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	<title>Archives des El Fasher - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des El Fasher - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Au cœur des camps de la mort de Hemedti Dagalo</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Apr 2026 09:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les Forces de soutien rapide (FSR) de Hemedti Dagalo poursuivent le génocide et les crimes de guerre au Soudan.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/13/au-coeur-des-camps-de-la-mort-de-hemedti-dagalo/">Au cœur des camps de la mort de Hemedti Dagalo</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Alors que les yeux du monde entier sont rivés depuis fin février sur le Moyen-Orient et la guerre qui a opposé l’Iran aux États-Unis et à Israël, le génocide et les crimes de guerre que perpètrent les Forces de soutien rapide (FSR) de Hemedti Dagalo se poursuivent. Les personnes enlevées sont séquestrées dans des conteneurs maritimes métalliques, dans chaque conteneur s’entassent de 60 à 70 personnes sans ventilation ni installations sanitaires et 10 à 15 y meurent asphyxiés chaque jour.&nbsp;</em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18621280"></span>



<p>Un survivant des centres de détention des Forces de soutien rapide au Darfour n’aurait jamais imaginé que sa libération dépendrait de la capacité de sa famille à réunir une somme d’argent dans une course contre la mort, a indiqué <a href="https://www.alquds.co.uk/%d9%85%d8%b9%d8%aa%d9%82%d9%84%d8%a7%d8%aa-%d8%ad%d9%85%d9%8a%d8%af%d8%aa%d9%8a-%d8%a3%d8%ac%d8%b3%d8%a7%d8%af-%d9%85%d8%ad%d8%b4%d9%88%d8%b1%d8%a9-%d9%81%d9%8a-%d8%ad%d8%a7%d9%88%d9%8a/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Al-Quds Al-Arabi</a>, en rapportant le récit de ce dernier, racontant, sous couvert d’anonymat, les moments de sa détention après la prise d’El Fasher en octobre dernier.</p>



<p>L&rsquo;ancien détenu a expliqué au journal arabophone londonien que lui et un autre jeune homme avaient été emmenés et contraints de contacter leurs familles, non pas pour s’enquérir de leur bien-être, mais pour exiger une rançon immédiate sous peine d’exécution. <em>«Ils nous battaient sans cesse en répétant: L’argent ou la mort»</em>, a-t-il raconté, en expliquant avoir survécu grâce à la somme demandée, réunie par sa famille, tandis que l’autre jeune homme qui l’accompagnait a été tué sans aucune hésitation. Il ajoute : <em>«J’ai eu de la chance mais beaucoup d’autres ont payé et n’ont pas survécu. Tout dépend de l’humeur des gardes»</em>. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Un système de détention complexe en marge de la loi</h2>



<p>Ce témoignage ouvre la porte à une réalité plus vaste où les récits d’anciens détenus se mêlent aux témoignages de militants des droits humains pour révéler un système de détention complexe, opérant en marge de la loi et faisant de la vie de milliers de civils au Darfour les otages de la violence et de l’extorsion. Un militant des droits humains, qui documente les exactions dans la région, affirme que le nombre de centres de détention est un nombre important et que certains sont totalement secrets, ce qui rend difficile l’obtention de chiffres précis.</p>



<p>Toutefois, un tableau général se dessine. À El Fasher, capitale du Darfour-Nord, on compte trois prisons principales, tandis qu’à Nyala, la prison de Degres se distingue comme un centre de détention majeur, avec d’autres sites dans les villes de Zalingei, au Darfour-Centre, et d’El Geneina, au Darfour-Ouest. Au niveau local, il signale l’existence de plus de 46 centres de détention de moindre importance, sans aucune documentation claire.</p>



<p>Au sein de ce réseau, les chiffres sont significatifs. À El Fasher seulement, on estime à plus de 6 000 le nombre de personnes disparues, sans aucune information sur leur sort : vivantes, mortes ou détenues. À Nyala, des estimations non officielles font état d’environ 7 000 détenus à la prison de Degres. Mais derrière ces chiffres se cachent des détails encore plus effroyables, notamment dans ce que les survivants appellent des <em>«conteneurs de la mort»</em>. Ce sont des conteneurs maritimes métalliques utilisés pour les séquestrer et dans chaque conteneur, de 60 à 70 personnes y sont enfermées sans ventilation ni installations sanitaires.</p>



<p>Un survivant a décrit ces moments : <em>«Nous suffoquions. Il n’y avait presque pas d’air, peu d’eau et presque pas de douches. Dans ces conditions, la mort était devenue quotidienne»</em>.&nbsp;</p>



<p><em>«Parfois, nous perdions 10 à 15 personnes par jour»</em>, a déclaré un autre témoin, ajoutant que <em>«les détenus étaient forcés d’enterrer leurs codétenus, parfois dans des fosses communes voisines. Certains mouraient lentement à l’intérieur du conteneur, frappant à la porte jusqu’à ce que le silence se fasse»</em>.</p>



<p>L’asphyxie n’était pas la seule cause de décès. Les maladies se propageaient rapidement en raison du manque de soins médicaux. Le choléra, le paludisme et la malnutrition figuraient parmi les principales causes de mortalité.</p>



<p>Selon les estimations, plus de 60 personnes sont décédées du choléra dans les prisons d’El Fasher et 126 dans la prison de Dagris, à Nyala, des chiffres qui risquent de s’alourdir. Les maladies de peau et les ulcères sont également très répandus, évoluant en plaies profondes et entraînant de graves complications de santé.</p>



<p>D’après des témoignages concordants, la torture est une pratique courante dont sont victimes tous les détenus.</p>



<p><strong><em>Une «économie parallèle»</em></strong><strong> basée sur les rançons</strong></p>



<p><em>«Il n’y a pas un seul détenu qui n’ait pas été torturé»</em>, affirme un militant des droits humains, expliquant que les méthodes employées incluent les passages à tabac, la privation de nourriture, le refus de soins médicaux et l’isolement dans des conditions suffocantes. Dans de nombreux cas, la torture est utilisée pour extorquer des aveux ou pour punir des détenus sur la base de soupçons non fondés.</p>



