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	<title>Archives des Émir Abdelkader - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Émir Abdelkader - Kapitalis</title>
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		<title>L’Algérie face à l’Histoire &#124; De la souveraineté à la reconquête </title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 27 Aug 2026 06:10:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Réponse à l'article du Dr Mounir Hanablia dans lequel il affirme que l’État algérien est le successeur en droite ligne de l’État français.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/27/lalgerie-face-a-lhistoire-de-la-souverainete-a-la-reconquete/">L’Algérie face à l’Histoire | De la souveraineté à la reconquête </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>En réponse à l&rsquo;article du Dr Mounir Hanablia intitulé<a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/26/tunisie-du-souverainisme-a-la-question-numide-ou-lopposition-aveugle/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> «Tunisie / Du souverainisme à la question numide, ou l&rsquo;opposition aveugle»</a> — dans lequel il affirme notamment que «l’État algérien est le successeur en droite ligne de l’État français», réduisant ainsi l’Algérie contemporaine à un simple legs colonial —, cette tribune offre une mise au point historique et politique nécessaire.</em></strong> <em>(Photo : l&rsquo;Émir Abdelkader – 1808-1883 <em>–</em>, fondateur de l&rsquo;État algérien moderne). </em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dr Abderrahmane Cherfouh</strong> *</p>



<span id="more-19515302"></span>



<p class="wp-block-paragraph">En s’appuyant sur les travaux de grands historiens et sociologues — de Charles-Robert Ageron à Pierre Bourdieu, de Mostefa Lacheraf à Benjamin Stora —, ce texte retrace le fil ininterrompu de la souveraineté algérienne. De la diplomatie active de la Régence d’Alger avant 1830 à la fermeté des négociateurs d’Évian sur l’indivisibilité du Sahara, en passant par le martyre des camps de regroupement et le rôle des pionniers du mouvement national, cette analyse dresse un réquisitoire rigoureux contre l’amnésie mémorielle et la falsification de l’Histoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon les nostalgiques de l’Algérie française qui n’ont jamais assimilé l’indépendance de 1962, l’Algérie ne serait qu’une création française. L’idée véhiculée par ce discours révisionniste est généralement que l’Algérie n’existait pas en tant que nation ou État avant la colonisation entreprise en 1830.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La réapparition récente, dans les colonnes de&nbsp;<em>Kapitalis</em>, sous la plume du Dr Mounir Hanablia, de la prétention selon laquelle l’Algérie serait une création française — thèse soutenant que&nbsp;<em>«l’État algérien est le successeur en droite ligne de l’État français forgé par les troupes de Bugeaud et le duc d’Aumale »</em>&nbsp;— ne relève pas d’un simple débat historiographique anodin. Elle s’inscrit dans la résurgence d’un récit largement entretenu par les officines nostalgiques de la colonisation et relayé sur certains plateaux télévisés français, visant à dénier au peuple algérien la profondeur historique de sa souveraineté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En affirmant que l’Algérie contemporaine ne doit son existence qu’au tracé territorial de l’occupant et que le Sahara lui aurait été <em>«octroyé»</em> en 1962, ces postures procèdent d’une double confusion : l’assimilation abusive entre la délimitation administrative des frontières et l’existence pluricentenaire d’une nation, doublée d’une méconnaissance délibérée du droit international et de la mémoire des luttes populaires.</p>



<h2 class="wp-block-heading">I. Avant 1830, la réalité oubliée de l’État d’Alger et de sa souveraineté</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour mesurer l’inanité de l’argument de la <em>«création coloniale»</em>, il convient de rappeler ce qu’était la Régence d’Alger (<em>Dawlat Al-Jaza’ir</em>) bien avant le débarquement de 1830. Loin d’être un territoire vacant, Alger fonctionnait comme une entité politique pleinement souveraine, dotée d’un gouvernement centralisé (<em>Diwan</em>), d’une administration fiscale, d’une puissance navale et d’une diplomatie active.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comme le rappelle l’historien Charles-Robert Ageron :&nbsp;<em>«L’Algérie n&rsquo;était pas une tabula rasa sur laquelle la France a écrit son histoire. La société algérienne, malgré les déstructurations du Code de l’Indigénat et les spoliations foncières, a conservé sa cohésion culturelle et son identité face à la domination coloniale.