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	<title>Archives des Etat social - Kapitalis</title>
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	<title>Archives des Etat social - Kapitalis</title>
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		<title>La famille comme dernier filet social</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 13 Feb 2026 09:02:34 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Dans un monde traversé par des crises économiques récurrentes, la famille s’impose de plus en plus comme le dernier filet social. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Dans un monde traversé par des crises économiques récurrentes, des mutations profondes du travail et un affaiblissement progressif des systèmes publics de protection sociale, la famille s’impose de plus en plus comme le dernier filet social. Là où l’État peine à garantir la sécurité matérielle, l’accès à l’emploi et la protection contre la précarité, ce sont les solidarités familiales qui absorbent les chocs. Cette fonction, souvent idéalisée, repose pourtant sur des équilibres fragiles, des sacrifices invisibles et une redistribution informelle des charges sociales, dont les retraités constituent aujourd’hui l’un des piliers majeurs.</em></strong></p>



<p><strong>Zouhaïr Ben Amor</strong> *<strong><em></em></strong></p>



<span id="more-18355883"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor.jpg" alt="" class="wp-image-17518909" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Avant l’avènement de l’État-providence, la famille représentait la principale institution de protection contre les aléas de l’existence : maladie, vieillesse, chômage, orphelinat. Les travaux historiques de Laslett et Wall (1972) montrent que les sociétés préindustrielles reposaient largement sur des mécanismes d’entraide intergénérationnelle, structurés par la parenté et la proximité résidentielle.</p>



<p>Même après l’émergence des systèmes publics de sécurité sociale au XXᵉ siècle, la famille n’a jamais disparu de ce paysage. Elle est restée un acteur complémentaire, intervenant là où les dispositifs institutionnels ne pouvaient répondre à la singularité des situations individuelles.</p>



<p>Dans de nombreuses sociétés du Sud, cette complémentarité s’est transformée en substitution : la famille ne complète plus l’État, elle le remplace souvent (Antoine, 2000).</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le retrait progressif de l’État social</h2>



<p>Depuis les années 1980, les politiques d’ajustement structurel, la libéralisation des économies et la réduction des dépenses publiques ont fragilisé les systèmes de protection sociale, y compris dans les pays qui en disposaient historiquement (Harvey, 2005). Le chômage de masse, l’extension du travail précaire et l’informalité ont réduit la capacité des individus à se projeter dans un avenir sécurisé.</p>



<p>Dans ce contexte, la famille devient une zone tampon : elle absorbe le choc du chômage, soutient les parcours éducatifs prolongés, compense l’insuffisance des salaires et pallie l’accès inégal aux soins. Comme le souligne Robert Castel (1995), la désaffiliation sociale ne conduit pas immédiatement à l’exclusion tant que les liens familiaux tiennent.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les formes contemporaines de solidarité familiale</h2>



<p><em>Soutien matériel et financier</em> : la solidarité financière intrafamiliale est aujourd’hui massive. Transferts d’argent, cohabitation prolongée, mutualisation des dépenses sont devenus des stratégies de survie. Bettio et Villa (1998) montrent que dans les contextes de chômage structurel, les familles redistribuent les ressources internes pour maintenir un minimum de stabilité sociale.</p>



<p><em>Travail du soin non rémunéré</em> : la prise en charge des enfants, des personnes âgées, des malades ou des personnes en situation de handicap repose largement sur la famille. Ce travail, majoritairement assuré par les femmes, constitue un pilier invisible de l’économie (Benería, 2003). Hochschild et Machung (1989) parlent à ce propos de <em>«seconde journée de travail»</em>, souvent épuisante et socialement dévalorisée.</p>



<p><em>Soutien moral et identitaire</em> : au-delà de l’aspect matériel, la famille demeure un espace de reconnaissance, d’appartenance et de continuité symbolique. Dans des sociétés marquées par l’incertitude, elle offre un cadre de sens et une protection psychologique essentielle.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les retraités : nouveaux amortisseurs sociaux</h2>



<p><em>La pension comme revenu stable du foyer</em> : dans de nombreux pays, et particulièrement en Tunisie, la pension de retraite représente l’un des rares revenus réguliers et prévisibles. Alors que les jeunes générations sont confrontées au chômage, à la précarité ou à l’informalité, ce revenu destiné à assurer la dignité de la vieillesse devient une ressource collective.</p>



<p>Il n’est plus exceptionnel qu’un retraité assure, partiellement ou totalement, la subsistance de deux, voire trois membres de sa famille : enfants adultes sans emploi, jeunes diplômés en attente, petits-enfants scolarisés. La pension sert alors à couvrir les dépenses fondamentales : alimentation, loyers, soins médicaux, frais scolaires et transport.</p>



<p>Guillemard (2010) souligne que cette situation marque une inversion du contrat intergénérationnel : ce ne sont plus les actifs qui soutiennent les retraités, mais les retraités qui soutiennent les actifs — ou les exclus du marché du travail.</p>



<p>Une solidarité contrainte&nbsp;qui n’est ni contractualisée ni reconnue. Elle repose sur une obligation morale profonde : ne pas abandonner les siens. Pourtant, elle a un coût élevé : l’appauvrissement progressif des retraités, dont la pension est diluée ; les renoncements aux soins, par manque de moyens ; et la disparition du temps de repos, la retraite devenant une période de gestion permanente de la précarité familiale.</p>



<p>Selon Castel (1995), cette situation illustre la transformation silencieuse de la protection sociale : l’État délègue implicitement aux familles — et en particulier aux personnes âgées — la responsabilité de la cohésion sociale.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les coûts invisibles de la solidarité familiale</h2>



<p>La solidarité familiale, si essentielle soit-elle, repose sur des charges humaines souvent invisibles : Inégalités de genre, les femmes assumant la majorité du travail domestique et de soin ; pressions normatives, qui limitent les choix individuels ; et épuisement psychologique, notamment chez les aidants familiaux âgés (Schulz &amp; Sherwood, 2008).</p>



<p>Cette solidarité, lorsqu’elle n’est pas soutenue par des politiques publiques, peut devenir un facteur de vulnérabilité supplémentaire.</p>



<p>Urbanisation, mobilité géographique, recomposition des ménages, individualisation des trajectoires modifient profondément les formes de solidarité (Beck &amp; Beck-Gernsheim, 1995). Si la famille reste un refuge, ses capacités d’absorption ne sont pas infinies. Plus la précarité se prolonge, plus les tensions internes augmentent.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Famille et politiques sociales : une complémentarité nécessaire</h2>



