>«humiliation nationale»</em>.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/03/linde-tourne-le-dos-aux-etats-unis-et-se-rapproche-de-la-chine/">L’Inde tourne le dos aux États-Unis et se rapproche de la Chine</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>En Tunisie, les droits de douane américains se feront sentir sur de nombreux fronts</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/06/en-tunisie-les-droits-de-douane-americains-se-feront-sentir-sur-de-nombreux-fronts/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 Aug 2025 07:58:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Donald Trump]]></category>
		<category><![CDATA[Droits de douane]]></category>
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		<category><![CDATA[Josh Harris]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Massad Boulos]]></category>
		<category><![CDATA[Sabina Henneberg]]></category>
		<category><![CDATA[textile]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les producteurs tunisiens craignent les effets négatifs de l’imposition des droits de douane élevés par les Etats-Unis.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/06/en-tunisie-les-droits-de-douane-americains-se-feront-sentir-sur-de-nombreux-fronts/">En Tunisie, les droits de douane américains se feront sentir sur de nombreux fronts</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Pour les producteurs tunisiens, la principale préoccupation concernant l’imposition des droits de douane par Donald Trump n’est pas la perte de revenus ou de parts de marché auprès des consommateurs américains. Ils craignent plutôt les dommages que ces impositions causeront aux relations qu’ils ont durement cultivées.</em></strong><em> (Ph. L’huile d&rsquo;olive est le principal produit d’exportation de la Tunisie vers les États-Unis)</em>. </p>



<p><strong>Sabina Henneberg *</strong></p>



<span id="more-17159013"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/09/Sabina-Henneberg.jpg" alt="" class="wp-image-4190185" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/09/Sabina-Henneberg.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/09/Sabina-Henneberg-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/09/Sabina-Henneberg-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Depuis le début du mois, les États-Unis ont commencé à imposer un droit de douane de 25 % sur toutes les marchandises importées de Tunisie. Dans une lettre officielle envoyée le 7 juillet, Washington a invoqué l’excédent commercial <em>«à long terme et très persistant»</em> de ce pays d’Afrique du Nord avec les États-Unis comme raison de cette taxe.</p>



<p>Bien que la Tunisie ne soit pas un partenaire commercial majeur des États-Unis, cette décision met en évidence un changement plus large de la politique commerciale américaine, qui privilégie les équilibres bilatéraux à court terme aux relations économiques et sécuritaires de longue date. Pour les petites économies comme la Tunisie, les implications sont importantes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Opportunités manquées</h2>



<p>La Tunisie compte 12 millions d’habitants. Ses principales exportations sont les pièces automobiles, le textile, l’habillement, le pétrole et les produits agricoles. Seulement 3 % des exportations tunisiennes sont destinées aux États-Unis. En 2024, la Tunisie a enregistré un excédent commercial de 621 millions de dollars avec les États-Unis, selon les données du recensement américain. Cette même source indique qu’au cours des dernières années, les importations tunisiennes en provenance des États-Unis ont parfois dépassé les exportations, ce qui suggère que les échanges commerciaux entre les deux pays sont globalement équilibrés.</p>



<p>L’huile d&rsquo;olive est le principal produit d’exportation du pays vers les États-Unis. Pour les producteurs, la principale préoccupation concernant les droits de douane n’est pas la perte de revenus ou de parts de marché auprès des consommateurs américains. Ils craignent plutôt les dommages qu’ils causeront aux relations qu’ils ont durement cultivées. L’un d’eux estime qu’à l’origine de son entreprise et de ses produits se trouve un héritage culturel qui a permis à la Tunisie d’être le premier pays arabe, sous la présidence d&rsquo;Habib Bourguiba (1956-1987), à interdire la polygamie et à réduire considérablement le taux d’analphabétisme chez les filles. Bloquer soudainement le commerce bilatéral menace une amitié de plus de 200 ans entre les deux pays, ancrée dans des valeurs occidentales communes et une vision qui a façonné l’identité tunisienne.</p>



