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	<title>Archives des génétique - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des génétique - Kapitalis</title>
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		<title>L’histoire cachée de nos ancêtres multiples</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Apr 2026 08:35:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Science]]></category>
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		<category><![CDATA[Zouhaïr Ben Amor]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’odyssée de l’espèce humaine est faite de disparitions, survivances et métissages à travers le temps. Elle invite à repenser la diversité.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Il y a trois cents millénaires, la Terre n&rsquo;était pas le domaine exclusif d&rsquo;une seule espèce humaine. Homo sapiens cohabitait avec des cousins évolutifs dont la ressemblance avec nous aurait sans doute troublé quiconque les aurait croisés : les Néandertaliens en Europe et au Proche-Orient, les Dénisoviens en Asie centrale, et peut-être d’autres formes encore mal connues. Aujourd’hui, nous sommes seuls. Mais cette solitude est-elle le résultat d’une élimination brutale, d’une extinction progressive, ou bien sommes-nous, au contraire, le produit d’un long brassage entre ces différentes humanités ? La réponse, que la génétique moderne a profondément renouvelée, est bien plus troublante — et plus belle — que ce que l’on imaginait. L’odyssée de l’espèce humaine est faite de disparitions, survivances et métissages à travers le temps.</em></strong></p>



<p><strong>Zouhaïr Ben Amor *</strong></p>



<span id="more-18627781"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor.jpg" alt="" class="wp-image-17518909" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Zouhair-Ben-Amor-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Pendant des décennies, le modèle dominant pour expliquer notre origine fut celui de la <em>«sortie d’Afrique»</em> pure et simple. <em>Homo sapiens</em> serait apparu sur le continent africain, il y a environ 300 000 ans, avant d’essaimer progressivement vers le reste du monde. À son passage, il aurait supplanté toutes les autres espèces humaines — Néandertaliens, <em>Homo erectus</em>, et autres — sans jamais se mélanger à elles. Ces dernières auraient alors disparu, victimes de la concurrence pour les ressources, des épidémies ou des changements climatiques. Ce récit, élégant dans sa simplicité, a longtemps fait autorité.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un arbre généalogique touffu</h2>



<p>Mais la paléontologie a toujours contenu des voix discordantes. Les fossiles eux-mêmes semblaient parfois hésiter entre les catégories : certains spécimens d’Europe de l’Est présentaient des traits à la fois sapiens et néandertaliens, que les chercheurs attribuaient tantôt à une variabilité naturelle, tantôt à un hypothétique métissage. Le débat restait ouvert, faute de preuves décisives. Wolpoff et ses collègues défendaient dès les années 1980 un modèle multirégional selon lequel <em>Homo sapiens</em> serait le résultat d’une évolution parallèle et interconnectée de plusieurs populations à travers le globe (Wolpoff et al., 1988). Cette thèse, minoritaire, allait pourtant trouver une confirmation partielle — et inattendue — grâce à une discipline que personne n’anticipait : la génétique des populations anciennes.<strong></strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">La révolution silencieuse de l’ADN ancien</h2>



<p>En 2010, une équipe dirigée par Svante Pääbo publia dans la revue <em>Science</em> le séquençage du génome néandertalien — une prouesse technique rendue possible par l’analyse de fragments d’ADN extraits de fossiles vieux de plusieurs dizaines de millénaires. Le résultat fut stupéfiant : les humains non-africains portent entre 1 % et 4 % d’ADN néandertalien dans leur génome (Green et al., 2010). Ce n’était pas une anomalie statistique ni un artefact de laboratoire, mais bien la signature moléculaire d’unions fertiles entre <em>Homo sapiens</em> et Néandertaliens, survenues il y a environ 50 000 à 60 000 ans, probablement au Proche-Orient, lors des premières grandes migrations hors d’Afrique.<strong></strong></p>



<p>Deux ans plus tard, l’analyse d’une phalange découverte dans la grotte de Denisova, en Sibérie, révéla l’existence d’une espèce jusqu’alors totalement inconnue : les Dénisoviens. Génétiquement distincts des Néandertaliens et d’<em>Homo sapiens</em>, ils ont néanmoins laissé leur empreinte dans le génome des populations actuelles d’Asie du Sud-Est et d’Océanie, chez qui leur contribution peut atteindre 5 % (Reich et al., 2010). Les Aborigènes australiens et les Mélanésiens sont aujourd’hui les héritiers les plus documentés de ces croisements. Ces découvertes consacrèrent Svante Pääbo, qui reçut le Prix Nobel de physiologie ou médecine en 2022 pour l’ensemble de ses travaux fondateurs sur la paléogénomique.<strong></strong></p>



