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	<title>Archives des fatigue démocratique - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
	<lastBuildDate>Sun, 15 Sep 2024 07:37:39 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Archives des fatigue démocratique - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Tunisie : le double échec, du pouvoir et de l’opposition</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 15 Sep 2024 07:37:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[autoritarisme]]></category>
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		<category><![CDATA[Moktar Lamari]]></category>
		<category><![CDATA[opposition tunisienne]]></category>
		<category><![CDATA[Rached Ghannouchi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un millier de manifestants est descendu dans la rue à Tunis pour décrier l’«autoritarisme». Une goutte dans l’océan, un coup de pied dans l’eau…</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/15/tunisie-le-double-echec-du-pouvoir-et-de-lopposition/">Tunisie : le double échec, du pouvoir et de l’opposition</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’opposition tunisienne, qui a toutes les conditions objectives de son côté pour mobiliser la rue contre le pouvoir en place, ne parvient pas à regagner la confiance des masses populaires. La fatigue démocratique et la crise économique n’expliquent pas tout. Une autocritique et des remises en question s’imposent.</em></strong></p>



<p><strong>Moktar Lamari </strong>*  </p>



<span id="more-13986005"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" style="width:200px"/></figure></div>


<p>Alors que les instantes en charge des élections présidentielles limitent indûment la pluralité des candidats, et alors que les arrestations des dits opposants se comptent par dizaine, un regroupement d’associations a appelé depuis semaines à une <em>«grande manifestation»</em> pour dénoncer le <em>«retour de l’autoritarisme»</em> et mobiliser contre les élections présidentielles qui se tiendront dans moins de 4 semaines.**</p>



<p>Sur un pays qui compte presque 9 millions d’électeurs, et dans une agglomération qui compte plus de 2 millions d’habitants, seulement un <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/14/marche-a-tunis-pour-protester-contre-les-atteintes-aux-droits-et-libertes/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">millier de manifestants</a> est descendu dans la rue pour décrier l’<em>«autoritarisme»</em>. Une goutte dans l’océan, un coup de pied dans l’eau…</p>



<p>C’est sans aucun doute un gros camouflet pour les opposants, une preuve additionnelle que l’opposition tunisienne dans ses formations actuelles n’est plus crédible. Elle est tellement désorganisée, déchirée par ses divisions qu’elle ne peut plus mobiliser ses<em> «membres»</em>.</p>



<p>Pis, c’est un constat échec, un désaveu cinglant, perçu comme un sauf-conduit, voire un quitus pour le président sortant Kaïs Saïed.</p>



<p>Comment expliquer ce camouflet ? Quelles leçons en tirer ? Et surtout comment redonner confiance aux Tunisiennes et Tunisiennes déçus par tous ces élites et toutes ces guerres de factions qui divisent l’opposition?</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Hdi2lInKfS"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/14/marche-a-tunis-pour-protester-contre-les-atteintes-aux-droits-et-libertes/">Marche à Tunis pour protester contre les atteintes aux droits et libertés</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Marche à Tunis pour protester contre les atteintes aux droits et libertés » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/14/marche-a-tunis-pour-protester-contre-les-atteintes-aux-droits-et-libertes/embed/#?secret=BH6lPc6u60#?secret=Hdi2lInKfS" data-secret="Hdi2lInKfS" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Fatigue démocratique</h2>



<p>Trois raisons essentielles expliqueraient ce camouflet et ce désaveu pour l’opposition?</p>



<p>1- une certaine <em>«fatigue démocratique»</em> s’abat sur ces millions de Tunisiens qui ont manifesté en masse, qui ont subit les balles des snipers (jamais retrouvés) et qui ont permis de <em>«dégager» </em>et faire fuir, comme un voleur, le dictateur Ben Ali, en janvier 2011.</p>



<p>Tout ce beau monde qui a allumé la flamme du Printemps arabe, dans une dizaine de pays de la région , est aujourd’hui déçu, épuisé et déprimé par tout ce qu’il a vu venir comme élites politiques choisis par les islamistes venus d’ailleurs et des lobbyistes qui ont nommé les pires des pires au sein de l’appareil de l’Etat, plus de 900 ministres depuis 2011, une douzaine de gouvernements, pour mener le pays à sa faillite : surendettement, stagflation, chômage massif des jeunes et paupérisation d’une ampleur jamais vue auparavant en Tunisie.</p>



