<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des El Borma - Kapitalis</title>
	<atom:link href="https://kapitalis.com/tunisie/tag/el-borma-2/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://kapitalis.com/tunisie/tag/el-borma-2/</link>
	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
	<lastBuildDate>Tue, 18 Aug 2026 11:40:37 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=7.1</generator>

<image>
	<url>https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/cropped-Logo-Kapitalis-32x32.png</url>
	<title>Archives des El Borma - Kapitalis</title>
	<link>https://kapitalis.com/tunisie/tag/el-borma-2/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Tunisie &#8211; Algérie &#124; Le grand reniement de l’été 1962</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/18/tunisie-algerie-le-grand-reniement-de-lete-1962/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/18/tunisie-algerie-le-grand-reniement-de-lete-1962/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Aug 2026 11:40:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[armée des frontières]]></category>
		<category><![CDATA[Borne 233]]></category>
		<category><![CDATA[El Borma]]></category>
		<category><![CDATA[Elyes Kasri]]></category>
		<category><![CDATA[Ferhat Abbas]]></category>
		<category><![CDATA[FLN]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[frontières coloniales]]></category>
		<category><![CDATA[GPRA]]></category>
		<category><![CDATA[Habib Bouguiba]]></category>
		<category><![CDATA[Houari Boumédiène]]></category>
		<category><![CDATA[Mohammed Harbi]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=19458401</guid>

					<description><![CDATA[<p>Comment l’«armée algérienne des frontières», logée et nourrie par la Tunisie, s'est retournée contre son hôte dès l’indépendance algérienne, en 1962. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/18/tunisie-algerie-le-grand-reniement-de-lete-1962/">Tunisie &#8211; Algérie | Le grand reniement de l’été 1962</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Comment l’«armée algérienne des frontières», logée et nourrie par la Tunisie, a retourné ses armes contre son hôte dès l’indépendance algérienne, acquise en 1962. Ce rappel historique ne cherche pas à enfoncer un coin entre deux pays «frères, amis et voisins», comme on dit habituellement, et qui ont appris, au fil des décennies, à coopérer dans le respect de leurs intérêts mutuels, mais à maintenir présent à l’esprit des faits qui ne doivent jamais être oubliés ou passés sous silence au prétexte de ne pas remuer l’eau stagnante du conformisme. </em></strong><em>(Photo: Combattants de l&rsquo;ALN à Ghardimaou en Tunisie en mars 1962).</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Elyes Kasri</strong> *</p>



<span id="more-19458401"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/06/Elyes-Kasri.jpg" alt="" class="wp-image-352204"/></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">La mémoire des relations maghrébines contemporaines reste profondément marquée par la fracture de l’été 1962. Au cœur de cette rupture se trouve la trajectoire de l’Armée de libération nationale (ALN) algérienne basée à l’extérieur, surnommée <em>«l’Armée des frontières»</em>, dont le passage sur le sol tunisien et les choix politiques post-indépendance ont durablement redéfini la géopolitique régionale. (Lire à ce sujet <em><a href="https://www.jeuneafrique.com/1309681/politique/algerie-reportage-dans-les-rangs-de-larmee-de-liberation-nationale-en-1962/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">« Algérie 1962 : reportage dans les rangs de l’Armée de libération nationale »</a></em>, par Béchir Ben Yahmed (<em>Jeune Afrique</em>, mars 1962). </p>



<h2 class="wp-block-heading">Le confort de la base arrière face au sacrifice des maquis :</h2>



