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	<title>Archives des Franz Fanon - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Franz Fanon - Kapitalis</title>
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		<title>Quand Saïed affirme que «la Tunisie n’est ni une ferme ni un jardin»</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 29 Apr 2025 09:05:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[souveraineté]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Quand le président Kaïs Saïed affirme que «la Tunisie n’est ni une ferme ni un jardin», il ne s’agit pas seulement d’un rejet de l’ingérence étrangère. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/29/quand-saied-affirme-que-la-tunisie-nest-ni-une-ferme-ni-un-jardin/">Quand Saïed affirme que «la Tunisie n’est ni une ferme ni un jardin»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le 28 avril 2025, au palais de Carthage, le président Kaïs Saïed reçoit le ministre des Affaires étrangères Mohamed Ali Nafti. Le cadre est solennel, la parole ferme. Elle se dresse, verticale, défensive : «</em></strong><strong><em>Tunis n’est ni une bourgade, ni un verger.» Pas un jardin pour diplomates. Pas une colonie de vacances.</em></strong><strong><em>&nbsp;</em></strong><strong><em> </em></strong><strong><em>Il y a des discours qui ne parlent pas au citoyen. Ils s’adressent, sans le savoir peut-être, à l’inconscient collectif.</em></strong></p>



<p><strong>Manel Albouchi * </strong>&nbsp;</p>



<span id="more-16339797"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1.jpg" alt="" class="wp-image-15290578" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure></div>


<p>Quand le président Kaïs Saïed affirme que <em>«la Tunisie n’est ni une ferme ni un jardin»</em> et propose d’envoyer à son tour des observateurs dans les pays qui se disent inquiets [de la situation des droits humains en Tunisie, Ndlr], il ne s’agit pas seulement d’un rejet de l’ingérence étrangère. Les mots résonnent comme un écho lointain de la décolonisation, de ses tensions non résolues, de ses blessures ouvertes. Ce discours est une révolte contre le regard de l’Autre, celui qui observe, juge, classe, prescrit. </p>



<p>La phrase gratte là où la mémoire brûle : celle de la domination. Fanon, dans son langage tranchant, écrivait : <em>«La décolonisation est la rencontre de deux forces, opposées par leur nature, qui se heurtent de front, violemment.»</em>&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Parole politique et inconscient</h2>



<p>Ce choc se rejoue ici. Dans la forme même du discours. Dans son ton. Dans son refus d’adopter les codes attendus de la diplomatie. Ce refus est un symptôme. Il dit : je ne veux plus être vu comme une périphérie maladroite. Il dit aussi : je souffre d’un regard.&nbsp;</p>



<p>Peut-être faut-il lire cet événement politique à travers une autre lentille : celle de Freud. L’humain, écrivait-il, est traversé par deux pulsions : Éros, la pulsion de vie; et Thanatos, la pulsion de mort.</p>



<p>La souveraineté, dans cette lecture, devient un champ de bataille entre deux dynamiques contradictoires : d’un côté, le désir de cohésion, de maîtrise, de dignité; de l’autre, la tentation du repli, du rejet de l’autre, de la désocialisation.&nbsp;</p>



<p>Le rejet des observateurs étrangers peut être lu comme un acte de résistance. Mais aussi comme un mécanisme de défense : une tentative de survie d’un Moi national encore fragile, blessé, sous pression. La souveraineté se présente alors comme un réflexe de préservation. Un retour vers l’intérieur, pour se protéger d’un regard devenu insupportable. Mais ce repli, s’il dure, devient aussi un enfermement. Et peut glisser vers la pulsion de mort : celle qui nie l’altérité et refuse la complexité du monde.&nbsp;</p>



<p>On me dira que la politique n’est pas un cabinet d’analyse. C’est vrai. Mais elle s’exprime dans un corps social traversé par ses peurs, ses transferts, ses projections.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une histoire non digérée</h2>



