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	<title>Archives des hosni moubarak - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des hosni moubarak - Kapitalis</title>
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		<title>Doha, un sommet sous tension</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 14 Sep 2025 07:34:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pour les Arabes, le parapluie militaire américain est troué et la dépendance militaire totale aux États-Unis n’est plus tenable. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/14/doha-un-sommet-sous-tension/">Doha, un sommet sous tension</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La réunion des chefs d’État arabes et musulmans, lundi 15 septembre 2025 à Doha, se tient sous une pression inédite. Après l’attaque israélienne du 9 septembre en plein cœur du Qatar, le temps des illusions est terminé. Ce sommet ne peut plus se contenter d’effets d’annonce : il doit apporter des réponses concrètes pour calmer la rue arabe et préserver la dignité collective. Tout recul serait perçu comme une faiblesse aux conséquences durables.</em></strong> <em>(Ph. Sommet arabo-islamique de Ryad en Arabie saoudite, en 2023).</em></p>



<p><strong>Khemais Gharbi *</strong></p>



<span id="more-17469917"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi.jpg" alt="" class="wp-image-14682166" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure></div>


<p><em>«Celui qui croit s’abriter sous le parapluie des États-Unis est en réalité sans protection.» </em>Cette phrase attribuée à Hosni Moubarak résonne aujourd’hui avec acuité. L’attaque de Doha, qui a tué six négociateurs du Hamas et blessé plusieurs autres, a exposé au grand jour l’extrême vulnérabilité des alliés de Washington.</p>



<p>Le Qatar abrite la plus grande base militaire américaine de la région. Pourtant, aucun des radars sophistiqués – des joujou achetés au prix d’or auprès des Etats-Unis – n’a détecté l’incursion israélienne; l’avertissement américain n’est arrivé qu’une fois les bombes tombées. Cet épisode relance une question explosive : les équipements fournis aux alliés sont-ils contrôlables à distance, rendant leur défense illusoire ? Si tel est le cas, la souveraineté militaire des États arabes dépend plus de Washington que de leurs propres décisions.</p>



<p>Quant à l’énorme <em>«quincaillerie»</em> achetée par les pays du Golfe auprès de l’industrie d’armement américaine, on est en droit de douter de son utilité, eu égard son coût exorbitant qui aurait sans doute permis à ces pays de se doter eux-mêmes d’une industrie militaire digne de ce nom, comme l’ont fait du reste la Turquie, l’Ukraine ou encore Israël. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une architecture de sécurité fissurée</h2>



<p>Depuis les années 1970, le pacte était clair : pétrole et investissements colossaux contre une soi-disant protection américaine d’une supposée menace iranienne (iranienne et non israélienne, cela va de soi&nbsp;!). La frappe sur Doha brise cette certitude fondée sur une illusion et un auto- mensonge. Si l’émirat, médiateur à la demande de Washington, n’a pas été protégé, qui le sera demain ? L’inquiétude gagne toutes les capitales présentes au sommet de lundi. Et qui sont presque toutes de supposées <em>«alliées»</em> des Etats-Unis.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="L0h6ybPchV"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/10/guet-apens-de-doha-israel-declare-la-guerre-a-tous-ses-voisins/">Guet-apens de Doha | Israël déclare la guerre à tous ses voisins</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Guet-apens de Doha | Israël déclare la guerre à tous ses voisins » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/10/guet-apens-de-doha-israel-declare-la-guerre-a-tous-ses-voisins/embed/#?secret=pY2BwCgzIW#?secret=L0h6ybPchV" data-secret="L0h6ybPchV" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Ce sommet est l’occasion ou jamais d’affirmer une position commune. Le parapluie militaire américain est troué et la dépendance militaire totale aux États-Unis n’est plus tenable. Les participants doivent choisir entre continuer à subir ou entamer une diversification stratégique – Chine, Russie, Turquie – et surtout renforcer une défense autonome, comme est en train de le faire du reste l’Union européenne qui ne peut plus compter, elle aussi, sur le fameux <em>«parapluie»</em> américain. Sans cette inflexion, chaque pays risque de devenir une variable d’ajustement dans des stratégies qui ne sont pas les siennes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un dernier test pour des dirigeants d’opérette</h2>



<p>La réunion de lundi peut aussi servir de levier politique pour redéfinir la normalisation avec Israël. Après Doha, poursuivre comme avant serait perçu comme un blanc-seing donné à l’impunité. Un gel temporaire de certaines coopérations, ou au moins un signal politique fort, redonnerait de la crédibilité au camp arabe et musulman, aujourd’hui ébranlé.</p>



