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	<title>Archives des IACE - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des IACE - Kapitalis</title>
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		<title>Agriculture &#124; Un système de distribution à réformer en profondeur </title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 May 2026 07:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Agriculture]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmed Ben Kheder]]></category>
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		<category><![CDATA[Mohamed Hédi Inoubli]]></category>
		<category><![CDATA[Sotumag]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisia Economic Forum]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La chaîne qui relie le champ tunisien à la table du consommateur est grippée. Des experts présentent des pistes de transformation. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/13/agriculture-un-systeme-de-distribution-a-reformer-en-profondeur/">Agriculture | Un système de distribution à réformer en profondeur </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Un verdict sans détour : la chaîne qui relie le champ tunisien à la table du consommateur est grippée. Trop d’intermédiaires, trop peu de régulation, des textes juridiques dépassés et des infrastructures à bout de souffle. Trois experts ont présenté, des pistes de transformation concrètes et chiffrées.&nbsp;</strong></p>



<p><strong>Latif Belhedi</strong></p>



<span id="more-18765712"></span>



<p>Il y a quelque chose de paradoxal dans la situation que traverse l’agriculture tunisienne. Le travail est là. La production aussi. Et pourtant, aux deux extrémités de la chaîne, le compte n’y est pas : celui qui cultive peine à en tirer un revenu décent, celui qui achète supporte des prix qui ne reflètent pas la réalité du coût de production. Ce paradoxe, c’est la question centrale qu’a posée Amine Ayed, président de l’IACE, en ouvrant la dixième édition du Tunisia Economic Forum mardi 12 mai 2026, au siège du think tank à Tunis. Un forum qui, depuis une décennie, s’est construit sur le postulat qu’aucune amélioration n’est possible sans l’examen lucide et collectif des défaillances propres à chaque secteur.&nbsp;</p>



<p>Amine Ayed a tenu à replacer d’emblée le sujet dans sa juste dimension. La modernisation des filières de commercialisation agricole n’est pas une question de logistique ou d’organisation administrative. C’est un enjeu de souveraineté économique. La manière dont une économie fait circuler ce qu’elle produit détermine autant sa richesse finale que sa capacité à la générer.</p>



<p>Or, entre le producteur et l’acheteur final, le système tunisien laisse filer de la valeur à chaque étape : trop d’intermédiaires s’y sont incrustés, le secteur informel y a pris ses aises, la logistique y reste défaillante et les tensions spéculatives y sont récurrentes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une approche morcelée</h2>



<p>Ce n’est pas un dysfonctionnement sectoriel isolé. C’est un défaut systémique qui érode l’efficacité globale de l’économie, affaiblit sa transparence et mine la confiance de ses acteurs.&nbsp;</p>



<p>Le président de l’IACE a aussi pointé un travers méthodologique persistant. Les réponses apportées jusqu’ici à ces problèmes ont été parcellaires : les marchés de gros traités séparément des enjeux logistiques, les questions de prix dissociées de celles du commerce informel, les infrastructures pensées hors de tout cadre de gouvernance cohérent.</p>



<p>L’étude présentée lors de ce forum rompt avec cette approche morcelée. Elle propose une lecture d’ensemble, articulée autour de plusieurs scénarios de transformation possibles, avec pour question centrale : comment moderniser ces circuits sans fragiliser les équilibres économiques et sociaux existants ? Car la réforme, a insisté Amine Ayed, est aussi politique que technique. Elle heurte des intérêts en place, bouscule des habitudes ancrées et interroge des rapports de force territoriaux. Elle réclame non seulement des idées, mais de la cohérence dans leur mise en œuvre, une vision à long terme et la volonté effective de les exécuter.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Trop de marchés, trop peu de contrôle&nbsp;</h2>



