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	<title>Archives des Henri Michaux - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Henri Michaux - Kapitalis</title>
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		<title>Vérand’Art &#124; Quand la poésie devient un chemin d’individuation</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 13 Jun 2026 08:58:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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		<category><![CDATA[Vérand’Art]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Vérand’Art à Salammbô : un espace où l’humain peut encore entendre la poésie qui parle en lui avant le bruit du monde.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dans la soirée du mercredi 4 juin 2026, à Vérand’Art, 9 rue Alturas, Kram-Salammbô, il ne s’est pas simplement tenu une rencontre autour de la poésie. Il s’est ouvert un espace rare, presque devenu clandestin dans nos sociétés saturées de vitesse : un espace où l’humain peut encore entendre ce qui parle en lui avant le bruit du monde.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Manel Albouchi</strong></p>



<span id="more-18926005"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Il y avait des poètes, des lecteurs, des silences aussi. Et quelque chose d’étrange traversait la soirée dès les premiers textes : les voix semblaient se répondre sans s’être concertées, comme si chaque poème venait poursuivre secrètement celui qui l’avait précédé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Peu à peu, la rencontre cessait d’être un simple événement culturel. Elle devenait une traversée intérieure collective, comme si la poésie révélait, derrière les individus présents, une architecture invisible de la conscience humaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La soirée commença symboliquement par cette question fondatrice que toutes les civilisations ont tenté de résoudre : comment relier le ciel et la terre ? Comment faire descendre l’invisible dans une existence concrète ? Car écrire n’est peut-être rien d’autre que cela : permettre à une pensée de devenir chair, permettre à une émotion informe de trouver enfin une langue capable de la contenir.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le <em>«je»</em> cherche le <em>«nous»</em></h2>



<p class="wp-block-paragraph">À cet instant, quelque chose d’essentiel apparaissait déjà : derrière chaque poème se cachait la même interrogation contemporaine. Comment habiter sa propre vie sans disparaître dans le vacarme collectif ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors le mouvement vers l’autre commença. Le <em>«je»</em> chercha le <em>«nous»</em>. Et avec lui surgit toute l’ambivalence humaine. Car dès qu’un groupe se forme, même autour de la beauté, apparaissent aussi les fragilités les plus profondes : le besoin d’être reconnu, les blessures narcissiques, les rivalités silencieuses, les luttes invisibles de pouvoir, cette difficulté si humaine à exister sans se comparer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La poésie, le temps d’un soir, n’a pas tenté de masquer cela. Elle a laissé apparaître une vérité beaucoup plus profonde sur notre époque : nous sommes devenus des êtres épuisés de devoir continuellement tenir. Tenir socialement. Tenir économiquement. Tenir psychiquement. Tenir émotionnellement. Et derrière la réponse automatique du <em>«ça va»</em>, il existe souvent une fatigue beaucoup plus ancienne : une fatigue d’exister, peut-être même une fatigue de devoir constamment jouer un rôle pour continuer à appartenir au monde.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est précisément là que la soirée prenait une dimension presque philosophique au sens vivant du terme. Car face à la complexité humaine, les réponses simplistes deviennent des violences invisibles. Réduire l’humain à une identité fixe, à une opinion, à une image ou à une fonction sociale finit toujours par mutiler quelque chose de vivant en lui.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comme le rappelle Edgar Morin, la complexité n’est pas un problème à éliminer : elle est la condition même de l’existence humaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et peut-être est-ce justement ce que la poésie tente encore de sauver aujourd’hui : la profondeur intérieure. Non pas compliquer le monde, mais empêcher qu’il soit réduit.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Sauver la profondeur intérieure</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au fil des lectures, une autre voie s’ouvrait alors discrètement : celle du recul face à son propre ego, celle d’Henri Michaux. Non comme humiliation de soi, mais comme déplacement intérieur. Apprendre à observer ses masques, reconnaître ses mécanismes de défense, comprendre qu’une identité trop rigide finit souvent par devenir une prison psychique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À cet instant, la rencontre dépassait largement le cadre littéraire. Elle prenait presque la forme d’une expérience jungienne collective. Comme si chaque texte faisait traverser une étape du processus d’individuation : rencontrer son ombre, traverser ses contradictions, désidentifier progressivement l’ego, puis revenir au monde avec davantage de présence et moins de domination.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et peut-être est-ce pour cela que certains moments de la soirée avaient quelque chose de profondément apaisant. Comme si, pendant quelques instants, la poésie suspendait l’obligation de performance qui épuise désormais les êtres. Elle rappelait discrètement que l’humain ne se construit pas uniquement dans la compétition ou la visibilité, mais aussi dans sa capacité à transmettre, à partager le pain, à laisser circuler la vie au-delà de lui-même.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Puis vint ce moment presque incandescent : le poème de clôture. Celui de Hichem Ben Ammar. Qui commence par : <em>«Je suis.»</em> Et soudain tout semblait tomber. Les rôles. Les postures. Les identités défensives. Les personnages sociaux que nous passons tant de temps à protéger. Il ne restait plus qu’une présence nue : être.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Peut-être que la poésie commence exactement là : dans cet espace fragile où l’humain cesse momentanément de vouloir paraître pour recommencer à exister.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec la participation des poètes Hichem Ben Ammar, Ahmed Ben Mahmoud, Mahmoud Chalbi et du jeune Amine Debbiche, ainsi que de Jacques Emmanuel Ottavi, philosophe et psychanalyste, Ibtissem Bejaoui, Zahra Chaouch, Amina Chenik et Chaker Ouahada, cette rencontre aura rappelé une chose essentielle : <em>Dans une époque saturée de bruit, de vitesse et d’identités rigides, la poésie demeure encore l’un des rares lieux où la conscience humaine peut respirer.</em></p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="cKwqZgdAnx"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/09/naissance-de-verandart-un-espace-pour-respirer/">Naissance de Verand’art | Un espace pour respirer  </a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Naissance de Verand’art | Un espace pour respirer   » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/09/naissance-de-verandart-un-espace-pour-respirer/embed/#?secret=23Qtk5LO3E#?secret=cKwqZgdAnx" data-secret="cKwqZgdAnx" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
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		<item>
		<title>Le poème du dimanche : «Je me souviens» de Werner Lambersy</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/02/13/le-poeme-du-dimanche-je-me-souviens-de-werner-lambersy/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 13 Feb 2022 06:47:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Anvers]]></category>
		<category><![CDATA[Belgique]]></category>
		<category><![CDATA[Henri Michaux]]></category>
		<category><![CDATA[Tahar Bekri]]></category>
		<category><![CDATA[Wallonie-Bruxelles.]]></category>
		<category><![CDATA[Werner Lambersy]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Né à Anvers en 1941, le poète Werner Lambersy, une voix majeure de la poésie francophone belge, aurait pu devenir un écrivain de langue flamande, mais pour des raisons familiales, où son père fut nazi, il choisit radicalement de rompre avec la langue de l’enfance et écrire en français. Werner Lambersy a publié depuis 1967...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/02/Werner-Lambersy.jpg" alt="" class="wp-image-380556"/></figure></div>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Né à Anvers en 1941, le poète Werner Lambersy, une voix majeure de la poésie francophone belge, aurait pu devenir un écrivain de langue flamande, mais pour des raisons familiales, où son père fut nazi, il choisit radicalement de rompre avec la langue de l’enfance et écrire en français.</em></strong></p>