<p>De plus, les prisons sont devenues une sorte d’<em>«économie parallèle»</em> basée sur les rançons. Les sommes exigées varient de millions à milliards de livres soudanaises et sont souvent fixées arbitrairement. Mais même le paiement de la rançon ne garantit pas la survie car des témoignages indiquent que des détenus ont été tués après avoir reçu l’argent.</p>



<p>Lors de l’assaut contre El Fasher, des militants ont documenté des arrestations massives de civils en fuite. Les hommes étaient séparés des femmes et emmenés dans des zones reculées où commençaient des négociations de rançon. On estime à 255 le nombre de personnes détenues au nord-est d’El Fasher durant ces opérations. Parmi elles, au moins 33 civils ont été tués, tandis que d’autres ont subi des extorsions ou ont été exécutés, même après avoir versé des rançons.</p>



<p>Des témoignages indiquent que certaines de ces opérations étaient fondées sur des critères ethniques ou sur des accusations de soutien à l’armée ou à des groupes armés. Certains groupes ont été parmi les plus ciblés, faisant face à des accusations vagues et à une absence totale de procédure régulière.</p>



<p>Dans ce sombre tableau, une tragédie particulière se déroule pour les femmes détenues dans la prison de Korea à Nyala. Des témoignages corroborent de récents rapports sur les droits humains indiquant qu’au moins 643 femmes y sont détenues dans des conditions qualifiées d’inhumaines.</p>



<p>Le Centre africain d’études sur la justice et la paix a exprimé sa vive inquiétude face à cette situation, soulignant que les femmes détenues subissent des conditions de vie déplorables et font l’objet d’accusations généralisées de collaboration avec des groupes d’opposition ou d’avoir commis de crimes, sans preuves suffisantes. Cette situation s’inscrit dans un contexte plus large où les femmes au Soudan sont touchées de manière disproportionnée par le conflit armé et subissent de multiples violences notamment des violences sexuelles, des enlèvements, des mariages forcés, des arrestations arbitraires, des procès inéquitables et des conditions de détention inhumaines.</p>



<p>Selon des informations documentées, la prison de Korea a rouvert ses portes en tant que centre de détention en avril 2024 après avoir été évacuée suite à l’escalade du conflit. La prison détient actuellement au moins 643 femmes, dont 200 arrêtées à Nyala, Zalingei et El Geneina, 247 transférées d’El Fasher et 196 poursuivies pour des infractions pénales, parmi lesquelles neuf femmes enceintes.</p>



<p>Des témoignages décrivent des conditions de vie extrêmement difficiles à l’intérieur de la prison où les repas sont limités à un par jour. L’eau est acheminée de l’extérieur dans des conditions loin de respecter les normes sanitaires minimales.</p>



<p>Selon certains rapports, des détenus ont été contraints de travailler au domicile de membres des Forces de soutien rapide (FSR), effectuant des tâches ménagères et de blanchisserie non rémunérés, et ne recevant parfois de la nourriture que pendant ces heures. Ce phénomène illustre un recours au travail forcé lié à la détention. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Violences sexuelles dans certains centres de détention</h2>



<p>Le Centre africain d’études sur la justice et la paix a cité des cas individuels illustrant la nature de ces violations, notamment l’arrestation de deux femmes travaillant dans une pharmacie à Nyala en février 2026. Le propriétaire de la pharmacie a refusé de vendre des médicaments aux membres des FSR, un acte considéré comme une <em>«collaboration avec des groupes d’opposition»</em>. Dans un autre cas, une femme a été détenue pour faire pression sur son mari, soldat des Forces armées soudanaises, et on lui a demandé de payer une rançon pour sa libération.</p>



<p>Malgré les graves allégations de violences sexuelles dans certains centres de détention, la documentation de ces violations reste limitée en raison de la crainte des victimes d’être stigmatisées ou de leur présence continue dans des zones dangereuses. Les groupes les plus vulnérables ne sont pas épargnés. 21 enfants, âgés de 14 à 17 ans, ont été arrêtés à El Fasher. Détenus avec des adultes, ils ont subi les mêmes formes de torture. Des militants et des bénévoles humanitaires ont également été arrêtés, notamment des personnes travaillant dans les cuisines collectives pendant le siège d’El Fasher, qui a duré près de 18 mois.</p>



<p>Certaines de ces personnes ont été libérées par la suite mais seulement après le versement d’importantes rançons, tandis que le sort des autres demeure inconnu et l’on craint que certaines aient été tuées. Aux abords de certains centres de détention, en particulier près de l’hôpital d’El Fasher, des charniers ont été signalés, témoignant de l’ampleur des pertes humaines. Le conflit se poursuivant et le manque de transparence persistant, ces chiffres restent sujets à des hypothèses encore plus tragiques. Malgré les appels des défenseurs des droits de l’homme et les supplications des familles, des témoignages continuent d’émerger de ces <em>«conteneurs de la mort»</em> où les espoirs de survie s’amenuisent et où l’odeur de mort imprègne l’air.</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="aWxfQ9nnCa"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/16/entre-crimes-de-guerre-et-genocide-le-soudan-agonise/">Entre crimes de guerre et génocide, le Soudan agonise !</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Entre crimes de guerre et génocide, le Soudan agonise ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/16/entre-crimes-de-guerre-et-genocide-le-soudan-agonise/embed/#?secret=p72o3CiE47#?secret=aWxfQ9nnCa" data-secret="aWxfQ9nnCa" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/13/au-coeur-des-camps-de-la-mort-de-hemedti-dagalo/">Au cœur des camps de la mort de Hemedti Dagalo</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Entre crimes de guerre et génocide, le Soudan agonise !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Dec 2025 15:46:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Arabie saoudite]]></category>
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		<category><![CDATA[Mohammed Ben Salmane]]></category>
		<category><![CDATA[Soudan]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les Forces de soutien rapide de Hemedti Dagalo ont transformé le Soudan en enfer sur terre. Les témoignages sont accablants. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/16/entre-crimes-de-guerre-et-genocide-le-soudan-agonise/">Entre crimes de guerre et génocide, le Soudan agonise !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Des familles délibérément écrasées sous des véhicules blindés, des détenus exécutés devant une caméra, des enfants orphelins abandonnés à leur sort dans le désert et autant de crimes de guerre mais aussi des assassinats basés sur des critères ethniques ce qui relève du génocide, les Forces de soutien rapide de Hemedti Dagalo ont transformé le Soudan en enfer sur terre. Les témoignages sont accablants.&nbsp;</em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18095095"></span>



