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	<title>Archives des Habib Bouguiba - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Habib Bouguiba - Kapitalis</title>
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		<title>Il y a 50 ans mourait Mahmoud El Materi</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 Dec 2022 06:02:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Dr Mahmoud El Materi]]></category>
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		<category><![CDATA[Néo-Destour]]></category>
		<category><![CDATA[Tahar Ben Ammar]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les chemins d'El Materi et Bourquiba s'étaient souvent croisés, et plus souvent encore décroisés.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/13/il-y-a-50-ans-mourait-mahmoud-el-materi/">Il y a 50 ans mourait Mahmoud El Materi</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Décédé le 13 décembre 1972, voilà exactement cinquante ans, Dr Mahmoud El Materi était l&rsquo;un des leaders du mouvement national tunisien. Il n’est pas assez connu des nouvelles générations, qui gagneraient à mieux méditer le parcours exemplaire de cet homme d’exception.</em></strong> (Illustration: les chemins d&rsquo;El Materi et Bourquiba s&rsquo;étaient souvent croisés, et plus souvent encore décroisés). </p>



<span id="more-5654702"></span>



<p>Né fin décembre 1897, à Tunis, Dr El Materi fut l’un des fondateurs, avec Habib Bourguiba, du Néo-Destour, et le premier président de ce parti nationaliste qui réussit, au terme d’un long combat, à obtenir, en 1956, l’indépendance de la Tunisie et à contribuer à la construction de l’Etat tunisien moderne.</p>



<p>Au lendemain de l’indépendance, Dr El Materi fût marginalisé et son combat passé sous silence pendant des décennies par les historiographes attitrés de Bourguiba. Mais il n’a pas tardé à être réhabilité par les historiens du mouvement national et son grand apport à la libération de la nation enfin reconnu et documenté.</p>



<p>Ayant perdu sa mère et son père alors qu’il était enfant en bas âge, Mahmoud El Materi a fait des études brillantes au collège Sadiki à Tunis puis en France où il obtint sa licence en sciences, puis son doctorat en médecine avec mention très honorable le 6 juillet 1926. Il est le troisième médecin tunisien musulman à être diplômé de la faculté de médecine de Paris et le onzième formé dans une faculté européenne.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le pondéré El Materi et le bouillonnant Bourguiba</h2>



<p>Durant son séjour à Dijon, Mahmoud El Materi écrit des articles politiques dans plusieurs journaux de l’époque. À Paris, il est d&rsquo;abord membre du Parti communiste français, qu’il quitte rapidement pour le Parti socialiste français, et milite pour la Ligue des droits de l’homme et l’Étoile nord-africaine dont il est un membre fondateur. Il collabore alors à plusieurs journaux et, en 1924, il retrouve un vieil ami du collège Sadiki, Bourguiba. Ils entament ensemble une carrière militante au sein des associations étudiantes réunissant des Tunisiens à Paris.</p>



<p>À l’âge de 28 ans, en novembre 1926, il rentre définitivement à Tunis et est rejoint par Bourguiba. Ils fondent ensemble, en 1932, le journal nationaliste <em>L’Action tunisienne</em>. Puis rejoignent les rangs du Destour avant d’en démissionner en septembre 1933 et de créer, le 2 mars 1934, le Néo-Destour dont El Materi est élu président.</p>



<p>Suit ensuite un long combat politique entamé par deux ans d’exil à Bordj le Bœuf, dans le sud tunisien, et des tournées aux quatre coins du pays. Réputé pour sa modération et sa probité morale, El Materi ne tarde pas à avoir des désaccords avec le bouillonnant Bourguiba. Il démissionne de la présidence du parti, mais poursuit le combat pour l’indépendance.</p>



