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	<title>Archives des FMI - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des FMI - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>FMI &#124; Le médecin qui prescrit l’austérité aux malades de la pauvreté</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/23/fmi-le-medecin-qui-prescrit-lausterite-aux-malades-de-la-pauvrete/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 23 May 2026 06:41:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
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		<category><![CDATA[Yahya Ould Amar]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le FMI prescrit souvent la discipline budgétaire au mauvais moment, au mauvais patient et avec le mauvais diagnostic.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/23/fmi-le-medecin-qui-prescrit-lausterite-aux-malades-de-la-pauvrete/">FMI | Le médecin qui prescrit l’austérité aux malades de la pauvreté</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Depuis huit décennies, le Fonds monétaire international (FMI) prétend soigner les crises de balance des paiements comme on traite une fièvre, par une réduction de la dépense, une compression de la demande et une discipline budgétaire présentée comme morale avant même d’être économique. Le problème est que la discipline est prescrite, trop souvent, au mauvais moment, au mauvais patient et avec le mauvais diagnostic. À un pays frappé par une flambée importée de l’énergie, une sécheresse, une guerre ou une panique des capitaux, on demande de couper dans les dépenses publiques, les subventions vitales, l’investissement et parfois la santé. Le médecin appelle cela stabilisation. Le malade, lui, appelle cela asphyxie.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><strong>Yahya</strong></strong> <strong>Ould Amar *</strong></p>



<span id="more-18802405"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/02/Ould-Amar-Yahya.jpg" alt="" class="wp-image-335526"/></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">La grande erreur du FMI est qu’il traite des économies pauvres comme si elles souffraient d’un excès de demande, alors qu’elles souffrent souvent d’un manque d’offre, d’un manque de devises, d’un manque d’infrastructures, d’un manque d’assurance contre les chocs et, surtout, d’un manque d’État. L’austérité peut corriger une économie en surchauffe. Elle devient destructrice lorsqu’elle est imposée à une économie déjà comprimée, où chaque unité monétaire publique retirée détruit plus d’une unité monétaire de revenu privé.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le vice de diagnostic : confondre désordre budgétaire et choc de survie</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsque le multiplicateur budgétaire – qui mesure l’effet d’une variation de la dépense publique ou de la fiscalité sur le Produit Intérieur Brut (PIB) &#8211; est supérieur à 1, la réduction de la dépense publique fait baisser le PIB plus vite qu’elle ne réduit le déficit. Autrement dit, une coupe budgétaire réduit l’activité plus fortement que l’économie initialement recherchée, rendant l’austérité contre-productive. L’endettement du pays mesuré par le ratio dette sur PIB se détériore, puisque la dette baisse peu et le PIB s’effondre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’austérité prétend sauver la solvabilité ; elle peut fabriquer l’insolvabilité. C’est l’ironie centrale, on administre un traitement censé rassurer les créanciers, mais qui détruit la capacité future de remboursement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’erreur est de croire que la soutenabilité se mesure seulement par la coupe budgétaire, alors qu’elle dépend d’abord de la croissance économique, de la cohésion sociale, des recettes futures et de la capacité productive.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le FMI a lui-même reconnu, à travers les travaux de Blanchard et Leigh, que les multiplicateurs budgétaires utilisés dans plusieurs programmes avaient été sous-estimés. Cette reconnaissance aurait dû conduire à une révolution de méthode en calibrant les programmes selon l’état réel de l’économie, la profondeur de la récession, la structure des importations, la capacité de protection sociale, le niveau d’informalité, et non selon une feuille de calcul universelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les pays riches, une crise systémique déclenche des plans de soutien, des garanties, des stabilisateurs automatiques, parfois des politiques monétaires non conventionnelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les pays pauvres, la même crise déclenche fréquemment une mission du FMI, puis des objectifs de déficit, puis des coupes. Autrement dit, les économies qui disposent le moins d’amortisseurs sont celles auxquelles on demande de se priver d’amortisseurs. C’est une inversion de la logique de l’assurance, plus le risque est élevé, moins la protection est permise.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La pauvreté n’est pas une variable d’ajustement</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Une économie pauvre n’est pas une petite économie riche. C’est un système à seuils, où la moindre coupe peut provoquer des pertes irréversibles, un enfant retiré de l’école, un traitement médical interrompu, une entreprise informelle qui ferme, un agriculteur qui vend son outil de production, une famille qui bascule vers la pauvreté chronique. Les modèles qui raisonnent seulement en agrégats voient une dépense diminuée ; la réalité sociale voit un capital humain détruit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’austérité imposée aux pays pauvres réduit la croissance potentielle. Elle produit de <em>«l’hystérèse»</em>, le choc d’aujourd’hui devient une faiblesse permanente, irratrapable. Un État qui coupe dans la santé affaiblit la productivité future ; un État qui coupe dans l’éducation réduit les recettes fiscales de demain ; un État qui coupe dans l’investissement énergétique reste dépendant des importations qui provoqueront la prochaine crise. La vraie question est combien coûtera l’absence d’une dépense publique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le FMI raisonne trop souvent comme si toute dépense était suspecte et toute coupe vertueuse. Une macroéconomie moderne doit distinguer la dépense qui nourrit la rente de la dépense qui achète du temps, protège le capital humain et accroît la capacité productive. Une subvention universelle mal ciblée peut être inefficace ; un transfert ciblé aux ménages vulnérables peut empêcher l’effondrement de la demande intérieure. Un déficit destiné à financer des importations courantes peut accroître la vulnérabilité extérieure ; un déficit orienté vers l’énergie solaire, l’irrigation, la logistique ou autres investissements similaires peut, au contraire, constituer un véritable actif souverain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La discipline budgétaire intelligente consiste à couper ce qui entretient la rente, protéger ce qui évite l’effondrement, et investir dans ce qui réduit la dépendance au prochain choc.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsqu’un pays importateur de pétrole subit une flambée internationale des prix, son déficit augmente mécaniquement. Exiger alors le même objectif nominal de déficit revient à punir un pays pour un prix mondial qu’il ne contrôle pas. Une macroéconomie sérieuse doit raisonner en déficit structurel, corrigé du cycle et des termes de l’échange. Ce que les pays avancés revendiquent pour eux-mêmes doit cesser d’être refusé aux pays en développement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’enjeu est aussi politique. Une réforme économiquement correcte peut devenir économiquement fausse si elle détruit la confiance sociale nécessaire à son application. Supprimer les subventions sans mécanisme crédible de compensation est une rupture de contrat social. Un programme qui stabilise les comptes au prix d’une explosion sociale est un programme mal conçu, car l’instabilité politique détruit à son tour l’investissement, les recettes et la monnaie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le cœur du problème : une institution d’assurance devenue tribunal de discipline</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le FMI devait être l’assureur de dernier ressort du système monétaire international. Dans une architecture juste, il mutualiserait les chocs, prêterait contra-cycliquement et empêcherait qu’un choc externe ne devienne une dépression interne. Mais l’institution s’est souvent comportée comme un tribunal de discipline budgétaire, où le prêt arrive avec une présomption de culpabilité. Le pays en crise doit prouver qu’il n’a pas mérité sa crise.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette présomption est économiquement contestable. Dans un monde de taux d’intérêt mondiaux déterminés hors des frontières des pays en développement, de prix alimentaires et énergétiques fixés sur des marchés oligopolistiques, de chaînes logistiques fragiles et de monnaies faibles face au dollar, une large part de la crise est importée. Faire porter tout l’ajustement au budget national revient à demander au patient de payer pour la maladie du système.