<p>Le président parle peut-être à l’ancienne puissance coloniale. Mais il s’adresse aussi à une histoire non digérée, à une honte collective, à une humiliation héritée. À ce que Lacan appelait le manque fondamental, celui qui structure le sujet mais aussi les peuples.&nbsp;</p>



<p>Et si ce discours n’était pas qu’une stratégie? Et s’il était l’émergence brutale d’un imaginaire insurgé, tentant de se réapproprier un territoire symbolique? Une tentative de redonner forme à une souveraineté non seulement juridique, mais aussi psychique?&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Reste une question, alors : qu’a-t-il voulu exorciser, en prononçant ces mots?&nbsp;</p>



<p>Peut-être cette vérité cruelle, que Fanon formulait avec un sarcasme prophétique :&nbsp;&nbsp;</p>



<p><em>«Les derniers seront les premiers.»</em></p>



<p>* <em>Psychothérapeute, psychanalyste.  </em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/29/quand-saied-affirme-que-la-tunisie-nest-ni-une-ferme-ni-un-jardin/">Quand Saïed affirme que «la Tunisie n’est ni une ferme ni un jardin»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Le 1er mai à Tunis : festival de la diversité par la photo, le débat et l’engagement citoyen</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/04/le-1re-mai-a-tunis-festival-de-la-diversite-par-la-photo-le-debat-et-lengagement-citoyen/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 04 May 2023 05:41:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[béchir ben yahmed]]></category>
		<category><![CDATA[Bechir Khraief]]></category>
		<category><![CDATA[Cité de la Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Edouard Glissant]]></category>
		<category><![CDATA[festival de la diversité]]></category>
		<category><![CDATA[Franz Fanon]]></category>
		<category><![CDATA[Khaoula Tawes]]></category>
		<category><![CDATA[Ons Jabeur]]></category>
		<category><![CDATA[Université de Manouba]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La diversité tunisienne présentée dans une série d'événements culturels à la Cité de la culture de Tunis. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/04/le-1re-mai-a-tunis-festival-de-la-diversite-par-la-photo-le-debat-et-lengagement-citoyen/">Le 1er mai à Tunis : festival de la diversité par la photo, le débat et l’engagement citoyen</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le vernissage de l’exposition photographique «Une diversité tunisienne» a constitué l’évènement culturel marquant de la semaine du 1<sup>er</sup> mai à la Cité de la Culture de Tunis.</em></strong> <strong><em>Bien que cet évènement fût quelque peu gâché par l’affaire de la censure à la Foire du livre de Tunis, il n’en reste pas moins l’évènement heureux du printemps des arts.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Imen Bahri</strong></p>



<span id="more-7742344"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/05/Imen-Bahri.jpg" alt="" class="wp-image-7742365" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/05/Imen-Bahri.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/05/Imen-Bahri-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/05/Imen-Bahri-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure></div>


<p>Occupant tout l’espace de la Galerie Hamadi Essid de la Cinémathèque, le groupe des<em> Artistes réunis</em> du Laboratoire du patrimoine de l’Université de Manouba nous a offert une fresque de la diversité tunisienne qui s’étale sur plus de 25 siècles d’histoire et sur tous les coins et recoins d’un territoire qui a été marqué des mains de l’homme depuis des millénaires.</p>



<p>Les photographes ont cherché en premier à saisir les traits des figures et visages de notre beauté féminine pour en faire un des plus beaux tableaux de l’exposition : «<em>Les belles de Tunis</em>» est un poster qui compose des portraits de jeunes tunisiennes aussi belles l’une que l’autre dans cette nuance de couleurs et de regards.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="600" height="600" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/05/Belles-de-Tunis.jpg" alt="" class="wp-image-7742475" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/05/Belles-de-Tunis.jpg 600w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/05/Belles-de-Tunis-300x300.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/05/Belles-de-Tunis-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/05/Belles-de-Tunis-120x120.jpg 120w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/05/Belles-de-Tunis-360x360.jpg 360w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/05/Belles-de-Tunis-580x580.jpg 580w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure></div>


