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	<title>Archives des Habib Bourguiba Jr. - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Habib Bourguiba Jr. - Kapitalis</title>
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		<title>Jeffrey Epstein &#124; Sexe, pouvoir et ombre </title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 08 Feb 2026 10:13:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L'affaire Epstein montre que le plaisir et l’autorité cohabitent, révélant une continuité  entre respectabilité diurne et transgression nocturne.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/08/jeffrey-epstein-sexe-pouvoir-et-ombre/">Jeffrey Epstein | Sexe, pouvoir et ombre </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>«Tout dans le monde est une question de sexe sauf le sexe. Le sexe est une question de pouvoir», écrivait Oscar Wilde. Certains se souviennent encore du feuilleton ‘‘Amour, Gloire et Beauté’’ qui a marqué les années 90 : intrigues, trahisons, passions, et rivalités qui se déployaient chaque semaine sur nos écrans. En 2026, un autre feuilleton s’impose au monde entier, celui de Jeffrey Epstein : Sexe, pouvoir et ombre. Un feuilleton qui révèle le tissu invisible de nos sociétés. Les titres s’enchaînent, les réseaux s’emballent, les archives judiciaires surgissent, et la réalité dépasse la fiction. </em></strong></p>



<p><strong>Manel Albouchi</strong></p>



<span id="more-18336927"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1.jpg" alt="" class="wp-image-15290578" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Manel-Albouchi-1-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Le pouvoir commence&nbsp;toujours&nbsp;dans le corps. Il ne naît pas dans les constitutions, il s’éveille plus tôt, plus bas, dans le corps, dans l’intensité d’un regard, dans la gestion d’une proximité, dans la capacité à faire taire ou à faire parler, car avant les lois il y a toujours une économie du désir, et avant les institutions une scène où se joue la présence humaine.&nbsp;</p>



<p>Dans l’atelier obscur des États, le pouvoir se frotte au désir comme l’or au feu, et sous le vernis des discours et des chartes morales se nouent des alliances tacites où la séduction devient levier, la confidence monnaie, et le secret condition de stabilité, rappelant que gouverner n’est jamais seulement gouverner, mais orienter, contenir et parfois instrumentaliser les forces qui traversent l’humain.&nbsp;</p>



<p>Trois penseurs ont donné les clés de cette mécanique :&nbsp;&nbsp;</p>



<p>&#8211;&nbsp;Freud&nbsp;qui&nbsp;a montré que la pulsion ne disparaît jamais, elle se déplace, se sublime&nbsp;ou&nbsp;se pervertit ;&nbsp;&nbsp;</p>



<p>&#8211;&nbsp;Lacan&nbsp;qui&nbsp;a précisé que le désir n’est pas un besoin, mais un manque structuré par la Loi ;&nbsp;&nbsp;</p>



<p>&#8211; et&nbsp;Foucault&nbsp;qui&nbsp;révèle&nbsp;que le pouvoir s’exerce moins par l’interdit que par la gestion des corps, des discours et des plaisirs.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Le sexe et le pouvoir ne cohabitent donc pas par accident. Ils sont soudés par la structure même des États.&nbsp;</p>



<p>Le pouvoir excite parce qu’il promet la maîtrise du réel ; le désir attire parce qu’il&nbsp;ouvre&nbsp;vers l’autre et vers l’interdit. Entre les deux se déploie la tension fondatrice de la cité,&nbsp;celle qui traverse l’individu, le couple et la cité.&nbsp;Celle qui a fait qu’Aristote nommait l’homme animal&nbsp;politique (<em>zoon&nbsp;politikon</em>)&nbsp;pour rappeler qu’il est pris à jamais entre pulsion et loi, instinct et symbolisation.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le banquet : Éros ou domination </h2>



<p>Le banquet grec n’était pas un simple repas&nbsp;ou une orgie. Il était un espace ritualisé où le vin, la parole et le désir circulaient sous le regard de la cité. On y séduisait, certes, mais on y parlait surtout : le désir y était mis en mots, interrogé, élevé. Dans&nbsp;le symposion platonicien, Éros n’est pas prédation mais élan : il conduit de la chair à l’idée, de l’attachement à la&nbsp;beauté, de la pulsion à la pensée.&nbsp;</p>