<span id="more-380555"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Werner Lambersy a publié depuis 1967 plus de soixante recueils, souvent en compagne d’artistes. Son œuvre est couronnée de nombreux succès et honorée de prix littéraires. Installé à Paris, il fut responsable de la promotion des lettres belges, près du Centre Wallonie-Bruxelles. Il décède en 2021.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sa poésie, marquée par la révolte contre toutes sortes d’oppressions, historiques, politiques ou religieuses, est aux aguets de tout ce qui menace la dignité humaine. Ouverte sur le monde, elle mêle, dans ses élans intimes, philosophies extrême-orientales et accents surréalistes. Sa thématique du quotidien relève les contrastes, l’absurde, l’agitation permanente, l’appel à la beauté et la liberté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi ses recueils&nbsp;: <em>L’éternité est un abattement de cils</em>, anthologie personnelle, 2004; <em>Parfums d’apocalypse</em>, 2006; <em>In Angulo Cum</em> <em>Libro</em>, 2015; <em>La chute de la grande roue</em>, 2017; <em>Le jour du chien qui boite</em>, 2020.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Tahar Bekri</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">…</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Je me souviens du verger dans le</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Ventre de ma mère de l’amande</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Douce de sa poitrine et de l’olive</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>De ses baisers puis on me chassa</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Des jardins d’Eden et depuis lors</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Je cours ne sachant pas ce qu’est</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>La mort dont on me parle et pas</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Grand-chose de la vie où je suis&nbsp;!</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Le temps paraît-il est un preneur</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>D’otages dont la rançon jamais n’</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Est payée l’âme ne peut tourner</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Son cou de crocodile vers le ciel</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Le jour du chien qui boite il pleut</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Toujours ce qu’on voit qu’on sent</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Qu’on touche découvre une robe</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>En pilon et des bas qui retombent</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>On ne se souvient qu’à peine des</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Magnificences des dahlias et du</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Baiser volé aux demoiselles des</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Fêtes en l’honneur des papillons</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>On se rappelle que celle qui dort</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Abandonnée et nue sur les draps</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>De ton lit seule l’hirondelle saura</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>La hauteur où volent ses rêveries</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Et on se sentira détruit de ne pas</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Voir la splendeur universelle venir</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Saluer les quotidiennes et simples</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Beautés dont tu respires les pans</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>&lsquo;Le jour du chien qui boite », 2020. Extrait publié avec l’aimable autorisation de l’éditeur.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* C’est nous qui donnons le titre (T. B.)</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="cnevOERgxY"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/04/28/le-poeme-du-dimanche-le-grand-combat-et-autres-textes-dhenri-michaux/">Le poème du dimanche : ‘‘Le grand combat’’ et autres textes d’Henri Michaux</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le poème du dimanche : ‘‘Le grand combat’’ et autres textes d’Henri Michaux » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/04/28/le-poeme-du-dimanche-le-grand-combat-et-autres-textes-dhenri-michaux/embed/#?secret=awMY6eHIIB#?secret=cnevOERgxY" data-secret="cnevOERgxY" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>



