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	<title>Archives des Fahem Boukaddous - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Fahem Boukaddous - Kapitalis</title>
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		<title>Tunisie &#124; Le SNJT tient son congrès alors que quatre journalistes sont en prison</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 10 Oct 2026 12:03:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[MEDIA]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le congrès du Syndicat des journalistes tunisiens démarre alors que 4 journalistes sont incarcérés : Zeghidi, Bsaies, El Hani et Yousfi. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/10/tunisie-le-snjt-tient-son-congres-alors-que-quatre-journalistes-sont-en-prison/">Tunisie | Le SNJT tient son congrès alors que quatre journalistes sont en prison</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Les travaux du congrès du Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) débutent ce samedi 10 octobre 2026 dans un contexte politique et médiatique d’une extrême sensibilité, marqué au premier chef par l’incarcération de quatre journalistes — Mourad Zeghidi, Borhen Bsaies, Zied El Hani et Mohamed Yousfi. Cette situation remet au premier plan la question de la liberté de la presse et des limites de l’ouverture en Tunisie, conférant au débat sur la situation de la profession des dimensions qui dépassent le cadre strictement syndical.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Fahem Boukaddous</strong> *</p>



<span id="more-19779864"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/12/Fahem-Boukaddous.jpg" alt="" class="wp-image-18135858" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/12/Fahem-Boukaddous.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/12/Fahem-Boukaddous-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/12/Fahem-Boukaddous-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">L’un des indicateurs permettant d’appréhender la nature des relations entre le pouvoir et la presse en Tunisie est sans doute le nombre de journalistes incarcérés simultanément. Quelles que soient les formes de restriction — des procès et poursuites judiciaires à l’interdiction d’exercer, en passant par les pressions sur les médias et les entraves à l’accès aux sources d’information — l’emprisonnement de journalistes demeure l’un des indicateurs les plus révélateurs de l’état des libertés publiques et de la nature des limites imposées à la liberté d’expression et à la critique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Durant les années du régime de Ben Ali, la presse tunisienne a subi le poids de la censure ainsi que des pressions politiques et sécuritaires ; des journalistes ont fait l’objet de poursuites et de procès, et se sont vu interdire d’écrire ou de voyager. Malgré le caractère global de ce climat répressif, il était rare que plus de deux journalistes soient emprisonnés simultanément. Cette période a notamment été marquée par l’incarcération de Taoufik Ben Brik, Slim Boukhdir et Zouhair Makhlouf, outre d’autres formes de poursuites et de restrictions ; cela ne signifiait pas pour autant que les autres journalistes jouissaient d’une liberté réelle ou que le paysage médiatique était épargné par la répression.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La capacité du pouvoir à imposer l’autocensure et la peur</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le nombre limité de journalistes emprisonnés à l’époque ne témoignait pas d’une tolérance du pouvoir envers la liberté de la presse ; il s’inscrivait plutôt dans les méthodes de gestion et de contrôle de l’espace médiatique, permettant de maintenir une pression constante sans que chaque mesure restrictive ne débouche nécessairement sur une peine de prison.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En effet, la répression ne se mesure pas uniquement au nombre de personnes jetées derrière les barreaux, mais aussi à la capacité du pouvoir à imposer l’autocensure et la peur, ainsi qu’à dicter ce qui peut être publié et ce qui doit être passé sous silence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La détention simultanée de quatre journalistes soulève aujourd’hui des questions qui ne sauraient être réduites aux seuls dossiers judiciaires individuels, ni dont on peut ignorer la portée politique et professionnelle. Au-delà des spécificités juridiques propres à chaque affaire, la concomitance de ces cas — qui coïncide avec la tenue du congrès du Syndicat des journalistes — fait de la question de la liberté de la presse un test majeur pour le climat général du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La particularité de l’emprisonnement d’un journaliste réside dans le fait que ses conséquences ne se limitent pas à la privation de sa liberté individuelle, mais affectent également le droit de la société à l’information. En effet, le journaliste n’exerce pas seulement un droit individuel à l’expression ; il remplit une mission d’intérêt public consistant à recueillir, vérifier et diffuser des informations, à demander des comptes aux décideurs et à mettre les faits et les opinions à la disposition des citoyens. Ainsi, lorsqu’un journaliste est emprisonné pour ses écrits ou ses propos, ou qu’il se retrouve sous la menace de poursuites dans l’exercice de ses fonctions, l’impact dépasse sa personne pour affaiblir la capacité de la société à s’informer, à débattre et à exercer un contrôle démocratique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sous cet angle, la défense des journalistes emprisonnés ne consiste ni à défendre des individus en particulier, ni à épouser l’ensemble de leurs positions ou opinions ; il s’agit plutôt de défendre un principe fondamental : la liberté d’expression n’est garantie que lorsqu’elle englobe également les opinions critiques et dérangeantes, et le traitement des dérives présumées ne doit pas se transformer en un moyen de réduire au silence certaines voix ou d’intimider les autres professionnels des médias.