<p>La frappe contre Doha n’est pas seulement une tragédie humaine; c’est un électrochoc géopolitique. Elle rappelle que l’hospitalité diplomatique, la médiation ou l’achat d’armes sophistiquées n’offrent aucune immunité. Le véritable enjeu du sommet du 15 septembre n’est pas un communiqué commun soporifique et sans lendemain, comme savent le faire les dirigeants arabo-musulmans en mal de crédibilité politique et de légitimité démocratique, mais une stratégie collective pour reconquérir une marge d’autonomie et de décision.</p>



<p>* <em>Ecrivain et traducteur.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="LhUKYxOmcF"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/11/bombardement-israelien-de-doha-a-quoi-sert-le-parapluie-americain/">Bombardement israélien de Doha | À quoi sert le parapluie américain ?</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Bombardement israélien de Doha | À quoi sert le parapluie américain ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/11/bombardement-israelien-de-doha-a-quoi-sert-le-parapluie-americain/embed/#?secret=1E3GAsA1WS#?secret=LhUKYxOmcF" data-secret="LhUKYxOmcF" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
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			</item>
		<item>
		<title>Quatre scénarios possibles pour la crise politique en Tunisie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/16/quatre-scenarios-possibles-pour-la-crise-politique-en-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Mar 2023 10:06:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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		<category><![CDATA[UGTT]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie entre dans une période difficile. Que va-t-il se passer demain ?</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/16/quatre-scenarios-possibles-pour-la-crise-politique-en-tunisie/">Quatre scénarios possibles pour la crise politique en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><em><strong>Nous continuons à traduire et à publier des articles sur la Tunisie publiés dans la presse étrangère et notamment anglo-saxonne afin que les Tunisiens en général et le pouvoir politique en particulier prennent conscience de l’image que notre pays renvoie à l‘étranger, en espérant que cela les aidera à rectifier le tir et à prendre les bonnes décisions.</strong></em> <em>(Illustration:  le président Saïed semble toujours conserver une importante base de soutien).</em></p>



<p>Par <strong>Karim Mezran</strong> * &amp; <strong>Sabina Henneberg</strong> **</p>



<span id="more-6966272"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="300" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/03/Karim-Mezran-Sabina-Henneberg.jpg" alt="" class="wp-image-6966415"/></figure></div>


<p>La Tunisie fait face à des vagues de protestations suite aux arrestations massives d’opposants politiques au président Kaïs Saïed. Que va-t-il se passer ensuite?</p>



<p>La Tunisie entre dans une période difficile. Suite à l’arrestation fin janvier d’un responsable syndical pour avoir organisé une grève des opérateurs de péages, le gouvernement a lancé une série d’arrestations contre des opposants politiques. Le président a accusé les personnes arrêtées de <em>«comploter»</em> contre la sûreté de l’État et/ou les a qualifiées de <em>«terroristes»</em> sans, dans la plupart des cas, présenter des preuves suffisantes pour les accuser.</p>



<p>Cela a donné une impulsion à un mouvement de protestation organisé par le syndicat, connu sous son acronyme français d’UGTT (Union générale tunisienne du travail). Le 4 mars, l’UGTT aurait mobilisé le plus grand nombre de personnes dans toutes les manifestations contre le président tunisien Kaïs Saïed depuis son entrée en fonction, des manifestations tout aussi importantes étant organisées par une coalition de partis politiques, le Front du salut national.</p>



<p>Il existe quatre scénarios imaginables pour la résolution de cette crise.</p>



<p><strong>Premièrement, Saïed pourrait volontairement se retirer face à une opposition croissante.</strong> Ce scénario est hautement improbable à ce stade. Dans d’autres cas de dirigeants autoritaires démissionnant sous la pression populaire, comme Hosni Moubarak en Égypte (2011) ou Abdelaziz Bouteflika en Algérie (2019), d’importants acteurs sur le soutien desquels ces dictateurs s’appuyaient ont influencé leurs décisions. Par exemple, Moubarak a été invité à démissionner par l’armée (et les États-Unis); Bouteflika par les puissants clans au pouvoir du pays.</p>



