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	<title>Archives des gouvernement de compétences indépendantes - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des gouvernement de compétences indépendantes - Kapitalis</title>
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		<title>Tunisie : Les partis sont à l’origine du problème et ne peuvent en être la solution</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Aug 2020 10:12:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Soutenu par un Kaïs Saïed au sommet de sa popularité, le chef de gouvernement désigné Hichem Mechichi peut constituer un gouvernement de compétences nationales indépendantes des partis. Mais sa tâche sera lourde : il doit liquider le lourd héritage de neuf ans de gestion chaotique et de rapine pure et simple ainsi que d’enclencher la...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/08/18/tunisie-les-partis-sont-a-lorigine-du-probleme-et-ne-peuvent-en-etre-la-solution/">Tunisie : Les partis sont à l’origine du problème et ne peuvent en être la solution</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/07/Hichem-Mechichi-Kais-Saïed.jpg" alt="" class="wp-image-310101"/></figure>



<p><strong><em>Soutenu par un Kaïs Saïed au sommet de sa popularité, le chef de gouvernement désigné Hichem Mechichi peut constituer un gouvernement de compétences nationales indépendantes des partis. Mais sa tâche sera lourde : il doit liquider le lourd héritage de neuf ans de gestion chaotique et de rapine pure et simple ainsi que d’enclencher la relance économique et d’opérer les ajustements des équilibres sociaux. Sans les partis mais pas à leur insu…</em></strong></p>



<p>Par <strong>Mounir Chebil</strong></p>



<span id="more-312467"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/08/Mounir-Chebil.jpg" alt="" class="wp-image-312469"/></figure></div>



<p>Suite à la démission du chef de gouvernement Ellyes Fakhfakh, le président de la république Kaïs Saïed s’est refusé d’être le Bonaparte du 18 brumaire. Conformément à la constitution, il a désigné Hichem Mechichi pour constituer un nouveau gouvernement.</p>



<p>Or, l’entente entre MM. Saïed et Mechichi a porté sur un gouvernement composé de personnalités de hautes compétences et indépendantes des partis. Sur ce, Le Conseil de la Choura d’Ennahdha a délibéré et légiféré. La compétence et la probité ne sont pas nécessaires pour la Tunisie. De bonnes et sincères prières par de bons frères musulmans au pouvoir et la Tunisie est sauvée. Le problème c’est que, depuis neufs ans qu’ils prient du haut des sphères de l’Etat et construisent des mosquées et cela n’a pas empêché le pays de s’engouffrer chaque jour un peu plus dans un abîme sans fond.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Des tocards nés et des vendus patentés à la Sublime porte</h3>



<p>Les partis qui ont gouverné avec Ennahdha ou l’ont soutenu ou ménagé sont eux complices dans le chaos économique, politique et social dans lequel le pays est enlisé. Pourtant, ils continuent à croire qu’ils ont la légitimité de gouverner. Mechichi devrait composer avec eux dans le cadre d’un gouvernement politique d’union nationale. Il devrait, puiser en leur sein les compétences dont le pays a besoin, comme si le savoir pouvait sortir de la tête des tortues.</p>



<p>Certes, dans les courses hippiques, il arrive que des tocards gagnent des compétitions et rapportent gros à ceux qui ont parié sur eux. Mais peut-on encore miser sur les islamistes et leurs laquais, dont les analyses génétiques ont confirmé qu’ils sont des tocards nés et des vendus patentés à la Sublime porte.</p>



<p>Ces rapports d’analyses n’ont laissé de choix au président de la république et au chef de gouvernement désigné que de décider de constituer un gouvernement composé de personnalités de hautes compétences et indépendantes des partis. La réponse de Mechichi aux partis était sans équivoque : vous avez brayé, caqueté, et vous vous êtes suffisamment disputés entre vous. Le pays n’est pas un gâteau pour que vous vous le partagiez. Ceux qui ont été à l’origine du problème ne peuvent en être la solution. Donc, le gouvernement d’union nationale ne peut être constitué avec des tocards avérés gambadant en électrons libres sans avoir de ligne d’arrivée en vue.<br></p>



<h3 class="wp-block-heading">La raison d’Etat nécessite l’exclusion des partis pour faire prévaloir l’intérêt général</h3>



<p>Le gouvernement d’union nationale doit être compris dans le sens de gouvernement de salut public où, c’est la raison d’Etat qui doit primer. Si la raison d’Etat nécessite l’exclusion des partis du prochain gouvernement pour faire prévaloir l’intérêt général, la souveraineté du pays et l’intégrité du territoire, qu’il en soit ainsi. En ces domaines, Kaïs Saïed n’a de leçon à recevoir de personne, et ce, quelles que soient les réserves qu’on puisse avoir sur sa vision du nouveau système politique qu’il veut instaurer.</p>