<p>Le <a href="https://www.washingtonpost.com/world/2025/12/12/sudan-el-fashir-darfur-killings-kidnapping/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Washington Post</a> a publié une enquête de Kathrine Houreld et Hafiz Haroun concernant les enlèvements de masse et les crimes -notamment basés sur des critères ethniques- perpétrés par les Forces de soutien rapide (FSR) après la prise de contrôle d’El Fasher, ville de l’ouest du Soudan.</p>



<p>Selon des survivants, des organisations de défense des droits humains et des proches des personnes enlevées, les FSR ont détenu des milliers de civils, exigeant des rançons exorbitantes et exécutant ceux qui ne pouvaient pas payer.&nbsp;</p>



<p>Les FSR ont assiégé El Fasher pendant un an et demi, à partir de 2014, et ont systématiquement tué et enlevé ceux qui tentaient de fuir. Lorsque l’armée soudanaise s’est retirée de ses dernières positions dans la ville fin octobre et que les FSR en ont pris le contrôle, leurs combattants ont enlevé des civils en masse, y compris des femmes et des enfants. Des survivants ont rapporté que les captifs ont été torturés et affamés puis contraints de contacter leurs familles pour les supplier de les aider.</p>



<p>Le <em>Washington Post</em> a interviewé neuf victimes d’enlèvement, leurs familles ainsi que des militants. Les témoignages sur les détails concernant les méthodes d’attaque, les lieux où sont enlevés les otages et leur traitement correspondent souvent aux rapports des témoins oculaires et des organisations de défense des droits de l’homme.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un tableau effroyable</h2>



<p>Les difficultés de communication à El Fasher rendent complexe l’évaluation de l’ampleur des exactions commises sur place mais des témoignages divulgués dressent un tableau effroyable : des familles délibérément écrasées sous des véhicules blindés, des détenus exécutés devant une caméra et des enfants orphelins abandonnés à leur sort dans le désert.</p>



<p>Les Nations Unies ont déclaré que le Soudan connaissait la pire crise humanitaire au monde, avec des dizaines de milliers de morts et 12 millions de déplacés en trois ans de guerre civile.</p>



<p>Les récits d’atrocités commises à El Fasher, l’une des plus grandes villes du Darfour, ont mis en lumière les divisions entre l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, deux riches États du Golfe alliés aux États-Unis, mais aux intérêts divergents au Soudan.</p>



<p>L’Arabie saoudite soutient l’armée soudanaise, tandis que les Émirats arabes unis sont accusés d’apporter un soutien militaire et financier aux FSR. Les dirigeants émiratis ont nié ces allégations, mais des armes vendues aux Émirats ont été retrouvées à plusieurs reprises dans les stocks des FSR et des responsables politiques de tous bords à Washington ont commencé à critiquer ouvertement les Émirats.</p>



<p>Les sanctions américaines répétées imposées aux FSR et à l’armée soudanaise, elle aussi coupable de violations massives des droits humains, n’ont guère permis d’enrayer les massacres.</p>



<p>Le mois dernier, lors de sa visite à la Maison-Blanche, le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a lancé un appel au président Donald Trump pour obtenir son aide afin de mettre fin au conflit. Trump a déclaré à <em>Truth Social</em> qu’il collaborerait avec les partenaires régionaux pour mettre fin à ces atrocités.</p>



<p>Pendant ce temps, de nombreux survivants restent détenus sous la menace des armes.</p>



<p>On estime à 270 000 le nombre de personnes qui se trouvaient à El Fasher et dans ses environs lors de sa chute le 27 octobre.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les preuves des massacres dissimulées</h2>



<p>Selon les Nations Unies, quelque 106 000 personnes ont fui la ville ces six dernières semaines, tandis que le sort des autres demeure inconnu.</p>



<p>Nathaniel Raymond, directeur du Laboratoire de recherche humanitaire de l’École de santé publique de Yale, estime que les Forces de soutien rapide ont déjà tué des dizaines de milliers de personnes. Son laboratoire publiera la semaine prochaine un rapport cartographiant d’au moins 140 sites où des corps se sont accumulés et documentant les actions considérables entreprises par les FSR pour dissimuler les preuves des massacres.</p>



<p>Raymond raconte : <em>«Une force de la taille d’une brigade est déployée pour dégager les corps et rien ne laisse présager un retour à la normale : aucune activité aux puits, sur les marchés, dans les rues, ni dans les transports en commun. Ils pensent devoir ramasser le plus de corps possible, le plus rapidement possible, avant que quiconque n’entre dans la ville»</em>. Le <em>Washington Post</em> cite un infirmier de 37 ans qui a déclaré être resté en ville pendant tout le siège. Son jeune frère a tenté de s’échapper en août mais les FSR l’ont enlevé et tué, malgré le paiement d’une rançon par sa famille, déjà très pauvre.</p>



<p>L’infirmier a ajouté que lorsque les combattants ont pris d’assaut la ville, il s’est enfui avec un groupe d’une centaine de personnes mais qu’ils ont été rapidement capturés. Il a précisé qu’une trentaine d’entre eux ont été sommairement exécutés.</p>



<p><em>«Je leur ai dit que j’étais médecin et que j’aidais tout le monde, y compris les membres des Forces de soutien rapide»</em>, a-t-il déclaré, convaincu que cela lui a sauvé la vie.</p>