<p>Proche de Moncef Bey, dont il était le médecin particulier, il est nommé ministre de l’Intérieur dans le gouvernement nationaliste de M’hamed Chenik en 1943, gouvernement qui tombe après la destitution et l’exil de Moncef Bey. Il fait toutefois partie du second gouvernement Chenik comme ministre de l’Intérieur en 1950 chargé de négocier avec la France les accords préalables pour l’autonomie interne.</p>



<p>Après une seconde déportation au sud du pays, avec les autres leaders nationalistes dont Bourguiba, Dr El Materi poursuit son action aux côtés de <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/09/28/tahar-ben-ammar-une-biographie-subjective/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Tahar Ben Ammar</a>, chargé poursuivre les négociations entamées par le gouvernement Chenik et qui mènent vers l’autonomie interne puis l’indépendance. </p>



<p>Nommé ministre de la Santé publique dans le premier gouvernement formé par Bourguiba le 15 avril 1956, non pas en tant que membre du Néo-Destour mais comme indépendant, El Materi ne tarde pas à avoir de nouveaux désaccords avec ce dernier et démissionne de son poste. Resté député, il marque nettement son opposition à Bourguiba lors de débats ou de votes à l’Assemblée nationale et essuie des attaques personnelles de son compagnon de combat devenu entre-temps un autocrate attitré.</p>



<p>Dr El Materi prend alors sa retraite politique tout en se consacrant à la médecine comme premier président de l’Ordre des médecins de Tunisie et comme pionnier de l’organisation du secteur de la santé.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Imed Bahri</strong> (avec Wikipedia).</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="xhDG0XV9LV"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/11/20/tahar-ben-ammar-le-combattant-subtil-de-lindependance-de-la-tunisie/">Tahar Ben Ammar, le combattant subtil de l’indépendance de la Tunisie</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tahar Ben Ammar, le combattant subtil de l’indépendance de la Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/11/20/tahar-ben-ammar-le-combattant-subtil-de-lindependance-de-la-tunisie/embed/#?secret=q3jod527qu#?secret=xhDG0XV9LV" data-secret="xhDG0XV9LV" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
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		<title>L&#8217;homme d&#8217;Etat dont la Tunisie a besoin</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/05/21/lhomme-detat-dont-la-tunisie-a-besoin/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 21 May 2022 07:16:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Afek Tounes]]></category>
		<category><![CDATA[Banque centrale de Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Marouane Abassi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie n'a pas besoin aujourd'hui de pauvres technocrates paumés qui rasent les murs et parent au plus urgent, mais d'hommes politiques capables de parler un langage de vérité aux citoyens, de leur tendre un miroir pour qu'ils se regardent en face, de les mettre devant leurs responsabilités historiques, de leur demander non pas des sacrifices, mais de retrousser les manches et de se mettre au travail. Il n'y a malheureusement pas d'autre solution, car il n'y a pas de miracle pour les cancres et les médiocres !</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/05/21/lhomme-detat-dont-la-tunisie-a-besoin/">L&rsquo;homme d&rsquo;Etat dont la Tunisie a besoin</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La Tunisie n&rsquo;a pas besoin aujourd&rsquo;hui de pauvres technocrates paumés qui rasent les murs et parent au plus urgent, mais d&rsquo;hommes politiques capables de parler un langage de vérité aux citoyens, de leur tendre un miroir pour qu&rsquo;ils se regardent en face, de les mettre devant leurs responsabilités historiques vis-à-vis de leurs enfants et petits-enfants, de leur demander non pas des sacrifices (car ils ne savent pas en faire, les pauvres chéris!), mais de retrousser les manches et de se mettre au travail. Il n&rsquo;y a malheureusement pas d&rsquo;autre solution</em></strong><em><strong>, car il n&rsquo;y a pas de miracle pour les cancres et les médiocres !</strong></em></p>



<p>Par <strong>Ridha Kefi</strong></p>



<span id="more-881848"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/03/Ridha-Kefi.jpg" alt="" class="wp-image-203122"/></figure></div>



