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	<title>Archives des financement - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des financement - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Le financement incertain des économies du Sud à l’heure de l’IA</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 09 Oct 2026 06:52:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
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		<category><![CDATA[Yahia Ould Amar]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Sud a de plus en plus mal à trouver des financements : l’argent du monde a déjà trouvé preneur, les géants de la tech.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/09/le-financement-incertain-des-economies-du-sud-a-lheure-de-lia/">Le financement incertain des économies du Sud à l’heure de l’IA</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Les géants de l’intelligence artificielle (IA) empruntent sans regarder le prix, le rendement de la dette du Trésor américain à cinq ans a dépassé 5 % et l’aide publique au développement recule comme jamais. Le Sud découvre que l’argent du monde a trouvé preneur mieux noté et plus attractif, que les réserves de ses banques centrales financent la course dont il est exclu, et que l’avenir de son financement ne s’écrira plus à New York. Il s’écrira chez lui, ou il ne s’écrira pas.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Yahya Ould Amar</strong> *</p>



<span id="more-19772512"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/02/Ould-Amar-Yahya.jpg" alt="" class="wp-image-335526"/></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Une règle gouverne les marchés depuis qu’ils existent, et on l’enseigne encore dans les universités. Quand le prix de l’argent monte, les emprunteurs se retirent, la demande de crédit faiblit et le prix finit par redescendre. Cette règle vient de mourir sous les coups d’un emprunteur d’un genre nouveau, dont le calcul ne porte pas sur le coût du capital mais sur la survie de son empire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les neuf premiers hyperscalers – ce noyau des géants du numérique qui possède et bâtit les centres de données de la planète – engageront près de 830 milliards de dollars d’investissements en 2026, soit une hausse d’environ 80 % en un an. Microsoft annonce 190 milliards, Google entre 180 et 190, Amazon au-delà de 230, Meta entre 125 et 145. Les agences de notation projettent déjà 1000 milliards par an à l’horizon 2027. Aucune industrie, à aucune époque de l’histoire humaine, n’a mobilisé un tel volume de capital en si peu de temps pour un chiffre d’affaires encore à venir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cet effort ne se finance plus par l’émission d’actions, car les fondateurs ne partagent pas leur pouvoir. Il se finance par la dette. En sept mois, cinq groupes ont absorbé plus de deux fois l’encours total des eurobonds souverains africains, qui s’élève à 115 milliards pour 21 pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour un emprunteur engagé dans une course où le second n’existe pas, payer l’argent 5 % ou 10 % revient au même. Cinq points de plus sur 200 milliards représentent 10 milliards par an, soit une fraction de la trésorerie trimestrielle de chacun de ces groupes. La seule perte qu’ils redoutent se mesure en rang, à la survie de leur empire, pas en points de base. Face à un acheteur insensible au prix, le mécanisme d’enchères qui répartissait l’épargne mondiale ne répartit plus rien. Il adjuge.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rendement du bon du Trésor américain à 5 ans a dépassé 5 % un niveau inconnu depuis vingt ans. On y lit une inflation qui résiste, une offre massive de titres publics, un pétrole au-delà de 100 dollars et, pour une part désormais explicite, la demande de capital née de la course à l’IA. Ce rendement sert de plancher à tous les taux de la planète, puisque nul ne prête à Nairobi ou à Bogota moins cher qu’il ne prête sans risque à Washington, et que tout emprunt en dollars s’évalue comme ce rendement augmenté d’une prime. Lorsqu’il monte d’un point, il soulève d’un point le coût de la dette de Colombo ou de Bogota, avant même que leur propre risque soit tarifé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les eurobonds émis par les pays émergents, signés entre 2017 et 2021 à 5 ou 6 % arrivent à échéance et se refinanceront à 9, 10 ou 11 %. Quatre points de plus sur un milliard refinancé, ce sont 40 millions de dollars par an prélevés sur des budgets où 40 millions construisent des écoles ou des dispensaires. L’Afrique affrontera cette année un besoin de financement non couvert de près de 100 milliards de dollars.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un pays du Sud qui doit refinancer sa dette entre 2026 et 2028 ne se présente pas devant un marché tendu, qui finit toujours par se détendre. Il se présente devant un marché occupé, qui ne libère rien tant que l’occupant n’a pas achevé la construction de ses infrastructures. La différence entre les deux fait toute la différence entre une crise et un changement d’époque.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="EdNNcgNYk1"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/17/nouvel-ordre-international-numerique-en-construction-et-pays-du-sud-global/">Nouvel ordre international numérique en construction et pays du Sud global</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Nouvel ordre international numérique en construction et pays du Sud global » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/17/nouvel-ordre-international-numerique-en-construction-et-pays-du-sud-global/embed/#?secret=GFhaXtgUp5#?secret=EdNNcgNYk1" data-secret="EdNNcgNYk1" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Le mur, la facture et le retrait de l’aide</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette occupation du marché survient au moment où les trois piliers de l’ancien financement du développement cèdent ensemble.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le premier pilier, la dette extérieure, s’est transformé en pompe aspirante. Le rapport que la Cnuced a publié le 7 octobre 2026 indique que les pays en développement ont payé 995 milliards de dollars d’intérêts nets sur leur dette publique en 2025, près du triple de 2010. L’État médian y consacre 8,1 % de ses recettes, deux fois plus qu’il y a quinze ans. Cinquante-et-un pays, où vivent 3,7 milliards d’êtres humains, dépensent davantage pour servir leurs intérêts que pour la santé ou l’éducation. S’ils empruntaient aux conditions des économies avancées, ils économiseraient 500 milliards de dollars par an, davantage que toute l’aide publique au développement jamais versée en une année.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le deuxième pilier, l’aide publique, se retire. L’aide des pays de l’OCDE a chuté de 23,3 % en termes réels en 2025, après un recul de 8,5 % en 2024, une contraction sans précédent dans l’histoire de l’aide au développement. L’OCDE projette une nouvelle baisse de 6,9 % en 2026, de 11,6 % pour l’aide bilatérale à l’Afrique subsaharienne et de 10,9 % pour celle aux pays les moins avancés. En trois ans, l’aide mondiale aura perdu plus d’un tiers de sa valeur réelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le troisième pilier, la promesse climatique, n’a jamais été construit. Le Programme des Nations unies pour l’environnement chiffre les besoins d’adaptation des pays en développement entre 310 et 365 milliards de dollars par an d’ici 2035 – une sous-estimation manifeste en comparaison avec d’autres sources scientifiques plus crédibles. Les flux publics internationaux d’adaptation, selon l’OCDE, représentent un peu moins de 35 milliards en 2024. Les pays dont la responsabilité dans le réchauffement est infime doivent construire digues, réseaux et systèmes d’irrigation avec un argent qui n’arrive pas, pour survivre à des catastrophes climatiques devenues récurrentes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Sud doit donc emprunter davantage, pour rembourser plus cher, sur un marché où le capital a déjà trouvé preneur, pendant que l’aide se retire et que le climat présente sa facture.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Federal Reserve (banque centrale américaine) combat une inflation qu’elle impute à l’économie réelle alors qu’une part croissante vient d’une poignée de bilans. Chaque durcissement frappe la mauvaise cible. Il écrase le logement et l’investissement des entreprises ordinaires sans retarder d’un seul serveur la construction des centres de données, puisque leurs promoteurs ne regardent pas le prix.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette erreur de visée se propage aux banques centrales du Sud, contraintes de suivre pour défendre leur monnaie, et qui étranglent leur propre économie pour compenser une dépense dont elles ne tireront aucun bénéfice.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Solvabilité ou liquidité, le dilemme sans bon choix</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Une banque centrale sait traiter une crise de liquidité. Elle prête contre de bons actifs à des institutions solides momentanément privées de trésorerie. Elle ignore en revanche comment traiter une crise de solvabilité, où les actifs ne valent plus ce qu’ils ont coûté et où aucune avance ne rendra au débiteur la richesse perdue. La bulle de l’IA prépare une crise du second type. Des centres de données amortis sur quinze ou vingt ans abritent des processeurs dépassés en trois à cinq ans. Des dettes à trente ans reposent sur des revenus dont aucun compte de résultat ne porte encore la trace à la hauteur des sommes engagées. Tout cela ne manquera pas de liquidité. Tout cela manquera de valeur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Prêter à des insolvables prolonge l’agonie et transforme la banque centrale en caisse de garantie des mauvais paris. Refuser de prêter précipite la chute et emporte les banques, d’abord celles qui ont financé la course au Nord, ensuite celles du Sud par contagion. Entre les deux, toute banque centrale émettrice de monnaie de réserve choisira la création monétaire, c’est-à-dire la conversion d’une perte privée en impôt diffus sur tous les détenteurs de la monnaie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le dilemme se pose ensuite, en miroir et avec moins de moyens, aux banques centrales du Sud. Elles n’ont ni la monnaie de réserve ni la profondeur de marché qui permettent d’absorber une crise de solvabilité par la planche à billets. Fournir de la liquidité à un système devenu insolvable revient à financer la fuite des capitaux et à détruire la monnaie. La refuser à un système seulement illiquide revient à provoquer la faillite que l’on voulait éviter. La frontière entre les deux diagnostics se révèle invisible dans l’instant, et l’erreur se paie en dévaluation ou en années perdues. Le Sud n’a jamais eu le droit à l’erreur que le Nord s’accorde depuis toujours.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La fin du refuge et le second prélèvement</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans l’ancien monde, la récession américaine venait au secours des pays émergents. Les rendements chutaient, le dollar reculait, les capitaux repartaient vers le Sud en quête de rendement meilleur. Cette respiration risque de ne plus venir. Les grandes économies développées creusent leurs déficits au même moment, le Japon et la Chine cessent d’absorber la dette américaine, et les taux longs peuvent rester élevés au cœur même d’un ralentissement. Le Sud perd ainsi le seul mécanisme automatique qui lui rendait, périodiquement, l’accès au capital.