<p>Le médecin a raconté que les survivants avaient été transportés en convoi jusqu’à Kutum, à une journée et demie de route : <em>«Ils nous ont déposés devant une maison abandonnée et nous ont ordonné de contacter nos familles. Ils m’ont dit : ‘‘Tu dois les convaincre de payer 50 millions de livres soudanaises sinon nous t’exécuterons sur-le-champ’’»</em>. Il a ajouté : <em>«J’ai contacté mes amis car je savais que ma famille n’avait pas assez d’argent»</em>. Le médecin a indiqué que ses amis avaient négocié la rançon et l’avaient ramenée à 15 millions de livres soudanaises, soit environ 25 000 dollars. Pendant qu’il attendait des nouvelles de son sort, les combattants ont amené d’autres jeunes hommes d’El Fasher et leurs chefs les ont incités à tuer à leur guise. Il s’est souvenu d’une conversation au cours de laquelle on avait dit à leurs ravisseurs : <em>«Vous devez en tuer la moitié pour faire pression sur les autres et les contraindre à payer la rançon»</em>.&nbsp;Le lendemain, ses amis avaient remis la somme totale pour sa libération et il avait été relâché près de la ville de Tawila, où de nombreux rescapés d’El Fasher avaient trouvé refuge.</p>



<p>Un autre homme, âgé de 26 ans, a raconté avoir rejoint une foule importante fuyant vers l’ouest de la ville le 26 septembre. Il se souvient que le groupe a été pris pour cible par des tirs d’artillerie et des drones pendant sa fuite, et que lorsqu’ils ont atteint un remblai de terre construit par les FSR pour encercler la ville, des véhicules blindés ont ouvert le feu. <em>«Certains ont essayé de s’échapper, mais en vain, et beaucoup ont été tués. D’autres ont fait semblant d’être morts, allongés immobiles au sol comme nous et les véhicules ont alors commencé à foncer sur les gens»</em>, a-t-il déclaré.&nbsp;</p>



<p>Les conducteurs des blindés scrutaient le sol, écrasant tout ce qui bougeait. <em>«Une dizaine de personnes ont été tuées dont ma sœur et je n’ai rien pu faire pour la sauver»</em>, a-t-il dit.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les prisonniers conduits comme du bétail</h2>



<p>Il a poursuivi en expliquant qu’à chaque barrage routier, d’autres personnes étaient tuées par les combattants des FSR ou attaquées par des milices arabes alliées à dos de chameau. Il raconta que le groupe avec lequel il avait quitté El Fasher, qui comptait environ 150 personnes, s’était réduit à une trentaine, mais que le calvaire était loin d’être terminé. <em>«J’étais avec mon ami et sa femme. Un soldat a tenté de prendre sa femme comme servante mais il a refusé et l’a serrée fort dans ses bras. Il fut alors abattu et sa femme tomba sur lui. Un des soldats dit: ‘‘Laissez-les se vider de leur sang’’»</em>.</p>



<p>Il ajouta que des combattants des FSR lui avaient bandé les yeux, ainsi qu’à une douzaine d’autres survivants, et leur avaient lié les mains derrière le dos. Ils les avaient conduits comme du bétail à Zamzam, un ancien camp de réfugiés et les avaient placés avec d’autres prisonniers. Puis, expliqua-t-il, leurs ravisseurs s’en prirent aux membres des groupes ethniques associés aux milices qui avaient défendu El Fasher contre les Forces de soutien rapide.</p>



<p>Chaque personne était sommée d’indiquer son appartenance tribale, a-t-il raconté. <em>«Si quelqu’un disait ‘‘Zaghawa’’ ou appartenait à une autre tribu africaine, il était tué. Si quelqu’un disait être soldat, il était également tué»</em>, a-t-il ajouté.</p>



<p>Finalement, a-t-il poursuivi, lui et dix autres prisonniers ont été conduits dans une cellule d’une prison au sud-ouest d’El Fasher. Le troisième jour, a-t-il expliqué, les FSR leur ont ordonné de contacter leurs familles et d’exiger 15 millions de livres soudanaises. Deux prisonniers ont demandé une somme inférieure, prétextant que leurs proches ne pouvaient pas réunir une telle somme, mais ils ont été immédiatement tués.&nbsp;</p>



<p>Les FSR ont ordonné aux prisonniers restants de contacter leurs familles et, pendant l’appel, ils leur braquaient leurs armes sur eux. <em>«Ils nous battaient et nous humiliaient jusqu’à ce que nos familles cèdent»</em>, précise-t-il.&nbsp;</p>



<p>Il a indiqué que sa famille avait réussi à payer la rançon en plusieurs fois et que lui et trois autres survivants avaient été libérés et conduits dans un camp de personnes déplacées situé à proximité.</p>



<p>Un troisième témoignage a mis en lumière le caractère systématique de cette opération d’extorsion. La prison de Daqris, à Nyala, est surpeuplée et accueille des milliers de prisonniers transférés d’El Fasher, selon une source proche du dossier. Cette source a ajouté que les détenus ne sont libérés que par l’officier des Forces de soutien rapide qui les a amenés, après le versement de rançons par des proches via une application de paiement électronique. La source a expliqué qu’environ 60 détenus sont entassés dans chaque cellule ordinaire et six dans chaque cellule d’isolement. <em>«Les prisonniers subissent des actes de torture et de violence de la part des gardiens et beaucoup sont morts»</em>, a déclaré la source. Les décès dus aux mauvais traitements et aux maladies, notamment au choléra, sont si fréquents qu’une fosse commune située près de la prison s’est rapidement remplie.</p>



