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	<title>Archives des expatriation - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des expatriation - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Tunisie &#124; L’inflation de médecins n’est pas une solution</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 09 Jul 2025 06:39:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
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		<category><![CDATA[Mustapha Ferjani]]></category>
		<category><![CDATA[Raouf Chatty]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La décision d’augmenter de 30% le nombre de places ouvertes aux bacheliers souhaitant faire des études de médecine en Tunisie mérite une sérieuse attention.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/09/tunisie-linflation-de-medecins-nest-pas-une-solution/">Tunisie | L’inflation de médecins n’est pas une solution</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La déclaration&nbsp;récemment faite avant-hier, lundi 7 juillet 2025, par le ministre de l&rsquo;Enseignement supérieur&nbsp;et de la Recherche scientifique, Mondher Belaïd</em></strong>,<strong><em>&nbsp;concernant la décision&nbsp;des autorités compétentes d’augmenter de 30%, à partir&nbsp;de la rentrée universitaire 2025/2026, le nombre&nbsp;de places ouvertes&nbsp;aux&nbsp;bacheliers qui souhaitent&nbsp;faire des études de médecine en Tunisie mérite&nbsp;une&nbsp;sérieuse attention.</em></strong> <em>(Ph. Hôpital de Médenine).</em> </p>



<p><strong>Raouf Chatty</strong> *</p>



<span id="more-16991821"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/05/Raouf-Chatty.jpg" alt="" class="wp-image-347685"/></figure></div>


<p>Cette décision serait judicieuse et pertinente si notre pays manquait&nbsp;de médecins&nbsp;et si notre économie nationale était capable de répondre dignement aux attentes&nbsp;légitimes des centaines de médecins qui&nbsp;sont&nbsp;mis chaque année sur le marché du travail. Or la réponse&nbsp;est tout simplement non. Le pays risque&nbsp;même&nbsp;de connaître une inflation de médecins… au chômage. Personne, bien&nbsp;entendu, ne désire que ce triste sort&nbsp;soit réservé aux médecins ni aux diplômés des autres&nbsp;secteurs.&nbsp;</p>



<p>La situation actuelle est d’autant plus pénible que les jeunes médecins qui protestent aujourd’hui pour exiger l’amélioration de leurs conditions de travail et de rémunération comptent parmi les élèves qui ont brillamment&nbsp;réussi au baccalauréat, qui ont longuement&nbsp;et durement&nbsp;investi dans leurs études&nbsp;et qui ont consacré, chacun, une douzaine d’années&nbsp;de leur jeunesse (soit de 20 à 32 ans)&nbsp;aux&nbsp;études et au travail dans les hôpitaux publics dans des conditions extrêmement pénibles.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le pays ne manque pas de médecins</h2>



<p>La Tunisie ne manque pas aujourd’hui de médecins. Elle&nbsp;n’en manquera pas dans l’avenir. Les quatre facultés de médecine&nbsp;du pays forment, depuis&nbsp;cinq décennies, des centaines de médecins chaque année. Nous n’avons pas besoin non plus d’en construire d’autres.&nbsp;</p>



<p>Le fait&nbsp;que des établissements hospitaliers, à Tunis&nbsp;et dans&nbsp;des villes et villages&nbsp;de l’intérieur, manquent&nbsp;de personnel&nbsp;médical&nbsp;doit être&nbsp;imputé aux stratégies&nbsp;suivies dans&nbsp;l’affectation et la répartition&nbsp;de nos jeunes&nbsp;médecins et&nbsp;aux raisons&nbsp;qui les incitent à&nbsp;fuir nos hôpitaux voire même pour beaucoup, le pays lui-même.&nbsp;</p>