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Entre le XVI<sup>e</sup> et le début du XIX<sup>e</sup> siècle, l’État d’Alger a signé des dizaines de traités bilatéraux de paix, de commerce et de navigation avec l’Angleterre, les Pays-Bas, les États-Unis et la France elle-même. En droit des gens, la conclusion de ces conventions emportait reconnaissance explicite de la souveraineté algérienne. C’est d&rsquo;ailleurs auprès d’Alger que la République française avait contracté des emprunts cruciaux pour approvisionner ses armées en blé sous la Révolution. La France n’a rien créé&nbsp;<em>ex nihilo</em>&nbsp;: elle a agressé et occupé un État souverain préexistant.</p>



<h2 class="wp-block-heading">II. Derrière le mythe de la «pacification» : la résistance d’un peuple face aux crimes d’État</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’affirmation selon laquelle la France aurait <em>«forgé»</em> l’Algérie masque une réalité sanglante : loin de toute soumission, le pays fut le théâtre d’une résistance populaire ininterrompue face à une politique systématique de terre brûlée et de crimes de masse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Forgé par qui, prétendez-vous ? Par Bugeaud, précisément — cet homme que la rigueur de l’histoire a définitivement relégué au rang des bourreaux. Un personnage aujourd’hui rattrapé par sa mémoire sanguinaire : à mesure que tombent ses statues et que s’efface son nom des plaques de rues et de places, la mémoire universelle le condamne définitivement comme l’un des criminels de guerre les plus atroces de son époque.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’Émir Abdelkader et les traités de souveraineté (1832-1847) :</strong>&nbsp;l’Émir n’a pas seulement combattu la politique de la terre brûlée de Bugeaud ; il a réorganisé un État moderne unifié (<em>Al-Dawla Al-Jaza’iriya</em>), doté d’une armée régulière, d’une monnaie et d’une administration. La France a dû reconnaître sa souveraineté par les traités internationaux de Desmichels (1834) et de Tafna (1837).</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les enfumades et la terreur :</strong>&nbsp;Bugeaud et ses généraux (Pélissier dans le Dahra en 1845, Cavaignac chez les Sbéhas) ont inauguré des méthodes de guerre génocidaires, enfumant et murant des tribus entières dans des grottes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Lalla Fatma N&rsquo;Soumer (1854-1857) :</strong>&nbsp;dans le Djurdjura, la résistance menée par cette figure héroïque a prouvé le rôle fondamental et précoce des femmes algériennes dans la défense de la patrie.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les Ouled Sidi Cheikh, 1871 et les déportations en Nouvelle-Calédonie :</strong>&nbsp;du Sud aux Hauts-Plateaux, puis en Kabylie sous l’impulsion du Cheikh Mokrani et du Cheikh El-Haddad, le peuple s’est soulevé. La réponse coloniale fut d’une fureur féroce : séquestre de 500 000 hectares de terres, spoliations foncières (loi Warnier) et effondrement social qui provoqua la terrible famine de 1867-1869 où plus de 500 000 Algériens périrent. Pour parfaire cette entreprise de déstructuration, l’administration coloniale a systématiquement décapité la résistance de ses cadres dirigeants. Assimilés cyniquement à des criminels de droit commun par des juridictions d’exception, des centaines de chefs d’insurrection, d’érudits et de notables furent condamnés au bannissement et déportés vers le bagne de Nouvelle-Calédonie afin d’isoler le peuple de ses guides légitimes.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="EmMsWZWwLi"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/11/01/1er-novembre-1954-lalgerie-de-la-sedition-a-la-nation/">1er novembre 1954 : L’Algérie, de la sédition à la nation</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« 1er novembre 1954 : L’Algérie, de la sédition à la nation » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2017/11/01/1er-novembre-1954-lalgerie-de-la-sedition-a-la-nation/embed/#?secret=O2ddTGNwmM#?secret=EmMsWZWwLi" data-secret="EmMsWZWwLi" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">III. Du mouvement national à la Guerre de Libération : la reconquête de la souveraineté</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’Algérie moderne s’est forgée dans le sang de ses martyrs et la maturation de son mouvement national — et non, comme le prétend l’auteur, sous l’effet d’une prétendue impulsion extérieure attribuée au débarquement américain de 1942 et à la défaite nazie en Tunisie. L’intellectuel et historien Mostefa Lacheraf rappelait justement que la résistance algérienne, au XIX<sup>e</sup> comme au XX<sup>e</sup> siècle, témoigne d’un refus permanent de l’état de fait colonial pour réaffirmer une personnalité historique que la violence coloniale n’a jamais pu dissoudre.