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	<title>Archives des économie mondiale - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des économie mondiale - Kapitalis</title>
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		<title>Conséquences de la guerre d’Iran sur l’économie mondiale</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Mar 2026 07:17:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[transport maritime]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La crise économique liée à la guerre d’Iran se répand comme une traînée de poudre, affecte tous les pays et tous les secteurs. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/11/consequences-de-la-guerre-diran-sur-leconomie-mondiale/">Conséquences de la guerre d’Iran sur l’économie mondiale</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Après la crise financière de 2008, celle de 2020 liée à la pandémie de coronavirus, celle de 2022 liée à la guerre d’Ukraine, voici la crise liée à la guerre d’Iran. Une crise qui se répand comme une traînée de poudre qui est en passe d’affecter tous les pays et tous les secteurs. Pour le moment, les opérateurs économiques qui commencent à en pâtir espèrent qu’elle ne durera pas longtemps mais nul ne peut prédire l’issue de ce conflit dangereux. Alors que les séquelles des précédentes crises se font encore ressentir, la guerre d’Iran pourra donner à l’économie mondiale le coup de grâce que tout le monde redoute. </em></strong><em>(Photo : Un avion de transport Airbus Beluga survole les réservoirs de stockage d&rsquo;une usine de gaz de pétrole liquéfié à Pinto, près de Madrid, le 5 mars. Photographe : Oscar Del Pozo/AFP/Getty Images). </em></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18462166"></span>



<p>Les ports du Golfe sont devenus des cibles militaires, tandis que le détroit d’Ormuz, voie de passage vitale, est de facto fermé, entraînant une forte hausse des prix du carburant et du transport maritime. Les navires ne peuvent plus accéder à une plateforme de conteneurs qui traite un volume de fret supérieur à celui du port de Rotterdam et relie quatre continents. L’arrêt du fret aérien nécessitera également du temps pour décongestionner toute la marchandise qui s’est accumulée, les compagnies aériennes locales s’efforçant de reprendre leurs vols au plus vite.</p>



<p>Tel est le tableau dressé par Brendan Murray et Laura Curtis dans <a href="https://www.bloomberg.com/news/articles/2026-03-07/global-economy-faces-widening-strains-as-mideast-war-intensifies?embedded-checkout=true" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Bloomberg</a> de la situation qui prévaut dans les pays du Golfe et qui est en train d’affecter l’économie mondiale.  </p>



<p>L’escalade du conflit entre l’alliance américano-israélienne et l’Iran met à rude épreuve les chaînes d’approvisionnement mondiales faisant craindre une flambée des prix inédite depuis la pandémie de coronavirus.</p>



<p>Pour les entreprises liées à la région, les risques incluent des pénuries de composants essentiels, une augmentation des coûts et une réduction des marges bénéficiaires. Si ces tensions se répercutent sur les commerces de détail, les consommateurs pourraient subir des difficultés supplémentaires alors que beaucoup peinent déjà à faire face à la hausse du coût de la vie.</p>



<p>Les marchés financiers –actions, obligations et valeurs refuges comme le dollar américain– reflètent également ces craintes d’inflation et les risques qu’elles représentent pour les ménages et les entreprises.</p>



<p>Ces défis apparaissent encore plus aigus dans les pays qui peinent encore à se remettre des déficits budgétaires engendrés par la pandémie de Covid-19, des problèmes liés au marché du travail et d’une faible croissance économique.</p>



<p>Kristalina Georgieva, directrice générale du FMI, a déclaré à <em>Bloomberg</em> lors d’un entretien à Bangkok : <em>«L’économie mondiale a fait preuve d’une résilience remarquable, choc après choc, mais cette résilience est de nouveau mise à l’épreuve et de nombreux pays entrent dans une nouvelle phase d’incertitude à mesure que leurs réserves s’épuisent»</em>.</p>



<p>Elle a ajouté que les banques centrales doivent se montrer plus prudentes et que les autorités budgétaires doivent faire preuve d’une grande prudence dans l’utilisation des mesures de relance budgétaire, compte tenu du niveau d’endettement élevé de nombreux pays.</p>



<p><em>«Chaque nouveau choc, qui s’ajoute au précédent, place le monde dans une situation encore plus difficile»</em>, a affirmé la DG du FMI.</p>



<p>L’économie numérique touchée</p>



<p>Les frappes militaires ne ciblent plus seulement les infrastructures commerciales traditionnelles, elles affectent également les fondements de l’économie numérique, tels que les centres de données. Trois centres de données exploités par Amazon aux Émirats arabes unis et à Bahreïn ont été endommagés par des frappes de drones.</p>



<p>De nombreux économistes estiment actuellement que l’impact global sur le PIB mondial pourrait être limité et inégal selon les pays mais cette évaluation pourrait évoluer si le conflit persiste.</p>



<p>Un autre facteur contribuant à l’incertitude qui plane sur le commerce mondial est l’absence de visibilité sur la politique tarifaire que Washington pourrait adopter.</p>



<p>L’impact de la guerre sur l’économie américaine</p>



<p>Aux États-Unis, Christopher Waller, membre de la Réserve fédérale, a déclaré que les consommateurs seraient confrontés à un choc inflationniste avec la hausse des prix des carburants.</p>



<p>Cette déclaration intervient avant la publication d’un rapport du Département du Travail américain montrant que les entreprises ont procédé à des suppressions d’emplois inattendues en février et que le taux de chômage a augmenté aux Etats-Unis, signe d’un marché du travail fragile.</p>



<p>La crise énergétique&nbsp;</p>



<p>L’analyse de <em>Bloomberg Economics</em> indique que le principal frein à l’économie mondiale provient des marchés de l’énergie car environ un cinquième des approvisionnements mondiaux de pétrole et de gaz naturel liquéfié transite par le détroit d’Ormuz.</p>



<p>Des pays asiatiques comme la Chine, l’Inde, la Corée du Sud et le Japon figurent parmi les plus gros acheteurs de pétrole du Golfe.</p>



<p>Concernant les régions les plus vulnérables aux répercussions, Neil Shearing, économiste en chef de Capital Economics, a déclaré que l’Asie, la zone euro et le Royaume-Uni étaient plus à risque que les États-Unis.</p>



<p>Oxford Economics a revu à la baisse ses prévisions de croissance économique pour le Royaume-Uni en 2026, arguant qu’un conflit avec l’Iran entraînerait une hausse de l’inflation et des factures d’énergie des ménages.</p>



<p>Parallèlement, les responsables de la Banque centrale européenne ont indiqué suivre de près la situation, anticipant une éventuelle nouvelle vague d’inflation.</p>



<p>Entreprises : prudence ou résilience</p>



<p><em>«Le monde est soumis à une pression considérable, c’est indéniable»</em>, a déclaré Stefan Hartung, PDG de Bosch, premier équipementier automobile mondial. Il a toutefois souligné que ces difficultés pourraient être temporaires, de nombreuses entreprises ayant renforcé leur résilience depuis le début de la pandémie de coronavirus.</p>



<p><em>«Lorsque les capacités de transport sont réduites, il faut agir comme lors de la crise de la Covid-19. Je ne prévois pas de pénuries généralisées dans le secteur. À long terme, une stabilisation est envisageable»</em>, rassure-t-il.&nbsp;</p>



<p>L’impact au-delà du pétrole</p>



<p>L’administration Trump s’efforce d’atténuer la crise d’approvisionnement énergétique qui a fait grimper les prix de l’essence aux États-Unis à des niveaux records depuis le début de sa présidence.</p>



<p>Témoignant des inquiétudes liées à cette crise énergétique, Washington a temporairement autorisé l’Inde à accroître ses achats de pétrole russe.</p>



<p>Cependant, les préoccupations économiques mondiales dépassent le cadre du pétrole, du gaz et des carburants. <em>Bloomberg Economics</em> estime qu’environ 7% des exportations mondiales d’engrais, 6% des métaux précieux, 5,3% de l’aluminium et de ses produits dérivés et 4,4% du ciment et des minéraux non métalliques sont acheminées par les ports du Golfe Persique et sont désormais menacées de perturbation.</p>



<p><em>«Il s’agit d’un événement majeur, non seulement pour le Moyen-Orient, mais aussi pour les chaînes d’approvisionnement mondiales et l’économie mondiale»</em>, a déclaré Jan Rendbo, PDG de la compagnie maritime danoise D/S Norden. Il a indiqué qu’un navire affrété par sa compagnie s’apprêtait à quitter le Golfe après avoir déchargé une cargaison de céréales en Arabie saoudite lorsque l’Iran a ordonné aux navires de faire demi-tour.</p>



<p><em>«Plus ce conflit s’éternise, plus nous sommes inquiets de ses conséquences pour le monde. Nous constatons que les entreprises prennent du recul et réduisent peut-être leurs achats de matières premières en attendant que la situation s’éclaircisse»</em>, a-t-il ajouté.&nbsp;</p>



<p>Explosion des coûts de transport et de voyage</p>



<p>Les coûts de transport dans la région devraient augmenter fortement. Le fabricant allemand de pneumatiques Continental a averti que la guerre pourrait impacter ses ventes et ses bénéfices en faisant grimper les coûts et en perturbant ses opérations. Le PDG Christian Kotz a déclaré : <em>«Nous sommes au tout début de cette crise mais elle a déjà engendré une grande incertitude»</em>.</p>



<p>À court terme, les tarifs du fret aérien via les plateformes aéroportuaires du Moyen-Orient pourraient doubler, voire tripler, selon Xeneta, après la mise hors service de près de 18% de la capacité mondiale de fret aérien.</p>



<p>Perturbations du trafic aérien</p>



<p>Les secteurs du tourisme et des voyages d’affaires sont également touchés. L’aéroport londonien d’Heathrow, le plus fréquenté d’Europe, a annulé près de 300 vols depuis le début du conflit et d’autres perturbations sont à prévoir. Le PDG de l’aéroport Thomas Woldbye a indiqué que l’ampleur des pertes quotidiennes n’était pas encore connue. Il a ajouté : <em>«Nous ne parlons pas encore de sommes astronomiques mais si la situation perdure, nous devrons réévaluer la situation»</em>.</p>



<p>Reprise partielle des vols</p>



<p>Certaines compagnies aériennes ont commencé à reprendre leurs activités, de manière limitée.</p>