<p>Rome, plus pragmatique, politise davantage le corps. Le plaisir devient spectacle, la sexualité un marqueur de statut, et la domination s’inscrit dans la chair.&nbsp;</p>



<p>Pour&nbsp;Foucault : le pouvoir ne gouverne pas seulement en interdisant, mais en organisant la circulation des plaisirs et des normes. Le citoyen actif affirme sa place&nbsp;par&nbsp;une mise en scène esthétique et sociale de sa propre existence. Dans ce cadre, le pouvoir devient une performance où le culte du corps, l’étalage des soirées mondaines et le prestige du partenaire font office d’attributs de souveraineté.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Mais il faut ici une distinction essentielle. Là où&nbsp;le <em>Sumposion</em> de Platon&nbsp;cherchait à élever l’homme vers la&nbsp;beauté par la parole, l’île d’Epstein signe l’échec de cette parole, remplacée par le silence et la consommation de l’autre. Le banquet antique visait la sublimation ; l’île met en scène la désublimation. L’un transformait la pulsion en lien symbolique ; l’autre réduit le corps à un objet d’usage.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Géographie de l’ombre  </h2>



<p>Le pouvoir a toujours besoin de lieux à part. Îles, palais clos, résidences discrètes fonctionnent comme des zones d’exception, des espaces où la loi se suspend sans jamais disparaître complètement. Jung parlait d’ombre : ce que le sujet ou la collectivité ne veut pas reconnaître d’elle-même, mais qui continue d’agir dans l’obscurité.&nbsp;</p>



<p>Ces lieux ne sont pas de simples décors ; ils sont des lieux-symptômes. Ils concentrent ce que la société refoule&nbsp;et projette sur son élite&nbsp;: la jouissance sans limite, l’asymétrie radicale, l’impunité.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>L’île fonctionne comme une décharge psychique, un lieu où&nbsp;le&nbsp;monde&nbsp;dépose ce qu’il&nbsp;ne peut assumer en plein jour.&nbsp;Il ne s’agit pas seulement de la chute d’hommes puissants, mais de la fragilité d’un ordre global qui a dissocié le désir de l’éthique et le pouvoir de sa fonction symbolique.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le coût moral du pouvoir </h2>



<p>Gouverner, écrit Hillary Clinton dans ses mémoires, n’est jamais un choix entre le bien et le mal, mais entre des options difficiles, chacune porteuse d’un coût moral. Cette phrase, souvent lue comme pragmatique, dit surtout une vérité structurelle : le pouvoir moderne agit dans une zone grise où l’éthique se négocie, se diffère, parfois se sacrifie au nom de la continuité.&nbsp;</p>



<p>Cette lucidité révèle une tension centrale : l’État contemporain gouverne moins par idéal que par arbitrage permanent entre pertes acceptables et silences nécessaires. Le <em>soft&nbsp;power</em>&nbsp;– alliances, dialogue, droits humains&nbsp;–&nbsp;devient alors une technologie de stabilisation autant qu’un horizon moral, capable de contenir les conflits sans toujours les résoudre.&nbsp;</p>



<p>Dans ce contexte, certaines proximités relationnelles prennent valeur de symptôme plutôt que de preuve : elles indiquent un ordre où le privé, le politique et le silence coexistent dans un équilibre fragile. La question n’est alors plus seulement qui a fauté, mais qu’est-ce que le système a toléré.&nbsp;</p>



<p>Être une femme au cœur de ce dispositif n’allège pas la charge, elle la redouble. La femme au pouvoir est sommée d’incarner l’autorité sans dureté, l’éthique sans naïveté, la fermeté sans domination. Son corps devient terrain d’évaluation permanente, là où l’homme se réfugie plus facilement derrière la neutralité supposée de la fonction. Le féminin, dans l’imaginaire politique, demeure un excès à justifier.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">De Zéro Conduite à Beit el-Hikma  </h2>



<p>Cette logique traverse aussi les histoires locales.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>L’histoire du palais Zarrouk à Carthage illustre cette logique. Au milieu des années 70, le lieu accueille le contact <em>Zéro Conduite</em>, espace nocturne mondain fréquenté par des élites politiques, diplomatiques et financières. Le plaisir et l’autorité y cohabitent, révélant cette continuité troublante entre respectabilité diurne et transgression nocturne.&nbsp;</p>