<p>En revanche, et notamment depuis le début de la consolidation de son contrôle sur les institutions du pays en juillet 2021, Saïed est apparu de plus en plus isolé et non-influençable. En supposant qu’il agisse conformément à son comportement antérieur, il ne fera que continuer à détourner la critique, quelles que soient les voix essayant de se faire entendre ou la situation dans le pays.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="cIGDqqEwmO"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/11/le-succes-du-populisme-du-president-tunisien-kais-saied/">Le succès du populisme du président tunisien Kaïs Saïed</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le succès du populisme du président tunisien Kaïs Saïed » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/11/le-succes-du-populisme-du-president-tunisien-kais-saied/embed/#?secret=NnGVbeBaxG#?secret=cIGDqqEwmO" data-secret="cIGDqqEwmO" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p><strong>Deuxièmement, et conformément à la tradition tunisienne, c’est que Saïed pourrait accepter un dialogue national</strong>, comme l’exige l’UGTT. Comme en 2013, lorsque, à la suite de deux assassinats politiques et dans des conditions sécuritaires et économiques qui se sont fortement détériorées, la société civile tunisienne – dirigée par l’UGTT – a organisé un dialogue national pour les partis politiques divisés afin de surmonter leurs divergences dans la rédaction d’une nouvelle constitution. Par ce mécanisme, le parti en charge du gouvernement de coalition de l’époque, le parti islamiste modéré Ennahdha, a accepté de céder le pouvoir à un gouvernement intérimaire chargé de conduire le pays vers de nouvelles élections.</p>



<p>Malheureusement, il existe plusieurs raisons de douter qu’un scénario similaire puisse se dérouler aujourd’hui. Le contexte en 2013 était unique : le pays était toujours en proie à la ferveur révolutionnaire après la destitution de l’ancien président Ben Ali, et il y avait une demande populaire importante de dépassement de l’instabilité sécuritaire, dont Ennahdha était largement accusé.</p>



<p>De plus, la prise de contrôle par le général Abdelfattah Sissi du gouvernement élu des Frères musulmans en Égypte ce même été a pesé lourdement sur l’esprit des dirigeants d’Ennahdha, qui ne voulaient pas subir le même sort.</p>



<p>Par ailleurs, il y avait un objectif clair autour duquel organiser le dialogue : la finalisation d’une nouvelle constitution, dont le processus d’élaboration a été lancé sur la base d’un consensus forgé par la mobilisation populaire.</p>



<p>On ne sait pas quel type de feuille de route largement convenue un nouveau dialogue pourrait s’établir dans les conditions actuelles. Se mettre d’accord sur une constitution nouvelle ou révisée, ou organiser de nouvelles élections législatives, n’aurait aucun sens étant donné qu’il s’agissait de l’aboutissement de la propre feuille de route unilatérale de Saïed déclarée en décembre 2021, qui manquait de légitimité populaire malgré le fait que le président semble toujours conserver une importante base de soutien.</p>



<p><strong>Troisièmement, une prise de contrôle militaire est possible</strong>. Ce serait une rupture claire avec la tradition en Tunisie, dont le premier président postindépendance, Habib Bourguiba, a délibérément cultivé une petite armée apolitique. En 2011, l’armée a assuré sa place en tant qu’institution fort respectée pour avoir refusé de tirer sur des manifestants, provoquant la fuite de Ben Ali. Depuis lors, les forces armées ont continué à jouir d’une bonne réputation tout en jouant un rôle clé dans le rétablissement de la sécurité après une recrudescence des activités terroristes entre 2011 et 2015.</p>



<p>Sous Saïed, l’armée a renforcé son prestige ainsi que son rôle en politique. Le président, qui a été élu en tant qu’outsider sans base de soutien claire, en a toujours eu besoin en tant qu’allié. En juillet 2021, lorsque des chars et des troupes ont empêché les députés d’entrer dans le bâtiment du parlement après la dissolution de cette institution par Saïed, les observateurs se sont inquiétés du fait que l’armée abandonnait son rôle traditionnellement apolitique. Tout cela rend extrêmement imprévisible la façon dont l’armée réagirait dans une situation de troubles accrus.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="fVhsU28OSP"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/07/il-ny-a-pas-de-bon-scenario-pour-la-tunisie/">Il n’y a pas de bon scénario pour la Tunisie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Il n’y a pas de bon scénario pour la Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/07/il-ny-a-pas-de-bon-scenario-pour-la-tunisie/embed/#?secret=jVf1jtZOiW#?secret=fVhsU28OSP" data-secret="fVhsU28OSP" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Dans l’éventualité d’un coup d’État militaire, on ne sait pas non plus comment procéderaient ceux qui prendraient les commandes. Les forces armées voudraient presque certainement céder le pouvoir à un nouveau gouvernement civil le plus rapidement possible, mais trouver un gouvernement neutre et intérimaire serait difficile étant donné le paysage très fracturé. Même en 2013, lorsqu’un gouvernement intérimaire efficace sous la direction du technocrate Mehdi Jomaa a été installé, le processus de sélection était difficile. Au cas où l’armée interviendrait pour empêcher la violence de devenir incontrôlable, il est peu probable qu’elle soit prête à jouer un tel rôle.</p>