<p>C’est Mohamed Hédi Inoubli, à la tête de l’Unité de gestion par objectifs pour la mise à niveau des circuits de distribution des produits agricoles et de la pêche au ministère du Commerce, qui a pris le relais pour cartographier les pathologies du système. Son premier constat est géographique autant qu’institutionnel : la Tunisie compte sept fois plus de marchés que ses voisins algérien et marocain. Cette prolifération, loin d’être un signe de vitalité commerciale, génère une fragmentation qui rend tout contrôle efficace quasi impossible. Elle s’accompagne d’un phénomène de glissement généralisé : les opérateurs débordent de leurs périmètres réglementaires, les rôles se brouillent, et les pratiques monopolistiques ou spéculatives s’y développent en toute impunité.&nbsp;</p>



<p>La complexité du secteur tient aussi à sa nature intrinsèque. La production agricole est, par définition, variable : d’une saison à l’autre, d’une région à l’autre, les volumes, la qualité et la disponibilité fluctuent de façon significative. Cette instabilité structurelle est aggravée par l’insuffisance chronique du financement agricole, qui empêche les producteurs de valoriser correctement leur récolte, d’atteindre les seuils de volume nécessaires et d&rsquo;acheminer leur production vers les circuits formels de distribution. Le cadre juridique censé encadrer tout cela est, lui, figé dans le temps. Obsolète, il ne permet plus d&rsquo;assurer un contrôle commercial opérationnel.&nbsp;</p>



<p>Face à cette situation, M. Inoubli a présenté le décret n° 47 de 2022 comme le levier réglementaire central de la transformation à engager. Ce texte prévoit plusieurs mécanismes complémentaires. Il rend obligatoire la déclaration des activités commerciales, visant à faire reculer l’économie informelle. Il impose la mise en place de systèmes d’information agréés, permettant une traçabilité numérique de la filière et une connaissance en temps réel des stocks disponibles par l’administration. Il introduit une distinction formelle entre stockage de régulation et stockage spéculatif. Il prévoit enfin un renforcement substantiel des pouvoirs de contrôle et des sanctions applicables.&nbsp;</p>



<p>Sur le terrain, l’approche repose sur une logique d’expérimentation avant généralisation. Un projet de marché de gros intégré est à l’étude à Béja, couvrant les légumes, les fruits et la volaille. À Sidi Bouzid, un projet pilote de plateforme numérique intégrée a déjà été testé et ses enseignements serviront de base aux futurs déploiements.</p>



<p>Par ailleurs, le système de facturation électronique développé par la Sotumag est d’ores et déjà opérationnel dans treize marchés municipaux. L’objectif est de l’étendre progressivement à l’ensemble des marchés d’intérêt national. Une refonte de la cartographie nationale des marchés est également en préparation, avec pour finalité la suppression ou la fusion des marchés dont la viabilité n’est pas démontrée. Sur ce point, M. Inoubli a rappelé une erreur récurrente des réformes passées : les chevauchements de compétences entre ministères ont souvent constitué le principal obstacle à leur concrétisation.&nbsp;</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="538" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Tunisia-Economic-Forum-2026-2-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-18765732" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Tunisia-Economic-Forum-2026-2-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Tunisia-Economic-Forum-2026-2-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Tunisia-Economic-Forum-2026-2-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Tunisia-Economic-Forum-2026-2-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Tunisia-Economic-Forum-2026-2-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Tunisia-Economic-Forum-2026-2-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/05/Tunisia-Economic-Forum-2026-2.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading">Une feuille de route en trois axes&nbsp;</h2>



<p>Ahmed Ben Kheder, consultant auteur de l’étude de l’IACE <em>«Remise en état des circuits de distribution des produits agricoles»</em>, a apporté la dimension prescriptive de la journée en détaillant une feuille de route structurée. Son diagnostic préalable confirme et précise ce qui avait été exposé.</p>



<p>La prolifération des intermédiaires est bien la cause première des distorsions de prix, entretenue par une évasion fiscale généralisée et des blocages juridiques tenaces. Les contrats de concession accordés aux gestionnaires de marchés sont trop courts pour déclencher un investissement privé sérieux : aucun opérateur ne s’engagera dans une rénovation coûteuse si le cadre contractuel ne lui garantit pas d&rsquo;en amortir le coût.</p>



