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	<title>Archives des Houshang Golshiri - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Houshang Golshiri - Kapitalis</title>
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		<title>L’exil douloureux de la littérature persane</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 11 Apr 2025 06:00:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pourquoi l’écrivain iranien en exil chercherait-il à écrire dans une autre langue ? </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/11/lexil-douloureux-de-la-litterature-persane/">L’exil douloureux de la littérature persane</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Si l’on distingue la publication des œuvres littéraires iraniennes à l’étranger en deux catégories — la littérature persane et la littérature iranienne en d’autres langues — c’est la première qui a connu un destin tragique, surtout dans les premières années qui ont suivi la révolution iranienne. Cependant, grâce aux nouvelles générations d’Iraniens persanophones vivant à l’étranger et à des outils tels qu’Internet, cette situation est en train de se transformer. </em></strong><em>(De haut en bas et de gauche à droite&nbsp;:Kader Abdolah &#8211; Shahrouz Rashid &#8211; Reza Daneshvar &#8211; Mahmoud Dowlatabadi &#8211; Houshang Golshiri).</em></p>



<p><strong>Mostafa Khalaji</strong></p>



<span id="more-16149293"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/04/Mostafa-Khalaji.jpg" alt="" class="wp-image-16149558" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/04/Mostafa-Khalaji.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/04/Mostafa-Khalaji-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/04/Mostafa-Khalaji-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure></div>


<p>Le persan, langue officielle de l’Iran, est également une langue riche d’une longue histoire. Malgré les évolutions qu’elle a connues au cours des cent dernières années, les Iraniens continuent de comprendre sans difficulté les œuvres des poètes et écrivains qui ont vécu il y a mille ans.</p>



<p>En dehors de l’Iran, les Afghans et les Tadjiks parlent aussi le persan. Autrefois, ils partageaient tous un même espace culturel. Mais à la suite des délimitations politiques et géographiques entre l’Iran, le Tadjikistan et l’Afghanistan — et en particulier après la Révolution constitutionnelle persane — le lecteur iranien s’est principalement tourné vers les œuvres littéraires persanophones produites à l’intérieur des frontières actuelles de l’Iran.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Méfiance envers la littérature en exil</h2>



<p>De nos jours, à quelques exceptions près, les lecteurs iraniens, et même les écrivains iraniens, n’accordent que peu d’attention aux œuvres persanophones publiées à l’étranger par des Iraniens.</p>



<p>L’avis de Houshang Golshiri, écrivain célèbre qui vivait en Iran, à propos de la littérature persanophone en exil, est bien connu. Il avait déclaré que les récits persans publiés par les écrivains iraniens exilés n’avaient que peu de valeur littéraire et relevaient surtout de la <em>«catharsis émotionnelle»</em>.</p>



<p>Ou encore Mahmoud Dowlatabadi, considéré comme le plus grand écrivain iranien vivant, qui réside en Iran, n’a jamais accepté que son roman ‘‘<em>Le Colonel’’</em> soit publié en persan à l’étranger, malgré l’absence d’autorisation de publication en Iran.</p>



<p>Dowlatabadi a permis que les traductions de ce roman important de la littérature persane soient publiées dans d’autres langues à l’étranger, Il n’a jamais donné son accord pour la publication de ce livre dans sa version originale à l’étranger. La soif des lecteurs iraniens pour lire le texte original a poussé certains trafiquants de livres à le retraduire du français ou d’autres langues vers le persan et à le publier illégalement !</p>



<p>De tels cas illustrent la méfiance persistante qui règne en Iran à l’égard de la littérature persanophone produite en exil. Cette suspicion n’existe pas à l’encontre des œuvres d’Iraniens ou de personnes d’origine iranienne qui écrivent en langues étrangères (notamment européennes) à l’étranger.</p>