<p><strong>Quatrièmement, une impasse prolongée dans laquelle les arrestations et les protestations finissent par s’éteindre</strong> <strong>et Saïed reste au pouvoir. </strong>C’est la possibilité la plus probable, d’autant plus que l’éclatement de la violence généralisée, du moins à ce stade, ne semble pas imminent. Malheureusement, dans ce scénario, étant donné que Saïed n’a apporté aucun changement significatif et sera de plus en plus préoccupé par la sauvegarde de son propre pouvoir, les conditions socio-économiques et politiques continueront de s’aggraver et de décliner.</p>



<p>Compte tenu de ces perspectives, Washington doit être prêt à soutenir économiquement la Tunisie, surtout si d’autres prêteurs ne se présentent pas. Il devrait tirer parti de ce soutien économique pour pousser le président à être plus inclusif et élargir la base du consensus. Un dialogue national qui produit des résultats immédiats offre le plus d’espoir pour calmer les protestations et permettre la mise en place de plans à plus long terme.</p>



<p>La crise actuelle de la Tunisie ne représente que la pointe de l’iceberg, alors que toute la région Afrique du Nord/Sahel glisse rapidement dans un état de profonde instabilité. Les États-Unis devraient travailler avec des partenaires européens pour élaborer un plan régional plus large de réconciliation politique, de respect des droits de l’homme, de coopération économique et de développement socio-économique.</p>



<p class="has-text-align-right"><em>Traduit de l’anglais.</em></p>



<p><strong><em>Source&nbsp;</em></strong>: <a href="https://nationalinterest.org/blog/lebanon-watch/four-possible-scenarios-tunisia%E2%80%99s-political-crisis-206306" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The National Interest.</a>  &nbsp;</p>



<p><em>* Le Dr Karim Mezran est le directeur de l’Initiative Afrique du Nord au Conseil de l’Atlantique.</em></p>



<p><em>** Sabina Henneberg est boursière Soref au Washington Institute for Near East Policy, où elle se spécialise dans les affaires de l’Afrique du Nord. Elle était auparavant analyste senior chez Libya-Analysis LLC.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/16/quatre-scenarios-possibles-pour-la-crise-politique-en-tunisie/">Quatre scénarios possibles pour la crise politique en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Al-Jazeera indifférente face à la montée de la colère des tribus au Qatar (vidéo)</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2021/08/13/al-jazeera-indifferente-face-a-la-montee-de-la-colere-des-tribus-au-qatar-video/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 13 Aug 2021 08:20:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[MEDIA]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La chaîne Al-Jazeera est trop occupée à jeter de l&#8217;huile sur le feu de la crise politique en Tunisie. Elle n&#8217;a pas le temps de voir ou d&#8217;entendre ce qui se passe à quelques centaines de mètres de ses murs, à Doha même, où des tribus ont manifesté cette semaine contre le pouvoir en place...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/08/13/al-jazeera-indifferente-face-a-la-montee-de-la-colere-des-tribus-au-qatar-video/">Al-Jazeera indifférente face à la montée de la colère des tribus au Qatar (vidéo)</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/08/Manifestation-au-Qatar.jpg" alt="" class="wp-image-359319"/><figcaption><em>Ces scènes de colère, qui ne vous seront jamais montrées par Al-Jazeera, se passent à quelques centaines de mètres de ses bureaux à Doha (capture d&rsquo;écran). </em></figcaption></figure></div>



<p><strong><em>La chaîne Al-Jazeera est trop occupée à jeter de l&rsquo;huile sur le feu de la crise politique en Tunisie. Elle n&rsquo;a pas le temps de voir ou d&rsquo;entendre ce qui se passe à quelques centaines de mètres de ses murs, à Doha même, où des tribus ont manifesté cette semaine contre le pouvoir en place au Qatar.</em></strong> <strong><em><a href="https://youtu.be/HI2w3dHMUTc" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Vidéo.</a></em></strong></p>