<p>La très faible participation à la manifestation d’avant-hier n’est qu’un résultat objectif, attendu et prévisible, pas seulement par la police.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Manque de crédibilité</h2>



<p>2- Malgré les arrestations, malgré le conflit institutionnel entre l’Isie (autorité électorale) et le Tribunal administratif et malgré le bilan économique catastrophique des gouvernements de la mandature Kaïs Saïed, l’opinion publique préfère encore le régime de Kaïs Saïed à celui de Rached Ghannouchi, et de ceux qui ont navigué dans son sillage, tous ces ministres corrompus, larbins ou simplement girouettes.</p>



<p>Ceux qui se considèrent aujourd’hui dans l’opposition et ceux qui ont particulièrement appelé à la manifestation d’avant-hier, un vendredi 13 (sans superstition), doivent s’interroger sur leur capacité à mobiliser, sur leur crédibilité et sur leurs allégeances.</p>



<p>Ils doivent probablement tirer leur révérence et passer le flambeau à plus crédibles, à des moins magouilleurs. Un bilan doit être fait et des changements à la tête de ces opposants caviar, souvent corrompus ou salis par leur participation aux gouvernements et partis ayant gouverné sous la houlette des islamistes radicaux de Ghannouchi. La démocratie doit se faire constater, se pratiquer au jour le jour dans les rangs de l’opposition aussi. Il faut purger et vidanger dans leurs rangs pour donner l’exemple.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Déficit de confiance</h2>



<p>3- Le problème le plus grave et le plus commun est celui de la perte de confiance. Les Tunisiens et les Tunisiennes ont perdu confiance dans leurs élites politiques, dans leurs médias et partis politiques. Une défiance totale, un discrédit d’une ampleur jamais atteinte colle désormais à la peau des dirigeants, au pouvoir comme en opposition. Ce déficit de confiance est ravageur pour la cohérence des politiques publiques. Il est néfaste pour les activités économiques qui requièrent de l’investissement et de la productivité du travail. Même la centrale syndicale n’a pas échappé à cette vague de défiance et de rejet par l’opinion publique, les forces vives et les honnêtes gens qui veulent travailler et améliorer leur niveau de vie par le travail et pas par la magouille.</p>



<p>Les intellectuels et les universitaires doivent aider l’opinion publique à comprendre ce déficit de confiance généralisé et qui couvre quasiment toutes les élites de l’opposition, y compris l’UGTT, le principal syndicat. Des conclusions doivent être tirées de ce camouflet essuyé par l’opposition, qui avait pourtant toutes les conditions objectives de son côté pour mobiliser la rue et mériter sa confiance. </p>



<p><em>* Universitaire, économiste.</em> </p>



<p><em>* Le titre et les intertitres sont de la rédaction. </em></p>



<p><strong><em>Blog de l’auteur</em></strong> : <a href="https://www.facebook.com/groups/375846620757494/?__cft__%5b0%5d=AZViCbCfBSGjzsvIO2pkzY69Fmk5v6cmHlAJ1O8elohb9xuqnfNZDRfJPjAY-YPjcmU1uZaZpMHdDV7oret1MnqASuFQ53yANA3FPVg-Ad8Ek__bivDkH4M6k7QhDV9-pTutW_njvqv7VbKx0VvQjXaNoRTpt2EHUsgFBk5DzRJAfg&amp;__tn__=-UK-R">Economics for Tunisia, E4T</a>.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/15/tunisie-le-double-echec-du-pouvoir-et-de-lopposition/">Tunisie : le double échec, du pouvoir et de l’opposition</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie : des «électeurs fatigués» bientôt appelés aux urnes  </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/08/30/tunisie-des-electeurs-fatigues-bientot-appeles-aux-urnes/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2023/08/30/tunisie-des-electeurs-fatigues-bientot-appeles-aux-urnes/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 30 Aug 2023 10:07:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[abstentionnisme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les Tunisiens seront bientôt appelés aux urnes à trois reprises. Combien d'entre eux iront voter ? </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/08/30/tunisie-des-electeurs-fatigues-bientot-appeles-aux-urnes/">Tunisie : des «électeurs fatigués» bientôt appelés aux urnes  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Les Tunisiens, qui considèrent désormais les élections comme une corvée, seront bientôt appelés aux urnes pour élire le Conseil des régions et des districts, les conseils municipaux et le président de la république : trois rendez-vous électoraux en moins d’un an. Si on voulait tuer tout élan démocratique chez une nation, on ne se serait pas comporté autrement.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-9575581"></span>