<p>• Etihad Airways a annoncé la reprise d’un programme de vols restreint entre Abou Dhabi et plusieurs destinations en Europe, en Inde, aux États-Unis et au Moyen-Orient.</p>



<p>• Emirates prévoit de reprendre ses vols après une suspension temporaire.</p>



<p>• Qatar Airways a annoncé qu’elle assurera un nombre limité de vols vers Doha au départ de Londres, Paris, Madrid, Rome, Francfort et Bangkok.</p>



<p>Crise du transport maritime</p>



<p>Le secteur du transport maritime est confronté à des défis encore plus importants, car il est difficile de modifier rapidement les itinéraires des navires et il reste plus vulnérable aux attaques.</p>



<p>Selon les données de Vizion, les réservations quotidiennes de fret vers les ports situés à l’est du détroit d’Ormuz ont chuté de 81% en seulement deux jours cette semaine.</p>



<p>Actuellement, une centaine de porte-conteneurs sont bloqués dans le Golfe, incapables de le quitter en raison de risques sécuritaires, malgré la promesse de Trump de garantir leur passage avec une escorte navale.</p>



<p>Des dizaines d’autres navires attendent de pouvoir entrer dans le Golfe ou ont été déroutés vers des ports alternatifs, ce qui sature les capacités portuaires et accroît le risque d’engorgement dans d’autres ports.</p>



<p>Congestion portuaire mondiale</p>



<p>De grandes compagnies maritimes telles que MSC Mediterranean Shipping et Maersk ont ​​suspendu les réservations sur les lignes maritimes entre l’Asie et le Moyen-Orient ainsi que sur les lignes reliant cette région à l’Europe.</p>



<p>Par conséquent, la congestion s’étend rapidement dans les ports asiatiques, les navires déchargeant leurs cargaisons à destination du Moyen-Orient dans le port sûr le plus proche.</p>



<p>Le taux de congestion au port de Nhava Sheva en Inde –le plus grand port à conteneurs du pays– a atteint 64%, contre seulement 10% le 1er mars.</p>



<p>La congestion augmente également à Singapour et à Colombo, où elle a déjà dépassé les 40%.</p>



<p>Selon les analystes, certains ports secondaires, comme Dar es Salam en Tanzanie, connaissent des temps d’attente de plus de cinq jours par navire.</p>



<p>Impact sur les industries et le secteur de la santé</p>



<p>La fermeture des principales installations pétrochimiques et de raffinage du Golfe a eu des répercussions qui dépassent le cadre des marchés des carburants, affectant les chaînes d’approvisionnement pharmaceutiques, le conditionnement des produits médicaux et les produits de santé</p>



<p>Le PDG de DHL, Tobias Meyer, a déclaré: <em>«La situation est sans aucun doute difficile. Elle va créer des engorgements dans les jours et les semaines à venir, tant pour le fret aérien que maritime»</em>. Il a ajouté que l’entreprise a commencé à utiliser sa flotte de camions pour transporter des marchandises vers les aéroports encore en activité.</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="d6RUVNnpGK"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/11/economie-tunisienne-et-crise-energetique-7-milliards-de-dinars-a-trouver/">Economie tunisienne et crise énergétique | 7 milliards de dinars à trouver</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Economie tunisienne et crise énergétique | 7 milliards de dinars à trouver » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/11/economie-tunisienne-et-crise-energetique-7-milliards-de-dinars-a-trouver/embed/#?secret=oR3M08xizR#?secret=d6RUVNnpGK" data-secret="d6RUVNnpGK" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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			</item>
		<item>
		<title>L’économie mondiale en panne &#124; Un dérèglement temporaire ou une mutation irréversible ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/20/leconomie-mondiale-en-panne-un-dereglement-temporaire-ou-une-mutation-irreversible/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 Mar 2025 07:29:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
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		<category><![CDATA[Sud Global]]></category>
		<category><![CDATA[Yahya Ould Amar]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Seuls les pays qui sauront adapter leurs structures aux nouvelles réalités du XXIᵉ siècle émergeront comme les gagnants de cette ère de recomposition économique.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/20/leconomie-mondiale-en-panne-un-dereglement-temporaire-ou-une-mutation-irreversible/">L’économie mondiale en panne | Un dérèglement temporaire ou une mutation irréversible ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Loin d’un simple ajustement conjoncturel, l’économie mondiale traverse une mutation structurelle d’ampleur inédite. Le paradigme cyclique, longtemps considéré comme une loi immuable du capitalisme, s’efface au profit d’une transformation permanente où l’innovation, la démographie et le climat redessinent les dynamiques de croissance.</em></strong><strong><em></em></strong></p>



<p><strong>Yahya Ould Amar *</strong></p>



<span id="more-15937165"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/02/Ould-Amar-Yahya.jpg" alt="" class="wp-image-335526"/></figure>
</div>


<p>Faut-il encore parler de <em>«crise économique»</em> quand le monde ne connaît plus de reprise? Depuis longtemps on s’est habitué à voir l’économie comme une alternance de hauts et de bas, de prospérité et de récession. Mais aujourd’hui, ce modèle semble obsolète.</p>



<p>L’intelligence artificielle (IA) redéfinit le travail, le vieillissement des populations dans les économies dominantes transforme profondément les modèles de consommation et de production, et les dérèglements climatiques ne sont plus des chocs isolés, mais un nouveau facteur permanent de déstabilisation perturbant durablement les chaînes de production.</p>



<p>Désormais, l’économie ne fonctionne plus en cycles, mais en perpétuelle adaptation à des mutations systémiques : c’est un changement de paradigme.</p>



<p>Sommes-nous entrés dans un monde où la croissance n’est plus qu’un mirage, où l’innovation profite davantage aux rentes qu’à la prospérité collective?</p>



<p>Face à ces bouleversements systémiques, l’État redevient le grand architecte de l’économie, redessinant de nouvelles règles du jeu puisque celles existantes sont devenues inopérantes pour de bon. Une seule certitude demeure : les vieux repères économiques ne tiennent plus.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le grand dérèglement économique est-il une mutation permanente ?</h2>



<p>Les cycles économiques traditionnels, fondés sur l’alternance de phases d’expansion, de surchauffe, de récession et de reprise, apparaissent de plus en plus obsolètes face à des transformations structurelles profondes. L’IA et l’automatisation bouleversent le facteur travail, entraînant une dé-corrélation entre croissance et emploi, un phénomène inédit dans l’histoire économique.</p>



<p>Par ailleurs, le vieillissement démographique, notamment en Europe, aux USA, en Chine, au Japon et dans le reste de l’Asie, modifie la structure de la demande en réduisant la consommation de biens durables et en réorientant l’économie vers les services aux seniors.</p>



<p>Simultanément, les dérèglements climatiques introduisent des chocs asymétriques permanents, perturbant les chaînes de production et imposant une restructuration continue des infrastructures énergétiques et industrielles. Contrairement aux crises cycliques classiques, ces bouleversements ne sont pas temporaires mais s’inscrivent dans un horizon de long terme, modifiant en profondeur les dynamiques macroéconomiques.</p>



<p>L’ampleur des transformations en cours s’observe déjà à travers plusieurs tendances concrètes. Aux États-Unis, en Chine ou au Japon, la montée en puissance des robots et de l’IA dans de nombreux domaines et pour ne citer que l’industrie automobile (Tesla, Toyota…) réduit l’élasticité emploi-croissance, rendant obsolètes les politiques traditionnelles de stimulation par l’emploi.</p>



<p>En parallèle, le vieillissement de la population a provoqué un basculement vers une économie de services à la personne. A titre d’exemple, ceci est illustré au Japon par la forte expansion des entreprises de soins aux seniors comme Nichii Gakkan.</p>



<p>De même, la fréquence croissante des catastrophes climatiques – ouragans aux États-Unis, sécheresses en Afrique et inondations en Asie et en Europe – entraîne une reconfiguration constante des chaînes logistiques. L’exemple du canal de Panama, où la baisse du niveau de l’eau force à limiter le trafic maritime, illustre bien la nécessité d’une adaptation structurelle continue face aux chocs climatiques.</p>



<p>Ces mutations confirment que l’économie mondiale ne suit plus des cycles de crise et de reprise, mais des transformations systémiques permanentes.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="p9rfta7s3n"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/06/la-boite-de-pandore-americaine-lordre-mondial-au-bord-de-la-rupture/">La boîte de Pandore américaine : l’ordre mondial au bord de la rupture</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La boîte de Pandore américaine : l’ordre mondial au bord de la rupture » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/02/06/la-boite-de-pandore-americaine-lordre-mondial-au-bord-de-la-rupture/embed/#?secret=404Pp6Cdud#?secret=p9rfta7s3n" data-secret="p9rfta7s3n" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">La stagnation économique est-elle notre avenir ?</h2>



<p>Les transformations susmentionnées orientent l’économie vers un régime de croissance plus linéaire et stagnante, marqué par une tendance structurelle à la faible productivité et aux taux d’intérêt bas.</p>



<p>L’hypothèse de stagnation séculaire, théorisée par Lawrence Summers, devient une réalité observable, où les politiques monétaires perdent de leur efficacité et où la relance de la demande par l’investissement productif se heurte aux rigidités structurelles du marché du travail et du capital.</p>



<p>De plus, l’émergence d’un capitalisme de plateformes et de la finance algorithmique génère une concentration extrême des richesses, favorisant des logiques de rente plutôt que d’innovation et limitant les effets redistributifs de la croissance. Dans ce contexte, les cycles économiques traditionnels sont remplacés par des dynamiques de long terme, où les marchés ne répondent plus aux mêmes impulsions cycliques qu’auparavant.</p>



<p>L’économie japonaise illustre parfaitement ce nouveau régime de faible croissance et de taux bas structurels : depuis les années 1990, malgré des politiques monétaires ultra-accommodantes – comme également observé depuis plus de dix ans en Europe – l’investissement privé peine à se traduire en productivité accrue.</p>



<p>Par ailleurs, l’essor du capitalisme de plateforme renforce les positions dominantes de quelques grandes entreprises. En Chine, Alibaba et Tencent concentrent des pans entiers de l’économie numérique, captant la majorité des flux de paiements, de commerce en ligne et de données, ce qui freine l’émergence de nouveaux acteurs innovants. Dans la finance, l’essor du trading algorithmique amplifie les tendances spéculatives plutôt que l’investissement productif, comme en témoignent les mouvements erratiques sur les marchés boursiers déclenchés par les algorithmes à haute fréquence. De grands investisseurs préfèrent aujourd’hui la spéculation à l’investissement dans l’économie réelle.</p>



