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	<title>Archives des FMI - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des FMI - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Etude sur l’échec de la réforme économique en Tunisie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 Aug 2026 12:51:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Présentation de l'étude intitulée "Pourquoi la réforme économique a échoué en Tunisie" de la chercheuse américaine Sabina Henneberg. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/20/etude-sur-lechec-de-la-reforme-economique-en-tunisie/">Etude sur l’échec de la réforme économique en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Sabina Henneberg, chercheuse au Washington Institute, spécialiste de la Tunisie, vient de publier un ouvrage intitulé <a href="https://www.washingtoninstitute.org/policy-analysis/why-economic-reform-failed-tunisia-assessing-four-donors-and-country-transition" target="_blank" rel="noreferrer noopener">‘‘Why Economic Reform Failed in Tunisia’’</a> (Pourquoi la réforme économique a échoué en Tunisie), une sorte de bilan de l’action des quatre principaux bailleurs de fonds dans un pays en transition depuis la «révolution» du 14 janvier 2026.</em></strong></p>



<span id="more-19467237"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cette étude approfondie, Sabina Henneberg retrace les efforts déployés par la Banque mondiale, le Fonds monétaire international, les États-Unis et l’Union européenne pour soutenir les réformes économiques en Tunisie au cours de la décennie ayant suivi la révolution.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au cours de la décennie ayant suivi les soulèvements du Printemps arabe de 2011, la Tunisie s’est imposée comme le pays de la région offrant les meilleures perspectives de transition démocratique, fort de réalisations telles qu’une nouvelle Constitution, des élections libres et équitables, ainsi que la mise en place de commissions traitant de la corruption, de la liberté des médias et des droits des femmes. En réponse, les acteurs internationaux ont apporté un soutien politique marqué à ce pays d’Afrique du Nord, assorti d’importantes promesses d’aide financière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, tout en reconnaissant que la réussite politique de la Tunisie devait s’appuyer sur des réformes économiques, ces acteurs ne sont pas parvenus à s’adapter à des évolutions préoccupantes, notamment la résistance au changement du syndicat national, l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), aux effets déstabilisateurs du terrorisme et aux ingérences d’acteurs extérieurs, analyse la chercheuse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si la porte peut sembler fermée aujourd’hui, alors que le président Kaïs Saïed consolide son pouvoir depuis la proclamation de l’état d’exception, le 25 juillet 2021, l’étude explique comment de futures initiatives pourraient rencontrer un succès accru en s’inscrivant dans une perspective à plus long terme, en conditionnant l’aide à la mise en œuvre de réformes et en privilégiant un dialogue soutenu avec le public tunisien.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://www.washingtoninstitute.org/sites/default/files/pdf/PolicyFocus183Hennebergv2.pdf">Lire l’étude en an</a><a href="https://www.washingtoninstitute.org/sites/default/files/pdf/PolicyFocus183Hennebergv2.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">g</a><a href="https://www.washingtoninstitute.org/sites/default/files/pdf/PolicyFocus183Hennebergv2.pdf">lais.</a></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/20/etude-sur-lechec-de-la-reforme-economique-en-tunisie/">Etude sur l’échec de la réforme économique en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Bourse de Tunis &#124; Plaidoyer pour l’introduction des entreprises publiques</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/02/bourse-de-tunis-plaidoyer-pour-lintroduction-des-entreprises-publiques/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 02 Aug 2026 07:09:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Bourse de Tunis]]></category>
		<category><![CDATA[déficit budgétaire]]></category>
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		<category><![CDATA[Kaïs Saied]]></category>
		<category><![CDATA[Larbi Benbouhali]]></category>
		<category><![CDATA[subventions]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’introduction en bourse des entreprises publiques en difficulté aidera à les réformer et à réduire la pression que leurs déficits exercent sur le budget de l’Etat. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/02/bourse-de-tunis-plaidoyer-pour-lintroduction-des-entreprises-publiques/">Bourse de Tunis | Plaidoyer pour l’introduction des entreprises publiques</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dans cet article, l’auteur appelle le président de la république Kaïs Saïed à œuvrer pour l’introduction en bourse des entreprises publiques en difficulté pour aider à les réformer, les rendre plus rentables, réduire la pression que leurs déficits exercent sur le budget de l’Etat et, ce faisant, stimuler la croissance économique globale dans le pays.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Larbi Benbouhali</strong> *</p>



<span id="more-19356639"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Larbi-Benbouhali.jpg" alt="" class="wp-image-17855925" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Larbi-Benbouhali.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Larbi-Benbouhali-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Larbi-Benbouhali-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Le Président peut-il collaborer avec la Bourse de Tunis (BVMT) pour sauver l’économie tunisienne en cette période de malaise économique ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cela se joue dans un contexte marqué par une forte inflation, un chômage élevé, un endettement important, une croissance économique faible, une détérioration du niveau de vie des familles tunisiennes et une conjoncture économique mondiale incertaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si le président refuse de collaborer avec le FMI et les bailleurs de fonds étrangers, il dispose d’une opportunité en or : travailler avec la BVMT. Il pourrait ainsi éviter que les 105 entreprises publiques ne plombent le budget de l’État par leurs déficits en cette période difficile, tout en sauvant l’économie tunisienne dans son ensemble.</p>



<p class="wp-block-paragraph">1. Pourquoi le gouvernement tunisien ne procède-t-il pas à l’introduction en Bourse des entreprises publiques (CPG, Steg, Etap, Stir, Stam, Sonede, etc.) ? Il pourrait utiliser les liquidités du marché boursier pour financer et réformer ces entreprises, les rendre rentables et stimuler la croissance économique globale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">2. Pourquoi le gouvernement ne réforme-t-il pas l’économie informelle (ou parallèle) — qui représente 40 % de l’économie réelle — afin de collecter jusqu’à 12 milliards de dinars de recettes fiscales ? Une partie de ces fonds pourrait servir à accorder des prêts sans intérêts ni garanties aux chômeurs, évitant ainsi au gouvernement de devoir contraindre les banques à octroyer de tels prêts.</p>



<p class="wp-block-paragraph">3. Pourquoi le gouvernement ne réforme-t-il pas le système de subventions alimentaires et énergétiques ? Une économie d’environ 5 milliards de dinars sur ce budget permettrait d’accorder des prêts sans intérêts ni garanties aux chômeurs ; rappelons que seule 50 % de la population tunisienne a réellement besoin de ces subventions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">4. Pourquoi le gouvernement n’encourage-t-il pas les 65 % de Tunisiens sans compte bancaire à adopter les services bancaires mobiles et à ouvrir un compte ? Cela permettrait d’intégrer au système bancaire les 29 milliards de dinars circulant dans l’économie parallèle, offrant ainsi aux banques davantage de liquidités pour prêter au secteur privé, stimuler la production industrielle et ramener le taux de chômage à 10 %.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pour sortir la Bourse de Tunis de la tourmente</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au cours des deux dernières semaines, la Bourse de Tunis a perdu plus de 8,5 % de sa capitalisation boursière par rapport à son pic de 21 550 points atteint début juillet 2026 ; le secteur bancaire, à lui seul, a perdu plus de 11 % de sa valeur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La perte globale est considérable en termes de dinars : elle équivaut à 4 400 millions de dinars, soit près de 2,6 % du PIB total de 2025 (PIB de 170 milliards de dinars / 4,4 milliards de dinars = 2,6 %).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les prix élevés du pétrole brut et de l’énergie vont faire grimper l’inflation et les taux d’intérêt bancaires, ce qui se traduira par une hausse des coûts et une baisse des bénéfices pour le secteur bancaire tunisien. Cela entraînera une nouvelle baisse de l’indice boursier tunisien, tendance qui pourrait se poursuivre tout au long du mois d’août et dans les mois à venir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce recul lent mais constant a débuté début juillet, bien avant l’entrée en vigueur de la loi 2026-148 relative aux prêts sans intérêts ni garanties. Cela indique que d’autres facteurs ont incité les investisseurs à vendre massivement des actions cette semaine, provoquant une chute de 8,5 % de l’indice au cours des quatre dernières semaines et cette perte colossale de 4,4 milliards de dinars.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous pouvons désormais identifier et quantifier les véritables raisons pour lesquelles la Bourse de Tunis a connu deux journées très difficiles, mardi et mercredi derniers :</p>