<p>Les communes, de leur côté, manquent cruellement d’expertise technique dans la gestion des circuits de distribution agricole. Les abattoirs se sont progressivement dégradés. Et la procédure d’attribution des concessions, fondée exclusivement sur le critère financier du mieux-disant, écarte de facto les candidats les plus compétents au profit des plus offrants.&nbsp;</p>



<p>Cette situation n’est pas sans précédent. Entre 2002 et 2008, des chantiers de réhabilitation avaient été lancés. Ils n’ont pas produit les résultats attendus. Faute d’une vision stratégique d’ensemble et de mécanismes de gouvernance adaptés, ces interventions sont restées sans lendemain. La leçon à en tirer est claire selon le consultant : une réforme parcellaire est vouée à l’échec. Seule une approche systémique et cohérente peut produire des effets durables.&nbsp;</p>



<p>Sa proposition s’organise autour de trois axes. Le premier concerne la professionnalisation de la gestion des marchés. Il s’agit de créer des agences spécialisées et de confier leur pilotage à des gestionnaires compétents, soit par délégation de service au secteur privé, soit par une professionnalisation effective des équipes municipales.</p>



<p>Le deuxième axe vise la qualité des investissements et la création de valeur autour du produit agricole. Concrètement, cela suppose de substituer au critère exclusif de la capacité financière un critère de qualité de service dans la sélection des opérateurs, d’allonger la durée des contrats de concession pour rendre l’investissement attractif, et d’élaborer un cahier des charges de référence servant de socle normatif commun à tous les appels d’offres.</p>



<p>Le troisième axe, de nature transversale, porte sur la gouvernance institutionnelle : clarification des attributions respectives des acteurs centraux et locaux, meilleure articulation entre les niveaux de décision et adoption d&rsquo;un cadre juridique unifié.&nbsp;</p>



<p>Pour financer l’ensemble du programme, M. Ben Kheder a recommandé la création d’un fonds national dédié, abondé par les contributions des opérateurs du secteur. Le mode de calcul retenu est significatif : les cotisations seraient assises sur les volumes traités et non sur la valeur des produits, afin d’éviter tout mécanisme inflationniste répercuté sur le consommateur final. Ce fonds serait piloté par une unité de gestion permanente, chargée d’assurer en continu le suivi de la qualité et de la pérennité des infrastructures.</p>



<p>Parallèlement, le consultant a plaidé pour l’émergence de petites entreprises nouvelles aux côtés des opérateurs établis, dans une logique de stimulation concurrentielle susceptible d&rsquo;élever le niveau général de service.&nbsp;</p>



<p>La dimension infrastructurelle de la réforme passe aussi par la spécialisation des marchés de gros. Plutôt que des structures généralistes, M. Ben Kheder préconise des équipements dédiés à chaque grande filière : viandes rouges, viandes blanches et produits de la mer bénéficieraient chacun d&rsquo;infrastructures adaptées à leurs contraintes sanitaires et logistiques spécifiques. Cette spécialisation renforcerait la traçabilité, améliorerait les conditions d’hygiène et élèverait le niveau de professionnalisation de l&rsquo;ensemble de la chaîne.&nbsp;</p>



<p>Les effets attendus de ces transformations se déploieraient sur deux registres. Économiquement, elles permettraient de comprimer les distorsions de prix, de réduire significativement le poids du commerce parallèle et de renforcer la compétitivité des filières agricoles tunisiennes.</p>