<p>Cette frange d’écrivains, dont la plupart ont pris la nationalité du pays qui les héberge, est de plus en plus reconnue et leurs œuvres de plus en plus lues. Cependant les écrivains iraniens en exil qui persistent à écrire dans leur langue maternelle demeurent isolés. Que ce soit en Iran ou dans la diaspora, leurs œuvres ne sont ni lues ni reconnues à leur juste valeur.</p>



<p>En refusant aux écrivains iraniens de l’étranger la possibilité d’être publiés en Iran, le gouvernement de la République islamique a érigé un mur tel que, près de quatre décennies après la Révolution, il est toujours difficile aux lecteurs iraniens d’accéder aux œuvres des auteurs en exil, malgré Internet et l’édition numérique. Là-dessus viennent se greffer les clichés en vigueur en Iran concernant la littérature iranienne en exil, entre autres, cette critique récurrente selon laquelle <em>«cette littérature ne produit pas des chefs d’œuvre»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La langue en exil</h2>



<p>La Révolution islamique de 1979 a déclenché une vague d’émigration, y compris chez les écrivains, dont la plupart ont connu de grandes difficultés dans les premières années ou étaient étroitement surveillés par le régime, soit en raison de leurs activités politiques, soit à cause de leurs œuvres. Leur sort, comme celui de milliers d’autres Iraniens, a été l’exil. Mais parmi ces écrivains, ceux qui étaient enseignants, journalistes, fonctionnaires ou professeurs d’université, ont dû en exil choisir d’autres métiers, généralement d’un niveau inférieur pour assurer leur subsistance.</p>



<p>Reza Daneshvar, auteur de romans et de pièces de théâtre qui émigra à Paris en 1982 où il vécu jusqu’à sa mort en 2015, a gagné sa vie pendant des années comme chauffeur de taxi tout en écrivant son œuvre qui compte parmi les plus importantes de la langue persane. Il a comparé la situation de nombreux Iraniens en exil à celle des Russes exilés après la Révolution de 1917&nbsp;: <em>«Dans les taxis parisiens, on trouve comme au temps des Russes blancs des princes, des comtes, des architectes, des ingénieurs exilés et moi-même j’ai suivi ce drôle de chemin.»</em></p>



<p>Il considérait avoir choisi ce métier parce qu’il n’était pas capable d’écrire parfaitement en français&nbsp;: <em>«Pour communiquer avec le monde, vous avez besoin de la langue ; lorsque vous ne maîtrisez pas une langue, votre monde se réduit aux quelques mots que vous connaissez et ceci affecte vos relations sociales et le choix de votre métier.»</em></p>



<p>Pourquoi l’écrivain iranien en exil cherchait-il à écrire dans une autre langue ? Peut-être que la principale raison de l’absence de véritable connexion entre lui et le lecteur persanophone en exil réside là.</p>



<p>Plus de cent écrivains iraniens ont été exilés après la révolution. Aujourd’hui, après 45 ans, leur nombre a considérablement augmenté. Cependant, en raison de la censure en Iran, des difficultés liées à l’édition à l’étranger et des coûts de distribution, ces écrivains ne parviennent pas à faire parvenir leurs œuvres facilement aux lecteurs persanophones en Iran et même dans d’autres régions du monde.</p>



<p>De plus, l’absence de librairies iraniennes dans la plupart des villes d’Europe et d’Amérique, et même dans les grandes métropoles où il n’y en a qu’une seule, empêche les lecteurs intéressés de trouver les livres qu’ils recherchent.</p>



<p>Il existe également un mur invisible entre l’écrivain iranien en exil et le lecteur persanophone en Iran.</p>



<p>Les lecteurs vivant en Iran estiment que les écrivains de l’exil ne peuvent pas ressentir les conditions de vie actuelle du pays et qu’ils ont perdu à l’étranger la maîtrise de leur langue maternelle. Par conséquent, ils n’éprouvent pas d’intérêt pour leurs écrits. Selon eux, tant que ces auteurs vivaient en Iran, ils pouvaient être de bons écrivains, mais du moment où ils sont partis loin de leur pays et de leur langue maternelle, ils ne sont plus à même de créer une littérature digne d’intérêt.</p>