<p>Comme le montre Esping-Andersen (1990), les sociétés qui reposent excessivement sur la famille tendent à reproduire les inégalités sociales et générationnelles. À l’inverse, les modèles où l’État investit dans les services publics (santé, éducation, garde, aide aux aidants) permettent de libérer la solidarité familiale de sa fonction de survie pour lui redonner une fonction de lien.</p>



<p>Reconnaître le rôle des familles implique donc la valorisation du travail de soin, le soutien aux aidants familiaux, notamment retraités, et le renforcement des services publics de proximité.</p>



<h2 class="wp-block-heading">En guise de conclusion</h2>



<p>La famille demeure aujourd’hui le dernier filet social, celui qui empêche la chute brutale dans la misère lorsque les institutions publiques faiblissent. Mais cette fonction de protection ne s’est pas construite par hasard. Elle est l’héritage direct des sociétés agraires, où la terre constituait un capital transmissible, partagé et travaillé collectivement par plusieurs générations. Dans ce modèle, la solidarité familiale n’était pas seulement une valeur morale : elle était une nécessité économique. La survie dépendait de la coopération entre parents, enfants et aînés, et la continuité du patrimoine assurait une forme de sécurité intergénérationnelle.</p>



<p>Or, à mesure que les sociétés s’éloignent de la terre et s’urbanisent, ce socle matériel de la solidarité s’effrite. La terre, support de transmission et d’ancrage, est remplacée par des revenus monétaires instables, des emplois précaires et des parcours professionnels discontinus. La famille continue alors d’assumer un rôle de protection, mais sans capital productif à redistribuer, uniquement à partir de revenus fixes et souvent modestes, comme les pensions de retraite.</p>



<p>C’est dans ce contexte que les retraités deviennent les garants silencieux de la survie économique de plusieurs générations. Leur pension, conçue pour assurer une vieillesse digne, se transforme en revenu collectif, compensant le chômage, la précarité et l’insuffisance des politiques publiques. Cette solidarité, profondément ancrée dans la culture, est pourtant mise à rude épreuve : elle repose sur des épaules vieillissantes, sans renouvellement assuré.</p>



<p>À long terme, une question fondamentale se pose : une solidarité familiale héritée de l’économie agraire peut-elle survivre durablement dans une société urbaine, individualisée et monétarisée ? Rien n’est moins sûr. Plus les liens à la terre se rompent, plus la mobilité fragmente les familles, plus les ressources se raréfient, plus cette solidarité risque de s’affaiblir, voire de se rompre.</p>



<p>Penser une société juste aujourd’hui implique donc de ne pas sacraliser la famille comme substitut éternel à l’État, mais de reconnaître que ce modèle de solidarité a des racines historiques précises et des limites structurelles. Soutenir la famille, c’est aussi construire des politiques sociales capables de prendre le relais là où l’héritage agraire ne peut plus jouer son rôle. Une société digne est celle qui n’abandonne ni ses jeunes à l’attente sans fin, ni ses anciens à la charge de porter seuls le poids d’un monde qui a changé.</p>



<p><em>* Universitaire.</em></p>



<p><strong>Références bibliographiques&nbsp;:</strong></p>



<p>Antoine P. (2000). <em>Famille et solidarités en Méditerranée</em>. Presses Universitaires.</p>



<p>Beck U., Beck-Gernsheim E. (1995). <em>The Normal Chaos of Love</em>. Polity Press.</p>



<p>Benería L. (2003). <em>Gender, Development and Globalization</em>. Routledge.</p>



<p>Bettio F., Villa P. (1998). <em>Foundations of Care</em>. Social Policy Review.</p>



<p>Castel R. (1995). <em>Les métamorphoses de la question sociale</em>. Fayard.</p>



<p>Esping-Andersen G. (1990). <em>The Three Worlds of Welfare Capitalism</em>. Princeton.</p>



<p>Guillemard A.-M. (2010). <em>Vieillissement et protection sociale</em>. PUF.</p>



<p>Harvey D. (2005). <em>A Brief History of Neoliberalism</em>. Oxford.</p>



<p>Hochschild A., Machung A. (1989). <em>The Second Shift</em>. Viking.</p>



<p>Laslett P., Wall R. (1972). <em>Household and Family in Past Time</em>. Cambridge.</p>



<p>Schulz R., Sherwood P. (2008). <em>Family Caregiving</em>. American Journal of Nursing.</p>



<p>Sen A. (1999). <em>Development as Freedom</em>. Oxford University Press.</p>
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		<item>
		<title>Tunisie &#124; Un Etat social sans croissance forte est une fiction</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/03/tunisie-un-etat-social-sans-croissance-forte-est-une-fiction/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 03 Jan 2026 10:22:18 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Sans croissance forte, le projet d’État social préconisé par le président Kaïs Saïed reste de la pure gesticulation politique.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/03/tunisie-un-etat-social-sans-croissance-forte-est-une-fiction/">Tunisie | Un Etat social sans croissance forte est une fiction</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Renforcer l’État social, comme le préconise aujourd’hui le régime en place en Tunisie, est un objectif légitime. Mais sans croissance d’au moins 3 %, il restera un projet sans fondations… de la pure gesticulation politique. Vouloir protéger les plus vulnérables sans relancer la croissance finit par affaiblir l’ensemble du tissu économique, y compris ceux que l’on prétend défendre.</em></strong><strong></strong></p>



<p><strong>Moktar Lamari *</strong></p>



<span id="more-18184043"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" style="width:200px"/></figure>
</div>


<p>Depuis trois années, le discours politique officiel en Tunisie insiste sur la nécessité d’édifier un État social fort, protecteur, équitable, capable de garantir la dignité, l’accès aux services publics et la justice sociale.</p>



<p>Ce projet, porté avec constance par le président Kaïs Saïed, répond à une aspiration réelle et profonde de larges franges de la population. Mais à force de privilégier l’intention politique sans en affronter les contraintes économiques, une question centrale demeure trop souvent éludée : un modèle social renforcé est-il possible sans croissance économique significative ?</p>



<p>La réponse, aussi inconfortable soit-elle, est non. Sans une croissance annuelle d’au moins 3 % (et plusieurs années de suite), le renforcement du modèle social tunisien relève davantage de la simple rhétorique que de la politique publique effective.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Vivre au-dessus de ses moyens</h2>



<p>Le modèle social — subventions, services publics, protection sociale, investissements dans la santé, l’éducation et les infrastructures — a un coût. Ce coût n’est pas idéologique, il est comptable. Or, dans une économie à croissance faible, voire stagnante, l’État ne crée pas suffisamment de richesses nouvelles pour financer durablement ces engagements. Il ne fait alors que redistribuer une richesse existante qui s’amenuise, aggravant mécaniquement les tensions budgétaires.</p>