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’asymétrie est d’autant plus forte que la gouvernance du Fonds reflète encore l’ordre économique d’après-guerre. Les pays qui subissent le plus les programmes ne disposent pas du pouvoir de les redéfinir. Ce déséquilibre transforme la technique en politique, derrière une cible de déficit se cache une certaine vision de l’État, de la protection sociale, du rythme des réformes et de la souveraineté économique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le débat oppose deux conceptions de la responsabilité : la responsabilité comptable, qui exige de couper aujourd’hui, et la responsabilité historique, qui refuse de détruire les capacités de demain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question des surcharges révèle cette contradiction morale et économique. Faire payer plus cher les pays qui empruntent davantage et plus longtemps peut sembler logique dans une banque commerciale ; cela devient absurde dans une institution de stabilisation. C’est comme augmenter la prime d’assurance au moment précis où la maison brûle. Ces pénalités retirent des ressources aux pays quand leur besoin de liquidité est maximal, aggravent la contrainte extérieure et nourrissent le ressentiment politique contre l’ordre multilatéral.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut cesser de confondre conditionnalité et punition. Une conditionnalité intelligente devrait protéger les dépenses critiques, imposer la transparence, combattre les rentes, élargir l’assiette fiscale, améliorer les entreprises publiques, moderniser la gestion de la dette, mais elle ne devrait jamais transformer un choc exogène en cure d’appauvrissement collectif.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce que l’économie du développement enseigne, c’est que les pays ne sortent pas de la pauvreté par la contraction permanente de leur demande intérieure. Ils en sortent par l’accumulation de capital humain, l’apprentissage productif, la diversification, la montée en gamme, la stabilité institutionnelle et l’accès au financement. L’austérité peut être un pont temporaire vers la crédibilité ; elle devient une prison lorsqu’elle empêche de construire des hôpitaux, routes, écoles, ports, réseaux électriques, systèmes d’irrigation, &#8230;.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pour une nouvelle doctrine : soigner la solvabilité par la croissance</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La refondation du FMI devrait partir d’un principe simple, la dette d’un pays pauvre ne se stabilise durablement ni par l’écrasement social ni par l’illusion comptable, mais par l’augmentation de sa capacité à produire, exporter, taxer équitablement et protéger sa population contre les chocs. La solvabilité est une croissance rendue crédible.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut distinguer deux austérités. L’austérité corrective, lorsqu’elle réduit les rentes, les privilèges fiscaux, les dépenses improductives et les déficits de convenance. Et l’austérité primitive, lorsqu’elle coupe dans les dépenses qui permettent à une société de rester productive, instruite, soignée, nourrie et stable. La première peut être nécessaire. La seconde est une destruction de capital déguisée en discipline.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une nouvelle doctrine pourrait reposer sur cinq règles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Premièrement, toute crise exogène &#8211; choc énergétique, pandémie, catastrophe climatique, guerre régionale &#8211; devrait déclencher automatiquement une clause de suspension ou d’assouplissement des objectifs nominaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Deuxièmement, les cibles budgétaires devraient être structurelles et non mécaniques, corrigées du cycle, de l’inflation importée et des termes de l’échange.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Troisièmement, les dépenses de protection du capital humain devraient être sanctuarisées : santé primaire, éducation de base, nutrition, transferts ciblés et sécurité alimentaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quatrièmement, les investissements réduisant la vulnérabilité externe &#8211; énergie renouvelable, eau, agriculture, logistique, … &#8211; devraient bénéficier d’une règle d’or, car ils diminuent le risque futur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cinquièmement, chaque programme devrait comporter une clause de révision du multiplicateur, si la contraction est plus forte que prévu, les objectifs s’ajustent automatiquement au réel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette doctrine exigerait de mesurer les effets réels, distinguer la dépense utile de la dépense clientéliste, publier les écarts entre prévisions et résultats, rendre les gouvernements responsables de la qualité de l’investissement, et rendre le FMI responsable de la qualité de ses diagnostics. La vraie rigueur est l’obligation de résultat.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les pays en développement doivent aussi changer de posture. Ils ne doivent pas arriver à Washington en simples demandeurs de décaissement, mais avec une stratégie de négociation, des scénarios macroéconomiques alternatifs, estimation nationale des multiplicateurs, cartographie sociale des coupes, hiérarchisation des dépenses productives, plan de compensation ciblée et coalition régionale lorsque les chocs sont communs. Un pays qui négocie avec des chiffres subit moins les chiffres des autres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le XXI<sup>e</sup> siècle a besoin d’un FMI capable de distinguer l’austérité qui corrige d’une austérité qui tue, la dépense qui gaspille d’une dépense qui sauve, la discipline qui bâtit d’une discipline qui brise.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’enjeu touche à la légitimité même du multilatéralisme. Si l’ordre international demande aux pays pauvres de rester ouverts aux chocs mondiaux – souvent provoqués par les puissants &#8211; il doit leur offrir autre chose que des leçons de frugalité lorsque ces chocs les frappent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le FMI fut une invention nécessaire du monde de 1944. Mais le monde de 2026 n’est plus celui de Bretton Woods. Il est plus jeune, plus endetté, plus climatique, plus fragmenté, plus multipolaire. Il exige une institution qui ne soigne pas la dette en détruisant la croissance économique, qui ne confonde pas pauvreté et indiscipline, qui ne prescrive pas la saignée à ceux qui manquent déjà de sang.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut donc le dire sans nuance inutile, l’austérité n’est pas une science quand elle ignore le cycle économique, les chocs, les seuils sociaux et les pertes irréversibles. Elle devient une morale déguisée en modèle. Un médecin digne de ce nom ne récite pas un protocole ; il regarde le patient, comprend la maladie et adapte le traitement. Le monde émergent ne demande pas l’impunité budgétaire. Il demande une médecine économique qui restaure les capacités vitales au lieu d’épuiser les dernières réserves du patient.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Economiste, banquier et financier.</em><em></em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/23/fmi-le-medecin-qui-prescrit-lausterite-aux-malades-de-la-pauvrete/">FMI | Le médecin qui prescrit l’austérité aux malades de la pauvreté</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Cinq mesures pour préserver l’économie tunisienne</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/02/cinq-mesures-pour-preserver-leconomie-tunisienne/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 02 May 2026 09:49:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Si la Tunisie avait accepté en 2023 le prêt du FMI, l’économie tunisienne serait aujourd’hui en bien meilleure situation. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/02/cinq-mesures-pour-preserver-leconomie-tunisienne/">Cinq mesures pour préserver l’économie tunisienne</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La Tunisie fait partie intégrante de l’économie mondiale et des accords de Bretton Woods. Elle doit collaborer avec les institutions internationales et ne peut s’isoler du système financier et monétaire mondial. Si le président Kaïs Saïed avait accepté, en 2023, le prêt du FMI d’un montant de 1,9 milliard de dollars US assorti d’un taux d&rsquo;intérêt de 3 %, l’économie tunisienne serait aujourd’hui en meilleure situation et nos entreprises auraient disposé des fonds nécessaires à la réalisation des cinq projets d’énergie solaire récemment attribués à des entreprises étrangères. Et la notation de la Tunisie par Fitch Rating se serait considérablement améliorée pour atteindre, aujourd’hui, BBB-.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Larbi Benbouhali</strong> *</p>



