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	<title>Archives des Habib Mellakh - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Habib Mellakh - Kapitalis</title>
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		<title>Pourquoi tout cet acharnement sur Habib Kazdaghli ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 25 Apr 2025 09:00:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une énième  campagne haineuse et diffamatoire ainsi qu’un nouveau lynchage médiatique ciblent  aujourd’hui Habib Kazdaghli.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/25/pourquoi-tout-cet-acharnement-sur-habib-kazdaghli/">Pourquoi tout cet acharnement sur Habib Kazdaghli ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Une énième  campagne haineuse et diffamatoire ainsi qu’un nouveau lynchage médiatique ciblent  aujourd’hui Habib Kazdaghli, dont le soutien à la cause palestinienne a été constant. La raison invoquée est la sempiternelle accusation fallacieuse de normalisation académique avec les universités israéliennes. Cerise sur le gâteau, les détracteurs n’hésitent pas à porter cette fois-ci la même accusation contre le laboratoire «Régions et ressources patrimoniales en Tunisie» à laquelle s’ajoute une nouvelle accusation de normalisation avec l’Etat d’Israël contre l’ancien doyen de la Faculté des lettres, des arts et des humanités (FLAHM) de Manouba.</em></strong><em> (Ph. De droite à gauche, Habib Kazdaghli et Habib Mellakh, et à l&rsquo;extrême gauche, l&rsquo;ambassaddeur de Palestine à la Flahm en 2002). </em></p>



<p><strong>Habib Mellakh</strong> *</p>



<span id="more-16278894"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/09/Habib-Mellakh.jpg" alt="" class="wp-image-318391"/></figure></div>


<p>Habib Kazdaghli est loin d’être un normalisateur. Il ne cesse depuis un demi-siècle de participer à toutes les actions de soutien au peuple palestinien. Il a publiquement condamné avec la plus grande vigueur le génocide perpétré par l’entité sioniste à Gaza. Je peux témoigner en ma qualité d’ancien coordinateur général de la FGESRS et de secrétaire général du syndicat de base de la FLAHM pendant une vingtaine d’années qu’il a toujours participé aux nombreuses actions et manifestations de soutien à la cause palestinienne organisées aussi bien à l’échelle nationale que locale comme le montre le reportage photographique réalisé sur&nbsp; la cérémonie organisée à la FLAHM, le 13 avril 2002, à la suite de l’agression israélienne contre la Cisjordanie, pour remettre à l’ambassadeur de Palestine les médicaments et les équipement hospitaliers achetés par le biais des dons faits par toutes les composantes de la faculté grâce la forte mobilisation de l’administration de l’institution, du syndicat de base des enseignants, du syndicat des fonctionnaires et des ouvriers ainsi que&nbsp; du bureau fédéral de l’Uget.</p>



<p>Hichem Skik, Mohamed Jaoua, Raja Ben Slama, Khaled Chahed, Salah Manai, Taoufik Karkar, Gleyia Ksira, Najet Limam Tnani, Ahmed Boukhari Chetoui, moi-même et des dizaines de militants politiques et associatifs, nous&nbsp; le&nbsp; savons pertinemment et avons&nbsp; dénoncé, dans des articles, statuts ou commentaires publiés sur les réseaux sociaux ou dans des journaux électroniques, les campagnes mensongères qui ont visé Habib Kazdaghli. Nous ne l’aurions pas fait et nous ne nous serions pas gênés de le condamner si ces participations à des colloques internationaux avaient éveillé le moindre soupçon de normalisation.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Que cache le grand acharnement des calomniateurs ?</h2>



<p>Dans un article que jai publié il y a deux ans à l’occasion d’une autre campagne fallacieuse, menée à la suite de la participation de Habib Kazdaghli et de quelques historiens tunisiens à un colloque organisé à Paris par la Société d’histoire des Juifs de Tunisie et qui lui a valu, le 12 avril 2023, le retrait par le conseil scientifique de la FLAHM de la proposition d’octroi de l’éméritat que le même conseil avait soumise à l’autorité de tutelle, j’ai expliqué les raisons de tant d&rsquo;acharnement après avoir montré que la présence dans des colloques internationaux auxquels participent aussi des universitaires israéliens ne pouvait nullement être considérée comme une <em>«normalisation académique»</em>.</p>



<p>La présence d’un chercheur tunisien à une rencontre scientifique internationale n’est-elle pas comparable à la participation des représentants de la Tunisie aux travaux de l’Onu, de l’Unesco, de la Banque mondiale ou de toute autre organisation internationale où siègent également des représentants israéliens? Les détracteurs du doyen ne devraient-ils pas, suivant leur logique, dénoncer cette présence dans les institutions internationales comme une normalisation avec l’Etat israélien et considérer l’Etat tunisien comme le plus grand normalisateur? Pourquoi s’en prendre au seul Kazdaghli?</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Yo18pXA6NQ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/21/tunisie-lhistorien-habib-kazdaghli-trahi-par-ses-collegues/">Tunisie | L’historien Habib Kazdaghli trahi par ses collègues</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie | L’historien Habib Kazdaghli trahi par ses collègues » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/21/tunisie-lhistorien-habib-kazdaghli-trahi-par-ses-collegues/embed/#?secret=YGMYt2ylpC#?secret=Yo18pXA6NQ" data-secret="Yo18pXA6NQ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Les détracteurs savent pourtant que des scientifiques tunisiens de tous bords (médecins, mathématiciens, juristes, chercheurs en biologie et en pharmacie, etc.) sont constamment présents dans des rencontres scientifiques de haut niveau où ils présentent leurs travaux en présence d’universitaires israéliens. Cet acte révèle à quel point le sujet du colloque parisien et les centres d’intérêt de la Société d’Histoire des juifs de Tunisie sont des questions très sensibles aux yeux des calomniateurs.</p>



<p>Habib Kazdaghli n’est pas en réalité pris à partie parce qu’il côtoie dans un colloque des universitaires israéliens mais parce qu’il a osé choisir dans son parcours de chercheur un sujet tabou : l’histoire de la minorité juive de Tunisie. Sous couvert d’un engagement sans limite en faveur de la cause palestinienne et d’un refus catégorique de la normalisation dans l’espoir de rehausser leur image de marque de partisans&nbsp; irréductibles de cette cause, ces détracteurs cachent leur déni de l’histoire d’une Tunisie plurielle où la communauté juive a joué au fil des siècles un rôle important.</p>



<p>Bien que la minorité hébraïque ait été soustraite au régime juridique de la <em>dhimma</em> grâce au Pacte fondamental, les Juifs ont souvent été considérés par la majorité musulmane comme des citoyens de seconde zone. Cette idée a été intériorisée par les détracteurs. Le conflit israélo-palestinien a accentué ce rejet en favorisant l’amalgame entre juif et sioniste et en enracinant l’idée que le juif est un sioniste en puissance. Pour la faire valoir, ils avancent l’émigration de nombreux Juifs tunisiens en Israël. Ces jusqu’au-boutistes voient, de ce fait, l’intérêt pour la minorité juive comme le signe d’une volonté de normalisation.</p>



<p>Lors d’un hommage à Paul Sebag, pourtant antisioniste notoire, rendu à la FLAHM en mars 2006, un groupe d’étudiants, composé d’extrémistes de tous bords, a tenté d’empêcher le déroulement de la cérémonie en scandant des slogans de soutien à la cause palestinienne ainsi que des slogans antisionistes, judéophobes et d’autres hostiles à la normalisation. L’un des meneurs, à qui l’on a fait valoir que Paul Sebag était communiste et que la tentative de saboter la cérémonie n’était pas, par conséquent fondée, a rétorqué <em>«communiste, certes, mais juif»</em>.</p>



<p>Ces calomniateurs, qui s’arrogent le droit de définir à leur gré la normalisation académique, mesurent-ils à leur juste valeur les graves conséquences pour le développement de la recherche scientifique d’un boycott de ces rencontres scientifiques internationales d’envergure&nbsp; auxquelles participent continuellement des universitaires israéliens et au boycottage desquelles le comité tunisien de BDS considère n’appelle pas.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="q4oOqCekAt"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/30/habib-kazdaghli-presente-a-marseille-son-ouvrage-sur-lhistoire-des-juifs-en-tunisie/">Habib Kazdaghli présente à Marseille son ouvrage sur l’histoire des juifs en Tunisie</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Habib Kazdaghli présente à Marseille son ouvrage sur l’histoire des juifs en Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/30/habib-kazdaghli-presente-a-marseille-son-ouvrage-sur-lhistoire-des-juifs-en-tunisie/embed/#?secret=6evI9ImKHZ#?secret=q4oOqCekAt" data-secret="q4oOqCekAt" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Est-il raisonnable de boycotter ces rencontres où nos scientifiques et nos jeunes chercheurs ont l’opportunité de présenter leurs travaux et de les faire valoir auprès de la communauté scientifique internationale?</p>