<p>Interrogé sur l’ampleur du taux d’abstention aux dernières législatives tunisiennes, en 2022, qui a atteint presque 90%, Ahmed Tlili Mansri a affirmé que la commission électorale n’en assume pas la responsabilité.</p>



<p>Le porte-parole de l’Instance supérieure indépendante pour les élections (Isie), qui intervenait au cours d’une conférence de presse, mardi 29 août 2023, au siège de l’Instance régionale pour les élections de Nabeul, a déclaré : <em>«La commission électorale n’assume pas la responsabilité de la faible participation au vote, puisqu’elle a accompli toutes les tâches qui sont les siennes à chaque rendez-vous électoral, de l’actualisation du registre des électeurs à la diffusion des spots de sensibilisation, tout en diffusant les informations nécessaires avec la collaboration des médias»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><em>«On a fatigué les électeurs»</em></h2>



<p>Pour expliquer la faible participation des électeurs, Mansri a affirmé qu’<em>«il y a plusieurs raisons à l’abstentionnisme des électeurs</em><strong><em> </em></strong><em>que les sociologues et les psychologues seraient plus à même d’expliquer car elles sont liées à la situation économique et sociale dans le pays»</em><strong>.</strong></p>



<p><em>«L’instabilité politique et la multiplication des rendez-vous électoraux ont fatigué l’électeur qui a été appelé à voter à treize reprises depuis 2011, alors que la loi stipule la convocation des électeurs tous les cinq ans. Il nous est arrivé de convoquer les électeurs deux fois par an. A mon avis, on a fatigué les électeurs»,</em> a souligné Mansri.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="yb077tZjEn"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/25/tunisie-bilan-de-deux-ans-de-pouvoir-personnel-de-kais-saied/">Tunisie : bilan de deux ans de pouvoir personnel de Kaïs Saïed  </a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : bilan de deux ans de pouvoir personnel de Kaïs Saïed   » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/25/tunisie-bilan-de-deux-ans-de-pouvoir-personnel-de-kais-saied/embed/#?secret=tHAqSJbA1o#?secret=yb077tZjEn" data-secret="yb077tZjEn" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Cette <em>«fatigue démocratique»</em>, notre collègue Zied Krichen en parle dans l’ouvrage collectif <em><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/20/vient-de-paraitre-kais-saied-ou-le-pouvoir-dun-seul/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Le pouvoir d’un seul</a></em> paru récemment et l’explique en ces termes : <em>«La transition politique a été concomitante à une détérioration de conditions de vie de la plupart des citoyens et à un rejet viscéral de l’essentiel de la classe politique de cette première décennie postrévolutionnaire»</em>.</p>



<p>En reprenant ce concept pour expliquer l’ampleur du taux d’abstention aux dernières législatives, Mansri cherche-t-il à justifier à l’avance les nouveaux records d’abstention qui ne manqueront pas d’être enregistrés lors des prochains rendez-vous électoraux: les élections du Conseil des régions et des districts (seconde chambre parlementaire voulue et imposée par le président Kaïs Saïed), les élections municipales et les élections présidentielles qui devraient se tenir en l’espace d’un an ?</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des électeurs non concernés </h2>