<span id="more-18721757"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Larbi-Benbouhali.jpg" alt="" class="wp-image-17855925" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Larbi-Benbouhali.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Larbi-Benbouhali-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Larbi-Benbouhali-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Le président Kaïs Saïed aurait pu prendre cinq mesures pour préserver l’économie tunisienne dans le contexte économique mondial incertain et se préparer aux conséquences de la guerre Iran-États-Unis et aux pénuries de pétrole et de produits alimentaires. Ces mesures, présentées ci-dessous, je les avais proposées depuis 2023. Mais elles n’ont pas retenu l’attention des décideurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement tunisien aurait pu prendre cinq mesures pour aider les entreprises tunisiennes à investir dans des projets d’envergure, réduire le déficit énergétique, générer davantage de devises étrangères et créer des milliers d’emplois.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mesure 1</strong> : si le président Kaïs Saïed avait collaboré avec le FMI, le gouvernement tunisien aurait pu verser 300 millions de dollars US à Steg pour la construction des centrales solaires de 600 MW, conservé tous les bénéfices en Tunisie, réduit la dette de Steg et le déficit énergétique tunisien.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mesure 2</strong> : si le président Kaïs Saïed avait collaboré avec le FMI, le gouvernement tunisien aurait pu accorder 300 millions de dollars US à l’Etap pour l’exploration de pétrole brut et de gaz naturel en Algérie et en Libye, puis vendu ce pétrole brut et ce gaz naturel sur les marchés mondiaux, et rapatrié les bénéfices en devises étrangères (dollars américains) au Trésor tunisien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie n’aurait besoin que de 5 puits de pétrole brut en Algérie ou en Libye pour produire 80 000 barils par jour (la consommation quotidienne de la Tunisie est de 110 000 barils par jour, et sa production n&rsquo;est que de 30 000 barils par jour).</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mesure 3</strong> : si le président Kaïs Saïed avait collaboré avec le FMI, le gouvernement tunisien aurait pu accorder 500 millions de dollars US à la CPG pour l’acquisition de nouveaux équipements, permettant ainsi une production de 8 millions de tonnes et la génération de bénéfices en dollars américains. Ces bénéfices seraient restés intégralement en Tunisie, réduisant ainsi la dette de CPG et portant les réserves de change à 150 jours d’importation.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mesure 4</strong> : si le président Kaïs Saïed avait collaboré avec le FMI, le gouvernement tunisien aurait pu accorder 300 millions de dollars US à Tunisair pour la location de trois nouveaux avions et pour couvrir les coûts supplémentaires liés au kérosène. Ceci aurait permis d’attirer davantage de touristes en Tunisie, d’accroître les réserves de change, de réduire la dette de Tunisair et de conserver l’intégralité des bénéfices en Tunisie.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mesure 5</strong> : si le président Kaïs Saïed avait collaboré avec le FMI, le gouvernement tunisien aurait pu accorder 500 millions de dollars US à la BNA et à la STB afin de leur permettre d’octroyer davantage de prêts au secteur privé et de stimuler la croissance économique. Les prêts et les investissements du secteur privé auraient permis d’accroître la capacité de production, d’augmenter le produit intérieur brut et de réduire la dette publique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Expert financier.</em></p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="gP4lqfZL74"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/12/comment-preserver-leconomie-tunisienne-des-sequelles-de-la-guerre-diran/">Comment préserver l’économie tunisienne des séquelles de la guerre d’Iran ?</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Comment préserver l’économie tunisienne des séquelles de la guerre d’Iran ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/12/comment-preserver-leconomie-tunisienne-des-sequelles-de-la-guerre-diran/embed/#?secret=XfBHarqTvr#?secret=gP4lqfZL74" data-secret="gP4lqfZL74" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/02/cinq-mesures-pour-preserver-leconomie-tunisienne/">Cinq mesures pour préserver l’économie tunisienne</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>L’administration Trump charge le FMI et la BM</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/20/ladministration-trump-charge-le-fmi-et-la-bm/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Apr 2026 06:45:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Banque Mondiale]]></category>
		<category><![CDATA[Donald Trump]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[FMI]]></category>
		<category><![CDATA[Fonds monétaire international]]></category>
		<category><![CDATA[Moyen-Orient]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le secrétaire au Trésor américain Scott Bessent critique frontalement l’évolution récente du FMI et de la BM.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/20/ladministration-trump-charge-le-fmi-et-la-bm/">L’administration Trump charge le FMI et la BM</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Il y a des discours qui passent inaperçus, et d’autres qui sonnent comme une mise en demeure. Celui prononcé les 16-17 avril 2026 à Washington, lors des réunions de printemps du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale (BM), appartient clairement à la seconde catégorie. Dans cette déclaration officielle intitulée «Statement by Mr. Bessent, United States», le secrétaire au Trésor américain déroule une critique frontale, presque idéologique, de l’évolution récente de ces deux institutions.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Moktar Lamari</strong> *  </p>



<span id="more-18662389"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" style="width:200px"/></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Derrière les formules diplomatiques, c’est une véritable tentative de redéfinition de leur rôle qui se joue — avec des implications lourdes pour des pays comme la Tunisie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dès l’ouverture, le ton est donné. L’administration de Donald Trump revendique une ligne économique claire : croissance robuste, discipline budgétaire, énergie abondante et dérégulation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce cadrage n’est pas neutre. Il sert de référence pour juger l’action du FMI et de la BM, accusés d’avoir dérivé de leur mission originelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le reproche central tient en deux mots : mission creep. Selon Washington, le FMI s’est dispersé dans des domaines jugés <em>«extrinsèques»</em> — climat, genre, développement social — au détriment de son cœur de métier : la stabilité macroéconomique et financière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le message est brutal : revenir aux fondamentaux ou perdre en crédibilité.<br>Derrière cette critique, il y a une vision du monde où l’économie est séparée du social et du politique, une vision qui tranche avec les approches plus holistiques défendues ces dernières années.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Moins de flexibilité et plus d’orthodoxie</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Mais la critique ne s’arrête pas là. Les États-Unis exigent un FMI plus dur, plus discipliné dans ses prêts. Les programmes doivent être fondés sur des conditionnalités <em>«significatives»</em>, des projections crédibles et une analyse rigoureuse de la soutenabilité de la dette.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Autrement dit, moins de flexibilité, plus d’orthodoxie. Pour les pays emprunteurs — dont la Tunisie — cela signifie une chose : les prochains programmes pourraient être encore plus exigeants, avec un accent accru sur les réformes structurelles, la mobilisation fiscale interne et la responsabilité des gouvernements.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un passage clé du discours concerne la dette. Washington critique implicitement les situations où les ressources du FMI servent à rembourser d’autres créanciers officiels, transférant ainsi le fardeau sur les pays débiteurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette remarque vise en filigrane les tensions entre créanciers occidentaux et émergents, notamment la Chine. Le message est clair : il faut restructurer plus vite, plus franchement, au risque sinon d’asphyxier les économies fragiles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Côté BM, la charge est tout aussi sévère. L’institution est appelée à abandonner son objectif de 45 % de financements climatiques, jugé <em>«inefficace»</em> et <em>«distorsif»</em>. Là encore, le virage est idéologique : priorité à la croissance, à l’énergie — y compris fossile — et à l’emploi.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Haro sur les engagements climatiques</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le discours insiste même sur la nécessité de financer le gaz, le pétrole et le charbon pour soutenir le développement. Une ligne qui entre en contradiction frontale avec les engagements climatiques globaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les pays du Sud, le message est ambivalent. D’un côté, Washington insiste sur la nécessité de soutenir les pays les plus pauvres, de renforcer leurs capacités et de promouvoir leur autonomie. De l’autre, il exige que les pays à revenu intermédiaire <em>«graduent»</em>, c’est-à-dire sortent du système d’aide.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour la Tunisie, coincée dans cette catégorie intermédiaire sans réelle capacité d’autofinancement, le risque est évident : être jugée trop pour bénéficier d’un soutien substantiel, mais trop fragile pour s’en passer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et les <em>«amis»</em> et<em>«ennemis»</em> dans tout cela ? Le discours ne les nomme pas explicitement, mais les lignes sont visibles. Les alliés sont ceux qui adhèrent à une économie de marché ouverte, respectent les règles et favorisent le secteur privé. Les autres — ceux qui restreignent la demande intérieure, manipulent les politiques industrielles ou dominent via des entreprises publiques — sont implicitement ciblés. C’est une lecture géopolitique de l’économie mondiale, où les institutions financières deviennent des instruments d’influence.