<p>Pourquoi harceler le seul Kazdaghli alors que 8 tunisiens, 4 enseignants-chercheurs et 4 doctorants, qui font, à l’occasion de ce colloque de grande envergure, leur baptême de feu dans le domaine de la recherche, y participent? Ses détracteurs lui en veulent parce que les valeurs qu’il incarne les dérangent. Homme de gauche et démocrate, ouvert aux autres cultures et civilisations, soucieux&nbsp; de revisiter l’histoire de la Tunisie en mettant en valeur l’apport des minorités, il est aux antipodes de ce qu’ils représentent; le monolithisme politique et une vision passéiste, figée et sclérosée de l’identité tunisienne excluant les minorités.</p>



<p>L’accusation mensongère de normalisation a été instrumentalisée à de nombreuses reprises à des fins électorales. Les campagnes mensongères recommencent de plus belle à chaque enjeu électoral&nbsp; dans l’espoir faire perdre à l’ancien doyen les élections auxquelles il participe.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les calomniateurs persistent et signent</h2>



<p>Cette nouvelle chasse aux sorcières intervient à la suite du soutien de Habib Kazdaghli à 15 historiens tunisiens accusés de normalisation académique avec l’ennemi sioniste parce qu’ils ont accepté de participer, à Doha, à un colloque international sur l’écriture de l’histoire en Tunisie : de leur point de vue, l’Etat du Qatar ainsi que la revue qui organise le colloque ont normalisé avec l’ennemi sioniste. Elle se produit également à un moment où de nombreux historiens de la FLAHM ont proposé à la faculté de rendre hommage à l’ancien Doyen pour l’ensemble de sa carrière et pour les services rendus à l’institution. Ripostant à ces deux événements, les étudiants de l’Uget n’ont pas hésité à envahir la salle Hassen Hosni Abdelwaheb et à commettre un acte de vandalisme en déchirant son&nbsp; portrait accroché au mur de la salle à côté des portraits de tous les anciens doyens.</p>



<p>Le communiqué du conseil scientifique publié à la suite de <em>«la séance urgente et extraordinaire»</em> tenue le 15 avril dernier, sous la pression des étudiants en grève, entérine l’accusation de normalisation, nie en conséquence toute intention de rendre hommage à un doyen normalisateur et exprime <em>«son appui inconditionnel aux luttes légitimes des étudiants contre la normalisation»</em>.</p>



<p>Fossoyeur des libertés académiques lors de la réunion du 12 avril 2023 au cours de laquelle il a renoncé à la proposition d’éméritat soumise à l’autorité de tutelle pour couronner le parcours académique de l’ancien doyen, ledit conseil scientifique récidive, presque jour pour jour, deux années&nbsp; plus tard.</p>



<p>* <em>Universitaire.</em></p>



<p></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/25/pourquoi-tout-cet-acharnement-sur-habib-kazdaghli/">Pourquoi tout cet acharnement sur Habib Kazdaghli ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Plaidoyer pour Habib Kazdaghli, un doyen calomnié</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/20/plaidoyer-pour-habib-kazdaghli-un-doyen-calomnie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 Apr 2023 11:44:21 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Paul Sebag]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Habib Kazdaghli est un homme de gauche et démocrate, ouvert aux autres cultures et civilisations, soucieux de revisiter l’histoire de la Tunisie en mettant en valeur l’apport des minorités, </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/20/plaidoyer-pour-habib-kazdaghli-un-doyen-calomnie/">Plaidoyer pour Habib Kazdaghli, un doyen calomnié</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Homme de gauche et démocrate, ouvert aux autres cultures et civilisations, soucieux de revisiter l’histoire de la Tunisie en mettant en valeur l’apport des minorités, Habib Kazdaghli est aux antipodes de ce qu’ils représentent; le monolithisme politique et une vision passéiste, figée et sclérosée de l’identité tunisienne excluant les minorités.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Habib Mellakh </strong>*</p>



<span id="more-7537120"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/09/Habib-Mellakh.jpg" alt="" class="wp-image-318391"/></figure></div>


<p>A la question de Hamza Belloumi, qui m’a demandé, à l’occasion d’un plateau de Nesma TV datant de janvier 2013, si la rédaction et la publication de mes Chroniques du Manoubistan n’avaient pas été motivées par mes liens d’amitié avec Habib Kazdaghli, j’ai rétorqué que l’objectif de ces chroniques était de défendre l’université tunisienne et les libertés académiques menacées à ce moment-là par les salafistes.</p>



<p>J’ai ajouté qu’en écrivant ces chroniques, je ne soutenais pas l’ami mais que je voulais, tout en relatant la lutte de ma faculté contre les salafistes, rendre hommage au doyen qui avait mené avec ses collègues ce combat pour la défense des libertés académiques. J’ai surtout souligné que j’aurais rendu compte de cette résistance stoïque si elle avait été menée par n’importe quel autre doyen que les urnes auraient propulsé à la tête de notre institution.</p>



<p>Aujourd’hui qu’une autre campagne diffamatoire et haineuse, savamment orchestrée, elle aussi, par d’autres fanatiques et qui a pris la forme d’un lynchage médiatique comparable à celui qu’il a subi pendant «&nbsp;la ghazoua de la Manouba&nbsp;», cible à nouveau Habib Kazdaghli sur les réseaux sociaux, je ne peux que la condamner pour rendre justice à un chercheur que la nouvelle inquisition a voué aux gémonies. Comme lors de la rédaction des Chroniques du Manoubistan, ma solidarité n’est ni inconditionnelle, ni motivée par des réflexes claniques. Je ne fais pas partie non plus de ceux qui aident leur frère en toute circonstance, qu’il soit injuste, coupable, ou victime d’une injustice.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le soutien de Kazdaghli à la cause palestinienne</h2>



<p>Il ne fait aucun doute que la normalisation avec Israël, quelle que soit sa nature, doit être vivement condamnée et rejetée catégoriquement en raison des exactions barbares commises par l’entité sioniste depuis la colonisation de la Palestine. Cette position, fait la quasi-unanimité en Tunisie. Elle est âprement défendue par l’UGTT, par le syndicat de l’enseignement supérieur et dans le milieu universitaire. Habib Kazdaghli y a toujours souscrit sans réserve. Il s’est toujours opposé à la normalisation avec Israël et il a milité, comme syndicaliste, pour la cause palestinienne.</p>



<p>Je peux témoigner, en tant que membre du bureau du Syndicat général de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique pendant les années 90 du siècle dernier ainsi qu’en ma qualité d’ancien coordinateur général de ce syndicat et de secrétaire général du syndicat de base de la faculté des lettres des arts et des humanités de la Manouba (FLAHM), pendant une vingtaine d’années que Habib Kazdaghli a constamment participé aux nombreuses actions et manifestations organisées aussi bien par le syndicat national que par le syndicat de base pour soutenir la cause palestinienne.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="8bjuZnOzw4"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/14/habib-kazdaghli-homme-de-science-et-de-conscience-rompu-a-ladversite/">Habib Kazdaghli, homme de science et de conscience rompu à l’adversité</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Habib Kazdaghli, homme de science et de conscience rompu à l’adversité » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/14/habib-kazdaghli-homme-de-science-et-de-conscience-rompu-a-ladversite/embed/#?secret=D0TykaduQE#?secret=8bjuZnOzw4" data-secret="8bjuZnOzw4" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">L’hystérie des internautes</h2>



<p>Refusant de tenir compte de ces faits, les détracteurs impitoyables de Habib Kazdaghli, qui s’autoproclament champions de la cause palestinienne, accusent le doyen honoraire (je reprends la formule figurant sur l’affiche du colloque international auquel il est convié, que je valide parce qu’elle est utilisée à juste titre, par les organisateurs dans le sens d’ancien doyen) de l’avoir&nbsp;<em>«trahie en commettant l’irréparable&nbsp;: le crime de normalisation avec l’entité sioniste»</em>. Ils le chargent du crime de <em>«normalisation académique avec les universitaires israéliens»</em> parce qu’il a répondu à l’invitation d’une société savante française, la Société d’Histoire des Juifs de Tunisie (SHJT) à participer à un colloque international, organisé à Paris et auquel ont été également conviés des universitaires israéliens. Les posts publiés par des internautes hystériques invitent en conséquence à une chasse aux sorcières.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le réquisitoire accablant</h2>



<p>Le rectorat de la Manouba ainsi que le conseil scientifique de la faculté des lettres les ont relayés. Ils n’ont pas hésité dans leurs communiqués à dresser un réquisitoire accablant contre un ancien doyen qui a donné sans compter à sa faculté en tant qu’enseignant et en sa qualité de premier responsable de l’institution qu’il a défendue, pendant l’agression salafiste, au péril de sa vie et à vilipender un enseignant-chercheur dont le seul tort est d’exercer son droit à la liberté de la recherche.</p>