<span id="more-359318"></span>



<p>Alors que la colère gronde parmi les tribus remontées contre le pouvoir de la famille de Al-Thani, descendants des Bani Tamim, une des plus grandes tribus de la péninsule Arabique, qui domine le Qatar depuis 150 ans, la célèbre chaîne d&rsquo;information fait la sourdre oreille et ne daigne pas couvrir les événements qui se déroulent au sein même de l&rsquo;émirat pétrolier et gazier. Trop occupée à défendre la démocratie dans le monde arabe, Al-Jazeera n&rsquo;estime pas le peuple qatari digne d&rsquo;en bénéficier lui aussi.</p>



<p>Cette <em>«boîte d&rsquo;allumettes»,</em> selon la célèbre expression de l&rsquo;ancien président égyptien Hosni Moubarak, a perdu depuis longtemps toute crédibilité, en se transformant en organe de propagande des Frères musulmans, utilisés comme un cheval de Troie dans une guerre larvée qui vise à détruire, l&rsquo;un après l&rsquo;autre, les Etats arabes, au seul bénéfice (vous l&rsquo;avez compris) d&rsquo;Israël.</p>



<p>Ceux qui sont les plus à blâmer dans cette affaire, ce sont ces chers <a href="http://kapitalis.com/tunisie/2021/08/13/sur-al-jazeera-najibullah-fait-le-bon-boulot-pour-les-islamistes-video/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">démocrates tunisiens qui vont se plaindre de la dictature de Kaïs Saïed </a>(sic!) auprès de cette chaîne mercenaire.  </p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>



<h3 class="has-text-align-center wp-block-heading">Les événements du Qatar dans la blogosphère arabe</h3>



<figure class="wp-block-gallery columns-2 is-cropped wp-block-gallery-1 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex"><ul class="blocks-gallery-grid"><li class="blocks-gallery-item"><figure><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/08/Posts-Qatar-2.jpg" alt="" data-id="359322" data-full-url="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/08/Posts-Qatar-2.jpg" data-link="http://kapitalis.com/tunisie/2021/08/13/al-jazeera-indifferente-face-a-la-montee-de-la-colere-des-tribus-au-qatar-video/posts-qatar-2/" class="wp-image-359322"/></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/08/Posts-Qatar-3.jpg" alt="" data-id="359323" data-full-url="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/08/Posts-Qatar-3.jpg" data-link="http://kapitalis.com/tunisie/2021/08/13/al-jazeera-indifferente-face-a-la-montee-de-la-colere-des-tribus-au-qatar-video/posts-qatar-3/" class="wp-image-359323"/></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/08/Posts-Qatar-4.jpg" alt="" data-id="359324" data-full-url="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/08/Posts-Qatar-4.jpg" data-link="http://kapitalis.com/tunisie/2021/08/13/al-jazeera-indifferente-face-a-la-montee-de-la-colere-des-tribus-au-qatar-video/posts-qatar-4/" class="wp-image-359324"/></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/08/Posts-Qatar.jpg" alt="" data-id="359325" data-full-url="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/08/Posts-Qatar.jpg" data-link="http://kapitalis.com/tunisie/2021/08/13/al-jazeera-indifferente-face-a-la-montee-de-la-colere-des-tribus-au-qatar-video/posts-qatar/" class="wp-image-359325"/></figure></li></ul></figure>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-4-3 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
https://youtu.be/HI2w3dHMUTc
</div></figure>



<p></p>
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		<title>Le destin contrarié de Hosni Moubarak</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 25 Feb 2020 16:54:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Anouar El-Sadate]]></category>
		<category><![CDATA[Gamal Abdel Nasser]]></category>
		<category><![CDATA[Gamal Moubarak]]></category>
		<category><![CDATA[hosni moubarak]]></category>
		<category><![CDATA[Jihad islamique]]></category>
		<category><![CDATA[Palestiniens]]></category>
		<category><![CDATA[Saad-Eddine Chazli]]></category>
		<category><![CDATA[Sinaï]]></category>
		<category><![CDATA[Suzanne Moubarak]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Entré dans l’histoire par la grande porte en assénant le premier coup décisif à l’aviation israélienne pendant la guerre de Ramadan 1973 (Kippour), Hosni Moubarak en est sorti par la plus petite des portes, couvert de l’opprobre de son peuple, avant de mourir quasiment dans l’oubli dans un banal hôpital militaire du Caire. Par Hassen...</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/02/hosni-moubarak.jpg" alt="" class="wp-image-283406"/><figcaption><em>La dernière photo prise de lui sur son lit d&rsquo;hôpital, fin 2019.</em></figcaption></figure>