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsque le pari de l’IA se dénouera, les pertes s’ajouteront à celles, encore enfouies, du capital-investissement et du crédit privé contractées au temps de l’argent quasi gratuit. Un problème de solvabilité de cette ampleur se traite par une création monétaire assumée et massive, dont la facture atterrit sur tous ceux qui détiennent des dollars. Or les économies émergentes et en développement détiennent plus de la moitié des quelque 13 000 milliards de dollars de réserves de change mondiales, dans leurs banques centrales, leurs fonds de stabilisation et les comptes de leurs exportateurs. Le Sud aura été évincé pendant la bulle et dilué pendant la purge. Deux fois prélevé dans une partie à laquelle il n’a jamais joué.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les fonds souverains de Riyad, de Doha et d’Abou Dhabi, qui gèrent ensemble plus de 4 000 milliards de dollars, se sont fait une place au cœur de la course. MGX, le véhicule d’Abou Dhabi, compte parmi les fondateurs du programme Stargate, chiffré à 500 milliards de dollars d’infrastructures américaines. Le fonds saoudien, par sa filiale Humain, a investi trois milliards dans xAI.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’épargne du Sud nourrit la course qui exclut le Sud. Les capitaux de la péninsule arabique financent, au Texas et dans l’Ohio, les centres de données, la rareté qui frappe Le Caire ou Lima. Aucune conférence sur le financement du développement n’a jamais déplacé des sommes comparables à celles que le Sud déplace lui-même, chaque trimestre, en direction du Nord.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’économie comme champ de bataille</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Une vieille conviction gouverne les chancelleries depuis que les nations existent. Une économie forte a besoin d’une armée forte, et une armée forte a besoin d’une économie forte. Les deux se nourrissent jusqu’au jour où l’une faiblit. Ce jour venu, la peur s’installe, et la peur d’une grande puissance qui se sent décliner constitue une menace sur la paix mondiale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La course à l’IA appartient autant au Pentagone qu’à la Silicon Valley. Les centres de données que finance l’épargne du monde entier sont des arsenaux, et le crédit qui s’y engouffre relève du budget de la défense autant que de celui de l’innovation. Cela explique la passivité des autorités monétaires devant la bulle de l’IA. On ne modère pas un réarmement. Une banque centrale qui relèverait ses taux jusqu’à freiner la construction des centres de données serait accusée de livrer la supériorité technologique à l’adversaire, et aucune institution ne survit à une telle accusation. La hiérarchie des urgences a été renversée dans l’ombre. La stabilité financière s’efface devant la sécurité nationale, et le prix de l’argent devient une variable stratégique avant d’être une variable économique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Sud global se trouve à l’autre bout de cette chaîne. Il finance, par les taux qu’il subit, une course aux armements numériques dont il ne possède ni les laboratoires ni les armées. Il en subira les retombées lorsque la peur des puissances se traduira en sanctions, en contrôles des exportations, en fragmentation des circuits de paiement et en guerres par procuration sur son propre sol.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Sahel, la Corne de l’Afrique et la mer Rouge savent déjà ce que signifie devenir le terrain où des grandes puissances inquiètes règlent leurs comptes. Une économie du Sud qui veut se protéger doit comprendre que sa faiblesse financière constitue désormais une faiblesse militaire, et que sa souveraineté monétaire relève de sa défense.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il reste à comprendre pourquoi cette bulle rencontre si peu de résistance dans les opinions du Sud, alors même qu’elle les appauvrit. Des décennies de promesses non tenues, de budgets détournés, d’élections sans alternance et d’alternances sans changement ont vidé la parole des dirigeants de toute crédibilité. Lorsque l’on ne croit plus en ceux qui gouvernent, on se prend à croire en ce qui pourrait gouverner à leur place. L’IA recueille un espoir. On lui prête la capacité de détecter la fraude, de distribuer l’aide sans intermédiaire, de rendre la justice sans clientèle. Une machine réputée sans appétit paraît, aux peuples qui ont trop connu l’appétit des puissants, une promesse de probité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette foi mérite le respect, car elle naît d’une blessure réelle. Mais les systèmes que l’on espère incorruptibles sont conçus et détenus par des groupes dont l’intérêt diffère de celui des citoyens de Bangkok ou de Kinshasa. Ils absorbent les données du Sud, en restituent les décisions et en conservent la valeur. Une gouvernance déléguée à des algorithmes financés par la dette que nous payons ne corrige pas l’absence de confiance envers nos dirigeants. Elle la déplace vers des maîtres plus lointains et moins comptables encore. La seule probité qui dure se construit dans des institutions que les peuples contrôlent, et aucun modèle de langage ne remplacera un parlement qui vote, une cour qui juge et une presse qui enquête.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="BLf37onlDB"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/01/choc-petrolier-quelle-reponse-des-pays-du-sud-global/">Choc pétrolier | Quelle réponse des pays du Sud Global ?</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Choc pétrolier | Quelle réponse des pays du Sud Global ? » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/01/choc-petrolier-quelle-reponse-des-pays-du-sud-global/embed/#?secret=tRFXOioTm0#?secret=BLf37onlDB" data-secret="BLf37onlDB" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Ce que sera le financement du développement</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le modèle qui a financé le Sud depuis un demi-siècle, une aide publique en complément, une dette extérieure en devises pour l’essentiel, et une fenêtre de marché qui se rouvrait à chaque ralentissement américain, est mort en 2026. L’aide recule, la dette aspire plus qu’elle n’apporte, la fenêtre est occupée. L’avenir du financement du développement repose sur trois déplacements, et chacun se chiffre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le premier déplacement va de la devise empruntée à l’épargne mobilisée. Les transferts des migrants vers les pays à revenu faible et intermédiaire ont atteint 685 milliards de dollars en 2024, davantage que l’investissement direct étranger et l’aide publique réunis, et l’Afrique en reçoit près de 100 milliards par an. L’épargne nationale brute du continent dépasse 500 milliards de dollars par an, soit plus de quatre fois l’encours de l’ensemble de ses eurobonds. Cette épargne existe, elle dort dans des dépôts à vue rémunérés en dessous de l’inflation, s’exporte vers des bons du Trésor étrangers appelés à être dilués, ou se perd dans l’immobilier improductif. On observe déjà que la dette domestique a progressé plus vite que la dette extérieure dans 62 pays sur 86.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un pays qui place chez lui -sur son marché boursier- un dixième de son épargne annuelle lève davantage, à moindre coût et sans risque de change, que par l’eurobond signé au mauvais moment.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le deuxième déplacement va de la dette à la rente partagée. L’IA a faim de ce que le Sud possède. L’Agence internationale de l’énergie attend un doublement de la consommation électrique des centres de données d’ici 2030, à près de 945 térawattheures, davantage que ce que consomme le Japon. La République démocratique du Congo fournit environ 70 % du cobalt mondial, le Niger et la Namibie figurent parmi les premiers producteurs d’uranium, la Guinée détient les premières réserves de bauxite. Vendre ces ressources brutes contre des dollars, puis emprunter ces mêmes dollars à 10 %, revient à payer deux fois ce que l’on possède une fois. L’enjeu consiste à exiger des participations au capital plutôt que des redevances, des contrats d’électricité à long terme libellés en partie en monnaie locale plutôt que des exportations de minerai, une transformation sur place plutôt qu’un embarquement au port, et une cotation locale des sociétés d’exploitation afin que la rente devienne un capital qui reste plutôt qu’une facture qui revient de loin. Le Sud détient ce que la bulle convoite. Il doit se faire payer en patrimoine, pas en dette.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le troisième déplacement va de la dépendance cyclique à la profondeur institutionnelle. Les banques multilatérales de développement peuvent, par une utilisation plus audacieuse de leur capital et le recours au capital hybride, dégager plusieurs centaines de milliards de dollars de capacité de prêt supplémentaire sur la décennie sans un dollar de contribution nouvelle. Les droits de tirage spéciaux alloués en 2021, 650 milliards de dollars, sont allés pour l’essentiel aux économies riches qui n’en avaient pas besoin, et les pays à faible revenu en ont reçu moins de 4 %. Leur réaffectation vers des mécanismes de garantie en monnaie locale et des lignes de liquidité régionales vaut davantage que dix conférences de bailleurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces trois déplacements ne relèvent ni de la charité du Nord ni de la bonne volonté des marchés. Ils relèvent de décisions que les États du Sud peuvent prendre seuls, et dont la plupart ont déjà le cadre juridique. Ils supposent, en revanche, la confiance des peuples dans leurs propres institutions. Une épargne nationale ne se mobilise que vers des bourses dont les règles sont respectées. La souveraineté financière commence par la probité domestique, et la probité domestique ne se délègue à aucune machine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, le Sud global a connu la dette comme un fardeau, puis comme un instrument. Il la découvre aujourd’hui comme un droit d’entrée dans une partie truquée, où le prix de l’argent ne mesure plus la rareté du capital mais la peur de déclin des puissances. Les économies qui comprendront les premières que la sortie se trouve dans la profondeur de leurs propres marchés, dans la rente convertie en patrimoine et dans une souveraineté financière pensée comme une ligne de défense, auront moins à craindre du jour où les emprunteurs sans limite, cesseront de payer. Les autres apprendront, une fois encore, que l’on ne négocie pas avec un marché occupé. On le quitte, ou on en construit un autre non truqué.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Économiste, banquier et financier</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie &#8211; Plan 26-30 &#124; Plus que le financement, le défi est l’exécution ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/13/tunisie-plan-26-30-plus-que-le-financement-le-defi-est-lexecution/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Jul 2026 08:01:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[2026-2030]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelwaheb Ben Moussa]]></category>
		<category><![CDATA[évaluation]]></category>
		<category><![CDATA[exécution]]></category>
		<category><![CDATA[financement]]></category>
		<category><![CDATA[plan de développement]]></category>
		<category><![CDATA[reddition des comptes]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=19217048</guid>