<p>L’accumulation de ces facteurs déforme la logique classique des cycles économiques et installe un capitalisme plus centré sur la captation de valeur que sur la création de richesse.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="LK5NnBeILQ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/17/nouvel-ordre-international-numerique-en-construction-et-pays-du-sud-global/">Nouvel ordre international numérique en construction et pays du Sud global</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Nouvel ordre international numérique en construction et pays du Sud global » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/17/nouvel-ordre-international-numerique-en-construction-et-pays-du-sud-global/embed/#?secret=Csc8W4lCRr#?secret=LK5NnBeILQ" data-secret="LK5NnBeILQ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Vers une économie sous pilotage permanent ?</h2>



<p>Dès lors, l’économie mondiale semble évoluer vers un nouveau paradigme économique, où l’interventionnisme public devient une variable permanente pour gérer les transitions écologiques et technologiques. La nécessité d’une planification à long terme, notamment dans le cadre d’un Green New Deal permanent, impose un cadre où l’État joue un rôle central dans l’orientation des investissements et la stabilisation des déséquilibres. Les politiques économiques ne cherchent plus seulement à moduler les cycles, mais à réorganiser en profondeur les structures productives pour répondre aux défis de la transformation numérique, du vieillissement et du climat. Ce basculement remet en cause les fondements même de l’analyse économique classique et ouvre la voie à de nouvelles théories, davantage axées sur la soutenabilité et la régulation proactive des mutations&nbsp;en&nbsp;cours.</p>



<p>L’importance croissante de l’État se manifeste dans de nombreux pays à travers des plans d’investissement massifs. Aux États-Unis, l’Inflation Reduction Act (IRA) vise à réindustrialiser le pays en orientant les capitaux vers l’énergie et la relocalisation des semi-conducteurs. En Europe, le Green Deal impose une régulation forte pour transformer les infrastructures énergétiques et les transports, forçant les entreprises à intégrer la transition écologique dans leurs stratégies. La Chine, quant à elle, adopte une approche dirigiste avec son plan Made in China 2025, qui vise à renforcer sa souveraineté technologique en réduisant sa dépendance aux technologies occidentales.</p>



<p>Ces politiques marquent un tournant : plutôt que de simplement corriger les cycles, elles redessinent les structures économiques elles-mêmes. Dès lors, la macroéconomie classique, centrée sur l’ajustement conjoncturel, cède la place à une économie de transition permanente, nécessitant de nouveaux cadres théoriques pour penser la soutenabilité et la résilience face aux mutations en cours.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="XYCs6chpFx"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/14/montee-du-sud-global-et-declin-de-la-domination-de-loccident/">Montée du Sud Global et déclin de la domination de l’Occident</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Montée du Sud Global et déclin de la domination de l’Occident » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/14/montee-du-sud-global-et-declin-de-la-domination-de-loccident/embed/#?secret=kgufZlw69i#?secret=XYCs6chpFx" data-secret="XYCs6chpFx" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Quels choix stratégiques pour le Sud global ?</h2>



<p>Une première voie consiste à accélérer l’industrialisation de préférence verte et la montée en gamme des chaînes de valeur. Au cœur de cette voie, l’industrialisation des biens intermédiaires, qui sont naturellement exemptés de contraintes de certification ou de normes imposées habituellement sur les marchés étrangers, constitue un levier clé de montée en gamme et de compétitivité.</p>



<p>Plutôt que de rester cantonnés à l’exportation de matières premières, les économies du sud doivent favoriser la transformation locale des ressources. Ce qui permet de créer des emplois qualifiés, d’augmenter la valeur ajoutée locale et de réduire la vulnérabilité aux fluctuations des prix des matières premières.</p>



<p>Une seconde priorité stratégique pour le Sud global est de renforcer sa souveraineté technologique et son intégration dans l’économie numérique mondiale. À l’image de l’Inde, qui s’est imposée comme un acteur clé dans le développement de logiciels et de services informatiques, d’autres économies émergentes peuvent tirer parti de la révolution numérique, ce qui leur permettrait d’accélérer leur diversification économique, d’améliorer leur productivité et d’attirer des investissements étrangers.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’interventionnisme d’État est-il une arme à double tranchant ?</h2>



<p>Alors que les grandes économies mondiales réhabilitent le rôle de l’État dans l’orientation économique, les pays du Sud global doivent trouver un équilibre entre interventionnisme stratégique et efficacité du marché. Un État stratège peut jouer un rôle déterminant en stimulant l’investissement dans les infrastructures, l’éducation et la recherche, autant de secteurs essentiels pour garantir une croissance soutenable à long terme.</p>



<p>De même, une intervention ciblée permettrait de réduire les inégalités économiques et sociales grâce à des politiques publiques renforçant les mécanismes de protection sociale.</p>



<p>Le retour de l’interventionnisme présente aussi des risques majeurs. Une implication excessive de l’État peut conduire à une bureaucratie inefficace, une allocation sous-optimale des ressources et une corruption accrue, transformant les bonnes initiatives économiques en rentes pour des groupes restreints.</p>



<p>Loin d’un simple ajustement conjoncturel, l’économie mondiale traverse une mutation structurelle d’ampleur inédite. Le paradigme cyclique, longtemps considéré comme une loi immuable du capitalisme, s’efface au profit d’une transformation permanente où l’innovation, la démographie et le climat redessinent les dynamiques de croissance.</p>



<p>Face à ces bouleversements, l’intervention de l’État s’impose non plus comme un instrument de stabilisation, mais comme un architecte de long terme, réorientant les investissements, encadrant les nouvelles formes de création de valeur et arbitrant les tensions entre souveraineté et ouverture économique. Mais ce retour du dirigisme n’est pas sans risque : un interventionnisme mal calibré pourrait étouffer l’initiative individuelle et rigidifier des économies déjà fragilisées par la concentration des richesses et l’érosion de la productivité.</p>



<p>Dès lors, le véritable défi pour les économies du Sud comme du Nord n’est pas de choisir entre marché et État, mais d’inventer un modèle hybride, capable d’accompagner les transitions sans compromettre la dynamique entrepreneuriale.</p>



<p>Si les anciennes certitudes s’effondrent, une chose demeure : seuls les pays qui sauront anticiper et adapter leurs structures aux nouvelles réalités du XXIᵉ siècle émergeront comme les gagnants de cette ère de recomposition économique.</p>



<p>* <em>Economiste, banquier et financier.</em></p>
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		<title>Vers la fin de la domination du dollar américain ?</title>
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		<pubDate>Mon, 04 Apr 2022 10:11:05 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Hier encore impensable, la fin de la domination du dollar états-unien sur l&#8217;économie mondiale n&#8217;est plus considérée comme une idée saugrenue. Cette mutation historique pourrait même être l&#8217;une des conséquences du bouleversement géostratégique provoqué par la guerre russo-ukrainienne qui se déroule actuellement. Par Habib Glenza Suite au «gel» de 300 milliards de dollars de réserves...</p>
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<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/04/Dollar-Brule.jpg" alt="" class="wp-image-386417"/></figure></div>



<p><strong><em>Hier encore impensable, la fin de la domination du dollar états-unien sur l&rsquo;économie mondiale n&rsquo;est plus considérée comme une idée saugrenue. Cette mutation historique pourrait même être l&rsquo;une des conséquences du bouleversement géostratégique provoqué par la guerre russo-ukrainienne qui se déroule actuellement.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Habib Glenza</strong></p>



<span id="more-386412"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/05/Habib-Glenza.jpg" alt="" class="wp-image-155577"/></figure></div>



<p>Suite au<em> «gel»</em> de 300 milliards de dollars de réserves russes placées dans les pays occidentaux, Vladimir Poutine a annoncé une mesure de rétorsion sans précédent. Désormais, les importations de gaz ou de pétrole russe par les pays occidentaux ne pourront plus être réglées en dollars ou en euros, mais obligatoirement en roubles ou en yuans chinois.</p>



<p>Si cette décision venait à se concrétiser et à se généraliser, puis à être imitée par d&rsquo;autres pays comme les Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) ou les pays pétroliers du Golfe, le dollar pourrait perdre sa domination et l&rsquo;euro exploser.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un bouleversement historique </h2>



<p>Nous vivons peut-être un bouleversement historique et la fin du système financier international datant de la seconde guerre mondiale.</p>



<p>Au bout du compte, c&rsquo;est la domination des pays occidentaux sur le monde, et le niveau de vie de leurs habitants, qui risquent de subir un coup.</p>



<p>Le conflit russo-ukrainien va marquer la fin de la domination du dollar américain, au profit du rouble russe, du yuan chinois ou encore de la roupie indienne. En effet la Chine, l&rsquo;Inde et plusieurs autres pays ont décidé d&rsquo;opter, pour le paiement des matières qu&rsquo;ils importent, en monnaie locale, pour éviter d&rsquo;éventuelles sanctions économiques comme le gel de leurs avoirs dans les pays occidentaux. Et si l&rsquo;Arabie Saoudite, l&rsquo;Iran, l&rsquo;Algérie, le Venezuela, le Nigeria et d&rsquo;autres fournisseurs de pétrole décident d&rsquo;exiger le paiement des livraisons des énergies en monnaies locales, l&rsquo;effondrement du dollar serait immédiat, par conséquent les Etats-Unis ne seront plus capables de payer les dividendes de leur dette colossale. Et le dollar subira le même sort que la livre sterling dans les années 1940.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une nouvelle alliance stratégique </h2>



<p>Le conflit russo-ukrainien va également déboucher sur la naissance d&rsquo;une nouvelle alliance stratégique entre les pays du Brics et leurs alliés (Iran, Syrie, Irak, Corée du Nord), pour contrer et affaiblir les pays occidentaux et leurs alliés (Australie, Japon, Corée du Sud).</p>



<p>Désormais, l&rsquo;Inde et la chine sont des alliés stratégiques de la Russie malgré la pression des Etats-Unis et l&rsquo;alliance des pays du Brics risque de faire très mal aux Occidentaux. Ces pays pourraient aussi chercher à créer une alliance militaire pareille à l&rsquo;Otan pour contrer les visées impérialistes des Américains et de leurs alliés.</p>