<p>Depuis plusieurs années, la croissance tunisienne évolue en dessous de son potentiel. Elle est insuffisante pour absorber les nouveaux entrants sur le marché du travail, encore moins pour réduire le chômage structurel, améliorer les revenus et élargir l’assiette fiscale. Dans ce contexte, chaque dinar supplémentaire dépensé pour le social est financé soit par l’endettement, soit par la compression d’autres dépenses, soit par une pression fiscale accrue sur une économie déjà fragilisée.</p>



<p>Le paradoxe est là : vouloir protéger les plus vulnérables sans relancer la croissance finit par affaiblir l’ensemble du tissu économique, y compris ceux que l’on prétend défendre.</p>



<p>Les subventions généralisées, par exemple, deviennent de plus en plus coûteuses dans un contexte inflationniste et bénéficient souvent davantage aux ménages les plus aisés qu’aux plus pauvres. Sans croissance, leur réforme devient politiquement risquée et économiquement explosive.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Modèle de survie ?</h2>



<p>Une croissance d’au moins 3 % n’est pas un chiffre arbitraire. Elle correspond, dans le cas tunisien, au seuil minimal permettant de stabiliser les finances publiques, de créer des emplois nets et d’augmenter les recettes fiscales sans alourdir la pression sur les acteurs existants. En dessous de ce seuil, l’État court après les urgences, gère la pénurie et transforme le modèle social en simple mécanisme de survie.</p>



<p>Or, le discours dominant tend parfois à opposer croissance et justice sociale, comme si la première était suspecte et la seconde moralement supérieure. Cette opposition est intellectuellement séduisante, mais économiquement dangereuse. Il n’y a pas de justice sociale durable sans création de richesse. La redistribution ne précède pas la production ; elle en dépend.</p>



<p>Le renforcement du rôle de l’État, tel qu’il est envisagé aujourd’hui, suppose un secteur productif dynamique, capable d’investir, d’exporter, d’innover et de créer de l’emploi.</p>



<p>Cela implique un climat de confiance, une visibilité réglementaire, un accès au financement et une administration efficace. Sans ces conditions, la croissance restera molle, et le modèle social restera sous-financé.</p>



<p>Le risque majeur est alors celui d’un État social sans moyens, contraint de multiplier les annonces sans pouvoir les traduire en politiques effectives. Les attentes sociales augmentent, mais les ressources stagnent. Ce décalage alimente frustration, perte de crédibilité et tensions sociales. À terme, c’est le modèle lui-même qui se délégitime.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Sans croissance forte, point de salut</h2>



<p>Il ne s’agit pas de renoncer à l’ambition sociale portée par le président, ni de l’opposer à une vision purement libérale de l’économie. Il s’agit de rappeler une évidence souvent oubliée : la croissance n’est pas un luxe, c’est une condition de souveraineté sociale. Sans elle, l’État devient dépendant de financements extérieurs, de mesures d’urgence et d’arbitrages douloureux.</p>



<p>La vraie question n’est donc pas de savoir si la Tunisie veut un modèle social fort. La société tunisienne a déjà répondu. La vraie question est de savoir comment créer les conditions d’une croissance inclusive, soutenable et durable, capable de financer ce modèle sans l’asphyxier.</p>



<p>En l’absence d’une stratégie claire de relance de l’investissement, de modernisation productive et d’intégration économique, le modèle social restera une promesse fragile. Et les promesses sociales, lorsqu’elles ne reposent pas sur des bases économiques solides, finissent toujours par se retourner contre ceux qu’elles prétendent protéger.</p>



<p>Renforcer l’État social est un objectif légitime. Mais sans croissance d’au moins 3 %, il restera un projet sans fondations… de la pure gesticulation politique.</p>



<p><em>* Economiste universitaire.</em></p>



<p><strong><em>Blog de l&rsquo;auteur</em></strong>: <a href="https://www.facebook.com/groups/375846620757494" target="_blank" rel="noreferrer noopener">E4T</a>.</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="j5bE6DqVvw"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/17/tunisie-un-etat-social-combien-ca-coute/">Tunisie | Un Etat social, combien ça coûte ?</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie | Un Etat social, combien ça coûte ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/17/tunisie-un-etat-social-combien-ca-coute/embed/#?secret=RHD2d7T5vD#?secret=j5bE6DqVvw" data-secret="j5bE6DqVvw" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Kaïs Saïed &#124; «Il n’y aura pas de retour en arrière !»</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 13 Sep 2025 09:57:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[corruption]]></category>
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		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Kaïs Saïed souligne que le processus de réforme politique et d’assainissement de la vie publique qu’il a initié en Tunisie est irréversible.   </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/13/kais-saied-il-ny-aura-pas-de-retour-en-arriere/">Kaïs Saïed | «Il n’y aura pas de retour en arrière !»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>A chaque fois qu’il parle du processus de réforme politique et d’assainissement de la vie publique qu’il a initié en Tunisie avec la proclamation de l’état d’exception le 25 juillet 2021, Kaïs Saïed croit devoir souligner que ce processus est irréversible et qu’il ne connaitra pas de retour en arrière, comme s’il redoutait une telle perspective qui, à notre connaissance, n&rsquo;est pas à l&rsquo;ordre du jour.</em></strong></p>



<span id="more-17460482"></span>



<p>Le président de la république l’a déclaré, une nouvelle fois, lors de la réunion du conseil des ministres, hier, vendredi 12 septembre 2025, au Palais de Carthage, consacré à l’examen d’une série de textes de loi censés garantir cette irréversibilité, en transformant radicalement et profondément la société.</p>



<p>Tout en réitérant son engagement à réaliser les attentes des Tunisiens dans tous les domaines et toutes les régions, Saïed a souligné, dans ce contexte, sa ferme détermination à combattre les groupes d’intérêts et leurs agents au sein de l’administration publique et à poursuivre la lutte contre la corruption sous toutes ses formes.</p>



<p><em>«Les masques de ceux qui se présentaient comme des adversaires politiques, alors qu’ils étaient en réalité complices dans l’ombre, sont finalement tombés»</em>, a soutenu le président de la république, dans une limpide allusion aux islamistes et aux progressistes, jadis présentés comme adversaires politiques et qui, aujourd’hui, sont ligués contre lui et son régime.</p>



<p><em>«Les textes de loi doivent apporter des solutions radicales pour les chômeurs de longue durée, victimes de la corruption et de l’appauvrissement»</em>, a encore souligné Saïed qui semble déterminé à renforcer les bases de l’Etat social ou de l’Etat providence, qui donne du travail à tous, si besoin dans l’administration et les services publics, quitte à augmenter les dépenses de l’Etat, à creuser les déficits budgétaires et à alourdir la dette, extérieure et intérieure, du pays.</p>