					<description><![CDATA[<p>La Tunisie a-t-elle un appareil administratif capable de transformer les ambitions de ses plans de développement  en réalités livrées ? </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/13/tunisie-plan-26-30-plus-que-le-financement-le-defi-est-lexecution/">Tunisie &#8211; Plan 26-30 | Plus que le financement, le défi est l’exécution ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Quelque 21 100 projets pour un montant global de 102 milliards de dinars. Pas moins ? Une cheffe de gouvernement qui appelle à la mobilisation générale pour accélérer la réalisation. Le Parlement qui délibère sur les hypothèses macroéconomiques. Et pendant ce temps, la vraie question reste posée sans réponse : la Tunisie a-t-elle l’appareil administratif capable de transformer cette ambition en réalités livrées ?</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Abdelwaheb Ben Moussa *</strong></p>



<span id="more-19217048"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Abdelwahab-Ben-Moussa.jpg" alt="" class="wp-image-18394138" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Abdelwahab-Ben-Moussa.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Abdelwahab-Ben-Moussa-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Abdelwahab-Ben-Moussa-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Autres questions légitimes : Combien d’autres ambitions proclamées haut et fort à l’occasion de précédents plans de développement n’ont-elles pu être réalisées&nbsp;? A-t-on cherché à comprendre les raisons des échecs accumulés au fil des ans (et des plans) et des obstacles rencontrés, ainsi que des moyens à mettre en œuvre pour les surmonter&nbsp;? Economiquement, cela s’appelle évaluation et politiquement, reddition des comptes. Et cela ne fait malheureusement pas partie de nos mœurs politiques.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le débat public évoque régulièrement la souveraineté énergétique, numérique, alimentaire. Une autre forme de souveraineté reste absente : la souveraineté d&rsquo;exécution — la capacité d&rsquo;un État à transformer une décision politique en réalisations concrètes, dans les délais prévus, au coût maîtrisé, avec l&rsquo;impact attendu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un État peut disposer d&rsquo;une vision pertinente, de financements importants et d&rsquo;une volonté politique affirmée. Si son appareil administratif ne parvient pas à concrétiser cette ambition, la souveraineté reste inachevée. C&rsquo;est précisément la situation que la Tunisie a vécue dans ses plans précédents — et que le Plan 2026-2030 risque de reproduire si la question de la capacité d&rsquo;exécution n&rsquo;est pas traitée avec la même rigueur que celle des enveloppes budgétaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans des tribunes précédentes, j&rsquo;avais nommé ce risque « dette d&rsquo;exécution » — cette accumulation silencieuse de projets annoncés mais non livrés, qui érode la confiance des investisseurs, des partenaires internationaux et des citoyens. La dette d&rsquo;exécution ne figure dans aucun bilan. Elle n&rsquo;a pas de ligne comptable. Mais son coût politique et économique, sur dix ans, dépasse souvent celui de la dette financière.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le vrai goulot d&rsquo;étranglement</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis des décennies, la Tunisie produit des stratégies et des plans souvent bien conçus. Le problème n&rsquo;a jamais été l&rsquo;absence d&rsquo;idées. Il réside dans la difficulté structurelle à conduire simultanément des milliers de projets complexes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les causes sont connues : procédures administratives longues, fragmentation des responsabilités, insuffisance des compétences en gestion de projets, rotation excessive des cadres, faiblesse des dispositifs de pilotage, complexité des marchés publics, blocages fonciers récurrents. Pris séparément, chacun semble gérable. Réunis sur un portefeuille de 21 100 projets, ils deviennent un risque systémique d&rsquo;une ampleur inédite.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;appel de la cheffe du gouvernement à accélérer les réalisations traduit implicitement cette réalité. La difficulté n&rsquo;est plus d&rsquo;annoncer les projets. Elle consiste à les livrer. Et dans l&rsquo;histoire des plans tunisiens, les taux d&rsquo;exécution effectifs ont systématiquement décroché des taux programmés — non par manque de financements, mais par manque de capacité d&rsquo;exécution.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="iHNojF0H8u"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/10/tunisie-les-memes-plans-generent-les-memes-echecs/">Tunisie | Les mêmes plans génèrent les mêmes échecs</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie | Les mêmes plans génèrent les mêmes échecs » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/10/tunisie-les-memes-plans-generent-les-memes-echecs/embed/#?secret=Uj5wZCBesp#?secret=iHNojF0H8u" data-secret="iHNojF0H8u" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Sortir de l&rsquo;État procédurier </h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;administration tunisienne demeure largement organisée autour du respect des procédures. C&rsquo;est une culture héritée — elle a ses mérites en matière de traçabilité. Mais elle produit un biais systématique : on mesure les moyens engagés plutôt que les résultats obtenus.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les théoriciens de l&rsquo;État développeur — de Chalmers Johnson à Mariana Mazzucato — ont en commun une conviction : un État n&rsquo;est pas développeur parce qu&rsquo;il investit massivement. Il est développeur parce qu&rsquo;il exécute efficacement, apprend de ses erreurs et rend compte des résultats. Le véritable indicateur de performance n&rsquo;est plus le nombre de marchés lancés — ce sont les routes livrées, les hôpitaux opérationnels, les plateformes numériques effectivement utilisées par les citoyens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette transformation culturelle doit être engagée maintenant — pendant que le Plan est encore en débat parlementaire, pas après que les premiers retards soient devenus visibles.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;IA accélère mais ne remplace pas</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;intelligence artificielle ouvre des perspectives réelles : détecter les retards en amont, anticiper les dérives budgétaires, automatiser le reporting, signaler les goulots d&rsquo;étranglement avant qu&rsquo;ils ne deviennent des blocages. Mais elle ne remplacera jamais une gouvernance efficace.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un système de pilotage numérique sophistiqué branché sur une administration dont les processus sont fragmentés produira des tableaux de bord précis sur des retards que personne n&rsquo;aura le mandat de corriger. C&rsquo;est le risque du vernis numérique — que j&rsquo;ai déjà nommé dans ces colonnes : la digitalisation de la façade sans réingénierie de la profondeur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La vraie révolution est organisationnelle : professionnaliser la gestion de projet dans l&rsquo;administration, créer des PMO ministériels dotés d&rsquo;une autorité réelle, simplifier les marchés publics pour les projets structurants, mettre fin à la rotation excessive qui prive les projets de leur mémoire institutionnelle.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La question que le Parlement devrait poser avant de voter</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà des milliards annoncés et des taux de croissance projetés, une question mérite d&rsquo;être posée avant que le vote final n&rsquo;intervienne : sommes-nous en train de construire un État capable d&rsquo;exécuter les ambitions qu&rsquo;il se fixe ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les commissions parlementaires ont la légitimité de conditionner leur approbation à des engagements mesurables : création de PMO ministériels avec mandats et échéances, indicateurs de taux d&rsquo;exécution trimestriels rendus publics, mécanismes de redevabilité nominale sur les projets structurants. Non pas des promesses générales de réforme administrative — des engagements précis, datés et vérifiables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un pays ne se transforme pas grâce à ses plans. Il se transforme grâce à sa capacité à les réaliser. La véritable souveraineté ne consiste pas seulement à décider librement. Elle consiste à pouvoir exécuter efficacement ce que l&rsquo;on décide. Et c&rsquo;est cette souveraineté d&rsquo;exécution — absente de tous les débats — qui conditionnera la réussite ou l&rsquo;échec de tout le reste.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="L7DiP4nSa1"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/11/29/tunisie-un-plan-de-developpement-pour-quoi-faire/">Tunisie : un plan de développement pour quoi faire ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : un plan de développement pour quoi faire ? » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/11/29/tunisie-un-plan-de-developpement-pour-quoi-faire/embed/#?secret=PtZpTHlmLi#?secret=L7DiP4nSa1" data-secret="L7DiP4nSa1" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/13/tunisie-plan-26-30-plus-que-le-financement-le-defi-est-lexecution/">Tunisie &#8211; Plan 26-30 | Plus que le financement, le défi est l’exécution ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>L’aversion accrue au risque des banques privées tunisiennes</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/14/laversion-accrue-au-risque-des-banques-privees-tunisiennes/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 14 Jun 2026 07:40:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[banques]]></category>
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		<category><![CDATA[financement]]></category>
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		<category><![CDATA[secteur privé]]></category>
		<category><![CDATA[trésor public]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Analyse des mécanismes qui freinent le financement des PME en Tunisie et ses impacts macroéconomiques sur la croissance et l’inflation. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/14/laversion-accrue-au-risque-des-banques-privees-tunisiennes/">L’aversion accrue au risque des banques privées tunisiennes</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dans cet article publié sur son blog, intitulé <a href="https://iace.tn/wp-content/uploads/2026/06/liquidite-banques-privees-financer-economie.pdf">«Capitaliser sur la liquidité des banques privées pour financer l’économie»</a>, l’Institut arabe des chefs d’entreprise (IACE) propose une analyse approfondie des mécanismes qui freinent le financement des PME, décrypte les impacts macroéconomiques sur la croissance et l’inflation, et explore les pistes pour faire de la gestion des risques un véritable levier de relance.</em></strong></p>