<p>Ironie du sort, par ce réquisitoire, la faculté, qui a toujours joué le rôle d’une locomotive pour la défense des libertés académiques et particulièrement pendant l’année universitaire 2011-2012, est devenue leur fossoyeur.</p>



<p>Pis même&nbsp;: le conseil scientifique de la FLAHM noircit le tableau. Il ne se contente pas de l’accusation de normalisation. Se méprenant sur le sens de l’expression «&nbsp;doyen honoraire&nbsp;», il présente dans un communiqué publié le 12 avril Habib Kazdaghli comme <em>«un usurpateur d’identité»</em> dans le but de le discréditer, annonce l’intention de l’institution de <em>«porter plainte contre lui pour ce forfait»</em> (sic&nbsp;!) et de retirer, en guise de sanction, la proposition soumise au ministère de tutelle de lui attribuer l’éméritat. Un conseil scientifique n’est-il pas tenu de proposer l’éméritat en se basant sur des critères scientifiques et non sur le positionnement politique&nbsp;ou idéologique? C’est ce qu’il a fait dans un premier temps en tenant compte du parcours académique de l’enseignant- chercheur avant de se rétracter et de se contredire pour des considérations de politique politicienne, asservissant par là même la science aux intérêts politiques. N’y a-t-il pas là une atteinte flagrante à l’autonomie universitaire, dans une institution qui a été le porte-drapeau de l’autonomie institutionnelle&nbsp;?</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’accusation de normalisation est- elle fondée&nbsp;?</h2>



<p>Venons maintenant au fond du problème. La présence dans des colloques internationaux auxquels participent aussi des universitaires israéliens est-elle réellement une&nbsp; <em>«normalisation académique»</em>&nbsp;?</p>



<p>La présence d’un chercheur tunisien à une rencontre scientifique internationale n’est-elle pas comparable à la participation des représentants de la Tunisie aux travaux de l’Onu, de l’Unesco, de la Banque mondiale ou de toute autre organisation internationale où siègent également des représentants israéliens&nbsp;? Les détracteurs du doyen honoraire ne devraient-ils pas, suivant leur logique, dénoncer cette présence dans les institutions internationales comme une normalisation avec l’Etat israélien&nbsp; et considérer l’Etat tunisien comme le plus grand normalisateur?</p>



<p>Pourquoi s’en prendre au seul Kazdaghli&nbsp;? Les détracteurs savent pourtant que des scientifiques tunisiens de tous bords (médecins, mathématiciens, juristes, chercheurs en biologie et en pharmacie, etc.) sont constamment présents dans des rencontres scientifiques de haut niveau où ils présentent leurs travaux en présence d’universitaires israéliens. Cet acte révèle à quel point le sujet du colloque parisien et les centres d’intérêt de la Société d’Histoire des juifs de Tunisie sont des questions très sensibles aux yeux des calomniateurs.</p>



<p>Habib Kazdaghli n’est pas en réalité pris à partie parce qu’il côtoie dans un colloque des universitaires israéliens mais parce qu’il a osé choisir dans son parcours de chercheur un sujet tabou : l’histoire de la minorité juive de Tunisie. Sous couvert d’un engagement sans limite en faveur de la cause palestinienne et d’un refus catégorique de la normalisation dans l’espoir de rehausser leur image de marque de partisans irréductibles de cette cause, ces détracteurs cachent leur déni de l’histoire d’une Tunisie plurielle où la communauté juive a joué au fil des siècles un rôle important. Bien que la minorité hébraïque ait été soustraite au régime juridique de la dhimma grâce au Pacte fondamental, les Juifs ont souvent été considérés par la majorité musulmane comme des citoyens de seconde zone.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="xcJCIZr7cV"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/14/tempete-sur-les-libertes-academiques-en-tunisie/">Tempête sur les libertés académiques en Tunisie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tempête sur les libertés académiques en Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/14/tempete-sur-les-libertes-academiques-en-tunisie/embed/#?secret=Fa8eEMuFtc#?secret=xcJCIZr7cV" data-secret="xcJCIZr7cV" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Cette idée a été intériorisée par les détracteurs. Le conflit israélo-palestinien a accentué ce rejet en favorisant l’amalgame entre juif et sioniste et en enracinant l’idée que le juif est un sioniste en puissance. Pour la faire valoir, ils avancent l’émigration de nombreux Juifs tunisiens en Israël. Ces jusqu’au-boutistes voient, de ce fait, l’intérêt pour la minorité juive comme le signe d’une volonté de normalisation. Lors d’un hommage à Paul Sebag, pourtant antisioniste notoire, rendu à la FLAHM en mars 2006, un groupe d’étudiants, composé d’extrémistes de tous bords, a tenté d’empêcher le déroulement de la cérémonie en scandant des slogans de soutien à la cause palestinienne ainsi que des slogans antisionistes, judéophobes et d’autres hostiles à la normalisation. L’un des meneurs, à qui l’on a fait valoir que Paul Sebag était communiste et que la tentative de saboter la cérémonie n’était pas par conséquent fondée, a rétorqué «<em>&nbsp;communiste, certes, mais juif»</em>.</p>



<p>Ces calomniateurs, qui s’arrogent le droit de définir à leur gré la normalisation académique, mesurent-ils à leur juste valeur les graves conséquences pour le développement de la recherche scientifique d’un boycott de ses rencontres scientifiques internationales d’envergure auxquelles participent continuellement des universitaires israéliens et que le comité tunisien de BDS considère comme non boycottables. Est-il raisonnable de boycotter ces rencontres où nos scientifiques et nos jeunes chercheurs ont l’opportunité de présenter leurs travaux et de les faire valoir auprès de la communauté scientifique internationale&nbsp;?</p>



<p>Pourquoi harceler le seul Kazdaghli&nbsp; alors que huit Tunisiens, 4 enseignants-chercheurs et 4 doctorants, qui font, à l’occasion de ce colloque de grande envergure, leur baptême de feu dans le domaine de la recherche, y participent ? Ses détracteurs lui en veulent parce que les valeurs qu’il incarne les dérangent. Homme de gauche et démocrate, ouvert aux autres cultures et civilisations, soucieux de revisiter l’histoire de la Tunisie en mettant en valeur l’apport des minorités, il est aux antipodes de ce qu’ils représentent; le monolithisme politique et une vision passéiste, figée et sclérosée de l’identité tunisienne excluant les minorités.</p>



<p>Il faut reconnaître que les accusations de normalisation sont également venues d’intellectuels du même bord que Habib Kazdaghli mais que la barbarie israélienne pousse à rejeter catégoriquement la présence d’universitaires tunisiens dans les colloques qui voient la participation de chercheurs israéliens.</p>



<p>Je me réjouis de voir que la riposte face à ces accusations injustes et non fondées ne s’est pas fait attendre. Le doyen honoraire a bénéficié d’un soutien massif sur la toile. Les internautes auteurs de posts ou d’articles ont réfuté les arguments fallacieux des détracteurs. Plus de cent intellectuels ont signé une pétition de soutien au Doyen Kazdaghli et de ses collègues : une réaction réconfortante dans cette confusion. </p>



<p>* <em>Universitaire, syndicaliste et président de l’Association de défense des valeurs universitaires.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/20/plaidoyer-pour-habib-kazdaghli-un-doyen-calomnie/">Plaidoyer pour Habib Kazdaghli, un doyen calomnié</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Pour la défense du Pr Amine Mahfoudh et des libertés académiques</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 20 Feb 2021 11:16:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Amine Mahfoudh]]></category>
		<category><![CDATA[ATDVU]]></category>
		<category><![CDATA[droit constitutionnel]]></category>
		<category><![CDATA[Habib Mellakh]]></category>
		<category><![CDATA[libertés académiques]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans un communiqué publié à Tunis, aujourd’hui, samedi 20 février 2021, signé de son président Habib Mellakh, l’Association tunisienne de défense des valeurs universitaires (ATDVU) «dénonce la campagne médiatique calomnieuse contre le Professeur Amine Mahfoudh ainsi que les violences verbales et morales qu’il a subies et les menaces croissantes dont il est la cible». Amine...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/02/20/pour-la-defense-du-pr-amine-mahfoudh-et-des-libertes-academiques/">Pour la défense du Pr Amine Mahfoudh et des libertés académiques</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/05/Amine-Mahfoudh.jpg" alt="" class="wp-image-213277"/></figure>



<p><strong><em>Dans un communiqué publié à Tunis, aujourd’hui, samedi 20 février 2021, signé de son président Habib Mellakh, l’Association tunisienne de défense des valeurs universitaires (ATDVU) «dénonce la campagne médiatique calomnieuse contre le Professeur Amine Mahfoudh ainsi que les violences verbales et morales qu’il a subies et les menaces croissantes dont il est la cible».</em></strong></p>