<p class="wp-block-paragraph">1. l’indice boursier tunisien avait progressé de 65 % depuis le début de l’année ; les investisseurs ont donc souhaité prendre leurs bénéfices avant toute correction brutale, tirant les leçons de la chute de la Bourse sud-coréenne la semaine dernière et du recul d’autres marchés mondiaux en juillet&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">• l’indice boursier sud-coréen Kospi a perdu 25 % de sa valeur en juillet 2026&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">• l’indice boursier indien BSE Sensex a perdu 10 % de sa valeur en juillet 2026&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">• l’indice boursier Nasdaq-100 a perdu 7 % de sa valeur en juillet 2026&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">• l’indice de la Bourse de Tunis (Tunindex) a perdu 8,5 % de sa valeur en juillet 2026.</p>



<p class="wp-block-paragraph">2. Le secteur bancaire connaît une liquidité limitée ; on observe une abondance de vendeurs d’actions face à une faible demande cette semaine, ce qui a entraîné une baisse des cours et fait reculer le Tunindex de 3,47 points en une seule journée mardi dernier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">3. La réduction de la liquidité bancaire destinée au secteur privé, les restrictions sur les dividendes et la contraction de 8 % du secteur financier en 2025 : la Banque centrale a incité les banques à limiter ou suspendre les versements afin de préserver leurs fonds propres et de restreindre les sorties de devises. Cette mesure a réduit la liquidité disponible pour les prêts et la génération de profits supplémentaires, pesant ainsi sur le cours de leurs actions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">4. Par ailleurs, le marasme économique tunisien et la faiblesse des investissements ont freiné la croissance de nombreuses entreprises ; neuf des 75 sociétés cotées à la Bourse de Tunis ont enregistré des pertes en 2025, affichent des capitaux propres négatifs et n’ont pas publié leurs rapports annuels depuis plus de trois ans.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces neuf entreprises représentent 12 % des sociétés cotées ; leurs pertes contribuent à la tendance baissière du marché boursier tunisien.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des recommandations en guise de conclusion :</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement tunisien peut développer la Bourse de Tunis et générer davantage de richesse pour chaque famille tunisienne en collaborant avec le marché financier pour y introduire des entreprises publiques ; cela permettrait à ces sociétés de lever des capitaux pour investir et se développer, plutôt que de peser sur le budget de l’État.</p>



<p class="wp-block-paragraph">2. L’économie tunisienne a besoin de devises étrangères, et non de dinars — un <em>«mini-plan Marshall»</em> d’au moins 3 milliards de dollars est nécessaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourquoi ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">On peut imprimer des dinars, mais pas du pétrole brut. On peut imprimer des dinars, mais pas du gaz naturel. On peut imprimer des dinars, mais pas du blé ni des matières premières&#8230;</p>



<p class="wp-block-paragraph">3. En 2025, la Bourse de Tunis a progressé de 35 % et dispose d’importantes liquidités : le gouvernement peut collaborer avec elle et s’appuyer sur les entreprises publiques pour lever des capitaux et leur accorder des prêts destinés à l’investissement et à la croissance économique. Cela permettrait d’attirer davantage de dollars et d’euros, de réduire le niveau d’endettement, de créer des emplois et de stimuler une croissance économique supérieure au taux d’inflation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">4. Le gouvernement tunisien peut collaborer avec le ministère des Finances, les banques commerciales et la Banque centrale pour réformer l’économie parallèle et accroître les recettes fiscales de 17 milliards de dinars (12 milliards issus de l’économie parallèle et 5 milliards grâce à la réforme des subventions).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement pourrait alors accorder des prêts sans intérêts ni garanties aux chômeurs, réduisant ainsi ses besoins d’emprunt auprès des banques commerciales et de la Banque centrale, ce qui contribuerait à ramener l’inflation monétaire à 3 %.</p>



<p class="wp-block-paragraph">5. Toutes ces mesures aideront les banques commerciales et le gouvernement à assainir les finances publiques ; les banques disposeront de davantage de liquidités pour prêter au secteur privé et soutenir la croissance économique dans un contexte mondial incertain, tout en améliorant la notation financière (Fitch Ratings) et en réduisant le niveau d’endettement de l’État.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À mesure que l’adoption des mesures susmentionnées entraînera un afflux croissant de dollars américains et d’euros en Tunisie, le dinar tunisien se renforcera, ce qui permettra de réduire l’inflation importée ainsi que les déficits commercial et budgétaire, de créer des milliers d’emplois et de générer des recettes fiscales supplémentaires. Il s’agit d’une formule gagnant-gagnant pour le gouvernement tunisien, les banques commerciales, la Banque centrale de Tunisie et la Bourse de Tunis ; elle favorisera la création de richesse pour chaque famille tunisienne et permettra de porter le taux d’épargne de 5 % à 15 % du PIB.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À mesure que l’afflux de dollars et d’euros augmentera grâce à l’adoption de ces mesures, le dinar tunisien se renforcera, ce qui permettra de réduire l’inflation importée, les déficits commercial et budgétaire, de créer des milliers d’emplois et de générer des recettes fiscales supplémentaires. C’est une formule gagnant-gagnant pour le gouvernement tunisien, les banques commerciales, la Banque centrale de Tunisie et la Bourse de Tunis, tout en générant davantage de richesse pour chaque famille tunisienne.<em>* Expert financier tunisien opérant en Afrique du Sud.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/08/02/bourse-de-tunis-plaidoyer-pour-lintroduction-des-entreprises-publiques/">Bourse de Tunis | Plaidoyer pour l’introduction des entreprises publiques</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie &#124; La croissance n’obéit pas aux décrets !</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/25/tunisie-la-croissance-nobeit-pas-aux-decrets/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 25 Jul 2026 06:41:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Entre 2020 et 2026, la Tunisie a gagné un centre unique de décision politique mais perdu plusieurs moteurs de croissance. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/25/tunisie-la-croissance-nobeit-pas-aux-decrets/">Tunisie | La croissance n’obéit pas aux décrets !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’idée directrice serait simple : entre 2014-2019, la Tunisie souffrait d’instabilité gouvernementale mais conservait une certaine ouverture économique ; entre 2020 et 2026, elle a gagné un centre unique de décision politique mais perdu plusieurs moteurs de croissance. Le paradoxe est là : davantage de pouvoir exécutif n’a pas produit davantage de performance économique.</em></strong> <em>(Photo: Réunion de Kaïs Saïed avec plusieurs ministres et hauts cadres de l&rsquo;Etat, le 22 juillet 2026, consacrée aux coupures d&rsquo;électricité et d&rsquo;eau et aux incendies de forêts). </em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Moktar Lamari</strong> *</p>