<span id="more-18936641"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Le rôle fondamental du système bancaire est de faire de l’intermédiation financière pour soutenir l’investissement productif et la création d’emplois. Pourtant, en Tunisie, un décalage marquant s’installe : alors que les banques publiques maintiennent un fort niveau d’engagement auprès des structures étatiques, les banques privées affichent un ratio crédits/dépôts particulièrement faible (67,4% à fin juin 2025), et ce, malgré un excellent niveau de liquidité réglementaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourquoi nos banques privées ne capitalisent-elles pas sur cet excès de liquidité pour financer le secteur privé ? Entre le poids des financements directs accordés au Trésor public, une aversion accrue au risque face à la conjoncture et le maintien de marges d&rsquo;intermédiation élevées, les facteurs de ce blocage de l’offre sont multiples.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans son article, l’IACE propose une analyse approfondie des mécanismes qui grippent le financement des PME, décrypte les impacts macroéconomiques sur la croissance et l&rsquo;inflation, et explore les pistes pour faire de la gestion des risques un véritable levier de relance.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le Trésor public accapare les liquidités bancaires</h2>



<ul class="wp-block-list"></ul>



<p class="wp-block-paragraph">Les banques ont essentiellement pour rôle de faire de l’intermédiation financière entre agents à excédent d’épargne et agents à déficit, en utilisant l’épargne des premiers, généralement sous forme de dépôts à court et moyen terme, pour financer les besoins d’investissement des entreprises. Un excès d’intermédiation veut dire un risque élevé pour les banques en cas de panique et de retraits massifs de déposants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’opposé, une sous-intermédiation signifie un manque de financement qui risque de freiner la croissance de l’économie et la création d’emplois.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En Tunisie, à première vue, le système bancaire paraît bien diversifié, comptant 23 banques résidentes, y compris d’importantes banques publiques (la STB, BH Bank, BNA, la BTS spécialisée dans les microcrédits, et la Banque de financement des PME), en plus de 13 banques privées et mixtes, et 3 banques islamiques. Mais leur encours de crédit au secteur privé laisse à désirer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En effet, le crédit aux entreprises privées dans le secteur de l’industrie n’a augmenté que de 0,1% en 2023 avant de tourner en négatif (-0,3%) en 2024, alors que pour les services, le taux d’augmentation a été respectivement de 2,7% et 2,6 %.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Rapport de supervision bancaire 2024, publié par la BCT, explique ce phénomène par<em> «un ralentissement continu de la demande de financement en rapport avec la persistance de la conjoncture économique difficile et ses répercussions sur les entreprises»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, la faiblesse de la demande de crédits n’explique pas tout, ce qui nécessite une analyse du côté de l’offre du système bancaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les ressources des banques proviennent essentiellement des dépôts. Sur ce plan, le taux de transformation crédits/dépôts a connu une tendance à la baisse, de 120% avant la pandémie en 2019 (ce qui correspond au maximum réglementaire permis par la BCT), pour atteindre 101,4% en 2023, et la baisse a continué durant la période 2024-2025 selon les données du Bulletin des statistiques financières de la BCT (octobre 2025). Toutefois, ce ratio reste élevé en Tunisie à 96,2% en août 2025, grâce à la dominance des banques publiques, alors que dans des pays où le secteur bancaire appartient essentiellement au privé, comme la France et le Maroc, ce taux est de 91,4% et 89,2%, respectivement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ceci nous conduit au cœur du problème tunisien : les banques publiques continuent à prêter aux entreprises et offices étatiques, ce qui explique un ratio crédit/dépôts pour les trois principales banques publiques de l’ordre de 101,7 % à la fin de décembre 2023 et 97,3 % fin juin 2025.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’opposé, il en va de même pour les trois principales banques privées où le ratio a été nettement plus faible, baissant de 69,4% à 67,4%, durant la même période.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce niveau alarmant pose la question : pourquoi le ratio de transformation est-il trop faible chez nos banques privées, surtout que la liquidité est suffisante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En fait, l’indicateur de taux de couverture de liquidité (Liquidity Coverage Ratio-LCR), défini comme étant le ratio du stock d’actifs liquides de haute qualité sur les sorties nettes de trésorerie sur un horizon de 30 jours dans une situation de tension (la valeur estimée des retraits massifs des clients de la banque + les engagements de financement que la banque doit honorer &#8211; les entrées de fonds attendues), doit dépasser 100 % selon les accords de Bâle III, suite à la crise financière de 2008.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En Tunisie, ce minimum réglementaire est largement dépassé, atteignant 138,3% à fin 2025 pour les trois principales banques privées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par conséquent, on peut affirmer avec certitude que nos banques privées ne capitalisent pas sur l’excès de liquidité disponible pour offrir plus de crédit aux entreprises privées.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Retrait des banques du financement de l’économie productive</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La première explication de cette énigme est la loi n° 10-2024 du 7 février 2024, qui a demandé à la BCT d’accorder des facilités au profit du Trésor public pour un montant de 7 milliards de dinars, une demande qui a été renouvelée avec la loi de finances 2025 et le projet de loi de finances pour 2026,qui a autorisé la BCT à accorder au Trésor public des facilités de financement d’un montant record de 11 milliards de dinars, à zéro intérêt, avec 3 ans de période de grâce et une durée de remboursement de 15 ans. Il est clair que de tels montants limitent la capacité de la BCT d’accorder autant de financement aux banques qu’auparavant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La deuxième explication réside dans l’aversion accrue au risque des banques privées dans un contexte économique marqué par une croissance faible, une incertitude élevée et un volume important de créances douteuses.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à des procédures de recouvrement longues et coûteuses, les banques adoptent une politique de crédit plus restrictive, privilégient les garanties réelles (hypothèques, cautions personnelles) et limitent leur exposition aux PME, perçues comme plus risquées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La troisième explication tient au maintien de marges d’intermédiation élevées. Les banques peuvent soit orienter leurs ressources vers le financement de l’État à travers la souscription aux Bons du Trésor, soit conserver une marge bancaire de l’ordre de 4 % ou plus. Cela se traduit par des taux d’intérêt du crédit aux PME avoisinant 11 %, alors que le TMM est autour de 7 %, ce qui renchérit le coût du financement pour le secteur privé et freine l’investissement productif. Ces contraintes sur l’offre de crédit ne sont pas sans conséquences sur la dynamique macroéconomique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La croissance économique reste par ailleurs faible, de l’ordre de 2,5% en 2025, même si elle a connu une augmentation par rapport à 1,4% en 2024.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les prix, toutefois, l’impact reste ambigu. D’un côté, le manque de crédit et, par conséquent, le renchérissement de son coût, poussent les entreprises à augmenter les prix. Mais d’un autre côté, la baisse de la demande globale limite une telle tendance, surtout que l’économie tunisienne s’est trouvée ces dernières années dans un contexte de taux d’intérêt élevés, dus à la politique monétaire restrictive de la Banque centrale. Ce qui explique le ralentissement du taux d’inflation de 9,3% en 2023 à 7,0% en 2024, et à 5,3% en 2025.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Banque centrale doit encourager les banques privées à renforcer leurs capacités de gestion du risque, tout en veillant à ce que cette prudence ne se traduise pas par un retrait du financement de l’économie productive.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’objectif est de promouvoir une approche équilibrée, où une meilleure évaluation et gestion des risques permettrait justement de faciliter l’accès au crédit pour les entreprises opérant dans les secteurs porteurs, plutôt que de le restreindre. En ce sens, l’enjeu n’est pas d’opposer gestion du risque et financement de l’économie, mais de faire de la première un levier pour soutenir le second.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Tunisie &#124; Financement du développement et gestion du court terme</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 01 May 2026 07:06:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelwaheb Ben Moussa]]></category>
		<category><![CDATA[banques publique]]></category>
		<category><![CDATA[développement]]></category>
		<category><![CDATA[épargne]]></category>
		<category><![CDATA[financement]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le débat sur le financement de l’économie tunisienne est trop longtemps réduit à une simple question de rareté de financement.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/01/tunisie-financement-du-developpement-et-gestion-du-court-terme/">Tunisie | Financement du développement et gestion du court terme</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le débat sur le financement de l’économie tunisienne — trop longtemps réduit à une simple question de liquidité — occulte une vérité dérangeante : la contrainte n’est pas tant la rareté des ressources que leur éviction systématique du secteur productif.&nbsp;</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Abdelwaheb Ben Moussa</strong> *</p>