<p>Socialement, elles agiraient à la fois sur la stabilité des prix à la consommation et sur l&rsquo;amélioration des conditions de travail de l&rsquo;ensemble des acteurs qui interviennent tout au long de la chaîne de distribution.&nbsp;</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Distribution agricole en Tunisie &#124; Un bouc émissaire dans le souk des bestiaux</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/09/distribution-agricole-en-tunisie-un-bouc-emissaire-dans-le-souk-des-bestiaux/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 09 May 2026 10:40:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
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		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[agriculteurs]]></category>
		<category><![CDATA[IACE]]></category>
		<category><![CDATA[intermédiaires]]></category>
		<category><![CDATA[Moktar Lamari]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisia Economic Forum]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’intermédiaire est, au fond, le thermomètre de la filière agricole tunisienne.  Le briser ne guérira pas le patient. Il le laissera sans diagnostic.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/09/distribution-agricole-en-tunisie-un-bouc-emissaire-dans-le-souk-des-bestiaux/">Distribution agricole en Tunisie | Un bouc émissaire dans le souk des bestiaux</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le 12 mai prochain, l’Institut arabe des chefs d’entreprises (IACE) tient sa 10<sup>e</sup> édition du Tunisia Economic Forum. Le thème retenu — «La réforme des circuits de distribution agricole» — est louable dans son intitulé. Le diagnostic implicite qui le sous-tend, lui, mérite d’être sérieusement contesté. Car derrière l’appel à «moderniser» et à «fluidifier» les circuits, perce une vieille musique familière : ce sont les intermédiaires qui bloquent tout. Ce sont eux les coupables. Ce sont eux qu’il faut réformer, réguler, voire éliminer. Sauf que cette thèse, aussi commode soit-elle pour les chefs d’entreprises réunis en forum, repose sur un diagnostic incomplet et partial. C’est comme si on considérait le thermomètre comme la cause de la fièvre</em></strong></p>



<p><strong>Moktar Lamari </strong>*</p>



<span id="more-18750429"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Moktar-Lamari.jpg" alt="" class="wp-image-246439" style="width:200px"/></figure>
</div>


<p>Commençons par nommer les choses. L’IACE, un think tank ou un lobby ?</p>



<p>L’IACE se présente comme un espace de réflexion et de dialogue. Dans les faits, c’est l’émanation organisée du patronat tunisien, de ses oligopoles agro-industriels, de ses groupes de grande distribution, de ses conglomérats qui contrôlent à la fois la production, le stockage et la mise en marché. Un lobby, en somme, qui coche toutes les cases de la définition — représentation d’intérêts sectoriels, accès privilégié aux décideurs publics, production d’un discours pseudo-technique habillé en intérêt général.</p>



<p>Il n’y a là rien d’illégal. Mais il y a quelque chose d’intellectuellement problématique à laisser ce groupe d’intérêt définir le diagnostic de la chaîne agricole sans que personne ne soulève la question : cui bono ? À qui profite l’accusation portée contre les intermédiaires ?</p>



<h2 class="wp-block-heading">Cinq limites du raisonnement de l’IACE</h2>



<p><strong><em>1<sup>ère</sup> limite : confondre symptôme et cause.</em></strong> Les marges excessives entre producteur et consommateur — parfois multipliées par trois selon leurs propres données sont réelles. Mais elles ne sont pas la cause du dysfonctionnement ; elles en sont la conséquence.</p>



<p>Une offre agricole insuffisante, fragmentée, mal organisée, crée structurellement des rentes d’intermédiation. Accuser l’intermédiaire sans traiter la faiblesse de l’offre, c’est comme reprocher au pompier de mouiller les meubles.</p>



<p><strong><em>2<sup>e</sup> limite : occulter le problème d’investissement.</em></strong> Le secteur agricole tunisien investit peu. Très peu. Les taux d’intérêt bancaires appliqués aux agriculteurs et aux PME agroalimentaires oscillent entre 13 % et 16 %, dans un contexte où le taux directeur de la Banque Centrale de Tunisie est fixé à 7 %.</p>



<p>Un spread de 6 à 9 points au-dessus du taux directeur : voilà ce qu’on appelle des taux usuraires dans le langage courant, et un rationnement du crédit dans le langage académique. Qui sont les banquiers qui pratiquent ces marges ? Souvent les mêmes groupes financiers dont les représentants siègent dans les forums de l’IACE. Le conflit d’intérêts est flagrant. Et le Forum du 12 mai en parlera-t-il ? On peut en douter.</p>



<p><strong><em>3<sup>e</sup> limite : ignorer la faible productivité agricole. </em></strong>La Tunisie affiche une productivité agricole parmi les plus basses du Maghreb, avec un rendement céréalier moyen d’environ 1,5 à 1,8 tonne/hectare, contre 3 à 5 tonnes en Turquie ou au Maroc dans les zones irriguées comparables.</p>