<p>Dans un communiqué publié cette semaine, le Réseau des médecins soudanais a indiqué que plus de 5 000 civils sont détenus à Nyala, notamment à la prison de Daqris. Parmi eux figurent du personnel médical, des personnalités politiques et des journalistes.</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="vuhmabWEVg"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/01/soudan-lhorreur-regne-a-el-fasher-apres-sa-prise-par-hemedti-dagalo/">Soudan | L’horreur règne à El-Fasher après sa prise par Hemedti Dagalo</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Soudan | L’horreur règne à El-Fasher après sa prise par Hemedti Dagalo » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/01/soudan-lhorreur-regne-a-el-fasher-apres-sa-prise-par-hemedti-dagalo/embed/#?secret=sAZiPQITjd#?secret=vuhmabWEVg" data-secret="vuhmabWEVg" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/16/entre-crimes-de-guerre-et-genocide-le-soudan-agonise/">Entre crimes de guerre et génocide, le Soudan agonise !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Les Émirats vont-ils enfin lâcher Hemedti Dagalo?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/08/les-emirats-vont-ils-enfin-lacher-hemedti-dagalo/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 08 Nov 2025 07:50:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abou Dhabi]]></category>
		<category><![CDATA[Anwar Gargash]]></category>
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		<category><![CDATA[Emirats arabes unis]]></category>
		<category><![CDATA[Hemedti]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Ben Zayed]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Hamdan Dagalo]]></category>
		<category><![CDATA[Soudan]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les Émirats ont commencé à reconnaître les erreurs de leur politique au Soudan suite aux massacres d’El Fasher, au Darfour.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/08/les-emirats-vont-ils-enfin-lacher-hemedti-dagalo/">Les Émirats vont-ils enfin lâcher Hemedti Dagalo?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Dans l’échelle du crime, le boucher du Darfour Mohamed Hamdan Dagalo, que tout le monde appelle Hemedti, joue dans la même catégorie que le génocidaire israélien Benjamin Netanyahu. Toutefois, il semble que le vent a tourné et qu’il commence à perdre un soutien de poids. Certains médias internationaux indiquent que les Émirats arabes unis ont commencé à reconnaître les erreurs de leur politique au Soudan suite aux massacres d’El Fasher, marquant ainsi leur première admission officielle d’un changement d’approche depuis leur soutien aux Forces de soutien rapide (FSR) après le coup d’État militaire de 2021.&nbsp;</em></strong><em>(Photo : Femmes et enfants déplacés d&rsquo;El-Fasher dans un camp à Tawila, lundi &#8211; AP).</em></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-17846018"></span>



<p>Les récentes déclarations d’Anwar Gargash, l’un des responsables les plus importants de la diplomatie émiratie, témoignent d’une évolution de la position des Emirats et d’une tentative de prendre ses distances avec la milice d’Hemedti, devenue un fardeau politique et moral pour Abou Dhabi.</p>



<p>Cette prise de distance intervient dans un contexte de pression internationale croissante et d’inquiétudes quant à l’impact de ses liens économiques étroits –notamment dans le secteur de l’or et les ports de la mer Rouge– sur son rôle futur au Soudan.</p>



<p><a href="https://www.theguardian.com/world/2025/nov/04/sudan-rsf-militia-uae-united-arab-emirates" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Guardian</a> rapporte que, pour la première fois, les Émirats ont publiquement reconnu les erreurs de leur politique au Soudan, après que leur réputation internationale a été ternie par leur soutien aux FSR, responsables de massacres à El-Fasher, capitale du Darfour-Nord, suite à la prise de contrôle de la ville à la fin du mois dernier.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Abou Dhabi avoue s’être trompé</h2>



<p>Dans un discours prononcé à Bahreïn, Anwar Gargash, conseiller diplomatique de l’émir d’Abou Dhabi et président des Émirats Mohamed Ben Zayed, a déclaré que les Émirats arabes unis et d’autres pays avaient <em>«commis une erreur en n’imposant pas de sanctions aux auteurs du coup d’État de 2021»</em>, en référence au putsch ayant renversé le gouvernement de transition civil au Soudan conduit par Abdallah Hamdok et soutenu à la fois par le chef de l’armée régulière le général Abdel Fattah Al-Burhan et Mohamed Hamdan Dagalo (Hemedti), chef des FSR.</p>



<p>Après, ces deux derniers ont évincé le gouvernement civil de Hamdok et ont pris le pouvoir ensemble avant de se déchirer ce qui a conduit à la guerre civile ayant éclaté en avril 2023.</p>



<p><em>«Nous avons tous commis une erreur en laissant ces deux généraux rivaux renverser le gouvernement civil»</em>, a affirmé M. Gargash avant d’ajouter: <em>«Rétrospectivement, il s’agissait d’une erreur fondamentale. Nous aurions dû rester fermes et qualifier ce qui s’est passé de coup d’État, mais nous ne l’avons pas fait»</em>.</p>



<p><em>The</em> <em>Guardian</em> estime que cette déclaration marque un tournant important dans la position des Émirats arabes unis, Abou Dhabi ayant joué un rôle prépondérant depuis la chute du régime d’Omar Hassan el-Béchir en 2019 en affaiblissant les forces civiles et en renforçant l’influence de l’armée, sous prétexte de <em>«garantir la stabilité»</em>.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Du soutien total à la reconnaissance des erreurs</h2>



<p>Suite au soulèvement de 2019, les Émirats et l’Arabie saoudite ont cherché à renforcer le Conseil militaire de transition qui a succédé à Omar El-Béchir, en lui accordant une aide de 3 milliards de dollars.</p>



<p>Cependant, lorsque les civils ont repris le contrôle du gouvernement, une part importante de cette aide a été gelée. Jonas Horner, du Conseil européen des relations étrangères, affirme que cette décision a directement fragilisé le gouvernement civil et ouvert la voie au coup d’État de 2021, puis à la guerre civile de 2023.&nbsp;<em>«Si les États du Golfe avaient soutenu le gouvernement civil comme promis, le destin du Soudan aurait été radicalement différent»</em>, ajoute Horner.</p>



<p>Aujourd’hui, quatre ans après le coup d’État, les Émirats admettent pour la première fois que leur politique a dévié de sa trajectoire et qu’ils sont contraints de prendre leurs distances avec les FSR qu’ils ont parrainées.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Armement non déclaré et démentis officiels</h2>