<p>Quand le débat, sur ce dossier serait ouvert, tout le monde aurait à se prononcer là-dessus, comme pour le cas de l’égalité d’héritage où le président a commis l’erreur, le 13 août 2020, jour de célébration de la fête nationale de la femme, de se dresser en mufti. un Président qui défend un Etat civil ne devrait pas aller si loin en affirmations qui relèvent de la théologie pure.</p>



<p>Pour l’instant, l’objectif de Saïed est clair : encercler l’islamisme politique, limer les ongles des Frères musulmans pour les empêcher de nuire davantage et d’ouvrir la citadelle Tunisie devant les hordes de Sinan Pacha. Les <em>«Frères»</em> affaiblis, leurs valets auraient tendance à changer le fusil d’épaule et les dossiers accablant les islamistes auraient plus de chance de sortir des tiroirs.</p>



<p>Pour sa part, Mechichi aurait la charge de liquider le lourd héritage de neuf ans de gestion chaotique et de rapine pure et simple ainsi que d’enclencher la relance économique et d’opérer les ajustements des équilibres sociaux. Ceux qui attendent des résultats concrets à très courts termes doivent prendre leur mal en patience. Le président de la république est tenu d’agir dans la discrétion et avec prudence car, le pays est assis sur le cratère d’un volcan que les islamistes cherchent à réveiller.</p>



<p>Le gouvernement Mechichi, une fois constitué, s’il obtenait la confiance des députés, marcherait sur une corde raide. Il aurait à concilier entre relance économique, austérité et attentes sociales que les perdants auraient tendance à traduire en agitations sociales récurrentes et sabotages pour renverser le gouvernement et provoquer des élections législatives anticipées.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Le président de la république ne manque pas d’atouts, mais il doit avoir de l’audace</h3>



<p>Là, aussi bien le président que le chef de gouvernement ne devraient pas tomber dans le piège et les manœuvres tendancieuses des prétendus défenseurs des droits de l’Homme et des libertés. L’autorité de l’Etat ne doit souffrir d’aucune faiblesse ou hésitation. Mais surtout, les deux têtes de l’exécutif doivent créer des canaux de communication avec le peuple pour le sensibiliser sur leurs politiques, et l’éclairer sur les enjeux en cours et les défis à lever.</p>



<p>Sur le terrain, la légitimité populaire du scrutin majoritaire à deux tours, et la majorité de 72% des suffrages exprimés avec lesquels Kaïs Saïed est élu, doivent faire taire les élus avec les plus grands restes. Au début, le silence du président était intrigant, aujourd’hui sa parole serait de diamant.</p>



<p>Le président de la république doit donner toute son effectivité à l’article 72 de la constitution qui dispose : <em>«Le président de la république est le chef de l’État et le symbole de son unité. Il garantit son indépendance et sa continuité et veille au respect de la Constitution.»</em> Il doit respecter le serment qu’il a prononcé avant son investiture conformément à l’article 76 qui énonce : <em>«Le président de la république élu prête devant l’Assemblée des représentants du peuple le serment suivant : ‘‘Je jure par Dieu Tout-Puissant de sauvegarder l’indépendance de la Tunisie et l’intégrité de son territoire, de respecter sa Constitution et ses lois, de veiller à ses intérêts et de lui être loyal»</em>. Enfin, le président doit assumer son rôle de président du Conseil de la sécurité nationale tel que libellé à l’article 77 de la constitution ainsi que d’assurer pleinement le haut commandement des forces armées.</p>



<p>Le président de la république détient plusieurs atouts qui feraient que, bon gré mal gré, la confiance de l’ARP serait accordée au gouvernement Mechichi. Dans ce cas, les forces vives doivent soutenir ce gouvernement et ne doivent pas le laisser seul se débattre au milieu des vagues d’une mer hostile.</p>



<p>Si la confiance n’était pas accordée à ce gouvernement, le risque serait grand pour que la Tunisie se <em>«libanise»</em>. Alors, serait-il opportun d’espérer qu’un 18 brumaire survienne pour éviter ce cauchemar au pays.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/08/18/tunisie-les-partis-sont-a-lorigine-du-probleme-et-ne-peuvent-en-etre-la-solution/">Tunisie : Les partis sont à l’origine du problème et ne peuvent en être la solution</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Le Cercle Kheireddine pour un gouvernement de compétences indépendantes</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/07/29/le-cercle-kheireddine-pour-un-gouvernement-de-competences-independantes/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Jul 2020 08:37:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Cercle Kheireddine]]></category>
		<category><![CDATA[gouvernement de compétences indépendantes]]></category>
		<category><![CDATA[sauver la Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La vocation du Cercle Kheireddine est de penser l’avenir et d’analyser les politiques et les stratégies qui s’offrent à la Tunisie. Ses membres ne commentent que très rarement et très exceptionnellement l’actualité. Mais la situation du pays les conduit à prendre la parole en toute responsabilité pour alerter l’opinion publique et l’ensemble des acteurs politiques...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/07/29/le-cercle-kheireddine-pour-un-gouvernement-de-competences-independantes/">Le Cercle Kheireddine pour un gouvernement de compétences indépendantes</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/07/Cercle-Kheireddine.jpg" alt="" class="wp-image-309829"/></figure>