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La tenue du congrès du syndicat revêt, dans ce contexte, une importance accrue. Ce congrès ne constitue pas seulement une étape organisationnelle destinée à évaluer le bilan du bureau exécutif, à élire une nouvelle direction et à définir les priorités de l’action syndicale ; c’est aussi l’occasion de faire le point sur la réalité de la profession, sur la place des journalistes dans le paysage général et sur leur capacité à exercer leur rôle en toute indépendance, alors que s’intensifient les craintes de poursuites judiciaires et que s&rsquo;amenuisent les garanties protégeant la liberté d’exercice du journalisme.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Permettre à la presse d’exercer son rôle de contrôle</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, l’emprisonnement de quatre journalistes place le congrès face à une responsabilité qui dépasse les revendications professionnelles et sociales — aussi importantes soient-elles — pour englober la défense du droit à la liberté et des conditions permettant à la presse d’exercer son rôle de contrôle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En effet, la défense des salaires, des conditions de travail et de la stabilité professionnelle est indissociable de la défense de la liberté du journaliste d’écrire, de critiquer et d’enquêter ; car une profession dont les membres sont en proie à la peur et aux poursuites ne saurait remplir sa fonction sociale comme il se doit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte, l’appel à la libération de Mourad Zeghidi, Borhen Bsaies, Zied El Hani et Mohamed Yousfi va bien au-delà d’une simple revendication syndicale ou d’un geste de solidarité. Il s’agit d’un appel à apaiser les tensions et à ouvrir de plus larges perspectives pour les libertés ; c’est aussi le signe que la résolution de la tension actuelle ne saurait passer par un durcissement des restrictions, mais plutôt par le respect des droits et libertés, la garantie de l’indépendance de la justice et l’instauration d’un environnement propice à la critique et à la diversité des opinions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’expérience tunisienne a démontré qu’en période de tension politique, la libération de journalistes peut être perçue comme un indicateur positif d’une possible détente. Tout comme l’arrestation de journalistes a, par le passé, témoigné de l’intransigeance du pouvoir et du rétrécissement de l’espace public, leur libération aujourd’hui pourrait constituer un message d’apaisement s’adressant non seulement au milieu médiatique, mais aussi à l’ensemble des acteurs politiques, civils et sociaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, il ne faut pas confondre la libération de journalistes avec une véritable amélioration de la situation des libertés. Cette libération, bien qu’importante, ne constitue qu’une première étape ; elle doit s’accompagner de garanties empêchant de nouvelles poursuites liées à l’expression d’opinions, d’une révision des textes juridiques criminalisant le travail journalistique, et de la fin du climat d’intimidation poussant les journalistes à l’autocensure, sans oublier la mise en place de conditions assurant l’indépendance économique et professionnelle des médias.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="HjpGkU5cAA"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/30/classement-de-la-liberte-de-la-presse-la-tunisie-recule-de-8-place/">Classement de la liberté de la presse | La Tunisie recule de 8 places  </a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Classement de la liberté de la presse | La Tunisie recule de 8 places   » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/30/classement-de-la-liberte-de-la-presse-la-tunisie-recule-de-8-place/embed/#?secret=shznbajHmb#?secret=HjpGkU5cAA" data-secret="HjpGkU5cAA" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Le véritable test ne réside pas uniquement dans le nombre de journalistes en liberté, mais dans leur capacité à travailler sans crainte, dans la disposition du pouvoir à accepter la critique et dans la capacité de la société à défendre son droit à une information indépendante et pluraliste. La liberté de la presse n&rsquo;est pas un privilège que le pouvoir octroie ou retire à sa guise, mais un droit fondamental indispensable au bon fonctionnement de la vie publique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est dans ce contexte que se tient le congrès du Syndicat des journalistes, avec une question qui préoccupe vivement la profession : quel avenir pour la presse tunisienne alors que quatre de ses membres sont derrière les barreaux ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">La libération de ces