<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des Georges Henein - Kapitalis</title>
	<atom:link href="https://kapitalis.com/tunisie/tag/georges-henein/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://kapitalis.com/tunisie/tag/georges-henein/</link>
	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
	<lastBuildDate>Sun, 07 Aug 2022 06:21:18 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.8.3</generator>

<image>
	<url>https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/cropped-Logo-Kapitalis-32x32.png</url>
	<title>Archives des Georges Henein - Kapitalis</title>
	<link>https://kapitalis.com/tunisie/tag/georges-henein/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Le poème du dimanche : «Deux barques» de Yves Bonnefoy</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/08/07/le-poeme-du-dimanche-deux-barques-de-yves-bonnefoy/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2022/08/07/le-poeme-du-dimanche-deux-barques-de-yves-bonnefoy/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 07 Aug 2022 06:18:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Georges Henein]]></category>
		<category><![CDATA[Salah Stétié]]></category>
		<category><![CDATA[surréalistes]]></category>
		<category><![CDATA[Yves Bonnefoy]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=2862283</guid>

					<description><![CDATA[<p>Yves Bonnefoy est un poète, critique d’art et traducteur français, considéré comme un poète majeur de la seconde moitié du XVe et du début du XXIe siècle.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/08/07/le-poeme-du-dimanche-deux-barques-de-yves-bonnefoy/">Le poème du dimanche : «Deux barques» de Yves Bonnefoy</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Yves Bonnefoy, né le 24 juin 1923 à Tours et mort le 1<sup>er</sup> juillet 2016 à Paris, est un poète, critique d’art et traducteur français. Il est considéré comme un poète majeur de la seconde moitié du XVe et du début du XXIe siècle.</em></strong></p>



<span id="more-2862283"></span>



<p>Après des études de mathématiques, d’histoire des sciences et de philosophie dans les classes préparatoires du lycée Descartes, puis à l’université de Poitiers, et à la Sorbonne, il décida en 1943 de s’installer à Paris et de se consacrer à la poésie.</p>



<p>De 1945 à 1947, il fut proche des surréalistes et créa en 1946 une revue, <em>La Révolution la Nuit</em>, dans laquelle il publia un fragment de son long poème encore surréaliste, <em>Le Cœur-espace</em>.</p>



<p>En 1947, Yves Bonnefoy refuse de signer le manifeste surréaliste <em>Rupture inaugurale</em>, prenant ainsi ses distances avec le mouvement.</p>



<p>De 1949 à 1953, il fait des voyages d’études en Italie, aux Pays-Bas et en Angleterre. Il nouera des amitiés avec Paul Celan, <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/04/21/le-poeme-du-dimanche-chambre-rebelle-a-toute-demeure-de-georges-henein/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Georges Henein</a>, André du Bouchet, Philippe Jaccottet, Jacques Dupin, André Frénaud, Alberto Giacometti, Pierre Klossowski, Balthus, Gaëtan Picon, Claude Esteban,<a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/08/18/le-poeme-du-dimanche-paix-du-poete-libanais-salah-stetie/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> Salah Stétié </a>et Jean Starobinski.</p>



<p>Il publiera <em>Du mouvement et de l’immobilité de Douve</em> (1953), <em>Hier régnant désert </em>(1958), <em>Pierre écrite</em> (1965), <em>Dans le leurre du seuil</em> (1975), <em>Ce qui fut sans lumière </em>(1987), <em>Début et fin de la neige</em> (1991), <em>La vie errante</em> (1993), <em>Les planches courbes </em>(2001), <em>La longue chaîne de l’ancre</em> (2008), <em>Raturer outre</em> (2010).</p>



<p>On lui doit aussi un récit autobiographique, <em>L’arrière-pays </em>(1972).</p>



<p><em>L&rsquo;orage qui s’attarde, le lit défait,<br>La fenêtre qui bat dans la chaleur<br>Et le sang dans sa fièvre : je reprends<br>La main proche à son rêve, la cheville<br>A son anneau de barque retenue<br>Contre un appontement, dans une écume,<br>Puis le regard, puis la bouche à l’absence<br>Et tout le brusque éveil dans l’été nocturne<br>Pour y porter l’orage et le finir.<br>&#8211; Où que tu sois quand je te prends obscure,<br>S’étant accru en nous ce bruit de mer.<br>Accepte d’être l’indifférence, que j’étreigne<br>A l’exemple de Dieu l’aveugle la matière<br>La plus déserte encore dans la nuit.<br>Accueille-moi intensément mais distraitement,<br>Fais que je n’aie pas de visage, pas de nom<br>Pour qu’étant le voleur je te donne plus<br>Et l’étranger l’exil, en toi, en moi<br>Se fasse l’origine&#8230; &#8211; Oh, je veux bien.<br>Toutefois, l’oubliant, je suis avec toi,<br>Desserres-tu mes doigts.<br>Formes-tu de mes paumes une coupe,<br>Je bois, près de ta soif.<br>Puis laisse l’eau couler sur tous nos membres.</em></p>