<p class="wp-block-paragraph">À partir de 1958, le conflit algérien subit un tournant stratégique. Le commandement militaire français érige les lignes Morice et Challe, des barrières électrifiées et minées qui coupent hermétiquement l’Algérie de ses voisins tunisien et marocain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette situation engendre une scission majeure au sein des forces nationalistes entre :</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; celles de l’ALN de l’intérieur confinées dans les wilayas historiques&nbsp;: les maquisards subissent de plein fouet les grandes offensives françaises. Privés d’approvisionnement en armes et en soins, ils paient un tribut humain considérable&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; et celles de l’ALN de l’extérieur&nbsp;: sous la direction du colonel Houari Boumédiène, près de 30 000 hommes se structurent en Tunisie, notamment autour du quartier général de Ghardimaou.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Préservée du gros des combats par le blocus de la frontière, cette force s’entraîne, s’arme lourdement auprès du bloc de l’Est et bénéficie d’une infrastructure logistique stable offerte par l’État tunisien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette asymétrie suscite rapidement de vives tensions critiques. Dans les maquis exsangues de l’intérieur, l’armée de l’extérieur commence à être désignée sous les qualificatifs sévères d’<em>«armée des planqués»</em> ou de <em>«touristes de Tunis»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le politologue et historien Mohammed Harbi, lui-même ancien cadre du FLN, a largement analysé cette réalité : <em>«L’Armée des frontières s&rsquo;est constituée en dehors des combats réels du territoire national. Elle représentait une force d’appareil, un instrument de pouvoir politique plutôt qu’une force de libération active sur le terrain»</em> (Mohammed Harbi, <em>‘‘Le FLN, mirage et réalité’’</em>, 1980).</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’été 1962, lors de la crise dite <em>«de l’été»</em>, cette armée intacte et disciplinée marche sur Alger, écartant le Gouvernement provisoire (GPRA) et prenant le contrôle des structures de l’État pour fonder l’Armée nationale populaire (ANP).</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’accueil tunisien et le compromis de la Borne 233 :</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’installation de l’appareil politique et militaire algérien en Tunisie s’est faite avec l’appui direct du président Habib Bourguiba. Ce soutien s’est traduit par des coûts matériels et humains significatifs pour la jeune République tunisienne, illustrés notamment par le bombardement par l’armée française du village frontalier de Sakiet Sidi Youssef, le 8 février 1958, qui fit des dizaines de victimes civiles tunisiennes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parallèlement, un contentieux territorial existait concernant le tracé de la frontière saharienne. Durant la période coloniale, l’administration française avait unilatéralement modifié les délimitations au profit des Territoires du Sud de l’Algérie, englobant des zones potentiellement riches en hydrocarbures au détriment de la Tunisie (notamment autour de la Borne 233 / Garat El Hamel et du secteur d’El Borma).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour préserver la cohésion de la lutte de libération, Habib Bourguiba accepte de formaliser un compromis temporaire. Le 6 juillet 1961, un accord est signé à Tunis entre le gouvernement tunisien et Ferhat Abbas, président du GPRA.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cet accord stipulait explicitement que les revendications territoriales tunisiennes étaient légitimes, mais que leur règlement définitif et la restitution des portions sahariennes contestées seraient traités de manière fraternelle au lendemain de l’indépendance de l’Algérie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’accord du 6 juillet 1961 ou le contrat de confiance bafoué :</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’argument souvent avancé par la suite selon lequel les frontières coloniales étaient intangibles occulte un document historique capital : cet accord officiel de 1961.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce texte prévoyait noir sur blanc la création d’une commission mixte tuniso-algérienne chargée de redéfinir le tracé frontalier saharien (autour de la borne 233) immédiatement après l’indépendance. Le GPRA y reconnaissait formellement le préjudice territorial subi par la Tunisie sous l’administration coloniale française.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En reniement complet de la signature du GPRA à l’été 1962, le clan militaire de Houari Boumédiène n’a pas seulement appliqué le droit international de l’époque ; il a orchestré un coup de force politique contre les engagements solennels de ses propres pères fondateurs civils.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La rupture de 1962 et l’établissement du rapport de force :</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dès l’accès à l’indépendance en juillet 1962 et l’évincement des cadres civils du GPRA par le commandement militaire de Boumédiène, les nouveaux dirigeants d’Alger opèrent un revirement complet sur la question des frontières.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le principe de l’<em>uti possidetis juris</em> (l’intangibilité des frontières héritées de la colonisation) est immédiatement opposé à Tunis, annulant de fait les engagements contractés en 1961.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec le recul historique et géopolitique, ce principe adopté par l’Organisation de l’unité africaine lors du sommet du Caire (1964) prend de plus en plus l’allure d’une supercherie et d’une tentative de blanchiment du partage colonial fait par les puissances européennes lors du Congrès de Berlin de 1878.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les diplomates et historiens soulignent le sentiment d’amertume engendré par cette volteface algérienne : <em>«Le revirement algérien de 1962 sur la Borne 233 fut un choc pour Tunis. L’Algérie nouvelle, forte de l’arsenal militaire accumulé sur le sol tunisien, a immédiatement adopté un rapport de force hégémonique, opposant une fin de recevoir absolue aux requêtes de Bourguiba et menaçant d’utiliser la force si la Tunisie n’actait pas l’abandon de son Sahara»</em>, notait à ce propos Chantal Chanson-Jabeur, dans <em>‘‘Le différend frontalier tuniso-algérien’’</em> (in<em> Cahiers de la Méditerranée</em>).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face aux revendications persistantes de Tunis, l’État algérien déploie des unités militaires le long de la frontière saharienne. Confronté à une disproportion manifeste des forces militaires, le gouvernement tunisien choisit la voie de la désescalade diplomatique pour éviter un conflit ouvert.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le président Habib Bourguiba exprimera publiquement, lors d’un discours officiel devant l&rsquo;Assemblée nationale, en 1962, cette frustration lors de plusieurs allocutions officielles : <em>«Nous avons partagé notre pain, nos terres et notre sécurité avec nos frères algériens. Nous avons essuyé les bombes de Sakiet Sidi Youssef pour leur cause. Voir aujourd’hui une armée que nous avons aidé à nourrir et à abriter se retourner contre nos frontières et nous menacer par les armes pour garder les terres que la France nous avait volées est une amère démonstration d’ingratitude.»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Du sanctuaire au chantage ou le crépuscule de la fraternité:</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’amertume tunisienne face à cet épisode ne relève pas seulement de la perte géopolitique, mais du cynisme de la méthode. Les troupes de l’ALN, incapables de briser le blocus français, avaient trouvé en Tunisie un sanctuaire inespéré où elles ont été nourries, soignées et protégées au prix de vies tunisiennes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La tragédie de l’été 1962 réside dans ce basculement : cette même force militaire, devenue puissante grâce à l’hospitalité tunisienne, s’est retournée contre son bienfaiteur dès le lendemain de sa libération.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face aux demandes légitimes de restitution de la Borne 233, Alger n’a pas répondu par le dialogue, mais par le déploiement de blindés et des menaces d’invasion.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce grand reniement a brutalement dissipé les illusions d’une fraternité maghrébine désintéressée — souvent résumée par le slogan populaire <em>«Khawa Khawa»</em> —, installant à sa place la dure réalité d’un rapport de force militaire dicté par la découverte des gisements de pétrole d’El Borma.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce différend frontalier a abouti le 16 avril 1970 à la signature d’un accord de délimitation de la frontière entre les deux États, entérinant le tracé colonial au profit de l’Algérie et taisant les revendications tunisiennes sur le secteur d’El Borma.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La conjoncture de cet accord et les modalités de sa signature rappellent de nombreux accords internationaux signés sous la pression et qui ont fini par s’estomper en raison de l’évolution de la conjoncture bilatérale ou internationale car bien mal acquis ne profite jamais.</p>



