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	<title>Archives des filière lait et viande - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des filière lait et viande - Kapitalis</title>
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		<title>Tunisie : la révolution agricole reste à faire</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 May 2022 07:52:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À peine une décennie s'est écoulée depuis le printemps arabe, pour lequel la hausse des prix des denrées alimentaires a été l'étincelle ayant allumé la mèche des révoltes populaires. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/05/18/tunisie-la-revolution-agricole-reste-a-faire/">Tunisie : la révolution agricole reste à faire</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La crise qui secoue aujourd&rsquo;hui le monde agricole en général et la filière lait et viande en particulier, en raison de la hausse des prix des produits alimentaires sur le marché mondial, doit inciter les décideurs en Tunisie à miser sur l’agriculture, qui peut aider à créer des emplois et participer significativement à la relance économique. A cette fin, l’État doit accepter de se désengager, de réformer un système devenu inégalitaire et de céder la place aux jeunes entrepreneurs, surtout au niveau des grandes exploitations, pour encourager la production à grande échelle.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Amine Ben Gamra *</strong></p>



<span id="more-803337"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/04/Amine-Ben-Gamra-1.jpg" alt="" class="wp-image-387692"/></figure></div>



<p>L’Union tunisienne de l’agriculture et de la pêche (Utap) a publié, récemment, un communiqué dans lequel elle revendique une hausse du prix du lait d’au moins 715 millimes le litre au profit de l’éleveur.</p>



<p>Le ministre de l’Agriculture, de la Pêche et des Ressources hydrauliques a, de son côté, fait savoir que les prix de vente du lait, des œufs et des volailles sera revu à la hausse afin d’assurer une meilleure marge bénéficiaire pour les agriculteurs.</p>



<p>Mais, au moment les agriculteurs revendiquent des hausses de prix, les ménages voient leur pouvoir d&rsquo;achat plombé par les vagues sévères et intenses de hausses des prix qui ont détruit aussi bien la consommation que l’épargne et l’emploi et, par conséquent, le pouvoir d’achat creusant ainsi le fossé des inégalités sociales.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La sécurité alimentaire menacée</h2>



<p>À peine une décennie s&rsquo;est écoulée depuis le printemps arabe, pour lequel la hausse des prix des denrées alimentaires a été l&rsquo;étincelle ayant allumé la mèche des révoltes populaires. </p>



<p>Aujourd’hui, la situation a empiré et notre sécurité alimentaire devient elle-même menacée. Selon l’Organisation des Nations Unis pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), l’indice des prix des produits alimentaires a atteint 145,4 en moyenne au cours du premier trimestre 2022, soit une augmentation de plus de 15% par rapport à 2021. Cette progression des prix des produits alimentaires fait suite à celle enregistrée en 2021: + 28% par rapport à 2020. Ces hausses successives des prix ont été accentuées par le déclenchement de la guerre en Ukraine. Et elles ont des conséquences importantes sur notre pays déjà fragilisé par la crise induite par la pandémie de Covid-19.</p>



<p>Des mouvements de protestation contre la hausse des prix des produits alimentaires se sont par ailleurs déclenchés dans plusieurs régions et, toujours selon la FAO, la situation pourrait empirer dans les semaines à venir : les récoltes en Ukraine, a minima pour l’année 2022, étant largement compromises par la guerre.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Comment est-on arrivé à cette situation ?</h2>



<p>La Tunisie mène depuis l’indépendance une politique agricole qui sert certains intérêts privés mais pas ceux de la majorité de la population. Les entreprises privées de chaque secteur réglementent leurs industries, ce qui leur permet de tenir leurs concurrents à distance.</p>



<p>L’homme qui dirige la Chambre syndicale des industries laitières de Tunisie à l’Utica, la centrale patronale, siège au conseil d’administration de Givlait, qui détient 66% du marché du lait et des produits laitiers.</p>



<p>La production locale est soit découragée, soit réglementée au profit de quelques grands opérateurs. Dans le même temps, 90% des aliments pour bétail sont importés à des prix exorbitants et la plupart des meilleures terres agricoles de Tunisie sont entre les mains de coopératives, autrement dit de l’État. Et sont très mal gérées.</p>