<p><strong><em>La vocation du Cercle Kheireddine est de penser l’avenir et d’analyser les politiques et les stratégies qui s’offrent à la Tunisie. Ses membres ne commentent que très rarement et très exceptionnellement l’actualité. Mais la situation du pays les conduit à prendre la parole en toute responsabilité pour alerter l’opinion publique et l’ensemble des acteurs politiques sur l’éminence d’une crise qui risque d’emporter les quelques acquis démocratiques. D’où cet appel de son comité d’orientation stratégique pour sauver la Tunisie.</em></strong></p>



<span id="more-309828"></span>



<p>Notre pays vit une crise gravissime à tous les niveaux : politique, sécuritaire, économique et social.</p>



<p>La Tunisie qui aspirait tant à une stabilité politique après 9 gouvernements successifs en l’espace de 9 ans, doit encore attendre : le nouveau Gouvernement Fakhfakh n’aura duré que 4 mois. Compte tenu de la fragmentation de l’Assemblée et des graves perturbations qui la caractérisent, la mise en place d’un nouveau gouvernement ne sera pas aisée.</p>



<p>Le Gouvernement n’est plus qu’un gouvernement chargé de la gestion des affaires courantes. Il est discrédité parce que les accusations de conflit d’intérêts et de corruption portées contre son Chef sont graves. Elles retentissent sur l’état de la confiance des citoyens en leurs gouvernants. Pour refonder cette confiance, il faudra beaucoup de temps et beaucoup de probité de la part de nos futurs responsables politiques.</p>



<p>Quant à l’Assemblée, elle est l’objet d’un immense discrédit. Elle semble en état d’arrêt. Elle est désormais administrée par une dizaine de Conseillers du Président de l’Assemblée, tous membres de son Parti, eux-mêmes chapeautés par un proche, auquel il a conféré un rang de Ministre. C’est celui-ci qui octroie ou refuse le droitde visite, y compris de s’opposer à la Sécurité présidentielle, et de laisser pénétrer dans les locaux de l’Assemblée des personnes suspectées de terrorisme. L’administration de l’Assemblée n’est plus une administration au service des Députés ; elle est devenue une administration au service d’un Parti, instrumentalisée contre ses adversaires politiques, les soumettant au danger terroriste dans l’enceinte même du Parlement et méprisant les règles de séparation des pouvoirs, le respect de la Sécurité présidentielle.</p>



<p>La Justice, pour sa part, est perçue comme une instance partisane. Rapide, efficace lorsqu’il s’agit de poursuivre et d’arrêter les adversaires; lente, inefficace, inexistante lorsqu’il s’agit de leur rendre justice.</p>



<p>La démocratie tunisienne apparaît de plus en plus comme une démocratie de façade.</p>



<p>Au même moment, notre sécurité est confrontée à des dangers sans précédent. En Libye, la guerre fait rage. Des milliers de mercenaires étrangers armés et payés par des puissances étrangères s’y installent; des centres d’entraînement sophistiqués, dotés d’équipements militaires de grande capacité destructrice s’y implantent. Selon le dernier rapport du Pentagone, au cours du seul premier trimestre de l’année 2020, la Turquie a transporté près de 3 800 jihadistes en Libye.</p>



<p>Au cours des quatre derniers mois, plusieurs autres milliers ont suivi. Parmi eux, le nombre de mercenaires tunisiens s’élèverait à 2000 – 2500. Ils sont à quelques dizaines de kilomètres de nos frontières.En Tunisie, les forces alliées au régime turc et soutenant son occupation de la Libye sœur le font à visage découvert. La Libye et, avec elle, la Tunisie et l’ensemble du Maghreb sont ainsi menacés d’un processus de syrianisation.</p>



<p>Face à ce spectre, bien heureusement, le Président de la République fait montre d’autorité et d’un haut degré de patriotisme. Et l’Algérie sœur d’une solidarité active avec notre pays et comme nous, d’un soutien sans faille, à la souveraineté de la Libye. Un front maghrébin, incluant le Maroc, est en voie de constitution. Nous l’appelons de tous nos vœux.</p>