<p><em>«La révolution doit rompre, définitivement, avec le passé, par des lois révolutionnaires qui écarteront les ennemis»</em>, a conclu Saïed, comptant beaucoup dans sa démarche sur <em>«une jeunesse qui poursuivra le processus d’édification d’une patrie fondée sur liberté réelle, la justice sociale, la dignité et la souveraineté.»</em></p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/13/kais-saied-il-ny-aura-pas-de-retour-en-arriere/">Kaïs Saïed | «Il n’y aura pas de retour en arrière !»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Tunisie &#124; Un budget 2026 sous le signe de l’Etat social</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/03/tunisie-un-budget-2026-sous-le-signe-de-letat-social/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 Sep 2025 09:18:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[budget 2026]]></category>
		<category><![CDATA[emploi précaire]]></category>
		<category><![CDATA[énergies renouvelables]]></category>
		<category><![CDATA[Etat social]]></category>
		<category><![CDATA[Sarra Zaafrani Zenzeri]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le projet de Budget économique 2026 de la Tunisie est mis sous le signe de l'Etat social., avec un focus spécial sur l'emploi. </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Un conseil des ministres sur le projet de Budget économique 2026, présidé mardi 2 septembre 2025 au Palais du Gouvernement à la Kasbah par le Premier ministre Sarra Zaafrani Zenzeri, a recommandé de renforcer les piliers de l’État social et de stimuler la croissance économique.</em></strong></p>



<span id="more-17377572"></span>



<p>Selon un communiqué du Premier ministre, les recommandations relatives au renforcement de ce pilier de l’Etat social portent notamment sur l’emploi et la réduction du chômage.</p>



<p>Cela passe par un programme de recrutements dans le secteur public en 2026, la poursuite de la mise en œuvre du programme d’insertion des ouvriers de chantier, la lutte contre l’emploi précaire et la sous-traitance, et la promotion d’un travail décent avec des salaires équitables et une protection sociale.</p>



<p>Le conseil a également recommandé de soutenir les groupes vulnérables et les familles à faibles revenus, de les intégrer économiquement, d’améliorer leurs conditions de vie et de renforcer la qualité et l’accessibilité des services publics, notamment dans les domaines de la santé, de l’éducation et des transports.</p>



<p>En ce qui concerne la croissance économique, les recommandations ont porté sur la stimulation de l’investissement public avec un développement équitable aligné sur le plan de développement 2026-2030, la diversification des sources de financement des investissements, la stimulation de l’investissement dans les énergies renouvelables, l’intégration de l’économie informelle et l’investissement dans un développement équitable basé sur les résultats des conseils locaux, régionaux et de district.</p>



<p>La réunion a examiné les perspectives économiques mondiales et le contexte national dans les domaines économique, social, technologique et environnemental, ainsi que les hypothèses liées aux politiques, et a fixé des estimations et des objectifs de croissance pour 2026, notamment en ce qui concerne la croissance du PIB, le développement des secteurs productifs, l’agriculture, les industries manufacturières et non manufacturières, les services, l’investissement, le commerce extérieur et le secteur des phosphates.</p>



<p>Il a également examiné le plan de développement élaboré à partir des attentes des conseils élus, visant à concilier justice sociale et efficacité économique, dans un cadre durable fondé sur les piliers suivants&nbsp;:</p>



<p>&#8211; renforcer l’inclusion économique et sociale et la justice sociale en élargissant la protection sociale, en améliorant la couverture sociale et sanitaire des groupes à faibles revenus, en facilitant l’accès aux services (transports, santé, éducation) et aux équipements publics essentiels, et en soutenant les moyens de subsistance et l’intégration économique des groupes vulnérables;</p>



<p>&#8211; renforcer le capital humain et les capacités nationales grâce à une réforme globale des systèmes d’éducation, d’enseignement supérieur et de formation professionnelle, en mettant l’accent sur l’amélioration de la qualité de l’éducation à tous les niveaux et en promouvant l’apprentissage numérique, parallèlement à l’amélioration des services de santé, à l’extension de la couverture sanitaire universelle, au soutien de la recherche scientifique et à l’encouragement de l’innovation afin de renforcer la compétitivité et la durabilité de l’économie nationale;</p>



<p>&#8211; améliorer la compétitivité économique et promouvoir l’investissement en renforçant l’intégration régionale et la justice territoriale, en soutenant la coordination interrégionale, en poursuivant l’amélioration du climat des affaires, en simplifiant les procédures administratives, en modernisant l’administration, en renforçant la transition numérique, en soutenant l’économie de la connaissance, en développant les infrastructures, en alignant l’investissement public sur les priorités de développement régional et en renforçant le rôle des conseils élus dans la définition des priorités et la mise en œuvre des projets de développement;</p>



<p>&#8211; promouvoir la durabilité dans ses dimensions économique, sociale et environnementale en développant une économie verte et circulaire, en améliorant l’efficacité énergétique et l’utilisation des énergies renouvelables, en gérant durablement les ressources naturelles, en protégeant les écosystèmes et la biodiversité et en intégrant la dimension environnementale pour renforcer la résilience face aux défis climatiques.</p>



<p>Au début de la réunion, la Première ministre a souligné le rôle fonctionnel du bilan économique en tant que document d’orientation visant à traduire la politique économique et sociale de l’État, à fixer les priorités et à fournir une vision globale des bilans économiques et sociaux, avec des plans de travail, des programmes et des projets pour parvenir à un développement inclusif et équitable et à une croissance économique respectueuse de la justice sociale.</p>



<p>Elle a souligné que le plan prend en compte le travail des conseils locaux, régionaux et de district dans l’élaboration du plan de développement 2026-2030, conformément à une nouvelle vision du développement fondée sur la construction de fondations et une planification ascendante, accordant un rôle central aux conseils locaux et régionaux, conformément aux principes constitutionnels et à la vision du président Kaïs Saïed.</p>



<p>Elle a également souligné que le bilan économique 2026 incarne les choix et les priorités nationales, visant notamment à&nbsp;:</p>



<p>&#8211; assurer un niveau de vie décent et instaurer la justice sociale pour tous les groupes sociaux;</p>



<p>&#8211; ouvrir de plus grandes opportunités à tous les groupes et soutenir l&rsquo;investissement;</p>



<p>&#8211; accroître la création de richesses grâce à une utilisation optimale des capacités productives;</p>



<p>&#8211; confirmer la reprise économique et renforcer la résilience de l&rsquo;économie aux crises;</p>



<p>&#8211; commencer à mettre en œuvre les projets proposés par les conseils locaux, régionaux et de district dès 2026;</p>



<p>&#8211; lancer de nouvelles réformes et programmes pour améliorer l&rsquo;efficacité des politiques publiques;</p>