<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph">فلا عاش في تونس من خانها</p>



<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph">و لا عاش من ليس من جندها</p>



<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph">نموت و نحيا على عهدها</p>



<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph">حياة الكرام و موت العظام</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Ancien ambassadeur.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Éléments bibliographiques:</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&#8211; Harbi, Mohammed, Le FLN, mirage et réalité : des origines à l&rsquo;indépendance (1945-1962), Éditions Jeune Afrique, 1980.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&#8211; Meynier, Gilbert, Histoire intérieure du FLN (1954-1962), Fayard, 2002.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&#8211; Toumi, Mohsen, La Tunisie de Bourguiba à Ben Ali, PUF, 1989.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&#8211; Stora, Benjamin, Histoire de la guerre d&rsquo;Algérie (1954-1962), La Découverte, 2004.</em></p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="dzCsX2VwD3"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/09/tunisie-algerie-non-a-la-spoliation-a-lintimidation-et-a-la-vassalisation/">Tunisie &#8211; Algérie | Non à la spoliation, à l’intimidation et à la vassalisation !</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie – Algérie | Non à la spoliation, à l’intimidation et à la vassalisation ! » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/09/tunisie-algerie-non-a-la-spoliation-a-lintimidation-et-a-la-vassalisation/embed/#?secret=VkH9Gj1GAX#?secret=dzCsX2VwD3" data-secret="dzCsX2VwD3" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/18/tunisie-algerie-le-grand-reniement-de-lete-1962/">Tunisie &#8211; Algérie | Le grand reniement de l’été 1962</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/18/tunisie-algerie-le-grand-reniement-de-lete-1962/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>3</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Tunisie &#8211; Algérie &#124; Le litige frontalier entre l’histoire et le droit</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/09/tunisie-algerie-le-litige-frontalier-entre-lhistoire-et-le-droit/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/09/tunisie-algerie-le-litige-frontalier-entre-lhistoire-et-le-droit/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 09 Aug 2026 07:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abderrahmane Cherfouh]]></category>
		<category><![CDATA[Abderrahmane Fékih]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[El Borma]]></category>
		<category><![CDATA[Ferhat Abbas]]></category>
		<category><![CDATA[Habib Bourguiba]]></category>
		<category><![CDATA[Sitep]]></category>
		<category><![CDATA[Sonatrach]]></category>
		<category><![CDATA[Sonelgaz]]></category>
		<category><![CDATA[Steg]]></category>
		<category><![CDATA[Transmed]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=19401619</guid>

					<description><![CDATA[<p>Retour sur les différends territoriaux et énergétiques relatifs aux relations entre l'Algérie et la Tunisie,</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/09/tunisie-algerie-le-litige-frontalier-entre-lhistoire-et-le-droit/">Tunisie &#8211; Algérie | Le litige frontalier entre l’histoire et le droit</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>En réaction à l’article de M. Abderrahmane Fékih intitulé <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/06/tunisie-algerie-aux-origines-dun-contentieux-territorial/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">«Tunisie-Algérie / aux origines d’un contentieux territorial»</a> et à sa prise de position ravivant des griefs territoriaux et énergétiques relatifs aux relations algéro-tunisiennes, ce texte entend apporter un point de vue fondé sur la rigueur du droit international public (uti possidetis juris, Convention de bornage de 1970) ainsi que sur la réalité des enjeux techniques et économiques (gisement d’El Borma, partenariat gazier TransMed). L’objectif de cette contribution est de proposer une analyse objective et apaisée, démontrant que la solidité stratégique entre la Tunisie et l’Algérie repose sur des traités souverains incontestables et ne saurait être altérée par des récits d’amertume ou des tentatives de déstabilisation mémorielle.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dr Abderrahmane Cherfouh *</strong></p>