<span id="more-19312613"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" style="width:200px"/></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Le verdict des chiffres est plus sévère que celui des opposants. Durant les années précédant l’arrivée de Kaïs Saïed, la croissance demeurait faible, autour de 2 % en moyenne, mais l’économie restait insérée dans les circuits internationaux, négociait avec le Fonds monétaire international (FMI), attirait encore des investissements directs étrangers et bénéficiait d’une relative prévisibilité institutionnelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis 2020, la pandémie explique une partie du choc initial, mais elle n’explique pas la persistance d’une croissance molle, d’un investissement privé atone, d’un chômage structurel élevé, d’une dette publique proche de 85 % du PIB et d’un financement croissant de l’État par la Banque centrale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport de l’<em>Economist Intelligence Unit (EIU)</em> décrit une économie enfermée dans un cercle où déficits budgétaires, faibles investissements, chômage élevé et accès limité aux financements extérieurs se renforcent mutuellement.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pouvoir verticalisée, économie horizontalement figée</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le paradoxe est presque ironique. Le pouvoir s’est verticalisé ; l’économie, elle, s’est horizontalement figée. Les gouvernements de la période 2014-2019 tombaient rapidement, mais les investisseurs savaient encore où se trouvait le ministère des Finances. Depuis 2021, les gouvernements durent davantage que les certitudes économiques. La concentration des décisions n’a pas réduit l’incertitude ; elle l’a déplacée vers une seule variable : la volonté présidentielle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’inflation est certes redescendue autour de 5 %, mais cette amélioration repose autant sur les prix administrés, les contrôles des changes, le ralentissement de la demande et la compression des importations que sur une restauration profonde des équilibres macroéconomiques. L’<em>EIU</em> souligne d’ailleurs que les tensions inflationnistes demeurent sous-jacentes et pourraient réapparaître avec la monétisation des déficits publics.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Même constat pour le déficit extérieur. Son amélioration récente constitue moins une victoire de compétitivité qu’une conséquence des restrictions sur les importations, du rebond du tourisme et des transferts des Tunisiens résidant à l’étranger. Les recettes touristiques et les remises des migrants compensent progressivement ce que l’économie productive peine à créer. Une économie qui importe moins faute de devises n’est pas nécessairement une économie qui produit davantage.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une confiance internationale affaiblie</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le dinar, lui aussi, semble plus stable. Mais cette stabilité ressemble davantage à une perfusion qu’à une guérison. Contrôle du marché des changes, rationnement implicite des devises et intervention administrative remplacent progressivement les mécanismes d’ajustement habituels. L’<em>EIU</em> estime d’ailleurs que cette stabilité reste fragile tant que les réserves extérieures dépendent d’un financement extérieur limité et d’une confiance internationale affaiblie.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le coût le plus lourd apparaît sans doute ailleurs : dans l’investissement. Le ratio investissement/PIB demeure inférieur aux besoins de l’économie tunisienne, tandis que les investissements directs étrangers restent modestes au regard des standards historiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus inquiétant encore, l’émigration des diplômés est devenue une véritable variable d’ajustement du marché du travail. Lorsque les capitaux hésitent à entrer et que les ingénieurs choisissent de sortir, l’économie exporte progressivement ce qu’elle produit de plus coûteux : son capital humain. L’<em>EIU</em> souligne explicitement que les diplômés quittent de plus en plus le pays faute de perspectives.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Incertitude sur la trajectoire macroéconomique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">À cela s’ajoute un changement plus profond encore : la relation avec les institutions internationales. Depuis 2021, la Tunisie n’a plus tenu de consultation au titre de l’article IV du FMI. Le rapport souligne que cette absence prive investisseurs et créanciers d’une évaluation indépendante de la soutenabilité de la dette et nourrit l’incertitude sur la trajectoire macroéconomique. Refuser le thermomètre n’a jamais fait disparaître la fièvre.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le plus frappant reste finalement le contraste entre le discours et les résultats. La lutte contre les <em>«lobbies»</em> devait libérer l’économie ; elle a surtout accru l’attentisme. La souveraineté économique devait réduire la dépendance extérieure ; elle a renforcé la dépendance au financement domestique de la Banque centrale. La centralisation politique devait accélérer les décisions ; elle a surtout concentré les risques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’histoire économique retiendra peut-être moins la Constitution de 2022 que cette étrange expérience macroéconomique : remplacer la confiance des marchés par la confiance dans l’autorité, substituer l’investissement par l’administration, et espérer que la croissance finisse par obéir aux décrets. Les lois peuvent modifier l’architecture d’un régime ; elles ne modifient pas les équations de la croissance. À la fin, les investisseurs, les ménages et les entreprises votent eux aussi. Non avec des bulletins, mais avec leurs capitaux, leurs projets et, de plus en plus souvent, leurs billets d’avion.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Economiste universitaire.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Blog de l’auteur.</em> <a href="https://www.facebook.com/groups/375846620757494" target="_blank" rel="noreferrer noopener">E4T</a>.</p>



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		<title>Tunisie &#124; Le double abandon de la démocratie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Jul 2026 06:22:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[25 juillet 2026]]></category>
		<category><![CDATA[démocraties occidentales]]></category>
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		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>
		<category><![CDATA[Ursula von der Leyen]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’échec de la transition démocratique tunisienne est également dû à son abandon systémique par les démocraties occidentales.  </p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’échec de la transition démocratique tunisienne n’est pas seulement celle d’un peuple épuisé par des institutions incapables de nourrir ses espérances. C’est aussi le fruit de son abandon systémique par les démocraties occidentales, dont le cynisme du calcul migratoire le dispute au confort d’un fatalisme culturel.</em></strong> <em>(Photo : Thomas Ruud, Kais Saied, Ursula von der Leyen et Giorgia Meloni à Carthage en juin 2023).</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ali Guidara</strong> *</p>



<span id="more-19295256"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="341" height="512" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/07/Ali-Guidara-2.png" alt="" class="wp-image-19296482" style="width:200px" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/07/Ali-Guidara-2.png 341w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/07/Ali-Guidara-2-200x300.png 200w" sizes="(max-width: 341px) 100vw, 341px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Il y a cinq ans, le 25 juillet 2021, lorsque le président Kaïs Saïed suspendait le Parlement, limogeait le chef du gouvernement et s’octroyait les pleins pouvoirs, la Tunisie n’a pas basculé dans la consternation. Elle a poussé un soupir de soulagement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’époque, un sondage&nbsp;<em>Emrhod Consulting</em>&nbsp;créditait ces mesures d’un soutien massif de 87 % des Tunisiens. Ce chiffre, aujourd’hui relégué aux oubliettes de l&rsquo;histoire récente, rappelle une vérité inconfortable : l’expérience démocratique amorcée en 2011 s’est d’abord effondrée de l’intérieur. Ce désamour initial ne s’est pas construit dans le vide ; il fut le produit d’une décennie d’instabilité gouvernementale, d’une corruption perçue comme endémique et des théâtres d’ombres d’un Parlement fragmenté où la posture partisane éclipsait l’urgence publique. Sur ce terreau d’une économie exsangue, la promesse démocratique a fini par s’assimiler à l’impuissance.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un record mondial d’abstention</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le provisoire est devenu permanent. Justifié à l’origine par l’article 80 de la Constitution de 2014, le régime d’exception s’est mué en un système pérenne, en dépit d’une érosion spectaculaire de l’adhésion populaire. Le référendum constitutionnel de juillet 2022 n’a mobilisé que 27 % des inscrits ; les législatives suivantes, à peine 11 % – un record mondial d’abstention.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est ici que le regard bifurque vers les partenaires occidentaux de Tunis. Comment cet effritement manifeste de la légitimité populaire a-t-il pu s’accompagner d’une telle absence de position claire et ferme de leur part ? L’argument de l’ignorance ne tient pas. La révocation arbitraire de 57 magistrats en juin 2022 et l’avènement d’une Constitution hyper-présidentielle privant le législatif de sa substance ont été documentés en temps réel par les chancelleries. Ce qui a manqué à l’Occident n’est pas l&rsquo;information, mais la volonté politique : les capitales européennes et Washington ont préféré s’en tenir à de rituelles expressions d’<em>«inquiétude» </em>diplomatique, se gardant bien d’activer le moindre levier concret – ni conditionnalité de l’aide, ni suspension de coopération.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les derniers contre-pouvoirs tunisiens – syndicats et journalistes – ont été abandonnés à leur sort.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Alibi de l’essentialisme et réalité économique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce renoncement occidental s’enracine en réalité dans un préjugé tenace, presque confortable : l’idée reçue selon laquelle le monde arabe serait intrinsèquement incompatible avec le pluralisme. Pour beaucoup de décideurs à Paris, Bruxelles ou Washington, l’échec de la transition tunisienne n’a pas été perçu comme un drame à éviter, mais comme la confirmation d’une fatalité culturelle. Ce biais essentialiste a servi d’alibi parfait : si la démocratie ne peut pas s’implanter durablement dans la région, à quoi bon la défendre à bout de bras ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Affranchi des verrous institutionnels, le pouvoir s’est pourtant heurté à la dure réalité des chiffres. Prisonnière depuis une décennie des remèdes standardisés du FMI, la Tunisie a vu son pouvoir d’achat s’effondrer. Mais lorsqu’un accord de 1,9 milliard de dollars s’est profilé en octobre 2022, Kaïs Saïed a préféré le rejeter, fustigeant les <em>«diktats»</em> de l’étranger. Ce refus, s’il a flatté le nationalisme d’une partie de l’opinion, a scellé le décrochage économique du pays. En érigeant la souveraineté rhétorique en absolu, le pouvoir a troqué la soutenabilité financière contre une légitimité de posture.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette dynamique a trouvé par ailleurs un écho favorable auprès des autocraties régionales – Égypte, Arabie saoudite, Émirats arabes unis –, ravies de voir expirer le dernier laboratoire issu du Printemps arabe. Certes, les pétrodollars promis à Tunis ne sont jamais venus, le Golfe exigeant le blanc-seing financier du FMI que Saïed refusait. Mais qu’importe : pour ces régimes, la <em>«stabilité»</em> d’un pouvoir fort, même impécunieux, restera toujours préférable à la contagion d’une transition démocratique réussie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le prisme de Lampedusa</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’Union européenne (UE), de son côté, a fini par capituler devant ses propres obsessions électorales. Aveuglée par la question migratoire, Bruxelles a cessé de voir en Tunis un phare démocratique pour n’y chercher qu’un garde-côte. Le mémorandum d’accord du 16 juillet 2023, parrainé par Ursula von der Leyen, Giorgia Meloni et Mark Rutte, a acté ce grand marchandage. Peu importaient les déclarations de Kaïs Saïed qui, quelques mois plus tôt, reprenait la rhétorique complotiste du <em>«grand remplacement»</em> envers les migrants subsahariens. Malgré le tollé et la condamnation d’une commission de l’Onu, l’Europe a choisi de signer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce choix est une profession de foi cynique : il consacre la préférence pour un exécutif concentré plutôt que pour des institutions pluralistes, la prime au résultat immédiat plutôt qu’au processus de droit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, l’histoire tunisienne moderne porte en elle un avertissement gravé en 2011 : les régimes prétendument garants de la stabilité sur l’autel de la liberté sont des colosses aux pieds d’argile. Un pouvoir sans contrepoids s’effondre souvent sous le poids de ses propres contradictions. Et sa chute, dans un paysage politique méthodiquement désertifié, n’ouvrirait pas la voie à une transition ordonnée, mais à un saut dans l’inconnu – une onde de choc qui ébranlerait toute la région et traverserait inévitablement la Méditerranée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La tragédie tunisienne n’est pas seulement celle d’un peuple épuisé par des institutions incapables de nourrir ses espérances. C’est aussi le fruit d’un abandon systémique, où le cynisme d’un calcul migratoire le dispute au confort d&rsquo;un fatalisme culturel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En cautionnant ce renoncement, les démocraties occidentales ont acté leur propre faillite morale : l’effondrement durable de leur crédibilité sur l’universalité des droits.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Docteur en politiques publiques.</em></p>
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		<title>Euro Bonds &#124; La douloureuse facture que payent les Tunisiens</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Jul 2026 08:40:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[dette extérieure]]></category>
		<category><![CDATA[Euro Bonds]]></category>
		<category><![CDATA[FMI]]></category>
		<category><![CDATA[Moktar Lamari]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie règle son dernier grand eurobond international : 700 millions d’euros levés en 2019 à 6,375 % sur sept ans. Une perte sèche... </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/15/euro-bonds-la-douloureuse-facture-que-payent-les-tunisiens/">Euro Bonds | La douloureuse facture que payent les Tunisiens</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Mercredi 15 juillet 2026, la Tunisie règle son dernier grand eurobond international : 700 millions d’euros levés en 2019 à 6,375 % sur sept ans («Euro Bonds – 7 ans – 6,375 % – 700 M€ Reg S – 15/07/2026»). Les communiqués officiels célèbrent une «page qui se tourne», une «discipline financière retrouvée», une «fin de cycle». La communication, elle, ferme le dossier. L’arithmétique financière, en revanche, le rouvre et en fait un autre constat chiffré. Allumez donc votre calculatrice…</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Moktar Lamari </strong>*</p>