<p>Habib Bourguiba Jr., figure à la fois politique, diplomatique et bancaire,&nbsp;a&nbsp;incarné&nbsp;cette zone grise où l’intime, le prestige et le pouvoir s’entrelacent.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Sa transformation ultérieure en&nbsp;Beit&nbsp;el-Hikma, centre du savoir et de la pensée, peut se lire comme une tentative de réparation symbolique :&nbsp;faire&nbsp;renaître la sagesse là où le désir a été dévoyé.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Désir, jouissance et Loi  </h2>



<p>Le sage ne nie pas la passion ; il la transforme. Là où la&nbsp;sublimation&nbsp;échoue, la jouissance déborde.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Lacan nomme jouissance ce point où le plaisir excède la loi, où le sujet ne cherche plus le lien mais la saturation. À l’échelle collective, cette jouissance devient explosive lorsqu’elle s’adosse au pouvoir.&nbsp;</p>



<p>Le sexe, le scandale, la corruption ne sont pas des anomalies : ils sont des symptômes. Ils signalent une société incapable de reconnaître son ombre et de l’inscrire symboliquement. Gouverner et aimer relèvent du même art : contenir sans écraser, orienter sans dominer, transformer sans nier.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">La parole comme antidote </h2>



<p>L’île n’est pas seulement un lieu. Elle est un avertissement. Tant que les sociétés externaliseront leur&nbsp;ombre dans des espaces clos, elle reviendra sous forme de scandales, de violence et de désagrégation du lien social. La chute d’un homme public n’est jamais isolée : elle révèle une fissure dans la cité elle-même.&nbsp;</p>



<p>Il reste pourtant une voie ancienne et exigeante :&nbsp;<em>«la&nbsp;parrhèsia»</em>, le courage de dire vrai, de restaurer la parole là où le secret protège la prédation. Le défi du&nbsp;XXI<sup>e</sup>&nbsp;siècle est de rebâtir des banquets où la parole ne dissimule plus le crime, mais fonde une éthique du désir. Alors seulement le pouvoir pourra redevenir service, le désir retrouver sa dignité symbolique, et l’humain regarder ce qu’il est plutôt que ce qu’il prétend être.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="TcB8endQjB"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/29/que-dit-laffaire-epstein-de-lelite-americaine/">Que dit l’affaire Epstein de l’élite américaine ?</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Que dit l’affaire Epstein de l’élite américaine ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/29/que-dit-laffaire-epstein-de-lelite-americaine/embed/#?secret=v1jbWJWDfy#?secret=TcB8endQjB" data-secret="TcB8endQjB" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<item>
		<title>Histoire : En mars 1954, Bourguiba est exilé dans l&#8217;île de Groix</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 20 Mar 2022 07:03:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie célèbre aujourd&#8217;hui, dimanche 20 mars 2022, la fête de l&#8217;indépendance obtenue en 1956, l&#8217;occasion de rendre un énième hommage à l&#8217;un des artisans de ce tournant dans l&#8217;histoire moderne du pays, le fondateur et dirigeant du Néo-Destour et premier président de la république tunisienne, Habib Bourguiba, qui, peu de temps avant son retour...</p>
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<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/03/Bourguiba-a-Groix.jpg" alt="" class="wp-image-384549"/><figcaption><em>Dans cette photo de l’Agence France Presse, Bourguiba, durant cet exil forcé dans le bourg de Groix, bavarde paisiblement avec deux îliennes en coiffe.</em></figcaption></figure></div>



<p><strong><em>La Tunisie célèbre aujourd&rsquo;hui, dimanche 20 mars 2022, la fête de l&rsquo;indépendance obtenue en 1956, l&rsquo;occasion de rendre un énième hommage à l&rsquo;un des artisans de ce tournant dans l&rsquo;histoire moderne du pays, le fondateur et dirigeant du Néo-Destour et premier président de la république tunisienne, Habib Bourguiba, qui, peu de temps avant son retour triomphal au pays, le 1er juin 1955, était en exil dans l&rsquo;île de Groix.</em></strong></p>