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Priorité à l’énergie abondante et bon marché</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Sur l’inflation et la croissance, le discours reste étonnamment discret en apparence, mais lourd de sous-entendus. La priorité donnée à l’énergie <em>«abondante et bon marché»</em> traduit une inquiétude face aux tensions inflationnistes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, aucune remise en question des politiques américaines n’est évoquée. Or, pour beaucoup d’observateurs — notamment dans le monde arabe — les choix énergétiques et géopolitiques américains ont contribué à alimenter les chocs pétroliers récents et l’instabilité au Moyen-Orient.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est là que le lecteur tunisien doit lire entre les lignes. Quand Washington parle de stabilité, il parle aussi de contrôle. Quand il prône la croissance, il impose un modèle. Et quand il critique le FMI, il ne cherche pas à l’affaiblir, mais à le réaligner sur ses propres priorités.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des champs de bataille minés</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au fond, ce discours marque un tournant : celui d’un retour assumé à une vision plus dure, plus stratégique, des institutions de Bretton Woods.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour la Tunisie, qui espère toujours un accord avec le FMI, le signal est clair : les marges de négociation se réduisent, les exigences vont s’intensifier, et le contexte géopolitique pèsera plus que jamais sur les décisions économiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les couloirs feutrés de Washington, une réalité s’impose : le FMI et la BM ne sont pas seulement des institutions techniques. Ce sont des champs de bataille minés, et où se redéfinit l’ordre économique mondial. Et les pays comme la Tunisie restent des petits spectateurs — mais souvent, des grands perdants, les premiers impactés.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Economiste universitaire.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/20/ladministration-trump-charge-le-fmi-et-la-bm/">L’administration Trump charge le FMI et la BM</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Croissance 2026 &#124; Le FMI tempère l’optimisme de la Tunisie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Apr 2026 12:15:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[chocs extérieurs]]></category>
		<category><![CDATA[croissance]]></category>
		<category><![CDATA[énergie]]></category>
		<category><![CDATA[FMI]]></category>
		<category><![CDATA[inflation pouvoir d’achat]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Selon le FMI, la croissance réelle de la Tunisie devrait s'établir à 2,1 % en 2026, très inférieure aux 3,3 % fixés par les autorités. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/17/croissance-2026-le-fmi-tempere-loptimisme-de-la-tunisie/">Croissance 2026 | Le FMI tempère l’optimisme de la Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le Fonds monétaire international (FMI) a revu à la baisse les prévisions économiques de la Tunisie pour 2026 et préconise une trajectoire plus prudente que celle envisagée par le gouvernement. Selon le profil de pays du FMI, la croissance réelle de la Tunisie devrait s&rsquo;établir à 2,1 % en 2026, nettement inférieure à l’objectif de 3,3 % fixé par les autorités tunisiennes pour l’année en cours. L’inflation, les chocs externes et la fragilité de l’économie pèsent sur le pays.</em></strong></p>



<span id="more-18647047"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Ces données laissent présager un possible ralentissement par rapport à 2025, année où l’économie tunisienne avait progressé de 2,5 % selon l’Institut national de la statistique, grâce notamment à la contribution de l’agriculture (huile d’olive) et des services (tourisme).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon l’analyse du FMI, outre une croissance plus modérée, les prix à la consommation restent sous surveillance et devraient augmenter en moyenne de 6,5 % en 2026, un niveau qui continue de comprimer le pouvoir d’achat et de limiter les possibilités de relance de la demande intérieure.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La divergence entre Washington et Tunis reflète deux interprétations différentes de la capacité du pays à véritablement accélérer sa croissance à court terme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour sa part, le gouvernement met en avant l’investissement, le tourisme et la reprise de certains secteurs productifs ; alors que le FMI maintient une évaluation plus prudente, conforme à un contexte international marqué par la hausse des prix de l’énergie et l’accroissement des risques pour les économies émergentes importatrices de pétrole et de gaz. Et c&rsquo;est le cas de la Tunisie qui doit importer plus de 60 % de ses besoin énergétiques dans un contexte de renchérissement des cours de pétrole et de gaz.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans son rapport sur <em>« Les perspectives de l&rsquo;économie mondiale publié » </em>publié le 16 avril 2026 sous le titre <em>« L’économie mondiale menacée par la guerre »</em>, le FMI a récemment revu à la baisse ses prévisions pour 2026 concernant les économies émergentes et en développement, soulignant la vulnérabilité des pays importateurs nets d’énergie aux chocs géopolitiques et aux fluctuations des prix des matières premières.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour la Tunisie, le message du FMI est clair&nbsp;: la reprise est en cours, mais elle demeure fragile. La comparaison entre les prévisions du FMI (2,1&nbsp;%) et celles du gouvernement (3,3&nbsp;%) confirme que 2026 sera une année cruciale pour évaluer la crédibilité de la stratégie économique adoptée par le gouvernement tunisien, dans un contexte d’équilibre encore délicat entre croissance, stabilité des prix et besoin de financement.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong> </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/17/croissance-2026-le-fmi-tempere-loptimisme-de-la-tunisie/">Croissance 2026 | Le FMI tempère l’optimisme de la Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
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		<title>Choc pétrolier &#124; Quelle réponse des pays du Sud Global ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Apr 2026 06:41:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Sud Global]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La guerre en cours des États-Unis et Israël contre l’Iran constitue un puissant choc macroéconomique, qui affectera les pays du Sud Global. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/01/choc-petrolier-quelle-reponse-des-pays-du-sud-global/">Choc pétrolier | Quelle réponse des pays du Sud Global ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Par-delà le fracas des armes, la guerre en cours des États-Unis et Israël contre l’Iran constitue déjà un puissant choc macroéconomique. Elle bouleverse l’équilibre géopolitique du Moyen-Orient et redessine les vulnérabilités économiques mondiales, en exposant les fragilités structurelles du Sud global. Elle impose une interrogation non seulement sur les mécanismes du choc, mais sur la capacité des États à y résister. Le véritable risque n’est plus un ralentissement économique, mais une désorganisation durable des conditions mêmes de la croissance mondiale.</em></strong> <em>(Photo : Ras Laffan, le plus grand gisement de gaz au monde, géré par Qatar Energy, bombardé par l&rsquo;Iran).</em>  </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Yahya Ould Amar *</strong><strong></strong></p>



<span id="more-18568414"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/02/Ould-Amar-Yahya.jpg" alt="" class="wp-image-335526"/></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Ce conflit a déclenché un choc d’offre global à haute intensité. La perturbation du détroit d’Ormuz – et celle probable de Bab El Mendeb (Mer Rouge) – par lequel transite environ 20% des flux mondiaux d’hydrocarbures, combinée à des frappes sur des infrastructures énergétiques régionales, constitue un choc d’une ampleur exceptionnelle. La hausse rapide des prix de l’énergie, la volatilité des marchés et la désorganisation des chaînes logistiques témoignent d’une rupture systémique. Mais l’élément le plus inquiétant réside dans la possibilité d’attaques simultanées sur les infrastructures énergétiques en Iran et dans les pays du Golfe, ce qui transformerait un choc de prix en un choc de quantités, bien plus difficile à absorber.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà du choc immédiat, une mutation profonde est à l’œuvre, celle de la fonction même de l’énergie dans le système économique mondial. Nous entrons dans une phase où le prix du baril, au-delà de l’équilibre entre offre et demande, reflète en priorité une prime géopolitique structurelle, durable et potentiellement auto-entretenue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La destruction répétée d’infrastructures critiques — champs, terminaux, installations de liquéfaction — introduit une contrainte temporelle liée aux délais de reconstruction, souvent pluriannuels, transformant des chocs conjoncturels en pénuries persistantes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte, les anticipations des marchés se désancrent, et les investissements énergétiques deviennent eux-mêmes procycliques (amplification des fluctuations économiques), aggravant la volatilité (nervosité) des marchés au lieu de l’amortir.