<p>Des rapports concordants de l’Onu et de la presse indiquent que les Émirats ont secrètement armé les FSR, malgré leurs démentis répétés. En janvier dernier, l’administration Biden a imposé des sanctions à Hemedti et à sept entreprises basées aux Émirats, les accusant de financer la milice.</p>



<p>Pendant 18 mois, des organisations de la société civile soudanaise ont averti que la prise de contrôle d’El-Fasher par les FSR entraînerait des massacres à motivation ethnique, imputant une responsabilité particulière aux Émirats, puissance la plus influente sur Hemedti.</p>



<p>Malgré la condamnation des massacres par Abou Dhabi, le pays a tenté d’en rejeter la faute sur l’armée soudanaise, se présentant comme victime de <em>«campagnes de désinformation menées par des factions islamistes au sein de l’armée et des organisations occidentales hostiles aux Émirats arabes unis»</em>.</p>



<p>Cependant, des militants des droits humains comme Yasmin Ahmed de Human Rights Watch ont affirmé que le véritable test pour cette évolution de la position des Émirats serait leur coopération avec le comité des Nations Unies sur l’embargo sur les armes au Soudan.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Intérêts économiques et politiques étroitement liés</h2>



<p>Les Émirats entretiennent des liens économiques étroits avec le Soudan depuis plusieurs décennies, considérant ce pays comme une source vitale de denrées alimentaires et de minerais mais aussi comme un point stratégique important sur la mer Rouge.</p>



<p>En 2022, Abou Dhabi Ports a investi environ 6 milliards de dollars dans le projet de port d’Abu Amama, au nord de Port-Soudan, avant que Burhan ne l’annule. Cette décision a incité Abou Dhabi à veiller à la protection de ses intérêts dans tout futur accord politique.</p>



<p>L’or soudanais demeure la principale ressource du pays. Selon les données de 2024, les exportations officielles d’or vers les Émirats ont atteint 1,52 milliard de dollars, soit environ 97 % du total des exportations officielles du Soudan. Cependant, les chiffres réels sont bien plus élevés, car près de 90% de la production soudanaise, estimée à 13,4 milliards de dollars par an, est acheminée clandestinement vers les Émirats arabes unis via les pays voisins.</p>



<p>La famille Hemedti entretient des liens commerciaux directs avec les Émirats, possédant d’importantes mines d’or au Darfour par le biais de la société Al-Junaid. Hemedti a également envoyé des milliers de combattants au Yémen pour soutenir la coalition dirigée par l’Arabie saoudite et les Émirats, renforçant ainsi les liens politiques et militaires.</p>



<p>Outre les intérêts économiques, la politique des Émirats est guidée par des considérations idéologiques. Le pays perçoit l’islam politique, et en particulier les Frères musulmans, comme une menace existentielle qu’il convient d’endiguer. Dans cette optique, le soutien à Hemedti était considéré comme un moyen efficace de saper l’influence des islamistes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’épreuve post-El-Fasher</h2>



<p>Face au fardeau moral et politique que représentent les massacres perpétrés par les FSR, les Émirats subissent une pression croissante pour s’engager dans la résolution de la crise soudanaise. Washington estime que la clé d’un règlement réside dans un accord parrainé par les Émirats et l’Égypte (qui soutient Abdel Fattah Al-Burhan) qui inciterait les belligérants –les FSR et l’armée– à parvenir à un cessez-le-feu global.</p>



<p>En septembre, les États-Unis, l’Arabie saoudite, l’Égypte et les Émirats ont signé une déclaration commune définissant le cadre d’une trêve humanitaire de trois mois, suivie d’une période de transition civile de neuf mois. La déclaration affirmait: <em>«L’avenir de la gouvernance au Soudan sera décidé par le peuple soudanais au terme d’un processus de transition global, non dominé par aucun groupe armé»</em>.&nbsp;</p>



<p>Cependant, le dernier paragraphe reflétait la ligne rouge traditionnelle des Émirats: <em>«L’avenir du Soudan ne saurait être déterminé par des groupes extrémistes violents liés aux Frères musulmans»</em>.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Quelle est la position exacte d’Abou Dhabi?</h2>



<p>La question demeure : les Émirats peuvent-ils véritablement rompre leurs liens avec les FSR?</p>



<p>La réponse dépendra de la façon dont ils perçoivent Hemedti: est-il un partenaire indispensable à la réalisation de leurs intérêts économiques et à la lutte contre les islamistes, ou un fardeau menaçant leur image de puissance <em>«stable et rationnelle»</em>?</p>



<p>Comme l’a déclaré Cameron Hudson, ancien responsable américain du dossier soudanais: <em>«Les Émirats nient catégoriquement toute implication. Tant que nous n’aurons pas établi les faits concernant la situation et les responsables, nous ne pourrons pas trouver de solution»</em>.&nbsp;</p>



<p>La prochaine étape révélera si Abou Dhabi passera du déni à l’action et du financement et du déni à la reddition de comptes et à la réconciliation. </p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="qTLOjafcbj"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/01/soudan-lhorreur-regne-a-el-fasher-apres-sa-prise-par-hemedti-dagalo/">Soudan | L’horreur règne à El-Fasher après sa prise par Hemedti Dagalo</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Soudan | L’horreur règne à El-Fasher après sa prise par Hemedti Dagalo » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/01/soudan-lhorreur-regne-a-el-fasher-apres-sa-prise-par-hemedti-dagalo/embed/#?secret=NMhwtCOklT#?secret=qTLOjafcbj" data-secret="qTLOjafcbj" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Soudan &#124; Des mercenaires colombiens forment des enfants-soldats</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/14/soudan-des-mercenaires-colombiens-forment-des-enfants-soldats/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Oct 2025 09:39:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Darfour]]></category>
		<category><![CDATA[El Fasher]]></category>
		<category><![CDATA[enfants-soldats]]></category>
		<category><![CDATA[Forces de soutien rapide]]></category>
		<category><![CDATA[mercenaires colombiens]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Hamdan Dogolo]]></category>
		<category><![CDATA[Soudan]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Des centaines de mercenaires colombiens sont impliqués dans la guerre au Soudan et entraînent des enfants soudanais au combat. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/14/soudan-des-mercenaires-colombiens-forment-des-enfants-soldats/">Soudan | Des mercenaires colombiens forment des enfants-soldats</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Selon une enquête du journal britannique </em></strong><a href="https://www.theguardian.com/world/2025/oct/08/colombian-mercenaries-sudan-war" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong><em>The Guardian</em></strong></a><strong><em>, des centaines de mercenaires colombiens sont impliqués dans la guerre en cours au Soudan, combattant aux côtés des Forces de soutien rapide dirigés par Mohamed Hamdan Dogolo dans le cadre de la guerre civile qui les oppose à l’armée soudanaise. Ces mercenaires entraînent aussi des enfants soudanais au combat, dans l’un des épisodes les plus tragiques de cet interminable conflit depuis son déclenchement il y a plus de deux ans.</em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-17657390"></span>