<p><em>Eau qui fait que nous sommes, n’étant pas,<br>Eau qui prend au travers des corps arides<br>Pour une joie éparse dans l’énigme,<br>Pressentiment pourtant ! Te souviens-tu,<br>Nous allions par ces champs barrés de pierre.<br>Et soudain la citerne, et ces deux présences<br>Dans quel autre pays de l’été désert ?<br>Regarde comme ils se penchent, eux comme nous,<br>Est-ce nous qu’ils écoutent, dont ils parlent,<br>Souriant sous les feuilles du premier arbre<br>Dans leur lumière heureuse un peu voilée ?<br>Et ne dirait-on pas qu’une lueur<br>Autre, bouge dans cet accord de leurs visages<br>Et, riante, les mêle ? Vois, l’eau se trouble<br>Mais les formes en sont plus pures, consumées.<br>Quel est le vrai de ces deux mondes, peu importe.<br>Invente-moi, redouble-moi peut-être<br>Sur ces confins de fable déchirée.</em></p>



<p><em>J’écoute, je consens.<br>Puis j’écarte le bras qui s’est replié,<br>Me dérobant la face lumineuse.<br>Je la touche à la bouche avec mes lèvres,<br>En désordre, brisée, toute une mer.<br>Comme Dieu le soleil levant je suis voûté<br>Sur cette eau où fleurit notre ressemblance.<br>Je murmure : C’est donc ce que tu veux,<br>Puissance errante insatisfaite par les mondes,<br>Te ramasser, une vie, dans le vase<br>De terre nue de notre identité ?</em></p>



<p><em>Et c’est vrai qu’un instant tout est silence.<br>On dirait que le temps va faire halte<br>Comme s’il hésitait sur le chemin,<br>Regardant par-dessus l’épaule terrestre<br>Ce que nous ne pouvons ou ne voulons voir.<br>Le tonnerre ne roule plus dans le ciel calme,<br>L’ondée ne passe plus sur notre toit,<br>Le volet, qui heurtait à notre rêve,<br>Se tait courbé sur son âme de fer.<br>J’écoute, je ne sais quel bruit, puis je me lève<br>Et je cherche, dans l’ombre encore, où je retrouve<br>Le verre d’hier soir, à demi plein.<br>Je le prends, qui respire à notre souffle,<br>Je te fais le toucher de ta soif obscure,<br>Et quand je bois l’eau tiède où furent tes lèvres,<br>C’est comme si le temps cessait sur les miennes<br>Et que mes yeux s’ouvraient, à enfin le jour.</em></p>



<p><em>***</em></p>



<p><em>Donne-moi ta main sans retour, eau incertaine<br>Que j’ai désempierrée jour après jour<br>Des rêves qui s’attardent dans la lumière<br>Et du mauvais désir de l’infini.<br>Que le bien de la source ne cesse pas<br>A l’instant où la source est retrouvée,<br>Que les lointains ne se séparent pas<br>Une nouvelle fois du proche, sous la faux<br>De l’eau non plus tarie mais sans saveur.<br>Donne-moi ta main et précède-moi dans l’été mortel<br>Avec ce bruit de lumière changée.<br>Dissipe-toi me dissipant dans la lumière.</em></p>



<p><em>Les images, les mondes, les impatiences.<br>Les désirs qui ne savent pas bien qu’ils dénouent,<br>La beauté mystérieuse au sein obscur.<br>Aux mains frangées pourtant d’une lumière,<br>Les rires, les rencontres sur des chemins,</em></p>



<p><em>El les appels, les dons, les consentements,<br>Les demandes sans fin, naître, insensé.<br>Les alliances éternelles et les hâtives,<br>Les promesses miraculeuses non tenues<br>Mais, tard, l’inespéré, soudain : que tout cela<br>La rose de l’eau qui passe le recueille<br>En se creusant ici, puis l’illumine<br>Au moyeu immobile de la roue.</em></p>