<span id="more-384548"></span>



<p>Nous reproduisons à cette occasion des éléments sur son court séjour dans cette île, qui se trouve dans le golfe du Morbihan, au large de la côte sud de la Bretagne, au nord-ouest de la France où l&rsquo;homme très surveille a débarqué en mars 1954. Il n&rsquo;y restera que cinq mois mais mais son passage est resté inscrit dans l’histoire de l’île. Le journal régional <em>Ouest-France</em> en rend compte dans un <a href="https://www.ouest-france.fr/bretagne/vannes-56000/en-1954-bourguiba-futur-president-tunisien-etait-en-exil-force-groix-629330" target="_blank" rel="noreferrer noopener">article publié en 2011</a>. </p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/03/Bourguiba-Maison-Ile-de-Grois.jpg" alt="" class="wp-image-384552" width="500"/><figcaption><em>A gauche: Bourguiba se promène au port de Groix avec son fils Habib Bourguiba Jr et Mohamed Masmoudi, ses futurs ministres des Affaires étrangères / A droite : La Maison où le Combattant Suprême a séjourné dans l&rsquo;île.</em>  </figcaption></figure></div>



<p>Le poète Tahar Bekri, qui a séjourné plusieurs fois en Bretagne, nous a fait parvenir un échange épistolaire qu&rsquo;il a eu avec l&rsquo;adjoint-délégué au maire de Groix, Claude Guiader. <em>«Me retrouvant dans la ville du Pouldu, en Bretagne du sud, j’aperçois de loin, en face, l’île de Groix où Bourguiba fut en résidence surveillée&nbsp;en 1954. J’ai écrit au Maire, demandant quelques précisions. J’ai reçu ce courrier de l’adjoint au maire et son témoignage, accompagné de documents dont je vous fais part, pour le bien de l’Histoire de notre pays»</em>, écrit le poète. Lettre que nous reproduisons ci-dessous. Pour l&rsquo;Histoire&#8230; </p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/03/Lettre-du-Maire-de-Grois-Bourguiba.jpg" alt="" class="wp-image-384550"/></figure></div>
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		<title>Bouteflika et la Tunisie : une si longue amitié</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 18 Sep 2021 12:11:43 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L&#8217;ex-président algérien Abdelaziz Bouteflika, décédé hier, vendredi 17 septembre 2021, à l&#8217;âge de 84 ans, après une longue maladie, avait commencé sa vie politique au début des années 1960, à Tunis, et a gardé, sa vie durant, de fortes attaches avec notre pays, où il séjourna à diverses périodes de sa vie. Par Imed Bahri...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/09/18/bouteflika-et-la-tunisie-une-si-longue-amitie/">Bouteflika et la Tunisie : une si longue amitié</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/03/Bouteflika-Bourguiba.jpg" alt="" class="wp-image-201355"/><figcaption><em>Bouteflika, jeune ministre algérien des Affaires étrangères, reçu par Bourguiba.</em></figcaption></figure></div>



<p><strong><em>L&rsquo;ex-président algérien Abdelaziz Bouteflika, décédé hier, vendredi 17 septembre 2021, à l&rsquo;âge de 84 ans, après une longue maladie, avait commencé sa vie politique au début des années 1960, à Tunis, et a gardé, sa vie durant, de fortes attaches avec notre pays, où il séjourna à diverses périodes de sa vie.</em></strong></p>



<p>Par<strong> Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-363237"></span>



<p>Bouteflika, qui fut en son temps le plus jeune ministre des Affaires étrangères en fonction (il n&rsquo;avait que 26 ans lors de sa nomination), a dirigé l&rsquo;Algérie de 1999 à 2019, pendant quatre mandats consécutifs, avant d&rsquo;être démis de ses fonctions sous la pression de la rue pour avoir commis l&rsquo;erreur, impardonnable aux yeux des Algériens, de briguer un cinquième mandat successif, alors que son état de santé était très détérioré et que son règne dégénérait en une interminable chronique de la corruption ordinaire.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Un amour de jeunesse, l&rsquo;amour d&rsquo;une vie </h3>