<p>Nous savons que des centaines&nbsp;de médecins&nbsp;attendent aujourd’hui&nbsp;impatiemment d’être recrutés et ne demandent&nbsp;qu’à travailler dans des conditions dignes&nbsp;avec des salaires gratifiants. Malheureusement, la situation économique&nbsp;et financière du pays&nbsp;ne le permet pas. Le ministre&nbsp;de la Santé se débat&nbsp;très sérieusement pour améliorer&nbsp;la situation. Depuis son arrivée à la tête&nbsp;du Département, les choses commencent&nbsp;à bouger. Fort de sa longue expérience de professeur de médecine et de celles de ses collaborateurs, Mustapha Ferjani est présent sur tous les terrains. Cela est à mettre à son actif.</p>



<p>Toutefois,&nbsp;l’examen de la question de l’augmentation des capacités&nbsp;d’accueil des facultés de&nbsp;médecine&nbsp;reste épineuse et nécessite&nbsp;un débat national digne de ce nom dans le cadre d&rsquo;une vision globale&nbsp;de l&rsquo;avenir de la santé en Tunisie&nbsp;</p>



<p>Nombreux parmi les jeunes médecins choisissent de&nbsp;quitter&nbsp;le pays à la recherche&nbsp;de perspectives meilleures, en particulier en France et en Allemagne.&nbsp;Beaucoup le font&nbsp;dans&nbsp;la précipitation. Nombreux&nbsp;ne savent pas&nbsp;qu’il s’agit souvent d’une décision&nbsp;lourde&nbsp;et grave&nbsp;qui va engager&nbsp;leur&nbsp;avenir. Souvent, il s’agit d’un ticket aller sans retour. Ils ne savent pas non plus qu’ils doivent batailler&nbsp;dur pour s’imposer compte tenu&nbsp;de l’environnement nouveau&nbsp;où ils vont travailler et vivre&#8230; Ils seront généralement exploités&nbsp;et beaucoup&nbsp;rémunérés que&nbsp;leurs confrères&nbsp;originaires de ces pays. &nbsp;</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="LYpFBAT2yF"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/25/lexode-des-medecins-tunisiens-egoisme-ou-heroisme/">L’exode des médecins Tunisiens : égoïsme ou héroïsme ?</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’exode des médecins Tunisiens : égoïsme ou héroïsme ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/25/lexode-des-medecins-tunisiens-egoisme-ou-heroisme/embed/#?secret=8ysGj1aTWs#?secret=LYpFBAT2yF" data-secret="LYpFBAT2yF" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">La tentation de l’expatriation</h2>



<p>Parmi les raisons qui incitent les&nbsp;médecins, jeunes et moins jeunes, à s’expatrier figurent&nbsp;les&nbsp;modestes salaires servis en Tunisie, les&nbsp;misérables conditions de travail dans lesquelles ils exercent leur métier, la dégradation&nbsp; de leur statut social,&nbsp;l’insécurité, les risques&nbsp;auxquels ils s’exposent&nbsp;dans les hôpitaux&nbsp; en relation&nbsp;avec un environnement peu propice à l’exercice de la médecine, la faiblesse de l’encadrement, la &nbsp;modicité des moyens mis à disposition, la vétusté du matériel, les relations difficiles avec des patients souvent issus de classes défavorisées&nbsp;qui&nbsp;déversent&nbsp;toutes leurs frustrations&nbsp;sur les jeunes médecins, et, <em>last but not least</em>, l’environnement&nbsp;souvent&nbsp;tendu&nbsp;dans lequel ils exercent.&nbsp;</p>



<p>N’oublions jamais que les médecins pratiquent une profession&nbsp;très honorable où ils font face&nbsp;à la précarité humaine ce qui a un fort impact&nbsp;sur leur psychisme&nbsp;</p>



<p>En somme, les jeunes médecins travaillent souvent dans des conditions&nbsp;indignes&nbsp;de jeunes personnes qui ont consacré une dizaine d’années de leur vie à des études&nbsp;souvent difficiles et exigeantes et au travail dans des hôpitaux publics manquant de tout et où ils se sont dépensés sans compter. Il est crucial de les écouter&#8230;</p>



