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	<title>Archives des IACE - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des IACE - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>IACE &#124; La réforme des mathématiques est une priorité de l’économie tunisienne  </title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 11 Sep 2026 11:20:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[capital scientifique]]></category>
		<category><![CDATA[compétences]]></category>
		<category><![CDATA[compétitivité]]></category>
		<category><![CDATA[IACE]]></category>
		<category><![CDATA[mathématiques]]></category>
		<category><![CDATA[PISA]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pour l'IACE, la réforme des mathématiques doit devenir une priorité économique nationale en Tunisie pour booster la croissance. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/11/iace-la-reforme-des-mathematiques-est-une-priorite-de-leconomie-tunisienne/">IACE | La réforme des mathématiques est une priorité de l’économie tunisienne  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’Institut arabe des chefs d’entreprise (IACE) a publié, jeudi 10 septembre 2026, une note stratégique intitulée «Le capital scientifique, un levier de croissance&nbsp;» et en sous-titre&nbsp;: «Pourquoi la réforme des mathématiques doit devenir une priorité économique nationale». Première d’une série de trois publications de l’IACE consacrées aux mathématiques, cette note analyse le rôle du capital scientifique dans la capacité de la Tunisie à innover, à créer de la valeur et à renforcer sa compétitivité. Elle met en lumière les conditions nécessaires pour faire du capital scientifique un levier de croissance et de souveraineté économique.</em></strong></p>



<span id="more-19617506"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Le recul des performances en mathématiques ne concerne pas uniquement la Tunisie. Les résultats de Pisa 2025 montrent une baisse de 22 points des scores en mathématiques dans les pays de l’OCDE entre 2015 et 2025, soit plus d’une année d’apprentissage, constate d’emblée l’étude.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les mathématiques sont généralement abordées comme une question relevant du système éducatif. Selon la note, qui propose un changement de perspective, les mathématiques constituent également un enjeu de politique économique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une économie fondée sur la connaissance, les compétences scientifiques conditionnent la capacité d&rsquo;un pays à former les talents, à soutenir l&rsquo;innovation, à améliorer sa productivité et à renforcer sa compétitivité. Leur développement relève ainsi d&rsquo;un investissement stratégique dans le capital humain. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un affaiblissement global des compétences scientifiques</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’analyse de l’IACE montre que la Tunisie est confrontée à une érosion progressive de son capital scientifique. Cette évolution ne résulte pas uniquement des performances scolaires, mais d’un affaiblissement plus global de la capacité du système à produire, renouveler et valoriser les compétences scientifiques nécessaires aux transformations économiques futures.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Or, ces compétences ne font pas encore l’objet d’un pilotage stratégique comparable aux autres déterminants de la croissance. L’absence d’indicateurs réguliers et d’un cadre de suivi dans la durée limite la capacité des décideurs à anticiper les fragilités et à orienter les politiques publiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette situation engendre un coût économique largement sous-estimé. Les insuffisances dans les apprentissages scientifiques affectent progressivement le potentiel d’innovation, de productivité et de création de valeur de l’économie nationale, tout en réduisant la capacité de la Tunisie à répondre aux besoins croissants en compétences technologiques et industrielles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le développement du capital scientifique exige ainsi une approche de long terme, dépassant les cycles politiques et budgétaires. Il suppose une vision stratégique, des indicateurs de suivi et une gouvernance capable d’assurer la continuité des choix publics. Au regard de ces constats, trois orientations apparaissent prioritaires :</p>



<p class="wp-block-paragraph">• Mettre en place un système national de suivi des compétences scientifiques ;</p>



<p class="wp-block-paragraph">• Définir une trajectoire nationale de développement du capital scientifique ;</p>



<p class="wp-block-paragraph">• Renforcer la gouvernance interministérielle de cette politique.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="kXX5qPWwdA"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/19/quel-avenir-pour-les-mathematiques-en-tunisie/">Quel avenir pour les mathématiques en Tunisie ?</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Quel avenir pour les mathématiques en Tunisie ? » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/19/quel-avenir-pour-les-mathematiques-en-tunisie/embed/#?secret=UKLbWcwehp#?secret=kXX5qPWwdA" data-secret="kXX5qPWwdA" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Renforcer la qualité des compétences mobilisées par l’économie</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de la seule question des mathématiques, la note de l’IACE invite à reconnaître le capital scientifique comme une infrastructure immatérielle essentielle de la compétitivité nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ses messages clés sont les suivants&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">• Les compétences mathématiques constituent un levier stratégique de compétitivité nationale : dans une économie fondée sur la connaissance, elles conditionnent la capacité à former les talents, soutenir l’innovation et renforcer durablement la productivité&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">• La Tunisie connaît une érosion progressive de son capital scientifique : Cette évolution fragilise la capacité du pays à produire les compétences nécessaires aux transformations économiques futures&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">• Le capital scientifique doit devenir un objet de pilotage stratégique : son développement exige des indicateurs réguliers, une vision de long terme et une gouvernance capable d’assurer la continuité des politiques publiques&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">• Transformer le capital éducatif en capacité productive constitue l’enjeu central : l’objectif n’est plus seulement d’accroître le nombre de diplômés, mais de renforcer la qualité des compétences mobilisées par l’économie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les analyses présentées dans cette note montrent que la capacité d’un pays à développer son capital scientifique constitue désormais un facteur déterminant de sa compétitivité économique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le défi tunisien ne réside pas uniquement dans le niveau des ressources consacrées à l’éducation. Il concerne surtout la capacité à transformer cet investissement en compétences capables de soutenir l’innovation, la productivité et la création de valeur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une économie fondée sur la connaissance, la qualité des apprentissages et la maîtrise des compétences scientifiques fondamentales deviennent des conditions essentielles du développement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le capital scientifique doit ainsi être considéré comme une infrastructure immatérielle stratégique. Comme toute infrastructure essentielle, il nécessite une vision de long terme, des mécanismes de suivi et une gouvernance capable d’assurer la continuité des choix publics.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour la Tunisie, l’enjeu n’est donc plus seulement de renforcer l’enseignement des mathématiques. Il est de reconnaître que les compétences scientifiques fondamentales constituent un investissement dans la capacité productive future du pays. Cette reconnaissance constitue une première étape. Elle doit désormais être accompagnée d’une réflexion sur les conditions permettant de préserver et de renouveler durablement ce capital scientifique, en particulier à travers la capacité du système national à former les compétences nécessaires aux générations futures.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://iace.tn/images/documents/1789053589142-le-capital-scientifique.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lire la note dans son intégralité.</a></p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="loJAG6yArE"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/24/lenseignement-des-maths-en-tunisie-a-lere-de-lia/">L’enseignement des maths en Tunisie à l’ère de l’IA</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’enseignement des maths en Tunisie à l’ère de l’IA » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/24/lenseignement-des-maths-en-tunisie-a-lere-de-lia/embed/#?secret=qWj2dCf4HA#?secret=loJAG6yArE" data-secret="loJAG6yArE" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/11/iace-la-reforme-des-mathematiques-est-une-priorite-de-leconomie-tunisienne/">IACE | La réforme des mathématiques est une priorité de l’économie tunisienne  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>L’IACE plaide pour le développement du tourisme non conventionnel en Tunisie  </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/06/liace-plaide-pour-le-developpement-du-tourisme-non-conventionnel-en-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 06 Sep 2026 11:41:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[gites ruraux]]></category>
		<category><![CDATA[haut de gamme]]></category>
		<category><![CDATA[IACE]]></category>
		<category><![CDATA[maisons d’hôtes]]></category>
		<category><![CDATA[santé & bien-être]]></category>
		<category><![CDATA[tourisme non conventionnel]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Etude sur les opportunités, défis et leviers d’action pour faire émerger un tourisme tunisien plus diversifié, compétitif et durable en Tunisie.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/06/liace-plaide-pour-le-developpement-du-tourisme-non-conventionnel-en-tunisie/">L’IACE plaide pour le développement du tourisme non conventionnel en Tunisie  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’Institut arabe des chefs d’entreprise (IACE) vient de publier sur son site web <a href="https://iace.tn/images/documents/1788443543077-a-valuation-economique-et-perspectives.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">une étude</a> intitulée «Évaluation économique &amp; perspectives du tourisme non conventionnel en Tunisie» qui présente</em></strong> <strong><em>les opportunités, les défis et les leviers d’action pour faire émerger un tourisme tunisien plus diversifié, compétitif et durable.</em></strong></p>