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>De l’Émir Khaled à l’Étoile Nord-Africaine, jusqu&rsquo;au 8 mai 1945 :</strong>&nbsp;dès les années 1920, l’Émir Khaled — petit-fils de l’émir Abdelkader — posait les premières pierres du nationalisme moderne en réclamant la fin du régime de l’indigénat et une représentation politique réelle pour les Algériens. Dans cette continuité, Messali Hadj et l’Étoile Nord-Africaine (ENA) franchirent un cap décisif dès 1926 en revendiquant l’indépendance totale. L’historien Mahfoud Kaddache a parfaitement démontré comment la conscience nationale s’est structurée à travers cette trajectoire du mouvement national. Malgré les péripéties politiques, la rupture définitive fut consommée le 8 mai 1945 : les massacres de Sétif, Guelma et Kherrata démontrèrent tragiquement l’illusion et l’impossibilité de toute voie réformiste.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le CRUA et le 1<sup>er</sup> Novembre 1954 : l’aboutissement de l’unité nationale :</strong>&nbsp;face aux divisions politiques, la jeune garde révolutionnaire fonde le Comité Révolutionnaire d’Unité et d’Action (CRUA), jetant les bases de l’insurrection décisive. En juin 1954, la réunion historique du <em>«groupe des 22»</em> à Clos-Salembier scelle l’option des armes, portée par des figures issues de toute l’Algérie profonde — des Aurès à la Kabylie, du Nord au Sud, de l’Oranie au Titteri. Cette convergence totale des provinces et des trajectoires militantes apporte la preuve éclatante de l’unité fondamentale du pays et de sa résistance face au colonisateur. Comme le souligne fort justement l’historien Benjamin Stora :&nbsp;<em>« La guerre d’indépendance algérienne n’est pas née d’un coup de tonnerre dans un ciel serein le 1<sup>er</sup> novembre 1954. Elle est le produit d’un long processus de dépossession, de refus du statut colonial et d’une suite de résistances jamais éteintes depuis 1830.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La guerre contre-insurrectionnelle et les camps de regroupement :</strong>&nbsp;cette politique de répression a atteint son paroxysme avec l’instauration des <em>«zones interdites»</em> et la création des camps de regroupement. Comme l’ont établi les travaux d’historiens et de sociologues — notamment Michel Cornaton, Pierre Bourdieu, Abdelmalek Sayad et Régine Goutalier —, plus de 2,3 millions de paysans algériens ont été arrachés à leurs terres et déportés dans des camps d’enfermement. Ce déracinement forcé a provoqué la mort de près de 200 000 civils, principalement des enfants et des vieillards, emportés par la faim et la maladie. Ce drame humain à huis clos témoigne de la volonté de déstructurer fondamentalement la société rurale algérienne pour briser son soutien à la Révolution.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant la Guerre de Libération nationale (1954-1962), la puissance coloniale a déployé un système répressif et contre-insurrectionnel global visant à briser la résistance populaire, à isoler le territoire et à étouffer l’Armée de Libération Nationale (ALN) :</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L&rsquo;institutionnalisation de la torture :</strong>&nbsp;sous le couvert de la loi sur les <em>«pouvoirs spéciaux»</em> (1956) et durant la bataille d’Alger (1957), la torture est passée d’un excès individuel à une méthode d’État rationalisée et généralisée par l’armée coloniale (notamment les parachutistes) et les services de renseignement (DOP). Utilisation de la gégène, exécutions sommaires ciblées (les <em>«crevettes Bigeard»</em>), noyades, immersions et sévices atroces sont devenus des pratiques courantes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le martyre des femmes algériennes :</strong>&nbsp;les femmes algériennes — moudjahidate, poseuses de bombes, agentes de liaison ou civiles — ont payé un tribut particulièrement lourd, subissant des violences sexuelles ciblées et la torture. L’arrestation de Djamila Boupacha en 1960 et sa défense par l’avocate Gisèle Halimi, soutenue par Simone de Beauvoir et le <em>«Comité Djamila Boupacha»</em> (rejoint par Jean-Paul Sartre, Louis Aragon et Pablo Picasso), dévoila au monde entier l’usage du viol et de la torture comme armes de guerre coloniales. Elles s’inscrivent dans la lignée des figures majeures comme Djamila Bouhired, Djamila Bouazza, Zohra Drif et Baya Hocine.