<span id="more-18710477"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Abdelwahab-Ben-Moussa.jpg" alt="" class="wp-image-18394138" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Abdelwahab-Ben-Moussa.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Abdelwahab-Ben-Moussa-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Abdelwahab-Ben-Moussa-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Alors que la Tunisie amorce son Plan de développement 2026-2030, une question brutale doit être posée : notre système financier est-il encore au service de la croissance, ou est-il devenu le simple poumon artificiel d’un budget public en déficit chronique ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’analyse classique déplore souvent le manque de moyens. C’est un faux-semblant. Le véritable enjeu réside dans la capture des ressources disponibles. Ces dernières années, une part massive de la liquidité bancaire a été aspirée par le financement de l’État.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le constat est sans appel : chaque dinar mobilisé pour éponger le déficit du Trésor est un dinar <em>«enlevé»</em> à l’innovation, à l’expansion des PME et aux projets industriels.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette réallocation passive de l’épargne nationale vers des usages non productifs constitue le premier verrou à faire sauter. On ne construit pas l’économie de demain avec des circuits financiers conçus pour financer les urgences d’hier.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="572" height="1024" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Financement-developpement.png" alt="" class="wp-image-18710505" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Financement-developpement.png 572w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Financement-developpement-168x300.png 168w" sizes="auto, (max-width: 572px) 100vw, 572px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading">Un système bancaire prisonnier de l’immédiat</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le système bancaire tunisien reste aujourd’hui enfermé dans une logique de court terme. L’essentiel des financements est orienté vers la gestion de trésorerie, les opérations commerciales courantes ou l’immobilier patrimonial.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">En revanche, le financement de long terme — celui qui prend des risques, qui accompagne la transition énergétique et la montée en gamme technologique — reste le parent pauvre. Or, sans horizon étendu, il n’y a pas de transformation structurelle possible.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les banques publiques, en particulier, se retrouvent dans une position hybride intenable : soumises aux exigences de rentabilité du marché tout en étant mobilisées comme le bras armé, souvent passif, des politiques publiques, sans spécialisation claire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’urgence d’une rupture institutionnelle</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’heure n’est plus aux ajustements à la marge. Pour briser ce cycle, la Tunisie doit s’inspirer des réussites internationales. En Allemagne, la KfW joue un rôle moteur depuis 1948 dans le financement de long terme. En France, Bpifrance a su créer un guichet unique mêlant financement, garantie et accompagnement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La création d’une Institution de financement du développement (IFD) en Tunisie n’est plus une option, c’est un impératif stratégique. Son rôle ne serait pas de se substituer aux banques commerciales, mais d’agir comme un catalyseur capable d’orienter les flux vers les priorités du Plan 2026-2030. Trois piliers doivent porter cette institution :</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; une gouvernance indépendante et rigoureuse pour garantir l&rsquo;efficacité des choix&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; une capacité de mobilisation de l’épargne nationale via des produits dédiés et souverains&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; un mécanisme de co-financement avec le secteur privé pour diluer le risque et amplifier l&rsquo;impact.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le choix de la souveraineté</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Réformer le financement du développement est, au fond, un acte de souveraineté économique. Le Plan 2026-2030 ne sera qu&rsquo;une liste de vœux pieux si nous ne parvenons pas à aligner nos circuits d’allocation financière sur nos ambitions nationales.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sortir de la dictature de l’immédiat pour transformer l’épargne des Tunisiens en un véritable moteur de croissance durable n&rsquo;est plus une simple théorie d&rsquo;expert : c&rsquo;est désormais une question de survie pour notre tissu productif. Le temps des compromis budgétaires aux dépens de l&rsquo;investissement est révolu ; il est temps de choisir entre financer les passifs du passé ou investir dans les actifs de l&rsquo;avenir.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Ingénieur informatique, cadre d’une banque publique.</em></p>
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		<title>Cash en Tunisie &#124; Et si le problème était la banque ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 12 Apr 2026 07:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[banques]]></category>
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		<category><![CDATA[financement]]></category>
		<category><![CDATA[investissement]]></category>
		<category><![CDATA[Meriam Jerbi]]></category>
		<category><![CDATA[Moktar Lamari]]></category>
		<category><![CDATA[Naamen Bouhamed]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pour un petit artisan ou un commerçant du souk en Tunisie, payer en cash est plus simple, plus rapide et plus fiable.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/12/cash-en-tunisie-et-si-le-probleme-etait-la-banque/">Cash en Tunisie | Et si le problème était la banque ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Cet article est une réponse qui se veut «constructive» à celui de l’économise Moktar Lamari publié hier par Kapitalis, <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/11/ce-jeu-de-cash-cache-qui-etiole-leconomie-tunisienne/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Ce jeu de cash-cache qui étiole l’économie tunisienne</a>. L’auteur y plaide pour une lecture économique réaliste du cash, bouc émissaire ou solution de survie ?</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Naamen Bouhamed *</strong></p>



<span id="more-18614723"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Naamen-Bouhamed1.jpg" alt="" class="wp-image-18614746" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Naamen-Bouhamed1.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Naamen-Bouhamed1-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Naamen-Bouhamed1-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">En réponse à l’article de Moktar Lamari ainsi qu’aux analyses de l’étude réalisée par Meriam Jerbi et ses collègues qu’il cite, force est de constater que celle-ci, bien que documentée, oublie une question essentielle : pourquoi le cash reste-t-il une composante centrale de l’économie tunisienne ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce n’est pas par hasard, ni par <em>«préférence pour l’ombre»</em>. C’est parce que, face à un système bancaire défaillant, le cash est devenu une solution de flexibilité, voire de survie.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>1. Le cash comme libérateur face à une bureaucratie bancaire paralysante</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’article dépeint le <em>«cash-cache»</em> comme un fléau qui étiole l’économie. Mais renversons la perspective : et si le cash était la preuve que la banque a échoué ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour un commerçant ou un artisan tunisien, le système bancaire formel rime avec lenteur administrative (des semaines pour ouvrir un compte ou obtenir un transfert), frais cachés (des commissions qui grignotent les marges) et traçabilité intrusive (chaque transaction peut devenir un motif de contrôle fiscal).</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’inverse, le cash offre une transaction instantanée, sans commission, sans justification immédiate. Pour un petit artisan ou un commerçant du souk, payer en cash est plus simple, plus rapide et plus fiable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Rappelons que plus de 85 % de l’économie tunisienne repose sur des micros et petites entreprises.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>2. Le cash permet d’investir quand la banque dit «non»</strong>: </p>



<p class="wp-block-paragraph">L’étude note que la politique monétaire (taux directeur) n’affecte pas l’informel. C’est vrai… et c’est justement sa force.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quand la Banque centrale augmente ses taux, elle asphyxie l’investissement formel : les crédits deviennent hors de prix. L’investisseur intelligent va alors chercher du cash dans le circuit informel : épargne familiale, prêts informels, revenus non déclarés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Grâce au cash, il peut financer un projet sans audit bancaire intrusif, payer des fournisseurs à des prix négociés (avec ou sans TVA), et saisir une opportunité en quelques heures, là où une banque mettrait des jours ou des semaines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le cash est le <em><u>«private equity»</u></em> du petit investisseur tunisien. Il pallie les défaillances d’un système bancaire incapable de financer l’économie réelle et réactive.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>3. Un ratio M0/M2 élevé : un référendum contre la banque, pas un choix de l’ombre</strong>:</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’article parle de <em>«crise de confiance»</em> et de <em>«vote silencieux»</em>. C’est exact. Mais les Tunisiens ne fuient pas la banque par amour du billet. Ils la fuient par peur et lassitude : peur d’un gel administratif pour une anomalie fiscale mineure&nbsp;et des contrôles fiscaux faciles sur l’argent bancarisé&nbsp;; et lassitude des procédures kafkaïennes pour retirer ou déposer des sommes importantes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour un artisan ou une petite entreprise, le cash sous le matelas est plus accessible et moins risqué (administrativement) que de l’argent coincé dans une banque aux règles absurdes ou complexes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’étude elle-même admet que l’informel <em>«compense le chômage»</em> et <em>«absorbe les chocs»</em>. C’est une fonction sociale et économique que la banque formelle ne remplit pas.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>4. La «spirale infernale» vue par l’article est, en réalité, un «cercle vertueux de survie»&nbsp;:</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’article décrit une boucle : informel → cash → affaiblissement de la politique monétaire. Mais du point de vue microéconomique, l’informel crée des revenus (même non imposés). Ces revenus en cash circulent et financent dépenses et petits investissements. Et ce circuit parallèle maintient une activité que l’État et les banques ont abandonnée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Prenons un exemple : un Tunisien veut ouvrir un petit atelier de confection. Sans garanties, la banque refuse le prêt. Il économise en cash, achète ses machines d’occasion en cash (moins cher), paie ses premières employées en cash. Grâce au cash, son investissement devient possible. La banque, elle, n’aurait rien financé.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>5. L’Europe du Sud l’a fait avant nous – et elle s’en est mieux portée&nbsp;:</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Italie des années 1990 est un exemple frappant. Face à un taux élevé de non-déclaration dans le secteur des machines-outils, les autorités italiennes n’ont pas brutalisé l’informel. Elles ont proposé un deal pragmatique : <em>«Sur six machines que vous utilisez, vous en déclarez quatre. En échange, vous augmentez un peu vos déclarations fiscales globales.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Résultat : les recettes fiscales ont augmenté (mieux vaut 4 machines déclarées que 0), l’industrie a survécu, et l’Italie a rejoint l’euro sans effondrement. Ce n’est pas de la fraude. C’est du réalisme économique de transition.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie peut-elle s’en inspirer ? Oui, si elle cesse de vouloir traquer chaque billet et commence à composer avec son tissu économique réel.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>6. Le vrai problème n’est pas le cash, c’est la faible valeur ajoutée&nbsp;:</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis des décennies, on vend la Tunisie comme une destination à bas coût de main-d’œuvre. Résultat : des investissements à faible valeur ajoutée, des chaînes d’assemblage, de la sous-traitance fragile.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, la Tunisie possède les meilleurs ingénieurs d’Afrique et du monde arabe. Ce capital humain exceptionnel est sous-employé car on ne lui propose que des salaires de misère et des banques qui ne financent pas ses projets.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si l’État changeait de logiciel – en attirant des investissements à forte valeur ajoutée (technologie, numérique, R&amp;D) – les revenus augmenteraient mécaniquement. Plus de valeur ajoutée = plus de gains = plus de recettes fiscales, sans avoir à traquer chaque dinar cash.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>7. Propositions concrètes pour un mix économique tunisien&nbsp;:</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Voici ce qu’il faudrait faire, selon cette contre-analyse à partir d’exemples ayant réussie ailleurs :</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>&#8211; </strong><em>légaliser et encadrer intelligemment une partie du cash&nbsp;:</em> comme en Italie ou au Portugal, autoriser des seuils de transactions en cash plus élevés pour les petites entreprises, en contrepartie d’une déclaration forfaitaire simplifiée et un taux d’imposition forfaitaire de 15-20% comme en Irlande&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>&#8211; </strong><em>mettre en place des «deals de transition» sectoriels&nbsp;:</em> dans le textile, l’artisanat, la petite métallurgie, proposer des taux de déclaration négociés (ex. 70 % du réel) pendant 3 à 5 ans&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>&#8211; </strong><em>créer un guichet bancaire «cash-friendly»</em>&nbsp;: la Banque Postale dédiée aux micros et petits investisseurs pourrait accepter des justificatifs allégés&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>&#8211; </em></strong><em>changer la stratégie d’investissement&nbsp;</em>: arrêter de vendre la Tunisie comme <em>«low cost»</em>, et vendre les compétences, les ingénieurs, la stabilité relative, la proximité européenne.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le cash n’est pas l’ennemi, c’est un signal d’alarme&nbsp;:</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’étude de Mme Jerbi et collègues et l’article de M. Lamari ont le mérite d’alerter sur les dérives. Mais leur conclusion est trop moralisatrice et trop orthodoxe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie n’est pas la Suisse. Elle ne deviendra pas propre en réprimant le cash. Elle deviendra plus forte en composant avec sa réalité – comme l’ont fait l’Italie, l’Espagne, le Portugal et bien d’autres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le mix économique, avec une part assumée et régulée d’informel transitoire, n’est pas une honte. C’est une méthode. Et si l’État accepte de ne pas vouloir tout contrôler du jour au lendemain, il y gagnera en recettes, en paix sociale et en attractivité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le vrai débat n’est pas cash ou pas cash. Il est : quel État, quelle banque, quelle stratégie industrielle pour accompagner ceux qui créent de la richesse réelle, billet par billet ?</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Consultant international.</em></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="8a9nANSvbM"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/11/ce-jeu-de-cash-cache-qui-etiole-leconomie-tunisienne/">Ce jeu de cash-cache qui étiole l’économie tunisienne</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Ce jeu de cash-cache qui étiole l’économie tunisienne » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/11/ce-jeu-de-cash-cache-qui-etiole-leconomie-tunisienne/embed/#?secret=ro8gGe1Bxk#?secret=8a9nANSvbM" data-secret="8a9nANSvbM" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<item>
		<title>IACE &#124; L’endettement intérieur, un frein pour le secteur privé  </title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 07 Feb 2026 08:00:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[endettement intérieur]]></category>
		<category><![CDATA[entreprises]]></category>
		<category><![CDATA[financement]]></category>
		<category><![CDATA[IACE]]></category>
		<category><![CDATA[investissement]]></category>
		<category><![CDATA[secteur privé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L'endettement intérieur n'est pas une solution miracle pour l'endettement intérieur, mais un frein pour le secteur privé. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/07/iace-lendettement-interieur-un-frein-pour-le-secteur-prive/">IACE | L’endettement intérieur, un frein pour le secteur privé  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’Institut arabe des chefs d’entreprise (IACE) vient de publier sur son site web une note d’analyse sur le recours accru de la Tunisie à l’endettement intérieur et ses effets sur le financement de l’économie. La note intitulée <a href="file:///C:/Users/user/Downloads/Note-Effet-eviction.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">«Endettement intérieur : Une solution stratégique ou un frein pour le secteur privé ?»</a> interrogent le choix de la Tunisie de se tourner massivement vers la dette intérieure pour financer son budget.</em></strong></p>