<p>Shahrouz Rashid, poète iranien qui a fui l’Iran pour des raisons politiques après la Révolution et est décédé en 2019, conteste ce point de vue&nbsp;: <em>«La littérature de l’exil n’est absolument pas l’expression de ce qui ne peut pas être dit en Iran. Ce qui n’a pas été dit en Iran n’a pas été dit et ne le sera pas. En vérité, la littérature de l’exil n’exprime pas les non-dits de l’Iran, elle a, au contraire, une valeur propre.»</em>&nbsp;</p>



<p>Mais les quelques écrivains iraniens en exil qui ont appris la langue du pays où ils vivent suffisamment bien pour écrire dans cette langue ne sont plus confrontés à ces critiques. Non seulement ils ne sont pas l’objet de jugements acerbes de la part des critiques littéraires des pays hôtes, mais ils sont beaucoup mieux considérés par les lecteurs et les revues littéraires en Iran que les écrivains de l’exil qui continuent à écrire dans leur langue maternelle.</p>



<p>Kader Abdolah, écrivain et réfugié politique iranien qui vit aux Pays-Bas depuis des années, écrivait en persan durant ses premières années d’exil, mais a rapidement publié son premier roman en néerlandais. Tant qu’il écrivait en persan, il n’était pas un écrivain connu, mais dès qu’il a commencé à écrire dans une langue étrangère, il est devenu un écrivain à succès. Cet écrivain iranien a lui-même déclaré à propos des écrivains iraniens qui écrivent leurs œuvres en persan en exil qu’ils ont un <em>«sort tragique»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un destin en pleine évolution</h2>



<p>Dans ce contexte, les éditeurs iraniens à l’étranger ont intensifié leurs efforts ces dernières années pour faire connaître les œuvres des écrivains exilés aux lecteurs iraniens de l’étranger.</p>



<p>Par exemple, le <em>«Salon du livre de Téhéran non&nbsp;censuré»</em>, qui se tient chaque année en mai dans plusieurs villes d’Europe et des États-Unis en même temps que le Salon international du livre de Téhéran, concrétise ces efforts. L’objectif de ce salon est de permettre aux lecteurs persanophones de l’étranger d’accéder aux livres non censurés.</p>



<p>Les éditeurs participants à ce salon affirment que la continuité de cet événement, année après année, est un signe de son succès. Certains éditeurs persanophones en exil tentent également, par la création de nouvelles applications, de rendre leurs œuvres accessibles en Iran aux personnes intéressées.</p>



<p>Ces éditeurs disent que, malgré toutes les difficultés et obstacles, préserver la littérature persanophone à l’étranger est important pour la vitalité de la culture des Iraniens à l’étranger et pour réduire leurs crises identitaires.</p>
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		<title>Iran &#8211; Tunisie &#124; Un échange littéraire inattendu</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/31/iran-tunisie-un-echange-litteraire-inattendu/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 31 Mar 2025 06:21:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Reza Amiri]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un dialogue littéraire et culturel s’est spontanément établi entre l’Iran et la Tunisie. </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Sans qu’aucune concertation préalable n’ait eu lieu, un dialogue littéraire et culturel s’est spontanément établi entre l’Iran et la Tunisie et un intérêt réciproque est en train de s’installer aussi bien à Tunis qu’à Téhéran.</em></strong></p>



<p><strong>Mostafa Khalaji</strong></p>



<span id="more-16054000"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Mostafa-Khalaji.jpg" alt="" class="wp-image-16054020" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Mostafa-Khalaji.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Mostafa-Khalaji-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/03/Mostafa-Khalaji-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure></div>