<p><strong><em> Entré dans l’histoire par la grande porte en assénant le premier coup décisif à l’aviation israélienne pendant la guerre de Ramadan 1973 (Kippour), Hosni Moubarak en est sorti par la plus petite des portes, couvert de l’opprobre de son peuple, avant de mourir quasiment dans l’oubli dans un banal hôpital militaire du Caire.</em></strong></p>



<p> Par <strong>Hassen Zenati </strong></p>



<span id="more-283508"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/11/Hassen-Zenati-2.jpg" alt="" class="wp-image-253792"/></figure></div>



<p> Lorsqu’il accède à la présidence de la République en 1981, le général Hosni Moubarak est un miraculé. Assis à droite de son président Mohammed Anouar El-Sadate à la tribune du défilé militaire du 6 octobre, Moubarak est dans le viseur du lieutenant Islambouli, qui conduisait le commando du Jihad islamique chargé d’<em>«exécuter»</em> le chef de l’Etat. Il aurait pu le tuer le premier, mais, a-t-il témoigné au tribunal, il se ravisa en lui déclarant : <em>«Ce n’est pas toi que je veux, mais ce chien»,</em> désignant du canon de son arme Anouar El-Sadate avant de l’abattre et de poursuivre son équipée meurtrière.</p>



<h3 class="wp-block-heading"> Le vice-président effacé vivait à l’ombre du «zaïm» flamboyant</h3>



<p> Hosni Moubarak échappera à la tuerie, traumatisé à vie, avec quelques légères blessures au poignet. Quelques semaines plus tard, il est élu président de la République succédant à Anouar El-Sadate dans une sorte d’indifférence générale que l’assassinat tragique de ce dernier n’a même pas réussi à secouer. </p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/02/Hosni-Moubark-brillant-officier-armee-de-l-air.jpg" alt="" class="wp-image-283509" width="500"/><figcaption><em>Le brillant officier de l&rsquo;armée de l&rsquo;air.</em></figcaption></figure></div>



<p> Le peuple égyptien attendait un <em>«héros»</em> pour qu’il efface la double humiliation d’une guerre perdue dans les pires conditions en 1967, sous Gamal Abdel Nasser, et d’un traité de paix <em>«honteux»</em> signé avec Israël, sous la pression américaine, à l’issue d’une nouvelle confrontation, qui s’était soldée en 1973 par une demi-victoire des armées égyptiennes sur l’armée israélienne, en redorant partiellement le blason des combattants du Nil.</p>



<p> Chef de l’armée de l’air, le général Hosni Moubarak y avait grandement contribué en portant le premier coup en profondeur à l’aviation israélienne stationnée depuis 1967 dans le Sinaï. Une manœuvre audacieuse qui a permis au gros des troupes amassées sur la rive ouest du Canal de Suez de gagner du temps en franchissant la voie d’eau, avant d’avancer le plus loin qu’ils le pouvaient dans la péninsule occupée.</p>



<p> Le compromis militaro-diplomatique, négocié en secret par Anouar El-Sadate avec le secrétaire d’Etat américain Henry Kissinger, devait sceller le sort des armes à l’avantage des Israéliens, à la grande fureur des généraux égyptiens, à l’instar du général Saad-Eddine Chazli, frustrés d’une victoire qu’ils sentaient à leur portée.</p>



<p> Les plus optimistes voyaient en Hosni Moubarak, auréolée de ses exploits militaires, le<em> «chef»</em> qui, faute de pouvoir déclarer une nouvelle guerre aux Israéliens, à laquelle s’opposeraient les Américains de toute façon, allait laver l’honneur de l’Egypte et de l’armée égyptienne en arrachant au moins à Tel-Aviv des concessions majeures en faveur des Palestiniens, laissés pour compte de la<em> «réconciliation»</em> israélo-égyptienne.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/02/Moubarak-Sadate.jpg" alt="" class="wp-image-283510" width="500"/><figcaption><em>Moubarak et El-Sadate lors de la parade militaire du 6 octobre 1981. </em></figcaption></figure></div>