<p>Ces métissages ne relevaient pas du simple accident biologique. Certains des gènes hérités des Néandertaliens se sont maintenus dans nos génomes parce qu’ils conféraient des avantages adaptatifs réels : une meilleure résistance à certains pathogènes, une adaptation au froid ou aux UV dans des environnements nouveaux. L’évolution a donc conservé ces apports comme autant d’outils utiles, sélectionnés parce qu’ils aidaient <em>Homo sapiens</em> à survivre dans des territoires jadis habités par d’autres humanités.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une extinction en demi-teinte : ni brusque ni totale</h2>



<p>La disparition des autres espèces humaines ne ressemble ni à un génocide ni à une catastrophe naturelle soudaine. Elle s’est jouée sur des millénaires, à travers un enchevêtrement de processus dont aucun ne suffit à lui seul à expliquer le résultat final. Les Néandertaliens, qui avaient dominé l’Europe pendant plus de 200 000 ans, s’éteignirent il y a environ 40 000 ans — soit plusieurs millénaires après l’arrivée des premières vagues d’<em>Homo sapiens</em> sur le continent. Cette cohabitation prolongée laisse penser à une compétition progressive pour les mêmes ressources alimentaires et les mêmes territoires, plutôt qu’à une confrontation violente et délibérée.<strong></strong></p>



<p>Des refuges <em>néandertaliens</em> semblent avoir subsisté dans des zones marginales — Gibraltar, le sud de la péninsule ibérique — bien après la disparition de l&rsquo;espèce dans le reste de l’Europe, comme si les dernières populations se repliaient vers des enclaves de survie avant de s’éteindre définitivement. <em>Homo erectus</em>, de son côté, aurait persisté en Asie du Sud-Est jusqu’à environ 100 000 ans avant le présent, après près de deux millions d’années d’existence — une durée qui éclipse de loin notre propre histoire. Sa disparition, là encore progressive, témoigne d’un monde humain long à changer, plutôt que prompt à basculer.<strong></strong></p>



<p>En définitive, <em>Homo sapiens</em>n’est ni le simple vainqueur d’une guerre des espèces, ni la synthèse harmonieuse de toutes les humanités passées. Il est le produit d’une longue lignée africaine, dotée d’une plasticité culturelle et cognitive exceptionnelle, qui a absorbé en chemin de petites mais précieuses contributions génétiques d’autres humanités aujourd&rsquo;hui disparues.</p>



<p>Comme le souligne Stringer dans ses travaux sur la diversité des hominines africains, notre espèce elle-même est née d’un brassage interne entre plusieurs populations africaines génétiquement divergentes (Stringer, 2016). L’unité que nous projetons sur le passé ne reflète pas la réalité d’un monde humain qui fut, pendant des centaines de millénaires, peuplé d’une remarquable pluralité d’êtres.<strong></strong></p>



<p>Cette histoire nous invite à repenser notre rapport à la diversité. Car si nous sommes aujourd’hui seuls représentants du genre <em>Homo</em>, nous portons en nous — littéralement, dans chacune de nos cellules — les traces fantômes d’autres façons d’être humain. Nous ne sommes pas la fin d’une histoire, mais son héritier le plus récent.<strong></strong></p>



<p><em>* Universitaire</em></p>



<p><strong>Bibliographie</strong><em></em></p>



<p><em>Green, R. E., et al. </em><em>(2010). A draft sequence of the Neandertal genome. Science, 328(5979), 710–722.</em></p>



<p><em>Reich, D., et al. (2010). Genetic history of an archaic hominin group from Denisova Cave in Siberia. Nature, 468(7327), 1053–1060.</em></p>



<p><em>Stringer, C. (2016). The origin and evolution of Homo sapiens. Philosophical Transactions of the Royal Society B, 371(1698), 20150237.</em></p>