<p>Juillet 2024. Je me promenais dans les rues du centre-ville de Tunis, une ville qui me rappelle beaucoup mon pays natal. Je suis entré dans l’une des petites librairies conviviales pour chercher des romans récemment publiés par des écrivains tunisiens francophones.</p>



<p>En explorant les rayons, j’ai été à la fois surpris et ravi de découvrir deux livres : la traduction en arabe de <em>Le Prince Ehtejab</em> de Houshang Golshiri et une biographie de Forough Farrokhzad écrite par Farzaneh Milani.</p>



<p>Golshiri est l’un des écrivains les plus modernes de la littérature contemporaine iranienne, et Farrokhzad est aussi la plus grande poétesse de langue persane. Ma joie venait du fait que ces deux livres sont d&rsquo;excellents choix pour permettre au lecteur tunisien de découvrir une part importante de la riche littérature iranienne contemporaine.</p>



<p><em>Le Prince Ehtedjab</em> est le roman le plus important de Golshiri, écrit dans un style de flux de conscience et offrant une critique de l’histoire contemporaine de l’Iran.</p>



<p>Forough Farrokhzad, quant à elle, a introduit des thèmes modernes dans la poésie féminine iranienne et a abordé la féminité d’une manière nouvelle, brisant ainsi les frontières préexistantes sur ce sujet :</p>



<p class="has-text-align-left"><em>J’ai péché, péché dans le plaisir,<br>Dans des bras chauds et enflammés.<br>J’ai péché, péché dans des bras de fer,<br>Dans des bras brûlants et rancuniers.<br>&#8230;<br>J’ai péché, péché dans le plaisir,<br>Près d’un corps tremblant et évanoui.<br>Seigneur ! Je ne sais ce que j’ai fait<br>Dans ce lieu calme, sombre et muet…</em></p>



<p class="has-text-align-center">(<em>Traduit par Nazli et Jalal Alavinia</em>)</p>



<p>Mais ma surprise venait du fait que je ne m’attendais pas à trouver de tels livres dans les rayons d’une librairie tunisienne. Car quatorze ans auparavant, avant la révolution tunisienne, lorsque j’avais vécu plusieurs mois dans ce pays, je n’avais pas vu de tels ouvrages de littérature iranienne dans les librairies de Tunis.</p>



<p>À cette époque, j’avais senti que les lecteurs tunisiens n’étaient pas très familiers avec la littérature contemporaine iranienne, mais cette méconnaissance était réciproque. En Iran, où j&rsquo;avais grandi et exercé mon métier de journaliste, la littérature tunisienne n’était pratiquement jamais abordée dans les médias et les cercles littéraires.</p>



<p>En 2007, lors de mon entretien avec Reza Amiri à Téhéran, un traducteur éminent de la littérature arabe en persan, il avait affirmé que les Iraniens n’avaient pas une véritable connaissance de la littérature arabe moderne.</p>



<p>Ce traducteur, qui avait notamment traduit les œuvres de Naguib Mahfouz, m’avait dit : <em>«En réalité, on peut dire que nous ne connaissons ni le roman arabe des 30 dernières années, ni la poésie arabe récente. La raison de cette méconnaissance est le manque d’intérêt des lecteurs et des éditeurs iraniens pour la littérature arabe.»</em> Il avait ajouté : <em>«Nous ne devons pas seulement blâmer les traducteurs. La littérature contemporaine repose sur le dialogue, et nous n’avons aucun dialogue créatif avec la littérature arabe.»</em></p>



<p>Cette faible connaissance mutuelle était d’autant plus surprenante que, par le passé, Iraniens et Arabes se connaissaient très bien. Historiquement et culturellement, ils partageaient de nombreux points communs. Il suffit de lire les poèmes des grands maîtres de la littérature persane, comme Saadi et Hafez, pour constater leur parfaite maîtrise de la littérature arabe. Ou encore, de lire les œuvres d’Ibn Khaldoun, le grand penseur tunisien, pour comprendre à quel point il était familier de la culture iranienne.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le tournant culturel de la révolution du jasmin</h2>