<p>La confusion entre les régulateurs et les producteurs qui ont investi dans le système de régulation pour leur bénéfice personnel s’est accrue au cours des dernières décennies. Cette situation explique pourquoi la plupart des familles de l’arrière-pays agricole ont vu leurs revenus diminuer et pourquoi la fracture entre une côte plus riche et un ouest et un sud plus pauvres s’est accrue.</p>



<p>Le résultat est que beaucoup de petits éleveurs ont fini par vendre leurs vaches ou réduit les taux de fourrages uniquement pour sauvegarder leurs bétails. Les revenus de ces petits exploitants agricoles ont par conséquent diminué et le pays n’a pas réussi à les augmenter.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’Etat doit céder la place aux jeunes entrepreneurs</h2>



<p>L’agriculture peut contribuer à créer des emplois dans le pays et participer significativement à la relance économique mais, pour cela, l’État doit se désengager et céder la place aux jeunes entrepreneurs, surtout au niveau des grandes exploitations, pour encourager la production à grande échelle.</p>



<p>Il s’agit aussi de réformer les politiques agricole et alimentaire, de favoriser un système alimentaire local et une agriculture durable.</p>



<p>Aujourd’hui, une grande partie des terres agricoles de l&rsquo;État sont en friche, dans les régions du nord et du centre, mais la plupart de ces terres sont entre les mains de coopératives.</p>



<p>Parallèlement, l’État doit se concentrer sur les services publics essentiels et veiller à la régulation du marché.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Il est grand temps de changer notre modèle économique</h2>



<p>La crise alimentaire actuelle doit donner à réfléchir aux architectes de notre système économique, lequel gagnerait à s’orienter avantage vers le secteur agricole qui manque de financement. Et a besoin de sang neuf et de nouvelles énergies.*</p>



<p>Il faut pour cela inaugurer une nouvelle ère de prise de décision rationnelle, qui tienne plus compte de l’intérêt général du pays et une stratégie claire pour la promotion du secteur, et ce particulièrement en ce qui concerne le contrôle des circuits de production, d’importation et de distribution.</p>



<p>La stratégie à développer doit couvrir l’ensemble des maillons du secteur et adopter une approche participative de nature à mieux cibler les insuffisances relevées lors de diagnostic et à définir les priorités.</p>



<p><em>* Expert comptable, commissaire aux comptes, membre de l&rsquo;Ordre des experts comptables de Tunisie.</em></p>



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		<title>Pour une mise à niveau de la filière lait et viande en Tunisie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 23 Apr 2022 08:10:23 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Etant donné les défis qu’il va falloir relever dans l’avenir sur le court et le moyen terme du fait du phénomène de la mondialisation et de l’ouverture du marché intérieur aux produits animaux venant de l’extérieur, la problématique de la filière lait et viande telle qu’elle est posée en Tunisie exige une action rapide, mais raisonnée...</p>
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<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/07/Lait.jpg" alt="" class="wp-image-162725"/></figure></div>



<p><strong><em>Etant donné les défis qu’il va falloir relever dans l’avenir sur le court et le moyen terme du fait du phénomène de la mondialisation et de l’ouverture du marché intérieur aux produits animaux venant de l’extérieur, la problématique de la filière lait et viande telle qu’elle est posée en Tunisie exige une action rapide, mais raisonnée et planifiée, pour remédier à toutes ses les insuffisances et répondre du mieux possible aux exigences des consommateurs, dont les besoins évoluent sans cesse.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Moez Ayadi </strong>*</p>



<span id="more-388687"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/03/Moez-Ayadi.jpg" alt="" class="wp-image-385103"/></figure></div>



<p>La filière de production animale bovine (lait et viande) correspond à une chaîne complexe constituée de maillons multiples allant de la production jusqu’au marché de consommation.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un développement lent et poussif</h2>



<p>La Tunisie était au début des années soixante et pendant les trois premières décennies après l’indépendance (1960-1990) en déficit. Durant toute cette période, l’accent a été mis par les pouvoirs publics sur l’aspect quantitatif à travers l’intensification et la diversification des productions animales sans trop s’attarder sur des aspects non moins importants en l’occurrence la qualité des produits animaux, l’économie des productions (coûts et impacts) et l’organisation du marché.</p>