<p>Ce retournement de situation, inattendu il y a seulement quelques mois, est dû à l&rsquo;arrogance d&rsquo;un Occident présomptueux qui croit pouvoir continuer à dominer les autres peuples comme au bon vieux temps de la colonisation.</p>
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		<title>Rapport du FMI : La reprise en Tunisie sera plus lente qu’ailleurs</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 07 Apr 2021 08:07:03 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[campagne de vaccination]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Fonds monétaire international (FMI) a publié hier, mardi 6 avril 2021, un rapport intitulé ‘‘World Economic Outlook : Managing divergent recoveries’’ (Perspectives de l’économie mondiale: gérer des reprises divergentes). Le rapport comporte de nombreuses données, entre autres sur la Tunisie, son environnement et ses partenaires. Plutôt inquiétantes… Le rapport jette un regard dans le...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/04/07/rapport-du-fmi-la-reprise-en-tunisie-sera-plus-lente-quailleurs/">Rapport du FMI : La reprise en Tunisie sera plus lente qu’ailleurs</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/04/Rapport-FMI.jpg" alt="" class="wp-image-344479"/></figure>



<p><strong><em>Le Fonds monétaire international (FMI) a publié hier, mardi 6 avril 2021, un <a href="https://www.imf.org/en/Publications/WEO/Issues/2021/03/23/world-economic-outlook-april-2021" target="_blank" aria-label="undefined (s’ouvre dans un nouvel onglet)" rel="noreferrer noopener">rapport intitulé ‘‘World Economic Outlook : Managing divergent recoveries’’ </a>(Perspectives de l’économie mondiale: gérer des reprises divergentes). Le rapport comporte de nombreuses données, entre autres sur la Tunisie, son environnement et ses partenaires. Plutôt inquiétantes…</em></strong></p>



<span id="more-344478"></span>



<p>Le rapport jette un regard dans le rétroviseur et fait des projections pour les 3 ans à venir…</p>



<p>Pour la Tunisie, les perspectives ne sont malheureusement pas bonnes. La croissance y sera certes positive, mais asthénique, et en tout cas deux fois moins forte qu’au Maroc, par exemple.</p>



<p>L’inflation sera de retour et frôlera de nouveau les 7%; et les citoyens commencent déjà, à l’approche du ramadan, à ressentir les effets de la hausse des prix sur leur pouvoir d’achat.</p>



<p>Avec la poursuite des hausses des salaires dans la fonction publique pour plusieurs corps de métiers, les déficits publics continueront de se creuser et d’augmenter les besoins de financements extérieurs de l’Etat, dont la notation souveraine a été dégradée 8 fois en 10 ans.</p>



<p>Pour ne rien arranger, le rapport précise que les pays les mieux vaccinés tireront mieux leur épingle du jeu et s’en sortiront mieux en termes de croissance, et la Tunisie où la campagne de vaccination enregistre un retard certain ne fera donc pas partie du peloton de tête des meilleurs élèves de la classe.</p>



<p>Pire encore, le tourisme devant se déplacer dans les pays où les populations ont été les plus massivement vaccinées, on peut avoir de sérieuses inquiétudes concernant une hypothétique reprise de ce secteur vital pour l’économie tunisienne. En tout cas, cette reprise ne sera probablement pas pour cet été 2021, comme l’espèrent, sans trop oser le croire, les professionnels des voyages.</p>



<p>Bref, les Tunisiens n’en ont pas encore fini avec les mauvaises nouvelles, et la crise politique qui perdure, avec notamment un exécutif divisé et à couteaux tirés, et une confrontation ouverte entre la présidence de la république et le parlement, ne présage rien de bon.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>



<p><strong><em><a href="https://www.imf.org/en/Publications/WEO/Issues/2021/03/23/world-economic-outlook-april-2021" target="_blank" aria-label="undefined (s’ouvre dans un nouvel onglet)" rel="noreferrer noopener">Pour lire le rapport (en anglais).</a></em></strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/04/07/rapport-du-fmi-la-reprise-en-tunisie-sera-plus-lente-quailleurs/">Rapport du FMI : La reprise en Tunisie sera plus lente qu’ailleurs</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>La grande crise de la Covid-19 et ses impacts sur l&#8217;économie mondiale (3-3) : Quid de mondialisation ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/08/16/la-grande-crise-de-la-covid-19-et-ses-impacts-sur-leconomie-mondiale-3-3-quid-de-mondialisation/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 16 Aug 2020 09:36:47 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Pour sauver le monde de la pandémie de la Covid-19, il a fallu sacrifier l’économie. Voilà la situation redoutable que les décideurs de tous les pays y compris la Tunisie ont à affronter. La crise engendrée par cette pandémie ne ressemble à aucune autre. Elle a commencé par un choc de l’offre – la production...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/08/16/la-grande-crise-de-la-covid-19-et-ses-impacts-sur-leconomie-mondiale-3-3-quid-de-mondialisation/">La grande crise de la Covid-19 et ses impacts sur l&rsquo;économie mondiale (3-3) : Quid de mondialisation ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/08/Mondialisation-Covid-19.jpg" alt="" class="wp-image-312225"/></figure>



<p><strong><em>Pour sauver le monde de la pandémie de la Covid-19, il a fallu sacrifier l’économie. Voilà la situation redoutable que les décideurs de tous les pays y compris la Tunisie ont à affronter. La crise engendrée par cette pandémie ne ressemble à aucune autre. Elle a commencé par un choc de l’offre – la production a chuté alors que les travailleurs restaient chez eux – et a été suivi d’un choc de la demande alors que les revenus diminuaient. Cela aura des conséquences dont l’ampleur n’est pas encore évaluée. Peut-on espérer des réformes profondes qui conduiraient à un nouvel ordre international plus inclusif, coopératif et stable ?</em></strong></p>



<p>Par <strong>Ezzeddine Larbi</strong> *</p>



<span id="more-312223"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/08/Ezzeddine-Larbi.jpg" alt="" class="wp-image-311579"/></figure></div>



<p>La crise de Covid-19 soulève la question de savoir si la mondialisation a atteint son apogée. Les deux dernières décennies ont été impactées par deux chocs d’offre positifs à savoir la mondialisation et la technologie. Maintenant, la mondialisation va devenir dé-globalisation (protectionnisme et fragmentation) donc un choc négatif et la technologie ne sera plus la même : la rivalité stratégique entre la Chine et les États-Unis et les guerres commerciales sont à l&rsquo;origine de ces tendances. Et cette prédiction de la dé-globalisation est elle-même ancrée dans l&rsquo;idée que les États-Unis et la Chine sont enfermés dans un piège de Thucydide, dans lequel les tensions géopolitiques entre une puissance dominante et montante vont submerger.</p>



<p>La rivalité stratégique sur la technologie 5G entre les États-Unis et la Chine confronte les pays à un choix entre les deux superpuissances : la 5G non chinois coûterait 50% plus cher. C’est l’âge de <em>«Splinternet»</em>, internet fragmenté, qui peut entraîner la détérioration des régimes démocratiques, des marchés libres et ouvert et davantage de corruption.</p>



<p>La pandémie accélérera probablement la pression pour localiser les industries stratégiques telles que la production pharmaceutique, l’agro-industrie et la technologie.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Améliorer l’environnement commercial et poursuivre l’intégration régionale</h3>



<p>Pour profiter de l’opportunité offerte par la délocalisation, les pays du Moyen-Orient et d’Afrique devraient à la fois améliorer leur environnement commercial et poursuivre l’intégration régionale. Ils doivent régionaliser leurs programmes de concurrence et de réglementation. Ils pourraient également envisager un régulateur numérique régional. Ce serait difficile politiquement mais cela en valait la peine. Les régulateurs régionaux ont les meilleures chances de libérer le plein potentiel des pays en développement.</p>



<p>La réponse numérique au travail à domicile résultant de la pandémie a été impressionnante dans les économies avancées, mais également dans les pays en développement. Pourtant, la mauvaise qualité d&rsquo;Internet dans les pays en développement risque d’accentuer la fracture numérique.</p>



<p>Encore une fois, la pandémie a accéléré les tendances vers les petits détaillants vendant en ligne, l’apprentissage à distance, la vidéoconférence, le streaming vidéo et les jeux.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Qu’en est-il des perspectives de l’économie mondiale ?</h3>



<p>La récession due à la pandémie du coronavirus sera suivie d’une reprise terne. Les marchés financiers voient manifestement un avenir beaucoup plus radieux. Comme mentionné, il y a une relance monétaire massive et une relance budgétaire massive dans les pays développés. Les gens s’attendent à ce que les nouvelles de la contagion s’améliorent et qu’il y ait un vaccin à un moment donné. Et il y a un élément «<em>FOMO</em>» [peur de rater]. Il y a des millions de nouveaux comptes en ligne – des chômeurs assis à la maison faisant du day-trading – et ils jouent essentiellement sur le marché sur la base du sentiment pur.</p>



<p>À mon avis, il y aura une correction significative une fois que les gens se rendront compte que la reprise sera en forme de U pour ne pas dire W ou L alors que les marchés financiers semblent envisager une reprise en forme de V.</p>



<p>La délocalisation ne ramènera pas réellement des emplois, mais accélérera seulement l&rsquo;automatisation, tout en créant de nouveaux emplois. Le travail par les robots, l’automatisation, et l’intelligence artificielle entraîneront une augmentation de la productivité avec des bénéfices supérieurs.</p>



<p>Le marché, tel qu’il est actuellement ordonné, va rendre le capital plus fort et le travail plus faible. Donc, pour changer cela, il faut investir dans les employés. Donnez-leur une éducation, un filet de sécurité sociale – donc s’ils perdent leur emploi à cause d’un choc économique ou technologique, ils reçoivent gratuitement une formation professionnelle, des allocations chômage, des prestations sociales, des soins de santé. Sinon, les tendances du marché vont impliquer davantage d’inégalités de revenu et de richesse. Beaucoup peut être fait pour le rééquilibrer.</p>



<p>Le monde a besoin d’un leadership mondial afin d’étendre les ressources nécessaires aux pays qui en ont le plus besoin. Ce leadership doit venir des deux plus grands du monde – Chine et Etats-Unis. Les deux puissances doivent «prendre les devants» et assurer le leadership mondial à un moment où les pays les plus pauvres du monde sont en difficulté à cause de la pandémie.</p>