<span id="more-337069"></span>



<p>Amine Mahfoudh, Professeur de droit à la Faculté des sciences juridiques et politiques de Sousse, est depuis quelque temps la cible d’une attaque hargneuse et orchestrée, menée sur les réseaux sociaux à la suite de l’incitation d’un député extrémiste siégeant à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), qui ne cesse d’être hostile aux libertés en général et à la liberté d’expression et aux libertés académiques en particulier. Cela s’est produit à la suite de l’avis scientifique rendu par le Pr Mahfoudh sur la crise actuelle du gouvernement en sa qualité de spécialiste du droit constitutionnel et aussi parce qu’il a choisi la <em>«Constitution du 27 janvier 2014 et l’islam»</em> en tant que sujet d’examen pour la matière <em>«Théories des systèmes politiques»</em> enseignée en première année du mastère de recherche en droit public, à la Faculté des sciences juridiques et politiques de Sousse.</p>



<p>Immédiatement après l’examen, le député susmentionné a accusé le Pr Mahfoudh de <em>«flatter sans vergogne le président de la république»</em> et d’<em>«asservir la science à sa doctrine stalinienne momifiée»</em>. Il a mis, dans une allusion claire aux cours et au sujet d’examen du Pr Mahfoudh, en doute ses compétences scientifiques et son honnêteté intellectuelle. Cette déclaration a rapidement fait exploser la colère des défenseurs autoproclamés de l’islam, qui ont exprimé cette indignation à travers des campagnes d’attaques féroces et de mobilisation visant le professeur à travers les réseaux sociaux et dans de nombreux endroits dont l’ARP. Il est peu probable que l’agression récente contre sa voiture ne soit pas liée à cette campagne orchestrée d’incitation.</p>



<p>Tout en dénonçant cette campagne médiatique calomnieuse contre le Pr Mahfoudh ainsi que les violences verbales et morales qu’il a subies et les menaces croissantes dont il est la cible, l’Association tunisienne de défense des valeurs universitaires (ATDVU) considère ces dérives sectaires multiformes comme une atteinte flagrante à la liberté d’expression, d’enseignement et de recherche stipulée par la Constitution tunisienne. Elle estime également qu’il s’agit d’une tentative désespérée d’asservir la science aux visées partisanes, idéologiques et religieuses et d’impliquer l’université dans les tiraillements politiques dans le but de mettre fin au débat scientifique libre et à la pensée critique qui distinguent la sphère universitaire dans notre pays.</p>



<p>L’Association exprime aussi sa solidarité absolue avec le Pr Mahfoudh et sa satisfaction pour le soutien qui lui a été apporté par les universitaires, l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) et les militants de la société civile. Elle exhorte tous les enseignants-chercheurs et les chercheurs à travers leurs diverses structures syndicales, leurs conseils scientifiques, leurs institutions académiques et leur tissu associatif ainsi que toutes les composantes de la société civile à se mobiliser pour soutenir le Professeur dans le but de défendre les valeurs universitaires en tant qu’incarnation du caractère civil de l’Etat. Elle met en garde contre les graves conséquences de ces attaques répétées contre les libertés académiques qui nous rappellent l’attaque brutale qui a ciblé, au cours de l’année universitaire 2011-2012, de nombreux établissements et, en particulier, la Faculté des lettres, des arts et des humanités de la Manouba.</p>



<p>Tout en exprimant son étonnement au sujet du silence de l’autorité de tutelle représentée par le décanat de la Faculté des sciences politiques et juridiques de Sousse, la Présidence de l’Université de Sousse et le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, l’Association demande à toutes ces parties de soutenir explicitement le Pr Mahfoudh, l’un de leurs agents, agressé en raison de l’exercice de ses fonctions. Elle invite également la Conférence des présidents d’universités et l’Académie tunisienne des sciences, des lettres et des arts-Beït Al-Hikma à continuer à défendre les valeurs universitaires visées par les attaques, d’autant plus qu’elles ont déjà pris des positions honorables dans les crises vécues précédemment par l’Université tunisienne.</p>
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		<title>Après les journalistes, le terrorisme islamiste cible les enseignants</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Oct 2020 10:04:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Association tunisienne de défense des valeurs universitaires]]></category>
		<category><![CDATA[ATDVU]]></category>
		<category><![CDATA[Habib Mellakh]]></category>
		<category><![CDATA[Samuel Paty]]></category>
		<category><![CDATA[terrorisme islamiste]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans un communiqué publié à Tunis, le 19 octobre 2020, l’Association Tunisienne de Défense des Valeurs Universitaires (ATDVU) rend hommage à Samuel Paty, victime du terrorisme islamiste barbare. L’Association tunisienne de défense des valeurs universitaires (ATDVU) a appris avec une grande consternation et une affliction profonde l’assassinat et la décapitation par un terroriste islamiste du...</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/10/ATDVU-Samuel-Paty.jpg" alt="" class="wp-image-321201"/></figure>



<p><strong><em>Dans un communiqué publié à Tunis, le 19 octobre 2020, l’Association Tunisienne de Défense des Valeurs Universitaires (ATDVU) rend hommage à Samuel Paty, victime du terrorisme islamiste barbare</em></strong>.</p>



<span id="more-321198"></span>



<p>L’Association tunisienne de défense des valeurs universitaires (ATDVU) a appris avec une grande consternation et une affliction profonde l’assassinat et la décapitation par un terroriste islamiste du professeur français, Samuel Paty. Tout en rendant un grand hommage à la victime de l’abominable attentat, elle s’associe à la douleur de ses proches, de ses collègues français et de tous ceux qui, de par le monde, ont condamné le crime barbare à l’origine de la mort atroce d’un enseignant qui rentrait chez lui après avoir accompli sa noble mission d’éducateur.</p>



<p>Les premiers éléments de l’enquête révèlent la convergence entre une campagne médiatique hostile à l’enseignant assassiné, les menées des activistes islamistes de second plan et la radicalisation du jeune qui a commis le meurtre.</p>



<p>De la sorte, le contenu de l’enseignement dispensé par Samuel Paty n’était qu’un prétexte pour exprimer, par un acte sanguinaire, le refus de l’éducation à la liberté de penser, le rejet de la liberté de croyance et de conscience, de la liberté de création artistique ainsi que le mépris de l’opinion et de la vie d’autrui.</p>



<p>Le professeur d’Histoire-Géographie, en charge de l’Enseignement Moral et Civique est tombé à Conflans-Sainte-Honorine parce qu’il était porteur de valeurs essentielles transmises par l’Ecole au grand dam de ceux qui en sont les ennemis farouches, prêts à tout pour mettre fin à leur diffusion.</p>



<p>Après la liberté de création artistique attaquée en France en janvier 2015 avec l’assassinat des «journalistes caricaturistes» de Charlie Hebdo, c’est au tour de la liberté académique, incarnée aujourd’hui par Paty, d’être visée. C’est celle-là même qui a été la cible des islamistes en Tunisie, pendant la crise du niqab, à la Faculté des Lettres, des Arts et des Humanités de la Manouba en 2011-2012 et c’est sa violation qui a entraîné, en août 2015, la décapitation publique de l’archéologue syrien, Khaled Assaad, accusé d’idolâtrie pour avoir veillé pendant plus de 50 ans sur un site archéologique antique faisant partie du Patrimoine culturel mondial. Il s’agit de la même liberté qui est menacée, quotidiennement, en Orient comme en Occident, dans les salles de classe de tous niveaux et dans les lieux où se déroulent la recherche et la création artistique non agréées par les esprits étriqués et les fanatiques endoctrinés, fermés à la culture, à la science et à l’art, comme au Palais El Abdellia, en Tunisie en juin 2012 à l’occasion du Printemps des arts.</p>



<p>En France, comme partout dans le monde, des idéologues, des bailleurs de fonds et des propagandistes font le lit des zélés qui n’hésitent pas à s’attaquer à la libre-pensée, allant jusqu’à faire couler le sang des innocents.</p>



<p>Seule une internationale des femmes et des hommes libres sera à même de barrer la route à cette internationale du terrorisme islamiste et de faire en sorte que ces obscurantistes sanguinaires «ne passeront pas». Pour cela, il faudra frapper vite et fort avec la force de la loi, toute la loi et rien que la loi tous les coupables où qu’ils soient, sans être dupes de leur double langage et en prenant soin d’éviter tout amalgame. Mais le seul recours à la loi sera insuffisant et il est impérieux de ne pas oublier le rôle vital de l’Ecole dans la transmission des valeurs universelles. C’est pour cela que l’assassinat de Samuel Paty touche particulièrement tous les enseignants de toutes les disciplines, dans tous les pays, qui doivent continuer à accomplir leur mission.</p>