<p><em>Wolpoff, M. H., Wu, X. Z., &amp; Thorne, A. G. (1988). Modern Homo sapiens origins: A general theory of hominid evolution involving the fossil evidence from East Asia. In The Origins of Modern Humans (pp. 411–483). Alan R. Liss.</em></p>
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		<item>
		<title>Les gènes dominants chez les Tunisien(ne)s sont à 44% européens</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/11/08/les-genes-dominants-chez-les-tunisiennes-sont-a-44-europeens/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Nov 2022 12:23:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Amel Ben Ammar Ben Gaied]]></category>
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		<category><![CDATA[Société tunisienne d’immunologie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>45% des femmes tunisiennes portent des gènes européens venant de l’Espagne et du Portugal.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Selon une étude sur les gènes des Tunisiens, 45% des femmes tunisiennes portent des gènes européens venant de l’Espagne et du Portugal, 25% de l’Afrique subsaharienne, 21% du Moyen-Orient et 5 à 6% ont des gènes berbères.</em></strong></p>



<span id="more-4870054"></span>



<p>C’est ce qui ressort d’une étude qui a duré une vingtaine d’années sur les gènes des Tunisiens publiée dans un livre intitulé <em>‘‘Les Tunisiens qui sont ils? D’où viennent-ils ? Les révélations de la génétique’’</em>, coécrit par 8 docteurs en génétique sous la supervision de la professeure Amel Ben Ammar Ben Gaied, présidente de la Société tunisienne d’immunologie (STI).</p>



<p>L’étude a également montré que 72% des hommes en Tunisie ont divers gènes d’origine berbère, 18% d’entre eux sont porteurs de gènes du Moyen-Orient, et un petit pourcentage ont des gènes d’Afrique sub-saharienne.</p>



<p>La professeure Ben Ammar explique, dans une déclaration à <a href="https://www.mosaiquefm.net/ar/%D9%85%D8%AC%D8%AA%D9%85%D8%B9-%D8%AA%D9%88%D9%86%D8%B3-%D8%A3%D8%AE%D8%A8%D8%A7%D8%B1/1102992/%D8%AF%D8%B1%D8%A7%D8%B3%D8%A9-%D8%AF%D8%A7%D9%85%D8%AA-20-%D8%B9%D8%A7%D9%85%D8%A7-%D8%A3%D8%BA%D9%84%D8%A8-%D9%86%D8%B3%D8%A7%D8%A1-%D8%AA%D9%88%D9%86%D8%B3-%D8%A3%D9%88%D8%B1%D9%88%D8%A8%D9%8A%D8%A7%D8%AA-%D9%88%D8%B1%D8%AC%D8%A7%D9%84%D9%87%D8%A7-%D8%A8%D8%B1%D8%A8%D8%B1" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Mosaïque</a>, la différence génétique entre les femmes et les hommes en Tunisie, par ce qui est arrivé sur le territoire avant et après notre ère, les hommes ayant l’habitude d’amener des femmes des territoires voisins comme la péninsule ibérique, c’est-à-dire d’Espagne et le Portugal, tout en se battant pour empêcher les hommes d&rsquo;autres territoires de fouler leur sol.</p>



<p>Amel Ben Ammar, directrice du département des sciences de l’Académie tunisiennes Beit Al-Hikma et membre du Conseil scientifique de l’Institut Pasteur de Tunis, a ajouté que la méthodologie adoptée pour la réalisation de l’étude était basée sur l’analyse génétique de près de 1 000 personnes de 26 villes et villages tunisiens dont les ancêtres vivaient sur le même lieu qu’elles occupent aujourd’hui et qui n’ont aucune parenté entre elles.</p>



<p>La professeure Ben Ammar ajoute que l’analyse génétique effectuée sur des échantillons prélevés sur les habitants de ces villes et villages tunisiens a montré que les gènes dominants chez les Tunisiens en général (hommes et femmes) sont européens à hauteur de 44%, moyen-orientaux (25 %), nord-africains (18%) et subsahariens (13%).</p>



<p>L’enquête a, par ailleurs, souligné que la diversité du patrimoine génétique de la population de la Tunisie en particulier, et de celle de l’Afrique du Nord en général, est différent du patrimoine génétique d’autres régions et pays, car les Tunisiens porteurs de gènes berbères se répartissent à leur tour en plusieurs types, ce qui prouve que les Berbères ne sont pas une race mais plutôt une culture dominante dans le pays. Idem pour les porteurs des gènes du Moyen-Orient, qui remontent aux pays situé dans la vaste région allant du Caucase au Yémen.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>