<span id="more-19401619"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Ceci dit, M. Fékih, je prends acte avec satisfaction de votre ton courtois et de votre attachement à la fraternité algéro-tunisienne, des sentiments que je partage du fond du cœur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, la <em>«vérité historique»</em> que vous cherchez à me rappeler ne relève pas de faits oubliés, mais d’une grille de lecture anachronique. Rétablir la vérité, ce n’est pas déterrer des griefs éteints par le droit international ; c’est rappeler avec sérénité que la solidité de nos liens repose sur des traités souverains et des engagements que nos deux nations ont réellement choisis d’honorer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à des récits qui risquent d’installer une défiance artificielle entre deux peuples frères, l’examen du droit, de la réalité du terrain et de nos accords bilatéraux le prouve : entre l’Algérie et la Tunisie, la solidarité stratégique n’est pas une illusion, mais un choix fondamental scellé par l’Histoire, basé sur le respect mutuel et le bon voisinage.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="y4R5HlRaVo"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/30/les-menaces-reelles-a-la-stabilite-tunisienne/">Les menaces réelles à la stabilité tunisienne  </a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les menaces réelles à la stabilité tunisienne   » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/30/les-menaces-reelles-a-la-stabilite-tunisienne/embed/#?secret=UPO7SimbmZ#?secret=y4R5HlRaVo" data-secret="y4R5HlRaVo" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">I. Le droit international et la souveraineté territoriale</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan du droit international, votre position repose sur une confusion majeure entre les différends franco-tunisiens de l’époque coloniale et les obligations d’un État algérien souverain ayant acquis son indépendance en 1962.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En qualifiant de<em> «mauvaise foi»</em> le refus de l’Algérie indépendante de céder des territoires délimités sous la colonisation, vous fermez les yeux sur une règle fondamentale du droit international public : le principe de l’<em>uti possidetis juris</em>&nbsp;(<em>«vous posséderez ce que vous possédiez»</em>). Consacré en Afrique dès juillet 1964 par la Déclaration du Caire de l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA), ce principe veut que les nouveaux États accèdent à l’indépendance dans les frontières administratives héritées de la puissance coloniale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette règle n’a pas été conçue pour avantager l’Algérie aux dépens de la Tunisie ou d’un autre pays, mais pour offrir un cadre clair, capable d’éviter les déchirements, la guerre, les luttes fratricides, le sang et le chaos sur le continent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Remettre en cause les tracés hérités au nom de prétentions historiques antérieures ouvrirait une boîte de Pandore aux conséquences imprévisibles pour toute la région — qu’on pense aux découpages coloniaux ayant amputé l’Algérie à l’Ouest au profit de la Moulouya, ou aux dynamiques transfrontalières des populations touarègues au Sud.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est précisément pour prémunir le continent contre ces querelles sans fin que le droit international a tranché.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dès son accession à la souveraineté le 5 juillet 1962, l’Algérie héritait donc légitimement de son territoire dans ses contours existants. Vouloir opposer un arrangement politique provisoire, discuté dans la douleur de la guerre de libération (comme les échanges entre Ferhat Abbas et Habib Bourguiba), à une norme internationale impérative constitue un anachronisme juridique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie souveraine du président Bourguiba l’avait d’ailleurs parfaitement compris. En signant la Convention de bornage du 6 janvier 1970, elle réglait définitivement, et dans un esprit de fraternité, la question des frontières communes. Parler aujourd’hui de <em>«spoliation»</em>, c’est méconnaître le droit international, mais c’est aussi effacer la signature de l’État tunisien lui-même.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par conséquent, vous tentez d’expliquer l’abandon des revendications tunisiennes par un soi-disant <em>«rapport de forces» </em>défavorable, suggérant que Habib Bourguiba aurait plié sous la contrainte face à une Algérie menaçante et mieux armée. Cette lecture simpliste fait injure à la mémoire et à la stature diplomatique du Combattant suprême.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les années 1960, l’Algérie sortait à peine d’une guerre de libération éprouvante et se concentrait tout entière sur sa reconstruction. Elle n’a jamais menacé la Tunisie d’une quelconque intention belliqueuse. Habib Bourguiba, fin diplomate, intelligent et respecté sur la scène internationale, n’a pas cédé à la peur. Visionnaire, il a agi en homme d’État (voir mon article publié dans<em> Kapitalis : «Israël-Palestine : Et si les Arabes et les Palestiniens avaient écouté Bourguiba en 1965 ?»</em>). En adhérant à la Charte de l’OUA en 1964 et en signant la Convention de 1970, il a fait le choix de la raison, de la stabilité et de l’avenir du Maghreb. Réduire cette décision mûrie à une capitulation est une contrevérité qui altère la portée d’un engagement historique.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="vYtBFAxyBA"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/01/en-diabolisant-lalgerie-on-dessert-les-interets-de-la-tunisie/">En diabolisant l’Algérie, on dessert les intérêts de la Tunisie</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« En diabolisant l’Algérie, on dessert les intérêts de la Tunisie » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/01/en-diabolisant-lalgerie-on-dessert-les-interets-de-la-tunisie/embed/#?secret=gjybr1ujWM#?secret=vYtBFAxyBA" data-secret="vYtBFAxyBA" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">II. La réalité technique d’El Borma et les enjeux énergétiques</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Vous allez plus loin dans le procès d’intention en réveillant la légende urbaine du <em>«puits oblique»</em> que l’Algérie aurait creusé pour <em>«détourner le pétrole tunisien»</em> à El Borma. Ce récit spectaculaire, très populaire sur les réseaux sociaux, ne résiste pas un instant à la réalité géologique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le gisement d’El Borma est un réservoir pétrolier continu qui s’étend de part et d’autre de la frontière. En matière d’hydrocarbures, l’exploitation d’une nappe commune suit les lois de la physique des fluides, pas des scénarios de piraterie industrielle. Loin des théories du complot, la gestion d’El Borma a toujours fait l’objet d’échanges techniques réguliers entre les compagnies nationales des deux pays (Sitep et Sonatrach) pour exploiter la ressource de manière rationnelle et respectueuse de la souveraineté de chacun. Transformer un enjeu technique classique en preuve d’<em>«ingratitude»</em> relève du raccourci politique et déforme la réalité de notre coopération. Les ingénieurs tunisiens ne sont pas si naïfs ni aussi dupes pour ne pas découvrir un soi-disant détournement de pétrole à El Borma.