<p>Les élections présidentielles américaines de novembre pourront constituer le «tournant» lorsque les deux pays parviendront à un dialogue. J’espère que d’autres pays, les plus petites démocraties du monde, peuvent les pousser à se réunir dans une sorte de dialogue.</p>



<p>Ainsi, après des années très difficiles, voire de misère, nous espérons arriver à développer un ordre international plus inclusif, coopératif et stable. Toute fin heureuse suppose que nous trouvons un moyen de survivre aux temps difficiles à venir.</p>



<p>* <em>Professeur agrégé de sciences économiques à l’Université de Tunis; consultant principal auprès de la Banque Mondiale (BM) et de la Banque africaine de développement (BAD).</em></p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Précédents articles :</em></h4>



<figure class="wp-block-embed-wordpress wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
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</div></figure>



<figure class="wp-block-embed-wordpress wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="jWhzY70piH"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/08/12/la-grande-crise-de-la-covid-19-et-ses-impacts-sur-leconomie-mondiale-1-2/">La grande crise de la Covid-19 et ses impacts sur l&rsquo;économie mondiale (1-3)</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La grande crise de la Covid-19 et ses impacts sur l&rsquo;économie mondiale (1-3) » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/08/12/la-grande-crise-de-la-covid-19-et-ses-impacts-sur-leconomie-mondiale-1-2/embed/#?secret=pbYs0yPLfG#?secret=jWhzY70piH" data-secret="jWhzY70piH" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
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		<title>La grande crise de la Covid-19 et ses impacts sur l&#8217;économie mondiale (1-3)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Aug 2020 08:42:56 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pour sauver le monde de la pandémie de la Covid-19, il a fallu sacrifier l’économie. Voilà la situation redoutable que les décideurs de tous les pays y compris la Tunisie ont à affronter. La crise engendrée par cette pandémie ne ressemble à aucune autre. Elle a commencé par un choc de l’offre – la production...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/08/12/la-grande-crise-de-la-covid-19-et-ses-impacts-sur-leconomie-mondiale-1-2/">La grande crise de la Covid-19 et ses impacts sur l&rsquo;économie mondiale (1-3)</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/08/Covid-19-Recession.jpg" alt="" class="wp-image-311581"/></figure>



<p><strong><em>Pour sauver le monde de la pandémie de la Covid-19, il a fallu sacrifier l’économie. Voilà la situation redoutable que les décideurs de tous les pays y compris la Tunisie ont à affronter. La crise engendrée par cette pandémie ne ressemble à aucune autre. Elle a commencé par un choc de l’offre – la production a chuté alors que les travailleurs restaient chez eux – et a été suivi d’un choc de la demande alors que les revenus diminuaient.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Ezzeddine Larbi </strong>*</p>



<span id="more-311578"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/08/Ezzeddine-Larbi.jpg" alt="" class="wp-image-311579"/></figure></div>



<p>Bien que le bilan final soit encore incertain, la pandémie entraîne des contractions dans la plupart des pays avancés, des marchés émergents et des économies en développement. Plus de 12.000 milliards de dollars de perte cumulée prévue pour l’économie mondiale à cause du coronavirus. Elle aura également des effets durables sur la productivité du travail et la production potentielle. Les priorités immédiates des pouvoirs publics sont d’atténuer les coûts humains ainsi que les pertes économiques à court terme.</p>



<p>Pour l’heure, aucun pays n’échappe au pessimisme ambiant à commencer par la Chine, d’où est parti, fin 2019, le virus mortel. La croissance du géant asiatique ne sera que de 1%. L’activité économique dans les économies avancées devrait décliner de 8 % en 2020. Le PIB de la première puissance du monde va s’effondrer de 8%. La crise sanitaire va être encore plus dévastatrice pour les Etats-Unis, dépourvus de filet de sécurité sociale et malgré les gigantesques plans d’aide du gouvernement (quelque 3000 milliards de dollars).</p>



<p>Pour certains pays notamment en Europe, la contraction du produit intérieur brut est vertigineuse: -12,5% pour la France, -12,8% pour l’Espagne et l’Italie. Partout ailleurs dans le monde, des chiffres catastrophiques : -10,2% pour les pays de la zone euro et pour le Royaume-Uni, -9,4% dans la région d’Amérique latine et des Caraïbes, -8% en Afrique du Sud, -5,8% au Japon, -4,7% en Asie centrale ou encore -4,5% en Inde.</p>



<p>Les économies de la région Moyen Orient &#8211; Afriue du nord (MENA) vont se contracter en moyenne de 5,7%, en 2020. Le PIB de la Tunisie va baisser, selon les estimations officielles, d’au moins 7% et le chômage atteindra les 22% selon le ministère de l’Emploi.</p>



<p>Le groupe des pays émergents et en développement devrait connaître une contraction de son PIB de 3% en 2020. Il en résultera une diminution de 3,6% des revenus par habitant, ce qui fera basculer des millions de personnes dans l’extrême pauvreté cette année, et compromettra les progrès considérables qui ont été accomplis en matière de réduction de l’extrême pauvreté dans le monde depuis les années 90.</p>



<p>Un degré élevé d’incertitude entoure ces prévisions, alors que l&rsquo;épidémie n’est pas terminée et que des foyers resurgissent de nouveau là où elle semblait endiguée. Les perspectives sont très incertaines, et dominées par des risques de détérioration, dont notamment une pandémie plus longue qu’anticipé, un désordre financier durable et un affaiblissement du commerce mondial et des chaînes d’approvisionnement. Les pays les plus vulnérables sont ceux dont les systèmes de santé sont défaillants, qui sont tributaires des exportations de produits de base et qui sont grevées par des niveaux élevés de dette souveraine et d’endettement des entreprises.</p>



<p>La crise de la Covid-19 est une crise de préparation ou de manque de préparation en matière de capacités sanitaires, administratives et stratégiques. Elle a mis en évidence d’autres failles sociales et économiques dans les économies avancées et en développement. Il existe notamment deux lignes de faille qui sont particulièrement importantes pour les pays en développement notamment du Moyen-Orient et d’Afrique:</p>



<p><strong>1- Le dédoublement des marchés du travail à la polarisation</strong> : la plupart des travailleurs des pays en développement, y compris ceux du Moyen-Orient et d’Afrique, travaillent dans le secteur informel. Dans les économies avancées, la polarisation se situe entre les travailleurs hautement et peu qualifiés du secteur formel. À la suite des mesures de confinement, des tensions sont apparues dans les économies avancées, car les personnes peu qualifiées ne pouvaient pas travailler à distance et risquaient donc plus d’être mises à pied, licenciées ou exposées au virus sur le lieu de travail que les travailleurs hautement qualifiés qui pouvaient travailler plus facilement à domicile. Les mesures de confinement destinées à empêcher la propagation du virus ont ainsi accru la pauvreté et exacerbé les inégalités dans les économies en développement et avancées, même si les pays plus riches peuvent fournir plus de protection.</p>



<p><strong>2- La concurrence déloyale :</strong> de nombreux pays en développement, y compris ceux du Moyen-Orient et d’Afrique, souffrent à la fois du capitalisme de copinage et des grandes entreprises publiques (SOE) qui sont de grands employeurs. Les deux ont un accès démesuré aux marchés et au crédit, et évincent les petites et moyennes entreprises (PME), ce qui oblige une grande partie de la main-d’œuvre à entrer dans le secteur informel. De nombreuses entreprises publiques des pays en développement couvrent à peine le coût de leur dette et ont des capacités limitées. </p>



<p>Ces soi-disant <em>«entreprises zombies»</em> font qu’il est pratiquement impossible pour les économies d’innover pour sortir de la crise. Si les économies avancées partent d’un niveau de concurrence beaucoup plus élevé, elles affichent une baisse de la concurrence liée à la montée en puissance des géants du numérique et d’autres industries de réseau (Google, Apple, Facebook et Amazon).</p>



<p>La pandémie a touché les pays en développement par plusieurs canaux de transmission:</p>



<p><strong>&#8211; Perturbation du commerce et des chaînes d’approvisionnement mondiales : </strong>les inquiétudes concernant la sécurité d’accès aux principaux produits pharmaceutiques, équipements médicaux et aliments ont conduit à la thésaurisation, ce qui a créé des pénuries et une hausse des prix. Cela a conduit à des appels au rapatriement de la production d&rsquo;équipements clés.</p>



<p><strong>&#8211; Baisse du tourisme et des envois de fonds</strong> : la fermeture des frontières et les mesures de confinement ont limité la circulation des personnes. Une chute de 60 à 80% du nombre des touristes internationaux pour l’année 2020, avec des pertes pouvant atteindre au total 910 à 1 200 milliards de dollars avec la mise en danger de 100 à 120 millions d’emplois directs dans le tourisme. Les envois de fonds devraient chuter de 20% en 2020. Pour certains pays, dont certains au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, le tourisme peut être important. C’était l’équivalent de 25% des exportations en Égypte, 41% en Jordanie en 2018, et 30% en Tunisie.</p>



<p><strong>&#8211; Sorties de capitaux et instabilité financière</strong> : le capital a fui de nombreux pays en développement pour ce que les investisseurs considèrent comme des actifs plus sûrs dans les économies avancées. Les investissements directs étrangers (IDE) ont également chuté, reflétant la méfiance des investisseurs quant à l’avenir. Au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, les IDE de janvier à mai 2020 représentaient la moitié de ce qu’ils étaient pendant la même période en 2019.</p>



<p>La <em>«guerre»</em> au virus se déroule aussi sur le terrain de l’économie. Gouvernements et banques centrales sont montés au créneau pour soutenir les marchés ainsi que les entreprises. Les économies en développement et avancées ont eu recours à des mesures de politique budgétaire et monétaire non seulement pour financer la réponse sanitaire au virus, mais aussi pour prévenir un effondrement de la consommation et pour protéger le tissu économique – y compris les PME. Les politiques visent également à éviter le chômage de masse en subventionnant les employeurs qui maintiennent les travailleurs sur la liste des salariés.</p>