<p>Augmenter de 30% le nombre des bacheliers autorisés à faire des études de médecine c’est tout simplement se risquer&nbsp;de&nbsp;charger démesurément&nbsp;nos facultés de médecine, d’affaiblir les&nbsp;capacités d’encadrement&nbsp;des apprentis médecins souvent laissés à eux-mêmes, de porter un coup dur&nbsp;à la qualité de&nbsp;la formation médicale, de dévaloriser&nbsp;la réputation&nbsp;de nos médecins en Tunisie et à l’étranger. Bref,&nbsp;c’est&nbsp;courir le risque&nbsp;de&nbsp;former&nbsp;des médecins au rabais&#8230; et de les voir gonfler les rangs des diplômés chômeurs. À moins qu’on&nbsp;ait d’ores&nbsp;et déjà prévu des solutions pratiques et fiables pour désamorcer ces bombes à retardement.&nbsp;</p>



<p>On n’aimerait pas voir&nbsp;des centaines&nbsp;de jeunes médecins,&nbsp;au terme de douze ans d’études et de résidanat&nbsp;dans les hôpitaux, attendre des années pour trouver&nbsp;du travail dans le secteur public ou pour pouvoir s’installer&nbsp;dans le privé, entreprise qui&nbsp;nécessite&nbsp;des fonds&nbsp;conséquents&nbsp;et&nbsp;dont la réussite n’est souvent&nbsp;pas assurée compte tenu&nbsp;de la concurrence&nbsp;effrénée dans le domaine.</p>



<p>Ceux qui&nbsp;croient&nbsp;que les jeunes futurs médecins pourront toujours trouver&nbsp;des postes dans les déserts médicaux à l’étranger&nbsp;ont une vision courte des choses.&nbsp;La France a déjà commencé à&nbsp;mettre la barre très haut pour l&rsquo;accès de médecins étrangers à ses établissements hospitaliers. Les restrictions&nbsp;à l’entrée iront crescendo dans les prochaines années. Le marché allemand&nbsp;ne tardera pas à réagir de la même façon dans les prochaines années. Celui du Golfe&nbsp;également. Il viendra un jour où ces pays fermeront leurs portes aux médecins étrangers ou mettront des conditions draconiennes pour les&nbsp;prendre&nbsp;dans leurs hôpitaux.&nbsp;Il faut donc&nbsp;être attentif à&nbsp;l’évolution de la situation.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="xaQ84IJYQM"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/03/de-limportance-davoir-un-secteur-public-en-bonne-sante/">De l’importance d’avoir un secteur public en bonne santé</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« De l’importance d’avoir un secteur public en bonne santé » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/03/de-limportance-davoir-un-secteur-public-en-bonne-sante/embed/#?secret=nu6DEwEtoh#?secret=xaQ84IJYQM" data-secret="xaQ84IJYQM" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p> &nbsp;L’urgence d’un débat national</p>



<p>J’ose espérer que toutes les parties concernées&nbsp;par une décision aussi importante&nbsp;et aux conséquences&nbsp;prévisibles aient été consultés à l’avance et&nbsp;leurs points de vue entendues. Je pense en particulier à l’Institut tunisien des études stratégiques&nbsp;(Ites),&nbsp;aux professionnels de l’enseignement médical, aux doyens des facultés de médecine, au Conseil national de l’ordre des médecins, aux syndicats de médecins,&nbsp;à l’Organisation&nbsp;tunisienne des jeunes médecins (OTJM), aux ministères des Finances, des Affaires sociales, des Affaires étrangères&#8230;</p>