<p class="wp-block-paragraph"><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="M3BkCjT5O0"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/04/07/le-poeme-du-dimanche-six-poemes-de-guillevic/">Le poème du dimanche : Six poèmes de Guillevic</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le poème du dimanche : Six poèmes de Guillevic » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/04/07/le-poeme-du-dimanche-six-poemes-de-guillevic/embed/#?secret=fc51494SMm#?secret=M3BkCjT5O0" data-secret="M3BkCjT5O0" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>



<p class="wp-block-paragraph"><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="4oh12soAHS"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/08/22/le-coin-du-poete-afghanistan-de-tahar-bekri/">Le coin du poète :  »Afghanistan » de Tahar Bekri.</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le coin du poète :  »Afghanistan » de Tahar Bekri. » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/08/22/le-coin-du-poete-afghanistan-de-tahar-bekri/embed/#?secret=y8wJQwEG84#?secret=4oh12soAHS" data-secret="4oh12soAHS" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Le poème du dimanche : ‘‘Miroir de la luge noire’’ d’Adonis</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2021/06/13/le-poeme-du-dimanche-miroir-de-la-luge-noire-dadonis/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 13 Jun 2021 06:06:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Aboul Ala El-Maari]]></category>
		<category><![CDATA[Adonis]]></category>
		<category><![CDATA[Ali Ahmad Sa’id]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Né à Qassabine, un village des montagnes du nord de la Syrie, en 1930, Adonis, de son vrai nom Ali Ahmad Sa’id, est aujourd&#8217;hui considéré comme l’un des plus grands poètes arabes vivants. Iconoclaste et influent, son œuvre révèle plusieurs thèmes : injustice, dictature, guerre, misère&#8230; Il se saisit des événements contemporains pour en faire des...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/06/13/le-poeme-du-dimanche-miroir-de-la-luge-noire-dadonis/">Le poème du dimanche : ‘‘Miroir de la luge noire’’ d’Adonis</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/06/Adonis.jpg" alt="" class="wp-image-352399"/></figure></div>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Né à Qassabine, un village des montagnes du nord de la Syrie, en 1930, Adonis, de son vrai nom Ali Ahmad Sa’id, est aujourd&rsquo;hui considéré comme l’un des plus grands poètes arabes vivants. Iconoclaste et influent, son œuvre révèle plusieurs thèmes : injustice, dictature, guerre, misère&#8230; Il se saisit des événements contemporains pour en faire des mythes, sans pourtant devenir un «poète engagé».</em></strong></p>