<p>Le <em>Guardian</em> rapporte que des photographies de ces enfants soldats ont été prises dans le camp de Zamzam, le plus grand où sont parqués les déplacés du Soudan.</p>



<p>L’un des mercenaires colombiens, utilisant le pseudonyme de Carlos, a déclaré s’être rendu au Soudan début 2025 après avoir signé un contrat mensuel de 2 600 dollars par l’intermédiaire d’agents de sécurité soupçonnés d’être liés à un pays de la région.</p>



<p>Après une série de voyages à travers l’Europe, l’Éthiopie et la Somalie, il est arrivé à Nyala, capitale de l’État du Darfour-Sud, devenue une plaque tournante pour les mercenaires colombiens travaillant pour les Forces de soutien rapide.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><em>«La guerre, c’est du business»</em></h2>



<p><em>«La guerre, c’est du business»</em>, déclare Carlos, ajoutant que la première mission des mercenaires colombiens consiste à former des recrues soudanaises dont la plupart étaient des enfants qui n’avaient jamais porté d’armes auparavant. Il&nbsp; ajoute : <em>«Nous leur avons appris à utiliser des fusils, des mitrailleuses et des lance-roquettes avant de les envoyer au front. Nous les avons entraînés à mourir»</em>.</p>



<p>Comble du cynisme, il décrit l’expérience comme horrible et folle tout en précisant: <em>«Malheureusement, c’est la guerre!»</em>. Le Colombien participe à une entreprise criminelle mais fait semblant de déplorer la situation !&nbsp;</p>



<p>Selon l’enquête du journal britannique, l’unité militaire à laquelle Carlos était affecté a finalement été envoyée dans la ville assiégée d’El- Fasher, décrit comme le pire champ de bataille du Soudan et le dernier grand bastion militaire dans la région du Darfour occidental.&nbsp;</p>



<p>Aucune aide humanitaire n’est parvenue à El- Fasher, capitale de l’État du Darfour-Nord, depuis près de 18 mois, tandis que les Nations Unies confirment que des centaines de milliers de personnes vivent dans des conditions de <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/29/gaza-soudan-afghanistan-la-famine-comme-arme-de-guerre/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">quasi-famine</a>, les enfants se nourrissant de criquets et de fourrage pour survivre.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La pire crise humanitaire au monde</h2>



<p>Cela s’inscrit dans le contexte d’une guerre qui a coûté la vie à quelque 150 000 personnes et contraint 13 millions de personnes à fuir, dans ce qui est décrit comme la pire crise humanitaire et de déplacement au monde.</p>



<p>Carlos, qui a quitté le service militaire de son pays il y a plus de cinq ans, a partagé des photos et des vidéos avec le <em>Guardian</em> et le journal colombien <em>La Silla Vacia</em>, montrant des mercenaires colombiens entraînant des recrues soudanaises ou sur des positions de combat au Darfour.</p>



<p>Une image montre des adolescents tenant des fusils et souriant à la caméra, tandis que d’autres images montrent des tirs nourris dans des quartiers détruits d’El-Fasher, avec des mercenaires parlant en espagnol de leurs camarades blessés.</p>



<p>Le président colombien Gustavo Petro a décrit le phénomène du mercenariat comme <em>«un commerce qui transforme les hommes en marchandises pour tuer»</em>, s’engageant à l’interdire. Il a toutefois reconnu que les conditions économiques et sociales des soldats retraités les rendent vulnérables aux tentations financières.</p>



<p>L’armée colombienne contraint ses soldats professionnels à prendre leur retraite vers 40 ans, avec de maigres pensions et des opportunités de développement professionnel limitées, les poussant à rejoindre des sociétés de sécurité privées.</p>



<p>Elizabeth Dickinson, analyste principale pour la Colombie à l’<em>International Crisis Group</em>, confirme que ces entreprises ne se limitent plus aux retraités, elles recrutent désormais des soldats encore en activité dans les zones pauvres, leur offrant des milliers de dollars par mois via des applications comme WhatsApp.</p>



<p>Le <em>Guardian</em> attribue le phénomène du mercenariat au long conflit interne en Colombie qui a laissé un excédent de combattants expérimentés dont beaucoup ont été formés par l’armée américaine. Ce pays d’Amérique du Sud est l’un des plus grands exportateurs de mercenaires.</p>



<p>Selon le <em>Guardian</em>, Carlos a récemment quitté le Soudan en raison de problèmes de salaire, affirmant que 30 de ses collègues étaient partis avec lui mais en même temps, des avions arrivaient avec de nouveaux mercenaires pour les remplacer.  Il reconnaît toutefois que son travail de mercenaire n’est ni légal ni honorable, ajoutant: <em>«Nous y allons pour l’argent, rien de plus»</em>.</p>



<p>Bien que le phénomène des mercenaires ait disparu des champs de bataille mondiaux pendant la majeure partie du XX<sup>e</sup> siècle, le journal britannique confirme qu’il a commencé à faire un retour rapide au cours du siècle actuel.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une sombre résurgence</h2>