<p><em>***</em></p>



<p><em>Paix, sur l’eau éclairée. On dirait qu’une barque<br>Passe, chargée de fruits : et qu’une vague<br>De suffisance, ou d’immobilité.<br>Soulève notre lieu et cette vie<br>Comme une barque à peine autre, liée encore.<br>Aie confiance, et laisse-toi prendre, épaule nue ?<br>Par l’onde qui s’élargit de l’été sans fin ?<br>Dors, c’est le plein été; et une nuit<br>Par excès de lumière : et va se déchirer<br>Notre éternelle nuit; va se pencher<br>Souriante sur nous l’Égyptienne.<br>Paix, sur le flot qui va. Le temps scintille.<br>On dirait que la barque s’est arrêtée.<br>On n’entend plus que se jeter, se désunir,<br>Contre le liane désert l’eau infinie.</em></p>



<p><em>Le feu, ses joies de sève déchirée.<br>La pluie, ou rien qu’un vent peut-être sur les tuiles.<br>Tu cherches ton manteau de l’autre année.<br>Tu prends les clefs, tu sors, une étoile brille.</em></p>



<p><em>Éloigne-toi<br>Dans les vignes, vers la montagne de vachères.<br>A l’aube<br>Le ciel sera plus rapide.</em></p>



<p><em>Un cercle<br>Où tonne l’indifférence.<br>De la lumière<br>A la place de Dieu.<br>Presque du feu, vois-tu,<br>Dans le baquet de l’eau de la pluie nocturne.</em></p>



<p><em>***</em></p>



<p><em>Dans le rêve, pourtant,<br>Dans l’autre feu obscur qui avait repris,<br>Une servante allait avec une lampe<br>Loin devant nous. La lumière était rouge<br>Et ruisselait<br>Dans les plis de la robe contre la jambe<br>Jusqu’à la neige.</em></p>



<p><em>Étoiles, répandues.<br>Le ciel, un lit défait, une naissance.<br>Et l’amandier, grossi<br>Après deux ans : le flot<br>Dans un bras plus obscur, du même fleuve.</em></p>



<p><em>***</em></p>



<p><em>O amandier en fleurs,<br>Ma nuit sans fin.<br>Aie confiance, appuie-toi enfant<br>A cette foudre.</em></p>



<p><em>Branche d’ici, brûlée d’absence, bois<br>De tes fleurs d’un instant au ciel qui change.</em></p>



<p><em>Je suis sorti<br>Dans un autre univers. C’était<br>Avant le jour.<br>J’ai jeté du sel sur la neige.</em></p>



<p><em>Extrait de «Dans le Leurre du Seuil» (Mercure de France, 1975).</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="GKDTVusTIo"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/09/08/le-poeme-du-dimanche-ce-qui-fut-sans-lumiere-dyves-bonnefoy/">Le poème du dimanche: ‘‘Ce qui fut sans lumière&#8230;’’ d’Yves Bonnefoy</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le poème du dimanche: ‘‘Ce qui fut sans lumière&#8230;’’ d’Yves Bonnefoy » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/09/08/le-poeme-du-dimanche-ce-qui-fut-sans-lumiere-dyves-bonnefoy/embed/#?secret=0jEmn3zD1Z#?secret=GKDTVusTIo" data-secret="GKDTVusTIo" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Bs7m1mHPAg"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/04/21/le-poeme-du-dimanche-chambre-rebelle-a-toute-demeure-de-georges-henein/">Le poème du dimanche : ‘‘Chambre rebelle à toute demeure’’ de Georges Henein</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le poème du dimanche : ‘‘Chambre rebelle à toute demeure’’ de Georges Henein » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/04/21/le-poeme-du-dimanche-chambre-rebelle-a-toute-demeure-de-georges-henein/embed/#?secret=AWwi8pUOKw#?secret=Bs7m1mHPAg" data-secret="Bs7m1mHPAg" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="FaHInuq8Y9"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/08/18/le-poeme-du-dimanche-paix-du-poete-libanais-salah-stetie/">Le poème du dimanche : ‘‘Paix’’ du poète libanais Salah Stétié</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le poème du dimanche : ‘‘Paix’’ du poète libanais Salah Stétié » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/08/18/le-poeme-du-dimanche-paix-du-poete-libanais-salah-stetie/embed/#?secret=xPNopNBTPq#?secret=FaHInuq8Y9" data-secret="FaHInuq8Y9" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/08/07/le-poeme-du-dimanche-deux-barques-de-yves-bonnefoy/">Le poème du dimanche : «Deux barques» de Yves Bonnefoy</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2022/08/07/le-poeme-du-dimanche-deux-barques-de-yves-bonnefoy/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