<p>Il faut&nbsp;prendre le temps nécessaire&nbsp;pour réfléchir à la question dans toutes&nbsp;ses dimensions&nbsp;et décider ensuite des mesures à prendre. Le credo doit être&nbsp;l’intérêt général&nbsp;et, bien entendu aussi, celui légitime des médecins car personne ne souhaite que la profession&nbsp;médicale en Tunisie soit dévalorisée&nbsp;et que la santé des citoyens soit mise à rude épreuve&#8230; Nos médecins&nbsp;et notre médecine, qui a toujours privilégié le mérite personnel et l’efficacité professionnelle, ne méritent&nbsp;pas d’être galvaudés !</p>



<p>* <em>Ancien ambassadeur.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="zOpJsRPt1b"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/02/le-cri-dune-generation-de-soignants-dans-un-hopital-au-bord-de-leffondrement/">Le cri d’une génération de soignants dans un hôpital au bord de l’effondrement </a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le cri d’une génération de soignants dans un hôpital au bord de l’effondrement  » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/02/le-cri-dune-generation-de-soignants-dans-un-hopital-au-bord-de-leffondrement/embed/#?secret=uqrdaRnbmM#?secret=zOpJsRPt1b" data-secret="zOpJsRPt1b" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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			</item>
		<item>
		<title>Beaucoup de Tunisiens rêvent de partir&#160;: l’expatriation est-elle la solution&#160;?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/29/beaucoup-de-tunisiens-revent-de-partir-lexpatriation-est-elle-la-solution/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Mar 2023 09:04:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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		<category><![CDATA[immigrés]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Guillaume Lozato]]></category>
		<category><![CDATA[Paris]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>De plus en plus de Tunisiens considèrent le départ hors de leur pays comme une fin en soi.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/29/beaucoup-de-tunisiens-revent-de-partir-lexpatriation-est-elle-la-solution/">Beaucoup de Tunisiens rêvent de partir&nbsp;: l’expatriation est-elle la solution&nbsp;?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Toutes classes sociales confondues, de plus en plus de Tunisiens considèrent le départ hors de leur pays comme une fin en soi. Avec pour dénouement immédiat l’installation en vue de mener un projet d’existence. Mais au final, et nonobstant quelques réussites trompeuses, la réalité au pays d’accueil n’est pas toujours aussi reluisante que le rêve initial.</em></strong> <em>(Reportage photos de l&rsquo;auteur). </em></p>



<p>Par <strong>Jean-Guillaume Lozato</strong> *</p>



<span id="more-7163042"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/09/Jean-Guillaume-Lozato-1.jpg" alt="" class="wp-image-241349"/></figure></div>


<p>La Tunisie officielle représente une terre d’émigration depuis plusieurs décennies. Juste après l’indépendance, des travailleurs ont emprunté le chemin de la France, destination privilégiée pour eux ainsi que leurs petites familles, ou de la Belgique. Ou bien encore, plus temporairement, des monarchies du Golfe. Un peu plus tard la Suisse, l’Allemagne, le Luxembourg ont remporté la faveur des candidats au travail. Puis le Canada, l’Angleterre, les Pays-Bas. Puis l’Italie et l’Espagne. La Région Parisienne offre cependant l’avantage d’un projecteur sur une société d’accueil type.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Genèse de la jeunesse</h2>



<p>La moyenne d’âge des gens composant les premiers grands flux d’émigrés était déjà peu élevée. Essentiellement masculine, celle première vague a laissé sa place à une jeunesse tunisienne plus alphabétisée, animée par le sentiment d’affranchissement vis-à-vis du régime de Zine El-Abidine Ben Ali. Les 20-30 ans sont une catégorie d’âge qui a peu ou pas connu l’ex-dictateur. Encore moins Habib Bourguiba.</p>