<p>Le secteur de l’élevage, au niveau du maillon de production, a pu ainsi se développer et surtout se diversifier particulièrement pour ce qui concerne les viandes blanches (poulet et dinde) et le lait de vache.<br>Cependant, ce développement n’a pas eu un impact sur les autres maillons de la filière qui sont restés au même niveau de qualité et d’organisation et ont été en quelque sorte un frein pour un développement plus harmonieux des productions animales.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Hiatus entre production et consommation</h2>



<p>La situation actuelle de la filière des productions animales bovines pose un véritable problème sur presque tous les plans : <strong>(i)</strong> productivité insuffisante du cheptel, <strong>(ii)</strong> qualité initiale des produits animaux tout juste moyenne, <strong>(iii)</strong> coût de production souvent élevé,<strong> (iv)</strong> circuits de transformation insuffisamment adaptés,<strong> (v)</strong> circuit de commercialisation manquant de transparence et (vi) coût des produits finis souvent élevé.</p>



<p>Le consommateur a, entre temps, évolué considérablement dans ses habitudes alimentaires (durant les vingt dernières années) en consommant de plus en plus de lait et de produits dérivés (yaourt et fromage) tout en diversifiant sa consommation de viande (de plus en plus de viandes blanches aux dépens de la viande rouge).</p>



<p>Ainsi, partant de la problématique de la filière telle qu’elle est posée et étant donné les défis qu’il va falloir relever dans l’avenir sur le court et le moyen terme du fait du phénomène de la mondialisation et de l’ouverture du marché intérieur aux produits animaux venant de l’extérieur, il devient impératif d’agir rapidement d’une manière raisonnée et planifiée en mettant en œuvre une stratégie qui prendrait en considération toutes les insuffisances de la filière.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Stratégie de mise à niveau de la filière lait et viande</h2>



<p>La stratégie à développer doit couvrir l’ensemble des maillons constituant la filière et préconiser dans la mise en œuvre de ses composantes d’adopter une approche participative de nature à mieux cibler les insuffisances relevées lors de diagnostic et à définir les priorités.</p>



<p>En effet, le diagnostic établi à partir de l’analyse de la filière des productions bovines (lait et viandes) a permis d’identifier les axes sur lesquels reposera la mise en œuvre de la stratégie de mise à niveau globale de cette filière.</p>



<p>Ces axes de développement concernent respectivement :</p>



<p>1- <strong>L’optimisation de l’appareil de production</strong> qui est constitué pour l’essentiel d’élevages de petites taille (83% des éleveurs avec moins de 5 vaches) et des éleveurs assez avancés dans l’âge (40% ont plus de 60 ans) ayant un niveau d’instruction très modeste ne dépassant pas souvent le niveau de l’enseignement primaire. </p>



<p>Ces éleveurs présentent un niveau de technicité limité et se trouvent le plus souvent en déphasage par rapport aux techniques et à la technologie de valorisation des ressources animales et alimentaires. De plus ils ne disposent pas de ressources financières suffisantes et d’un système d’information fiable pour développer leurs activités d’une façon durable. Cette situation leur rend, évidemment, l’accès au marché difficile et les expose de ce fait à la pression des intermédiaires.</p>



<p>Partant de ce constat, il devient clair que le système de production sur lequel repose toute la filière des productions bovines (lait et viande) souffre de multiples handicaps qui freinent en quelque sorte son développement et l’optimisation de son potentiel de production. La mise à niveau et l’optimisation de l’appareil de production doit se focaliser sur quatre axes qui nous semblent importants :</p>



<p><strong>(i) </strong>Incitation au remembrement des exploitations agricoles qui doit permettre de réduire l’état de leur morcellement et augmenter d’une certaine manière leur taille (surface agricole utile);</p>



<p><strong>(ii)</strong> Incitation à l’intégration de l’élevage dans les exploitations agricoles, particulièrement dans les régions à conditions climatiques favorables (étages bioclimatiques humide et subhumide) pour sécuriser le cheptel et le rendre moins dépendant du marché et ses fluctuations pour son approvisionnement en ressources alimentaires.</p>



<p><strong>(iii)</strong> Appuis à l’amélioration du niveau de technicité des éleveurs à travers la formation professionnelle et un encadrement de proximité (utiliser un mode de vulgarisation adapté aux spécificités des éleveurs ciblés).</p>