<span id="more-19229301"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" style="width:200px"/></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Un vieux proverbe tunisien résume admirablement la situation : <em>«Elli yakhod bel elkilo, yerja’ bel qentar»</em> — qui emprunte en kilo rembourse en quintal. Encore faut-il vérifier si le dicton résiste aux chiffres. Il les supporte remarquablement bien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Premier constat : même le montant du remboursement final raconte une histoire. Deux chiffres circulent depuis plusieurs jours. La plupart des médias évoquent une facture globale d’environ 2,3 milliards de dinars, intérêts compris. À l’inverse, le calendrier officiel de la dette, repris par Ilboursa, distingue 2 350 millions de dinars (MDT) de principal et 150 MDT d’intérêts, soit 2,5 milliards de dinars au total. L’écart atteint près de 200 MDT, soit environ 8 %. Ce n’est pas une querelle de décimales : c’est l’équivalent du financement de plusieurs hôpitaux de proximité.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le coût réel de l’emprunt</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le calcul permet pourtant de départager les versions. Si 700 millions d’euros correspondent à 2 350 MDT, le taux de change implicite est d’environ 3,357 dinars pour un euro. Un coupon annuel de 6,375 % représente alors 44,625 millions d’euros, soit très exactement 150 MDT. L’arithmétique donne donc raison au calendrier détaillé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le chiffre de 2,3 milliards relève vraisemblablement d’un arrondi commode ou d’une conversion effectuée à un autre cours. Ni mensonge ni manipulation, mais un arrondi institutionnel qui fait disparaître, au passage, deux cents millions de dinars. En comptabilité publique, les arrondis ont parfois le goût des tours de passe-passe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais le véritable sujet n’est pas le chèque signé ce mercredi. La vraie question est infiniment plus simple : combien cet emprunt a-t-il réellement coûté depuis 2019 ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">La réponse découle d’une formule élémentaire de finance obligataire (taux composé): Coût total = Principal + (Taux × Principal × Nombre d’années).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le cas présent : 700 M€ + (0,06375 × 700 × 7) = 1 012,375 milliard d’euros.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Autrement dit, la Tunisie n’a pas seulement remboursé 700 millions d’euros à l’échéance. Elle a également payé, pendant sept années, 44,625 millions d’euros d’intérêts annuels.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au total, la facture atteint un peu plus de 1,012 milliard d’euros, soit 312 millions d’euros d’intérêts, représentant près de 45 % du capital emprunté. Converti au cours actuel, cela représente environ 3,4 milliards de dinars déboursés pour un emprunt qui représentait environ 2,2 milliards de dinars lors de son émission.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La dette n’a donc pas disparu : elle a simplement présenté l’addition.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le récit officiel parle pourtant de <em>«clôture»</em>. Le mot mérite d’être examiné. Car on ne clôt pas une dette comme on clôt un dossier administratif. On ferme une ligne de financement, certes, mais on n’efface pas le coût économique qui l’a accompagnée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus encore, cette sortie des marchés internationaux relève moins d’un choix souverain que d’une réalité moins flatteuse : depuis plusieurs années, la Tunisie éprouve les plus grandes difficultés à retrouver un accès normal aux marchés internationaux, notamment après l’enlisement des négociations avec le FMI.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les statistiques illustrent parfaitement ce déplacement du problème. La dette extérieure rapportée au PIB est effectivement passée d’environ 47,7 % en 2019 à près de 32 % en 2025. Mais, dans le même temps, l’endettement intérieur a explosé et l’encours total de la dette publique est passé d’environ 83 milliards à 141 milliards de dinars. La dette n’a donc pas disparu ; elle a simplement changé d’adresse. On ne rembourse pas une dette : on la fait déménager.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Report sur demain de la consommation d’aujourd’hui</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Trois questions demeurent alors soigneusement absentes des communiqués officiels. La première est sans doute la plus embarrassante : à quoi ces 700 millions d’euros ont-ils réellement servi ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">La réponse est connue. Ils n’ont financé ni infrastructure majeure, ni centrale électrique, ni réseau ferroviaire, ni hôpital universitaire. Ils ont principalement couvert les besoins du budget courant dans une année électorale où les finances publiques étaient sous très forte tension.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le journaliste Jean-Pierre Sereni résumait déjà cette logique d’une formule lapidaire : cet argent est <em>«parti en fumée»</em>. L’expression est sévère mais difficilement contestable : aucun actif productif identifiable n’est venu justifier un emprunt dont les générations futures continuent pourtant d’acquitter la facture.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Or toute la logique de la dette publique repose précisément sur cette distinction fondamentale : on peut légitimement emprunter pour investir ; emprunter pour financer des dépenses courantes revient simplement à reporter sur demain la consommation d’aujourd’hui.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La deuxième question relève cette fois de la théorie financière. Quel rendement minimal cet emprunt aurait-il dû produire pour être économiquement neutre (couvrir ses coûts sans perte ou profit) ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">La condition est classique : la valeur actuelle nette est nulle lorsque le taux de rentabilité interne est au moins égal au coût du capital. La formule s’écrit : Σ [CFₜ / (1 + r)ᵗ] = Investissement initial.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Encore faut-il intégrer une variable que les commentaires omettent presque toujours : le risque de change. L’emprunt est libellé en euros tandis que les recettes publiques sont essentiellement perçues en dinars. Entre juillet 2019 et juillet 2026, le dinar est passé d’environ 3,16 à 3,36 dinars pour un euro, soit une dépréciation cumulée proche de 6,3 %, correspondant à environ 0,9 % par an.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le coût économique réel devient alors : r = (1 + 6,375 %) × (1 + 0,9 %) – 1 ≈ 7,33 % par an.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Autrement dit, tout investissement financé par cet emprunt devait produire au minimum 7,33 % de rendement annuel pendant sept ans pour simplement couvrir son coût financier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Or la croissance moyenne de l’économie tunisienne entre 2019 et 2025 dépasse à peine 1 % par an, après la récession historique de –8,8 % en 2020. Même si les 700 millions avaient été intégralement investis dans un projet productif suivant la performance moyenne de l’économie nationale, le rendement serait resté très inférieur au seuil de rentabilité.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pourquoi emprunter au marché et non au FMI ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Mais le problème est plus profond encore : cet investissement n’a jamais réellement existé. Les fonds ont financé du fonctionnement courant. Le rendement économique est donc proche de zéro. La valeur actuelle nette n’est pas simplement négative : elle est lourdement déficitaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin vient la troisième question, probablement la plus politique : combien cette opération aurait-elle coûté si la Tunisie avait emprunté auprès du FMI plutôt que sur les marchés internationaux ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les prêts du FMI accordés dans le cadre du Mécanisme élargi de crédit étaient généralement consentis à des taux compris entre 1 % et 2 %, avec une maturité plus longue et surtout une période de grâce de quatre ans et demi. Retenons un taux médian de 1,5 %.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le calcul est immédiat.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au taux de l’eurobond : 700 × 6,375 % = 44,625 M€ d’intérêts par an.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au taux du FMI : 700 × 1,5 % = 10,5 M€.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’écart atteint 34,125 millions d’euros par an, soit près de 239 millions d’euros sur sept ans, l’équivalent d’environ 800 millions de dinars aux cours actuels.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et ce calcul ne tient même pas compte de l’avantage considérable qu’aurait procuré la période de grâce, qui aurait évité de concentrer en juillet 2026 un choc de liquidité de près de 2,5 milliards de dinars sur les réserves de change.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourquoi, dès lors, avoir préféré le marché au FMI ? Parce que les marchés prêtent cher mais sans imposer de réformes ; le FMI prête beaucoup moins cher mais exige des contreparties : maîtrise de la masse salariale publique, réforme des subventions, restructuration des entreprises publiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis plus d’une décennie, les gouvernements successifs ont préféré acheter leur liberté de différer les réformes plutôt que de payer le prix politique de leur mise en œuvre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’image est cruelle mais fidèle : c’est le choix de celui qui refuse une consultation chez le dentiste pour économiser une anesthésie locale, avant de finir quelques années plus tard à l’hôpital pour une extraction sous anesthésie générale, infiniment plus coûteuse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’eurobond de 2019 n’est donc pas seulement une obligation arrivée à échéance. Il est le miroir d’une gouvernance où chaque échéance électorale a systématiquement prévalu sur chaque échéance financière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis 2011, la dette publique est passée d’environ 83 milliards à 141 milliards de dinars, sans qu’apparaisse en contrepartie un patrimoine collectif à la hauteur de cet endettement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La <em>«clôture»</em> célébrée cette semaine ressemble ainsi davantage à la fermeture d’un compte qu’à l’assainissement des finances publiques. Car une dette remboursée n’efface jamais les raisons pour lesquelles elle a été contractée. Elle ne fait que solder le passé. Les vraies questions, elles, restent ouvertes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Economiste universitaire.</em></p>