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En qualifiant l’attitude de l’Algérie d’<em>«acte prédateur»</em>, vous vous éloignez de la rigueur historique pour privilégier l’émotion et les accusations personnelles. Si l’Algérie s’était comportée en <em>«prédateur»</em>, comment expliquer des décennies de partenariat stratégique, le partage des retombées du gazoduc TransMed qui traverse le territoire tunisien vers l’Europe, ou les approvisionnements énergétiques d’urgence accordés lors des moments critiques ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il n’y a pas meilleure illustration que le dernier message daté du 4 août 2026 adressé par la Tunisie à l’Algérie : une lettre de remerciement de la Steg aux dirigeants de Sonelgaz pour son soutien décisif en approvisionnement électrique, signée par Fayçal Trifa, PDG de la STEG.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La vraie fraternité ne consiste pas à ignorer les divergences, mais à savoir les résoudre par le dialogue et le droit. Réduire plus de soixante ans de solidarité à une rhétorique de la prédation est une posture qui ne sert ni la vérité, ni les intérêts de nos deux peuples.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En demandant <em>«un peu d’humilité»</em> et en ramenant la coopération énergétique à une simple fatalité géographique, vous faites une erreur de lecture sur la diplomatie interétatique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La sécurité énergétique et la solidarité régionale ne relèvent ni de la charité paternaliste, ni de la condescendance, mais d’un partenariat réfléchi. Le passage du gaz algérien par la Tunisie via le TransMed est un accord équilibré : il offre à la Tunisie des redevances précieuses et une énergie sécurisée, tout en assurant à l’Algérie un accès fiable au marché européen.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Rappeler ces faits n’a rien d’arrogant ; c’est un acte de clarté. L’arrogance consisterait plutôt à balayer d’un revers de la main des décennies d’accords et de solidarité concrète pour nourrir une méfiance artificielle et préfabriquée entre deux peuples voisins.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En ironisant sur les livraisons de gaz, vous confondez aussi soutien tarifaire et don budgétaire. Personne n’a jamais prétendu que l’Algérie versait une aide directe sans contrepartie. La réalité repose sur deux leviers bien réels : la redevance de transit perçue par la Tunisie sous forme de gaz, et des contrats d’approvisionnement à long terme conclus entre Sonatrach et la Steg.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bénéficier de ces conditions n’a rien d’un mythe : c’est le résultat concret d’une alliance solide. Nier cette réalité sous prétexte qu’il ne s’agit pas de charité relève de la querelle de mots et d’un orgueil mal placé. Sans ces accords stratégiques, la facture énergétique pèserait bien plus lourdement sur les ménages et les finances publiques tunisiennes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">III. Dépasser le ressentiment et construire le Maghreb</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Voici une autre perle de votre part : en appelant à <em>«rendre à César ce qui appartient à César»</em> tout en peignant l’État algérien sous les traits d’un voisin dominateur, vous montrez les limites de votre démarche, qui préfère l’amertume à l’examen des faits.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Que faudrait-il <em>«rendre»</em> alors que le droit international, la déclaration de l’OUA de 1964 et la Convention de 1970 ont fixé nos frontières de manière claire et définitive ? L’Algérie n’a rien confisqué à la Tunisie, ne lui a rien annexé ; elle a partagé avec elle les épreuves de l’Histoire et les exigences du voisinage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En tout état de cause, les relations privilégiées entre la Tunisie et l’Algérie ne font pas que des heureux. Nombreux sont ceux qui voient d’un mauvais œil cette entente solide entre les deux États. Il faut porter un regard lucide sur ce phénomène récurrent : il existe des voix et des intérêts qui guettent le moindre grain de sable, la moindre tension diplomatique ou médiatique pour tenter de fragiliser les relations entre nos deux pays et les discréditer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces entrepreneurs de la discorde exploitent chaque faille pour nourrir le ressentiment et affaiblir l’axe algéro-tunisien. Céder à la surenchère mémorielle, c’est offrir une victoire à ceux qui redoutent un Maghreb stable et uni.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La critique et le débat sont des droits fondamentaux. Chaque citoyen algérien ou tunisien a le droit de porter un regard exigeant sur l’axe Alger-Tunis, mais l’injure, la provocation, la haine et l’atteinte à la dignité sont à bannir et à dénoncer. La liberté d’expression trouve sa limite lorsqu’elle se transforme en insulte.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Réduire une alliance stratégique, essentielle à notre sécurité commune et à notre stabilité énergétique, à un procès d’intention est une erreur de perspective.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les peuples tunisien et algérien sont unis par des liens fraternels trop anciens pour s’effriter face à des discours d’amertume. Ce que nous devons viser, ce n’est pas le réveil de vieilles querelles, mais une ambition partagée, fondée sur le respect mutuel, la vérité des faits et la souveraineté de nos nations.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Médecin algérien basé au Canada.</em></p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ZZgq5g5mKc"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/06/tunisie-algerie-aux-origines-dun-contentieux-territorial/">Tunisie &#8211; Algérie | Aux origines d’un contentieux territorial</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie – Algérie | Aux origines d’un contentieux territorial » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/06/tunisie-algerie-aux-origines-dun-contentieux-territorial/embed/#?secret=m6vNSbJ3sJ#?secret=ZZgq5g5mKc" data-secret="ZZgq5g5mKc" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/09/tunisie-algerie-le-litige-frontalier-entre-lhistoire-et-le-droit/">Tunisie &#8211; Algérie | Le litige frontalier entre l’histoire et le droit</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/09/tunisie-algerie-le-litige-frontalier-entre-lhistoire-et-le-droit/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>6</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Histoire &#124; Ces territoires tunisiens accaparés par l’Algérie   </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/02/histoire-ces-territoires-tunisiens-accapares-par-lalgerie/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/02/histoire-ces-territoires-tunisiens-accapares-par-lalgerie/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 02 Nov 2025 09:52:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmed Ben Bella]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Berkine]]></category>
		<category><![CDATA[El Borma]]></category>
		<category><![CDATA[Elyes Kasri]]></category>
		<category><![CDATA[Habib Bourguiba]]></category>
		<category><![CDATA[Houari Ben Bella]]></category>
		<category><![CDATA[Maroc]]></category>
		<category><![CDATA[Ouargla]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=17790248</guid>