<p><em><strong> »Les Tunisiens qui sont ils? D’où viennent-ils ? Les révélations de la génétique</strong></em> »<em><strong>, ouvrage collectif dirigé par Amel Ben Ammar Ven Gaied, éditions Cérès &amp; Beit Al-Hikma, Tunis, 1er janvier 2022. </strong></em> </p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="944liCkLe4"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/08/14/dou-viennent-les-tunisiens-la-reponse-de-la-genetique/">D&rsquo;où viennent les Tunisiens ? La réponse de la génétique</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« D&rsquo;où viennent les Tunisiens ? La réponse de la génétique » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/08/14/dou-viennent-les-tunisiens-la-reponse-de-la-genetique/embed/#?secret=sKnEMX53HY#?secret=944liCkLe4" data-secret="944liCkLe4" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/11/08/les-genes-dominants-chez-les-tunisiennes-sont-a-44-europeens/">Les gènes dominants chez les Tunisien(ne)s sont à 44% européens</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>D&#8217;où viennent les Tunisiens ? La réponse de la génétique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 14 Aug 2022 07:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Beït Al-Hikma]]></category>
		<category><![CDATA[Cérès Edition]]></category>
		<category><![CDATA[Faculté des sciences de Tunis]]></category>
		<category><![CDATA[génétique]]></category>
		<category><![CDATA[immunogénétique]]></category>
		<category><![CDATA[LGIPH]]></category>
		<category><![CDATA[Pr Amel Benammar Elgaaïed]]></category>
		<category><![CDATA[tunisiens]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les études génétiques montrent que les brassages, dont certains remontent aux temps préhistoriques, rendent aléatoire la recherche d’une origine unique des Tunisiens.  Et c’est tant mieux ainsi.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/08/14/dou-viennent-les-tunisiens-la-reponse-de-la-genetique/">D&rsquo;où viennent les Tunisiens ? La réponse de la génétique</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Un récent ouvrage collectif analysant la génétique des populations tunisiennes révèle que celles-ci se présentent comme «une mosaïque, sans effet ethnique ou géographique net». Ce qui, d’une certaine façon, tranche le débat, plus idéologique que scientifique, opposant les dimensions berbère et arabe moyen-orientale dans la constitution de la personnalité tunisienne. La génétique montre que les brassages, dont certains remontent aux temps préhistoriques, rendent aléatoire la recherche d’une origine unique. &nbsp;Et c’est tant mieux ainsi.</em></strong> <em>(Pr Amel Benammar Elgaaïed)</em></p>



<span id="more-3063011"></span>



<p>On a l’habitude de dire que les Tunisiens hésitent de nombreuses civilisations qui se sont succédé en trois mille sur cette terre située en Afrique du nord au cœur de la Méditerranée, carrefour d’échanges commerciaux et de brassages humains. La diversité, l’une des caractéristiques de ce peuple d’agriculteurs, de marins, de commerçants et de guerriers,, est aussi source de richesse sur le plan de la culture et de la civilisation. On l’a toujours dit. Mais qu’en est-il sur le plan de la génétique&nbsp;?</p>



<p>C’est pour répondre à cette question que Pr Amel Benammar Elgaaïed, spécialiste en immunogénétique, a dirigé et publié un ouvrage collectif au titre révélateur <em>‘‘Les Tunisiens qui sont-ils&nbsp;? D’Où viennent-ils&nbsp;? Les révélations, de la génétique’’</em>.</p>



<p>Il s’agit d’une étude sur le peuplement ancien et récent de la Tunisie, sous éclairage génétique, qui est le fruit de travaux, effectués sur plus de 20 ans, par des membres du Laboratoire de génétique, immunologie et pathologies humaines de la Faculté des sciences de Tunis (LGIPH).</p>



<p>Partant de la diversité génétique des populations tunisiennes actuelles, l’équipe du LGIPH a évalué et daté les apports d’origine subsaharienne, nord-africaine, moyen-orientale et européenne.</p>



<p>Les résultats de plusieurs recherches synthétisés dans cet ouvrage apportent plusieurs éclairages.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Evénements migratoires et apports génétiques</h2>



<p>D’abord, au Nord de l’Afrique, les métissages se sont effectués depuis les temps préhistoriques et ont déterminé la structure génétique des populations actuelles, les événements migratoires qui ont par la suite jalonné l’Histoire n’ayant fait qu’accentuer un socle génétique déjà diversifié.</p>



<p>Ensuite, les datations témoignent d’anciens flux de gènes sub-sahariens vers le Nord de l’Afrique au cours du Paléolithique. Sur ce socle sub-saharien, des formes spécifiquement nord-africaines ont vu le jour particulièrement le chromosome Y berbère.</p>