<p>A l’entrée de l’exposition, deux grands portraits nous accueillent&nbsp;: l’idole de la nation Ons Jabeur à côté de la jeune artiste chanteuse, star montante, Khaoula Tawes; deux jeunes dames qui illustrent le charme attractif de cette nouvelle génération de femmes aussi belles que combattives.</p>



<p>A mesure qu’on avance, on est pris dans la complexité de cette diversité qui interpelle aussi bien l’histoire, les lieux, les métiers et les arts.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Hommage à Béchir Ben Yahmed</h2>



<p>Deux posters constituent aussi des moments forts de l’expo : celui dédié à feu Béchir Ben Yahmed, fondateur de <em>Jeune Afrique</em> décédé en 2021, l’homme est montré dans son environnement professionnel et protocolaire avec les grands du monde, de Bourguiba dont il était le premier secrétaire d’Etat à l’information dès l’indépendance et jusqu’aux chefs d’États moderne d’Afrique et du monde.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="600" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/05/Bechir-Ben-Yahmed-1.jpg" alt="" class="wp-image-7742479" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/05/Bechir-Ben-Yahmed-1.jpg 600w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/05/Bechir-Ben-Yahmed-1-300x300.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/05/Bechir-Ben-Yahmed-1-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/05/Bechir-Ben-Yahmed-1-120x120.jpg 120w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/05/Bechir-Ben-Yahmed-1-360x360.jpg 360w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/05/Bechir-Ben-Yahmed-1-580x580.jpg 580w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure></div>


<p>Notre ami, Ridha Kéfi, ancien collaborateur de Béchir Ben Yahmed à <em>Jeune Afrique,</em> lui a rendu, en ce jour du 1<sup>er</sup> mai, un vibrant hommage, évoquant avec les présents des moments forts de la vie de l’homme, qui fut le plus jeune parmi les dirigeants politiques de la Tunisie indépendante; mais éveillé de façon précoce aux risques de ce métier, lui préféra l’indépendance et l’aventure médiatique en lançant <em>Jeune Afrique</em> à Rome puis à Paris, ville de la liberté. Cette longue marche du journaliste qui dura plus de soixante ans avec lui et qui continue après lui est la chose la plus précieuse que BBY légua à tout un continent.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Et à Édouard Glissant</h2>



<p>Un autre poster est dédié à la mémoire de l’écrivain Édouard Glissant, philosophe de la créolisation du monde et fondateur de l’Institut du Tout-Monde. En 2009, le philosophe fut invité à Tozeur pour présider un colloque international sur le monde arabe et l’esclavage, et c’est là qu’il a pu mesurer à quel point les élites arabes, même universitaires, étaient confortablement installées dans une attitude de <em>«déni»</em> total, un déni nourri par tant de préjugés et de mythes dont le plus répandu est celui du <em>«bon maître et du bon esclave»</em>.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="600" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/05/Edouard-Glissant.jpg" alt="" class="wp-image-7742483" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/05/Edouard-Glissant.jpg 600w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/05/Edouard-Glissant-300x300.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/05/Edouard-Glissant-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/05/Edouard-Glissant-120x120.jpg 120w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/05/Edouard-Glissant-360x360.jpg 360w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/05/Edouard-Glissant-580x580.jpg 580w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure></div>


<p>Édouard Glissant, en collaboration avec deux historiens tunisiens, prend l’initiative de rédiger l’appel de Tozeur, appelant le monde arabe à reconnaitre le crime de l’esclavage comme une ignominie, à l’enseigner et à se remémorer cet épisode chaque fois que c’est nécessaire.</p>



<p>La déclaration est exposée pour témoigner de cette heureuse rencontre entre le philosophe et le Djérid.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le sacré dans tous ses états</h2>