<p>L’ATDVU, qui n’a cessé depuis sa création de défendre les libertés académiques, toutes les libertés et les droits humains, s’associe à tous les intellectuels, toutes les organisations non gouvernementales et à toutes les associations, qui en Tunisie et de par le monde, ont vivement condamné l’assassinat crapuleux de Samuel Paty. Elle lance un vibrant appel pour que l’Ecole, première citadelle des Républiques, ne sombre pas dans les ténèbres, ce qui risque de dilapider les acquis engrangés grâce aux luttes menées pour faire valoir la vocation de l’institution scolaire en tant qu’étendard de la liberté d’enseignement, vecteur de développement de l’esprit critique et comme rempart contre le fanatisme et l’obscurantisme.</p>



<p><strong><em>Habib Mellakh</em></strong>, <em>président de l’ATDVU.</em></p>
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		<item>
		<title>Il faut faire toute la lumière sur le projet de l’Université tuniso-allemande</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/09/29/il-faut-faire-toute-la-lumiere-sur-le-projet-de-luniversite-tuniso-allemande/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 29 Sep 2020 08:34:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Adel Ben Amor]]></category>
		<category><![CDATA[Agence universitaire de la francophonie]]></category>
		<category><![CDATA[Chiheb Bouden]]></category>
		<category><![CDATA[Habib Mellakh]]></category>
		<category><![CDATA[Maroc]]></category>
		<category><![CDATA[Slim Khalbous]]></category>
		<category><![CDATA[Université tuniso-allemande]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le projet non abouti de l’Université tuniso-allemande reste entouré de nombreux mystères malgré les mises au point laconiques et vaseuses, du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique (MESRS) et de l’ambassade d’Allemagne en Tunisie, qui se veulent, toutes deux, rassurantes mais qui laissent les universitaires sur leur faim et particulièrement au sujet...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/09/29/il-faut-faire-toute-la-lumiere-sur-le-projet-de-luniversite-tuniso-allemande/">Il faut faire toute la lumière sur le projet de l’Université tuniso-allemande</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/09/Universite-Tuniso-allemande.jpg" alt="" class="wp-image-318392"/></figure>



<p><strong><em>Le projet non abouti de l’Université tuniso-allemande reste entouré de nombreux mystères malgré les mises au point laconiques et vaseuses, du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique (MESRS) et de l’ambassade d’Allemagne en Tunisie, qui se veulent, toutes deux, rassurantes mais qui laissent les universitaires sur leur faim et particulièrement au sujet de la gravité des accusations portées à l’encontre de l’ancien ministre Slim Khalbous, soupçonné de violation de l’éthique universitaire et d’instrumentalisation de son poste ministériel pour servir ses intérêts personnels.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Habib Mellakh</strong> *</p>



<span id="more-318390"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/09/Habib-Mellakh.jpg" alt="" class="wp-image-318391"/></figure></div>



<p>L’affaire du projet de création d’une université tuniso-allemande à Tunis, annoncé depuis cinq ans, a suscité, dernièrement, une grande polémique sur les réseaux sociaux, dont les sites électroniques et les internautes tunisiens se sont fait largement l’écho. Elle a défrayé, de nouveau, la chronique à la suite d’un post publié sur le réseau social Facebook par Slim Khalbous, l’ancien ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, qui a abandonné, il y a près d’un an, son poste ministériel pour présider l’Agence universitaire de la francophonie (AUF).</p>



<p>Réagissant à l’annonce de la création d’une université allemande au Maroc, l’ancien ministre, peu prolixe pendant son mandat sur les étapes de concrétisation du projet tuniso-allemand, a déclaré que cette université aurait dû ouvrir en Tunisie mais que les Allemands avaient préféré le Maroc, expliquant leur revirement par la lourdeur bureaucratique et les lois restrictives <em>«en matière d’investissement privé et étranger dans le secteur universitaire»</em>. S’attribuant la paternité du projet et mettant en exergue tout le travail qu’il avait accompli pour le faire aboutir, il a accusé <em>«un lobby politique populiste»</em> et certains syndicalistes dogmatiques de l’avoir fait avorter en faisant du lobbying auprès des députés pour qu’ils n’examinent pas un projet de loi qu’il avait soumis à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) en vue d’assouplir les conditions d’installation des universités étrangères en Tunisie.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Le projet n’a pas été abandonné par le gouvernement allemand</h3>



<p>Mais cette version a été démentie par le MESRS qui s’est dit déterminé à réaliser ce projet dans les meilleures conditions, et par l’ambassade d’Allemagne qui a déclaré que le projet n’avait pas été transféré au Maroc et qu’il n’avait pas été abandonné par le gouvernement allemand.</p>



<p>Le démenti le plus cinglant est venu du professeur Adel Ben Amor, ancien haut responsable sous le ministère de Chiheb Bouden, qui a non seulement accusé Slim Khalbouss d’avoir usurpé la paternité du projet élaboré du temps de Chiheb Bouden mais aussi et surtout de l’avoir saboté au profit de la création d’une université franco-tunisienne dont il a accéléré la mise en place dans un contexte où il menait une campagne électorale en vue de devenir le recteur de l’AUF, faisant passer son intérêt personnel avant l’intérêt de la nation et se servant de son poste ministériel pour servir sa propre carrière.</p>



<p>Le projet reste entouré de nombreux mystères malgré la mise au point du MESRS, qui est laconique et vaseuse ainsi que celle de l’ambassade d’Allemagne en Tunisie qui se veulent, toutes deux, rassurantes mais qui laissent les universitaires sur leur faim et particulièrement au sujet de la gravité des accusations portées à l’encontre de l’ancien ministre soupçonné de violation de l’éthique universitaire et d’instrumentalisation de son poste ministériel pour servir ses intérêts personnels.</p>



<p>Aussi, l’Association tunisienne de défense des valeurs universitaires (ATDVU), soucieuse de la transparence et du respect de la loi ainsi que des valeurs universitaires quand il s’agit aussi bien de la gestion des affaires courantes que de la conduite de la coopération internationale, appelle-t-elle le MESRS à faire la lumière sur cette affaire grave et l’invite-t-elle à éclairer notre lanterne au sujet des interrogations légitimes suivantes :</p>



<h3 class="wp-block-heading">Plusieurs mises au point et autant de mystères</h3>



<p>1) S’agit-il d’un projet d’université tuniso-allemande, fruit d’un partenariat entre les deux pays ou d’un projet d’université allemande à Tunis conçu et élaboré uniquement par la partie allemande car le communiqué ministériel est très équivoque à ce sujet ?</p>



<p>2) Quelles sont les étapes franchies, au cours des cinq dernières années, sur la voie de la concrétisation du projet d’université tuniso-allemande (constitution d’une commission ad hoc, acquisition de terrain, réunions régulières…), et sinon, quelles sont les entraves qu’il a rencontrées et/ou qu’il rencontre encore ?</p>



<p>3) l’Université projetée sera-t-elle publique ou privée ? Dans la première alternative, à quel cadre juridique sera-t-elle soumise, et dans la deuxième alternative, sera-t-elle fondée conformément à la loi de 2008 qui précise la part des investissements étrangers dans le capital d’une université privée créée en Tunisie ?</p>



<p>4) Dans le cas où le projet est réellement avancé, les deux parties concernées ont-elle retenu une date pour son inauguration ?</p>