quatre journalistes ne suffirait peut-être pas, à elle seule, à transformer la situation ; elle constituerait toutefois un geste d’une portée politique et symbolique majeure, susceptible d&rsquo;amorcer une détente et de rétablir la confiance. À l’inverse, leur maintien en détention — alors même que se tient un congrès censé réaffirmer l’engagement envers la liberté et l’indépendance de la presse — laisserait planer le doute sur la trajectoire du pays en matière de libertés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les journalistes d’abord : non pas qu’ils soient au-dessus des lois, mais parce que la liberté de la presse est une condition du droit de la société à l’information, et parce que leur libération pourrait ouvrir la voie à une détente plus large, touchant non seulement les médias, mais l&rsquo;ensemble de la vie publique.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><em>Traduit de l’arabe.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">* Journaliste.</p>
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		<item>
		<title>Décès de Me Lassaad Mechri, un grand défenseur des droits humains</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/27/deces-de-me-lassaad-mechri-un-grand-defenseur-des-droits-humains/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 27 Sep 2026 09:44:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Fahem Boukaddous]]></category>
		<category><![CDATA[Lassaad Mechri]]></category>
		<category><![CDATA[Ordre des avocats]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Me Lassaad Mechri, avocat et fervent défenseur des droits humains, est décédé hier soir à la force de l'âge, laissant une épouse et deux enfants.   </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/27/deces-de-me-lassaad-mechri-un-grand-defenseur-des-droits-humains/">Décès de Me Lassaad Mechri, un grand défenseur des droits humains</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Me Lassaad Mechri, avocat et fervent défenseur des droits humains, toujours présent dans les prétoires et les parloirs pour défendre les victimes de la répression politique, est décédé hier soir, samedi 26 septembre 2026, chez lui, à la cité El Ghazela, à l’Ariana, des suites d’une crise cardiaque foudroyante.</em></strong> <strong><em>Il laisse une épouse et deux enfants éplorés. </em></strong></p>



<span id="more-19710504"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Ses collègues du Conseil de l’ordre des avocats de Tunisie pleurent aujourd’hui un être cher, attentionné et affectueux, toujours disponible pour les autres et à l’écoute de leurs souffrances. Plus qu’un avocat à la force de l’âge et au faîte de sa carrière professionnelle que la Tunisie perd, c’est un homme au grand cœur qui disparaît en un clin d’œil, comme une lumière étouffée par la noirceur d’une interminable nuit. Celle que traverse aujourd’hui la Tunisie, le pays qu’il aimait tant et qui n’a cessé de le décevoir et d’éteindre ses espoirs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Son ami, le journaliste Fahem Boukaddous lui a rendu un hommage poignant dans un post facebook où il a notamment écrit&nbsp;: <em>«Il avait en lui quelque chose de ces enfants que la vie n’a pas corrompus. Spontané, enjoué, d’une bonté presque insoutenable, il possédait un rire malicieux, un sourire qui devançait ses paroles et un cœur ouvert aux autres comme à leurs souffrances. Pour lui, la loyauté était une seconde nature, l’amitié une responsabilité, et la mémoire un engagement qui ne s’éteignait pas, même après la disparition de ceux qu’il chérissait.»</em> Et de conclure&nbsp;: <em>«Comment croire que tu ne seras plus là, désormais ? Qui nous adressera ces mots spontanés ? Qui prendra l&rsquo;initiative de demander des nouvelles ? Qui portera les nouvelles des vivants aux vivants, et celles des disparus jusqu&rsquo;à notre mémoire ? Qui laissera derrière lui cet espace chaleureux que tu comblais si naturellement ? Tu es parti, mais les traces de ta présence demeurent en nous. Il reste ta voix, ton rire, ta bonté, ton courage, ta loyauté, ainsi que tous ceux que tu aimais et que tu défendais.»</em></p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie l La montée des protestations face au déni des autorités</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/25/tunisie-l-la-montee-des-protestations-face-au-deni-des-autorites/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 25 Dec 2025 13:11:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Multiplication des protestations dans une Tunisie où le coût de la gestion des crises augmente et les possibilités de l'endiguement des colères diminuent.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/25/tunisie-l-la-montee-des-protestations-face-au-deni-des-autorites/">Tunisie l La montée des protestations face au déni des autorités</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em style="font-weight: bold;">Dans cet article traduit de l’arabe, l’auteur tire la sonnette d’alarme : la politique consistant à fuir les problèmes, par la procrastination ou la rhétorique publique non suivie d’actions concrètes, risque d’aggraver le mécontentement dans une Tunisie où le coût de la gestion des crises augmente et les possibilités de l</em><em>&lsquo;<strong>e</strong></em><strong><em>ndiguement des colères diminuent.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Fahem Boukaddous *</strong></p>