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La double peine du Sud : énergie chère, monnaies faibles</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les pays du Sud global se trouvent en première ligne, confrontés à une réactivation de la contrainte extérieure. L’augmentation de la facture énergétique dégrade immédiatement les balances des paiements, accentue la demande de devises fortes et exerce une pression intense sur les monnaies locales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans plusieurs économies émergentes, la dépréciation monétaire alimente un cercle vicieux, ainsi plus la monnaie se déprécie, plus le coût des importations augmente, aggravant encore les déséquilibres externes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les cas les plus fragiles, cette dynamique peut conduire à des crises de balance des paiements, avec rationnement des importations et restrictions sur les changes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette vulnérabilité est particulièrement aiguë dans les économies dont la monnaie est arrimée au dollar ou fortement dollarisée. Pour ces pays, l’appréciation du dollar agit comme un multiplicateur de choc, elle renchérit simultanément le coût de l’énergie, le service de la dette externe et le prix des importations essentielles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les pays importateurs nets d’hydrocarbures — notamment en Afrique subsaharienne, en Asie du Sud et dans certaines économies d’Amérique latine — se trouvent ainsi enfermés dans une trappe macroéconomique où toute tentative de stabilisation monétaire accélère la contraction de l’activité économique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le dilemme des politiques économiques</h2>



<p class="wp-block-paragraph">À cette contrainte externe s’ajoute un choc inflationniste d’une intensité particulière. L’énergie étant un intrant universel, son renchérissement se diffuse rapidement à l’ensemble de l’économie. Les coûts de transport augmentent, les prix des engrais s’envolent, et la production agricole est affectée. Le choc se transmet ainsi des marchés énergétiques aux marchés alimentaires, transformant une inflation importée en inflation généralisée. Pour des populations déjà vulnérables, notamment dans les pays à faible revenu, cette dynamique constitue une menace directe pour la sécurité alimentaire et la stabilité sociale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte, les finances publiques sont soumises à une pression extrême. Les gouvernements doivent simultanément protéger les ménages contre la hausse des prix et absorber l’augmentation de leurs propres dépenses énergétiques. Cela conduit à une expansion rapide des déficits budgétaires et à une accumulation de dette publique. Or, cette détérioration intervient dans un environnement financier mondial plus contraint, caractérisé par des taux d’intérêt élevés et une aversion accrue pour le risque. Le coût du financement externe augmente, les flux de capitaux se raréfient, et les marges de manœuvre budgétaires se réduisent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte, le rôle du Fonds monétaire international (FMI) apparaît à la fois central et profondément contraint. Les capacités d’intervention — de l’ordre de 1 000 milliards de dollars au maximum — apparaissent significatives à l’échelle d’une crise isolée, mais demeurent faibles face à un choc systémique global, où les besoins cumulés des économies fragiles pourraient rapidement excéder plusieurs milliers de milliards de dollars.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aussi, les conditionnalités traditionnelles — consolidation budgétaire, ajustement structurel — se heurtent à une réalité nouvelle, l’impossibilité politique et économique d’imposer des ajustements procycliques dans des sociétés déjà fragilisées par des chocs inflationnistes et alimentaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le FMI se trouve ainsi confronté à un dilemme soit maintenir une orthodoxie financière au risque d’amplifier les crises sociales soit assouplir ses exigences au prix d’un risque accru de désancrage macroéconomique global.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Nouveau régime d’instabilité</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le résultat combiné de ces dynamiques est une configuration de stagflation difficile à gérer pour de nombreux gouvernements. La croissance ralentit sous l’effet de la hausse des coûts et de l’incertitude, tandis que l’inflation demeure élevée. Les entreprises réduisent leurs investissements, les ménages voient leur pouvoir d’achat diminuer, et les États perdent leur capacité à stabiliser le cycle économique. Cette combinaison — inflation élevée et croissance faible — est historiquement associée à des périodes de forte instabilité économique et politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La soutenabilité même de la récession dans les pays fragiles devient alors incertaine. Contrairement aux économies avancées, ces pays ne disposent ni de stabilisateurs automatiques efficaces ni de marges budgétaires suffisantes pour amortir le choc. Le délai d’absorption du choc — c’est-à-dire le temps nécessaire pour rétablir un nouvel équilibre macroéconomique — s’allonge considérablement, transformant une récession cyclique en dépression prolongée. Cette temporalité étendue accroît le risque de ruptures politiques, de défauts souverains et, dans certains cas, d’effondrement institutionnel.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Du choc conjoncturel au basculement structurel</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le scénario le plus préoccupant reste toutefois celui d’une destruction durable des infrastructures énergétiques en Iran et dans le Golfe. Une telle situation produirait un choc d’offre permanent, en réduisant significativement la production mondiale d’hydrocarbures. Elle entraînerait également une désorganisation profonde des circuits logistiques, les ports, pipelines et terminaux devenant vulnérables ou inutilisables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les primes de risque sur le transport maritime et le financement augmenteraient fortement, tandis que les effets de second tour — hausse des taux, tensions sur la dette, contraction du commerce mondial — amplifieraient encore le choc initial. Dans ce cas, la crise ne serait plus conjoncturelle mais structurelle, avec des conséquences durables sur l’économie mondiale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cette séquence, les monarchies du Golfe pourraient supporter un coût triplement cumulatif : celui d’une protection militaire américaine monétisée, celui du financement d’un conflit dont elles ne sont pas à l’origine — dans un moment où même le Congrès américain hésite à en assumer le coût du premier mois de conflit (200 milliards) —, et, enfin, celui d’un alignement politique et financier accru dans l’après-guerre, consacrant une forme de soumission renforcée à l’égard du couple États-Unis–Israël.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’hypothèse d’une dislocation partielle de l’Iran — sous l’effet combiné de frappes extérieures, de tensions internes et d’interventions indirectes d’acteurs régionaux — introduit un risque systémique supplémentaire. Une fragmentation territoriale, impliquant potentiellement des zones kurdes, azéries ou sous influence étrangère, transformerait le pays en espace de conflictualité permanente, à proximité immédiate des principales routes énergétiques mondiales, tout en ravivant, à la frontière turque, la question kurde et les fragilités qu’elle induit pour Ankara.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un tel scénario, la fermeture intermittente ou le contrôle discrétionnaire du détroit d’Ormuz — voire sa monétisation sous forme de <em>«péage»</em> — deviendrait un instrument durable de pouvoir économique, redéfinissant les termes de l’échange énergétique mondial.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Fin de l’abondance financière et retour du risque de dette souveraine</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette situation accélère une transformation déjà en cours du système financier international. Le régime d’abondance financière qui caractérisait les années 2010 — marqué par des taux bas et des flux de capitaux vers les économies émergentes — est en train de disparaître. Les investisseurs se replient vers les actifs considérés comme sûrs, renforçant la domination du dollar et accentuant la vulnérabilité des pays dépendants du financement externe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parallèlement, le système monétaire international se fragmente, avec l’émergence de tentatives de diversification, notamment autour du yuan ou d’accords bilatéraux. Toutefois, en période de crise, la centralité du dollar reste intacte, ce qui limite les marges de manœuvre des économies émergentes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les grandes économies avancées, elles-mêmes fortement endettées, voient leur capacité à jouer un rôle de prêteur se réduire. La remontée des taux d’intérêt réels et la montée des primes de risque limitent l’appétit pour les actifs émergents, accentuant la segmentation financière du monde.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte, l’investissement global — en particulier dans les infrastructures et la transition énergétique — ralentit précisément au moment où il serait le plus nécessaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte, le risque de crises de dette souveraine augmente fortement. La combinaison d’une dépréciation des monnaies, d’une hausse des taux d’intérêt et d’une détérioration des balances des paiements crée des conditions propices à des défauts en chaîne. Plusieurs pays pourraient se retrouver confrontés à des arbitrages impossibles entre le service de la dette, le financement des importations essentielles et la stabilité sociale.