<p><em>* Président de l’Association tunisienne de défense des valeurs universitaires.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/09/29/il-faut-faire-toute-la-lumiere-sur-le-projet-de-luniversite-tuniso-allemande/">Il faut faire toute la lumière sur le projet de l’Université tuniso-allemande</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>L’université de Sousse secouée par une affaire de plagiat</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2018/09/19/luniversite-de-sousse-secouee-par-une-affaire-de-plagiat/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 19 Sep 2018 15:23:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[ATDVU]]></category>
		<category><![CDATA[Habib Mellakh]]></category>
		<category><![CDATA[plagiat]]></category>
		<category><![CDATA[recherche scientifique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Institut supérieur agronomique de Chott Mariem (ISA CM). L’Association tunisienne de défense des valeurs universitaires (ATDVU) dénonce dans le communiqué publié ci-dessous et signé de son président Habib Mellakh, une affaire de plagiat où la plagiaire a eu son diplôme de doctorat et l’enseignante dénonciatrice du plagiat sanctionnée par la hiérarchie. En sa qualité de...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/09/19/luniversite-de-sousse-secouee-par-une-affaire-de-plagiat/">L’université de Sousse secouée par une affaire de plagiat</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-174678" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/09/ISA-Chott-Mariem.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Institut supérieur agronomique de Chott Mariem (ISA CM).</em></p>
<p><em><strong>L’Association tunisienne de défense des valeurs universitaires (ATDVU) dénonce dans le communiqué publié ci-dessous et signé de son président Habib Mellakh, une affaire de plagiat où la plagiaire a eu son diplôme de doctorat et l’enseignante dénonciatrice du plagiat sanctionnée par la hiérarchie.</strong> </em></p>
<p><span id="more-174673"></span></p>
<p><em>En sa qualité de rapporteur, au sein de la commission des thèses en étude des paysages et développement des territoires, d’une thèse faite par une étudiante de l’Institut supérieur agronomique de Chott Mariem (ISA CM) dépendant de l’Université de Sousse, la collègue Samiha Khelifa a dénoncé, dès octobre 2017, une affaire de plagiat flagrant. Le contenu de son rapport, qui a comporté une caractérisation précise et convaincante du plagiat commis, qui s’est étalé sur plus de 100 pages dans une thèse qui en compte 200, a été approuvé par le reste des membres de la commission. Cette dernière a d’ailleurs décidé de ne pas autoriser la candidate à soutenir et à se réinscrire à l’Institut. Il s’agit de mesures que le décret 2422/ 2008 stipule.</em></p>
<p><em>Les événements et les décisions semblent jusque-là habituels et balisent la voie appropriée pour s’opposer au fléau du plagiat, sauf que les divers à-côtés et conséquences de l’affaire sont catégoriquement inacceptables au niveau scientifique, éthique et administratif. </em></p>
<p><em>C’est que la candidate a profité du contexte scientifique et administratif de son inscription en thèse. Elle s’est inscrite sous le régime de cotutelle et a été dirigée par un enseignant tunisien et un enseignant français appartenant à l’Université Paul Valéry de Montpellier qui ne s’est pas rendu compte du plagiat et qui n’en a pas été informé. La soutenance a eu lieu en France sans aucune coordination avec la partie tunisienne et dans une violation suspecte des dispositions de la convention de cotutelle. C’est ainsi que le diplôme a été attribué à la candidate. </em></p>
<p><em>Une autre partie s’est immiscée dans l’affaire. Il s’agit du père de l’étudiante, professeur de l’enseignement supérieur agricole et de ses alliés qui ont harcelé la professeure Samiha Khelifa de différentes manières, par le recours à la diffamation, à la calomnie et aux diverses contrevérités proférées à son encontre sans aucune dissuasion.</em></p>
<p><em>Tous ces abus ont eu lieu pendant de nombreux mois et persistent au point que la direction de l’Institut l’a délibérément privée, en guise de représailles, d’enseigner un module de sa spécialité, en l’absence quasi-totale des autorités administratives et académiques dans le suivi de l’affaire et pour y mettre fin en appliquant les lois et en exécutant les conventions en vigueur sur la question. </em></p>
<p><em>Compte tenu de toutes les violations et abus étranges et graves ayant émaillé cette affaire, l’Association tunisienne de défense des valeurs universitaires (ATDVU) exhorte tous les organes scientifiques et administratifs, et à leur tête l’autorité de tutelle : </em></p>
<p><em>1- à remédier à la situation en prenant les mesures administratives et légales susceptibles de préserver la considération due au professeur rapporteur et sa dignité au regard du préjudice qu’il a subi de la part du père de la candidate et de ses alliés, en raison de l’accomplissement de son devoir dans le constat du plagiat et sa dénonciation; </em></p>
<p><em>2- en faisant les investigations nécessaires en vue d’établir les responsabilités de toutes les infractions administratives et des violations de l’éthique de la recherche scientifique relatives à cette affaire, en prenant toutes les décisions nécessaires pour ce faire et en veillant à leur exécution; </em></p>
<p><em>3- en considérant que le doctorat obtenu par la candidate n’est pas mérité, qu’il est nul et non avenu et qu’il ne l’autorise pas à postuler pour être recrutée dans la fonction publique ou pour obtenir l’équivalence du diplôme;</em></p>
<p><em>4- en rendant, après avoir mené toutes les investigations requises, l’affaire publique et en dénonçant ceux qui y sont impliqués à l’échelle la plus large pour préserver la crédibilité de l’université et empêcher la recrudescence des cas de plagiat et la diplomation parallèle et imméritée.</em></p>
<p><em><strong>Source:</strong></em> communiqué.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/09/19/luniversite-de-sousse-secouee-par-une-affaire-de-plagiat/">L’université de Sousse secouée par une affaire de plagiat</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Universitaires : Le rapport de la Colibe dans le sillage du réformisme tunisien</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Jul 2018 07:52:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[ATDVU]]></category>
		<category><![CDATA[Code du statut personnel]]></category>
		<category><![CDATA[Colibe]]></category>
		<category><![CDATA[égalité]]></category>
		<category><![CDATA[Habib Mellakh]]></category>
		<category><![CDATA[libertés individuelles]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les propositions de la Commission des libertés individuelles et de l’égalité (Colibe) s’inscrivent «dans le sillage du mouvement réformiste et moderniste tunisien», estime l’Association tunisienne de défense des valeurs universitaires (Atdvu). Dans un communiqué daté du 3 juillet 2018, signé par son président Habib Mellakh, l’Atdvu dit apprécier à sa juste valeur le contenu du...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/06/universitaires-le-rapport-de-la-colibe-dans-le-sillage-du-reformisme-tunisien/">Universitaires : Le rapport de la Colibe dans le sillage du réformisme tunisien</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-158685" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/06/Colibe-Beji-Caid-Essebsi.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Les propositions de la Commission des libertés individuelles et de l’égalité (Colibe) s’inscrivent «dans le sillage du mouvement réformiste et moderniste tunisien», estime l’Association tunisienne de défense des valeurs universitaires (Atdvu).</strong></em></p>
<p><span id="more-163357"></span></p>
<p>Dans un communiqué daté du 3 juillet 2018, signé par son président Habib Mellakh, l’Atdvu dit apprécier à sa juste valeur le contenu du rapport élaboré par la Colibe en vertu d’un mandat du chef de l’Etat consécutif à son discours prononcé le 13 août 2017 à l’occasion de la fête de la femme.</p>
<p><em>«Ce rapport a la valeur du document historique, ajoute le ommuniqué, qui s’inscrit dans le sillage du mouvement réformiste et moderniste tunisien et qui consacre une pensée mettant en valeur les finalités des prescriptions religieuses et issue d’une réflexion rationnelle sur le patrimoine. Ce document a, par là même, la valeur et l’importance du décret d’abolition de l’esclavage, du Pacte fondamental (Ahd El Amen) et du Code du statut personnel.</em></p>
<p><em>«Le rapport s’est appuyé sur les dispositions de la Constitution du 27 janvier 2014 et il a respecté les conventions internationales garantissant les libertés individuelles et les droits humains paraphées par la Tunisie. Son contenu est une tentative réussie pour faire l’équilibre entre la culture tunisienne et la culture humaine. Aussi a-t-il inscrit les droits et les libertés dans le contexte socioculturel tunisien marqué par la tolérance et l’aspiration à être au diapason de l’époque. </em></p>
<p><em>«Le rapport est également venu couronner les efforts du mouvement féministe revendiquant l’égalité totale et concrétiser les objectifs de la Révolution de la dignité et de la liberté.</em></p>
<p><em>«C’est pourquoi l’association appuie ce projet civilisationnel et appelle la présidence de la république à le transformer en projets de loi à soumettre à l’approbation de l’Assemblée des représentants du peuple dans les meilleurs délais. </em></p>
<p><em>«L’association appelle également les différentes composantes de la société civile et du monde politique à adopter, pour réagir au rapport proposé, l’approche du dialogue constructif et du respect mutuel. </em></p>
<p><em>«Elle exhorte tout le monde à éviter l’attitude qui consiste à lancer des accusations d’hérésie, à déformer la réalité, à stigmatiser les opinions divergentes et toutes les pratiques sans rapport avec la défense des idées et sans assise morale ou religieuse, à l’instar de la diffamation, de la stigmatisation et de l’atteinte à la réputation, récemment subies par certaines de nos collègues à l’université et qui ne déshonorent et ne portent finalement préjudice qu’à leurs auteurs.</em></p>