<p>Le thème du sacré dans la diversité de ses expressions a constitué cet autre moment fort de l’exposition. Le sacré en fête à travers la <em>Ghriba </em>de Djerba où la <em>Banga</em> de Nefta; les lieux sacrés, les vieux cultes qui perdurent encore montrant que les croyances les plus anciennes peuvent resurgir dans le paysage derrière un mur de pierre ou dans un arbre qui affiche des lambeaux de tissus votifs.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Figures et scènes des arts</h2>



<p>Musique chants et peinture sont les invités aussi de cette exposition à travers les anciennes et nouvelles figures de ces arts dans la diversité de leurs créations.</p>



<p>De Habiba Msika à Oulaya, et de Ali Riahi à Zied Gharsa, les chants et rythmes profonds sont présents.</p>



<p>Mais le théâtre aussi, avec des scènes de l’épopée théâtrale tunisienne qui dure depuis plus d’un siècle et qui montre que cet art qui a fait la Tunisie culturelle ne cesse de se renouveler et de développer ses ressources.</p>



<p>La force de l’image est de pouvoir, à travers scènes et figures, exprimer des émotions et orienter le regard vers le beau. Plus que les mots ou le verbe ou même le son, la photographie, dans sa mise en scène, est dans ce moment de l’instantané une émotion forte captée et diffusée.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="600" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/05/Figures-de-la-scene-tunisienne.jpg" alt="" class="wp-image-7742494" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/05/Figures-de-la-scene-tunisienne.jpg 600w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/05/Figures-de-la-scene-tunisienne-300x300.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/05/Figures-de-la-scene-tunisienne-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/05/Figures-de-la-scene-tunisienne-120x120.jpg 120w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/05/Figures-de-la-scene-tunisienne-360x360.jpg 360w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/05/Figures-de-la-scene-tunisienne-580x580.jpg 580w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure></div>


<p>Le colloque international <em>«Racisme et antiracisme en Tunisie et dans le monde, à travers l’histoire»</em> a constitué l’autre moment fort de la journée&nbsp;: des historiens, politologues et anthropologues ont invité à leurs débats les penseurs qui ont le plus contribué à la décolonisation et au combat contre les formes de racisme en Afrique et dans le monde&nbsp;: J.-P. Sartre, Franz Fanon, Edourd Glissant, et Albert Memmi.</p>



<p>Les questions du vivre ensemble, des conditions du migrant, errant et rejeté, les thèmes de la critique artistique des formes de la ségrégation soulevés à l’occasion d’un roman traduit&nbsp;<em>Barg Ellil</em> de feu Béchir Khraief.</p>



<p>Un film qui raconte les déboires des Subsahariens en Tunisie et la polémique violente, soulevée à l’occasion, et pour bien finir un jeune artiste noir africain qui chante du <em>Slam</em> «<em>A qui la faute, aux résidents ou aux migrants</em>…»</p>



<p>Une journée bien pleine, artistique, scientifique et humaine. Une journée citoyenne aussi, puisque les présents ont été invités à signer une <em>«Pétition de l’association Beyti sur les conditions des migrants subsahariens en Tunisie»</em>. Une lecture du texte et des revendications de ces exclus dont la plus urgente est celle d’une régularisation immédiate de leur statut. Cela fait de la journée aussi, une journée d’initiative citoyenne.</p>



<p>Le film de la soirée <em>The last of us</em> de Alaeddine Slim est tombé à pic pour clôturer une soirée mémorable, la soirée de réconciliation avec Mamma Africa, un festival de la diversité.</p>



<p>* <em>Artiste photographe, commissaire de l’exposition.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/04/le-1re-mai-a-tunis-festival-de-la-diversite-par-la-photo-le-debat-et-lengagement-citoyen/">Le 1er mai à Tunis : festival de la diversité par la photo, le débat et l’engagement citoyen</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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