<span id="more-19583902"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Le tourisme tunisien se trouve à un tournant. Après une décennie marquée par des crises successives et une reprise progressive, le secteur affiche de nouveau des performances solides : 7,5 milliards de dinars de recettes en 2024 et près de 8,2 milliards attendus en 2025, soit une progression d’environ 9%.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces résultats confirment la capacité de résilience d’une filière stratégique pour l’économie nationale. Mais derrière cette embellie, le constat est clair : la Tunisie reste prisonnière d’un modèle centré sur le balnéaire, dépendant d’une forte saisonnalité et de quelques marchés européens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Or, le monde du tourisme change. Les voyageurs recherchent désormais plus d’authenticité, de bien-être, d’expériences personnalisées et responsables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si la Tunisie veut rester compétitive dans l’espace méditerranéen face à l’Espagne, la Turquie ou le Maroc, elle doit accélérer sa diversification.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est tout le sens de cette étude, première du genre en Tunisie à chiffrer le potentiel de cinq segments encore sous-exploités : tourisme senior, santé &amp; bien-être, maisons d’hôtes et tourisme rural, haut de gamme, et locatif/plateformes. Les projections montrent qu’à l’horizon 2030, ces niches pourraient générer près de 2,7 milliards de dinars de recettes, soit près de 30% du total du secteur, et plus de 21500 emplois nouveaux. Autrement dit, la diversification n’est pas un supplément au modèle actuel : elle est la clé de son avenir.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><a href="https://iace.tn/images/documents/1788443543077-a-valuation-economique-et-perspectives.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lire l’étude intégrale.</a></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/06/liace-plaide-pour-le-developpement-du-tourisme-non-conventionnel-en-tunisie/">L’IACE plaide pour le développement du tourisme non conventionnel en Tunisie  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>L’aversion accrue au risque des banques privées tunisiennes</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/14/laversion-accrue-au-risque-des-banques-privees-tunisiennes/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 14 Jun 2026 07:40:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[banques]]></category>
		<category><![CDATA[croissance]]></category>
		<category><![CDATA[financement]]></category>
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		<category><![CDATA[secteur privé]]></category>
		<category><![CDATA[trésor public]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Analyse des mécanismes qui freinent le financement des PME en Tunisie et ses impacts macroéconomiques sur la croissance et l’inflation. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/14/laversion-accrue-au-risque-des-banques-privees-tunisiennes/">L’aversion accrue au risque des banques privées tunisiennes</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dans cet article publié sur son blog, intitulé <a href="https://iace.tn/wp-content/uploads/2026/06/liquidite-banques-privees-financer-economie.pdf">«Capitaliser sur la liquidité des banques privées pour financer l’économie»</a>, l’Institut arabe des chefs d’entreprise (IACE) propose une analyse approfondie des mécanismes qui freinent le financement des PME, décrypte les impacts macroéconomiques sur la croissance et l’inflation, et explore les pistes pour faire de la gestion des risques un véritable levier de relance.</em></strong></p>



<span id="more-18936641"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Le rôle fondamental du système bancaire est de faire de l’intermédiation financière pour soutenir l’investissement productif et la création d’emplois. Pourtant, en Tunisie, un décalage marquant s’installe : alors que les banques publiques maintiennent un fort niveau d’engagement auprès des structures étatiques, les banques privées affichent un ratio crédits/dépôts particulièrement faible (67,4% à fin juin 2025), et ce, malgré un excellent niveau de liquidité réglementaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourquoi nos banques privées ne capitalisent-elles pas sur cet excès de liquidité pour financer le secteur privé ? Entre le poids des financements directs accordés au Trésor public, une aversion accrue au risque face à la conjoncture et le maintien de marges d&rsquo;intermédiation élevées, les facteurs de ce blocage de l’offre sont multiples.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans son article, l’IACE propose une analyse approfondie des mécanismes qui grippent le financement des PME, décrypte les impacts macroéconomiques sur la croissance et l&rsquo;inflation, et explore les pistes pour faire de la gestion des risques un véritable levier de relance.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le Trésor public accapare les liquidités bancaires</h2>