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<p class="wp-block-paragraph"></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Un regard inédit sur les émeutes du pain de 1984 en Tunisie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 06 Jul 2026 06:10:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[dette extérieure]]></category>
		<category><![CDATA[Émeutes du pain]]></category>
		<category><![CDATA[FMI]]></category>
		<category><![CDATA[Habib Bourguiba]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Mzali]]></category>
		<category><![CDATA[Sadok Rouai]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’économiste Sadok Rouai propose dans un livre une relecture documentée de la crise des émeutes du pain de janvier 1984 en Tunisie. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/06/un-regard-inedit-sur-les-emeutes-du-pain-de-1984-en-tunisie/">Un regard inédit sur les émeutes du pain de 1984 en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Près de quarante-deux ans après les émeutes du pain de janvier 1984, un nouvel ouvrage remet en perspective l’un des épisodes les plus marquants de l’histoire contemporaine tunisienne. Dans ‘‘Tunisie – Émeutes du pain de janvier 1984 : Mythes et réalités sur le rôle du FMI et de la BCT’’, l’économiste Sadok Rouai propose une relecture documentée de cette crise, fondée sur les archives officielles et son expérience au sein des grandes institutions financières internationales.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Djamal Guettala</strong></p>



<span id="more-19154779"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Les événements de janvier 1984 restent associés à une explosion sociale déclenchée par la hausse des prix des produits de première nécessité, notamment le pain. Rapidement étendue à plusieurs régions du pays, la contestation avait pris une ampleur nationale avant d’être sévèrement réprimée, faisant plusieurs dizaines de morts et des centaines de blessés. Longtemps résumés à une réaction populaire face à une mesure économique impopulaire, ces événements font ici l’objet d’une relecture plus approfondie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une analyse nourrie par une expérience institutionnelle</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ancien cadre de la Banque centrale de Tunisie (BCT), Sadok Rouai est diplômé de la Faculté de droit et des sciences économiques de Tunis ainsi que de l’Institut technique des banques de Paris. Il a poursuivi sa carrière au Fonds monétaire international (FMI), où il a exercé pendant plus de trente ans comme conseiller principal.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Fort de ce parcours, l’auteur confronte les récits politiques aux documents issus des archives du FMI et de la BCT. Il replace les événements dans le contexte économique du début des années 1980, marqué par les déséquilibres budgétaires, la pression de la dette extérieure et la mise en place, à l’instigation du FMI, des politiques d’ajustement structurel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au fil des pages, l’ouvrage analyse les mécanismes ayant conduit à la hausse des prix des produits subventionnés. Il interroge le rôle des recommandations internationales, les marges de manœuvre des autorités tunisiennes et les arbitrages politiques opérés dans un contexte de forte contrainte financière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’auteur examine également les alternatives économiques envisageables à l’époque ainsi que les effets durables de ces choix sur les politiques publiques du pays. Cette démarche vise à dépasser les lectures simplifiées de l’histoire pour mettre en lumière la complexité des interactions entre décisions nationales et contraintes internationales.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un débat toujours d’actualité</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de la dimension historique, l’ouvrage ouvre une réflexion plus large sur les rapports entre souveraineté économique et institutions financières internationales. Dans un contexte mondial toujours marqué par les questions de dette et de réformes économiques, cette publication résonne avec des enjeux toujours actuels, notamment le refroidissement (sinon le gel) des liens entre le FMI et la Tunisie depuis l’accession de Kaïs Saïed à la présidence de la république.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En effet, ce dernier rejette les injonctions de l’institution financière internationale en matière de réformes politiques (levée progressive des subventions, cession partielle des entreprises publiques déficitaires, réduction de la masse salariale du secteur public…), en ayant sans doute présent à l’esprit les émeutes du pain de 1984, qui ont été provoquées, rappelons-le, par la hausse brutale des prix du pain et des pâtes alimentaires suite à la levée des subventions d’Etat décidée par le gouvernement Mohamed Mzali. Pour calmer les esprits, le président Habib Bourguiba avait dû sortir le soir à la télévision pour annoncer l’annulation de cette décision qu’il avait lui-même défendue publiquement quelques jours auparavant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Publié par les Éditions Arcadia, le livre est disponible en librairie depuis le lundi 29 juin 2026.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/06/un-regard-inedit-sur-les-emeutes-du-pain-de-1984-en-tunisie/">Un regard inédit sur les émeutes du pain de 1984 en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>FMI &#124; Le médecin qui prescrit l’austérité aux malades de la pauvreté</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 23 May 2026 06:41:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[austérité]]></category>
		<category><![CDATA[déficit budgétaire]]></category>
		<category><![CDATA[dépense publique]]></category>
		<category><![CDATA[FMI]]></category>
		<category><![CDATA[subventions]]></category>
		<category><![CDATA[Yahya Ould Amar]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le FMI prescrit souvent la discipline budgétaire au mauvais moment, au mauvais patient et avec le mauvais diagnostic.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/23/fmi-le-medecin-qui-prescrit-lausterite-aux-malades-de-la-pauvrete/">FMI | Le médecin qui prescrit l’austérité aux malades de la pauvreté</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Depuis huit décennies, le Fonds monétaire international (FMI) prétend soigner les crises de balance des paiements comme on traite une fièvre, par une réduction de la dépense, une compression de la demande et une discipline budgétaire présentée comme morale avant même d’être économique. Le problème est que la discipline est prescrite, trop souvent, au mauvais moment, au mauvais patient et avec le mauvais diagnostic. À un pays frappé par une flambée importée de l’énergie, une sécheresse, une guerre ou une panique des capitaux, on demande de couper dans les dépenses publiques, les subventions vitales, l’investissement et parfois la santé. Le médecin appelle cela stabilisation. Le malade, lui, appelle cela asphyxie.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><strong>Yahya</strong></strong> <strong>Ould Amar *</strong></p>