					<description><![CDATA[<p>Après les développements de la question du Sahara occidental, des voix rappellent les territoires tunisiens accaparés par l’Algérie.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/02/histoire-ces-territoires-tunisiens-accapares-par-lalgerie/">Histoire | Ces territoires tunisiens accaparés par l’Algérie   </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Après le vote, vendredi 31 octobre 2025, par le Conseil de Sécurité de l’Onu de la résolution 2797 (2025) stipulant le règlement pacifique du conflit du Sahara Occidental dans le cadre de l’autodétermination de la population sahraouie sous la souveraineté marocaine, des voix s’élèvent en Tunisie pour rappeler à notre souvenir les territoires tunisiens accaparés par l’Algérie.</em></strong> <em>(Ph. Bourguiba reçoit Boumediene à Tunis en 1972). </em></p>



<span id="more-17790248"></span>



<p class="wp-block-paragraph">C’est le cas de l’ancien diplomate Elyes Kasri qui, dans un<a href="https://www.facebook.com/story.php?story_fbid=1574139797374771&amp;id=100043362961998&amp;mibextid=wwXIfr&amp;rdid=75054IwfOeN4siAA#" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> post Facebook</a>, publié ce dimanche 2 novembre, s’est insurgé contre ce qu’il appelle les<em> «adeptes de la ‘‘khawakhawite’’ </em>[par allusion aux Tunisiens frappés d’un tropisme algérien, Ndlr]<em> qui refusent obstinément, par aveuglement idéologique ou par instinct de soumission, avec des relents masochistes et antipatriotiques, d’admettre la défaite stratégique du régime algérien et la mise à nu implicite de sa gloutonnerie territoriale au détriment de ses voisins»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le diplomate appelle ses compatriotes à se mettre <em>«pour une fois du côté de la souveraineté de la Tunisie et de son intégrité territoriale.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Elyes Kasri fait ici allusion à un contentieux territorial assez méconnu : celui des 20 000 km² de territoire tunisien accaparés par l’Algérie. Derrière le tracé imposé par les <em>«Frères algériens»</em> se cachent les gisements d’El Borma, d’Ouargla et de Berkine, piliers de la puissance pétrolière algérienne actuelle. Cette injustice historique, que le Gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA) avait promis de réparer dès que l’indépendance algérienne serait acquise, Habib Bourguiba a tenté en vain de la réparer après 1962. Mais le militaire Houari Boumediene, qui a éjecté le civil Ahmed Ben Bella du pouvoir à Alger en 1965, n’en voulait plus parler. Il y a certes eu des négociations tendues tout au long des années 1960, mais Bourguiba, en position de faiblesse, a préféré capituler et acter l’abandon des territoires objet de contentieux par un protocole d’accord signé en avril 1968 confirmé par un protocole d’accord complémentaire signé en janvier 1970. (<a href="https://www.youtube.com/watch?v=gQgvkwrsgDw" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Vidéo: Bourguiba parle de Boumediene</a>).</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est de l’Histoire ancienne, certes, mais il y a des moments dans la vie des peuples où certains faits doivent être rappelés pour que le présent et l’avenir puissent être éclairés par le passé.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.  </strong> </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Lire à ce sujet :</em></strong> <a href="https://fr.le360.ma/monde/territoires-tunisiens-spolies-par-lalgerie-genese-des-revendications-contemporaines_NVQPTNSE5FABNJL3SNQJ5ORW4M/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">«Territoires tunisiens spoliés par l’Algérie: genèse des revendications contemporaines»</a></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="UYQDxkaXIX"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/01/le-sahara-occidental-revient-au-maroc-juste-retour-de-lhistoire/">Le Sahara occidental revient au Maroc | Juste retour de l’Histoire</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le Sahara occidental revient au Maroc | Juste retour de l’Histoire » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/01/le-sahara-occidental-revient-au-maroc-juste-retour-de-lhistoire/embed/#?secret=QGSsJz6vlq#?secret=UYQDxkaXIX" data-secret="UYQDxkaXIX" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/02/histoire-ces-territoires-tunisiens-accapares-par-lalgerie/">Histoire | Ces territoires tunisiens accaparés par l’Algérie   </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/02/histoire-ces-territoires-tunisiens-accapares-par-lalgerie/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>17</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Energie │ Le géant italien Eni renforce sa présence en Tunisie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/21/energie-%e2%94%82-le-geant-italien-eni-renforce-sa-presence-en-tunisie/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/21/energie-%e2%94%82-le-geant-italien-eni-renforce-sa-presence-en-tunisie/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 21 Jun 2025 06:32:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[El Borma]]></category>
		<category><![CDATA[énergie]]></category>
		<category><![CDATA[ENI]]></category>
		<category><![CDATA[Fatma Thabet Chiboub]]></category>
		<category><![CDATA[hydrocarbures]]></category>
		<category><![CDATA[Italie]]></category>
		<category><![CDATA[Martina Opizzi]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=16829591</guid>