<p>Sean Mavity, expert américain en mercenaires, déclare: <em>«C’est le plus vieux métier du monde. Nous revenons à une époque proche du Moyen Âge où les riches pouvaient posséder des armées privées et se comporter comme des superpuissances»</em>. Il ajoute que le recours aux mercenaires offre aux États un <em>«déni plausible»</em> qui leur permet de contourner le droit international et d’échapper à la responsabilité des violations.<em> «Lorsque des mercenaires sont capturés ou tués, ils peuvent tout simplement être désavoués»</em>, précise-t-il.&nbsp;</p>



<p>Au cœur de cette sombre résurgence, le Soudan est aujourd’hui devenu une arène tragique où commerce et sang se croisent, où les guerres deviennent des entreprises rentables et où les enfants deviennent du carburant.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="iUhERTPm3G"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/27/apres-la-reprise-de-khartoum-par-larmee-le-soudan-menace-de-partition/">Après la reprise de Khartoum par l’armée, le Soudan menacé de partition  </a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Après la reprise de Khartoum par l’armée, le Soudan menacé de partition   » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/27/apres-la-reprise-de-khartoum-par-larmee-le-soudan-menace-de-partition/embed/#?secret=GtDMY7Nyo1#?secret=iUhERTPm3G" data-secret="iUhERTPm3G" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Le Darfour agonise dans le silence  </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/02/le-darfour-agonise-dans-le-silence/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Oct 2025 09:53:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[au Darfour]]></category>
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		<category><![CDATA[Soudan]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Alors que les yeux du monde sont fixés sur Gaza, un autre drame se déroule dans une indifférence glaciale : El Fasher, au Darfour, Soudan,</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/02/le-darfour-agonise-dans-le-silence/">Le Darfour agonise dans le silence  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Alors que les yeux du monde sont fixés sur Gaza, un autre drame se déroule dans une indifférence glaciale : El Fasher, au Darfour, assiégée depuis presque deux ans par les Forces de soutien rapide. Plus d’un million de civils encerclés, privés de nourriture, d’eau, de soins. Une ville où les enfants meurent de faim, où les mosquées deviennent des cibles de drones, où l’humanité se dissout dans le silence.&nbsp;</em></strong></p>



<p><strong>Manel Albouchi</strong></p>



<span id="more-17592181"></span>



<p>Pendant ce temps, les Nations unies vaccinent en urgence contre le choléra. Une ironie tragique : sauver d’une main, laisser mourir de l’autre. Ce paradoxe illustre la schizophrénie de notre époque.&nbsp;</p>



<p>À première vue, ce n’est qu’une tragédie <em>«lointaine»</em>. Or, elle n’a jamais été aussi proche. Car beaucoup des réfugiés du Darfour sont en Tunisie, à El Amra, Jebeniana et Sfax, en attente d’émigration vers l’Europe. Mais comme les feuilles d’un même arbre, nous sommes reliés. Quand un incendie se déclare dans une branche, toutes les feuilles finissent par le sentir, même celles qui se croient à l’abri. L’anxiété se propage, la peur de la mort s’installe, et les attaques de panique frappent ceux qui pensaient être protégés.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’indifférence complice&nbsp;</h2>



<p>Quand des populations entières meurent et que les chancelleries se contentent de communiqués, l’ordre mondial se démasque. Les vies n’ont pas le même poids selon l’endroit où elles s’éteignent. Le silence face au Soudan préfigure les silences de demain.&nbsp;Et ce silence, ici, on le connaît. Car pendant que les foules ont les yeux rivés sur les guerres d’ailleurs ou même sur un match de football, les gouvernements en profitent pour détourner l’attention et imposer des choix qui étranglent le quotidien. La guerre là-bas devient une diversion ici. La souffrance des peuples sert de rideau derrière lequel se négocient nos propres asphyxies.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le siège&nbsp;là-bas, ici, partout &nbsp;</h2>



<p>Comme cette ville soudanaise encerclée, nous vivons nos propres encerclements, invisibles mais réels.&nbsp;</p>



<p>Un siège économique : une jeunesse enfermée dans le chômage, rêvant de partir par la mer.&nbsp;</p>



<p>Un siège politique : un peuple prisonnier des blocages et des promesses creuses.&nbsp;</p>



<p>Un siège psychologique : un quotidien où l’espoir se raréfie, où l’impuissance colonise l’imaginaire collectif.&nbsp;</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="BBd2S3T4sX"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/14/le-soudan-la-grande-tragedie-oubliee/">Le Soudan, la grande tragédie oubliée</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le Soudan, la grande tragédie oubliée » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/14/le-soudan-la-grande-tragedie-oubliee/embed/#?secret=JYlew3kLOt#?secret=BBd2S3T4sX" data-secret="BBd2S3T4sX" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Le siècle de l’indifférence&nbsp;</h2>



<p>Affamer des villes. Bombarder des hôpitaux. Détruire des mosquées. Tuer des enfants. L’humanité vit aujourd’hui un siège&nbsp;: entourée de murs d’indifférence, privée de la circulation de l’amour et de la solidarité.&nbsp;</p>



<p>El Fasher n’est pas seulement une ville du Soudan. Elle devient comme Gaza symbole universel de l’âme humaine assiégée par ses propres démons.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Nous, citoyens et citoyennes, ne pouvons pas rester spectateurs car chaque silence est une complicité. Relayer, témoigner, exiger que la vie humaine reste sacrée voilà notre responsabilité.&nbsp;</p>



<p>Car ce qui brûle ailleurs brûle déjà en nous. Et si nous laissons l’arbre s’embraser, aucune feuille, même la plus lointaine, ne sera épargnée.</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="C3aNq0FClQ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/29/gaza-soudan-afghanistan-la-famine-comme-arme-de-guerre/">Gaza, Soudan, Afghanistan | La famine comme arme de guerre</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Gaza, Soudan, Afghanistan | La famine comme arme de guerre » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/29/gaza-soudan-afghanistan-la-famine-comme-arme-de-guerre/embed/#?secret=ix5OaaG4zM#?secret=C3aNq0FClQ" data-secret="C3aNq0FClQ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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