<span id="more-18802405"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/02/Ould-Amar-Yahya.jpg" alt="" class="wp-image-335526"/></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">La grande erreur du FMI est qu’il traite des économies pauvres comme si elles souffraient d’un excès de demande, alors qu’elles souffrent souvent d’un manque d’offre, d’un manque de devises, d’un manque d’infrastructures, d’un manque d’assurance contre les chocs et, surtout, d’un manque d’État. L’austérité peut corriger une économie en surchauffe. Elle devient destructrice lorsqu’elle est imposée à une économie déjà comprimée, où chaque unité monétaire publique retirée détruit plus d’une unité monétaire de revenu privé.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le vice de diagnostic : confondre désordre budgétaire et choc de survie</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsque le multiplicateur budgétaire – qui mesure l’effet d’une variation de la dépense publique ou de la fiscalité sur le Produit Intérieur Brut (PIB) &#8211; est supérieur à 1, la réduction de la dépense publique fait baisser le PIB plus vite qu’elle ne réduit le déficit. Autrement dit, une coupe budgétaire réduit l’activité plus fortement que l’économie initialement recherchée, rendant l’austérité contre-productive. L’endettement du pays mesuré par le ratio dette sur PIB se détériore, puisque la dette baisse peu et le PIB s’effondre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’austérité prétend sauver la solvabilité ; elle peut fabriquer l’insolvabilité. C’est l’ironie centrale, on administre un traitement censé rassurer les créanciers, mais qui détruit la capacité future de remboursement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’erreur est de croire que la soutenabilité se mesure seulement par la coupe budgétaire, alors qu’elle dépend d’abord de la croissance économique, de la cohésion sociale, des recettes futures et de la capacité productive.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le FMI a lui-même reconnu, à travers les travaux de Blanchard et Leigh, que les multiplicateurs budgétaires utilisés dans plusieurs programmes avaient été sous-estimés. Cette reconnaissance aurait dû conduire à une révolution de méthode en calibrant les programmes selon l’état réel de l’économie, la profondeur de la récession, la structure des importations, la capacité de protection sociale, le niveau d’informalité, et non selon une feuille de calcul universelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les pays riches, une crise systémique déclenche des plans de soutien, des garanties, des stabilisateurs automatiques, parfois des politiques monétaires non conventionnelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les pays pauvres, la même crise déclenche fréquemment une mission du FMI, puis des objectifs de déficit, puis des coupes. Autrement dit, les économies qui disposent le moins d’amortisseurs sont celles auxquelles on demande de se priver d’amortisseurs. C’est une inversion de la logique de l’assurance, plus le risque est élevé, moins la protection est permise.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La pauvreté n’est pas une variable d’ajustement</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Une économie pauvre n’est pas une petite économie riche. C’est un système à seuils, où la moindre coupe peut provoquer des pertes irréversibles, un enfant retiré de l’école, un traitement médical interrompu, une entreprise informelle qui ferme, un agriculteur qui vend son outil de production, une famille qui bascule vers la pauvreté chronique. Les modèles qui raisonnent seulement en agrégats voient une dépense diminuée ; la réalité sociale voit un capital humain détruit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’austérité imposée aux pays pauvres réduit la croissance potentielle. Elle produit de <em>«l’hystérèse»</em>, le choc d’aujourd’hui devient une faiblesse permanente, irratrapable. Un État qui coupe dans la santé affaiblit la productivité future ; un État qui coupe dans l’éducation réduit les recettes fiscales de demain ; un État qui coupe dans l’investissement énergétique reste dépendant des importations qui provoqueront la prochaine crise. La vraie question est combien coûtera l’absence d’une dépense publique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le FMI raisonne trop souvent comme si toute dépense était suspecte et toute coupe vertueuse. Une macroéconomie moderne doit distinguer la dépense qui nourrit la rente de la dépense qui achète du temps, protège le capital humain et accroît la capacité productive. Une subvention universelle mal ciblée peut être inefficace ; un transfert ciblé aux ménages vulnérables peut empêcher l’effondrement de la demande intérieure. Un déficit destiné à financer des importations courantes peut accroître la vulnérabilité extérieure ; un déficit orienté vers l’énergie solaire, l’irrigation, la logistique ou autres investissements similaires peut, au contraire, constituer un véritable actif souverain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La discipline budgétaire intelligente consiste à couper ce qui entretient la rente, protéger ce qui évite l’effondrement, et investir dans ce qui réduit la dépendance au prochain choc.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsqu’un pays importateur de pétrole subit une flambée internationale des prix, son déficit augmente mécaniquement. Exiger alors le même objectif nominal de déficit revient à punir un pays pour un prix mondial qu’il ne contrôle pas. Une macroéconomie sérieuse doit raisonner en déficit structurel, corrigé du cycle et des termes de l’échange. Ce que les pays avancés revendiquent pour eux-mêmes doit cesser d’être refusé aux pays en développement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’enjeu est aussi politique. Une réforme économiquement correcte peut devenir économiquement fausse si elle détruit la confiance sociale nécessaire à son application. Supprimer les subventions sans mécanisme crédible de compensation est une rupture de contrat social. Un programme qui stabilise les comptes au prix d’une explosion sociale est un programme mal conçu, car l’instabilité politique détruit à son tour l’investissement, les recettes et la monnaie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le cœur du problème : une institution d’assurance devenue tribunal de discipline</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le FMI devait être l’assureur de dernier ressort du système monétaire international. Dans une architecture juste, il mutualiserait les chocs, prêterait contra-cycliquement et empêcherait qu’un choc externe ne devienne une dépression interne. Mais l’institution s’est souvent comportée comme un tribunal de discipline budgétaire, où le prêt arrive avec une présomption de culpabilité. Le pays en crise doit prouver qu’il n’a pas mérité sa crise.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette présomption est économiquement contestable. Dans un monde de taux d’intérêt mondiaux déterminés hors des frontières des pays en développement, de prix alimentaires et énergétiques fixés sur des marchés oligopolistiques, de chaînes logistiques fragiles et de monnaies faibles face au dollar, une large part de la crise est importée. Faire porter tout l’ajustement au budget national revient à demander au patient de payer pour la maladie du système.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’asymétrie est d’autant plus forte que la gouvernance du Fonds reflète encore l’ordre économique d’après-guerre. Les pays qui subissent le plus les programmes ne disposent pas du pouvoir de les redéfinir. Ce déséquilibre transforme la technique en politique, derrière une cible de déficit se cache une certaine vision de l’État, de la protection sociale, du rythme des réformes et de la souveraineté économique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le débat oppose deux conceptions de la responsabilité : la responsabilité comptable, qui exige de couper aujourd’hui, et la responsabilité historique, qui refuse de détruire les capacités de demain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question des surcharges révèle cette contradiction morale et économique. Faire payer plus cher les pays qui empruntent davantage et plus longtemps peut sembler logique dans une banque commerciale ; cela devient absurde dans une institution de stabilisation. C’est comme augmenter la prime d’assurance au moment précis où la maison brûle. Ces pénalités retirent des ressources aux pays quand leur besoin de liquidité est maximal, aggravent la contrainte extérieure et nourrissent le ressentiment politique contre l’ordre multilatéral.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut cesser de confondre conditionnalité et punition. Une conditionnalité intelligente devrait protéger les dépenses critiques, imposer la transparence, combattre les rentes, élargir l’assiette fiscale, améliorer les entreprises publiques, moderniser la gestion de la dette, mais elle ne devrait jamais transformer un choc exogène en cure d’appauvrissement collectif.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce que l’économie du développement enseigne, c’est que les pays ne sortent pas de la pauvreté par la contraction permanente de leur demande intérieure. Ils en sortent par l’accumulation de capital humain, l’apprentissage productif, la diversification, la montée en gamme, la stabilité institutionnelle et l’accès au financement. L’austérité peut être un pont temporaire vers la crédibilité ; elle devient une prison lorsqu’elle empêche de construire des hôpitaux, routes, écoles, ports, réseaux électriques, systèmes d’irrigation, &#8230;.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pour une nouvelle doctrine : soigner la solvabilité par la croissance</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La refondation du FMI devrait partir d’un principe simple, la dette d’un pays pauvre ne se stabilise durablement ni par l’écrasement social ni par l’illusion comptable, mais par l’augmentation de sa capacité à produire, exporter, taxer équitablement et protéger sa population contre les chocs. La solvabilité est une croissance rendue crédible.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut distinguer deux austérités. L’austérité corrective, lorsqu’elle réduit les rentes, les privilèges fiscaux, les dépenses improductives et les déficits de convenance. Et l’austérité primitive, lorsqu’elle coupe dans les dépenses qui permettent à une société de rester productive, instruite, soignée, nourrie et stable. La première peut être nécessaire. La seconde est une destruction de capital déguisée en discipline.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une nouvelle doctrine pourrait reposer sur cinq règles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Premièrement, toute crise exogène &#8211; choc énergétique, pandémie, catastrophe climatique, guerre régionale &#8211; devrait déclencher automatiquement une clause de suspension ou d’assouplissement des objectifs nominaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Deuxièmement, les cibles budgétaires devraient être structurelles et non mécaniques, corrigées du cycle, de l’inflation importée et des termes de l’échange.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Troisièmement, les dépenses de protection du capital humain devraient être sanctuarisées : santé primaire, éducation de base, nutrition, transferts ciblés et sécurité alimentaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quatrièmement, les investissements réduisant la vulnérabilité externe &#8211; énergie renouvelable, eau, agriculture, logistique, … &#8211; devraient bénéficier d’une règle d’or, car ils diminuent le risque futur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cinquièmement, chaque programme devrait comporter une clause de révision du multiplicateur, si la contraction est plus forte que prévu, les objectifs s’ajustent automatiquement au réel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette doctrine exigerait de mesurer les effets réels, distinguer la dépense utile de la dépense clientéliste, publier les écarts entre prévisions et résultats, rendre les gouvernements responsables de la qualité de l’investissement, et rendre le FMI responsable de la qualité de ses diagnostics. La vraie rigueur est l’obligation de résultat.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les pays en développement doivent aussi changer de posture. Ils ne doivent pas arriver à Washington en simples demandeurs de décaissement, mais avec une stratégie de négociation, des scénarios macroéconomiques alternatifs, estimation nationale des multiplicateurs, cartographie sociale des coupes, hiérarchisation des dépenses productives, plan de compensation ciblée et coalition régionale lorsque les chocs sont communs. Un pays qui négocie avec des chiffres subit moins les chiffres des autres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le XXI<sup>e</sup> siècle a besoin d’un FMI capable de distinguer l’austérité qui corrige d’une austérité qui tue, la dépense qui gaspille d’une dépense qui sauve, la discipline qui bâtit d’une discipline qui brise.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’enjeu touche à la légitimité même du multilatéralisme. Si l’ordre international demande aux pays pauvres de rester ouverts aux chocs mondiaux – souvent provoqués par les puissants &#8211; il doit leur offrir autre chose que des leçons de frugalité lorsque ces chocs les frappent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le FMI fut une invention nécessaire du monde de 1944. Mais le monde de 2026 n’est plus celui de Bretton Woods. Il est plus jeune, plus endetté, plus climatique, plus fragmenté, plus multipolaire. Il exige une institution qui ne soigne pas la dette en détruisant la croissance économique, qui ne confonde pas pauvreté et indiscipline, qui ne prescrive pas la saignée à ceux qui manquent déjà de sang.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut donc le dire sans nuance inutile, l’austérité n’est pas une science quand elle ignore le cycle économique, les chocs, les seuils sociaux et les pertes irréversibles. Elle devient une morale déguisée en modèle. Un médecin digne de ce nom ne récite pas un protocole ; il regarde le patient, comprend la maladie et adapte le traitement. Le monde émergent ne demande pas l’impunité budgétaire. Il demande une médecine économique qui restaure les capacités vitales au lieu d’épuiser les dernières réserves du patient.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Economiste, banquier et financier.</em><em></em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/23/fmi-le-medecin-qui-prescrit-lausterite-aux-malades-de-la-pauvrete/">FMI | Le médecin qui prescrit l’austérité aux malades de la pauvreté</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Cinq mesures pour préserver l’économie tunisienne</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/02/cinq-mesures-pour-preserver-leconomie-tunisienne/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 02 May 2026 09:49:10 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Si la Tunisie avait accepté en 2023 le prêt du FMI, l’économie tunisienne serait aujourd’hui en bien meilleure situation. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La Tunisie fait partie intégrante de l’économie mondiale et des accords de Bretton Woods. Elle doit collaborer avec les institutions internationales et ne peut s’isoler du système financier et monétaire mondial. Si le président Kaïs Saïed avait accepté, en 2023, le prêt du FMI d’un montant de 1,9 milliard de dollars US assorti d’un taux d&rsquo;intérêt de 3 %, l’économie tunisienne serait aujourd’hui en meilleure situation et nos entreprises auraient disposé des fonds nécessaires à la réalisation des cinq projets d’énergie solaire récemment attribués à des entreprises étrangères. Et la notation de la Tunisie par Fitch Rating se serait considérablement améliorée pour atteindre, aujourd’hui, BBB-.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Larbi Benbouhali</strong> *</p>