<p>La plupart des économies avancées ont utilisé des politiques fiscales et monétaires pour financer la réponse sanitaire, apporter un soulagement aux entreprises et aux particuliers et injecter des liquidités dans leurs systèmes financiers. Là où l&rsquo;inflation n’est pas un problème, la monnaie d’hélicoptère, essentiellement imprimée par une banque centrale, a été utilisée, tout comme l’assouplissement quantitatif et l’achat direct de dette souveraine par les banques centrales. Aux Etats-Unis, l’adoption en urgence d’un plan d’ampleur inédit —3000 milliards de dollars et 6000 milliards si l’on inclut les aides de la FED -Banque centrale.</p>



<p>Les pays en développement, sont confrontés à des contraintes massives sur leur capacité à faire tout ce qui est nécessaire pour arrêter la propagation du virus et apporter des secours à leur population – dont beaucoup travaillent dans le secteur informel. De plus, les pauvres des pays en développement sont touchés de manière disproportionnée par les maladies infectieuses, de sorte que la nécessité d&rsquo;une intervention gouvernementale n’est pas seulement pour l’efficacité, mais aussi pour l’équité.</p>



<p>Pour financer les efforts visant à contenir le virus, les moyens tels que l’augmentation des impôts, l’impression d’argent ou l’emprunt sont limités dans les économies en développement. En raison des coûts d’emprunt prohibitifs auxquels la plupart des pays en développement sont confrontés sur les marchés internationaux et du niveau déjà élevé de la dette libellée en devises étrangères, la communauté internationale joue un rôle essentiel.</p>



<p>Le FMI se dit d’ailleurs prêt à utiliser sa capacité de prêt de 1 000 milliards de dollars pour aider ses pays membres, en particulier les pays en développement à faible revenu. Plus de 90 pays en développement et à faible revenu ont sollicité et obtenu un financement d’urgence auprès du FMI. Le Groupe de la Banque mondiale prévoit par ailleurs de déployer jusqu’à 160 milliards de dollars au cours des 15 prochains mois en vue de soutenir l’adoption de mesures qui aideront les pays à affronter les conséquences immédiates de la pandémie de Covid-19 et favoriser le redressement de l’économie.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>A suivre : Partie II &#8211; Quid de la Tunisie ?</strong></p>



<p><em>* Professeur agrégé de sciences économiques à l’Université de Tunis ; consultant principal auprès de la Banque Mondiale (BM) et de la Banque africaine de développement (BAD). Ancien économiste principal et économiste en chef à la BM et à la BAD chargé de la gouvernance et des réformes économiques et financières.</em></p>
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		<title>Le pétrole à zéro dollar : L’économie mondiale flanquée par terre par le Covid-19</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Apr 2020 08:47:18 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Pris en tenailles entre une spéculation active et une récession mondiale qui s’annonce plus sévère que jamais, les prix du pétrole ont mordu la poussière augurant des jours sombres pour les producteurs. Par Hassen Zenati Il fallait se frotter les yeux à plusieurs reprises pour y croire : lundi soir, 20 avril 2020, sur le...</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/04/Petrole-Corona.jpg" alt="" class="wp-image-295450"/></figure>



<p><strong><em>Pris en tenailles entre une spéculation active et une récession mondiale qui s’annonce plus sévère que jamais, les prix du pétrole ont mordu la poussière augurant des jours sombres pour les producteurs.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Hassen Zenati</strong></p>



<span id="more-295449"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/11/Hassen-Zenati-2.jpg" alt="" class="wp-image-253792"/></figure></div>



<p>Il fallait se frotter les yeux à plusieurs reprises pour y croire : lundi soir, 20 avril 2020, sur le marché américain, les producteurs couraient à perdre haleine derrière les acheteurs capricieux pour placer leur pétrole, leur offrant jusqu’à 37 dollars par baril à la clôture (livraison mai) pour le prendre en stock.</p>



<p>Il faut imaginer un automobiliste au passage dans une pompe, effectuant son plein de carburant et se faisant payer sa provision par le pompiste ! C’est le monde à l’envers. On est dans l’irréel. La pandémie du coronavirus qui a déferlé sur le monde, y semant un chaos à peine descriptible, n’a pas fini d’étonner et d’inquiéter le monde stupéfait.</p>



<p>Les prix se sont certes ressaisis peu de temps après, remontant à un peu plus d’un dollar le baril environ, soit à un niveau inférieur à celui d’avant le premier choc pétrolier de 1970-73, en attendant le round d’après. Car ces variations erratiques, au gré des incertitudes politiques et économiques, font l’affaire des spéculateurs qui entendent bien faire leur miel de la crise sanitaire mondiale.</p>



<p>Ce qui s’est passé lundi soir aux Etats-Unis n’est cependant qu’un épisode relativement mineur de la grave crise pétrolière qui ébranle le monde.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Une panne quasi-totale de l’économie américaine</h3>



<p>L’effondrement ne concerne que le prix du brut texan (WTI), référence du marché américain. Il encaisse de plein fouet la panne quasi-totale de l’économie américaine en raison du confinement dû au coronavirus : arrêt des entreprises et prolifération du nombre de chômeurs, chute brutale de la consommation, effondrement de la demande domestique de carburants.</p>



<p>Plus de vingt deux millions de salariés ont déjà perdu leur emploi et le flux est loin de se tarir : il est relativement facile de licencier aux Etats-Unis et le système social est l’un de ceux qui protègent le moins les salariés mis à la porte. C’est du jamais vu depuis 1929, dans un pays qui affichait en janvier une santé insolente, avec un taux de chômage à 3,5%, au plus bas depuis 50 ans. Sur les écrans de télévision, des images filmées d’hélicoptère tournent en boucle montrant d’interminables files d’attente de nouveaux chômeurs prenant leur mal en patience pour récupérer un peu de nourriture.</p>



<p>L’autre référence du marché pétrolier, le Brent de la mer du Nord, qui reste la boussole mondiale, n’a dévissé que de 6% lundi, refusant de suivre son homologue américain dans les abysses. Il se situait autour de 26 dollars le baril, contre 65-68 dollars en janvier.</p>



<p>Pour les experts, l’écart entre les deux bruts est beaucoup trop important pour perdurer. Il s’explique par l’effondrement de la demande mondiale, bien sûr, mais aussi par la saturation des capacités de stockage aux Etats-Unis. Plus un zeste de spéculation de la part des producteurs et des traders, chacun essayant de capter le maximum de la rente après le dernier accord de réduction de la production (moins 10 millions de barils/jour) entre l’Arabie saoudite et la Russie au sein de l’Opep+, mais qui ne prendra effet que le 1er mai prochain, ce qui laisse une marge pour la spéculation. Les plus optimistes tablent sur un ré-alignement des deux pétroles (Brent et WTI) autour du mois de juin.</p>



<p>Les économies mis à terre par le virus mettront du temps à se remettre<br>Après les premières mesures de dé-confinement en Chine, en Allemagne, et bientôt en Europe du Sud et aux Etats-Unis, la demande est appelée à repartir, en effet, mais sans doute pas au rythme soutenu qui était le sien avant la pandémie. Les économies flanquées par terre par le virus mettront beaucoup de temps à se remettre. Les uns parlent de la fin de 2021, mais d’autres se donnent des horizons plus lointains encore.</p>



<p>Sur le marché pétrolier, les Etats-Unis sont devenus ces dernières années les <em>«maîtres des horloges»</em> : premiers producteurs mondiaux (13 millions de barils jour) grâce au pétrole de schiste, ils sont devenus aussi un grand exportateur depuis que Barak Obama a ouvert les vannes de l’exportation devant les producteurs américains, fermées par ses prédécesseurs. De ce fait, ils tiennent les deux bouts du marché, sur lequel ils ne sont pas loin de faire la pluie et le beau temps.</p>



<p>Dans les mornes conditions économiques actuelles, les prix du pétrole n’ont aucune chance de franchir les cinquante dollars le baril, soit trois fois moins que le niveau qu’elles se préparaient à franchir en 2014, avant une première vague de reculs provoquée par la contraction de l’économie mondiale.</p>



<p>Avec deux conséquences prévisibles. La première : une chute importante des investissements des compagnies productrices multinationales, qui tablaient sur des prix élevés afin de poursuivre leur exploration, en usant de technologies de plus en plus sophistiquées et coûteuses pour aller en profondeur dans les gisements. La deuxième : l’appauvrissement des pays producteurs les plus peuplés, qui devront renoncer à leurs politiques sociales généreuses, au risque d’un retour de bâton parmi les populations assistées.</p>
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		<title>Le marché pétrolier s’effondre, l’économie mondiale broie du noir</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Mar 2020 09:00:21 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Emportés par le déséquilibre croissant entre une offre surabondante et une demande en berne, les cours du pétrole brut, sévèrement bousculés par la propagation du coronavirus, accentuent leur chute et le baril de Brent tombe au plus bas depuis février 2016. Il descendra bientôt sous le seuil de 30 dollars. Ce recul du prix du...</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/03/Crise-mondiale.jpg" alt="" class="wp-image-288941"/></figure>



<p><strong><em> Emportés par le déséquilibre croissant entre une offre surabondante et une demande en berne, les cours du pétrole brut, sévèrement bousculés par la propagation du coronavirus, accentuent leur chute et le baril de Brent tombe au plus bas depuis février 2016. Il descendra bientôt sous le seuil de 30 dollars. Ce recul du prix du pétrole s’accompagne sans tarder de l’effondrement des bourses, qui ont toutes viré au rouge. En attendant des jours sombres… </em></strong></p>



<p> Par <strong>Hassen Zenati</strong></p>



<span id="more-288936"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/11/Hassen-Zenati-2.jpg" alt="" class="wp-image-253792"/></figure></div>



<p> Le monde des affaires broie du noir. À 65 dollars le baril de pétrole ces derniers mois, il respirait mal. À 20 dollars le baril d’ici l’été, comme n’hésitent plus à le prévoir des experts passablement pessimistes, il risque d’étouffer. En effet, si à la pompe les prix ont toutes les chances de battre des records à la baisse, à la grande satisfaction des automobilistes, les sociétés productrices, qui ont investi longtemps à l’avance dans l’exploration et la production, anticipant des prix relativement hauts, risquent de ne plus rentrer dans leurs frais et d’accumuler les pertes. </p>



<p> Les producteurs, vivant souvent sur la seule ressource pétrolière pour couvrir leurs besoins, verront, la boule au ventre, s’assécher leurs réserves en devises, ce qui risque de les mettre devant des obligations sociales de plus en plus contraignantes.</p>