<p><em>«Tout en remerciant les membres de la commission pour l’effort de synthèse dans la rédaction du rapport, l’association leur exprime son soutien et leur fait part de sa totale disposition à participer au dialogue sociétal et intellectuel autour des sujets traités dans le document et dénonce le comportement de certains chefs de file qui mènent des campagnes de falsification et de défiguration de la réalité basées sur le mensonge et la désinformation dans le but de monter l’opinion publique contre les membres de la commission et sa présidente et contre les partisans des idées progressistes portées par le rapport.»</em></p>
<p><em><strong>Source</strong></em> : communiqué.</p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="mwipvyrFm1"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/05/ennahdha-les-propositions-de-la-colibe-menacent-la-famille-et-la-societe/">Ennahdha : Les propositions de la Colibe menacent la famille et la société</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Ennahdha : Les propositions de la Colibe menacent la famille et la société » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/05/ennahdha-les-propositions-de-la-colibe-menacent-la-famille-et-la-societe/embed/#?secret=qf5m0pXgRi#?secret=mwipvyrFm1" data-secret="mwipvyrFm1" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Afwbn19o5i"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/04/colibe-il-faut-depassionner-le-debat-et-eviter-les-manipulations/">Colibe : Il faut dépassionner le débat et éviter les manipulations</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Colibe : Il faut dépassionner le débat et éviter les manipulations » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/04/colibe-il-faut-depassionner-le-debat-et-eviter-les-manipulations/embed/#?secret=32i40CFdVi#?secret=Afwbn19o5i" data-secret="Afwbn19o5i" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="JDXnPhmxDT"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/06/27/soutien-a-bochra-belhaj-hmida-menacee-et-attaquee-par-des-islamistes/">Soutien à Bochra Belhaj Hmida, menacée et attaquée par des islamistes</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Soutien à Bochra Belhaj Hmida, menacée et attaquée par des islamistes » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/06/27/soutien-a-bochra-belhaj-hmida-menacee-et-attaquee-par-des-islamistes/embed/#?secret=1xUD1o2O49#?secret=JDXnPhmxDT" data-secret="JDXnPhmxDT" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/06/universitaires-le-rapport-de-la-colibe-dans-le-sillage-du-reformisme-tunisien/">Universitaires : Le rapport de la Colibe dans le sillage du réformisme tunisien</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Enseignement supérieur : Appel à des élections à l’ISHTC</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2017/10/28/enseignement-superieur-appel-a-des-elections-a-lishtc/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 28 Oct 2017 08:25:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[ATDVU]]></category>
		<category><![CDATA[Habib Mellakh]]></category>
		<category><![CDATA[Université de la Manouba]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans le communiqué que nous publions ci-dessous, l’ATDVU appelle à des élections au sein de l’Institut supérieur d’histoire de la Tunisie contemporaine (ISHTC). L’Association tunisienne de défense des valeurs universitaires (ATDVU) a dernièrement suivi avec une grande préoccupation l’évolution de la situation au sein de l’Institut supérieur d’histoire de la Tunisie contemporaine (ISHTC) de l’Université...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/10/28/enseignement-superieur-appel-a-des-elections-a-lishtc/">Enseignement supérieur : Appel à des élections à l’ISHTC</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-120747" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/10/Institut-superieur-histoire-Tunisie.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Dans le communiqué que nous publions ci-dessous, l’ATDVU appelle à des élections au sein de l’Institut supérieur d’histoire de la Tunisie contemporaine (ISHTC).</strong></em></p>
<p><span id="more-120746"></span></p>
<p>L’Association tunisienne de défense des valeurs universitaires (ATDVU) a dernièrement suivi avec une grande préoccupation l’évolution de la situation au sein de l’Institut supérieur d’histoire de la Tunisie contemporaine (ISHTC) de l’Université de la Manouba où les chercheurs mènent, depuis quelque temps et particulièrement depuis l’entame des élections à l’Université, un combat pour imposer, à l’instar de leurs collègues enseignants-chercheurs, leur droit à l’élection des organes directeurs de leur institution et précisément le conseil scientifique bloqué depuis 2011et le directeur.</p>
<p>Il importe à l’association dans ce contexte de proclamer d’une manière claire :</p>
<p>&#8211; le droit des universitaires appartenant à l’ISHTC à la gestion démocratique de leur institution sur la base des élections, droit pour lequel ont combattu des générations entières d’universitaires jusqu’à ce qu’il soit reconnu grâce aux mesures courageuses prises par l’ancien ministre de l’enseignement supérieur, feu Ahmed Brahim, en 2011;</p>
<p>&#8211; son vif étonnement face à l’obstination de l’autorité de tutelle à vouloir priver les chercheurs de l’ISHTC de ce droit, seul garant pour éloigner la mémoire collective des Tunisiens des tiraillements préjudiciables à la bonne gouvernance, à l’exercice des libertés académiques et aux normes académiques de la recherche scientifique;</p>
<p>&#8211; sa satisfaction pour le soutien de la Fédération générale de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique aux collègues de l’ISHTC sur la base des dispositions réglementaires en vigueur qui reconnaissent le principe de l’élection.</p>
<p style="text-align: right;"><em><strong>Habib Mellakh</strong></em>, <em>président de l’ATDVU</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/10/28/enseignement-superieur-appel-a-des-elections-a-lishtc/">Enseignement supérieur : Appel à des élections à l’ISHTC</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>ATDVU : Non à l’intrusion de la police dans les affaires de l’université</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2017/10/21/atdvu-non-a-lintrusion-de-la-police-dans-les-affaires-de-luniversite/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 21 Oct 2017 07:25:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[ATDVU]]></category>
		<category><![CDATA[Habib Mellakh]]></category>
		<category><![CDATA[police judiciaire]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Des universitaires interrogés par la police judiciaire à propos d’affaires académiques, c’est une première en Tunisie et qui suscite de vives dénonciations. Dans un communiqué publié le samedi 21 octobre 2017, l’Association tunisienne de défense des valeurs universitaires (ATDVU) «dénonce avec la plus grande vigueur la convocation par la police judiciaire du directeur de l’Institut...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/10/21/atdvu-non-a-lintrusion-de-la-police-dans-les-affaires-de-luniversite/">ATDVU : Non à l’intrusion de la police dans les affaires de l’université</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-119686" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/10/Institut-superieur-de-gestion-de-Tunis.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Des universitaires interrogés par la police judiciaire à propos d’affaires académiques, c’est une première en Tunisie et qui suscite de vives dénonciations.</strong> </em></p>
<p><span id="more-119685"></span></p>
<p>Dans un communiqué publié le samedi 21 octobre 2017, l’Association tunisienne de défense des valeurs universitaires (ATDVU) <em>«dénonce avec la plus grande vigueur la convocation par la police judiciaire du directeur de l’Institut supérieur de gestion de Tunis (ISG) et de l’un de ses enseignants dans une affaire d’ordre pédagogique».</em></p>
<p>Cette affaire, qui est en rapport avec l’évaluation d’un master, <em>«ne peut en aucun cas relever de la compétence de la police mais des prérogatives des autorités académiques»</em>, souligne l’ATDVU.</p>
<p>Nous reproduisons ci-dessous le reste du communiqué signé par le président de l’ATDVU, Habib Mellakh…</p>
<p><em>«Les universitaires, comme tous les citoyens, ne disposent d’aucune immunité et d’aucun privilège quand il s’agit de répondre d’abus ou de délits punissables par la loi mais il incombe à leurs seules instances (commissions de thèses, conseils de discipline) ou aux instances civiles habilités pour ce faire, comme le tribunal administratif, de statuer sur des questions relevant du savoir, de l’enseignement, de la recherche scientifique , sur les litiges liés à leur fonctionnement ou les fautes professionnelles.</em></p>
<p><em>«L’ATDVU rappelle, à ce propos, qu’il s’agit de la deuxième interpellation, en un mois, par la police judiciaire d’universitaires dans des affaires du seul ressort des organes directeurs des établissements d’enseignement supérieur et craint une recrudescence de ce phénomène. </em></p>
<p><em>«Elle ne peut que se féliciter de la réaction énergique du syndicat de base de l’ISG et appelle les universitaires, leurs représentants au sein des instances scientifiques et des syndicats à la plus grande vigilance pour contrer cette ingérence bizarre dans les affaires de l’Université, ingérence qui risque de prendre beaucoup d’ampleur si l’on n’y mettait pas le holà.»</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/10/21/atdvu-non-a-lintrusion-de-la-police-dans-les-affaires-de-luniversite/">ATDVU : Non à l’intrusion de la police dans les affaires de l’université</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Le scandale de « la thèse de la terre plate » fait encore des remous</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2017/10/19/le-scandale-de-la-these-de-la-terre-plate-fait-encore-des-remous/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 19 Oct 2017 07:24:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[ATDVU]]></category>
		<category><![CDATA[Beït Al-Hikma]]></category>