<span id="more-18332775"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Si cette stratégie réduit la dépendance extérieure, dans une logique de <em>«compter sur soi»</em> chère au président Saïed, tous les experts vous diront qu’elle crée un <em>«effet d’éviction»</em> qui limite l’accès au financement pour les entreprises privées, ce qui pénalise, à terme, l’investissement et la création de richesses et d’emplois.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette note d’analyse explore donc les risques d’un tel choix pour la stabilité financière et l’investissement productif. Elle met en évidence un phénomène d’effet d’éviction, marqué par une réorientation des ressources bancaires vers le financement de l’État au détriment du secteur privé. L’analyse s’appuie sur l’évolution de l’endettement, des concours à l’économie et des indicateurs bancaires, et propose des recommandations pour soutenir l’investissement productif.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Réduction de la dépendance de l’extérieur</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un contexte marqué par un accès restreint aux ressources de financement extérieur, la Tunisie a opté pour un recours massif et inédit à l’endettement intérieur afin d’assurer le financement du budget.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette orientation pourrait être expliquée par la volonté d’alléger le poids des échéances extérieures et limiter la fuite des devises dans la mesure où le service de la dette intérieure ne génère pas de sortie de capitaux vers l’étranger.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce choix permet ainsi de réduire la dépendance vis-à-vis des créanciers internationaux tout en favorisant le développement du marché financier domestique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si cette orientation traduit une adaptation aux contraintes extérieures, elle soulève néanmoins plusieurs enjeux notamment en matière de financement de l’investissement productif, de soutenabilité de la dette intérieure, etc.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En effet, nonobstant l’intérêt qu’il présente à court terme, un recours excessif à la dette publique intérieure risque d’exercer des pressions sur les investisseurs et le système bancaire compromettant ainsi la stabilité du système financier.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Réduction des ressources pour le privé</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le financement intérieur massif du budget tend à réduire la disponibilité des ressources financières pour le secteur privé, un phénomène communément désigné sous le nom d’effet d’éviction ou <em>crowding out effect</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à cette situation inédite, l’IACE recommande la mise en œuvre d’une action coordonnée et cohérente autour des axes suivants :</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; la promotion des partenariats public-privé en tant qu’instrument privilégié de mobilisation des ressources pour la réalisation de projets à fort impact économique et social contribuant à alléger les pressions sur le financement budgétaire ;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; le soutien de la relance de l’économie réelle à travers une politique active de promotion des PME notamment par la mise en place de lignes de crédit dédiées et la mise en place de dispositifs d’incitations favorisant l’investissement productif et l’innovation&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; la réorientation des ressources de financement extérieur vers les projets d’infrastructure et les secteurs à forte valeur ajoutée afin de renforcer la compétitivité de l’économie nationale&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; le renforcement de la transparence et la qualité de l’information financière dans le but d’améliorer l’évaluation du risque de crédit, favoriser une meilleure allocation des ressources et réduire l’aversion au risque du secteur bancaire&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; l’institution d’une structure nationale de gestion de la dette publique chargée d’assurer (i) la maitrise de la dynamique d’endettement public dans le cadre d’une stratégie à moyen terme et (ii) le suivi, la coordination et la consolidation de l’ensemble des engagements financiers de l’Etat.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lire l’intégralité de la note sur <a href="file:///C:/Users/user/Downloads/Note-Effet-eviction.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ce lien</a>.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/07/iace-lendettement-interieur-un-frein-pour-le-secteur-prive/">IACE | L’endettement intérieur, un frein pour le secteur privé  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie &#124; La faible croissance économique limite les bénéfices des banques (S&#038;P)</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/05/tunisie-la-faible-croissance-economique-limite-les-benefices-des-banques-sp/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Feb 2026 11:22:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[croissance]]></category>
		<category><![CDATA[endettement extérieur]]></category>
		<category><![CDATA[épagne]]></category>
		<category><![CDATA[financement]]></category>
		<category><![CDATA[prêts bancaires]]></category>
		<category><![CDATA[S&P Global Ratings]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=18325439</guid>

					<description><![CDATA[<p>S&#038;P Global Ratings prévoit que la croissance des prêts bancaires tunisiens restera modérée, à environ 3 % par an en 2026. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/05/tunisie-la-faible-croissance-economique-limite-les-benefices-des-banques-sp/">Tunisie | La faible croissance économique limite les bénéfices des banques (S&amp;P)</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><a href="https://www.spglobal.com/ratings/en/regulatory/article/tunisian-banking-outlook-2026-slow-economic-growth-constrains-earnings-s101666317">S&amp;P Global Ratings</a> prévoit que la croissance des prêts bancaires tunisiens restera modérée, à environ 3 % par an en 2026, reflétant une croissance économique modeste – l’agence anticipe une croissance du PIB de 1,7 % en 2026, hors chocs externes ou internes majeurs.</em></strong></p>



<span id="more-18325439"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Cette faible croissance, conjuguée à l’absence de progrès sur les réformes structurelles clés, entraîne un faible niveau d’investissement public et privé et limite la capacité des banques à générer des bénéfices plus importants, estime S&amp;P, qui constate toutefois une reprise de la consommation privée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La récente baisse des taux d’intérêt par la banque centrale devrait alléger le coût du crédit pour les entreprises et les particuliers, même si une inflation relativement élevée et des critères d’octroi de crédit peu rigoureux continuent de peser sur ce coût.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré un contexte de liquidités extérieures difficile, la Tunisie a assuré le service de sa dette commerciale extérieure entre 2024 et 2025. Ce service a été rendu possible grâce à des emprunts directs auprès de la Banque centrale de Tunisie (BCT) et à une augmentation des transferts de fonds, contribuant ainsi à stabiliser ses réserves de change.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Dépendance excessive à l&rsquo;égard de la BCT </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les échéances à court terme sont modestes, s’élevant à 816,7 millions de dollars pour 2026 et à moins de 350 millions de dollars pour 2027, ce qui atténuera la pression budgétaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, une dépendance excessive à l&rsquo;égard de la BCT pourrait nuire à la crédibilité de la monnaie et alimenter l’inflation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie a également utilisé la majeure partie de ses réserves disponibles, ce qui la rend vulnérable aux fluctuations de l’environnement international, telles qu’une forte hausse des prix du pétrole ou un ralentissement marqué de l’économie européenne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par conséquent, S&amp;P prévoit que les banques continueront d’être confrontées à des risques élevés liés à l’instabilité macroéconomique et à une faible qualité des actifs en raison du niveau élevé de créances douteuses.</p>



<p class="wp-block-paragraph">S&amp;P prévoit, par ailleurs, que le niveau élevé de créances douteuses (NPL) représentera près de 16 % du portefeuille de prêts total au cours des 12 à 24 prochains mois, et que le coût du risque restera élevé, à environ 150 points de base.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les retards importants pris dans les réformes réglementaires ont entravé la capacité des banques à radier les prêts anciens, estime l’agence. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les banques ont constitué des provisions ces dernières années sous la supervision de la BCT, mais le ratio de provisionnement pour pertes sur prêts (NPL) demeure modeste, à 55 % à la mi-2025. Cette couverture limitée restreint la capitalisation des banques.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une rentabilité limitée freine la capitalisation  </h2>