<span id="more-18721757"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Larbi-Benbouhali.jpg" alt="" class="wp-image-17855925" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Larbi-Benbouhali.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Larbi-Benbouhali-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Larbi-Benbouhali-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Le président Kaïs Saïed aurait pu prendre cinq mesures pour préserver l’économie tunisienne dans le contexte économique mondial incertain et se préparer aux conséquences de la guerre Iran-États-Unis et aux pénuries de pétrole et de produits alimentaires. Ces mesures, présentées ci-dessous, je les avais proposées depuis 2023. Mais elles n’ont pas retenu l’attention des décideurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement tunisien aurait pu prendre cinq mesures pour aider les entreprises tunisiennes à investir dans des projets d’envergure, réduire le déficit énergétique, générer davantage de devises étrangères et créer des milliers d’emplois.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mesure 1</strong> : si le président Kaïs Saïed avait collaboré avec le FMI, le gouvernement tunisien aurait pu verser 300 millions de dollars US à Steg pour la construction des centrales solaires de 600 MW, conservé tous les bénéfices en Tunisie, réduit la dette de Steg et le déficit énergétique tunisien.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mesure 2</strong> : si le président Kaïs Saïed avait collaboré avec le FMI, le gouvernement tunisien aurait pu accorder 300 millions de dollars US à l’Etap pour l’exploration de pétrole brut et de gaz naturel en Algérie et en Libye, puis vendu ce pétrole brut et ce gaz naturel sur les marchés mondiaux, et rapatrié les bénéfices en devises étrangères (dollars américains) au Trésor tunisien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie n’aurait besoin que de 5 puits de pétrole brut en Algérie ou en Libye pour produire 80 000 barils par jour (la consommation quotidienne de la Tunisie est de 110 000 barils par jour, et sa production n&rsquo;est que de 30 000 barils par jour).</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mesure 3</strong> : si le président Kaïs Saïed avait collaboré avec le FMI, le gouvernement tunisien aurait pu accorder 500 millions de dollars US à la CPG pour l’acquisition de nouveaux équipements, permettant ainsi une production de 8 millions de tonnes et la génération de bénéfices en dollars américains. Ces bénéfices seraient restés intégralement en Tunisie, réduisant ainsi la dette de CPG et portant les réserves de change à 150 jours d’importation.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mesure 4</strong> : si le président Kaïs Saïed avait collaboré avec le FMI, le gouvernement tunisien aurait pu accorder 300 millions de dollars US à Tunisair pour la location de trois nouveaux avions et pour couvrir les coûts supplémentaires liés au kérosène. Ceci aurait permis d’attirer davantage de touristes en Tunisie, d’accroître les réserves de change, de réduire la dette de Tunisair et de conserver l’intégralité des bénéfices en Tunisie.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mesure 5</strong> : si le président Kaïs Saïed avait collaboré avec le FMI, le gouvernement tunisien aurait pu accorder 500 millions de dollars US à la BNA et à la STB afin de leur permettre d’octroyer davantage de prêts au secteur privé et de stimuler la croissance économique. Les prêts et les investissements du secteur privé auraient permis d’accroître la capacité de production, d’augmenter le produit intérieur brut et de réduire la dette publique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Expert financier.</em></p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="gP4lqfZL74"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/12/comment-preserver-leconomie-tunisienne-des-sequelles-de-la-guerre-diran/">Comment préserver l’économie tunisienne des séquelles de la guerre d’Iran ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Comment préserver l’économie tunisienne des séquelles de la guerre d’Iran ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/12/comment-preserver-leconomie-tunisienne-des-sequelles-de-la-guerre-diran/embed/#?secret=XfBHarqTvr#?secret=gP4lqfZL74" data-secret="gP4lqfZL74" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
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			</item>
		<item>
		<title>L’administration Trump charge le FMI et la BM</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Apr 2026 06:45:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Banque Mondiale]]></category>
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		<category><![CDATA[Fonds monétaire international]]></category>
		<category><![CDATA[Moyen-Orient]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le secrétaire au Trésor américain Scott Bessent critique frontalement l’évolution récente du FMI et de la BM.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/20/ladministration-trump-charge-le-fmi-et-la-bm/">L’administration Trump charge le FMI et la BM</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Il y a des discours qui passent inaperçus, et d’autres qui sonnent comme une mise en demeure. Celui prononcé les 16-17 avril 2026 à Washington, lors des réunions de printemps du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale (BM), appartient clairement à la seconde catégorie. Dans cette déclaration officielle intitulée «Statement by Mr. Bessent, United States», le secrétaire au Trésor américain déroule une critique frontale, presque idéologique, de l’évolution récente de ces deux institutions.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Moktar Lamari</strong> *  </p>