<p>Né le 2 mars 1937 à Oujda (Maroc), cet autodidacte brillant s&rsquo;engage dans l&rsquo;Armée de libération nationale (ALN) pendant la guerre d&rsquo;Algérie. Membre du clan d&rsquo;Oujda, il se lie avec Houari Boumédiène, sous l&rsquo;égide duquel il progresse rapidement dans l&rsquo;appareil administratif de l&rsquo;<em>«armée des frontières»</em>. Et c&rsquo;est durant cette période qu&rsquo;il séjourne à Tunis avec les autres membres de la direction du Front de libération nationale (FLN) et se lie d&rsquo;amitié avec les membres de la direction politique tunisienne post-indépendance, à commencer par Habib Bourguiba et son épouse, Wassila Bourguiba, et son fils Habib Bourguiba Junior, ainsi qu&rsquo;avec Mohamed Masmoudi, qui sera son homologue lorsqu&rsquo;il accédera au poste de ministre des Affaires étrangères de 1963 à 1979, dans les trois gouvernements Ahmed Ben Bella et les quatre gouvernements Houari Boumédiène. </p>



<p>Les parcours politiques chaotiques des deux hommes se croiseront aussi lors de leurs longues traversées du désert, notamment en France et aux Émirats arabes unis où ils ont bénéficié de l&rsquo;hospitalité de feu Cheikh Zayed Ben Sultan Al-Nahyane, qui appréciait la compagnie de ces deux hommes d&rsquo;expérience qui savaient aussi être drôles et agrémenter les <em>«majlis»</em> de l&rsquo;émir par des anecdotes sur les grands de leur époque qu&rsquo;ils côtoyèrent grâce à leurs hautes fonctions.</p>



<p>Un journaliste qui a croisé Bouteflika à cette époque se souvient&nbsp;: <em>«Bouteflika me disait que les rapports entre Bourguiba et Boumédiène étaient souvent houleux. Mais grâce à ma proximité avec Wassila, le réseau de l&rsquo;UGTT, Bourguiba Junior et d&rsquo;autres éminentes figures du Néo-Destour, j&rsquo;ai toujours réussi a arrondir les angles et à aplanir les difficultés sans en référer à Boumédiène.»</em></p>



<p><em>«L&rsquo;ancien président algérien était d&rsquo;autant plus attaché à la Tunisie, où il compte de nombreux amis, que cet homme à femmes, qui ne s&rsquo;est jamais marié, n&rsquo;eut qu&rsquo;un seul grand amour : une Tunisienne mariée dont il fit la connaissance durant ses jeunes années à Tunis»</em>, ajoute le même journaliste.</p>



<p>Avec Zine El-Abdine Ben Ali, Bouteflika a gardé des relations certes distantes, du fait de la sobriété de l&rsquo;ancien président tunisien, de tempérament plus réservé, mais assez correctes, ce qui a permis à l&rsquo;ancien chef de la diplomatie algérienne, du fait de ses bonnes relations avec le président Liamine Zéroual, d&rsquo;intercéder à plusieurs reprises entre les deux hommes, lorsqu&rsquo;ils étaient tous deux confrontés, dans les années 1990, à l&rsquo;hydre du terrorisme islamiste.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/09/Bouteflika-Bourguiba.jpg" alt="" class="wp-image-363238" width="500"/><figcaption><em>Bouteflika aux obsèques de Bourguiba, le 8 avril 2000, à Monastir.</em></figcaption></figure></div>



<h3 class="wp-block-heading">Des relations cordiales malgré les vicissitudes de l&rsquo;histoire </h3>



<p>Lorsque Bouteflika a accédé lui-même à la présidence de l&rsquo;Algérie en 1999, et qu&rsquo;il a fait voter et approuver par référendum, en&nbsp;septembre 1999, la loi de la <em>«concorde civile»</em> prévoyant une amnistie partielle des&nbsp;islamistes<em>&nbsp;</em>armés, contre leur désarmement et leur abandon du maquis, opération qui mit fin fin à la <em>«décennie noire»</em>, Ben Ali, qui rejetait toute conciliation avec les islamistes en Tunisie, était suffisamment pragmatique pour apprécier la baisse de la violence terroriste chez les voisins algériens. Aussi, et malgré leurs options politiques différentes, les deux hommes ont gardé des relations cordiales imposées par la profondeur historique des liens entre les deux peuples.</p>