<p>Pour un pays comme la Tunisie (surtout depuis 2011), qui vit au jour le jour et dont le gouvernement se contente de parer au plus urgent et de colmater les brèches, sans vision ni plan ni stratégie, la pandémie de Covid-19 et la guerre russo-ukrainienne n&rsquo;ont pas été des cadeaux.</p>



<p>Pour le comprendre et, surtout, le déplorer, on n&rsquo;a pas attendu que le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT) Marouane Abassi, nous apprenne, ce que nous savions déjà, à savoir que le besoin supplémentaire induit par la crise russo-ukrainienne sur le budget de l&rsquo;Etat tunisien s&rsquo;élève désormais à 5 milliards de dinars.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le salut par&#8230; l&rsquo;endettement&nbsp;!</h2>



<p>S&rsquo;exprimant, vendredi 20 mai 2022, lors de la 7e édition du Forum sur la fiscalité, organisé à Sfax par l&rsquo;Institut arabe des chefs d&rsquo;entreprise (IACE), M. Abassi a souligné que <em>«le recours aux ressources du Fonds monétaire international est essentiel», </em>car le FMI permet le financement à des coûts raisonnables et fournit un effet de levier pour le financement d&rsquo;autres donateurs et du marché financier international, a-t-il ajouté.</p>



<p><em>«Depuis la transmission d&rsquo;une demande formelle au FMI pour l&rsquo;accès à ses ressources sous la forme d&rsquo;une facilité élargie de crédit, les autorités tunisiennes ont fait de grands efforts pour mettre en place un programme de réforme approprié avec cette institution internationale»</em>, a aussi indiqué M. Abassi, en rappelant que <em>«les autorités ont réussi à mobiliser 700 millions de dollars auprès de la Banque africaine d&rsquo;import-export (Afreximbank), ce qui a partiellement desserré la pression sur le budget de l&rsquo;État et a assuré un pont de financement jusqu&rsquo;à la conclusion de l&rsquo;accord avec le FMI.»</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Des finances publiques gérées comme une épicerie</h2>



<p>Cependant, ces propos soporifiques, destinés à calmer momentanément les esprits brouillés par la flambée des prix des matières premières et des services (énergie, céréales, transport, biens d&rsquo;équipement, etc.), ne sauraient voiler à nos yeux la réalité de la situation compliquée (et le mot est faible) où se trouvent les finances publiques dans notre pays, aujourd&rsquo;hui gérées comme une épicerie, comme l&rsquo;avait fait remarquer un jour Fadhel Abdelkefi, président du parti Afek Tounes, financier lui-même et ancien ministre des Finances par intérim, qui sait, bien sûr, de quoi il parle.</p>



<p>Le problème, c&rsquo;est que que la comptabilité d&rsquo;une épicerie est souvent mieux gérée que le budget de l&rsquo;Etat tunisien pour l&rsquo;exercice en cours, dont on ne sait pas encore, alors que l&rsquo;année est à moitiée consommée, comment il va être financé pour les mois à venir. Et là on parle de besoins pressants, à commencer par les salaires d&rsquo;une fonction publique pléthorique et inefficace et les dépenses de fonctionnement des différents services publics (transport, santé, éducation&#8230;)</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un grand malade appelé <em>«Tunisie»</em></h2>



<p>Pour ne rien arranger, et au-delà des propos diplomatiques des responsables du FMI, qui sont visiblement embarrassés face à un grand malade appelé <em>«Tunisie»</em>, qu&rsquo;on ne peut laisser sans soins urgents, mais qui refuse de prendre ses médicaments (il les trouve trop amers), notre pays peut toujours demander un prêt de 4 milliards de dollars de l&rsquo;instance financière internationale, en espérant trouver le 1 milliard restant dont sa situation exige chez d&rsquo;autres bailleurs de fonds, il ne peut, en vérité et dans les meilleurs des cas, se voir accorder plus de 1,5 ou 2 milliards de dollars. Et l&#8217;embarras du FMI réside dans le fait que la Tunisie, depuis qu&rsquo;elle a eu de nouveau recours à ses services, en 2013, s&rsquo;engage toujours à mettre en œuvre des réformes économiques, à maîtriser ses dépenses publiques et à mieux utiliser ses ressources financières qui se raréfient, mais s&rsquo;entête à faire exactement le contraire. Les gouvernements qui se succèdent restant impuissants face aux pressions des partis politiques cherchant à partager le gâteau avec leurs membres, des organisations nationales à l&rsquo;esprit corporatiste borné et d&rsquo;une population devenue aussi dépensière que revendicative et, la démocratie aidant, carrément ingérable.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Technocrates paumés et dangereux utopistes</h2>