<p class="wp-block-paragraph">S&amp;P prévoit une baisse négligeable de la rentabilité en 2026, suite à la récente diminution du taux directeur. Par ailleurs, l’importance des réseaux d’agences et la rigidité des structures de coûts continueront d’absorber plus de 40 % des revenus des banques, limitant ainsi leurs bénéfices.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les banques tunisiennes accusent également un retard par rapport à leurs homologues des marchés émergents en matière de digitalisation de leurs offres, ce qui restreint davantage leurs résultats. S&amp;P prévoit un rendement des actifs de 1 % et un rendement des capitaux propres de 11 % en 2026.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La rentabilité limitée entravera la capacité des banques à améliorer sensiblement leur capitalisation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les ratios de solvabilité et de fonds propres de catégorie 1 du système bancaire se sont améliorés en 2024, atteignant respectivement 14,5 % et 11,9 % à la fin de l&rsquo;année, contre 14,2 % et 11,3 % à la fin de 2023. Cependant, S&amp;P considère la capitalisation globale comme faible compte tenu des risques importants qui pèsent sur l’environnement opérationnel des banques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De plus, plusieurs petites banques fonctionnent en deçà des exigences minimales d’adéquation des fonds propres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien que l’agence n’anticipe pas de risque majeur pour la stabilité financière, cela souligne la difficulté pour l’autorité de régulation bancaire de mettre en œuvre la réglementation, malgré les réformes récentes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Hausse de l’exposition souveraine des banques</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’exposition souveraine des banques tunisiennes demeure nettement inférieure à celle des marchés émergents comparables, notamment l’Égypte.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, l’exposition directe des banques aux obligations souveraines et aux programmes d’emprunt nationaux atteignait environ 30 milliards de dinars tunisiens (TND) en juin 2025, soit 16,5 % du total de leurs actifs – une hausse significative par rapport aux 12,7 % enregistrés fin 2022.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, S&amp;P estime que l’exposition directe des banques au secteur public et aux entités liées à l’État (ELE) s’élevait à près de 19 milliards de TND, soit 17 % du total des prêts, au 30 juin 2025. Sans soutien de l’État, certaines de ces expositions pourraient peser sur la qualité des actifs des banques, car la situation financière de certaines ELE demeure fragile. On comprend donc que le gouvernement n’envisage pas de restructurer ni de liquider ces entités.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les banques tunisiennes dépendent de la BCT en raison de leurs sources de financement limitées. Les dépôts de la clientèle, principale source de financement de ces banques, affichent une croissance stable et devraient augmenter d’environ 5 % en 2026. Toutefois, ces dépôts sont insuffisants pour financer intégralement les activités de prêt des banques, ce qui les oblige à recourir régulièrement à la BCT pour obtenir des financements complémentaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette dépendance s’explique par la taille réduite du marché des capitaux local et l’accès restreint aux financements extérieurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">S&amp;P prévoit que la dette extérieure nette, provenant principalement de sociétés offshore, d’expatriés tunisiens et de lignes de crédit d’institutions multilatérales, dépassera légèrement 15 % du total des prêts domestiques en 2026.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le financement provenant de sociétés mères étrangères demeure limité par rapport aux marchés émergents comparables, mais les actionnaires étrangers détiennent près d’un tiers des actions du système bancaire tunisien.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong> </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/05/tunisie-la-faible-croissance-economique-limite-les-benefices-des-banques-sp/">Tunisie | La faible croissance économique limite les bénéfices des banques (S&amp;P)</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tendances financières dans le sport &#124; Les chiffres de la saison 2026</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/22/tendances-financieres-dans-le-sport-les-chiffres-de-la-saison-2026/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 22 Jan 2026 10:24:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[SPORT]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[cotes]]></category>
		<category><![CDATA[droits médias]]></category>
		<category><![CDATA[entraîneurs]]></category>
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		<category><![CDATA[Sport]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Sport &#038; finance en 2026 : données, contrats, droits TV et marchés des cotes. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/22/tendances-financieres-dans-le-sport-les-chiffres-de-la-saison-2026/">Tendances financières dans le sport | Les chiffres de la saison 2026</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>En 2026, le sport est devenu une industrie où l’émotion se mesure sans se réduire. Derrière chaque action décisive, il y a des revenus de diffusion, des contrats de sponsoring, des masses salariales, des clauses, des primes de performance et des calendriers qui pèsent sur la rentabilité comme sur les jambes. Les tribunes réagissent au spectacle, mais les directions vivent au rythme d’un autre tableau : prévisions de trésorerie, coûts d’exploitation, exposition au risque, valeur de marque et capacité à transformer une audience en revenus récurrents.</em></strong></p>



<span id="more-18274099"></span>



<p class="wp-block-paragraph">La nouveauté, ce n’est pas que l’argent circule, mais la manière dont il s’appuie désormais sur les données. Les matchs produisent des kilomètres parcourus, des vitesses, des zones de pression, des séquences de possession, des probabilités de tir, des historiques d’efficacité. Ces chiffres ne servent pas seulement aux entraîneurs : ils nourrissent des plateformes de contenu, structurent des négociations, sécurisent des partenariats et alimentent des marchés où l’information se <em>« price&nbsp;»</em> en temps réel. La cote, par exemple, devient un thermomètre : elle ne dit pas la vérité d’un match à venir ; elle dit ce que le marché croit savoir et ce qu’il refuse encore de croire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comprendre les tendances financières du sport, c’est donc apprendre à lire ces couches superposées : l’argent long des droits médias, la fragilité d’une saison ratée, la valeur d’une donnée certifiée, la place du capital-investissement et les garde-fous d’intégrité qui conditionnent la confiance. Au fond, le sport reste un récit. Simplement, ses chapitres se négocient, se mesurent et se modélisent, et c’est là que l’analyse rejoint la finance.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’argent long qui organise le jeu</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les droits de diffusion restent la charpente. La Premier League a annoncé que la vente de ses droits <em>« live »</em> au Royaume-Uni pour le cycle 2025-2029 représente 6,7 milliards de livres sur quatre ans. Dans la NBA, la ligue a officialisé en juillet 2024 des accords de 11 ans avec Disney, NBCUniversal et Amazon Prime Video, couvrant les saisons jusqu’en 2035-36. Ces horizons stabilisent les budgets, mais déplacent la bataille vers la distribution numérique, la fragmentation des audiences et la capacité à retenir l’attention sur plusieurs écrans.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les grands clubs</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le football européen offre une image nette de cette diversification. Le Deloitte Football Money League 2025 indique qu’en 2023-24, les 20 clubs les plus générateurs de revenus ont cumulé 11,2 milliards d’euros, un record. Reuters souligne que le Real Madrid a franchi le milliard d’euros en 2023-24, porté par une hausse des recettes de jour de match et de recettes commerciales. La leçon financière est simple : les clubs les plus solides ne dépendent pas d’une seule ligne de revenus et amortissent un mauvais résultat sportif grâce à la solidité commerciale et à la maîtrise des coûts.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La donnée comme actif</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La donnée de performance est devenue un actif parce qu’elle est standardisée et vérifiable. La Fifa encadre la qualité des systèmes EPTS (tracking optique et dispositifs portés) et décrit des tests visant à quantifier l’exactitude de ces dispositifs. Côté industrie, les ligues vendent des flux officiels à des partenaires. La NFL a prolongé son partenariat avec Genius Sports autour de la distribution de données officielles et de produits liés au visionnage, preuve que la donnée pèse autant que l’image, car elle alimente l’analyse en direct et les usages liés aux paris.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La cote comme prix de l’information</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Une cote ressemble à un prix : elle condense un état de l’information et une estimation du risque. Investopedia rappelle que les cotes impliquent une probabilité et intègrent une marge, ce qui explique qu’elles ne constituent pas une prédiction neutre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette logique de probabilités explicites ne concerne pas uniquement les paris sportifs traditionnels. Elle structure aussi d’autres formats de jeux en ligne fondés sur le calcul et la transparence des règles, comme le <a href="https://kenomaroc-ma.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">keno live Maroc</a>, où le hasard est encadré par des mécanismes mathématiques stables et compréhensibles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les paris sportifs, comme ces jeux à tirage, peuvent rester une pratique positive lorsqu’ils valorisent la lecture de l’information forme, calendrier, absences, dynamiques plutôt que la recherche d’une émotion brute. Envisagés comme un loisir encadré, les casinos en ligne prolongent cette culture du choix et de la gestion du risque, à condition de rester proportionnés, conscients et maîtrisés.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’investisseur entre dans la tribune</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’arrivée du capital modifie la gouvernance. En rugby, CVC Capital Partners a acquis une participation d’environ 14 % dans Six Nations Rugby, symbole d’une lecture <em>« active »</em> appliquée à une compétition historique. L’objectif devient d’augmenter la valeur sur la durée : une distribution mieux structurée, des partenariats mieux monétisés, des contenus plus exportables. En contrepartie, la réputation devient une variable financière : un soupçon d’intégrité se traduit par des audiences plus faibles, des sponsors plus prudents et des négociations plus dures.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Tendances 2026</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Plus les revenus s’appuient sur les données et les marchés, plus l’intégrité devient stratégique. En 2025, la NCAA a conclu un accord officiel sur les données et les logos via Genius Sports, assorti d’exigences d’intégrité et de restrictions sur certains paris, ce qui illustre un mouvement vers davantage de garde-fous. Pour lire 2026 avec une boussole simple, trois signaux comptent :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>prix par match des droits médias, baromètre de l’attention;</li>