<p>&#8211; accélérer la mise en œuvre des projets publics et privés.</p>



<p><strong><em>Communiqué.</em></strong></p>
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		<item>
		<title>Tunisie &#124; Kaïs Saïed poursuit sa «révolution culturelle»</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/30/tunisie-kais-saied-poursuit-sa-revolution-culturelle/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 30 Aug 2025 09:21:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Etat social]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[lobbys]]></category>
		<category><![CDATA[monopoles]]></category>
		<category><![CDATA[rentrée scolaire]]></category>
		<category><![CDATA[spéculation]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>«La Tunisie avance malgré de nombreux phénomènes anormaux entravant le fonctionnement de plusieurs services publics», déclare Kaïs Saïed. </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>«La Tunisie avance malgré de nombreux phénomènes anormaux entravant le fonctionnement de plusieurs services publics», a affirmé le président de la République, Kaïs Saïed, lors de la réunion du Conseil des ministres, vendredi 29 août 2025, au Palais de Carthage, ajoutant que la conscience du peuple tunisien et sa compréhension de ce qui se passe sauront contredire quiconque cherche à semer le doute et le désespoir.</em></strong></p>



<span id="more-17360938"></span>



<p>Le chef de l’Etat a également souligné que les choix du peuple trouveront leur voie d’application malgré les complots ourdis par les conspirateurs, expliquant que de nombreux phénomènes et pratiques sont anormaux, dont les auteurs et leurs objectifs sont démasqués. La plus grande soupape de sécurité reste la conscience du peuple tunisien et sa ferme volonté d’affronter toutes sortes de défis pour imposer ses choix, a expliqué le chef de l’Etat, en réitérant que l’Etat social n’est pas seulement un slogan, et qu’il ne sera pas réalisé dans un seul secteur, mais dans tous les secteurs.</p>



<p>Ceux qui sont au chômage depuis longtemps verront tous les obstacles levés jusqu’à ce qu’ils obtiennent leurs droits légitimes à un emploi décent, a martelé Saïed, ajoutant que les détenteurs de diplôme qui sont animés d’un esprit de combat, verront les horizons s’ouvrir bientôt devant eux pour satisfaire leurs attentes.</p>



<p>Evoquant ensuite les circuits de distribution qui sont, selon lui, les principaux responsables de la hausse des prix dont se plaignent les citoyens, Saïed a affirmé qu’<em>«une nouvelle approche»</em> leur sera appliquée, car les anciennes n’ont pas conduit à des résultats tangibles en adéquation avec le pouvoir d’achat des citoyens. Selon lui, cette nouvelle approche, dont il n’a pas explicité les tenants et les aboutissants, mettra définitivement fin à la spéculation, aux monopoles et aux pratiques des lobbies qui ont infiltré les rouages de nombreuses institutions publiques et qui ont été démasqués.</p>



<p><em>«Ces personnes ne resteront pas impunies, car le droit du citoyen à la dignité et à la justice est un droit sacré qui ne peut être bafoué par les corrompus et ceux qui les soutiennent et se mettent à leur service»</em>, a encore menacé Saïed.</p>



<p>Last but not least, le président de la république a appelé les membres du gouvernement à garantir toutes les conditions nécessaires à la réussite de la rentrée scolaire et universitaire qui approche. &nbsp;</p>



<p>Cela nécessite de redoubler d&rsquo;efforts pour fournir les manuels et les fournitures scolaires à temps, de contrôler leur qualité, de sécuriser et d’entretenir les écoles, collèges, lycées et établissements universitaires, et d&rsquo;assurer un transport rigoureux des élèves et des étudiants.</p>



<p>La révolution législative seule n’est pas suffisante, elle doit être accompagnée d’une révolution administrative couronnée par une révolution culturelle, a conclu le chef de l’Etat, en avertissant qu’il n’y aura pas de retour au passé, laissant entendre que le processus de <em>«libération nationale»</em> qu’il a mis en route par la proclamation de l’état d’exception le 25 juillet 2021 est irréversible et définitif. <em>«On gagne par la force de la loi quand elle est juste»</em>, a-t-il conclu.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>
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			</item>
		<item>
		<title>L’économie tunisienne peine à remonter la pente</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/28/leconomie-tunisienne-peine-a-remonter-la-pente/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 28 Aug 2025 09:38:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[croissance]]></category>
		<category><![CDATA[Etat social]]></category>
		<category><![CDATA[inflation]]></category>
		<category><![CDATA[justice sociale]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[politique monétaire]]></category>
		<category><![CDATA[réserves en devises]]></category>
		<category><![CDATA[Sarra Zaafrani Zenzeri]]></category>
		<category><![CDATA[taux d’intérêt]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En Tunisie, la croissance n'est pas encore au rendez-vous pour consolider les piliers de l'Etat social voulu par le président Saïed. </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La Première ministre, Sarra Zaafrani Zenzeri, a une nouvelle fois appelé à «intensifier les efforts pour concilier croissance économique et justice sociale, tout en renforçant les piliers de l’État social.» Sauf que son gouvernement est davantage concentré sur la réalisation du 1<sup>er</sup> et du 3<sup>e</sup> point (justice sociale et Etat social), afin de se conformer aux recommandations du président de la république Kaïs Saïed, que sur le 2<sup>e</sup> relatif à la croissance économique, laquelle peine à remonter la pente depuis 2011 (elle n&rsquo;a pas dépassé 1,4% en 2024, malgré une bonne saison agricole et touristique).</em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-17347436"></span>



<p>Recevant, mercredi 27 août 2025, au Palais du gouvernement à la Kasbah, le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), Fethi Zouhair Nouri, qui lui a présenté le rapport annuel 2024 de l’Institut d’émission, Mme Zenzeri a mis en exergue l’importance des résultats obtenus par la BCT, notamment en matière de maîtrise de l’inflation, des taux de change et des réserves de change, indicateurs nécessitant le maintien d’une certaine autosuffisance, selon ses termes.</p>



<p>Cette réunion a une nouvelle fois insisté sur la subordination de la BCT au pouvoir exécutif, soulignant son <em>«rôle central dans le soutien des efforts de l&rsquo;État, tant sur le plan monétaire qu’économique.»</em></p>



<p>Mme Zenzeri a aussi insisté sur la nécessité de résister à toute pression extérieure, conformément à l’approche du président Kaïs Saied, et a salué la Banque centrale, en tant qu’institution publique clé, pour <em>«sa contribution à la mise en œuvre des politiques publiques de l’État, fondées sur la volonté populaire.»</em></p>