<p>Abassi peut toujours nous chanter des rengaines, en nous promettant de nous en sortir en nous endettant davantage (la belle affaire !), ce dont le pays a besoin aujourd&rsquo;hui ce n&rsquo;est pas de pauvres technocrates paumés qui parent au plus urgent, mais d&rsquo;hommes politiques capables de parler un langage de vérité aux citoyens, de leur tendre un miroir pour qu&rsquo;ils se regardent en face, de les mettre devant leurs responsabilités historiques vis-à-vis de leurs enfants et petits-enfants, de leur demander non pas des sacrifices (car ils ne savent pas en faire, les pauvres chéris!), mais de retrousser les manches et de se mettre au travail.</p>



<p>La Tunisie d&rsquo;aujourd&rsquo;hui n&rsquo;a pas besoin non plus de dangereux rêveurs, utopistes ou opportunistes, comme le président de la république, Kaïs Saïed, qui promet aux Tunisiens la prospérité&#8230; en les dotant d&rsquo;une nouvelle constitution qui conforte sa propre soif de pouvoir, comme si l&rsquo;accumulation des lois suffit pour changer un pays ou un peuple.</p>



<p>La Tunisie a besoin aujourd&rsquo;hui d&rsquo;un homme de la trempe d&rsquo;un Winston Churchill qui, le 13 mai 1940, dans son premier discours devant la Chambre des communes, après sa nomination au poste de Premier ministre du Royaume-Uni durant la Seconde Guerre mondiale, a lancé aux Britanniques sa célèbre phrase&nbsp;: <em>«I have nothing to offer but blood, toil, tears and sweat»</em> (<em>«Je n&rsquo;ai à offrir que du sang, du labeur, des larmes et de la sueur»</em>). Le résultat, on le connaît&nbsp;: la Grande-Bretagne a gagné la guerre et enchaîné les décennies de propérité.</p>



<p>Mais à défaut de Winston Churchill, la Tunisie a besoin aujourd&rsquo;hui d&rsquo;un homme de la trempe de Habib Bouguiba qui n&rsquo;avait de cesse d&rsquo;appeler les Tunisiens à retousser les manches, à travailler et à tirer le meilleur d&rsquo;eux-mêmes, en citant, dans la plupart de ses discours, le même hadith attribué au prophète Mohamed, disant «&nbsp;<strong>إِنَّ ٱللَّهَ لَا يُغَيِّرُ مَا بِقَوْمٍ</strong><strong> حَتَّىٰ يُغَيِّرُوا۟ مَا بِأَنفُسِهِمْ</strong> <em>(«</em><em>Allah ne change pas la situation d’un peuple tant qu’ils ne changent pas d’eux-mêmes»)</em>.</p>



<p>M. Saïed peut toujours poser devant l&rsquo;Histoire, droit comme un doigt, la main sur le cœur et un trémolo dans la voix, en se prenant pour le calife Omar, il ne sera jamais un vrai chef d&rsquo;Etat tant qu&rsquo;il continue de caresser ses administrés dans le sens du poil, d&rsquo;éviter de leur dire la vérité et de leur raconter des fables qui n&rsquo;endorment que les niais et les crédules parmi eux, qui adorent être bercés de douces illusions.</p>



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