<p>On pourrait le penser d’autant que les espoirs suscités par la proclamation de l’état d’exception, le 25 juillet 2021, ont été largement déçus et que l’Etat juste et égalitaire promis par Saïed a dégénéré en une autocratie plus soucieuse de consolider son pouvoir que d’améliorer les conditions de vie des gens. Conditions de vie qui, soit dit en passant, ont continué à se dégrader, se traduisant par une inflation galopante, une escalade des prix, de fréquentes pénuries de produits de première nécessité et un ras-le-bol général, touchant toutes les catégories de la population.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="vbDpMdKHOF"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/21/democratie-a-la-tunisienne-un-voile-dopacite-sur-les-decisions-cruciales/">Démocratie à la tunisienne : Un voile d&rsquo;opacité sur les décisions cruciales </a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Démocratie à la tunisienne : Un voile d&rsquo;opacité sur les décisions cruciales  » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/21/democratie-a-la-tunisienne-un-voile-dopacite-sur-les-decisions-cruciales/embed/#?secret=PaR0Io9dZa#?secret=vbDpMdKHOF" data-secret="vbDpMdKHOF" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Pour ne rien arranger, l’écrasante majorité des Tunisiens ne se sent nullement concernée par le processus politique initié (unilatéralement et en dehors de tout dialogue politique) par le locataire du Palais de Carthage. Leur demander d’aller de nouveau aux urnes qu’ils avaient massivement boycottées il y a quelques mois n’est pas seulement un pari risqué, c’est un saut dans l’inconnu que Saïed serait bien inspiré d’éviter pour ne pas essuyer un nouveau camouflet politique. Le fait qu’il n’ait pas encore fixé des dates pour les trois rendez-vous électoraux censés se tenir en 2023 et 2024, et que l’Isie fait semblant de préparer, sans s’y engager clairement et avec un calendrier précis, traduit la perplexité et l’hésitation du pouvoir en place.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/08/30/tunisie-des-electeurs-fatigues-bientot-appeles-aux-urnes/">Tunisie : des «électeurs fatigués» bientôt appelés aux urnes  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie : La Révolte du Jasmin gagnée par fatigue démocratique ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/01/07/tunisie-la-revolte-du-jasmin-gagnee-par-fatigue-democratique/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 07 Jan 2022 06:30:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Rached Ghannouchi]]></category>
		<category><![CDATA[révolte du Jasmin]]></category>
		<category><![CDATA[Zine El Abidine Ben Ali]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La jeune «démocratie» tunisienne est au bout du rouleau et les Tunisiens lambda ne veulent plus supporter leurs «élites» dysfonctionnelles qui envahissent l’espace public avec un discours creux, dépourvu d’un minimum de jugeote économique, sans vision stratégique et sans un minimum de bon sens éthique. Les citoyens revendiquent plus d’efficacité, plus de pragmatisme dans la...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/01/07/tunisie-la-revolte-du-jasmin-gagnee-par-fatigue-democratique/">Tunisie : La Révolte du Jasmin gagnée par fatigue démocratique ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/01/Rached-Ghannouchi-Zine-Ben-Ali.jpg" alt="" class="wp-image-376122"/><figcaption> <em>Qui eût cru que la gouvernance du clan de Rached Ghannouchi sera pire que celle du clan de Zine El Abidine Ben Ali? </em></figcaption></figure></div>



<p><strong><em>La jeune «démocratie» tunisienne est au bout du rouleau et les Tunisiens lambda ne veulent plus supporter leurs «élites» dysfonctionnelles qui envahissent l’espace public avec un discours creux, dépourvu d’un minimum de jugeote économique, sans vision stratégique et sans un minimum de bon sens éthique.</em></strong> <strong><em>Les citoyens revendiquent plus d’efficacité, plus de pragmatisme dans la gestion de l’État et des services publics. Ils appellent de leurs vœux des changements, des réformes et des politiques innovantes. Qui tardent à venir&#8230; </em></strong></p>



<p>Par<strong> Moktar Lamari</strong>, Ph. D. *</p>



<span id="more-376121"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-full is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" width="200"/></figure></div>



<p>Alors qu’elle n’a pas bouclé son 11e printemps, la Révolte du Jasmin affiche de sérieux symptômes d’essoufflement précoce. Les citoyens perdent patience, alternant lassitudes, agacements et <em>«ras-le-bol»</em> face à l’irresponsabilité des partis politiques, à l’inefficacité des élites au pouvoir et à l’immaturité de tous ces <em>free riders</em>, et irresponsables pour qui la démocratie permet tous les droits et exonère les gens de leurs devoirs. Comment expliquer cette fatigue démocratique en Tunisie, berceau du Printemps arabe et première <em>«démocratie»</em> en terre d’islam?</p>



<h2 class="wp-block-heading">Plus ça change, plus c’est pareil !</h2>



<p>Qui eût cru que la gouvernance du clan de Rached Ghannouchi sera pire que celle du clan de Zine El Abidine Ben Ali?</p>



<p>Le citoyen lambda n’en peut plus! Et il y a de quoi! Il est lassé par ces querelles incessantes qui opposent les élites au sommet de l’Etat, l&rsquo;Assemblée devenue un refuge pour les bandits et les fanatiques de tout acabit.</p>