<p>Pour d’autres exportateurs, les droits de douane représentent une occasion manquée. Cela concerne en particulier les petits collectifs d’artisans, qui ont bénéficié de fonds américains pour développer leurs marchés en Amérique du Nord. Les exportations de produits tunisiens en bois d’olivier, notamment des bols et autres articles de cuisine, ainsi que des pièces décoratives sculptées dans des troncs d’olivier, ont commencé à augmenter grâce à la baisse des exportations de produits similaires en provenance des pays d’Europe du Sud, qui ont adopté la récolte mécanique des olives. La menace des droits de douane aurait commencé à avoir un effet dissuasif sur ces artisans, qui doivent désormais se tourner vers d’autres marchés pour développer leurs exportations.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Effets néfastes</h2>



<p>L’économie tunisienne est déjà en difficulté, en raison de décennies de politiques inefficaces. Après la révolution du <em>«Printemps arabe»</em> de 2011, les gouvernements successifs ont reporté les réformes qui auraient permis d’attirer les investissements, laissant le pays avec un endettement élevé. Bien que des secteurs importants comme le tourisme aient commencé à se remettre de l’impact de la pandémie de Covid-19 et que le gouvernement ait reconnu la nécessité de relancer les industries du phosphate et de l’énergie, l’endettement de la Tunisie a continué d’augmenter.</p>



<p>Le 22 juillet, lors d’une visite officielle du conseiller spécial américain pour le Moyen-Orient et l’Afrique, Massad Boulos, et du secrétaire d’État adjoint pour l’Afrique du Nord, Josh Harris, le président tunisien Kaïs Saïed a déclaré à ses invités que son pays avait décidé de diversifier ses partenariats stratégiques <em>«pour servir les intérêts de son peuple»</em>. Cette remarque sur les partenaires stratégiques fait sans aucun doute allusion à la Russie et à la Chine; la Tunisie semble également approfondir ses relations avec l’Iran.</p>



<p>Les commentaires de Saïed ne doivent pas nécessairement être interprétés comme une réponse directe à la menace de droits de douane de Trump. Le président tunisien s’adressait au profond sentiment pro-palestinien de sa population et a peut-être choisi d’adopter une position farouchement anti-américaine, même sans la lettre du 7 juillet. Il a également régulièrement évoqué la réorientation des partenariats stratégiques de son pays. Parallèlement, les relations américano-tunisiennes ont souffert, leur trajectoire démocratique s’étant progressivement dégradée.</p>



<p>Mais le résultat est clair&nbsp;: ce pays arabe, connu pour son adhésion historique aux valeurs occidentales, pour avoir été le premier à abolir l’esclavage, pour avoir mis l’accent sur l’égalité entre les hommes et les femmes et pour avoir eu, de 2014 à 2022, la constitution la plus libérale du monde arabe, poursuit à toute vitesse sa réorientation, loin de l’alignement et des idéaux occidentaux.</p>



<p>Chercheuse principale au Washington Institute et directrice de son programme de recherche junior.</p>



<p class="has-text-align-right"><em>Traduit de l’anglais.</em></p>



<p><strong><em>Source </em></strong>: <a href="https://www.agbi.com/opinion/economy/2025/08/in-tunisia-us-tariffs-will-be-felt-across-many-fronts/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Arab Gulf Business Insight</a>. </p>



<p></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/06/en-tunisie-les-droits-de-douane-americains-se-feront-sentir-sur-de-nombreux-fronts/">En Tunisie, les droits de douane américains se feront sentir sur de nombreux fronts</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>L’Union européenne capitule face à Donald Trump</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 30 Jul 2025 06:35:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’accord États-Unis - Union européenne sur les droits de douane symbolise la capitulation des 27 face à l’Oncle Sam. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Donald Trump n’a jamais tenu en grande estime l’Union européenne (UE) et a toujours voulu prendre le dessus dans sa relation avec elle. L’accord acté entre les États-Unis et l’UE le week-end dernier en Écosse symbolise la capitulation des 27 face à l’Oncle Sam cependant les signes de faiblesse sont là depuis des mois. Certains États ont souhaité une attitude plus ferme et plus virile vis-à-vis de l’administration américaine mais d’autres qui privilégient la servilité à l’égard Washington ont poussé vers la capitulation. C’est plutôt la désunion européenne ! À chaque fois que les Européens avancent en rang dispersé, ils perdent la partie.&nbsp;</em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-17127749"></span>