					<description><![CDATA[<p>La Tunisie confirme son statut de partenaire stratégique pour Eni, qui entend renforcer ses investissements dans le secteur des hydrocarbures. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/21/energie-%e2%94%82-le-geant-italien-eni-renforce-sa-presence-en-tunisie/">Energie │ Le géant italien Eni renforce sa présence en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La Tunisie confirme son statut de partenaire stratégique pour Eni, qui entend renforcer ses investissements dans le secteur des hydrocarbures. Les nouvelles opportunités de développement des activités du géant énergétique italien en Tunisie ont été au centre d’une rencontre à Tunis.</em></strong></p>



<span id="more-16829591"></span>



<p class="wp-block-paragraph">La ministre de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, Fatma Thabet Chiboub, a reçu à Tunis une délégation de haut niveau d’Eni, conduite par Martina Opizzi, responsable de la région Afrique du Nord. Lors de la rencontre, les deux parties ont discuté des activités actuelles d’Eni en Tunisie et de ses futurs investissements dans le secteur des hydrocarbures, soulignant l’importance vitale de ce secteur pour l’économie nationale, selon un communiqué de presse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mme Chiboub a salué le rôle d’Eni en tant que partenaire stratégique clé dans l’exploration et la production d’hydrocarbures en Tunisie, une relation qui dure depuis les années 1960, réitérant l’engagement du gouvernement tunisien à apporter le soutien nécessaire pour encourager de nouveaux investissements et renforcer cette collaboration fructueuse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon les données du dernier factbook d’Eni, en 2024, la production globale des concessions dans lesquelles l’entreprise italienne est impliquée était de 14 900 bep/jour (6 000 bep/jour en capitaux propres), répartis en 8 671 barils de pétrole et 921 000 mètres cubes de gaz naturel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette rencontre confirme la volonté des deux parties de consolider davantage ce partenariat historique, d’explorer de nouvelles opportunités de développement et de contribuer à la sécurité énergétique de la Tunisie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En janvier dernier, Eni et la société italo-tunisienne Sitep ont signé un accord pour financer le forage d’un nouveau puits de pétrole et d’un puits de développement dans le champ d’El Borma. Cet accord s’inscrit dans le cadre d’un programme plus vaste comprenant le forage de 9 puits entre 2025 et 2030, dans le but d’accroître la production de pétrole et de gaz.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Concernant les énergies renouvelables, Eni exploite deux centrales photovoltaïques stratégiques en Tunisie&nbsp;: Adam, où l’énergie solaire produite est utilisée directement pour alimenter le site pétrolier, réduisant ainsi la consommation de gaz et les émissions de CO<sub>2</sub>, et Tataouine, qui alimente le réseau électrique national, contribuant ainsi à la formation d’une main-d’œuvre locale qualifiée et générant plus de 20&nbsp;gigawattheures par an. Ces projets font partie intégrante de la stratégie de décarbonation visant à soutenir la transition énergétique de la Tunisie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Eni, en partenariat avec Enel, a lancé un projet pilote pour tester la production et le transport d’hydrogène vert en Tunisie, en utilisant l’énergie solaire pour alimenter le processus d’électrolyse.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/21/energie-%e2%94%82-le-geant-italien-eni-renforce-sa-presence-en-tunisie/">Energie │ Le géant italien Eni renforce sa présence en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/21/energie-%e2%94%82-le-geant-italien-eni-renforce-sa-presence-en-tunisie/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Il n&#8217;a jamais fait autant chaud en Tunisie depuis 1950 !</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/12/il-na-jamais-fait-autant-chaud-en-tunisie-depuis-1950/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/12/il-na-jamais-fait-autant-chaud-en-tunisie-depuis-1950/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Amina Mkada]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Jan 2023 05:55:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Béja]]></category>
		<category><![CDATA[Cap Bon]]></category>
		<category><![CDATA[El Borma]]></category>
		<category><![CDATA[INM]]></category>
		<category><![CDATA[Kasserine]]></category>
		<category><![CDATA[Kébili]]></category>
		<category><![CDATA[Médenine]]></category>
		<category><![CDATA[Nabeul]]></category>
		<category><![CDATA[Tabarka]]></category>
		<category><![CDATA[Tataouine]]></category>
		<category><![CDATA[Thala]]></category>
		<category><![CDATA[Tunis]]></category>
		<category><![CDATA[Zaghouan]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=6035719</guid>