		<category><![CDATA[Habib Mellakh]]></category>
		<category><![CDATA[Université de Sfax]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans le communiqué ci-dessous, publié aujourd’hui, jeudi 18 octobre 2018, l’ATDVU demande des sanctions à l’encontre de tous les acteurs impliqués dans le scandale de « la thèse de la terre plate ». L’Association tunisienne de défense des valeurs universitaires (ATDVU) a vigoureusement dénoncé le 25 mai 2017, dans l’allocution, malheureusement non médiatisée, prononcée par...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/10/19/le-scandale-de-la-these-de-la-terre-plate-fait-encore-des-remous/">Le scandale de « la thèse de la terre plate » fait encore des remous</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-119299" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/10/ATDVU-Terre-est-plate.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Dans le communiqué ci-dessous, publié aujourd’hui, jeudi 18 octobre 2018, l’ATDVU demande des sanctions à l’encontre de tous les acteurs impliqués dans le scandale de « la thèse de la terre plate ».</strong></em></p>
<p><span id="more-119298"></span></p>
<p>L’Association tunisienne de défense des valeurs universitaires (ATDVU) a vigoureusement dénoncé le 25 mai 2017, dans l’allocution, malheureusement non médiatisée, prononcée par son président à l’occasion de la cérémonie de signature de la Charte universitaire, la décision prise par les autorités académiques de l’Université de Sfax et de son Ecole nationale des ingénieurs d’autoriser une recherche pour soutenir l’idée anachronique et aujourd’hui absurde de la platitude et de l’immobilité de la terre et de permettre le dépôt de la thèse issue de cette recherche.</p>
<p>Cette étude a été menée depuis 2011 par une étudiante en géologie de l’ENIS avec la bénédiction de la commission des thèses et d’un directeur de recherche de la Faculté des sciences de Sfax qui a, non seulement, donné son aval à la thématique proposée mais qui a aussi et surtout cautionné des arguments pseudo-scientifiques ridicules et des arguments théologiques, sans rapport avec la thèse ou la spécialité et contestés même par des spécialistes en théologie. Aussi a-t-elle suscité l’émoi et le tollé de la communauté scientifique nationale et internationale et des universitaires et militants de la société civile présents lors de la cérémonie de signature de la Charte et terni l’image de marque de l’université tunisienne tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays.</p>
<p>Lors de cette cérémonie, plusieurs voix se sont élevées pour demander des sanctions exemplaires à l’encontre de tous les acteurs impliqués dans le scandale. L’ATDVU a jugé nécessaire de diligenter une enquête pour connaître les tenants et les aboutissants de cette affaire et pour être au fait des dysfonctionnements et des défaillances à l’origine de ce scandale.</p>
<p>C’est le Professeur Beya Mannai Tayech, professeur à la Faculté des sciences mathématiques, physiques et naturelles de Tunis, contactée en vue de d’élaborer un rapport au sujet de la thèse qui, tout en s’abstenant de remettre le rapport demandé, a alerté les autorités académiques de l’ENIS, les responsables de l’Université de Sfax, l’autorité de tutelle et enfin le Professeur Hafedh Ateb qui a été à l’origine de la révélation du scandale sur la toile. C’est ce qu’elle déclare dans une lettre ouverte, adressée le 16 septembre dernier aux membres de Beit Al Hikma, où elle pense avoir violé l’autonomie universitaire, la liberté académique et la liberté de pensée en mêlant <em>«le ministère de tutelle aux problèmes strictement académiques»</em> et où elle nous fait part d’un conflit intérieur qui l’a hantée pendant plusieurs mois entre les exigences éthiques et le respect de l’autonomie institutionnelle. Ce dilemme a abouti à ce qu’elle considère comme un choix cornélien, le sacrifice de l’autonomie et de la liberté académique pour faire valoir l’éthique et la sauvegarde du niveau scientifique et l’abandon d’une position initiale d’opposition catégorique à la médiatisation de l’affaire, consciente a posteriori que c’est l’alerte sur Facebook et la couverture médiatique qui ont empêché la soutenance de la thèse et épargné à l’Université tunisienne un grave dommage moral grave et un discrédit scientifique qui ne peuvent être atténués par la bonne réputation internationale dont jouissent nos meilleurs enseignants-chercheurs.</p>
<p>Beit Al Hikma, consternée elle aussi par la gravité de l’affaire, a appelé le 26 juin dernier les autorités compétentes <em>«à prendre des sanctions exemplaires afin que de pareils sujets de thèse ne soient ni acceptés, ni inscrits, ni soutenus»</em> et elle est revenue à la charge dans un récent communiqué où elle déplore que le directeur de la thèse continue à exercer au sein de l’Université.</p>
<p>Les derniers développements de la situation marquée par la promesse oubliée de l’autorité de tutelle <em>«d’identifier les responsabilités des différentes parties concernées et d’entreprendre les mesures conséquentes»</em> (communiqué du 10 avril 2017) et les communiqués et commentaires, révélateurs de nombreuses équivoques au sujet des principes de l’autonomie institutionnelle, de la liberté académique et des prérogatives respectives des acteurs impliqués dans l’affaire, amènent aujourd’hui l’ATDVU, en dépit de son désir d’éviter les déclarations avant la clôture de l’enquête précitée, à anticiper et à prendre les positions que lui dictent son rôle de veille relative aux valeurs universitaires :</p>
<p>1. Autant elle se félicite de la vigilance de deux universitaires tunisiens jaloux de la sauvegarde de la qualité de l’enseignement et de la recherche dont la réaction ne constitue en aucun cas une violation de la liberté académique ou de l’autonomie institutionnelle et se réjouit de la position prise le 25 juin dernier par Beit Al Hikma, consternée par la gravité de l’affaire, autant elle félicite les deux universitaires et la haute autorité morale et académique présidée par le Professeur Abdelmajid Charfi, pour leur détermination à faire respecter les normes scientifiques et les valeurs éthiques. Autant elle est choquée, six mois après la révélation du scandale et trois semaines après la rentrée universitaire, par le laxisme du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Cherchant à la faveur d’une déclaration du ministre sur la chaîne El-Hiwar Ettounsi à banaliser l’affaire, ne jugeant pas utile de publier les résultats de l’enquête qu’il avait diligentée le 10 avril auprès de l’Inspection générale du ministère et nullement enclin à prendre les mesures administratives, disciplinaires et scientifiques susceptibles de pallier les graves manquements aux normes éthiques et scientifiques à l’origine de l’affaire, il laisse sans voix les observateurs de la scène universitaire et plonge la communauté académique dans une grande perplexité.</p>
<p>2. L’ATDVU est sidérée par le silence des autorités académiques de l’Université de Sfax qui observent sur le sujet un black-out total et qui ne semblent nullement pressés de prendre les mesures administratives, réglementaires et académiques qui sont de leur ressort pour remédier à la situation. Aussi appelle-t-elle les autorités universitaires compétentes (commission des thèses et d’habilitation en génie de l’environnement et d’aménagement de l’Université de Sfax, l’école doctorale, les organes directeurs de l’ENIS et de l’Université de Sfax) à vérifier si la réglementation en vigueur relative au suivi scientifique de l’avancement de la recherche et de l’octroi de la décision de déposer a été respectée et à prendre les décisions qui font partie de leurs prérogatives.</p>
<p>3. Elle rappelle que la liberté de recherche bien comprise est une remise en cause du savoir acquis dans le strict respect des normes scientifiques et qu’elle constitue un progrès et non un retour à l’obscurantisme, qu’elle est censée amener à l’excellence, qu’elle signifie le rejet de tout asservissement à des croyances religieuses, idéologiques ou politiques et aux pouvoirs qui en sont les émanations. Elle n’est, en aucun cas, le rejet des avancées scientifiques modernes par le recours à une pseudo-science et au nom de convictions religieuses érigées, contrairement à tout bon sens et à la démarche scientifique, en dogmes. L’ATDVU dénonce de ce point de vue le regain, après la Révolution, de ces tentatives, aujourd’hui de plus en plus fréquentes, d’assujettissement de l’Université à ces normes sectaires dont la thèse en question est une illustration éloquente et appelle à les combattre vigoureusement pour éviter l’effet boule de neige.</p>
<p>4. L’autonomie universitaire ou autonomie institutionnelle sert à prémunir contre ces velléités d’aliénation de l’Université et elle ne peut en aucun cas servir de couverture aux plus graves manquements à l’éthique et à la science et d’alibi pour étouffer des scandales. Bien au contraire, son exercice est lié à la stricte observance d’une gestion rigoureuse et d’une bonne gouvernance. Elle implique en contrepartie une responsabilité sociale, une redevabilité, une reddition des comptes à la société. Lorsque les garde-fous sautent, dénoncer publiquement les défaillances est une œuvre de salut public.</p>
<p>5. Cette affaire a conforté au sein de l’ATDVU la décision prise d’assurer la plus large diffusion possible de la Charte universitaire du 25 mai 2017 et appelle toutes les institutions universitaires et les bailleurs de fonds à aider à la réussite de ce projet.</p>
<p>6. L’ATDVU appelle enfin la communauté universitaire, la société civile, la FGESRS à se mobiliser pour que toute la vérité soit faite sur ce scandale et pour que des mesures efficaces soient prises pour éviter ces dérapages.</p>
<p style="text-align: right;"><em>Le président de l’ATDVU</em></p>
<p style="text-align: right;"><strong>Habib Mellakh</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/10/19/le-scandale-de-la-these-de-la-terre-plate-fait-encore-des-remous/">Le scandale de « la thèse de la terre plate » fait encore des remous</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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