<p>Le gouverneur Fethi Zouhair Nouri a, pour sa part, souligné l’importance de la concertation entre le gouvernement et la Banque centrale pour élaborer la politique économique du pays au service des intérêts de la Tunisie, ajoutant que la Tunisie a poursuivi ses efforts pour parvenir à la stabilité macroéconomique, améliorer la croissance économique, maîtriser l’inflation, préserver les réserves de devises et la valeur du dinar tunisien. Sauf que les résultats des politiques économiques et monétaires mises en œuvre depuis 2011 restent très mitigés avec des taux de chômage, d’inflation, de déficit public et d’endettement, extérieur et intérieur, qui restent relativement élevés. Alors que les leviers de la prospérité, à savoir l’investissement, la croissance, la productivité et l’exportation, demeurent faibles et peine à redémarrer.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un contexte général peu propice à la relance</h2>



<p>Certes, comme l’a souligné le gouverneur, la politique monétaire a aidé à réduire l&rsquo;inflation et le taux d&rsquo;intérêt central a été réduit de 50 points de base le 26 mars 2025, mais aussi bien le taux d’inflation que le taux d’intérêt restent relativement élevés et n’aident pas à la relance de l’investissement et de la croissance. Sans parler du contexte général d&rsquo;instabilité, de suspicion et d&rsquo;incertitude où baigne le milieu des affaires. </p>



<p>C’est sur les causes, structurelles et conjoncturelles, de ce blocage de la machine économique dans le pays et des moyens d’y remédier qu’on aurait aimé entendre les analyses de Mme Zaâfrani Zenzeri et, surtout, de M. Nouri, le gouverneur de la BCT le moins versé dans les questions monétaires (c’est un économiste spécialisé dans les questions énergétiques) et aussi le moins loquace que la Tunisie ait eu au cours du dernier demi-siècle. Ceci explique-t-il cela&nbsp;? &nbsp;</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Les perspectives économiques 2026 en Tunisie  </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/30/les-perspectives-economiques-2026-en-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 30 Jul 2025 10:48:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[chômage]]></category>
		<category><![CDATA[emploi]]></category>
		<category><![CDATA[Etat social]]></category>
		<category><![CDATA[investissement public]]></category>
		<category><![CDATA[Sarra Zaâfrani Zenzeri]]></category>
		<category><![CDATA[secteur public]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le modèle de développement pour l’exercice 2026 en Tunisie a une dimension éminemment sociale. </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le conseil des ministres tenu mardi 29 juillet 2025, sous la présidence du Premier ministre Sarra Zaâfrani Zenzeri, a examiné les principaux indicateurs de la situation économique actuelle et les principales caractéristiques du modèle de développement pour l’exercice 2026, dont l’objectif primordial est de renforcer les fondements de l’État social et de la justice sociale, notamment en renforçant la prise en charge des groupes vulnérables et à faibles revenus, en facilitant leur intégration économique et en améliorant leurs conditions de vie.</em></strong></p>



<span id="more-17131031"></span>



<p>Le deuxième objectif concerne la relance de l’emploi et la réduction du taux de chômage, notamment par la création de nouvelles opportunités de recrutement dans le secteur public et la régularisation de plusieurs situations administratives.</p>



<p>Le troisième axe concerne l’investissement dans le développement régional, en s’appuyant sur les résultats des conseils locaux, régionaux et de district dans le cadre de l’élaboration du Plan de développement 2026-2030.</p>



<p>D’autres priorités stratégiques comprennent la stimulation de l’investissement public comme moteur de l’investissement privé, le soutien aux entreprises communautaires et aux petites et moyennes entreprises, l’investissement dans les secteurs de la santé, des transports et de l’éducation, la promotion des énergies renouvelables, l’intégration de l’économie informelle et la restructuration et la réforme des institutions publiques.</p>



<p>Les objectifs complémentaires portent sur le renouvellement du tissu industriel et le développement de politiques industrielles axées sur les marchés nationaux et africains, l’adoption d’une stratégie industrielle intégrant l’innovation et les technologies modernes, l’amélioration de la compétitivité économique et du climat des affaires et la modernisation des infrastructures, avec des mesures incitatives pour les secteurs de l’industrie, du commerce, du tourisme, des transports et des communications.</p>



<p>Le Conseil des ministres a recommandé d’accélérer l’élaboration du plan économique 2026, sur la base des données de terrain collectées lors des consultations locales, régionales et départementales dans le cadre du plan de développement 2026-2030.</p>



<p>Ce plan devra garantir un équilibre entre croissance économique et justice sociale, et être aligné sur le Plan de développement et la Loi de finances 2026, conformément au programme économique et social de l’État.</p>



<p>Comme on le voit, les orientations retenues sont toutes budgétivores et le communiqué du Premier ministère n’évoque à aucun moment les moyens qui vont permettre de financer la débauche de dépenses publiques envisagées, alors que l’Etat traverse une grave crise financière, que la croissance demeure atone peinant à atteindre 2% et que les financements extérieurs risquent d’être très couteux, étant donné la note souveraine du pays, qui est CCC1.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.  </strong></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie &#124; Un Etat social, combien ça coûte ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/17/tunisie-un-etat-social-combien-ca-coute/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 17 Jul 2025 07:29:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[administration publique]]></category>
		<category><![CDATA[Etat social]]></category>
		<category><![CDATA[Issam Lahmar]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[lobbies d’intérêt]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Kaïs Saïed ne cesse de souligner sa vision étatiste du développement et son attachement à un Etat social au service des couches les plus démunies. </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Depuis son accession à la présidence de la république fin 2019, Kaïs Saïed n’a cessé de souligner sa vision étatiste du développement et son attachement à un Etat social au service des couches les plus démunies de la population, qui ont été oubliées par les gouvernements successifs. Cependant, plus de cinq ans après, où on est-on de ce changement qui se veut radical et profond mais qui n’a pu être mis en œuvre en raison de fortes résistances, au sein de la société, de l’Etat ou du «système», comme on dit aujourd’hui ?</em></strong></p>



<p><strong>Latif Belhedi</strong></p>



<span id="more-17046124"></span>



<p>Pour justifier le retard pris dans la mise en œuvre de son projet socio-économique vaguement socialisant, Saïed ne cesse d’en imputer la responsabilité à ce qu’il désigne comme des lobbies d’intérêt, à l’intérieur et à l’extérieur, adossés à une administration publique servile ou complice. Et c’est là le principal point d’achoppement sur lequel semble buter la volonté présidentielle, d’où ses attaques continues contre ces pôles de résistance qui retardent la mise en œuvre de son projet de société plus égalitaire, et ses pressions constantes sur une administration publique récalcitrante ou un Etat profond plus soucieux de préserver ses privilèges acquis que d’imprimer les changements préconisés par le locataire du Palais de Carthage.</p>