<ul class="wp-block-list"></ul>



<p class="wp-block-paragraph">Les banques ont essentiellement pour rôle de faire de l’intermédiation financière entre agents à excédent d’épargne et agents à déficit, en utilisant l’épargne des premiers, généralement sous forme de dépôts à court et moyen terme, pour financer les besoins d’investissement des entreprises. Un excès d’intermédiation veut dire un risque élevé pour les banques en cas de panique et de retraits massifs de déposants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’opposé, une sous-intermédiation signifie un manque de financement qui risque de freiner la croissance de l’économie et la création d’emplois.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En Tunisie, à première vue, le système bancaire paraît bien diversifié, comptant 23 banques résidentes, y compris d’importantes banques publiques (la STB, BH Bank, BNA, la BTS spécialisée dans les microcrédits, et la Banque de financement des PME), en plus de 13 banques privées et mixtes, et 3 banques islamiques. Mais leur encours de crédit au secteur privé laisse à désirer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En effet, le crédit aux entreprises privées dans le secteur de l’industrie n’a augmenté que de 0,1% en 2023 avant de tourner en négatif (-0,3%) en 2024, alors que pour les services, le taux d’augmentation a été respectivement de 2,7% et 2,6 %.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Rapport de supervision bancaire 2024, publié par la BCT, explique ce phénomène par<em> «un ralentissement continu de la demande de financement en rapport avec la persistance de la conjoncture économique difficile et ses répercussions sur les entreprises»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, la faiblesse de la demande de crédits n’explique pas tout, ce qui nécessite une analyse du côté de l’offre du système bancaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les ressources des banques proviennent essentiellement des dépôts. Sur ce plan, le taux de transformation crédits/dépôts a connu une tendance à la baisse, de 120% avant la pandémie en 2019 (ce qui correspond au maximum réglementaire permis par la BCT), pour atteindre 101,4% en 2023, et la baisse a continué durant la période 2024-2025 selon les données du Bulletin des statistiques financières de la BCT (octobre 2025). Toutefois, ce ratio reste élevé en Tunisie à 96,2% en août 2025, grâce à la dominance des banques publiques, alors que dans des pays où le secteur bancaire appartient essentiellement au privé, comme la France et le Maroc, ce taux est de 91,4% et 89,2%, respectivement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ceci nous conduit au cœur du problème tunisien : les banques publiques continuent à prêter aux entreprises et offices étatiques, ce qui explique un ratio crédit/dépôts pour les trois principales banques publiques de l’ordre de 101,7 % à la fin de décembre 2023 et 97,3 % fin juin 2025.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’opposé, il en va de même pour les trois principales banques privées où le ratio a été nettement plus faible, baissant de 69,4% à 67,4%, durant la même période.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce niveau alarmant pose la question : pourquoi le ratio de transformation est-il trop faible chez nos banques privées, surtout que la liquidité est suffisante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En fait, l’indicateur de taux de couverture de liquidité (Liquidity Coverage Ratio-LCR), défini comme étant le ratio du stock d’actifs liquides de haute qualité sur les sorties nettes de trésorerie sur un horizon de 30 jours dans une situation de tension (la valeur estimée des retraits massifs des clients de la banque + les engagements de financement que la banque doit honorer &#8211; les entrées de fonds attendues), doit dépasser 100 % selon les accords de Bâle III, suite à la crise financière de 2008.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En Tunisie, ce minimum réglementaire est largement dépassé, atteignant 138,3% à fin 2025 pour les trois principales banques privées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par conséquent, on peut affirmer avec certitude que nos banques privées ne capitalisent pas sur l’excès de liquidité disponible pour offrir plus de crédit aux entreprises privées.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Retrait des banques du financement de l’économie productive</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La première explication de cette énigme est la loi n° 10-2024 du 7 février 2024, qui a demandé à la BCT d’accorder des facilités au profit du Trésor public pour un montant de 7 milliards de dinars, une demande qui a été renouvelée avec la loi de finances 2025 et le projet de loi de finances pour 2026,qui a autorisé la BCT à accorder au Trésor public des facilités de financement d’un montant record de 11 milliards de dinars, à zéro intérêt, avec 3 ans de période de grâce et une durée de remboursement de 15 ans. Il est clair que de tels montants limitent la capacité de la BCT d’accorder autant de financement aux banques qu’auparavant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La deuxième explication réside dans l’aversion accrue au risque des banques privées dans un contexte économique marqué par une croissance faible, une incertitude élevée et un volume important de créances douteuses.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à des procédures de recouvrement longues et coûteuses, les banques adoptent une politique de crédit plus restrictive, privilégient les garanties réelles (hypothèques, cautions personnelles) et limitent leur exposition aux PME, perçues comme plus risquées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La troisième explication tient au maintien de marges d’intermédiation élevées. Les banques peuvent soit orienter leurs ressources vers le financement de l’État à travers la souscription aux Bons du Trésor, soit conserver une marge bancaire de l’ordre de 4 % ou plus. Cela se traduit par des taux d’intérêt du crédit aux PME avoisinant 11 %, alors que le TMM est autour de 7 %, ce qui renchérit le coût du financement pour le secteur privé et freine l’investissement productif. Ces contraintes sur l’offre de crédit ne sont pas sans conséquences sur la dynamique macroéconomique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La croissance économique reste par ailleurs faible, de l’ordre de 2,5% en 2025, même si elle a connu une augmentation par rapport à 1,4% en 2024.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les prix, toutefois, l’impact reste ambigu. D’un côté, le manque de crédit et, par conséquent, le renchérissement de son coût, poussent les entreprises à augmenter les prix. Mais d’un autre côté, la baisse de la demande globale limite une telle tendance, surtout que l’économie tunisienne s’est trouvée ces dernières années dans un contexte de taux d’intérêt élevés, dus à la politique monétaire restrictive de la Banque centrale. Ce qui explique le ralentissement du taux d’inflation de 9,3% en 2023 à 7,0% en 2024, et à 5,3% en 2025.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Banque centrale doit encourager les banques privées à renforcer leurs capacités de gestion du risque, tout en veillant à ce que cette prudence ne se traduise pas par un retrait du financement de l’économie productive.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’objectif est de promouvoir une approche équilibrée, où une meilleure évaluation et gestion des risques permettrait justement de faciliter l’accès au crédit pour les entreprises opérant dans les secteurs porteurs, plutôt que de le restreindre. En ce sens, l’enjeu n’est pas d’opposer gestion du risque et financement de l’économie, mais de faire de la première un levier pour soutenir le second.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/14/laversion-accrue-au-risque-des-banques-privees-tunisiennes/">L’aversion accrue au risque des banques privées tunisiennes</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>IACE &#124; Impacts économiques des pluies torrentielles en Tunisie  </title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 07 Jun 2026 09:35:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Agriculture]]></category>