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Que faire ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Face à ce choc, les pays du Sud global doivent repenser leurs priorités, pour éviter qu’il ne redéfinisse durablement les trajectoires économiques. L’objectif ne peut plus être la poursuite d’une croissance maximale à court terme. Il s’agit désormais de construire une stratégie de résilience. Cela implique, en premier lieu, de sécuriser la liquidité externe, en renforçant les réserves de change et en garantissant l’accès aux devises nécessaires pour financer les importations critiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est également essentiel d’adopter une approche réaliste en matière de politique monétaire, en acceptant une certaine dépréciation plutôt que de tenter de défendre des niveaux de change insoutenables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan budgétaire, une hiérarchisation rigoureuse des instruments s’impose. À court terme, la priorité doit aller aux transferts monétaires ciblés, aux subventions limitées aux biens essentiels et aux mécanismes temporaires de tarification sociale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les États doivent renoncer aux soutiens généralisés, coûteux et régressifs, au profit d’une protection concentrée sur les ménages, les agriculteurs et les secteurs les plus exposés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette réorientation suppose aussi une gestion active de la dépense publique. Il faut protéger les postes à fort rendement social — santé, nutrition, éducation de base, énergie critique, maintenance des infrastructures vitales — et différer les investissements publics non prioritaires, en particulier ceux fortement importateurs en devises ou à faible effet de stabilisation immédiat. Une revue des dépenses de fonctionnement, des subventions aux entreprises publiques et des niches budgétaires devient indispensable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Du côté des recettes, l’enjeu est moins d’augmenter les taux d’imposition que d’élargir l’assiette : réduction des exonérations inefficaces, meilleure collecte douanière et fiscale, taxation temporaire de certaines rentes ou surprofits, fiscalité accrue sur les biens de luxe et produits pouvant avoir un impact sanitaire (tabac, sucre, …), amélioration du recouvrement auprès des grands contribuables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les pays disposant de recettes exceptionnelles, des fonds de stabilisation ou de lissage doivent être mobilisés — ou créés — afin d’amortir les chocs sans désorganiser durablement le budget.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parallèlement, la gestion de la dette doit devenir plus préventive : recours aux marchés boursiers locaux, aux financements concessionnels, allongement des maturités, réduction des risques de refinancement, transparence accrue et, si nécessaire, restructurations ordonnées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un monde de capital rare, la crédibilité budgétaire ne se mesure plus à la rigidité doctrinale, mais à la capacité de l’État à arbitrer entre protection sociale, soutenabilité financière et sécurité économique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La dimension énergétique devient également centrale. La diversification des sources d’approvisionnement, la conclusion d’accords bilatéraux de long terme et l’investissement dans des alternatives énergétiques sont des impératifs stratégiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, la coopération internationale, notamment entre pays du Sud, peut jouer un rôle clé, à travers la mutualisation des réserves, l’utilisation des instruments multilatéraux et le renforcement des institutions financières régionales.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Organiser la rareté sans basculer dans la fragmentation</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Face à cette configuration, les politiques économiques doivent évoluer au-delà des cadres traditionnels. Trois axes apparaissent déterminants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Premièrement, une redéfinition des politiques budgétaires vers des dépenses de résilience — sécurité énergétique et alimentaire, infrastructures critiques, stocks stratégiques — au détriment des logiques d’optimisation de court terme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Deuxièmement, une coordination monétaire et financière accrue entre pays du Sud, visant à réduire la dépendance au dollar par des mécanismes de compensation régionaux et des accords de swap entre banques centrales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Troisièmement, une accélération des investissements dans les énergies alternatives — renouvelables, technologies de stockage et autres — comme réponse à l’instabilité géopolitique de l’offre fossile.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car au fond, ce qui se joue n’est autre que la capacité du système international à organiser la rareté sans basculer dans la fragmentation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En définitive, cette guerre annonce l’entrée dans un monde où l’énergie redevient une arme, les détroits des instruments de souveraineté coercitive, la dette un accélérateur de fragilité, et la résilience la première des politiques économiques. Pour le Sud global, l’enjeu est d’éviter qu’un choc externe ne se transforme en désordre intérieur ou explosion sociale. La leçon à retenir lorsque les infrastructures vitales deviennent des cibles et les routes maritimes des leviers de guerre, est que la géopolitique a cessé d’encadrer l’économie — elle la commande. Et c’est alors l’ordre mondial lui-même qui entre en zone de turbulence durable.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Economiste, banquier et financier.</em></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="oYwYrzdnkk"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/12/israel-iran-les-marches-redoutent-un-choc-petrolier-mondial/">Israël &#8211; Iran: Les marchés redoutent un choc pétrolier mondial</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Israël &#8211; Iran: Les marchés redoutent un choc pétrolier mondial » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/12/israel-iran-les-marches-redoutent-un-choc-petrolier-mondial/embed/#?secret=YX7rgDRebk#?secret=oYwYrzdnkk" data-secret="oYwYrzdnkk" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/01/choc-petrolier-quelle-reponse-des-pays-du-sud-global/">Choc pétrolier | Quelle réponse des pays du Sud Global ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Economie tunisienne et crise énergétique &#124; 7 milliards de dinars à trouver</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/11/economie-tunisienne-et-crise-energetique-7-milliards-de-dinars-a-trouver/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Mar 2026 06:40:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
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		<category><![CDATA[Kaïs Saied]]></category>
		<category><![CDATA[Larbi Ben Bouhali]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pour gérer la crise énergétique liée à la  guerre israélo-américaine contre l’Iran, la Tunisie a besoin de mobiliser 7 milliards de dinars. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/11/economie-tunisienne-et-crise-energetique-7-milliards-de-dinars-a-trouver/">Economie tunisienne et crise énergétique | 7 milliards de dinars à trouver</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Comment gérer la crise énergétique engendrée par la guerre israélo-américaine actuelle contre l’Iran ? Nous avons besoin de dollars et d’euros, pas de dinars de la Banque centrale de Tunisie (BCT). Utiliser les fonds de la BCT ferait grimper l’inflation jusqu’à 15 %, pénalisant les classes moyennes et populaires et ruinant le dinar.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Larbi Ben Bouhali</strong> *</p>



<span id="more-18459290"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Larbi-Benbouhali.jpg" alt="" class="wp-image-17855925" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Larbi-Benbouhali.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Larbi-Benbouhali-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/11/Larbi-Benbouhali-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Le président Kaïs Saïed n’a d’autre choix que de se préparer aux répercussions de la guerre d’Iran :</p>