<p>Sur le front économique et social, nous sommes confrontés à une crise d’une gravité sans précédent. Après une dizaine d’années de croissance pratiquement nulle, de sur-endettement et de perte de notre rang dans le monde, nous voici confrontés en cette année 2020 aux terribles conséquences du Covid-19 : une récession qui devrait être comprise entre 6 et 10 %, une entrée en crise financière aigüe de la grande majorité des entreprises, une réduction au chômage de centaines de milliers travailleurs. Pour le tourisme, le transport aérien et l’artisanat, l’année 2020 est une année perdue. Les faillites en cours sont nombreuses ; la crise sociale qui pointe à l’horizon sera très dure.</p>



<p>Si nous ne parvenons pas à opérer un redressement, nos acquis démocratiques seront balayés : ainsi meurent les jeunes démocraties qui ne parviennent pas à réaliser leurs promesses.</p>



<p>D’ores et déjà, un immense sentiment de fatigue et d’usure s’installe. Une vague générale de désespoir gagne les familles de toutes les classes sociales : leur rêve est de faire émigrer leurs enfants. A leurs yeux, la Tunisie n’est plus un pays d’avenir. Il en est ainsi des parents de jeunes sans emploi ; il en est de même des parents des diplômés les plus brillants dans les disciplines les plus nobles et les plus pointues.</p>



<p>Un mépris général, une haine même de la classe politique se répand. Des mouvements de défiance destructeurs, impunis, affichant un mépris vis-à-vis des institutions de l’Etat gagnent du terrain ; le modèle politique qui est en train de gagner les esprits, sur le mode nostalgique même, est le modèle autoritaire déchu parce qu’il est considéré comme générateur, tout à la fois, d’ordre et de progrès économique et social. La démocratie tunisienne est ainsi rongée jour après jour. Elle ne pourra longtemps perdurer sous ces différents coups de boutoir.</p>



<p>Aujourd’hui, devant nous des jours cruciaux.</p>



<p>Soit notre classe politique poursuit le même chemin avec tous les risques et les dangers pour elle et pour notre pays; soit elle saisit la gravité du moment et change de cap pour ouvrir la voie à la reconstruction de notre pays et pour offrir une lueur d’espoir à notre jeunesse et à notre peuple.</p>



<p>Nous proposons la rupture et le redressement.</p>



<p>Nous proposons de désigner un chef de gouvernement en charge de la formation d’un gouvernement (qu’on pourrait appeler «de salut public», «de compétences nationales»… ), composé de grandes personnalités nationales, dotées d’un très haut niveau de compétence, patriotes, à l’éthique irréprochable, immédiatement opérationnelles, capables de redresser l’économie du pays.</p>



<p>La tâche fondamentale dévolue à ce gouvernement est une tâche de redressement et de développement, de refondation de la Tunisie, sous le contrôle périodique de l’Assemblée et avec la participation active de toutes les parties prenantes. L’œuvre de redressement et de développement est organisée, structurée, codifiée ; elle est passible d’une évaluation et d’un contrôle parce que tous les acteurs sont dotés d’une feuille de route qui s’inscrit dans une vision de long terme et dans le cadre d’un plan ; une feuille de route qui fixe leurs droits ainsi que leurs obligations réciproques.</p>



<p>Au lieu de n’avoir comme horizon politique que celui d’une actualité toute occupée par les disputes et les déchirements, l’opinion serait partie prenante à l’édification d’une société en développement, dévolue à l’effort, à la création et à la réalisation dans tous les domaines ; en un mot, à la promotion économique, sociale et culturelle pour tous.</p>



<p>Les jours qui viennent sont déterminants. Entre les mains de l’Assemblée, se jouent son propre destin et celui de la démocratie tunisienne ; elle ne peut échapper à trois exigences incontournables :</p>



<p>&#8211; son administration doit redevenir une administration neutre, professionnelle, au service de tous les députés, respectueuse de la séparation des pouvoirs et de l’autorité de la Sécurité présidentielle pour sa protection en tant qu’institution et pour la protection de ses députés</p>



<p>&#8211; elle doit clarifier sa position et unir ses rangs sur un point essentiel : la souveraineté de notre pays, son opposition à toutes les forces d’occupation de la Libye sœur et aux milices étrangères, en particulier les jihadistes tunisiens qui s’y déploient ;</p>



<p>&#8211; la désignation d’un chef de gouvernement indépendant des partis politiques, responsable de la présentation d’une équipe de hautes personnalités compétentes, pour conduire le redressement économique et social de notre pays dans le cadre d’une vision prospective et d’un Plan avec la participation de toutes les parties prenantes.</p>



<p>&#8211; patriotes tunisiennes, patriotes tunisiens de toutes les régions et de toute condition sociale, unissons-nous !</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/07/29/le-cercle-kheireddine-pour-un-gouvernement-de-competences-independantes/">Le Cercle Kheireddine pour un gouvernement de compétences indépendantes</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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