<span id="more-352398"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Formé dès son très jeune âge à la poésie, par son père, un paysan lettré, Adonis publie ses premiers poèmes dès l’âge de dix-sept ans dans un journal de Lattaquié. Il signe déjà du nom d’Adonis, pseudonyme se référant au dieu d’origine phénicienne, symbole du renouveau cyclique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après avoir fait des études de philosophie à l’université de Damas, Adonis s’engage pour une poésie libre et universelle, dégagée de toute entrave, de toute frontière linguistique, idéologique ou culturelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 1955, le jeune militant pour le renouveau intellectuel arabe est emprisonné six mois pour appartenance au Parti nationaliste syrien, qui préconise une grande nation syrienne au Moyen-Orient. Après sa libération en 1956, il s’enfuit pour Beyrouth au Liban, où il fonde, en 1957, avec son ami, le poète Yûsuf Al-Khâl, le groupe Chi’r (Poésie) et la revue du même nom. L’influence de cette revue sur la littérature arabe contemporaine est considérable. Elle offre une ouverture à la poésie moderne occidentale dont la forme et le fond se répercutent sur la poésie arabe jusqu’alors plus traditionnelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le recueil <em>‘‘Les Chants de Mihyar le Damascène’’</em> paraît en 1961 et symbolise l’un des actes fondateurs de la poésie arabe moderne. La traduction en français, qui aura lieu en 1983, marquera pour Adonis le début de sa reconnaissance mondiale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ayant obtenu la nationalité libanaise en 1962, Adonis se consacre aussi plus principalement à ses activités littéraires qu’à ses activités politiques. En 1968, il fonde la revue Mawâkif (<em>«Positions»</em>) – aussitôt interdite dans plusieurs pays arabes – qui s’avère un espace de liberté en même temps qu’un laboratoire de rénovation <em>«destructurante»</em> de la poésie. C’est là qu’il traduit en arabe Baudelaire, Henri Michaux, Saint-John Perse et en français Aboul Ala El-Maari.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Adonis cherche le renouvellement de la poésie arabe contemporaine en s&rsquo;appuyant sur son passé glorieux mais aussi en regardant la richesse de la poésie occidentale. À la suite de la guerre civile libanaise, il fuit le Liban en 1980 pour se réfugier à Paris à partir de 1985. Il est le représentant de la Ligue arabe à l’Unesco.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Tu as dit : Mon visage est navire, mon corps est une île,<br>et l’eau, organes désirants.<br>Tu as dit : Ta poitrine est une vague,<br>nuit qui déferle sous mes seins.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Le soleil est ma prison ancienne,<br>Le soleil est ma nouvelle prison,<br>La mort est fête et chant.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>M’as-tu entendu ? Je suis autre que cette nuit, autre<br>Que son lit souple et lumineux.<br>Mon corps est ma couverture, tissu<br>Dont j’ai cousu les fils avec mon sang.<br>Je me suis égaré et dans mon corps était mon errance…</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>J’ai donné les vents aux feuilles,<br>J’ai laissé derrière moi mes cils,<br>De rage j’ai joué l’énigme avec la divinité<br>Et j’ai habité l’évangile de l’allaitement<br>Pour découvrir dans mes vêtements<br>la pierre itinérante</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>M’as-tu reconnu ? Mon corps est ma couverture,<br>La mort est mon chant et palais de mes cahiers,<br>L’encre m’est tombe et antichambre,<br>Mappemonde clivée par la désolation<br>En laquelle le ciel a vieilli,<br>Luge noire que traînent les pleurs et la souffrance.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Me suivras-tu ? Mon corps est mon ciel,<br>J’ai ouvert tout grand les couloirs de l’espace<br>J’ai dessiné derrière moi mes cils,<br>Routes menant vers une idole antique.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Me suivras-tu ? Mon corps est mon chemin.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="UfYjlaMQnR"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/08/26/le-poete-du-dimanche-identite-par-mahmoud-darwich/">Le poète du dimanche : ‘‘Identité’’ par Mahmoud Darwich</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le poète du dimanche : ‘‘Identité’’ par Mahmoud Darwich » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/08/26/le-poete-du-dimanche-identite-par-mahmoud-darwich/embed/#?secret=ei5ALzjPXj#?secret=UfYjlaMQnR" data-secret="UfYjlaMQnR" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>



<p class="wp-block-paragraph"><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="A2zCLQTR6F"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/09/30/le-poeme-du-dimanche-le-poeme-grec-de-abdelwahab-al-bayati/">Le poème du dimanche : ‘‘Le poème grec’’ de Abdelwahab Al Bayati</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le poème du dimanche : ‘‘Le poème grec’’ de Abdelwahab Al Bayati » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/09/30/le-poeme-du-dimanche-le-poeme-grec-de-abdelwahab-al-bayati/embed/#?secret=ninZlhSfgT#?secret=A2zCLQTR6F" data-secret="A2zCLQTR6F" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>



<p class="wp-block-paragraph"><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="IMnoarGuMA"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/09/23/le-poeme-du-dimanche-je-lis-ton-corps-et-me-cultive-de-nizar-qabbani/">Le poème du dimanche : ‘‘Je lis ton corps&#8230; et me cultive’’ de Nizar Qabbani</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le poème du dimanche : ‘‘Je lis ton corps&#8230; et me cultive’’ de Nizar Qabbani » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/09/23/le-poeme-du-dimanche-je-lis-ton-corps-et-me-cultive-de-nizar-qabbani/embed/#?secret=MEPldpBbGC#?secret=IMnoarGuMA" data-secret="IMnoarGuMA" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/06/13/le-poeme-du-dimanche-miroir-de-la-luge-noire-dadonis/">Le poème du dimanche : ‘‘Miroir de la luge noire’’ d’Adonis</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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