<p>Ce segment générationnel se scinde en deux catégories&nbsp;: les 1-15 ans et les 15-30 ans. La première aux balbutiements de sa vie. La seconde plus significative&nbsp;: un nombre d’individus conséquent détient le droit de vote. Cette dernière se compose d’abord de jeunes qui terminent le collège, intègrent ou quittent le lycée. Passant d’un travail de répétition, de restitution, d’apprentissage à une phase pédagogiquement centrée sur la consolidation, l’interprétation, la réflexion et le jugement. Les membres majeurs de cette catégorie – entrants dans la vie active, néo-titulaires du baccalauréat, étudiants – se &nbsp;définissent par une ligne de pensée plus déterminée, parfois plus critique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des questionnements</h2>



<p>Logiquement, cette étape de la vie induit des questions sur soi, son avenir. Le pays de naissance et de résidence des jeunes, étudiants ou actif, n’offre plus assez de garanties aux plus diplômés. Bien que l’on surnomme leur patrie «Tunes el-Khadra» (Tunisie la verte), ils sont tentés d’aller vérifier si l’herbe est plus verte ailleurs.</p>



<p>Originellement, le vert était couleur de l’espoir en Europe. Choisi comme ornement du renouveau au tout début du 20<sup>e</sup> siècle pour les entrées du métro parisien, les bancs de la capitale française ou ses fontaines Wallace.</p>



<p>Le vert est aussi la couleur des yeux de Farouk, fils d’enseignant au look très <em>«premier de la classe»,</em> très fier d’étudier à l’Université Centrale Business School (établissement supérieur privé à Tunis), qui n’exclut pas de tenter sa chance à Paris, entre autres destinations. Paris Ville Lumière de la Terre du Siècle des Lumières. Luminosité qui éclaire, guide ? Mais qui peut éblouir comme le soleil face à Icare. Ou aveugler comme les brouillards de Londres et de sa City.</p>



<figure class="wp-block-gallery aligncenter has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-1 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="501" height="890" data-id="7163266" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Paris-3.jpg" alt="" class="wp-image-7163266" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Paris-3.jpg 501w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Paris-3-169x300.jpg 169w" sizes="auto, (max-width: 501px) 100vw, 501px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="501" height="890" data-id="7163267" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Paris-4.jpg" alt="" class="wp-image-7163267" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Paris-4.jpg 501w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Paris-4-169x300.jpg 169w" sizes="auto, (max-width: 501px) 100vw, 501px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="501" height="890" data-id="7163268" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Paris-5.jpg" alt="" class="wp-image-7163268" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Paris-5.jpg 501w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Paris-5-169x300.jpg 169w" sizes="auto, (max-width: 501px) 100vw, 501px" /></figure>
</figure>



<p>Le bagage culturel et linguistique des étudiants tunisiens a évolué favorablement au cours de ce siècle. Cependant, il leur manque l’expérience de l’esprit comparatif du voyage touristique par rapport à leurs homologues européens, américains, japonais; un aspect développé avec acuité par Elyes Marrouki, responsable du service des étudiants auprès de l’IHE Tunis au look très BCBG ayant accompli de fréquents déplacements internationaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading">De Babel à Bab El-Oued</h2>



<p>Paris c’est la solennité de la Tour Eiffel et du Musée du Louvre, la magie des Champs-Elysées. Attardons-nous au milieu du centre historique entre rive gauche et rive droite. De part et d’autre de la Seine se dessine un triangle rectangle avec pour angle droit le centre commercial Westfield du Forum des Halles au quartier Châtelet, comme hypoténuse la délimitation de la partie occidentale du Marais et comme troisième point cardinal le Quartier Latin. Cette projection agit comme un condensé de vie hexagonale.</p>



<p>Bourgeois et voyous se côtoient, se frôlent en fait. La rue des mauvais garçons défiant le Bazar de l’Hôtel de Ville avoisine la rue du Roi de Sicile peuplée de commerces de bouche raffinés, d’établissements hôteliers chics, de librairies. Signalons la librairie italienne La tour de Babel, summum de la vie culturelle du périmètre. La reprise du nom Babel appelle à l’échange, au multiculturalisme. Un vivre ensemble, pour reprendre une expression très à la mode en France chez les bobos et les prolétaires militants, qui favorise l’hallucination.</p>