<p>Le citoyen lambda est écœuré de ces partis politiques créés ex-nihilo et hors sol… Ils ne veut plus supoorter ces <em>«élites»</em> dysfonctionnelles qui envahissent l’espace public avec un discours creux, dépourvu d’un minimum de jugeote économique, sans vision stratégique et sans un minimum de bon sens éthique.</p>



<p>Le même citoyen ne comprend pas pourquoi plus ça change, plus c’est pareil!</p>



<p>Depuis 2011, on en a vu défiler du beau-monde au pouvoir. Dix gouvernements, presque 480 ministres et des centaines d’élus (parlement et municipalités). Quatre gouverneurs de la Banque centrale…</p>



<p>Si les noms et les étiquettes changent, tous ceux qui ont gouverné (avec rares exception), ils appliquent tous les mêmes politiques economiques avec autant d’inefficacité, autant d’incompétence et autant d’appauvrissement collectif.</p>



<p>Aucun de ces gouvernements et de ces ministres n’a eu le courage suffisant pour laisser des empreintes propres, mesurables en termes de réformes, de changements viables et de dinars dans le panier du ménage.</p>



<p>Quand on leur montre les indicateurs économiques et on leur demande des comptes, ils répliquent en meutes que ce n’est pas de leur faute, évoquant parfois l’intransigeance des syndicats, d’autres fois les pressions des partis d’opposition, l’inélasticité de leur propre <em>«ceinture politique»</em> ou la rigidité de leur couchage et <em>«coussin politique»</em>.</p>



<p>La fatigue démocratique est aussi associée à cette ambiance exécrable au somment de l’État (parlement et exécutif). On s’insulte au grand jour, avec de gros mots, on règle des comptes, tous les moyens sont bons!</p>



<p>On triche, on viole les us et coutumes, on vole le bien public et on s’offre aux plus offrants des lobbies et groupes d’intérêt prêts à payer pour maintenir le statu quo ou pour mousser des privilèges.</p>



<p>Des élus en fuite, d’autres sont emprisonnés, d’autres sont poursuivis par la Justice et d’autres attendent leur tour pour répondre à toutes sortes de malversations, crimes terroristes, financment illicite ou encore falsification des résultats d’élection.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Désenchantement général</h2>



<p>Considérant la forte dominante des empreintes religieuses dans le pays, la fatigue démocratique observée en Tunisie post-2011 ne ressemble pas à la fatigue démocratique observée dans les pays occidentaux et décrite par le philosophe Alexis de Tocqueville, il y a plus d’un siècle (1805-1859).</p>



<p>Et pour cause, la fatigue démocratique de la Révolte du Jasmin a trait à une faiblesse <em>«génétique»</em>, aux carences des anticorps immunitaires qui devraient se trouver dans les institutions, dans les valeurs éthiques et normes codifiant les comportements politiques et le sens de l’État.</p>



<p>Le désenchantement fait boule de neige ! Les analystes et citoyens s’accordent à dire que la Révolte du Jasmin en Tunisie a généré une démocratie atypique et appauvrissante plutôt que créatrice de richesse et d’amélioration de la prospérité collective.</p>



<p>Alors que la croissance économique est à négative (pour la decennie post-2011), traînant à la baisse le pouvoir d’achat (perte de 60% depuis 2011), accélérant la dévaluation du dinar (moins de 50% face à l’euro depuis 2010) et poussant des milliers de jeunes à se jeter dans la mer pour rejoindre l’Europe, les partis politiques tiennent le pays en haleine, en multipliant les tergiversations, les palabres, les causettes avec toujours plus d’arrogance déplaisante, et de résultats économiques dévastateurs pour l’économie du bien-être.</p>



<p>Plus de 200 partis et formations politiques (sans compter les 1 300 listes soi-disant listes indépendantes), se sont présentés aux trois principales élections législatives (2011, 2014 et 2019). Beaucoup d’entre eux ont été créés dans la précipitation et ceux qui ont un véritable programme économique se comptent sur les doigts d’une main. Des partis devenus avec le temps, des comptes bancaires pour siphonner l’aide internationale et détourner l’argent public.</p>



<p>Faute de compétences en économie politique, les différents gouvernements ont géré quasiment avec les mêmes orientations, visions d’ensemble et sans souci de reddition de compte.</p>



<p>Les partis politiques enfantés depuis ne sont pas outillés pour recruter des conseillers talentueux. Ils n’ont pas intégré totalement les fondamentaux d’une gestion axée sur les résultats et nourrie par le savoir et la recherche évaluative.</p>