<p><strong>(iiii)</strong> Appuis à l’organisation professionnelle des producteurs autour des principales thématiques auxquelles ils sont confrontés tous les jours et qui conditionnent le développement de leurs activités, on pourrait citer l’identification du cheptel bovin (30% seulement des bovins identifiés en 2020); les programmes d’amélioration génétique; la préservation de la santé animale; la sécurité alimentaire et la traçabilité; le développement des ressources alimentaires; et la régulation du marché.</p>



<p><strong>2- La mise à niveau et l’organisation de la filière par la restructuration du système de collecte du lait</strong> en impliquant à la fois les producteurs et les industriels directement dans le système; l’instauration et le renforcement du système de paiement du lait à la qualité; la révision de la subvention de la collecte afin de la lier au système de paiement du lait à la qualité; l&rsquo;organisation de certains opérateurs du secteur de la transformation artisanale du lait; la diversification des produits laitiers et le renforcement de la traçabilité à travers la valorisation par des signes de qualité, notamment l’appellation d’origine contrôlée, l’élevage biologique et la production du lait sans allergie (Lait A2).</p>



<p><strong>3- La mise à niveau et l’organisation de la filière des viandes </strong>par la mise à niveau des abattoirs (organisation et fonctionnement, normes d’hygiène, taux d’abattage…); la mise à niveau des marchés aux bestiaux (lieu d’implantation, mode de fonctionnement, contrôle sanitaire, suivie du flux d’animaux…); la mise à niveau du commerce et du transport des viandes (circuit de distribution, réglementation du transport de viandes et produits dérivés…); la mise à niveau de la découpe et le conditionnement des viandes (cahier des charges régissant les ateliers de découpe et d’emballage…); et la mise à niveau de l’industrie de l’emballage et de la transformation des viandes (étude de marché pour l’exportation, normalisation des produits transformés…).</p>



<p><strong>4- L’optimisation de l’encadrement</strong> en repositionnant l’Office de l’élevage et des pâturages (OEP) et en renforçant l’interprofession dans la filière des productions bovines (Givlait).</p>



<p><strong>5- La formation professionnelle </strong>doit cibler les faiblesses et les insuffisances constatées au niveau de savoir-faire des éleveurs. Elle doit s’appuyer sur un diagnostic et une analyse de terrain à travers lesquels, il devient possible d’identifier le besoin réel et d’organiser, en conséquence, une formation professionnelle qualifiante en adaptant le plus possible les programmes et les cours à dispenser. Les actions à mener dans ce cadre doivent concerner les trois segments de la filière à savoir la production, la transformation et la commercialisation. Par exemple : créer un centre sectoriel de formation professionnelle dans le domaine des métiers des viandes rouges et un centre sectoriel de formation professionnelle dans le domaine de l’industrie du lait et de fromagerie.</p>



<p>L’Etat a un rôle important à jouer dans la mise à niveau de la filière lait et viandes, et ce à travers une politique d’appui volontariste qui doit mettre l’accent sur l’accompagnement en cédant d’une manière progressive le rôle d’encadreur aux organisations professionnelles. En effet, le plan d’action nécessite l’adhésion totale des professionnels et aura des impacts positifs sur la santé du consommateur, la protection de l’environnement contre la pollution par les abattoirs après sa mise en œuvre.</p>



<p>Également, ce plan d&rsquo;action aura des effets sur la qualité du produit final, la normalisation et la transparence des circuits de distribution et du commerce du détail et enfin sur le renforcement du secteur industriel lait et viandes rouges et la création de nouveaux emplois</p>



<p><em>* Docteur ingénieur agronome, maître de conférences en production animale à l&rsquo;Institut supérieur de biotechnologie de Béja, expert international (FAO).</em></p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Article du même auteur dans Kapitalis : </em></h4>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="fr8lCSdQDO"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/03/24/stress-hydrique-et-elevage-bovin-en-tunisie/">Stress hydrique et élevage bovin en Tunisie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Stress hydrique et élevage bovin en Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/03/24/stress-hydrique-et-elevage-bovin-en-tunisie/embed/#?secret=rZGo2H8akT#?secret=fr8lCSdQDO" data-secret="fr8lCSdQDO" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/04/23/pour-une-mise-a-niveau-de-la-filiere-lait-et-viande-en-tunisie/">Pour une mise à niveau de la filière lait et viande en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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