<p>Il y a aussi une composante ibérique datant de plus de 10&nbsp;000 ans, qui est venue se greffer sur ce socle africain/nord-africain. Cependant, cet apport européen ancien semble avoir été exclusivement féminin. Le métissage ibéromaurusien est un deuxième processus à la base de l’identité génétique nord-africaine.</p>



<p>Quant à l’apport moyen-oriental, il se serait surtout établi au cours des temps préhistoriques selon différentes vagues de migration qui ne seraient pas réalisées de façon uniforme au Nord de l’Afrique, ni en Tunisie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le Berbère est une culture plutôt qu’une ethnie</h2>



<p>Les Berbères, issus de ces multiples métissages préhistoriques inégalement répartis, sont génétiquement hétérogènes, malgré l’omniprésence du chromosome Y qui les caractérise. Ce qui amènerait à suggérer que le Berbère est une culture plutôt qu’une ethnie au sens génétique du terme.</p>



<p>Au cours de l’Histoire, les mouvements de populations en Méditerranée se sont prolongés grâce à la culture maritime commerciale des Phéniciens. Ainsi, on retrouve à Sousse (Hadrumète) les traces de la dispersion du chromosome Y phénicien en Méditerranée.</p>



<p>Plus récemment, l&rsquo;expansion islamique, en particulier avec l’invasion des Hilaliens au XIe a enrichi la composante génétique moyen-orientale évaluée globalement à 25%. Les résultats génétiques obtenus sur des populations considérées d’origine arabe en Tunisie apportent des arguments de l’existence d’un métissage entre les populations berbères et les populations en provenance du Moyen-Orient, indiquant que l’orientalisation du Nord de l’Afrique et de la Tunisie est un processus ancien qui n’est ni un impact principalement culturel ni un remplacement démographique de la population berbère locale par une population arabe.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une mosaïque, sans effet ethnique net</h2>



<p>Le dernier important mouvement de populations de l’Andalousie vers le Nord de l’Afrique a aussi été étudié. Les résultats indiquent que les Andalous installés en Tunisie sont les descendants des Nord-Africains qui ont occupé l’Andalousie et qui l’ont quittée dix siècles plus tard. En effet, Tariq Ibn Ziyad qui a mené la conquête de la Péninsule Ibérique était d’origine berbère, et il aurait recruté la majorité de ses troupes au Nord de l’Afrique.</p>



<p>Ainsi, le peuplement complexe, fondé sur de multiples métissages anciens, accompagné d’une tradition d’endogamie fortement ancrée, a sculpté la base de la structure génétique des populations tunisiennes actuelles qui se présentent comme une mosaïque, sans effet ethnique ou géographique net. Les principaux points communs entre ces populations sont&nbsp; l’ancienneté des métissages qui a été un processus fondateur de l’identité tunisienne et Nord-africaine en général; la prédominance en Tunisie de la principale lignée paternelle berbère conjuguée à des lignées maternelles plus diversifiées dont la composante majoritaire est européenne&nbsp;: en moyenne 72% des lignées paternelles sont nord-africaines alors que 45% des lignées maternelles sont européennes. Cette observation signifierait que les ancêtres masculins et féminins des populations tunisiennes viennent, en grande partie, d’origines différentes.</p>



<p>Les études réalisées sur la génétique des populations nous permettent aujourd’hui d’envisager d’une part, des applications médico-légales et d’autre part, d’expliquer le profil épidémiologique des maladies génétiques en Tunisie, conclut Pr Benammar Elgaaïed et son équipe.</p>



<p>Docteur d’Etat en Immunogénétique à l’Université Pierre et Marie Curie, chercheure à l’Institut Pasteur de Paris puis professeure à la Faculté des sciences de Tunis et directrice du LGIPH, Pr Benammar Elgaaïed est actuellement directrice du département des sciences à l’Académie des sciences, des lettres et de des arts (Beit Al Hikma), présidente de la Société tunisienne d’immunologie et membre du conseil scientifique de l’Institut Pasteur de Tunis et du conseil scientifique de l’Institut de recherche pour le développement (IRD Tunisie).</p>



<p>Pour présenter l’ouvrage, co-édité par Cérès&nbsp;Edition et Beit Al Hikma, une conférence est prévue le 19 août 2022 à l’espace In&rsquo;Art&nbsp;à Sidi Abdallah, à la vieille médina de Hammamet.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/08/14/dou-viennent-les-tunisiens-la-reponse-de-la-genetique/">D&rsquo;où viennent les Tunisiens ? La réponse de la génétique</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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