<p>En traversant, on se retrouve à Châtelet, par la rue des Lombards. Voie baptisée du nom des usuriers italiens venus &nbsp;il y a plusieurs siècles, pas forcément appréciés par la population locale malgré leurs compétences indispensables. Que ça fasse réfléchir les candidats à l’émigration… Non loin de la rue de la Grande truanderie (c’est son nom réel!), le passant arrive entre le Centre Georges Pompidou, c’est-à-dire les Halles, et le centre commercial de Châtelet, sa foule bigarrée qui fait dire <em>«Ici c’est Bab El-Oued»</em> à un provincial de passage.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’illusion et le bledard</h2>



<p><em>«Ce n’était pas comme j’imaginais. C’est plein de racailles comme Gare du Nord ou Saint-Denis»</em>,  détaille Rebah de Kairouan, expert-comptable arrivée à Paris en 2001 juste après le 11 septembre. <em>«Pour moi quel choc la première fois quand j’ai vu le centre de Paris en commençant par cet endroit»</em>, ajoute son mari, Kamel de Zarzis. Opinion éprouvée par Houcine, ingénieur, qui compare ce lieu à certains quartiers de Bruxelles où il a élu résidence. <em>«La drogue y circule comme en Hollande»,</em> ironise Ramzy de Sfax. Samira ne s’y rend plus depuis longtemps. Après le vol de son portable puis de son sac. Quant à Mounia, elle se contente de la FNAC et repart aussitôt, préférant accomplir ses achats de prêt-à-porter à La Défense, à Place d’Italie ou aux Galeries Lafayette.</p>



<p>Les témoignages de ces Tunisiens trahissent une réalité dynamisée puis dynamitée par la lutte d’influence entre Châtelet la superficielle et l’intellectuel Quartier Latin.</p>



<p>Remarquons à l’intérieur de notre triangulation le BHV dont Émile Zola dans son roman <em>‘‘Au bonheur des dames’’</em> s’était servi pour dénoncer l’accélération du mercantilisme à grande échelle, la Préfecture et le Tribunal.</p>



<p>Les nouveaux installés sont prévenus des risques d’une société où prendre ses marques est difficile. Singulièrement, avec la dichotomie opposant les Nord-Africains de base aux Maghrébins de la deuxième, troisième et quatrième générations (cinquième ou sixième si l’on prend en compte seulement les Kabyles).</p>



<p>La solidarité arabo-berbère s’est fissurée depuis une dizaine d’années. Faute à un communautarisme patent mais pas aussi fédéré que celui des Turcs par exemple.<em> «On se fait traiter de bledards mais les p’tits cons nés à Paris ou à Marseille sont moins éduqués que nous, nourris à la télé-réalité, dans l’illusion. Parmi les bledards, il y a des enseignants, des ingénieurs, des médecins, des hommes d’affaires, des artistes. Même les mécaniciens automobiles sont plus débrouillards que ceux de France»</em>, lance Malek Mtimet, cadre ingénieur de La Marsa passé par la Défense désormais actif à Dubaï.</p>



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<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="576" data-id="7163284" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Paris-8-1024x576.jpg" alt="" class="wp-image-7163284" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Paris-8-1024x576.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Paris-8-300x169.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Paris-8-768x432.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Paris-8-1536x864.jpg 1536w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Paris-8-580x326.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Paris-8-860x484.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Paris-8-1160x653.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Paris-8.jpg 1582w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
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<p>Pendant ce temps se croisent les garçons&nbsp;<em>«bad boys»</em> habillés à la rappeur/dealer et les jeunes filles superficielles aux baskets compensées rappelant des chaussures de cosmonautes. Détail dont s’amuse Pierre-André Bélert, enseignant dandy ayant officié à la fac de Cergy-Pontoise&nbsp;: <em>«Ça me fait penser à Tintin Objectif Lune»</em>.</p>