<p>D’où aussi le malentendu qui empoisonne depuis quelque temps la vie publique et créé une ambiance délétère dans le pays, les acteurs publics et privés croisant les bras, se confinant dans un immobilisme calculé, pliant sous la poussée des vents contraires, tout en essayant de préserver leurs positions acquises, à défaut de pouvoir les améliorer, en attendant le prochain coup.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le rôle social de l’Etat</h2>



<p>Cette séquence, qui dure depuis quatre ou cinq ans, semble exaspérer Kaïs Saïed, qui s’impatiente et le fait savoir en revenant à chaque fois, dans toutes ses réunions avec les membres du gouvernement aux mêmes thématiques en lien avec ce qu’il appelle le <em>«rôle social de l’Etat»</em>. &nbsp;</p>



<p>Cette thématique a d’ailleurs été au centre de sa réunion, hier, mercredi 16 juillet 2025, au Palais de Carthage, avec le ministre des Affaires sociales, Issam Lahmar, et qui a porté, comme indiqué dans le communiqué de la présidence, sur la nécessité d’<em>«une révision radicale du rôle des caisses sociales, afin qu’elles trouvent l’équilibre requis et retrouvent pleinement leur rôle»</em>, le président soulignant, au risque de se répéter, <em>«la nécessité d’avancer dans un travail social intensif pour édifier l’Etat social»</em>.</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="uMWHRWYyQu"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/15/tunisie-politique-sociale-de-letat-et-surenchere-populiste/">Tunisie | Politique sociale de l’Etat et surenchère populiste</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie | Politique sociale de l’Etat et surenchère populiste » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/15/tunisie-politique-sociale-de-letat-et-surenchere-populiste/embed/#?secret=ZyyTrtxU84#?secret=uMWHRWYyQu" data-secret="uMWHRWYyQu" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>Dans le contexte de cette <em>«révision radicale»</em> recommandée avec force, le chef de l&rsquo;État a appelé à <em>«l’élimination d’un certain nombre de termes et de concepts»</em>, car, a-t-il expliqué, <em>«le rôle social n’est pas une faveur ou un privilège, mais plutôt un droit légitime qui nécessite une nouvelle réflexion et de nouvelles méthodes de travail.» </em>Et ce sont, on l’a compris, cette <em>«nouvelle réflexion»</em> et ces <em>«nouvelles méthodes de travail»</em> qui ont tardé à être mises en place par les cinq ou six gouvernements successifs que Kaïs Saïed a constitués depuis son accession au pouvoir fin 2019. Nos chers ministres semblant incapables de sortir des ornières des traditions bien installées et des habitudes d’une administration publique peu portée sur la nouveauté ou redoutant le changement.</p>



<p>Et c’est là le nœud du problème de la Tunisie actuelle, qui semble se complaire dans un conservatisme et un immobilisme vaguement rassurants.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La charrue avant les bœufs</h2>



<p>On doit, cependant, reconnaître que les membres du gouvernement n’ont pas la tache facile, étant donné l’exiguïté de la marge de manœuvre dont ils disposent, du fait des difficultés financières actuelles du pays et qui sont le résultat de quatorze ans de croissance économique atone. Car un <em>«Etat social»</em> est par définition budgétivore, car il est censé distribuer des ressources qui se font rares et qui sont couteuses, sachant que le levier de l’endettement public, s’il est tentant dans une approche électoraliste, est à manier avec parcimonie, d’autant plus que l’argent coûte cher sur les marchés mondiaux et que notre économie est très dépendante des aléas climatiques et géostratégiques.</p>



<p>Les engagements d’aujourd’hui seront payés demain, sinon par nous-mêmes, du moins par nos enfants, et quand la dette publique plafonne à 85% du PIB, comme c’est le cas aujourd’hui en Tunisie, un pays sans grandes ressources, on ne doit pas avoir la dépense facile.</p>



<p>Que faire&nbsp;? Les politiques sociales étant par définition budgétivores, il n’est pas recommandable de mettre la charrue de la distribution avant les bœufs de la croissance. Il s’agit d’inverser la tendance. Car seule une forte reprise de l’investissement, de la production, de l’exportation et de la croissance pourrait mettre les conditions idoines pour une distribution plus équitable et plus durable des richesses nationales. Sinon on irait vers la banqueroute collective&#8230; </p>



<p>A bon entendeur…</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="eJFoqihVK1"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/10/tunisie-%e2%94%82-les-politiques-sociales-ont-un-cout-qui-va-payer/">Tunisie │ Les politiques sociales ont un coût, qui va payer ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie │ Les politiques sociales ont un coût, qui va payer ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/10/tunisie-%e2%94%82-les-politiques-sociales-ont-un-cout-qui-va-payer/embed/#?secret=EUNjFRF7QF#?secret=eJFoqihVK1" data-secret="eJFoqihVK1" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Tunisie │ Les orientations sociales de l’Etat providence</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/12/tunisie-%e2%94%82-les-orientations-sociales-de-letat-providence/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Jun 2025 11:24:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Budget de l’Etat]]></category>
		<category><![CDATA[Etat social]]></category>
		<category><![CDATA[justice fiscale]]></category>
		<category><![CDATA[loi de finances]]></category>
		<category><![CDATA[recrutements]]></category>
		<category><![CDATA[Sarra Zaafrani Zenzeri]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les principales orientations de la loi de finances et du budget de l’État pour 2026 au centre d'un conseil des ministres.  </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Réviser plusieurs lois relatives à la fiscalité pour garantir davantage de justice sociale, et rouvrir les vannes des recrutements dans le secteur public pour lutter contre le chômage : telles sont les principales orientations de la loi de finances et du budget de l’État pour 2026. La crainte est que, pour financer les dépenses qui seront programmées, on recourra aux mêmes leviers utilisés jusque-là, à savoir la hausse d’impôt et l’endettement extérieur.</em></strong></p>



<span id="more-16755049"></span>



<p>Le président Kaïs Saïed l’a déjà annoncé dans de nombreuses déclarations, et c’est au tour de la Première ministre Sarra Zaafrani Zenzeri de le rappeler au cours d’un conseil des ministres qu’elle a présidé mercredi 11 juin 2025 au Palais du gouvernement à la Kasbah.</p>



<p>La Première ministre a souligné que la loi de finances 2026 doit incarner une vision stratégique et servir d’outil de mise en œuvre des politiques publiques dans le cadre du programme économique et social de l’État. Ce programme vise à concilier croissance économique et justice sociale, conformément au Plan de développement 2026-2030, qui reflétera la volonté populaire, a-t-elle déclaré, en soulignant que les choix nationaux sont les seuls à même de répondre aux attentes de la population.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Etat social et hausse d&rsquo;impôt</h2>