<p class="wp-block-paragraph">1. Plus de 100&nbsp;000 Tunisiens travaillent dans les pays du Golfe, et nous ignorons combien d’entre eux perdront leur emploi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">2. Le prix du pétrole brut a dépassé 92&nbsp;dollars le baril de Brent, et celui du gaz naturel a augmenté de 20&nbsp;% en une seule semaine, ce qui entraînera un déficit énergétique et commercial plus important cette année et l’année prochaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">3. Les petites et moyennes entreprises auront des difficultés à augmenter leur chiffre d’affaires cette année en raison de la hausse des coûts de l’énergie et de l’augmentation des frais de financement et d’assurance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">4. Le taux de chômage pourrait atteindre 17 %, et le chômage des jeunes dépasser 40 %.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Option 1</strong> : L’article 11 du budget 2026 autorise le gouvernement tunisien à lever 7 milliards de dinars sur le marché obligataire islamique. Le président Kaïs Saïed, avec l’appui de la BCT, pourrait solliciter l’Arabie saoudite, le Koweït et le Qatar pour financer le gouvernement tunisien par le biais de ces obligations.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Option 2 :</strong> La Bourse de Tunis a progressé de 35 % en 2025, et la liquidité y dépasse 8 milliards de dinars. Le gouvernement tunisien pourrait introduire en bourse 5 % des actions de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (Steg) et 5 % des actions de la la Compagnie des  Phosphates de Gafsa (CPG) afin d’utiliser le produit de cette vente pour combler le déficit budgétaire. Il pourrait également racheter ces actions après cinq ans, une fois l’économie tunisienne redressée.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Option 3</strong> : L’an dernier, j’ai recommandé au gouvernement tunisien de recourir aux services du FMI pour redresser l’économie tunisienne, puisqu’il respectait déjà les conditions du Fonds sans contracter d’emprunts. Aujourd’hui, le gouvernement tunisien pourrait solliciter un financement de 3 milliards de dollars auprès du FMI pour faire face à la crise d’approvisionnement énergétique, porter ses réserves de change à l’équivalent de 150 jours d’importations, renforcer le dinar et relancer l’économie tunisienne.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><em>Traduit de l&rsquo;arabe.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Expert financier.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/11/economie-tunisienne-et-crise-energetique-7-milliards-de-dinars-a-trouver/">Economie tunisienne et crise énergétique | 7 milliards de dinars à trouver</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Nouri brosse un tableau reluisant de l’économie tunisienne</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/18/nouri-brosse-un-tableau-reluisant-de-leconomie-tunisienne/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 18 Oct 2025 09:38:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[banque centrale]]></category>
		<category><![CDATA[Fethi Zouhair Nouri]]></category>
		<category><![CDATA[finances publiques]]></category>
		<category><![CDATA[FMI]]></category>
		<category><![CDATA[inflation déficit budgétaire]]></category>
		<category><![CDATA[stabilité macroéconomique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>A contre-courant des experts économiques et financiers, Fethi Zouhair Nouri brosse un tableau lumineux de l’état de l’économie tunisienne.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/18/nouri-brosse-un-tableau-reluisant-de-leconomie-tunisienne/">Nouri brosse un tableau reluisant de l’économie tunisienne</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Alors que les experts font part de leur inquiétude face à la précarité des finances publiques (avec la persistance, entre autres voyants rouges, de l’inflation, du déficit budgétaire et du surendettement), le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), Fethi Zouhair Nouri, brosse un tableau plutôt lumineux de l’état de l’économie tunisienne.</em></strong></p>



<span id="more-17690034"></span>



<p class="wp-block-paragraph">La Tunisie <em>«a su honorer ses engagements et préserver la stabilité macroéconomique grâce à une gestion fondée sur la responsabilité nationale et la mobilisation des ressources intérieures»</em>, a-t-il déclaré, jeudi 16 octobre 2025<em>,</em> lors de la réunion des gouverneurs des banques centrales et des ministres des Finances de la région Moyen-Orient, Afrique du Nord, Afghanistan et Pakistan (Menap), dans le cadre des Assemblées annuelles du Groupe de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI), qui se tiennent à Washington du 14 au 18 octobre 2025.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon la <a href="https://www.tap.info.tn/fr/Portail-Economie/19347517-le-gouverneur-de-la" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Tap</a>, l’agence de presse officielle, M. Nouri a qualifié l’expérience tunisienne d’<em>«exemple riche d’enseignements»</em> et souligné la capacité du pays à surmonter les crises successives tout en préservant l’équilibre fondamental de l’économie nationale et la viabilité des finances publiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nouri a également souligné le rôle de la politique monétaire, <em>«équilibrée entre flexibilité et rigueur»</em>, qui a ancré les anticipations d’inflation, maintenu la vigueur du dinar tunisien face aux principales devises étrangères et amélioré la stabilité du système financier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les réalisations, le gouverneur a cité le renforcement des réserves de change et le récent relèvement de la note souveraine de la Tunisie. <em>«Les crises que nous avons traversées ne nous ont pas affaiblis, mais nous ont plutôt rendus plus forts et plus conscients»</em>, a-t-il déclaré, soulignant que <em>«chaque tempête que nous avons traversée a renforcé nos institutions et leur capacité à naviguer dans un monde caractérisé par une grande incertitude»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le débat auquel a pris part M. Nouri portait sur les stratégies visant à renforcer les politiques monétaires et budgétaires afin d’accroître la résilience économique face aux chocs extérieurs croissants, dans un contexte international en rapide évolution.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La stabilité économique <em>«ne peut être importée ou imposée de l’extérieur, mais construite de manière endogène et progressive grâce à la discipline budgétaire, à la cohérence des politiques publiques et à la confiance mutuelle entre les institutions»</em>, a-t-il expliqué, faisant ainsi écho aux critiques souvent adressées par le président Kaïs Saïed au Fonds monétaire international (FMI), dont le pays rejette officiellement les recommandations de réformes structurelles assimilées à des … <em>«diktats»</em>. Cette approche, a expliqué M. Nouri, a permis au pays de respecter les principales échéances du service de la dette extérieure.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/18/nouri-brosse-un-tableau-reluisant-de-leconomie-tunisienne/">Nouri brosse un tableau reluisant de l’économie tunisienne</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>FMI et Afrique &#124; La Tunisie n’est pas le seul pays récalcitrant</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/21/fmi-et-afrique-la-tunisie-nest-pas-le-seul-pays-recalcitrant/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 21 Aug 2025 07:48:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
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		<category><![CDATA[Egypte]]></category>
		<category><![CDATA[FMI]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[réformes structurelles]]></category>
		<category><![CDATA[Sénégal]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie n’est pas le seul pays africain confronté à des retards prolongés dans les consultations économiques obligatoires avec le FMI. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/21/fmi-et-afrique-la-tunisie-nest-pas-le-seul-pays-recalcitrant/">FMI et Afrique | La Tunisie n’est pas le seul pays récalcitrant</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La Tunisie n’est pas le seul pays africain confronté à des retards prolongés dans les consultations économiques obligatoires au titre de l’article IV avec le Fonds monétaire international (FMI). Quatre autres pays du continent sont dans la même situation, le Soudan, l’Érythrée, le Libéria et le Sénégal, parmi les 13 États membres à travers le monde.</em></strong> <em>(Ph. Siège du FMI à New York).</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Latif Belhedi</strong></p>



<span id="more-17297698"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Les consultations au titre de l&rsquo;article IV sont des évaluations économiques annuelles menées par les services du FMI pour évaluer les politiques macroéconomiques, la stabilité financière et la gouvernance d’un pays. Ces examens sont essentiels pour maintenir l’accès aux financements concessionnels, inspirer la confiance des investisseurs et soutenir les efforts de viabilité de la dette.</p>