		<category><![CDATA[aménagement du territoire]]></category>
		<category><![CDATA[IACE]]></category>
		<category><![CDATA[pluies torrentielles]]></category>
		<category><![CDATA[pluviométrie extrême]]></category>
		<category><![CDATA[sécheresse]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Impact économique des événements pluviométriques extrêmes de janvier 2026 : Analyse des dommages et des conséquences économiques.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/07/iace-impacts-economiques-des-pluies-torrentielles-en-tunisie/">IACE | Impacts économiques des pluies torrentielles en Tunisie  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’Institut arabe des chefs d’entreprise (IACE), think Tank basé à Tunis, vient de publier une <a href="https://iace.tn/wp-content/uploads/2026/06/inondations-janvier-2026.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">étude</a> intitulée «Impact économique des événements pluviométriques extrêmes de janvier 2026 : Analyse des dommages et des conséquences économiques». Les auteurs y analysent les répercussions majeures de ces pluies exceptionnelles, ayant suivi un cycle de plusieurs années de sécheresse critique, sur les infrastructures, les activités économiques, l’agriculture et les ressources hydriques, tout en mettant en lumière les enjeux de résilience face aux événements climatiques extrêmes. Extraits…</em></strong></p>



<span id="more-18882130"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Face aux bouleversements climatiques qui redessinent progressivement les équilibres naturels à l’échelle mondiale, certains territoires se trouvent en première ligne. La Tunisie est l’un d&rsquo;eux. Coincée entre la mer Méditerranée et les étendues sahariennes, elle incarne à elle seule la complexité d’une transition climatique en cours : des hivers de plus en plus imprévisibles, des étés qui s’allongent et s’intensifient, et une ressource en eau toujours plus précieuse dans un pays qui en manque cruellement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce pays où le ciel peut rester désespérément vide pendant de longs mois, la pluie, lorsqu’elle arrive, ne vient pas toujours en amie. Les épisodes de précipitations extrêmes, mais d’une violence parfois soudaine, mettent à nu les fragilités d’un territoire en pleine mutation : des villes qui s’étendent sans toujours anticiper les risques, des infrastructures mises à rude épreuve, des populations prises de court.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces moments de crise ne sont pas de simples accidents météorologiques ; ils sont le révélateur d’enjeux bien plus profonds, à la croisée du climat, de l’aménagement du territoire et de la résilience des sociétés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, l’histoire tunisienne garde en mémoire plusieurs épisodes pluviométriques dévastateurs. Les inondations du Sahel en 1969 restent parmi les plus marquantes. Plus récemment, en septembre 2018, les crues de Nabeul ont rappelé avec brutalité la vulnérabilité des villes côtières face aux pluies torrentielles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces événements ne sont pas isolés : les régions du Nord-Est, où la topographie accidentée et une urbanisation galopante se conjuguent, sont régulièrement touchées par des épisodes similaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est pour mieux comprendre ces enjeux que s’impose aujourd’hui une lecture attentive du contexte climatique tunisien, de ses caractéristiques historiques à ses évolutions récentes, des dynamiques méditerranéennes qui le façonnent aux vulnérabilités structurelles qu&rsquo;il expose.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Agir de manière globale et coordonnée</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les inondations de janvier 2026 ont montré à quel point certains territoires restent exposés face à des épisodes climatiques extrêmes, dont l’intensité et la fréquence tendent à augmenter.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà des dégâts visibles, notamment sur les infrastructures comme les routes à Soliman, cet événement met en lumière la nécessité d’agir de manière globale et coordonnée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il apparaît essentiel de renforcer les infrastructures hydrauliques, en assurant un entretien régulier des oueds et des réseaux d’assainissement, tout en modernisant les ouvrages existants comme les barrages et les bassins de rétention.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parallèlement, une réflexion sur l’aménagement du territoire s’impose, avec le développement de systèmes de drainage plus performants et l’intégration de solutions naturelles capables de favoriser l’infiltration et de limiter le ruissellement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan économique, la résilience doit également être renforcée. Le secteur agricole, particulièrement exposé, peut tirer parti de ces épisodes à condition d’être mieux accompagné, à travers des systèmes d’irrigation adaptés, des mécanismes d’assurance climatique et une meilleure valorisation des conditions favorables pour optimiser les campagnes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les PME et les infrastructures stratégiques doivent aussi bénéficier de dispositifs de soutien et de normes mieux adaptées aux risques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, ces événements, bien que destructeurs, constituent aussi un signal fort pour accélérer la transition vers des modèles plus résilients, capables de mieux anticiper, absorber et gérer les chocs climatiques à venir.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://iace.tn/wp-content/uploads/2026/06/inondations-janvier-2026.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lire l’intégralité de l’étude</a>.</p>
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		<title>Agriculture &#124; Un système de distribution à réformer en profondeur </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/13/agriculture-un-systeme-de-distribution-a-reformer-en-profondeur/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 May 2026 07:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Agriculture]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmed Ben Kheder]]></category>
		<category><![CDATA[Amine Ayed]]></category>
		<category><![CDATA[distribution]]></category>
		<category><![CDATA[IACE]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Hédi Inoubli]]></category>
		<category><![CDATA[Sotumag]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisia Economic Forum]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La chaîne qui relie le champ tunisien à la table du consommateur est grippée. Des experts présentent des pistes de transformation. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/13/agriculture-un-systeme-de-distribution-a-reformer-en-profondeur/">Agriculture | Un système de distribution à réformer en profondeur </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un verdict sans détour : la chaîne qui relie le champ tunisien à la table du consommateur est grippée. Trop d’intermédiaires, trop peu de régulation, des textes juridiques dépassés et des infrastructures à bout de souffle. Trois experts ont présenté, des pistes de transformation concrètes et chiffrées.&nbsp;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Latif Belhedi</strong></p>