<p>C&rsquo;est ainsi que Bouteflika sera parmi les rares chefs d&rsquo;Etat, avec les présidents français Jacques Chirac, palestinien Yasser Arafat et égyptien Mohammed Hosni Moubarak, à avoir fait le déplacement à Tunis pour assister, aux côtés de Ben Ali, à Monastir, le 8 avril 2000, aux<a href="http://www.kapitalis.com/une/62-fokus/national/9237-il-y-a-douze-ans-en-tunisie-le-deuil-supreme-de-bourguiba.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> obsèques de Bourguiba</a>. Il décrète un deuil de trois jours en Algérie et reconnaît en le défunt <em>«l&rsquo;une des personnalités du Maghreb les plus marquantes du xxe siècle dont l&rsquo;Afrique et le monde peuvent s&rsquo;enorgueillir».</em></p>



<p>Malgré des vicissitudes par lesquelles les deux pays sont passées entre 1999 et 2019, période de règne de Bouteflika, entre Tunis et Alger, les relations ont toujours été empreintes d&rsquo;entente cordiale, l&rsquo;Algérie se gardant même de s&rsquo;immiscer dans les affaires intérieures de la Tunisie lorsque la révolution a éclaté, le 14 janvier 2011, à Tunis, et faillit même, au début, déborder sur l&rsquo;Algérie. Le pragmatisme a toujours inspiré les dirigeants des deux pays dont les orientations idéologiques et les options politiques ont souvent été aux antipodes : pendant la guerre froide, Tunis avait toujours eu un tropisme occidental, alors qu&rsquo;Alger était de tendance tiers-mondiste et avait des liens très fort avec le bloc soviétique. Mais les nuages étaient rares dans leurs relations bilatérales et, grâce à l&rsquo;entregent de leurs dirigeants, ces nuages se dissipaient rapidement, les deux peuples voisins ayant toujours été très proches.  </p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Article lié : </em></h4>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="2Ns7xKtFk7"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/09/18/deces-de-lancien-president-algerien-abdelaziz-bouteflika/">Décès de l&rsquo;ancien président algérien Abdelaziz Bouteflika</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Décès de l&rsquo;ancien président algérien Abdelaziz Bouteflika » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/09/18/deces-de-lancien-president-algerien-abdelaziz-bouteflika/embed/#?secret=edSNocQ3Nu#?secret=2Ns7xKtFk7" data-secret="2Ns7xKtFk7" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
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		<title>La Tunisie saura-t-elle honorer dignement la mémoire de Béchir Ben Yahmed ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2021/05/04/la-tunisie-saura-t-elle-honorer-dignement-la-memoire-de-bechir-ben-yahmed/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 May 2021 10:39:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[MEDIA]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Allala Laouiti]]></category>
		<category><![CDATA[Azzouz Mathari]]></category>
		<category><![CDATA[béchir ben yahmed]]></category>
		<category><![CDATA[Fawzia Zouari]]></category>
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		<category><![CDATA[Jeune Afrique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Romancière, essayiste et chroniqueuse à ‘‘Jeune Afrique’’ depuis le milieu des années 1990, Fawzia Zouari a réagi à chaud hier, lundi 3 mai 2021, à l’annonce du décès du fondateur du magazine parisien, par un post Facebook que nous reproduisons ci-dessous et qui témoigne d’une grande amitié pour celui que ses collaborateurs appellent affectueusement BBY,...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/05/04/la-tunisie-saura-t-elle-honorer-dignement-la-memoire-de-bechir-ben-yahmed/">La Tunisie saura-t-elle honorer dignement la mémoire de Béchir Ben Yahmed ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/05/Bechir-Ben-Yahmed-Habib-Bourguiba.jpg" alt="" class="wp-image-347834"/><figcaption><br><em>Rencontre à l’Hôtel Plaza New York, 22 Novembre 1956. À droite Allala Laouiti, Baccar Ayachi, Habib Bourguiba, Simone Ayachi, Habib Bourguiba Jr. À gauche Mustapha Abdessalem, Azzouz Mathari, Béchir Ben Yahmed (Ph. Fondation Habib Bourguiba).</em></figcaption></figure></div>