<span id="more-18135835"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/12/Fahem-Boukaddous.jpg" alt="" class="wp-image-18135858" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/12/Fahem-Boukaddous.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/12/Fahem-Boukaddous-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/12/Fahem-Boukaddous-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Le pays est le théâtre, ce matin, jeudi 25 décembre 2025, de mouvements de protestation simultanés à Tunis, Gabès (photo) et Redeyef, témoignant de la montée des tensions sociales et environnementales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la capitale, des personnels du secteur de l’éducation organisent un sit-in devant le ministère de l’Éducation, une action sans précédent qui rassemble neuf secteurs différents.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parallèlement, à Gabès, un mouvement écologiste se mobilise pour exiger le démantèlement des usines polluantes, alors que se tenait, en même temps, l’audience du tribunal devant se prononcer sur cette revendication, fondée sur un large mandat populaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la capitale, des personnels de l’éducation ont manifesté devant le ministère de l’Éducation, un mouvement exceptionnel qui a rassemblé neuf &nbsp;&nbsp;corps enseignants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parallèlement, à Redeyef, une marche de protestation a été organisée contre la négligence, suite à l’accident d’une infirmière brûlée dans l’exercice de ses fonctions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’action syndicale exceptionnelle du secteur de l’éducation, qui a réuni pour la première fois neuf secteurs différents au sein d’un même mouvement, n’aurait pas été possible sans un large mandat sectoriel exprimant une volonté collective au sein du système éducatif.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce mandat témoigne de l’ampleur de l’érosion de la confiance dans les réformes annoncées et dans les promesses répétées restées lettre morte. Il révèle également que la crise n’est plus seulement technique ou limitée aux revendications, mais bien structurelle, touchant au cœur même des choix de politiques publiques dans la gestion d’un secteur stratégique comme l’éducation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À Gabès, le mouvement écologiste dépasse la logique de la protestation traditionnelle pour acquérir une dimension souveraine, puisqu’il repose sur un large mandat populaire de plus de cent mille citoyens, qui exigent explicitement le démantèlement des unités polluantes et la protection du droit à la vie et à un environnement sain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce mandat populaire non seulement légitime le mouvement, mais met également le pouvoir exécutif à l’épreuve en ce qui concerne le respect de la volonté des citoyens et l’engagement envers les exigences de la justice environnementale, au lieu de simplement gérer la crise ou de la repousser.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui se passe à Redeyef nous rappelle que la négligence accumulée, notamment dans les secteurs de la santé et de l’environnement, n’est plus seulement une défaillance administrative, mais constitue une menace directe pour la sécurité des travailleurs et des citoyens. Cela révèle le lien intrinsèque entre les politiques environnementales, sanitaires et sociales, et dissipe l’illusion que chaque problème peut être traité isolément.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le danger de la situation actuelle réside non seulement dans l’ampleur des manifestations, mais aussi dans leur caractère nécessaire. Lorsqu’un secteur entier se mobilise et que les citoyens agissent en vertu d’un large mandat populaire, ignorer ou minimiser ce phénomène revient à se déconnecter dangereusement de la réalité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En persistant dans sa politique consistant à fuir les problèmes, par la procrastination ou une rhétorique publique non suivie d’actions concrètes, le pouvoir exécutif ne fait qu’exacerber le ressentiment et élargir le cercle du rejet.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le mandat, qu’il soit sectoriel ou populaire, n’est pas simplement un mécanisme organisationnel, mais un message politique clair&nbsp;: la société n’accepte plus la gestion de crise, mais exige des solutions radicales, participatives et responsables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toute obstination à ignorer ce message pourrait entraîner le pays sur une voie d’escalade, où le coût de la gestion de la situation augmente et les possibilités d’endiguement diminuent, à un moment où la situation nationale ne peut supporter davantage de déni ou de report.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Journaliste. </em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://www.facebook.com/100002491186631/posts/25479171355082554/?rdid=CJsH6RW8RZPrSoMF#" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Page Facebook de l’auteur.</a></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/25/tunisie-l-la-montee-des-protestations-face-au-deni-des-autorites/">Tunisie l La montée des protestations face au déni des autorités</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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