<p>Au centre de ce défilé surréaliste, les Youtubeurs&nbsp; formulent des questions indécentes pour un micro-trottoir. Certains s’y sont bâtis une célébrité nauséabonde comme Diego Morissou, Français d’origine Congolaise, toujours prompt à dénigrer l’Afrique du Nord. Idiocratie&nbsp;? Voyoucratie&nbsp;?</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le chantier social</h2>



<p><em>«La France, c’est le berceau des Lumières. Beaucoup de racailles ne méritent pas ce pays qui a&nbsp; eu la chance d’avoir eu Rousseau»,</em> tempête Rafik B, chirugien-dentiste sur Paris originaire du Grand Tunis.</p>



<p>Ce qui est valable pour la France l’est aussi pour la Belgique, le Canada ou l’Allemagne quant au déracinement culturel et familial. L’Île-de-France a été choisie comme terrain d’observation car ayant véhiculé pendant longtemps les idées sur l’Europe par l’intermédiaire de la langue de Molière si étudiée en Tunisie, pratiquée également à Bruxelles, Genève et Luxembourg.</p>



<p>Dans l’hypothèse d’une arrivée en France, le jeune diplômé tunisien vaudra dans un premier temps à peine mieux que le<em> «harraga»</em> aux yeux des gens, Français de souche ou non, dans la conjoncture actuelle. Le choc ne sera pas que thermique. Une première période d’adaptation dont la longueur sera complexe à prévoir. A l’issue de leur implantation, les uns pourront chanter gaiement <em>‘‘Paris s’éveille’’ </em>de Jacques Dutronc, les autres chanteront mélancoliquement <em>‘‘Fi chwa3ra Bariz’’</em> de Abdelkrim Benzarti pour célébrer cette capitale où les gens de Gafsa prétendent être de Djerba, les Tunisois de Hammamet, les gens de Jendouba ou Bizerte de Tunis devant les autres…</p>



<p>Une solution serait à envisager à moyen terme. Pourquoi les jeunes actifs n’entreraient-ils pas dans une logique de formation ou de consolidation des acquis en menant une vie professionnelle à cheval entre deux nations sur quelques années, permettant ainsi le retour de la matière grise au pays d’origine&nbsp;? Quitter les amène à intégrer un espace de vie sociale très différent.</p>



<p>En France (raisonnement que l’on pourrait élargir au Nord de l’Europe sur quelques points non exhaustifs), le néo-immigré tunisien sera percuté dans son nouvel habitus par un contexte déstructurant pour lui, avec de possibles renversements de valeurs (un chauffeur-livreur qui désire conserver l’anonymat raconte avec fureur qu’en menaçant le dealer ayant fourni de la drogue à son fils, c’est lui et non le malfaiteur qui a frôlé la prison, sans parler du rappel à la loi des plus sévères par l’assistante sociale pour avoir corrigé son fils en précisant :<em> «Ayez conscience que nous sommes en France»</em>), dans un pays où l’érosion du pouvoir d’achat existe également, où les problèmes psycho-sociaux présentent des horizons à réapprendre. </p>


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<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img decoding="async" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Paris-2-1024x576.jpg" alt="" class="wp-image-7163300" width="800" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Paris-2-1024x576.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Paris-2-300x169.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Paris-2-768x432.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Paris-2-1536x864.jpg 1536w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Paris-2-580x326.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Paris-2-860x484.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Paris-2-1160x653.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Paris-2.jpg 1582w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure></div>