<p>La révolution tunisienne de 2011 a contribué à faire connaître davantage ce pays dans le monde, y compris en Iran.</p>



<p>Beaucoup ont alors découvert que la Tunisie n’était pas seulement une destination touristique en Afrique du Nord, comme les agences de voyages dans les rues de Téhéran en faisaient la publicité, mais aussi un pays pionnier dans de nombreux domaines, aussi bien dans le monde arabe que dans le monde islamique.</p>



<p>Le choix d&rsquo;un poème d&rsquo;Abou El Kacem Chebbi, le célèbre poète tunisien, comme slogan lors des manifestations de la révolution a mis en évidence la richesse de la culture et de la littérature tunisienne&nbsp;:</p>



<p class="has-text-align-left"><em>Lorsqu&rsquo;un jour le peuple veut vivre,<br>force est pour le destin de répondre,<br>Force est pour les ténèbres de se dissiper,<br>force est pour les chaînes de se briser.</em></p>



<p>Chebbi était un fervent défenseur de la liberté et de la volonté humaine. Son humanisme, intimement lié à son engagement social et politique, résonne avec le lecteur iranien, car on retrouve des thèmes similaires dans la poésie persane contemporaine.</p>



<p>Par exemple, Ahmad Shamlou, l’un des poètes les plus importants de la langue persane, a décrit dans ses poèmes un être humain combatif, contestataire et épris de liberté.</p>



<p>D’une manière générale, depuis l’époque de la Révolution constitutionnelle persane jusqu’à nos jours, l’humanisme s’est manifesté sous différentes formes dans l’art et la littérature persane. C’est pourquoi le célèbre poème de Chebbi est particulièrement apprécié par les Iraniens.</p>



<p>Au cours des années ayant suivi la révolution tunisienne, les traducteurs iraniens, notamment ceux spécialisés en littérature arabe, ont montré un intérêt grandissant pour la traduction d’œuvres littéraires tunisiennes vers le persan.</p>



<p>Le roman <em>L’Italien</em> de Chokri Mabkhout, des poèmes de Fathi Sassi, ainsi que des nouvelles de Nizar Chakroun et Fatma Ben Mahmoud, font partie des œuvres tunisiennes qui ont récemment été traduites et publiées en Iran.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un dialogue littéraire</h2>



<p><em>L&rsquo;Italien</em> est un roman fascinant et profond qui explore avec acuité les dimensions sociales, politiques et culturelles de la société tunisienne. À travers une langue expressive et un style évocateur, Mabkhout dépeint avec justesse l’ambiance de la Tunisie des années 1990. En mettant en lumière les contradictions et les défis de cette société, il entraîne le lecteur dans son univers littéraire, tout comme le fait Golshiri. Ce dernier, dans son roman <em>Le Prince Ehtejab</em>, offre également au lecteur tunisien une fenêtre sur la société iranienne contemporaine.</p>



<p>En réalité, sans qu’aucune concertation préalable n’ait eu lieu, un dialogue littéraire et culturel s’est spontanément établi entre les deux pays, concrétisant ainsi le souhait exprimé il y a plusieurs années par Reza Amari lors d’un échange avec moi.</p>



<p>Mais dans la préface de son livre destiné aux lecteurs iraniens, Fatma Ben Mahmoud a exprimé sa <em>«surprise»</em> de voir une partie de ses écrits traduite en persan. Elle a également mentionné que sa perception de l’Iran s’était principalement construite à travers le cinéma iranien et a reconnu, de manière implicite, sa méconnaissance de la littérature persane contemporaine.</p>



<p>Ces réflexions illustrent que, malgré les avancées notables, le chemin reste encore long pour renforcer véritablement les échanges littéraires entre les deux pays.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/31/iran-tunisie-un-echange-litteraire-inattendu/">Iran &#8211; Tunisie | Un échange littéraire inattendu</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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