<span id="more-18662389"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" style="width:200px"/></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Derrière les formules diplomatiques, c’est une véritable tentative de redéfinition de leur rôle qui se joue — avec des implications lourdes pour des pays comme la Tunisie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dès l’ouverture, le ton est donné. L’administration de Donald Trump revendique une ligne économique claire : croissance robuste, discipline budgétaire, énergie abondante et dérégulation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce cadrage n’est pas neutre. Il sert de référence pour juger l’action du FMI et de la BM, accusés d’avoir dérivé de leur mission originelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le reproche central tient en deux mots : mission creep. Selon Washington, le FMI s’est dispersé dans des domaines jugés <em>«extrinsèques»</em> — climat, genre, développement social — au détriment de son cœur de métier : la stabilité macroéconomique et financière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le message est brutal : revenir aux fondamentaux ou perdre en crédibilité.<br>Derrière cette critique, il y a une vision du monde où l’économie est séparée du social et du politique, une vision qui tranche avec les approches plus holistiques défendues ces dernières années.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Moins de flexibilité et plus d’orthodoxie</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Mais la critique ne s’arrête pas là. Les États-Unis exigent un FMI plus dur, plus discipliné dans ses prêts. Les programmes doivent être fondés sur des conditionnalités <em>«significatives»</em>, des projections crédibles et une analyse rigoureuse de la soutenabilité de la dette.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Autrement dit, moins de flexibilité, plus d’orthodoxie. Pour les pays emprunteurs — dont la Tunisie — cela signifie une chose : les prochains programmes pourraient être encore plus exigeants, avec un accent accru sur les réformes structurelles, la mobilisation fiscale interne et la responsabilité des gouvernements.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un passage clé du discours concerne la dette. Washington critique implicitement les situations où les ressources du FMI servent à rembourser d’autres créanciers officiels, transférant ainsi le fardeau sur les pays débiteurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette remarque vise en filigrane les tensions entre créanciers occidentaux et émergents, notamment la Chine. Le message est clair : il faut restructurer plus vite, plus franchement, au risque sinon d’asphyxier les économies fragiles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Côté BM, la charge est tout aussi sévère. L’institution est appelée à abandonner son objectif de 45 % de financements climatiques, jugé <em>«inefficace»</em> et <em>«distorsif»</em>. Là encore, le virage est idéologique : priorité à la croissance, à l’énergie — y compris fossile — et à l’emploi.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Haro sur les engagements climatiques</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le discours insiste même sur la nécessité de financer le gaz, le pétrole et le charbon pour soutenir le développement. Une ligne qui entre en contradiction frontale avec les engagements climatiques globaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les pays du Sud, le message est ambivalent. D’un côté, Washington insiste sur la nécessité de soutenir les pays les plus pauvres, de renforcer leurs capacités et de promouvoir leur autonomie. De l’autre, il exige que les pays à revenu intermédiaire <em>«graduent»</em>, c’est-à-dire sortent du système d’aide.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour la Tunisie, coincée dans cette catégorie intermédiaire sans réelle capacité d’autofinancement, le risque est évident : être jugée trop pour bénéficier d’un soutien substantiel, mais trop fragile pour s’en passer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et les <em>«amis»</em> et<em>«ennemis»</em> dans tout cela ? Le discours ne les nomme pas explicitement, mais les lignes sont visibles. Les alliés sont ceux qui adhèrent à une économie de marché ouverte, respectent les règles et favorisent le secteur privé. Les autres — ceux qui restreignent la demande intérieure, manipulent les politiques industrielles ou dominent via des entreprises publiques — sont implicitement ciblés. C’est une lecture géopolitique de l’économie mondiale, où les institutions financières deviennent des instruments d’influence.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Priorité à l’énergie abondante et bon marché</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Sur l’inflation et la croissance, le discours reste étonnamment discret en apparence, mais lourd de sous-entendus. La priorité donnée à l’énergie <em>«abondante et bon marché»</em> traduit une inquiétude face aux tensions inflationnistes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, aucune remise en question des politiques américaines n’est évoquée. Or, pour beaucoup d’observateurs — notamment dans le monde arabe — les choix énergétiques et géopolitiques américains ont contribué à alimenter les chocs pétroliers récents et l’instabilité au Moyen-Orient.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est là que le lecteur tunisien doit lire entre les lignes. Quand Washington parle de stabilité, il parle aussi de contrôle. Quand il prône la croissance, il impose un modèle. Et quand il critique le FMI, il ne cherche pas à l’affaiblir, mais à le réaligner sur ses propres priorités.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des champs de bataille minés</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au fond, ce discours marque un tournant : celui d’un retour assumé à une vision plus dure, plus stratégique, des institutions de Bretton Woods.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour la Tunisie, qui espère toujours un accord avec le FMI, le signal est clair : les marges de négociation se réduisent, les exigences vont s’intensifier, et le contexte géopolitique pèsera plus que jamais sur les décisions économiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les couloirs feutrés de Washington, une réalité s’impose : le FMI et la BM ne sont pas seulement des institutions techniques. Ce sont des champs de bataille minés, et où se redéfinit l’ordre économique mondial. Et les pays comme la Tunisie restent des petits spectateurs — mais souvent, des grands perdants, les premiers impactés.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Economiste universitaire.</em></p>
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		<title>Croissance 2026 &#124; Le FMI tempère l’optimisme de la Tunisie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Apr 2026 12:15:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[chocs extérieurs]]></category>
		<category><![CDATA[croissance]]></category>
		<category><![CDATA[énergie]]></category>
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		<category><![CDATA[inflation pouvoir d’achat]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Selon le FMI, la croissance réelle de la Tunisie devrait s'établir à 2,1 % en 2026, très inférieure aux 3,3 % fixés par les autorités. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/17/croissance-2026-le-fmi-tempere-loptimisme-de-la-tunisie/">Croissance 2026 | Le FMI tempère l’optimisme de la Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le Fonds monétaire international (FMI) a revu à la baisse les prévisions économiques de la Tunisie pour 2026 et préconise une trajectoire plus prudente que celle envisagée par le gouvernement. Selon le profil de pays du FMI, la croissance réelle de la Tunisie devrait s&rsquo;établir à 2,1 % en 2026, nettement inférieure à l’objectif de 3,3 % fixé par les autorités tunisiennes pour l’année en cours. L’inflation, les chocs externes et la fragilité de l’économie pèsent sur le pays.</em></strong></p>



<span id="more-18647047"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Ces données laissent présager un possible ralentissement par rapport à 2025, année où l’économie tunisienne avait progressé de 2,5 % selon l’Institut national de la statistique, grâce notamment à la contribution de l’agriculture (huile d’olive) et des services (tourisme).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon l’analyse du FMI, outre une croissance plus modérée, les prix à la consommation restent sous surveillance et devraient augmenter en moyenne de 6,5 % en 2026, un niveau qui continue de comprimer le pouvoir d’achat et de limiter les possibilités de relance de la demande intérieure.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La divergence entre Washington et Tunis reflète deux interprétations différentes de la capacité du pays à véritablement accélérer sa croissance à court terme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour sa part, le gouvernement met en avant l’investissement, le tourisme et la reprise de certains secteurs productifs ; alors que le FMI maintient une évaluation plus prudente, conforme à un contexte international marqué par la hausse des prix de l’énergie et l’accroissement des risques pour les économies émergentes importatrices de pétrole et de gaz. Et c&rsquo;est le cas de la Tunisie qui doit importer plus de 60 % de ses besoin énergétiques dans un contexte de renchérissement des cours de pétrole et de gaz.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans son rapport sur <em>« Les perspectives de l&rsquo;économie mondiale publié » </em>publié le 16 avril 2026 sous le titre <em>« L’économie mondiale menacée par la guerre »</em>, le FMI a récemment revu à la baisse ses prévisions pour 2026 concernant les économies émergentes et en développement, soulignant la vulnérabilité des pays importateurs nets d’énergie aux chocs géopolitiques et aux fluctuations des prix des matières premières.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour la Tunisie, le message du FMI est clair&nbsp;: la reprise est en cours, mais elle demeure fragile. La comparaison entre les prévisions du FMI (2,1&nbsp;%) et celles du gouvernement (3,3&nbsp;%) confirme que 2026 sera une année cruciale pour évaluer la crédibilité de la stratégie économique adoptée par le gouvernement tunisien, dans un contexte d’équilibre encore délicat entre croissance, stabilité des prix et besoin de financement.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong> </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/17/croissance-2026-le-fmi-tempere-loptimisme-de-la-tunisie/">Croissance 2026 | Le FMI tempère l’optimisme de la Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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