<p> Le tableau très sombre du marché pétrolier et de la croissance mondiale<br> Vingt quatre heures après le scénario noir du lundi noir, 9 mars 2020, et malgré un rebond technique le lendemain, qui n’a pas effacé les pertes gigantesques de la veille, loin de là, les analystes continuent à peindre un tableau très sombre du marché pétrolier et de la croissance mondiale. Ils soutiennent que la  baisse va s’inscrire dans la durée pour deux raisons complémentaires au moins.</p>



<p> La première est que l’offre de pétrole constatée depuis plusieurs mois déjà sur les marchés, du fait des facilités accordées par Donald Trump aux producteurs américains de gaz de schiste, qui se sont empressés d’actionner frénétiquement les pompages, sera difficile à éponger à court terme. Les Etats-Unis sont devenus autosuffisants. Ils se positionnent même en exportateurs, le cas échéant, lorsqu’ils veulent peser sur les cours.</p>



<p> Deuxième raison : alors que le marché semblait retrouver ces derniers mois les chemins salutaires de l’équilibre autour de 70 dollars le baril, le coronavirus est venu brutalement brouiller, sinon bouleverser la donne, en mettant pratiquement à l’arrêt les grandes économies mondiales et  en comprimant de ce fait la demande d’énergie. </p>



<p> Très peu de temps après la décision radicale de l’Italie, après la Chine, de mettre en<em> «quarantaine» </em>d’abord le nord du pays, son poumon économique, puis le pays tout entier passé au rouge, un vent de panique s’est mis à souffler sur le monde de la finance. Les cours du pétrole se sont effondrés de 25% sur les places asiatiques, s’affichant à 35 dollars de baril, pour le brut américain. Il dégringolait à 34 dollars pour le Brent de la Mer du Nord sur les places européennes. La baisse suivait une première perte de 9% par baril. Et ce n’est qu’un début : la banque Goldman Sachs, très investie sur les marchés pétroliers, pronostique un baril à 20 dollars à terme. Aucun <em>«gourou» </em>ne l’avait prévu.</p>



<h3 class="wp-block-heading"> L’abondance du pétrole de schiste est devenue le maître du jeu pétrolier</h3>



<p> Cependant au-delà des variations de ces données physiques et de marché, on assiste à une partie politique serrée de billard à trois bandes entre l’Arabie Saoudite et la Russie, sous l’arbitrage lointain de l’incontournable Donald Trump, qui, depuis que son pays dispose de pétrole de schiste en abondance, est devenu le maître du jeu pétrolier.</p>



<p> Premier temps : les producteurs de l’Organisation des pays producteurs de pétrole (OPEP), inquiets des effets du coronavirus sur la croissance mondiale et, par ricochet, la demande de pétrole, décident de proposer aux producteurs non-OPEP une réduction volontaire de leur production à hauteur de 1,5 millions de barils-jour, répartie selon les clés habituelles de l’ancien Cartel. Mais la Russie, deuxième producteur mondial, refuse la proposition et la réunion tourne illico presto au fiasco. Moscou explique que le maintien artificiel de prix élevés serait à l’avantage du pétrole de schiste américain, dont elle ne veut pas encourager la production.</p>



<p> Deuxième temps de ce drame planétaire qui s’est noué en quelques heures : prenant acte du refus de la Russie, l’Arabie Saoudite fait immédiatement volte face, entre dans l’arène et décide de changer brusquement de stratégie. Alors qu’elle vient de perdre un cinquième de ses exportations vers la Chine (20%), son premier client, à cause du coronavirus, elle déclenche une baisse unilatérale des prix, pour s’engager dans une politique sauvage de prise de parts de marché, au lieu de la politique de soutien des cours qu’elle a suivie jusqu’à présent. S’il a surpris ses partenaires de l’OPEP, son geste courroucé n’a nullement offusqué la Russie, alors qu’il était dirigé principalement contre elle. </p>



<h3 class="wp-block-heading"> Habile joueur d’échec, Poutine joue sur plusieurs fronts </h3>



<p> Par son refus de répondre à la demande de l’OPEP, dont il n&rsquo;est que la <em>«compagnon de route»</em>, sans en faire partie, Vladimir Poutine veut tabler sur ses importantes réserves de devises accumulées durant les trois dernières années, et la baisse relative de la part des hydrocarbures à la fois dans les exportations de son pays et dans ses ressources budgétaires. À condition que cela ne dure pas longtemps. Mais le pari est loin d’être gagné.</p>



<p> Pour la Russie, en effet, l’adversaire du moment est Donald Trump. Elle veut lui faire payer sa stratégie affichée de sabotage du projet de gazoduc reliant la Sibérie à l’Allemagne, le Nord Stream 2, et ses manœuvres hostiles pour faire tomber son allié vénézuélien soumis depuis des mois à une implacable pression de la part de Washington pour qu&rsquo;il lâche les rênes au profit de l’opposition libérale. </p>



<p> Pour Vladimir Poutine, le temps des complicités avec l’Arabie Saoudite, est révolu. Il estime avoir gagné la guerre en Syrie, s’être mis en bonne intelligence avec l’Iran, qu’il s’emploie à protéger contre un éventuel retour de bâton d’Israël ou de Washington, et en capacité de négocier directement avec Recep Tayyip Erdogan en Turquie, ennemi héréditaire des Saoudiens. En revanche, selon lui, Riyad a perdu la guerre du Yémen, et elle est engluée dans une guerre de succession, qui l’affaiblit à l’intérieur et la déconsidère sur le plan international. </p>



<h3 class="wp-block-heading"> L’Arabie saoudite, dans la tourmente, retient son souffle </h3>



<p> Alors que le pays vit dans une fébrile attente d’une échéance fatale : le décès du roi Salman (85 ans), l’un des derniers enfants encore vivants du roi Ibn Saoud, fondateur du Royaume en 1932, son fils Mohammed Ben Salman (MBS pour les intimes), prince-héritier en titre, a pris les devants en jetant en prison son oncle, soupçonné de chercher à remettre en cause l’ordre de succession, ainsi que d’autres membres de la famille royale, selon le<em> ‘‘Wall Street Journal’’</em> et le <em>‘‘New York Times’’</em>.</p>



<p> Depuis qu’il a été désigné par son père pour lui succéder directement, contrevenant ainsi à l’ancienne tradition établie de l’ordre de succession depuis le fondateur du Royaume, MBS, devenu l’homme fort du régime wahhabite, a étendu sa mainmise sur le pays en s’attaquant directement au puissant <em>«clan des princes»</em> qui lui faisait de l’ombre. Dès son avènement, il s’est employé à neutraliser un certain nombre d’oligarques, pris dans une gigantesque rafle, avant d&rsquo;être confinés dans un hôtel super-luxueux, jusqu’à ce qu’ils reconnaissent son pouvoir et avouent appartenir au «parti de la corruption». Beaucoup de ces anciens notables devenus<em> «otages»,</em> selon leurs proches, ne sont toujours pas autorisés à quitter le pays. Le nouveau coup de force s’inscrit dans le sillage du premier et tend à indiquer que MBS se sent plus fragile que jamais. Preuve supplémentaire de ses inquiétudes : prenant prétexte du coronavirus, MBS a mis en<em> «quarantaine» </em>la région de Qatif, peuplée à majorité de chiites, considérés par les sunnites saoudiens comme des <em>«ennemis mortels».</em></p>



<h3 class="wp-block-heading"> Dans cette partie serrée, Poutine a sans doute un coup d’avance</h3>



<p> Habile joueur d’échec, Vladimir Poutine tente de mettre à profit ces fragilités, accentuées par la chute des prix du pétrole, et les conséquences désastreuses pour les finances du Royaume de la guerre des prix déclenchée par MBS lui-même, dans un geste, semble-t-il, irraisonné : la bourse saoudienne a plongé, tandis que l’action de la compagnie pétrolière Aramco, coffre-fort du Royaume, introduite récemment en bourse, encaissait une baisse la ramenant en dessous de son prix d’introduction (8,5 dollars). Autour de Riyad ce sont toutes les autres bourses du Golfe: Koweït, Dubaï, qui trinquent à la même hauteur. Enfonçant le clou, le ministre russe de l’Energie Alexandre Novak soulignait récemment <em>«qu’à partir du 1er avril </em>(échéance du dernier accord de réduction de la production)<em>, ni l’OPEP ni les non-OPEP n’auront plus de restrictions»</em> de production à observer. </p>



<p> Face à une demande au plus bas, l’inondation du marché devrait signer une nouvelle dégringolade, peut-être  sans fin des prix. En plus d’entraver la capacité de l’OPEP de jouer le rôle de stabilisateur des prix du pétrole, la fin de l’entente russo-saoudienne risque d’accentuer la volatilité des prix du pétrole et de nourrir une plus grande instabilité géopolitique. </p>



<p> Dans la partie délicate qui est en train de se jouer au niveau mondial, Vladimir Poutine a sans doute un coup d’avance. Encore faut-il que dans cette course de fond, il puisse tenir la distance.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Article du même auteur dans Kapitalis :</h3>



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		<title>Le coronavirus fait peser le spectre d’une récession sur l’économie mondiale</title>
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		<pubDate>Tue, 17 Mar 2020 11:47:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Angela Merkel]]></category>
		<category><![CDATA[Christophe Ramaux]]></category>
		<category><![CDATA[Coronavirus]]></category>
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		<category><![CDATA[économie mondiale]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Coup de chaud sur les bourses. Coup de froid sur le pétrole. C’est la douche écossaise pour les Etats et les milieux d’affaires internationaux. La crise du coronavirus aura servi de révélateur aux limites du libéralisme effréné, mais le branle-bas de combat jurant avec la doxa néolibérale n’écartera pas la récession mondiale. Par Hassen Zenati...</p>
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<p><strong><em> Coup de chaud sur les bourses. Coup de froid sur le pétrole. C’est la douche écossaise pour les Etats et les milieux d’affaires internationaux. La crise du coronavirus aura servi de révélateur aux limites du libéralisme effréné, mais le branle-bas de combat jurant avec la doxa néolibérale n’écartera pas la récession mondiale</em></strong>. </p>