					<description><![CDATA[<p>Novembre 2022 a été le mois où il a fait le plus fait chaud en Tunisie depuis 1950. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/12/il-na-jamais-fait-autant-chaud-en-tunisie-depuis-1950/">Il n&rsquo;a jamais fait autant chaud en Tunisie depuis 1950 !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>D&rsquo;après les statistiques 2022 de l&rsquo;Institut national de la météorologie (INM), novembre 2022 a été le mois où il a fait le plus fait chaud en Tunisie depuis 1950, où la chaleur a dépassé de +1,5 °C, la normale de la température moyenne, après celle de novembre 2014 (+2,1 °C) et novembre 2012 (+2,2 °C), dans la plupart des régions du pays.</em></strong></p>



<span id="more-6035719"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Les soubresauts inhabituels du changement climatique, comme partout ailleurs dans le monde, n&rsquo;ont pas épargné la Tunisie : le pays a été malmené par une vague de chaleur exceptionnelle en novembre 2022, marqué par des températures anormalement élevées qui se sont maintenues jusqu&rsquo;au 19 novembre dans plusieurs régions, au-dessus des taux de référence. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Les températures moyennes ont varié en novembre, entre 13,7 °C à Thala à l&rsquo;Ouest, et 24,3 °C à Médenine sur la côte du sud-est. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Les températures maximales du mois, ont été supérieures à celles de référence dans toutes les régions, avec des écarts de +0,1 °C à El Borma (extrême sud-ouest), et +3,5 °C à Médenine, et ont aussi varié de 18,2 °C à Thala, à 27,2 °C à Médenine. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour ce qui est de la moyenne générale de la température maximale dans les 27 stations météorologiques principales, elle a atteint 23,2 °C, et a dépassé la moyenne de référence dans les mêmes stations (21,5 °C), avec un écart de +1,7 °C.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quant aux températures minimales, comprises entre 8,8 °C à Kasserine (centre-Ouest) et 21,4 °C à Médenine, elles ont été également élevées et étaient supérieures aux taux de référence dans la plupart des régions, où les écarts variaient de +0,1 °C à Zaghouan (50,9 km au sud de Tunis), à +2,0 °C à Tataouine au sud-est. La température minimale absolue a atteint 2,1°C à Kébili (centre-sud) le 30 novembre. Quant à la température minimale moyenne, elle était de 12,7 °C, ce qui est supérieur à la moyenne de référence (11,6 °C), avec un écart de +1,1 °C.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Baisse de la pluviométrie </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Un malheur ne vient jamais seul : les  précipitations ont aussi baissé de 30% en novembre !</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après un octobre sec, les pluies sont revenues à partir du 20 novembre, où les variations climatiques ont été nombreuses et accompagnées par des pluies éparses et des vents violents. D&rsquo;où baisse notable de la température, jusqu&rsquo;à la fin du novembre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le total général dans les 27 stations principales en novembre a été de 757,3 millimètres, alors que le taux de référence du mois dans les mêmes stations est de 1069 millimètres. D&rsquo;où baisse de 30% des précipitations ! La pluie était absente dans certaines régions du centre et du sud réputées pour leur sécheresse, contrairement au nord, principale zone pluvieuse du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les vents ont été généralement faibles à modérés en novembre. Leur vitesse a augmenté le 5 du mois dans la plupart des régions. Sa vitesse maximale a varié, de 72 km/h à Béja (nord-ouest) à 97 km/h, à Tabarka (sur la côte nord-ouest), et avait atteint 101 km/h à Thala. La vitesse du vent a également augmenté le 9 novembre tel que constaté dans la région du Cap Bon au nord-est, atteignant une vitesse maximale de 97 km/h à Nabeul.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les vents ont été aussi forts le 22 novembre dans la plupart des régions du sud. Leur vitesse maximale a varié entre 61 km/h à El Borma, et 94 km/h à Tataouine, occasionnant des tempêtes de sable dans ces régions arides.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Source</em></strong> : <a href="https://www.tap.info.tn/en/Portal-Economy/15901196-november-2022">TAP</a>.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/12/il-na-jamais-fait-autant-chaud-en-tunisie-depuis-1950/">Il n&rsquo;a jamais fait autant chaud en Tunisie depuis 1950 !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/12/il-na-jamais-fait-autant-chaud-en-tunisie-depuis-1950/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