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le soutien des clercs et des intellectuels :</strong>&nbsp;face aux dérives, une minorité d’hommes d’Église et d’intellectuels français choisirent la conscience contre la raison d’État : Mgr Thomas Duval (archevêque d’Alger), le théologien Jacques de Bollardière démissionnant de son commandement, ou encore le réseau Jeanson organisant le soutien logistique et financier au FLN en métropole.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’enferment territorial :</strong>&nbsp;pour étouffer la Révolution, l’armée française entreprit l’isolement hermétique des frontières par les lignes électrifiées Morice et Challe (plus de 2 000 km de barrières sous haute tension) et l’enfouissement de millions de mines antipersonnel (<em>«bandes de la mort»</em>), tuant et mutilant des combattants et des civils pendant et longtemps après le conflit.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="5trYwl05dO"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/06/tunisie-algerie-aux-origines-dun-contentieux-territorial/">Tunisie &#8211; Algérie | Aux origines d’un contentieux territorial</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie – Algérie | Aux origines d’un contentieux territorial » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/06/tunisie-algerie-aux-origines-dun-contentieux-territorial/embed/#?secret=lY6AMAb9mt#?secret=5trYwl05dO" data-secret="5trYwl05dO" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">IV. Le Sahara : un territoire libéré, non une concession coloniale</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Prétendre que le Sahara aurait été <em>«octroyé»</em> à l&rsquo;Algérie lors des Accords d’Évian relève d’une contrevérité flagrante. Consciente de la manne pétrolière de Hassi Messaoud et des enjeux nucléaires, la France a tenté d’amputer l’Algérie de son Sud en créant l’Organisation Commune des Régions Sahariennes (OCRS) en 1957.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comme l’a souligné l’historien Gilbert Meynier, le FLN a su incarner l’âme d’une nation en armes, imposant au GPRA une intransigeance absolue lors des négociations d’Évian quant à l’indivisibilité du territoire. De Gaulle a dû renoncer à ce projet de partition face à la fermeté des négociateurs algériens. Le Sahara algérien n’a pas été donné : il a été défendu par les armes depuis la résistance des Touaregs sous Moussa ag Amastan jusqu’à l’intransigeance politique des négociateurs de la Révolution.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Conclusion : la souveraineté ne se donne pas, elle s’arrache</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’Algérie n’est pas née d’un décret du duc d’Aumale ni d’une concession de la France aux Accords d’Évian. Elle est le produit d’une continuité étatique séculaire et du prix exorbitant payé par plusieurs générations d’Algériens pour recouvrer leur liberté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’histoire ne saurait être falsifiée au point de présenter la fin de la colonisation comme un legs ou un arrangement de circonstance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’indépendance de l’Algérie n’a été ni négociée par complaisance, ni <em>«octroyée»</em> par un décret français : elle a été arrachée dans le sang, au prix du sacrifice ultime d’un million et demi de martyrs. Présenter un tel peuple comme l’héritier passif d’une structure <em>«forgée par Bugeaud»</em> relève d’une profonde indignité mémorielle et d’un déni de la réalité historique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Répéter la rhétorique mémorielle des nostalgiques de la colonisation pour nourrir des ressentiments politiques au Maghreb est une démarche historiquement fausse et irresponsable. Face aux révisionnismes, la rigueur des faits, des traités, de la recherche historique et du sang versé demeure la seule vérité intemporelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Médecin.</em></p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ZSKl9hYIeZ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/02/la-necessite-historique-dune-transition-democratique-consensuelle-en-algerie/">La nécessité historique d’une transition démocratique consensuelle en Algérie</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La nécessité historique d’une transition démocratique consensuelle en Algérie » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/02/la-necessite-historique-dune-transition-democratique-consensuelle-en-algerie/embed/#?secret=9p4WfIFtLs#?secret=ZSKl9hYIeZ" data-secret="ZSKl9hYIeZ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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