<span id="more-18765712"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a quelque chose de paradoxal dans la situation que traverse l’agriculture tunisienne. Le travail est là. La production aussi. Et pourtant, aux deux extrémités de la chaîne, le compte n’y est pas : celui qui cultive peine à en tirer un revenu décent, celui qui achète supporte des prix qui ne reflètent pas la réalité du coût de production. Ce paradoxe, c’est la question centrale qu’a posée Amine Ayed, président de l’IACE, en ouvrant la dixième édition du Tunisia Economic Forum mardi 12 mai 2026, au siège du think tank à Tunis. Un forum qui, depuis une décennie, s’est construit sur le postulat qu’aucune amélioration n’est possible sans l’examen lucide et collectif des défaillances propres à chaque secteur.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Amine Ayed a tenu à replacer d’emblée le sujet dans sa juste dimension. La modernisation des filières de commercialisation agricole n’est pas une question de logistique ou d’organisation administrative. C’est un enjeu de souveraineté économique. La manière dont une économie fait circuler ce qu’elle produit détermine autant sa richesse finale que sa capacité à la générer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Or, entre le producteur et l’acheteur final, le système tunisien laisse filer de la valeur à chaque étape : trop d’intermédiaires s’y sont incrustés, le secteur informel y a pris ses aises, la logistique y reste défaillante et les tensions spéculatives y sont récurrentes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une approche morcelée</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce n’est pas un dysfonctionnement sectoriel isolé. C’est un défaut systémique qui érode l’efficacité globale de l’économie, affaiblit sa transparence et mine la confiance de ses acteurs.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le président de l’IACE a aussi pointé un travers méthodologique persistant. Les réponses apportées jusqu’ici à ces problèmes ont été parcellaires : les marchés de gros traités séparément des enjeux logistiques, les questions de prix dissociées de celles du commerce informel, les infrastructures pensées hors de tout cadre de gouvernance cohérent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’étude présentée lors de ce forum rompt avec cette approche morcelée. Elle propose une lecture d’ensemble, articulée autour de plusieurs scénarios de transformation possibles, avec pour question centrale : comment moderniser ces circuits sans fragiliser les équilibres économiques et sociaux existants ? Car la réforme, a insisté Amine Ayed, est aussi politique que technique. Elle heurte des intérêts en place, bouscule des habitudes ancrées et interroge des rapports de force territoriaux. Elle réclame non seulement des idées, mais de la cohérence dans leur mise en œuvre, une vision à long terme et la volonté effective de les exécuter.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Trop de marchés, trop peu de contrôle&nbsp;</h2>



<p class="wp-block-paragraph">C’est Mohamed Hédi Inoubli, à la tête de l’Unité de gestion par objectifs pour la mise à niveau des circuits de distribution des produits agricoles et de la pêche au ministère du Commerce, qui a pris le relais pour cartographier les pathologies du système. Son premier constat est géographique autant qu’institutionnel : la Tunisie compte sept fois plus de marchés que ses voisins algérien et marocain. Cette prolifération, loin d’être un signe de vitalité commerciale, génère une fragmentation qui rend tout contrôle efficace quasi impossible. Elle s’accompagne d’un phénomène de glissement généralisé : les opérateurs débordent de leurs périmètres réglementaires, les rôles se brouillent, et les pratiques monopolistiques ou spéculatives s’y développent en toute impunité.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La complexité du secteur tient aussi à sa nature intrinsèque. La production agricole est, par définition, variable : d’une saison à l’autre, d’une région à l’autre, les volumes, la qualité et la disponibilité fluctuent de façon significative. Cette instabilité structurelle est aggravée par l’insuffisance chronique du financement agricole, qui empêche les producteurs de valoriser correctement leur récolte, d’atteindre les seuils de volume nécessaires et d&rsquo;acheminer leur production vers les circuits formels de distribution. Le cadre juridique censé encadrer tout cela est, lui, figé dans le temps. Obsolète, il ne permet plus d&rsquo;assurer un contrôle commercial opérationnel.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à cette situation, M. Inoubli a présenté le décret n° 47 de 2022 comme le levier réglementaire central de la transformation à engager. Ce texte prévoit plusieurs mécanismes complémentaires. Il rend obligatoire la déclaration des activités commerciales, visant à faire reculer l’économie informelle. Il impose la mise en place de systèmes d’information agréés, permettant une traçabilité numérique de la filière et une connaissance en temps réel des stocks disponibles par l’administration. Il introduit une distinction formelle entre stockage de régulation et stockage spéculatif. Il prévoit enfin un renforcement substantiel des pouvoirs de contrôle et des sanctions applicables.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le terrain, l’approche repose sur une logique d’expérimentation avant généralisation. Un projet de marché de gros intégré est à l’étude à Béja, couvrant les légumes, les fruits et la volaille. À Sidi Bouzid, un projet pilote de plateforme numérique intégrée a déjà été testé et ses enseignements serviront de base aux futurs déploiements.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, le système de facturation électronique développé par la Sotumag est d’ores et déjà opérationnel dans treize marchés municipaux. L’objectif est de l’étendre progressivement à l’ensemble des marchés d’intérêt national. Une refonte de la cartographie nationale des marchés est également en préparation, avec pour finalité la suppression ou la fusion des marchés dont la viabilité n’est pas démontrée. Sur ce point, M. Inoubli a rappelé une erreur récurrente des réformes passées : les chevauchements de compétences entre ministères ont souvent constitué le principal obstacle à leur concrétisation.&nbsp;</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="538" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Tunisia-Economic-Forum-2026-2-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-18765732" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Tunisia-Economic-Forum-2026-2-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Tunisia-Economic-Forum-2026-2-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Tunisia-Economic-Forum-2026-2-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Tunisia-Economic-Forum-2026-2-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Tunisia-Economic-Forum-2026-2-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Tunisia-Economic-Forum-2026-2-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Tunisia-Economic-Forum-2026-2.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading">Une feuille de route en trois axes&nbsp;</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ahmed Ben Kheder, consultant auteur de l’étude de l’IACE <em>«Remise en état des circuits de distribution des produits agricoles»</em>, a apporté la dimension prescriptive de la journée en détaillant une feuille de route structurée. Son diagnostic préalable confirme et précise ce qui avait été exposé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La prolifération des intermédiaires est bien la cause première des distorsions de prix, entretenue par une évasion fiscale généralisée et des blocages juridiques tenaces. Les contrats de concession accordés aux gestionnaires de marchés sont trop courts pour déclencher un investissement privé sérieux : aucun opérateur ne s’engagera dans une rénovation coûteuse si le cadre contractuel ne lui garantit pas d&rsquo;en amortir le coût.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les communes, de leur côté, manquent cruellement d’expertise technique dans la gestion des circuits de distribution agricole. Les abattoirs se sont progressivement dégradés. Et la procédure d’attribution des concessions, fondée exclusivement sur le critère financier du mieux-disant, écarte de facto les candidats les plus compétents au profit des plus offrants.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette situation n’est pas sans précédent. Entre 2002 et 2008, des chantiers de réhabilitation avaient été lancés. Ils n’ont pas produit les résultats attendus. Faute d’une vision stratégique d’ensemble et de mécanismes de gouvernance adaptés, ces interventions sont restées sans lendemain. La leçon à en tirer est claire selon le consultant : une réforme parcellaire est vouée à l’échec. Seule une approche systémique et cohérente peut produire des effets durables.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sa proposition s’organise autour de trois axes. Le premier concerne la professionnalisation de la gestion des marchés. Il s’agit de créer des agences spécialisées et de confier leur pilotage à des gestionnaires compétents, soit par délégation de service au secteur privé, soit par une professionnalisation effective des équipes municipales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le deuxième axe vise la qualité des investissements et la création de valeur autour du produit agricole. Concrètement, cela suppose de substituer au critère exclusif de la capacité financière un critère de qualité de service dans la sélection des opérateurs, d’allonger la durée des contrats de concession pour rendre l’investissement attractif, et d’élaborer un cahier des charges de référence servant de socle normatif commun à tous les appels d’offres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le troisième axe, de nature transversale, porte sur la gouvernance institutionnelle : clarification des attributions respectives des acteurs centraux et locaux, meilleure articulation entre les niveaux de décision et adoption d&rsquo;un cadre juridique unifié.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour financer l’ensemble du programme, M. Ben Kheder a recommandé la création d’un fonds national dédié, abondé par les contributions des opérateurs du secteur. Le mode de calcul retenu est significatif : les cotisations seraient assises sur les volumes traités et non sur la valeur des produits, afin d’éviter tout mécanisme inflationniste répercuté sur le consommateur final. Ce fonds serait piloté par une unité de gestion permanente, chargée d’assurer en continu le suivi de la qualité et de la pérennité des infrastructures.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parallèlement, le consultant a plaidé pour l’émergence de petites entreprises nouvelles aux côtés des opérateurs établis, dans une logique de stimulation concurrentielle susceptible d&rsquo;élever le niveau général de service.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La dimension infrastructurelle de la réforme passe aussi par la spécialisation des marchés de gros. Plutôt que des structures généralistes, M. Ben Kheder préconise des équipements dédiés à chaque grande filière : viandes rouges, viandes blanches et produits de la mer bénéficieraient chacun d&rsquo;infrastructures adaptées à leurs contraintes sanitaires et logistiques spécifiques. Cette spécialisation renforcerait la traçabilité, améliorerait les conditions d’hygiène et élèverait le niveau de professionnalisation de l&rsquo;ensemble de la chaîne.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les effets attendus de ces transformations se déploieraient sur deux registres. Économiquement, elles permettraient de comprimer les distorsions de prix, de réduire significativement le poids du commerce parallèle et de renforcer la compétitivité des filières agricoles tunisiennes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Socialement, elles agiraient à la fois sur la stabilité des prix à la consommation et sur l&rsquo;amélioration des conditions de travail de l&rsquo;ensemble des acteurs qui interviennent tout au long de la chaîne de distribution.&nbsp;</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/13/agriculture-un-systeme-de-distribution-a-reformer-en-profondeur/">Agriculture | Un système de distribution à réformer en profondeur </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Distribution agricole en Tunisie &#124; Un bouc émissaire dans le souk des bestiaux</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/09/distribution-agricole-en-tunisie-un-bouc-emissaire-dans-le-souk-des-bestiaux/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 09 May 2026 10:40:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[agriculteurs]]></category>
		<category><![CDATA[IACE]]></category>
		<category><![CDATA[intermédiaires]]></category>
		<category><![CDATA[Moktar Lamari]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisia Economic Forum]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’intermédiaire est, au fond, le thermomètre de la filière agricole tunisienne.  Le briser ne guérira pas le patient. Il le laissera sans diagnostic.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/09/distribution-agricole-en-tunisie-un-bouc-emissaire-dans-le-souk-des-bestiaux/">Distribution agricole en Tunisie | Un bouc émissaire dans le souk des bestiaux</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le 12 mai prochain, l’Institut arabe des chefs d’entreprises (IACE) tient sa 10<sup>e</sup> édition du Tunisia Economic Forum. Le thème retenu — «La réforme des circuits de distribution agricole» — est louable dans son intitulé. Le diagnostic implicite qui le sous-tend, lui, mérite d’être sérieusement contesté. Car derrière l’appel à «moderniser» et à «fluidifier» les circuits, perce une vieille musique familière : ce sont les intermédiaires qui bloquent tout. Ce sont eux les coupables. Ce sont eux qu’il faut réformer, réguler, voire éliminer. Sauf que cette thèse, aussi commode soit-elle pour les chefs d’entreprises réunis en forum, repose sur un diagnostic incomplet et partial. C’est comme si on considérait le thermomètre comme la cause de la fièvre</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Moktar Lamari </strong>*</p>