<li>part des revenus récurrents (données, partenariats longs) ;</li>



<li>écart entre la croissance des revenus et l’inflation des coûts sportifs.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">À retenir : les chiffres n’effacent pas le sport ; ils expliquent pourquoi certaines histoires tiennent debout. Une économie solide permet à l’émotion de revenir, saison après saison.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/22/tendances-financieres-dans-le-sport-les-chiffres-de-la-saison-2026/">Tendances financières dans le sport | Les chiffres de la saison 2026</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Enquête de la BEI &#124; Les défis des PME en Tunisie en 2025</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/23/enquete-de-la-bei-les-defis-des-pme-en-tunisie-en-2025/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Oct 2025 11:13:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[BEI]]></category>
		<category><![CDATA[compétitivité]]></category>
		<category><![CDATA[financement]]></category>
		<category><![CDATA[PME]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Selon un rapport de la BEI, plus d’une PME sur deux en Tunisie ne parvient toujours pas à accéder à un financement formel.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/23/enquete-de-la-bei-les-defis-des-pme-en-tunisie-en-2025/">Enquête de la BEI | Les défis des PME en Tunisie en 2025</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La Banque européenne d’investissement (<a href="https://www.facebook.com/BEIenTunisie/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">BEI</a>) a dévoilé, le 22 octobre 2025, le second volet de son enquête «<a href="https://click.agilitypr.delivery/ls/click?upn=u001.xOvMY6o45lEJH8Cj04k7f3gR-2FqgbwMBAoqFA081dXixzAZP8cAtbvPXEWaPrxvIxwaygGOf0-2BsH2KcvBRFRHNQ8Vk5C7oZsgjv8K7cnEAMU-3DuTiy_j84piJ98MaB7i1Cb5K3s3V36qMeMMqA-2F3TCJnsNfbG-2Bh-2FQsAD3EXns6V-2BqvUSENHA3ImnWOhzUY25XfCz8fvbGcWF4pcuuweMx6JZ3ASZxIGqWv3HXv7zaVjzFEESu8XEsY5Ev8UPycBmNfE0m-2FD-2BlbOUVoWsaSpX9woc6T6P2bjxQ39Ubku4bzDVVq2iOEMxHpVPyK3OuhvHgoxEKJT4wgnX-2FhAupaYxa9MHPaTDwjR4r-2B4R8ib7g6V6ZoH1WzAZ-2FvTVGpsGgjHnDzWftfsJj-2FZ0zBGrxgbrcBiUa9QAk8XMwG8x6ffi7JUOOb7qspks-2Ffq0Je9bRmDdsf577PlDl3GJ4304UXLxqB4p6DrDvRq-2BrCfRbwsOs6N2hmRdyfMJJjjWNPoWvaD58x5kXXfTBink1NnWjKhQs2PhruQVR6-2FXYkpJGU8dW7RTWSJZ6eDOFha6z10n0Mth3-2BFZEaiA6WruFgtYwEHD6nEmB27xxU-3D" target="_blank" rel="noreferrer noopener">BEI / UE : Les défis des PME en Tunisie en 2025</a>». Réalisée par l’institut de sondage Potloc auprès de 150 dirigeants de PME tunisiennes issues des chaînes de valeur stratégiques telles que l’industrie automobile, l’agroalimentaire ou le textile, cette enquête met en lumière une réalité parlante : plus d’une PME sur deux ne parvient toujours pas à accéder à un financement formel.</em></strong></p>



<span id="more-17719173"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Représentant 95 % du tissu entrepreneurial national, les PME et TPE contribuent de manière significative à créer de la valeur et des emplois lorsqu’elles disposent des moyens nécessaires. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien que le financement constitue un levier essentiel pour la survie et la croissance des entreprises, toutes les PME tunisiennes ne disposent pas des mêmes opportunités d’accès au crédit. En Tunisie, une part importante des petites et moyennes entreprises continue de rencontrer des difficultés pour obtenir un financement formel, freinant ainsi leur développement et leur compétitivité.<br>Tandis que 44 % des dirigeants déclarent avoir obtenu un prêt auprès d’une institution financière, 15 % se sont vu en refuser un et 38 % ont encore recours à des sources informelles (proches, amis, réseaux personnels) pour financer leur activité. <br>D’autre part, seulement 3 % des répondants déclarent ne jamais avoir sollicité un financement formel ou informel, ce qui met en évidence la nécessité des PME tunisiennes à obtenir un soutien financier externe pour soutenir leur activité et leur croissance.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Contraintes bancaires et besoins des PME </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les PME se retrouvent souvent face à des conditions de prêt qu’elles estiment dissuasives. Les taux d’intérêt peu avantageux (82 %), les garanties exigées trop importantes (52 %) et la complexité des procédures (53 %) figurent parmi les principaux freins identifiés. Des obstacles immatériels, comme le manque d’accompagnement (30 %) et l’insuffisance d’information sur les options de financement disponibles (28 %), viennent également limiter l’accès à ces dispositifs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La BEI collabore étroitement avec les banques tunisiennes afin de rendre le système financier plus favorable aux PME. À travers le TCP, la BEI propose aux institutions financières locales des mécanismes de garantie partagée visant à réduire leur exposition au risque lorsqu’elles financent les projets d’investissement portés par les PME issues des chaînes de valeur stratégiques. Un obstacle direct à l’ambition exportatrice</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="504" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/10/PME-TPE-Etude-BEI-0-1024x504.jpg" alt="" class="wp-image-17719272" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/10/PME-TPE-Etude-BEI-0-1024x504.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/10/PME-TPE-Etude-BEI-0-300x148.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/10/PME-TPE-Etude-BEI-0-768x378.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/10/PME-TPE-Etude-BEI-0-580x285.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/10/PME-TPE-Etude-BEI-0-860x423.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/10/PME-TPE-Etude-BEI-0-1160x571.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/10/PME-TPE-Etude-BEI-0.jpg 1366w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de l’activité locale, ce manque d’accès au financement agit également comme un frein à l’internationalisation. D’après l’enquête, 35 % des PME tunisiennes affirment que la difficulté à obtenir un crédit limite directement leur capacité à exporter. De plus, 45 % de celles qui réussissent à exporter le font à une échelle restreinte, faute de moyens pour s’adapter aux normes internationales, développer leur réseau logistique ou investir dans la prospection commerciale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">«<em>Même avec des perspectives solides à l’international, accéder au crédit reste un véritable défi en Tunisie. Les solutions financières proposées sont rarement en phase avec la réalité des PME locales. On nous demande des garanties que nous ne sommes pas en mesure de fournir et les taux appliqués rendent souvent le financement peu accessible</em>», témoigne un dirigeant de PME tunisienne.<br>Cette étude, qui vise à mieux cerner les enjeux liés à l’accès au financement en Tunisie, est réalisé dans le cadre du Trade and Competitiveness Programme, qui offre un accompagnement technique et financier sur-mesure visant à libérer le potentiel d’investissement des PME et renforcer leur compétitivité sur les marchés internationaux.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="5aCramg6LM"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/05/les-obstacles-au-developpement-des-pme-tunisiennes/">Les obstacles au développement des PME tunisiennes</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les obstacles au développement des PME tunisiennes » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/05/les-obstacles-au-developpement-des-pme-tunisiennes/embed/#?secret=qoIj6JiQBS#?secret=5aCramg6LM" data-secret="5aCramg6LM" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/23/enquete-de-la-bei-les-defis-des-pme-en-tunisie-en-2025/">Enquête de la BEI | Les défis des PME en Tunisie en 2025</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Les obstacles au développement des PME tunisiennes</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/05/les-obstacles-au-developpement-des-pme-tunisiennes/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 05 Sep 2025 11:08:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[BEI]]></category>
		<category><![CDATA[compétitivité]]></category>
		<category><![CDATA[coûts logistiques]]></category>
		<category><![CDATA[croissance]]></category>
		<category><![CDATA[développement]]></category>
		<category><![CDATA[financement]]></category>
		<category><![CDATA[PME]]></category>
		<category><![CDATA[UE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les PME tunisiennes face aux réalités du terrain, aux obstacles qu'elles confrontent et aux défis du développement. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/05/les-obstacles-au-developpement-des-pme-tunisiennes/">Les obstacles au développement des PME tunisiennes</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Une enquête vient de paraître, intitulée «Les PME tunisiennes face aux réalités du terrain», réalisée par la Banque européenne d’investissement (BEI) et l’Union européenne (UE) analyse les défis des Petites et moyennes entreprises (PME) tunisiennes en 2025.</em></strong></p>



<span id="more-17395200"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Les deux principaux obstacles à la croissance des PME tunisiennes sont, selon les auteurs de l’étude, la concurrence accrue (pour 25% des chefs d’entreprises sondés) et le capital limité (17%).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quant aux quatre principaux freins à l’exportation des PME tunisiennes, ils ont été définis comme suit&nbsp;: les coûts logistiques, de conformité et douaniers &nbsp;(pour 62% des sondés); la forte concurrence et la saturation du marché (60%)&nbsp;; le manque de financement pour se développer à l’international (48%) et la difficulté à trouver des partenaires commerciaux (44%). &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Rappelons que les PME représentent plus de 90 % des entreprises du pays, contribuent à plus de 40 % du PIB et emploient les deux tiers de la main-d’œuvre nationale.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="538" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/PME-Tunisiennes-2-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-17395231" style="width:800px" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/PME-Tunisiennes-2-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/PME-Tunisiennes-2-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/PME-Tunisiennes-2-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/PME-Tunisiennes-2-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/PME-Tunisiennes-2-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/PME-Tunisiennes-2-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/PME-Tunisiennes-2.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Rien qu’en 2024, la BEI a mobilisé 415 millions d’euros en Tunisie, dont une part significative dédiée au financement des PME. Cela comprend des lignes de crédit ciblées, des garanties, un accompagnement technique pour aider les entreprises à accéder à des financements verts et un soutien au développement sur les marchés internationaux.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong> </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/05/les-obstacles-au-developpement-des-pme-tunisiennes/">Les obstacles au développement des PME tunisiennes</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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