<p>La Première ministre a insisté sur la nécessité d’une nouvelle approche pour l’élaboration de la loi de finances 2026, qui aille au-delà des solutions temporaires et des demi-mesures. Elle doit plutôt refléter la vision de l’État consistant à renforcer les fondements de l’État social, tout en garantissant la justice fiscale et l’équité sociale, en augmentant le pouvoir d’achat, en équilibrant la croissance économique avec la justice sociale et en augmentant le taux de croissance économique en stimulant l’investissement et en établissant un cadre social et économique approprié pour la phase de construction et de construction.</p>



<p>Mme Zaafrani Zenzeri a également souligné que toutes les politiques économiques de l’État doivent respecter des principes fondamentaux, notamment la préservation de la souveraineté nationale et l’indépendance décisionnelle.</p>



<p>Parallèlement, l’État doit rester ouvert à l’environnement régional et international de la Tunisie afin de soutenir et de consolider les décisions nationales concernant le rôle social de l’État et la promotion du développement local, régional et territorial, a-t-elle déclaré dans le même communiqué.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Yaigrm5tNZ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/11/tunisie-%e2%94%82-priorites-nationales-depenses-publiques-et-endettement/">Tunisie │ Priorités nationales, dépenses publiques et endettement</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie │ Priorités nationales, dépenses publiques et endettement » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/11/tunisie-%e2%94%82-priorites-nationales-depenses-publiques-et-endettement/embed/#?secret=ERqB4mntZx#?secret=Yaigrm5tNZ" data-secret="Yaigrm5tNZ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Le Conseil des ministres a défini les priorités suivantes pour le budget 2026&nbsp;:</p>



<p>&#8211; renforcer l’État social en élargissant le soutien aux groupes vulnérables et à faibles revenus, tout en promouvant les mécanismes d’autonomisation économique qui bénéficient particulièrement à ces groupes, afin d’améliorer les conditions de vie;</p>



<p>&#8211; développer les ressources propres de l’État en poursuivant une politique d’autonomie, en réduisant l’évasion fiscale, en intégrant l’économie informelle et en diversifiant les sources de financement du budget de l’État, conformément à une nouvelle vision;</p>



<p>&#8211; promouvoir l’emploi, améliorer le niveau de vie et renforcer le système de protection sociale, tout en valorisant le capital humain, ce qui peut être réalisé en promouvant la justice sociale, en maintenant le pouvoir d’achat des groupes vulnérables et à revenu moyen et en fournissant un plus grand soutien social aux groupes vulnérables, ainsi qu’un accompagnement et un soutien aux créations d’entreprises;</p>



<p>&#8211; mettre en œuvre des mesures visant à améliorer les revenus, renforcer les mécanismes d’intégration économique et sociale, créer des emplois, offrir des conditions de travail décentes, éliminer l’emploi précaire, faciliter l’accès au logement, renforcer la cohésion sociale, améliorer tous les services publics et développer le système de sécurité et de couverture sociale;</p>



<p>&#8211; promouvoir l’investissement dans le cadre d’une approche globale fondée sur la libéralisation de l’entrepreneuriat et l’amélioration du climat des affaires, afin que l’investissement public stimule l’investissement privé et accélère la croissance économique;</p>



<p>&#8211; accélérer l’interconnectivité et faire de la transformation numérique de l’administration un outil de modernisation, de transparence, de facilitation des transactions et d’ouverture de perspectives pour soutenir l’économie numérique;</p>



<p>&#8211; investir dans des programmes de développement régional fondés sur des principes constitutionnels stimulera le développement des régions.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="5sWMytmvW9"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/10/tunisie-%e2%94%82-les-politiques-sociales-ont-un-cout-qui-va-payer/">Tunisie │ Les politiques sociales ont un coût, qui va payer ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie │ Les politiques sociales ont un coût, qui va payer ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/10/tunisie-%e2%94%82-les-politiques-sociales-ont-un-cout-qui-va-payer/embed/#?secret=jTMphD8f8L#?secret=5sWMytmvW9" data-secret="5sWMytmvW9" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>Cette approche contribuera à la formulation des priorités régionales, en commençant par les propositions de programmes et de projets au niveau des conseils locaux, puis en passant par les conseils régionaux et de district, jusqu’au niveau national. Le plan de développement pour la période 2026-2030 sera élaboré sur cette base éminemment sociale. Les dépenses liées au développement constituent un levier essentiel pour stimuler la croissance économique et attirer les investissements privés, notamment aux niveaux régional et de district.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Et la relance économique&nbsp;?</h2>



<p>Lors du Conseil des ministres, il a été souligné que ce projet repose sur un ensemble de principes visant à renforcer les piliers de l’État social, à maintenir l’équilibre financier et à améliorer l’efficacité de la performance publique dans divers secteurs.</p>



<p>Les principes de base les plus importants incluent la simplification des procédures pour les Tunisiens à l’étranger, le soutien au financement des start-ups et des entreprises communautaires et le financement des entreprises actives dans les secteurs de l’économie verte, bleue et circulaire.</p>



<p>Voilà donc pour les orientations, généreuses s’il en est, et qui sont inspirées par une volonté de réduire le gap entre les différentes couches sociales. Reste qu’on peut toujours donner davantage à ceux qui en ont le plus besoin, encore faut-il avoir un bon matelas financier, donc des recettes, fiscales et autres, et ne pas recourir seulement aux deux principaux leviers utilisés jusque-là, la hausse d’impôt et l’endettement extérieur, dont les effets sont souvent négatifs, et aggravent la récession économique dont souffre le pays depuis 2011.</p>



<p>On aurait souhaité voir l’Etat opter pour une loi de finances et un budget de l’Etat plutôt tournés vers la relance économique, la maîtrise des dépenses publiques et l’impulsion de l’investissement, de manière à créer une richesse susceptible d’être partagée. Etant entendu que le partage de la pauvreté n’a jamais été une bonne politique.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong> (avec Tap).</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="IqXYlQ99bR"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/12/tunisie-saied-veut-accelerer-la-mise-en-oeuvre-de-ses-politiques-sociales/">Tunisie : Saïed veut accélérer la mise en œuvre de ses politiques sociales</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : Saïed veut accélérer la mise en œuvre de ses politiques sociales » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/12/tunisie-saied-veut-accelerer-la-mise-en-oeuvre-de-ses-politiques-sociales/embed/#?secret=Ybg3rhWkmZ#?secret=IqXYlQ99bR" data-secret="IqXYlQ99bR" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/12/tunisie-%e2%94%82-les-orientations-sociales-de-letat-providence/">Tunisie │ Les orientations sociales de l’Etat providence</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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