<p> Le vice-président effacé qui vivait à l’ombre du <em>«zaïm»</em> El-Sadate, mégalomaniaque, fantasque et flamboyant depuis 1975, devenu président en 1981, avec les coudées franches, commencera par prendre la posture d’un dirigeant intransigeant, en ignorant les invitations empressées de ses voisins de se rendre en Israël, en exigeant sans jamais faiblir le retour à son pays de Taba, une portion de territoire égyptien aux confins israéliens, confisquée par un promoteur hôtelier patronné par l’armée israélienne, en violation des accords de paix, ou en défendant âprement son bout de gras de l’aide civile et militaire américaine promise en échange de ces accords.</p>



<h3 class="wp-block-heading"> Tous les chemins mènent à Washington </h3>



<p> Mais comme si le fardeau était trop lourd pour ses épaules pourtant carrées, le brillant étudiant de l’Académie militaire égyptienne, dont il sortit major de promotion en sciences de l’aviation, ne tardera pas à fléchir, en prônant ce qu’il appelait une politique du <em>«juste milieu»</em>. Il voulait faire de l’Egypte non plus un acteur majeur au Proche-Orient, mais un <em>«facilitateur»</em>, en multipliant les <em>«médiations»</em> notamment entre Israéliens et Palestiniens, soit directement, soit par le truchement des chefs des Moukhabarat (les renseignements). Le plus connu était le général Omar Souleiman, qui avait l’oreille de Washington. Il endossera alors la politique américaine notamment lors de la guerre contre l’Irak en 1991, en faisant participer l’armée égyptienne à l’opération <em>«Tempête du désert»</em> (<em>Desert storm</em>), menée, en principe, pour la libération du Koweït, mais qui ne tardera pas à révéler des objectifs plus larges sous la pression du Pentagone.</p>



<p> Pressé par une classe moyenne s’appuyant ouvertement sur Washington, qui n’a jamais pardonné à Gamal Abdel Nasser d’avoir nationalisé les terres féodales et l’industrie égyptienne, Hosni Moubarak se tourne désormais vers les affaires domestiques pour parachever la conversion de son pays au néo-libéralisme, entamé par Anouar El-Sadate après sa rupture fracassante avec l’URSS en fin de parcours, peu avant la guerre de 1973. L’économie égyptienne au bord du gouffre devait être redressée. Il comptait sur l’aide américaine et celle des pays du Golfe pour mener ses vastes plans de redressement. Mais ni l’une ni l’autre ne seront au rendez-vous. Malgré les encouragements verbaux qui lui seront prodigués par ces diverses capitales, ainsi que des capitales européennes, les aides sont dispensées au compte goutte en fonction des services rendus, alors que l’Egypte doit faire face aux besoins d’une population en croissance rapide qui s’enfonce chaque jour d’avantage dans la misère.</p>



<p> Alors que les clans s’organisent pour capter les rares subsides venus de l’extérieur, et qu’une camarilla libérale et autoritaire se forme autour de la Présidence, sous la direction du fils cadet du chef de l’Etat, Gamal Moubarak, le régime se raidit. La redoutable police de sûreté de l’Etat réprime à tout va. </p>



<h3 class="wp-block-heading"> L’opposition à l’assaut d’un régime gangrené par le népotisme </h3>



<p> L’opposition, revenue d’un profond sommeil, s’active contre le pouvoir. Le mouvement Kefaya (Ça suffit), constitué de magistrats et d’avocats, occupe régulièrement le perron du Palais de justice pour dire son ras-le-bol. Les islamistes s’agitent. L’armée elle même se met à murmurer qu’elle ne veut pas de Gamal Moubarak comme successeur, alors que ce dernier venait de se faire élire à la tête du parti dominant, le Parti national démocratique (PND), et se préparait, sous le patronage de sa mère, Suzanne Moubarak, à entrer dans l’arène.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/02/Hosni-Moubarak-devant-le-tribunal-le-9-mai-2015.jpg" alt="" class="wp-image-283512" width="500"/><figcaption><em>Devant le tribunal, avec ses deux fils, le 9 mai 2015.</em></figcaption></figure></div>



<p> La première alerte sérieuse est donnée d’Addis-Abeba en 1995, lorsque le cortège du chef de l’Etat échappe de justesse à un attentat. Suivent plusieurs vagues de violence, attribués pour la plupart à des extrémistes islamistes, qui veulent paralyser le tourisme, une des trois principales sources de revenus extérieurs du pays. </p>