<p>Sont rares les partis qui organisent de journées de réflexions économiques ou universités d’été pour former leur élite et innover leurs stratégies et instruments de gouvernance.</p>



<p>Pour limiter la casse, des organisations internationales comme le FMI, la Banque mondiale ou l&rsquo;Union européenne sont obligés de conditionner leur aide à des recommandations prônant la bonne gouvernance et des réformes structurelles.</p>



<p>Les réformes promises par les gouvernements se font attendre, certains pour manque de compétences managériales et d’autres faute de volonté politique claire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le règne de la sélection adverse</h2>



<p>Que des tocards me dit mon taxidriver qui me conduit vers l’aéroport Tunis-Carthage.</p>



<p>Bien choisi, le terme est utilisé dans certains milieux médiatiques tunisiens pour désigner ces candidats lancés dans la course électorale, sachant d’avance que leur rôle consiste à encombrer la piste et empêcher les meilleurs de trouver leur lancée en politique.</p>



<p>Et ceci explique en grande partie le non-renouvellement des élites des partis, et plusieurs présidents de partis sont aux commandes depuis la création de leur parti. C’est la vieille garde qui mène les partis politiques. L’alternance à la présidence des partis est quasiment impensable.</p>



<p>Les promesses électorales des partis sont très vite oubliées, et dans le feu de l’action, les décideurs politiques qui arrivent au sommet des ministères ne sont pas ceux qui sont les mieux qualifiés et les mieux formés pour honorer les promesses et réformer avec les contingences et risques liés.</p>



<p>La mécanique électorale et le fonctionnement politique des partis font que ce sont les plus incompétents qui finissent par occuper les postes décisionnels les plus décisifs pour la gouvernance du pays.</p>



<p>Les médias assument une grande responsabilité dans cette sélection adverse et hégémonie des lobbystes sur la vie politique et culturelle.</p>



<p>Les partis sont sclérosés et dominés par leurs vieilles gardes, barrant le chemin aux plus jeunes, aux plus compétents et souvent aux plus favorables aux réformes.</p>



<p>Les jeunes et les femmes… et autres porteurs de nouvelles idées se trouvent vite bloqués par les plus anciens et finissent par claquer la porte et quitter une scène politique au départ imperméable aux idées innovantes et peu ouverte aux changements.</p>



<h2 class="wp-block-heading">«Les bottines ne suivent pas les babines»</h2>



<p>Le désenchantement des citoyens face à leurs élites politiques est aussi expliqué par un système électoral qui ne tient pas suffisamment compte des préférences exprimées par les électeurs et les scrutins démocratiques.</p>



<p>Les citoyens et les électeurs constatent à leurs dépens que ce qui est promis au début du processus électoral n’est pas ce qui est livré et mis en pratique quand vient le temps de gouverner, réformer et faire face aux contraintes et contestations de ceux qui s’opposent aux réformes.</p>



<p>Les coalitions contre–nature ont marqué les deux précédentes législatures (2011-2014 et 2015-2019), et sous prétexte de consensus les partis se dédouanent de leur responsabilité et n’assument aucune responsabilité lors des élections suivantes.</p>



<p>Le parti religieux Ennahdha a été un acteur dominant dans les différentes coalitions gouvernementales, et ses objectifs politiques restent principalement identitaires, conservateurs, n’accordant aucune place aux impératifs économiques et la création de la richesse collective.</p>



<p>La fatigue démocratique constitue désormais le principal ennemi de la Révolte du Jasmin. Et ce n’est pas pour rien qu’on voit se multiplier les mouvements de contestation, de blocage et grèves générales.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ce qui compte, c&rsquo;est ce qui marche!</h2>



<p>Cette formule inventée et dans un autre contexte, par Tony Blair <em>«what matters is what works»</em>, en 2006, reste la clef de voûte de la survie de la Révolte du Jasmin en Tunisie.</p>



<p>Les citoyens revendiquent plus d’efficacité, plus de pragmatisme dans la gestion de l’État et des services publics. Ils appellent de leurs vœux des changements, des réformes et des politiques innovantes.</p>



<p>Pour se revigorer et se dégourdir, la Révolte du Jasmin doit rompre avec le cercle vicieux qu’elle a créé et qui consiste à changer à volonté de gouvernements et de ministres, mais jamais de politiques économiques.</p>



<p> * <em>Universitaire au Canada.</em></p>



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