<span id="more-18750429"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" style="width:200px"/></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Commençons par nommer les choses. L’IACE, un think tank ou un lobby ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’IACE se présente comme un espace de réflexion et de dialogue. Dans les faits, c’est l’émanation organisée du patronat tunisien, de ses oligopoles agro-industriels, de ses groupes de grande distribution, de ses conglomérats qui contrôlent à la fois la production, le stockage et la mise en marché. Un lobby, en somme, qui coche toutes les cases de la définition — représentation d’intérêts sectoriels, accès privilégié aux décideurs publics, production d’un discours pseudo-technique habillé en intérêt général.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il n’y a là rien d’illégal. Mais il y a quelque chose d’intellectuellement problématique à laisser ce groupe d’intérêt définir le diagnostic de la chaîne agricole sans que personne ne soulève la question : cui bono ? À qui profite l’accusation portée contre les intermédiaires ?</p>



<h2 class="wp-block-heading">Cinq limites du raisonnement de l’IACE</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>1<sup>ère</sup> limite : confondre symptôme et cause.</em></strong> Les marges excessives entre producteur et consommateur — parfois multipliées par trois selon leurs propres données sont réelles. Mais elles ne sont pas la cause du dysfonctionnement ; elles en sont la conséquence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une offre agricole insuffisante, fragmentée, mal organisée, crée structurellement des rentes d’intermédiation. Accuser l’intermédiaire sans traiter la faiblesse de l’offre, c’est comme reprocher au pompier de mouiller les meubles.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>2<sup>e</sup> limite : occulter le problème d’investissement.</em></strong> Le secteur agricole tunisien investit peu. Très peu. Les taux d’intérêt bancaires appliqués aux agriculteurs et aux PME agroalimentaires oscillent entre 13 % et 16 %, dans un contexte où le taux directeur de la Banque Centrale de Tunisie est fixé à 7 %.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un spread de 6 à 9 points au-dessus du taux directeur : voilà ce qu’on appelle des taux usuraires dans le langage courant, et un rationnement du crédit dans le langage académique. Qui sont les banquiers qui pratiquent ces marges ? Souvent les mêmes groupes financiers dont les représentants siègent dans les forums de l’IACE. Le conflit d’intérêts est flagrant. Et le Forum du 12 mai en parlera-t-il ? On peut en douter.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>3<sup>e</sup> limite : ignorer la faible productivité agricole. </em></strong>La Tunisie affiche une productivité agricole parmi les plus basses du Maghreb, avec un rendement céréalier moyen d’environ 1,5 à 1,8 tonne/hectare, contre 3 à 5 tonnes en Turquie ou au Maroc dans les zones irriguées comparables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une productivité aussi basse implique des coûts de revient élevés, qui remontent mécaniquement toute la chaîne de valeur. Ce n’est pas l’intermédiaire qui crée ce différentiel de coût : c’est l’absence d’investissement dans l’irrigation, la mécanisation, les intrants de qualité, la R&amp;D agronomique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Là encore, les entreprises membres de l’IACE, qui approvisionnent ces filières en matériel et en intrants, ont leur part de responsabilité — qu’on ne saurait sous-estimer.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>4<sup>e</sup> limite : ignorer la collusion oligopolistique en aval. </em></strong>La grande distribution tunisienne est concentrée. Quelques enseignes — souvent liées à de grands groupes privés proches du milieu patronal — exercent un pouvoir d’achat monopolistique sur les fournisseurs. Elles imposent leurs prix d’achat, leurs délais de paiement, leurs référencements discriminatoires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte, l’intermédiaire — souvent un petit commerçant, un grossiste de souk, un camionneur — n’est pas le dominant de la filière : il est coincé entre un producteur appauvri en amont et une grande enseigne prédatrice en aval. Le désigner comme bouc émissaire, c’est précisément protéger ceux qui exercent le pouvoir de marché réel.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>5<sup>e</sup> limite : l’absence de toute autocritique.</strong> Le communiqué de l’IACE parle de <em>«transparence»</em>, d’<em>«écosystème résilient»</em>, de <em>«passage de la stratégie à l’exécution»</em>. Belles formules. Mais où est l’autocritique des chefs d’entreprises eux-mêmes ? Où est la question sur les délais de paiement imposés aux sous-traitants ? Sur le dumping fiscal pratiqué par certains conglomérats grâce à l’optimisation offshore ? Sur les ententes tarifaires dans la grande distribution que plusieurs enquêtes ont documentées ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">On ne peut pas avoir le beurre, l’argent du beurre, et reprocher à la bergère de mal distribuer ses produits laitiers.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="qcpY26QWZJ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/02/21/pour-lamelioration-de-la-situation-des-petites-exploitations-agricoles-en-tunisie/">Pour l’amélioration de la situation des petites exploitations agricoles en Tunisie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Pour l’amélioration de la situation des petites exploitations agricoles en Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/02/21/pour-lamelioration-de-la-situation-des-petites-exploitations-agricoles-en-tunisie/embed/#?secret=QeX36BtuEA#?secret=qcpY26QWZJ" data-secret="qcpY26QWZJ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Remettre la réflexion sur ses pieds</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Premièrement</em></strong> : plafonner les spreads bancaires sur le crédit agricole. Un taux maximum de taux directeur + 3 points — soit 10 % au plafond actuel — est une mesure urgente, calibrée sur ce que pratiquent le Maroc (8 %) ou l’Égypte pour ses filières stratégiques. Le forum devrait mettre cette question, et non les intermédiaires, au cœur de ses panels.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Deuxièmement</em></strong> : conditionner les avantages fiscaux des grandes enseignes à des délais de paiement contractuels. Toute entreprise bénéficiant d’exonérations fiscales ou d’avantages du Code d’Investissement devrait être soumise à un plafond de 60 jours de paiement à ses fournisseurs agricoles, sous peine de pénalités automatiques. C’est la règle en France depuis la Loi de modernisation de l&rsquo;économie (LME) de 2008. La Tunisie attend toujours.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Troisièmement </em></strong>: investir massivement dans les infrastructures de stockage et de froid. Les pertes post-récolte en Tunisie sont estimées entre 25 % et 35 % selon les filières — tomates, pommes de terre, agrumes. Ce gaspillage structurel crée l’illusion d’une pénurie artificielle que les intermédiaires sont accusés d’exploiter. La réponse est logistique et infrastructurelle, pas policière.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Quatrièmement</em></strong> : ouvrir l’IACE à une représentation des producteurs agricoles et des PME agroalimentaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un forum qui parle de distribution agricole sans agriculteurs à la table, c’est un procès où l’accusé n’est pas convié. Si l’IACE veut être un espace de dialogue national et non une chambre d’écho oligopolistique, qu’il commence par inviter ceux dont il prétend résoudre les problèmes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le thermomètre n’est pas la fièvre</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’intermédiaire est, au fond, le thermomètre de la filière agricole tunisienne. Il mesure — parfois amplifie — les dysfonctionnements structurels d’une offre sous-investie, d’une logistique défaillante, d’un crédit inaccessible, d’une productivité anémique. Le briser ne guérira pas le malade. Il laissera simplement le patient sans diagnostic.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le vrai Forum économique que la Tunisie attend n’est pas celui où le patronat interroge les autres. C’est celui où il interroge aussi ses propres pratiques — ses marges, ses délais, ses ententes, ses taux d’intérêt.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce jour-là, le débat sera vraiment national. En attendant, le Tunisia Economic Forum 2026 ressemble davantage à un procès organisé par les bouchers pour réformer les bergers.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Ph.D.</em> </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Blog de l&rsquo;auteur:</em></strong> <a href="https://www.facebook.com/groups/375846620757494" target="_blank" rel="noreferrer noopener">E4T, Économie pour la Tunisie</a></p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="JioYULeYKv"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/05/18/tunisie-la-revolution-agricole-reste-a-faire/">Tunisie : la révolution agricole reste à faire</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : la révolution agricole reste à faire » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/05/18/tunisie-la-revolution-agricole-reste-a-faire/embed/#?secret=tBRDlwTYcy#?secret=JioYULeYKv" data-secret="JioYULeYKv" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/09/distribution-agricole-en-tunisie-un-bouc-emissaire-dans-le-souk-des-bestiaux/">Distribution agricole en Tunisie | Un bouc émissaire dans le souk des bestiaux</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>IACE &#124; Pour sortir du surendettement des ménages en Tunisie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/28/iace-pour-sortir-du-surendettement-des-menages-en-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 28 Mar 2026 08:48:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[fragilité financière]]></category>
		<category><![CDATA[IACE]]></category>
		<category><![CDATA[inflation]]></category>
		<category><![CDATA[marché du travail]]></category>
		<category><![CDATA[pouvoir d'achat]]></category>
		<category><![CDATA[ratios dette/revenu]]></category>
		<category><![CDATA[surendettement des ménages]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans une récente étude, l'IACE propose une feuille de route opérationnelle pour sortir la Tunisie de la crise du surendettement des ménages. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/28/iace-pour-sortir-du-surendettement-des-menages-en-tunisie/">IACE | Pour sortir du surendettement des ménages en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’Institut arabe des chefs d’entreprise (IACE) a publié, jeudi 26 mars 2026, une note d’analyse intitulée <a href="https://iace.tn/publication-jeudi-surendettement/">«Diagnostic, enjeux et solutions en Tunisie»</a>, où il analyse les tenants et les aboutissants de ce phénomène préoccupant et propose des solutions pour y faire face de manière structurelle et efficace.</em></strong></p>