<p>Par <strong>Hassen Zenati</strong> </p>



<span id="more-288724"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/11/Hassen-Zenati-2.jpg" alt="" class="wp-image-253792"/></figure></div>



<p> Le président français Emmanuel Macron a tiré le premier. Prenant acte des dégâts majeurs du <em>«lundi noir» </em>des bourses en folie et de la chute libre des prix de pétrole, il a lancé au monde et à l’Europe en particulier une sorte de défi : <em>«Il faut faire face coûte que coûte»</em> à la crise économique qui se profile. <em>«Coûte que coûte»</em> : il l’a répété à trois reprises, en détachant les syllabes, dans une intervention solennelle, qu’il a voulue empreinte de gravité, ce qui n’a échappé à personne.</p>



<p> Au détour d’un paragraphe, il a même ponctué son propos de deux propositions iconoclastes par rapport aux thèses dominantes des <em>«reaganomics»</em> mises en application dès son élection en 1980 par Ronald Reagan aux Etats-Unis, suivi par Margareth Thatcher en Grande-Bretagne, devenant dans leur sillage la doxa officielle à l’échelle internationale, après avoir essaimé à travers le monde.</p>



<p> Les <em>«reaganomics»</em> étaient fondées sur le contrôle de la monnaie pour réduire l’inflation, des coupes claires dans les dépenses publiques (hormis les dépenses militaires) et une réduction massive des impôts et des charges au bénéfice des entreprises. Elles sonnaient le tocsin de l’Etat-providence sur lequel le monde vivait depuis la fin de deuxième guerre mondiale.</p>



<h3 class="wp-block-heading"> Les lois du marché bousculées par un virus</h3>



<p> Plus de quarante ans après ce coup de boutoir, qui se voulait mortel, Emmanuel Macron vient de le réhabiliter sans tapage excessif, mais avec une certaine gravité. Le coronavirus est passé par là.</p>



<p><em> «Ce que révèle d’ores et déjà cette pandémie, c’est que la santé gratuite, sans condition de revenus, de parcours ou de profession, notre État-providence, ne sont pas des coûts ou des charges, mais des biens précieux, des atouts indispensables quand le destin frappe. Ce que révèle cette pandémie, c’est qu’il est des biens et des services qui doivent être placés en dehors des lois du marché»</em>, a-t-il dit dans son intervention, qui devrait marquer, semble-t-il, un tournant dans sa politique économique. Il a aussi, sans trop s’attarder, cependant, parlé de <em>«ruptures»</em> à attendre dans la conduite des affaires économiques du pays.</p>



<p> La première de ces ruptures est de se libérer définitivement du carcan des fameux 3% de déficit budgétaire, ainsi que du ratio de 60% dette/PIB que les Etats de l’Union Européenne (UE) doivent observer en toutes circonstances, mais qu’ils ne sont qu’une minorité à respecter. </p>



<p> Parmi les dispositions prévues par Paris pour soutenir la croissance flageolante, une aide massive de soutien aux salariés contraints au chômage partiel (technique), un soutien au travail à distance, le télétravail, le rééchelonnement des dettes fiscales et sociales des entreprises, voir leur annulation pure et simple, pour prévenir une hécatombe dans leur rang. </p>



<p> Libéral pur jus, le ministre de l’Economie et des finances, Bruno Le Maire, qui tient les cordons de la bourse, renchérit sans s’alarmer outre-mesure. <em>«Ces mesures coûteront des dizaines de milliards d’euros»</em>, dit-il calmement, lui qui en 2017, dans la ligne d’Emmanuel Macron, jugeait que la France était <em>«droguée à la dépense publique»</em>.</p>



<p> Ce changement de pied est interprété à gauche comme à un retour bienvenu au keynésianisme abhorré depuis quelques décennies, considéré comme dépassé. Le changement de ton est radical, en attendant un changement effectif de politique économique, estime Christophe Ramaux, chercheur à l’université Paris-I, membre du <em>think-tank</em> des Économistes atterrés. Il se félicite de ce qu’Emmanuel Macron fasse l’éloge de l’État-providence, des services publics, mais attend pour juger de savoir quelle va être l’ampleur et la profondeur du changement de cap. </p>



<p> Chercheuse de l’Institut du Développement, Fabienne Orsi, <em>«ose espérer que le discours d’Emmanuel Macron n’est pas purement démagogique». </em>Elle en <em>«attend des mesures concrètes, comme la hausse des salaires des soignants et des recrutements massifs pour les hôpitaux»</em>. Ces derniers observent depuis plus d’une année dans l’indifférence générale des autorités publiques, une sorte grève du zèle en réclamant en vain plus de personnels et plus de moyens notamment pour les urgences.</p>



<h3 class="wp-block-heading"> Les ultralibéraux dans leurs petits souliers </h3>



<p> Le patronat ne s’y est  pas trompé. Il a réagi avec agacement et multiplié les contre-feux. L’un des ses économistes les plus en vue, Emmanuel Jessua, directeur des études à l’institut de recherches Rexecode, appelle à la prudence. <em>«Ce qui est annoncé, ce sont des mesures exceptionnelles dans des circonstances exceptionnelles. Ce n’est pas un changement de paradigme, estime-t-il. On a un choc très important, avec un risque de récession qui nécessite des mesures d’urgence. Mais ces mesures n’ont pas vocation à être pérennes.»</em> Une fois la crise passée, il faudra revenir à une politique plus stricte, conforme à la doxa néolibérale et resserrer les boulons budgétaires, prévient-il.</p>



<p> En échos aux propos d’Emmanuel Macron, la chancelière allemande Angela Merkel, qui s’en tenait jusque-là mordicus à la stricte orthodoxie budgétaire, marque de fabrique de la politique économique allemande, a jeté du lest, suffisamment, selon le uns, très peu, selon d’autres, laissant entendre qu’elle pourrait ouvrir plus largement les vannes elle aussi en mettant une partie de ses énormes excédents budgétaires à la disposition de ses partenaire européens. </p>



<p> L’Italie, l’économie malade de l’Europe, pour par part, n’a attendu ni Macron ni Merkel pour s’affranchir des règles européennes. Elle a immédiatement dégagé 25 milliards d’euros de soutien à l’économie et s’est imposé un traitement <em>«à la chinoise»</em> pour tenter de stopper l’épidémie. Tous les autres pays européens ont mobilisé les cagnottes à leur disposition pour aider leurs entreprises et demandé à leurs banques d’ouvrir le plus largement possible les vannes du crédit.</p>



<h3 class="wp-block-heading"> Une longue «pause» forcée pour les économies du monde</h3>



<p> Car, au delà des propos lénifiants et des jeux de rôles entre partenaires sociaux dans chaque pays, c’est la croissance européenne et mondiale qui est en jeu. Appréhendant l’avenir immédiat, de nombreux économistes libéraux, malgré leurs réticences anciennes, estiment désormais <em>«tout à fait légitime de mettre le monde en récession pendant quelque temps»</em> pour limiter au maximum l’épidémie de coronavirus.</p>



<p> Nicolas Bouzou, proche des cercles macroniens, qualifie les dépenses colossales qu’implique la lutte contre cette épidémie<em> «d’investissements justifiés». «On a la récession. On ne va pas se mentir. Il y a des mesures très puissantes qui sont prises en ce moment, mais la récession on l’aura, et elle est justifiée»,</em> martèle-t-il avec un penchant vers le paradoxe. Même avec autant de moyens, il n’attend pas de reprise avant septembre, lorsque les entreprises auront retrouvé un niveau d’activité plus soutenu, et que les salariés seront revenus au travail après une longue<em> «pause»</em> forcée pour prévenir le virus ravageur, après s’être assurés qu’il n’y aura pas de nouvelles contaminations en vue.</p>



<p> On en est loin. Depuis quelques semaines, l’économie mondiale est grippée : production, transport, services tout est en panne, sinon totalement du moins partiellement, avec des taux d’arrêt de l’activité touchant souvent 60%. L’arrêt des chaînes de valeur établies laborieusement depuis une trentaine d’année en Chine, devenue <em>«l’atelier du monde»</em> a entraîné par ricochet l’arrêt ou le ralentissement de chaînes de production en Europe et en Amérique, avec des conséquences inévitables sur l’emploi, l’investissement, le pouvoir d’achat. S’y ajoutent sur le plan intérieur les restrictions au déplacement, la fermeture des restaurants, des cafés, des cinémas, des théâtres, l’annulation de tous les autres spectacles et le report des sorties touristiques. </p>



<p> Au total, ce sont les trois <em>«moteurs»</em> de l’économie : investissements, consommation, exportation qui souffrent. Le virus rebelle, sans vaccin ni remède connus pour l’instant, impose aux économies du monde une guerre sans précédent, disent les experts. L’explosion de la dette publique et du budget auront <em>«un coût moins important, à terme, que l’inaction»</em>, ajoutent-ils.</p>



<h3 class="wp-block-heading"> Une économie mondiale sur une poudrière</h3>



<p> La <em>«guerre des prix»</em> du pétrole entre la Russie et l’Arabie Saoudite, sous l’arbitrage discret des Etats-Unis, n’a fait qu’assombrir l’horizon d’une économie mondiale vivant depuis plusieurs années sur une poudrière, du fait des bulles financières successives et des conflits géopolitiques à répétition. Le brut a connu une semaine noire début mars, plongeant à plus de 25%, avant de se reprendre en fin de semaine. Il aura perdu au total 20% au moins face à une demande atone que la récession mondiale n’est pas près de tirer vers le haut. </p>



<p> En outre, les opérateurs de marché ne voient, toujours se rapprocher de la table de négociation les deux principaux protagonistes, Riyad et Moscou, de cette <em>«guerre des prix»</em> inédites aux objectifs divergents. Washington est menacée elle même de basculer en récession, après avoir arboré depuis deux ans les meilleurs taux de croissance et les meilleurs taux d’emploi depuis des décennies, malgré les baisses de taux arrachées par l’exécutif à la Réserve fédérale et les mesures de relance décidées par Donald Trump en faveur des entreprises. </p>



<p> Du succès de ces mesures dépendra en effet sa réélection en nombre prochain pour un nouveau mandat présidentiel. Parti pour être élu dans un fauteuil il y a trois mois, il doit désormais ramer dur s’il veut atteindre le rivage. </p>



<h3 class="wp-block-heading">Articles du même auteur dans Kapitalis : </h3>



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