<p>D’où le nombre de livres consacrés à la violence scolaire. Nous pourrions citer<em> ‘‘Violences et maltraitances en milieu scolaire’’</em> écrit par Catherine Blaya et <em>‘‘Les violences à l’école’’ </em>rédigé par Cécile Carra et Daniel Faggianelli. Deux ouvrages conçus l’un avant et l’autre après l’apparition de la crise des Subprimes de 2008. Les trois auteurs portent des prénoms français mais des patronymes étrangers (Blaya est hispanisant tandis que Carra et Faggianelli sont italianisants), ce qui démontrerait que la France de notre époque serait bancale et aurait besoin d’un diagnostic à double face, interne et externe, c’est-à-dire par des Français d’origine étrangère. Autre titre d’ouvrage à reporter : <em>‘‘Comment on a laissé l’islamisme pénétrer l’école’’</em>, par Jean-Pierre Obin.</p>



<p>Le territoire gouverné par le président Emmanuel Macron ne répond plus à toutes les attentes de ses électeurs et les malaises se diversifient au sein d’une société où violence conjugale et grèves s’affirment. L’intégrer ne constitue plus la promesse de la panacée pour les nouveaux arrivants. Même par le biais d’un mariage exogame. Là aussi, les unions mixtes font l’objet de recherches intenses, un peu comme le Sida le Covid-19, ont monopolisé l’attention de chercheurs qui ont désespéré. Le Général Charles de Gaulle avait prononcé sa réplique mythique :<em> «Je veux bien des chercheurs qui cherchent, mais je veux surtout des chercheurs qui trouvent»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les grandes violences urbaines </h2>



<p>Autre fléau difficile à endiguer dans ce pays européen: la délinquance, avec les premières grandes violences urbaines dans les années soixante-dix en Région Lyonnaise, et une nouvelle variante révélant un ensauvagement des filles. L’Âge d’Or. L’ampleur de l’agitation sociale depuis les Gilets Jaunes n’arrangeant rien. Jeunes Tunisiens vous êtes prévenus.</p>



<p>Pour le moment, jeunes Tunisiennes et Tunisiens détiennent un atout humain avant l’instruction&nbsp;: l’attachement culturel leur faisant préférer le brick au tacos, y compris chez les natifs de France. Ce qui les différencie des autres Maghrébins s’orientant plus fréquemment de l’acculturation totale à la radicalisation religieuse aveugle sans comprendre un mot du Saint Coran.</p>



<p>La diaspora tunisienne conserve une identité forte, chez les plus <em>«modernes»</em> comme chez les plus conservateurs.</p>



<p>Dans cette optique Cerine, voilée, a mis consciemment à profit son vécu dans des grands ensembles de banlieue en Seine-Saint-Denis pour&nbsp; entreprendre des études d’architecture à l’université de Marne-la-Vallée. Sonia J, elle aussi originaire du Sud Tunisien, a mis un point d’honneur à élever dans le Val-de-Marne ses quatre fils, dont Bilel ayant reçu une distinction pour être devenu bilingue en anglais assez précocement, dans le respect et de la tradition tunisienne et du pays d’accueil.</p>



<p><em>«La vie doit être vécue en direction de l’avenir, mais elle ne peut être comprise que par le regard tourné vers le passé»</em>, écrivait à juste titre Sören Kierkegaard. </p>



<p><em>* Enseignant de langue et littérature italiennes en France.</em> </p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="7IivChCJPq"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/11/impressions-mitigees-dun-retour-en-tunisie/">Impressions mitigées d’un retour en Tunisie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Impressions mitigées d’un retour en Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/11/impressions-mitigees-dun-retour-en-tunisie/embed/#?secret=JY7vIdFkx9#?secret=7IivChCJPq" data-secret="7IivChCJPq" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="SXyQdDa4GX"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/11/10/el-ghourba-tunisiennete-mezoued-et-emigration/">«El-Ghourba» : tunisienneté, mezoued et émigration</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« «El-Ghourba» : tunisienneté, mezoued et émigration » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/11/10/el-ghourba-tunisiennete-mezoued-et-emigration/embed/#?secret=i3hs5taVdX#?secret=SXyQdDa4GX" data-secret="SXyQdDa4GX" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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