<span id="more-18530972"></span>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Alors que des dispositifs institutionnels solides, commissions de surendettement, observatoires statistiques, cadres juridiques protecteurs, permettent à plusieurs États de détecter, traiter et prévenir les crises d’endettement, la Tunisie demeure confrontée à un vide structurel : absence de définition légale, de données consolidées, et d’institutions dédiées à la régulation du crédit»</em>, constate d’emblée l’étude, qui passe en revue les solutions apportées à ce problème par des pays comme la France où, en&nbsp;2024, 134 803&nbsp;dossiers ont été traités les autorités compétentes, et abouti à un effacement total des dettes pour 34,7% d’entre eux.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«À l’inverse, en Tunisie, le recours massif au crédit informel, l’absence de couverture sociale universelle et la fragmentation des réponses institutionnelles transforment un problème de solvabilité en crise sociale»</em>, souligne l’IACE, en rappelant, qu’en 2024, le taux de fragilité budgétaire par habitant atteint environ 171%, un seuil bien au-delà de la viabilité internationalement reconnue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’IACE, qui a déjà alerté sur les risques macroéconomiques du surendettement non encadré, dans une première note-diagnostique sur le sujet publiée en avril 2019, propose, dans sa nouvelle étude, une feuille de route opérationnelle, fondée sur trois piliers concrets : la régulation ex ante (prévention via encadrement des ratios dette/revenu et transparence contractuelle), la transparence (traitement amiable via médiation et accompagnement budgétaire) et la réhabilitation (sortie de crise via effacement ciblé et réintégration financière).</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Ces trois piliers s’appuient sur une triple légitimité&nbsp;: juridique (projet de loi n° 113/2020), empirique (cartographie fine des vulnérabilités, notamment Centre-Ouest et Sud-Ouest) et internationale (meilleures pratiques adaptées au contexte tunisien)»</em>, précise l’étude qui démontre que le surendettement des ménages en Tunisie ne relève plus d’un phénomène marginal, mais d’une crise structurelle profondément ancrée dans la fragilité budgétaire généralisée, l’absence de programmes de protection sociale adaptés et la dégradation continue du pouvoir d’achat.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Porté par une inflation ciblée sur les biens essentiels, notamment alimentaires, et exacerbé par la précarité du marché du travail, le surendettement touche aujourd’hui des centaines de milliers de ménages en situation de fragilité financière aiguë, y compris des classes moyennes urbaines auparavant épargnées. Il frappe de manière disproportionnée les familles nombreuses et se répercute directement sur les enfants, compromettant leur santé, leur éducation et leur avenir économique»</em>, soulignent les auteurs pour qui les solutions ne peuvent être <em>«ni purement individuelles ni exclusivement répressives», </em>maisdoivent être <em>«systémiques, graduées et différenciées»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’où l’urgence de cartographier le phénomène via un observatoire national, de réguler l’octroi du crédit par le plafond du ratio dette/revenu individuel (40 % pour la consommation, 50 % pour l’immobilier), d’instaurer une justice sociale à travers une loi de rétablissement personnel, et de prévention à long terme par une éducation financière intégrée dès l’école.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Le surendettement en Tunisie n’est pas seulement une question de solvabilité : c’est un indicateur de la vulnérabilité croissante des ménages face aux chocs économiques, et un signal d’alerte pour la cohésion sociale et la stabilité macroéconomique»</em>, note encore l’étude en conclusion. Elle ajoute : <em>«Agir vite et agir bien n’est plus une option. C’est une nécessité nationale, exigeant une combinaison équilibrée de régulation, de transparence et de réhabilitation ; les trois piliers d’une sortie durable de crise.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://iace.tn/publication-jeudi-surendettement/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lire l&rsquo;intégralité de l&rsquo;étude. </a></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/28/iace-pour-sortir-du-surendettement-des-menages-en-tunisie/">IACE | Pour sortir du surendettement des ménages en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>IACE &#124; Mesures pour atténuer l’impact du conflit en Iran sur la Tunisie  </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/26/iace-mesures-pour-attenuer-limpact-du-conflit-en-iran-sur-la-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 Mar 2026 09:58:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[chocs extérieurs]]></category>
		<category><![CDATA[hydocarbures]]></category>
		<category><![CDATA[IACE]]></category>
		<category><![CDATA[Moyen-Orient]]></category>
		<category><![CDATA[Steg]]></category>
		<category><![CDATA[Stir]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L'IACE préconise des mesures pour renforcer la résilience de l'économie tunisienne face aux répercussions de la guerre en Iran.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/26/iace-mesures-pour-attenuer-limpact-du-conflit-en-iran-sur-la-tunisie/">IACE | Mesures pour atténuer l’impact du conflit en Iran sur la Tunisie  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’Institut arabe des chefs d’entreprise (IACE), un groupe de réflexion international basé à Tunis, a alerté sur les risques que la guerre au Moyen-Orient pourrait faire peser sur l’économie tunisienne, exhortant les autorités à mettre en œuvre des mesures d’atténuation à court et moyen terme afin de renforcer la résilience nationale face à de telles répercussions.</em></strong></p>



<span id="more-18520640"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Dans son rapport intitulé <em><a href="https://iace.tn/guerre-au-moyen-orient-quels-impacts-pour-leconomie-tunisienne/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">«Guerre au Moyen-Orient : Défis et impacts sur l’économie tunisienne»</a></em>, l’IACE souligne que cette crise pourrait affecter divers aspects de l’économie, notamment les finances publiques, la balance des paiements, l’inflation et la croissance, dans un contexte où la Tunisie demeure fortement dépendante des importations d’énergie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une économie très exposée </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un contexte international caractérisé par une forte incertitude, la Tunisie figure parmi les économies les plus exposées aux chocs externes, en particulier en raison de sa dépendance aux importations d’énergie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport note que la production nationale ne couvre qu’environ 35 % des besoins et que toute hausse prolongée des prix des hydrocarbures ou toute perturbation des flux d’approvisionnement a un impact direct sur les équilibres macroéconomiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon l’IACE, chaque augmentation de 1 dollar du prix du pétrole pourrait engendrer un coût supplémentaire estimé à 164 millions de dinars.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le premier impact concerne les finances publiques. La hausse des prix des carburants et du transport international risque d’accroître les charges d&rsquo;exploitation et d’aggraver les déséquilibres financiers. Des entreprises comme la Société tunisienne d&rsquo;électricité et de gaz (Steg) et la Société tunisienne des industries de raffinage (Stir), déjà dépendantes des subventions publiques, pourraient voir leurs problèmes de liquidités s’accentuer, ce qui pourrait impacter les engagements de l’État. La guerre pourrait renchérir les importations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan extérieur, la balance des paiements constitue un autre point faible. Selon l’institut, près de 98 % du commerce extérieur tunisien s’effectue par voie maritime&nbsp;; toute perturbation des chaînes logistiques ou augmentation des coûts de transport se traduit donc par des importations plus onéreuses. Conjuguée à la hausse des prix de l&rsquo;énergie, cette situation pourrait alourdir la facture énergétique et creuser le déficit commercial. Ceci exercerait une pression supplémentaire sur les réserves de change, dans un contexte de faible mobilisation des financements extérieurs.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le bol d’oxygène du tourisme &nbsp;</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’IACE souligne toutefois certains facteurs atténuants, notamment la relative stabilité des transferts de fonds des Tunisiens résidant dans les pays du Golfe et la croissance continue des réservations touristiques, qui pourraient contribuer à limiter l’impact à court terme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport de l&rsquo;IACE met également en lumière les risques inflationnistes. L’augmentation des importations de biens et de matières premières industrielles, conjuguée aux anticipations d’inflation, pourrait entraîner une hausse des prix à la consommation. Le recours à la finance monétaire pour répondre aux besoins budgétaires pourrait accentuer ces pressions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Concernant la croissance, l’organisation estime que les effets pourraient se manifester par un ralentissement de la demande étrangère, notamment en provenance de la zone euro, principal partenaire économique de la Tunisie. Des secteurs comme le textile, l’habillement et les industries mécanique et électrique semblent particulièrement vulnérables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le tourisme pourrait également être affecté par les incertitudes géopolitiques, de même que le transport aérien, susceptible de subir des perturbations liées à la situation régionale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, des secteurs stratégiques tels que l’agriculture et l’industrie chimique pourraient rencontrer des difficultés d&rsquo;approvisionnement en matières premières essentielles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Afin de renforcer la résilience de l’économie tunisienne face aux chocs externes, l’IACE recommande une série de mesures stratégiques organisées par horizon temporel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À court terme, une action immédiate est nécessaire pour atténuer l’impact direct du conflit au Moyen-Orient, notamment la constitution et la gestion de stocks stratégiques de produits alimentaires et d’hydrocarbures afin d’amortir les perturbations des chaînes d’approvisionnement mondiales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un soutien ciblé aux petits exploitants agricoles est également essentiel pour maintenir la production locale et garantir l’approvisionnement national.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des mesures opérationnelles concrètes</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le même temps, l&rsquo;IACE recommande le lancement d’un programme d’économies d’énergie dans le secteur public, visant à maîtriser la consommation d’énergie par des mesures opérationnelles concrètes. La possibilité d’encourager le télétravail dans certains secteurs est également envisagée, afin de réduire les coûts énergétiques et de transport.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À moyen terme, la sécurité alimentaire doit être renforcée, notamment par le développement de filières céréalières permettant d’atteindre l’autosuffisance en blé dur, grâce à des investissements ciblés visant à améliorer les rendements et à moderniser les techniques agricoles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’IACE préconise également une accélération de la transition énergétique, avec un accroissement des investissements dans les énergies renouvelables afin de réduire la dépendance aux importations et d’améliorer l’efficacité énergétique.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/26/iace-mesures-pour-attenuer-limpact-du-conflit-en-iran-sur-la-tunisie/">IACE | Mesures pour atténuer l’impact du conflit en Iran sur la Tunisie  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Feuille de route pour l’adoption de l’IA dans le système éducatif tunisien</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 08 Mar 2026 07:58:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[CNTE]]></category>
		<category><![CDATA[éducation]]></category>
		<category><![CDATA[employabilité]]></category>
		<category><![CDATA[IA]]></category>
		<category><![CDATA[IACE]]></category>
		<category><![CDATA[UVT]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Feuille de route concrète pour intégrer l’IA dans l'éducation en Tunisie comme levier de performance pédagogique.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/08/feuille-de-route-pour-ladoption-de-lia-dans-le-systeme-educatif-tunisien/">Feuille de route pour l’adoption de l’IA dans le système éducatif tunisien</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Face aux mutations technologiques mondiales, l’Institut arabe des chefs d’entreprise (IACE) a publié une nouvelle note stratégique intitulée : «Pour une stratégie tunisienne d’adoption de l’IA dans le système éducatif», où les auteurs proposent une feuille de route concrète pour intégrer l’intelligence artificielle (IA) comme levier de performance pédagogique, tout en répondant aux défis de demain.</em></strong></p>