<p>Le <a href="https://www.ft.com/content/85d57e0e-0c6f-4392-a68c-81866e1519c3" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Financial Times</a> qui a consacré une enquête au sujet estime que l’UE a entamé son chemin vers la capitulation le 10 avril 2025 en réagissant mollement à la guerre commerciale <em>«vicieuse»</em> que lui a lancée par le président américain. </p>



<p>Les droits de douane massifs imposés par Trump à la plupart des pays du monde au début du mois d’avril, à l’occasion de ce qu’il avait baptisé <em>«Jour de la Liberté»</em>, ont semé la pagaille sur les marchés financiers et les investisseurs ont fui les actifs américains par crainte d’une récession. Face à l’intensification des ventes de ces actifs, Trump a fait marche arrière et, le 9 avril, a réduit les droits de douane à 10%, les qualifiant de mesure temporaire.</p>



<p>Cependant, Bruxelles a également reculé. Le 10 avril, elle a suspendu ses droits de douane de rétorsion et accepté l’offre américaine de négociations avec un droit de douane de 10% sur la plupart de ses échanges ainsi que des droits de douane plus élevés sur l’acier, l’aluminium et les véhicules alors considérés comme une menace.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Divergences entre les États membres</h2>



<p>Plutôt que de se joindre au Canada et à la Chine pour prendre des mesures de rétorsion immédiates, l’UE, entravée par les divergences entre ses États membres, a choisi de rechercher un compromis dans l’espoir d’obtenir un meilleur accord.</p>



<p>En vertu de l’accord-cadre conclu dimanche par la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen et Trump au complexe de golf de Turnberry, l’UE a été contrainte d’accepter un tarif de base américain de 15% qui couvre principalement les voitures mais pas l’acier qui serait soumis à des quotas.</p>



<p>Toutefois, selon le journal britannique, le soulagement des décideurs politiques d’avoir évité une guerre commerciale transatlantique immédiate a été tempéré par quelques regrets. L’UE, premier bloc commercial mondial et prétendument une puissance économique majeure, aurait-elle pu obtenir de meilleures conditions si elle n’avait pas initialement modéré ses actions?</p>



<p>Le <em>FT</em> cite un diplomate: <em>«C’est la brute de la cour d’école </em>(Trump, Ndlr).<em> Nous n’avons pas uni nos forces contre lui. Ceux qui ne coopèrent pas sont pendus seuls»</em>.&nbsp;</p>



<p>George Yerkelis, ancien fonctionnaire de la Commission ayant participé aux négociations du Brexit, a déclaré que la dernière menace de l’UE d’imposer des droits de douane en représailles sur 93 milliards d’euros (108,33 milliards de dollars) de marchandises américaines est arrivée trop tard.</p>



<p>Yerkelis, qui travaille aujourd’hui au Centre de politique européenne, a ajouté: <em>«Avec le recul, l’UE aurait mieux fait de réagir avec force face aux États-Unis en avril, en ripostant aux hausses de droits de douane chinoises qui ont laissé les marchés et Trump sous le choc»</em>.&nbsp;</p>



<p>Selon le journal, Trump considère l’UE comme un parasite, se nourrissant du lucratif marché américain tout en bloquant le sien par des réglementations et des normes. Le président américain a déclaré que l’UE avait été <em>«créée pour affaiblir les États-Unis»</em> et était <em>«plus grossière que la Chine»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une réponse tardive et hésitante</h2>



<p>La réponse de l’UE au retour au pouvoir de Trump en janvier a été hésitante, gaspillant des mois de planification par une équipe dédiée de hauts responsables du commerce, dirigée par Sabine Weyand, experte du Brexit, et Thomas Burt, conseiller commercial de von der Leyen.</p>



<p>Cette équipe a élaboré un plan en trois points.</p>



<p>Le premier : une offre visant à réduire le déficit commercial de près de 200 milliards d’euros (233 milliards de dollars) en achetant davantage de gaz naturel liquéfié, d’armes et de produits agricoles.</p>



<p>Le second: une offre de réductions tarifaires mutuelles sur les marchandises de chaque partie.</p>



<p>Le troisième: si les deux parties échouent, elles prépareront des mesures de rétorsion et compteront sur la réaction du marché à une éventuelle guerre commerciale ou à une hausse de l’inflation aux États-Unis pour forcer Trump à reculer.</p>