<p> Dès 2004, le terrorisme s’installe dans le Sinaï provoquant, en riposte, une répression sans merci, d’un pouvoir aux abois. C’en est fini du rêve d’une <em>«démocratie libérale» </em>caressé un moment par Gamal Moubarak et ses acolytes, qui l’ont vendu à une classe moyenne crédule. <em>«C’est trop peu et trop tard»,</em> entendait-on dans les allées du pouvoir. </p>



<p> Dans la rue c’est le début d’un grondement sourd, qui conduira bientôt aux manifestations montres de la Place Tahir – le cœur battant de l’Egypte politique depuis toujours. Après trente ans de pouvoir sans partage, Hosni Moubarak, lâché par l’armée, doit céder. Il ne sera pas le dernier Pharaon d’Egypte, tellement la tradition politique de ce pays est imprégnée de culture militaire à tous les niveaux, jusqu’aux gestes quotidiens les plus anodins. Le raïs déchu terminera sa vie errant de tribunal en hôpital jusqu’à sa fin ultime survenue mardi dans un hôpital militaire de deuxième classe au Caire.</p>
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		<title>Egypte : Décès de l&#8217;ancien président Hosni Moubarak</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Cherif Benyounes]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 25 Feb 2020 11:43:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdel Fattah Sissi]]></category>
		<category><![CDATA[Anouar Sadate]]></category>
		<category><![CDATA[hosni moubarak]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Morsi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L&#8217;ancien président de l&#8217;Egypte, Mohammed Hosni Moubarak, est décédé aujourd&#8217;hui, 25 février 2020, à l&#8217;âge de 91 ans, suite à un long combat avec la maladie. Né le 4 mai 1928, Hosni Moubarak était vice-président de l&#8217;Egypte en 1981 au moment de l&#8217;assassinat du président de l&#8217;époque, Anouar Sadate, et il lui a succédé après...</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/02/hosni-moubarak-2.jpg" alt="" class="wp-image-283405"/></figure>



<p><strong><em>L&rsquo;ancien président de l&rsquo;Egypte, Mohammed Hosni Moubarak, est décédé aujourd&rsquo;hui, 25 février 2020, à l&rsquo;âge de 91 ans, suite à un long combat avec la maladie. </em></strong></p>



<span id="more-283393"></span>



<p>Né le 4 mai 1928, Hosni Moubarak était vice-président de l&rsquo;Egypte en 1981 au moment de l&rsquo;assassinat du président de l&rsquo;époque, Anouar Sadate, et il lui a succédé après la tenue d&rsquo;une élection. </p>



<p>A l&rsquo;instar de la plupart des chefs d&rsquo;Etats des pays du tiers-monde, il fut ensuite constamment réélu et se voit, logiquement, qualifié de dictateur. </p>



<p>Lors de la révolution égyptienne de 2011, il a été poussé à la démission après plus de 29 ans de gouvernance, et a par la suite été emprisonné et condamné à perpétuité, en juin 2012, pour «<em>meurtre et tentative de meurtre sur des manifestants, abus de pouvoir et de biens sociaux et atteinte aux intérêts de l&rsquo;État</em>».</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/02/hosni-moubarak.jpg" alt="" class="wp-image-283406" width="500"/><figcaption><em><center>Dernière apparition, sur une photo, de Hosni Moubarak (septembre 2018).</em></center></figcaption></figure></div>



<p>En&nbsp;mai 2015, il a été condamné à 3 ans de prison pour avoir détourné plus de 10 millions d&rsquo;euros de fonds publics alloués à l&rsquo;entretien des palais présidentiels.</p>



<p>Finalement, en mars 2017, il a été acquitté pour les accusations de meurtres de manifestants de 2011, profitant probablement du coup d&rsquo;Etat militaire de l&rsquo;actuel président égyptien, Abdel Fattah Sissi, en 2013, contre l&rsquo;islamiste Mohamed Morsi, seul président de l&rsquo;histoire égyptienne à avoir accédé au pouvoir grâce au processus démocratique. Et à la suite d&rsquo;une véritable élections pluraliste et transparente.</p>



<p> Hosni Moubarak a donc été libéré, la même année, après avoir terminé de purger sa peine de prison dans un hôpital militaire. </p>



<p class="has-text-align-right"><strong>C. B. Y.</strong></p>
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