<p><strong><em>Romancière, essayiste et chroniqueuse à ‘‘Jeune Afrique’’ depuis le milieu des années 1990, Fawzia Zouari a réagi à chaud hier, lundi 3 mai 2021, à l’annonce du décès du fondateur du magazine parisien, par un post Facebook que nous reproduisons ci-dessous et qui témoigne d’une grande amitié pour celui que ses collaborateurs appellent affectueusement BBY, une amitié faite d’un mélange de gratitude, de respect et d’affection.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Fawzia Zouari</strong></p>



<span id="more-347832"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/05/Fawzia-Zouari.jpg" alt="" class="wp-image-298661"/></figure></div>



<p>Il y a des personnes qu’on croit éternelles. Et elles s’en vont. Béchir Ben Yahmed en fait partie. Jamais je n’aurais cru qu’il mourrait un jour. Notre dernière réunion de la rédaction remonte à quelques semaines. Il était là, vif et alerte, de corps et d’esprit. Il tenait la barre de la même main de maître, décidant de tout avec le même mordant et la même exigence.</p>



<p>Plus qu’un patron, c’était un ami, un père, un mentor pour moi. C’est dire si je ne me sens pas professionnellement orpheline. Je me sens orpheline tout court.</p>



<p>Je l’ai côtoyé pendant près d&rsquo;un quart de siècle. Brillant, sévère, direct, une discipline sans faille. Tout le monde le craignait, mais il nous fascinait tous. On finissait par aimer ses ordres, ses colères, ses provocations.</p>



<p>Je me souviens du jour où je suis entrée pour la première fois dans son bureau. Il m’avait posé un ultimatum. C’était l’IMA ou<em> ‘‘Jeune Afrique’’.</em> Je brûlais les vaisseaux et il m’engageait.</p>



<p>Des années dans la «piscine» à apprendre le métier de journaliste dont je n’avais aucune idée. Et je me noyais souvent. Et je pleurais aussi, lorsqu’il jetait mes papiers dans la poubelle ou me disait que je n’étais pas faite pour ce métier. Certaines fois, quand j’en avais assez, j’allais le voir et demandais un répit. Je quittais le journal pendant des mois puis je revenais. Sa porte était toujours ouverte. Je recommençais. Il ne me complimentait pas pour autant. Il ne faisait pas de compliments. Le jour où il vous dit<em> «Votre papier est publiable» </em>vous pouvez être sûr que vous venez d’écrire le meilleur texte de votre carrière. Le jour où il vous appelle par votre prénom, vous pouvez considérer que c’est un bon jour.</p>



<p>Me concernant, quelque chose me faisait penser que, au fond, il m’aimait bien. Qu’il avait compris que j’étais du genre à ne pas mettre sous cloche. Que je pouvais partir et revenir dans la cage à ma guise. Que j’étais «incontrôlable» selon ses termes, mais loyale et honnête.</p>



<p>En réalité, derrière la façade de tyran, il y avait l’homme. Son cœur gros comme ça. Sa tendresse enfouie. Lorsque vous tombez, BBY vous relève. Il l’a fait avec des journalistes éprouvés par les aléas de la vie, le chômage ou la maladie. Il l’a fait lorsque Malek Chebel est venu le voir quelques mois avant de décéder d’une grave maladie.<em> «J’ai encore des choses à dire, lui avait confié l’islamologue, et je n’ai pas la force de le faire». </em>BBY avait tout mis en branle pour que Malek puisse réaliser son vœu d’écrire ses dernières pensées. Il m’avait alors chargée de faire ce travail qu’il avait publié à ses frais.</p>



<p>L’écrivaine et la journaliste que je suis lui doivent beaucoup. La Tunisienne aussi. Notre pays doit être fier d’avoir engendré un tel homme. Car il ne naît pas tous les jours un Ben Yahmed dans le monde. Nous attendons de voir, justement, comment la Tunisie, fût-elle aux prises avec des difficultés en tous genres, saura honorer dignement sa mémoire.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Article lié :</em></h4>



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