<p>Trump a agi plus vite que prévu et, en mars, il avait imposé des droits de douane de 25% sur l’acier, l’aluminium et les voitures.</p>



<p>Lors d’une réunion à Luxembourg ce mois-là, plusieurs ministres du Commerce étaient au bord de la guerre commerciale contre les États-Unis. L’Allemagne, la France et quelques autres pays ont poussé la Commission à la consultation sur l’utilisation du nouveau <em>«bazooka commercial»</em>, un outil anti-coercition conçu après le premier mandat de Trump pour contrer l’utilisation de la politique commerciale pour faire pression sur les gouvernements sur d’autres sujets. Cet outil permettrait à Bruxelles d’exclure les entreprises américaines des appels d’offres publics, de supprimer les protections de propriété intellectuelle et de restreindre les importations et les exportations.</p>



<p>Des diplomates ont déclaré, avant le dernier accord, qu’il était difficile de savoir si une majorité des États membres accepterait la menace d’utiliser cet outil anti-coercition.</p>



<p>Sabine Weyand a appelé les ambassadeurs de l’UE, qui se réunissaient au moins une fois par semaine pour discuter de la question, à faire preuve de patience stratégique.&nbsp;</p>



<p>Lorsque la Grande-Bretagne a conclu un accord commercial avec Washington en mai, acceptant le tarif douanier de base de 10% de Trump, ces pays ont encouragé les États membres de l’UE en quête de compromis, notamment l’Allemagne, à accepter une condition similaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Trump ne veut pas un accord gagnant-gagnant </h2>



<p>Pendant des mois, la Première ministre italienne Giorgia Meloni et le chancelier allemand Friedrich Merz ont maintenu fermement l’offre initiale de l’UE d’éliminer tous les droits de douane industriels si les États-Unis faisaient de même, même si Washington a depuis longtemps exprimé clairement sa volonté de concessions unilatérales.</p>



<p>L’UE a envoyé son commissaire au commerce et à la sécurité économique, Maroš Šefkovich, à Washington à sept reprises pour proposer des pistes d’accord, souligner l’importance des relations transatlantiques et promouvoir le programme allemand d’indemnisation des accidents automobiles. Au total, Šefkovich a eu plus de 100 heures de discussions frustrantes avec ses homologues américains, selon le <em>FT</em>.</p>



<p>Trump a catégoriquement rejeté un accord réciproque permanent de 10% sur les droits de douane auquel sont parvenus plus tôt ce mois-ci les Européens et le représentant américain au Commerce Jamieson Greer ainsi que le secrétaire au Commerce Howard Lutnick et il a menacé au contraire de relever les droits de douane sur l’UE de 20% à 30% à compter d’août. Trump ne veut pas un accord gagnant-gagnant pour les deux parties mais seulement pour son pays.&nbsp;</p>



<p>Pendant des mois de négociations, Sefcovic a exhorté les ministres européens à la prudence. Le ministre irlandais du Commerce, Simon Harris, a été un interlocuteur fréquent, souhaitant préserver les industries pharmaceutique et bovine de son pays d’une éventuelle contre-attaque américaine, sensibilisant le monde entier, et notamment les Américains, à cette préoccupation par de fréquentes publications sur les réseaux sociaux.</p>



<p>Les chefs d’entreprise ont vivement appelé à la retenue, préférant accepter des marges bénéficiaires réduites plutôt que de risquer des droits de douane punitifs qui auraient un impact négatif sur leurs ventes.</p>



<p>L’UE a réduit une deuxième série de droits de douane imposés en représailles aux États-Unis à 72 milliards d’euros (83,86 milliards de dollars) avant d’accepter finalement, le 24 juillet, de les utiliser en cas d’échec des négociations, portant le total à 93 milliards d’euros (108,33 milliards de dollars).</p>



<p>Des mois d’incertitude quant à l’orientation des négociations ont révélé des divisions au sein même de la Commission. Malgré les tentatives du gouvernement français de protéger les entreprises françaises contre les représailles, celui-ci a appelé à plusieurs reprises la Commission à une approche plus ferme face aux droits de douane imposés par Trump. Finalement, l’UE a capitulé et les États-Unis ont remporté la partie.</p>



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