<h2 class="wp-block-heading">39 mois de retard</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le retard de la Tunisie s’élève à 39 mois. Les autorités ont officiellement demandé un report en raison de difficultés politiques et économiques nationales. En fait, le président de la république Kaïs Saïed redoutent les impacts socio-économiques des réformes structurelles convenues par son pays avec l’institution financière internationale, notamment la révision du système de subventions, la réduction de la masse salariale du secteur public et l’assainissement des entreprises publiques déficitaires ou en difficulté. Il a aussi affirmé à plusieurs reprises qu’il rejetait les diktats du FMI, en mettant fin, dès octobre 2022, aux négociations pour un prêt de 1,9 milliard de dollars, estimant que les Tunisiens doivent compter sur leurs propres ressources qui sont immenses, mal exploitées et mal distribuées.  </p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le Soudan, la dernière consultation a eu lieu en février 2020. Le retard de 34 mois est attribué à la poursuite du conflit civil et à l’instabilité politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Érythrée, pour sa part, n’a pas contacté le FMI depuis juillet 2019, ce qui a entraîné un retard de 45 mois. Les raisons sont classées comme <em>«diverses»</em>, sans aucune explication formelle fournie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Suite à un changement de gouvernement, le Libéria a subi un retard de 20 mois. Cependant, une mission du FMI a été menée du 4 au 17 juin 2025, et les discussions du Conseil sont prévues pour le 8 septembre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ajouté à la liste en 2025, le Sénégal est confronté à un retard de 18 mois. Le FMI a suspendu son programme de soutien après qu’un audit a révélé une dette de 7 milliards de dollars jusque-là non déclarée sous l’administration de l’ancien président Macky Sall.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Entrave à l’accès aux financements</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le FMI souligne que de tels retards peuvent entraver l’accès à ses instruments financiers et à ceux d’autres institutions comme la Banque mondiale. Ils peuvent également compliquer les efforts de restructuration de la dette et révéler des problèmes plus généraux de gouvernance économique. Cependant, la liste n’est pas punitive&nbsp;: elle sert de mesure de transparence et incite à un réengagement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Trois pays – l’Égypte, l’Éthiopie et le Malawi – ont été retirés de la liste des consultations différées en 2025 après avoir repris avec succès les engagements au titre de l’article IV.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="92FQcRg1uo"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/15/tunisie-fmi-les-causes-du-report-sine-die-dun-accord-devenu-incertain/">Tunisie-FMI : les causes du report sine die d&rsquo;un accord devenu incertain</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie-FMI : les causes du report sine die d&rsquo;un accord devenu incertain » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/15/tunisie-fmi-les-causes-du-report-sine-die-dun-accord-devenu-incertain/embed/#?secret=F4rDsIJd86#?secret=92FQcRg1uo" data-secret="92FQcRg1uo" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/21/fmi-et-afrique-la-tunisie-nest-pas-le-seul-pays-recalcitrant/">FMI et Afrique | La Tunisie n’est pas le seul pays récalcitrant</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>La Tunisie annonce une croissance de 2,4% au 2e semestre 2025  </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/16/la-tunisie-annonce-une-croissance-de-24-au-2e-semestre-2025/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 16 Aug 2025 12:13:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Banque Mondiale]]></category>
		<category><![CDATA[croissance]]></category>
		<category><![CDATA[économie]]></category>
		<category><![CDATA[FMI]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’économie tunisienne a enregistré une croissance de 3,2 % au 2e trimestre 2025. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/16/la-tunisie-annonce-une-croissance-de-24-au-2e-semestre-2025/">La Tunisie annonce une croissance de 2,4% au 2e semestre 2025  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’économie tunisienne a enregistré une croissance de 3,2 % au 2<sup>e</sup> trimestre 2025, par rapport à la même période en 2024, a indiqué l’Institut tunisien de la statistique (INS) dans un communiqué publié vendredi 15 août 2025.</em></strong></p>



<span id="more-17247958"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Le communiqué ajoute que, selon les estimations préliminaires des comptes nationaux, le produit intérieur brut (PIB) s’est amélioré de 1,8 % au 2<sup>e</sup> trimestre, par rapport au premier trimestre de cette année, ce qui signifie que l’économie a progressé de 2,4% au cours du premier semestre de cette année.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Rappelons que l’économie tunisienne s’est accrue de 1,6% au cours du 1<sup>er</sup> trimestre de cette année et qu’un rapport de la Banque mondiale (<a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/27/tunisie-la-bm-prevoit-une-croissance-de-19-en-2025-et-16-en-2026/">BM</a>) publié en avril dernier prévoyait une croissance de 1,9% pour toute l’année 2025, alors que le Fonds monétaire international (<a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/23/le-fmi-prevoit-une-croissance-atone-en-tunisie-en-2025/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">FMI</a>) a prévu un taux encore plus faible de 1,4% en 2025 et 2026, soit autant qu’en 2024.  </p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong> </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/16/la-tunisie-annonce-une-croissance-de-24-au-2e-semestre-2025/">La Tunisie annonce une croissance de 2,4% au 2e semestre 2025  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie &#124; Persistance de la crise des finances publiques</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/10/tunisie-persistance-de-la-crise-des-finances-publiques/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 10 Jul 2025 06:47:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[réformes structurelles]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie continue de faire face à une crise persistante des finances publiques, malgré une modeste réduction prévue de son déficit budgétaire. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/10/tunisie-persistance-de-la-crise-des-finances-publiques/">Tunisie | Persistance de la crise des finances publiques</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La Tunisie continue de faire face à une crise persistante des finances publiques, malgré une modeste réduction prévue de son déficit budgétaire pour 2025 à 5,5 % du PIB, contre 6,3 % en 2024, grâce à des hausses ciblées des impôts sur les sociétés et les hauts revenus. Néanmoins, la dette publique devrait rester élevée, atteignant environ 80,5% du PIB d’ici fin 2025, contre 82,2% en 2024.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-17008369"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Le projet de budget 2025 prévoit un déficit d’environ 9,8 milliards de dinars, avec des dépenses prévues de 59,8 milliards et des recettes limitées à 50 milliards de dinars. Il reste qu’à mi-parcours, les engagements financiers pris par l’Etat au cours des derniers mois et qui n’étaient pas prévus dans son budget pour l’exercice en cours risquent de sérieusement hypothéquer l’atteinte de ces objectifs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La politique budgétaire à connotation sociale vise à alléger la charge des ménages à faibles revenus tout en augmentant les impôts des particuliers et des entreprises les plus aisés générant plus de 20 millions de dinars de chiffre d’affaires annuel, désormais imposés à 25%.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Besoins importants de financement</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Face à des dépenses publiques élevées et à une stabilité monétaire fragile, due en partie à une dépendance accrue à la Banque centrale, les banques sont fortement sollicitées, ce qui limite leur capacité à soutenir le secteur privé et retarde la relance espérée pour sortir du cycle d’une croissance atone où le pays est engagé depuis la chute du régime de Ben Ali en 2011.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que les prévisions officielles tablent sur une croissance de 3,2% en 2025, la Banque mondiale propose une prévision plus prudente et plus réaliste de 1,9%, évoquant une faible amélioration économique, et un contexte international de plus en plus défavorable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les négociations avec le FMI étant au point mort depuis octobre 2023, cela a privé la Tunisie d’un soutien financier essentiel. Et la note souveraine du pays («Caa1», perspective stable) continue d’entraver son accès à d’autres sources de financement, et même si plusieurs bailleurs de fonds continuent de faire confiance à la signature tunisienne mais les prêts sont accordés à des taux d’intérêt relativement élevés.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pour un rétablissement de la confiance des investisseurs</h2>



<p class="wp-block-paragraph">En résumé, si la trajectoire budgétaire de la Tunisie montre de légers signes d’amélioration, avec notamment de meilleures recettes fiscales, une stabilité financière durable reste difficile à atteindre sans réformes structurelles, un accès renouvelé aux financements internationaux et un rétablissement de la confiance des investisseurs, autant de facteurs qui sont loin d’être actuellement réunis. D’autant plus que, dans un souci d’autonomie de décision, le gouvernement résiste à ce que le président Kaïs Saïed appelle les <em>«diktats»</em> des bailleurs de fonds internationaux, refuse de mettre en œuvre certaines réformes structurelles préconisées par les experts et poursuit ses politiques sociales volontaristes et budgétivores en faveur des classes démunies.</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="yBLRE003Gs"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/14/tunisie-%e2%94%82-des-finances-publiques-toujours-vulnerables/">Tunisie │ Des finances publiques toujours vulnérables</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie │ Des finances publiques toujours vulnérables » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/14/tunisie-%e2%94%82-des-finances-publiques-toujours-vulnerables/embed/#?secret=N77Vs84OK3#?secret=yBLRE003Gs" data-secret="yBLRE003Gs" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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