<span id="more-18450092"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Ces défis sont l’adaptation des programmes aux métiers du futur ; la formation des enseignants aux nouveaux outils numériques et un cadre éthique et réglementaire pour protéger les apprenants. L’objectif étant de préparer les futurs talents à l’économie de demain et renforcer l’employabilité des jeunes diplômés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le document de l’IACE se base notamment sur les outils existants en EdTech IA, l’étude des divers modèles de pays ayant adopté ces technologies, le contexte socio-économique et les défis d’infrastructure tunisiens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’IA offre des bénéfices majeurs dans l’enseignement : la personnalisation de l’apprentissage (adaptation du rythme et du contenu), le soutien à la productivité des enseignants (préparation des cours, correction automatisée) et une meilleure inclusion des apprenants (outils d’accessibilité).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, elle n’est pas exempte de risques, notamment la fracture numérique (due au coût du matériel et de l’accès), la déshumanisation (isolement des apprenants) et les préoccupations liées à l’éthique/protection des données.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En Tunisie, l’intégration de l’IA est en phase de réflexion principalement au niveau d’organismes tels que le Centre national des technologies en éducation (<a href="https://www.cnte.tn/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">CNTE</a>) et l’Université virtuelle de Tunis (<a href="https://www.uvt.rnu.tn/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">UVT</a>), d’expérimentation dans les universités et elle est soutenue essentiellement par des initiatives individuelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces efforts sont fortement handicapés par la faiblesse de l’infrastructure numérique dans les établissements publics et l’absence d’une stratégie nationale structurée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré cela, la Tunisie se classe au 2<sup>e</sup> rang en matière de préparation des talents à l’IA selon l’AI Talent Readiness Index for Africa 2025 avec près de 1 400 spécialistes IA formés par an, entre diplômes (800) et reconversions (600). Un positionnement qui peut permettre de contribuer à satisfaire les besoins des entreprises qui ont placé leurs besoins en spécialistes IA et apprentissage en 2ème position des emplois les plus demandés après ceux du Big data.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La stratégie proposée pour le système éducatif tunisien vise une approche pragmatique et à faible coût pour favoriser le succès et la pérennité de l’intégration de l’IA dans les écoles, les collèges, les lycées, les centres de formation professionnelle et l’université.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://iace.tn/publication-du-jeudi-_-pour-une-strategie-tunisienne-dadoption-de-lia-dans-le-systeme-educatif/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lien de l&rsquo;étude sur le site de l&rsquo;IACE</a>. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/08/feuille-de-route-pour-ladoption-de-lia-dans-le-systeme-educatif-tunisien/">Feuille de route pour l’adoption de l’IA dans le système éducatif tunisien</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>IACE &#124; L’endettement intérieur, un frein pour le secteur privé  </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/07/iace-lendettement-interieur-un-frein-pour-le-secteur-prive/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 07 Feb 2026 08:00:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[endettement intérieur]]></category>
		<category><![CDATA[entreprises]]></category>
		<category><![CDATA[financement]]></category>
		<category><![CDATA[IACE]]></category>
		<category><![CDATA[investissement]]></category>
		<category><![CDATA[secteur privé]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=18332775</guid>

					<description><![CDATA[<p>L'endettement intérieur n'est pas une solution miracle pour l'endettement intérieur, mais un frein pour le secteur privé. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/07/iace-lendettement-interieur-un-frein-pour-le-secteur-prive/">IACE | L’endettement intérieur, un frein pour le secteur privé  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’Institut arabe des chefs d’entreprise (IACE) vient de publier sur son site web une note d’analyse sur le recours accru de la Tunisie à l’endettement intérieur et ses effets sur le financement de l’économie. La note intitulée <a href="file:///C:/Users/user/Downloads/Note-Effet-eviction.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">«Endettement intérieur : Une solution stratégique ou un frein pour le secteur privé ?»</a> interrogent le choix de la Tunisie de se tourner massivement vers la dette intérieure pour financer son budget.</em></strong></p>



<span id="more-18332775"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Si cette stratégie réduit la dépendance extérieure, dans une logique de <em>«compter sur soi»</em> chère au président Saïed, tous les experts vous diront qu’elle crée un <em>«effet d’éviction»</em> qui limite l’accès au financement pour les entreprises privées, ce qui pénalise, à terme, l’investissement et la création de richesses et d’emplois.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette note d’analyse explore donc les risques d’un tel choix pour la stabilité financière et l’investissement productif. Elle met en évidence un phénomène d’effet d’éviction, marqué par une réorientation des ressources bancaires vers le financement de l’État au détriment du secteur privé. L’analyse s’appuie sur l’évolution de l’endettement, des concours à l’économie et des indicateurs bancaires, et propose des recommandations pour soutenir l’investissement productif.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Réduction de la dépendance de l’extérieur</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un contexte marqué par un accès restreint aux ressources de financement extérieur, la Tunisie a opté pour un recours massif et inédit à l’endettement intérieur afin d’assurer le financement du budget.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette orientation pourrait être expliquée par la volonté d’alléger le poids des échéances extérieures et limiter la fuite des devises dans la mesure où le service de la dette intérieure ne génère pas de sortie de capitaux vers l’étranger.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce choix permet ainsi de réduire la dépendance vis-à-vis des créanciers internationaux tout en favorisant le développement du marché financier domestique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si cette orientation traduit une adaptation aux contraintes extérieures, elle soulève néanmoins plusieurs enjeux notamment en matière de financement de l’investissement productif, de soutenabilité de la dette intérieure, etc.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En effet, nonobstant l’intérêt qu’il présente à court terme, un recours excessif à la dette publique intérieure risque d’exercer des pressions sur les investisseurs et le système bancaire compromettant ainsi la stabilité du système financier.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Réduction des ressources pour le privé</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le financement intérieur massif du budget tend à réduire la disponibilité des ressources financières pour le secteur privé, un phénomène communément désigné sous le nom d’effet d’éviction ou <em>crowding out effect</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à cette situation inédite, l’IACE recommande la mise en œuvre d’une action coordonnée et cohérente autour des axes suivants :</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; la promotion des partenariats public-privé en tant qu’instrument privilégié de mobilisation des ressources pour la réalisation de projets à fort impact économique et social contribuant à alléger les pressions sur le financement budgétaire ;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; le soutien de la relance de l’économie réelle à travers une politique active de promotion des PME notamment par la mise en place de lignes de crédit dédiées et la mise en place de dispositifs d’incitations favorisant l’investissement productif et l’innovation&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; la réorientation des ressources de financement extérieur vers les projets d’infrastructure et les secteurs à forte valeur ajoutée afin de renforcer la compétitivité de l’économie nationale&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; le renforcement de la transparence et la qualité de l’information financière dans le but d’améliorer l’évaluation du risque de crédit, favoriser une meilleure allocation des ressources et réduire l’aversion au risque du secteur bancaire&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; l’institution d’une structure nationale de gestion de la dette publique chargée d’assurer (i) la maitrise de la dynamique d’endettement public dans le cadre d’une stratégie à moyen terme et (ii) le suivi, la coordination et la consolidation de l’ensemble des engagements financiers de l’Etat.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lire l’intégralité de la note sur <a href="file:///C:/Users/user/Downloads/Note-Effet-eviction.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ce lien</a>.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/07/iace-lendettement-interieur-un-frein-pour-le-secteur-prive/">IACE | L’endettement intérieur, un frein pour le secteur privé  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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