<p>Une productivité aussi basse implique des coûts de revient élevés, qui remontent mécaniquement toute la chaîne de valeur. Ce n’est pas l’intermédiaire qui crée ce différentiel de coût : c’est l’absence d’investissement dans l’irrigation, la mécanisation, les intrants de qualité, la R&amp;D agronomique.</p>



<p>Là encore, les entreprises membres de l’IACE, qui approvisionnent ces filières en matériel et en intrants, ont leur part de responsabilité — qu’on ne saurait sous-estimer.</p>



<p><strong><em>4<sup>e</sup> limite : ignorer la collusion oligopolistique en aval. </em></strong>La grande distribution tunisienne est concentrée. Quelques enseignes — souvent liées à de grands groupes privés proches du milieu patronal — exercent un pouvoir d’achat monopolistique sur les fournisseurs. Elles imposent leurs prix d’achat, leurs délais de paiement, leurs référencements discriminatoires.</p>



<p>Dans ce contexte, l’intermédiaire — souvent un petit commerçant, un grossiste de souk, un camionneur — n’est pas le dominant de la filière : il est coincé entre un producteur appauvri en amont et une grande enseigne prédatrice en aval. Le désigner comme bouc émissaire, c’est précisément protéger ceux qui exercent le pouvoir de marché réel.</p>



<p><strong>5<sup>e</sup> limite : l’absence de toute autocritique.</strong> Le communiqué de l’IACE parle de <em>«transparence»</em>, d’<em>«écosystème résilient»</em>, de <em>«passage de la stratégie à l’exécution»</em>. Belles formules. Mais où est l’autocritique des chefs d’entreprises eux-mêmes ? Où est la question sur les délais de paiement imposés aux sous-traitants ? Sur le dumping fiscal pratiqué par certains conglomérats grâce à l’optimisation offshore ? Sur les ententes tarifaires dans la grande distribution que plusieurs enquêtes ont documentées ?</p>



<p>On ne peut pas avoir le beurre, l’argent du beurre, et reprocher à la bergère de mal distribuer ses produits laitiers.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="qcpY26QWZJ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/02/21/pour-lamelioration-de-la-situation-des-petites-exploitations-agricoles-en-tunisie/">Pour l’amélioration de la situation des petites exploitations agricoles en Tunisie</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Pour l’amélioration de la situation des petites exploitations agricoles en Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/02/21/pour-lamelioration-de-la-situation-des-petites-exploitations-agricoles-en-tunisie/embed/#?secret=QeX36BtuEA#?secret=qcpY26QWZJ" data-secret="qcpY26QWZJ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Remettre la réflexion sur ses pieds</h2>



<p><strong><em>Premièrement</em></strong> : plafonner les spreads bancaires sur le crédit agricole. Un taux maximum de taux directeur + 3 points — soit 10 % au plafond actuel — est une mesure urgente, calibrée sur ce que pratiquent le Maroc (8 %) ou l’Égypte pour ses filières stratégiques. Le forum devrait mettre cette question, et non les intermédiaires, au cœur de ses panels.</p>



<p><strong><em>Deuxièmement</em></strong> : conditionner les avantages fiscaux des grandes enseignes à des délais de paiement contractuels. Toute entreprise bénéficiant d’exonérations fiscales ou d’avantages du Code d’Investissement devrait être soumise à un plafond de 60 jours de paiement à ses fournisseurs agricoles, sous peine de pénalités automatiques. C’est la règle en France depuis la Loi de modernisation de l&rsquo;économie (LME) de 2008. La Tunisie attend toujours.</p>



<p><strong><em>Troisièmement </em></strong>: investir massivement dans les infrastructures de stockage et de froid. Les pertes post-récolte en Tunisie sont estimées entre 25 % et 35 % selon les filières — tomates, pommes de terre, agrumes. Ce gaspillage structurel crée l’illusion d’une pénurie artificielle que les intermédiaires sont accusés d’exploiter. La réponse est logistique et infrastructurelle, pas policière.</p>



<p><strong><em>Quatrièmement</em></strong> : ouvrir l’IACE à une représentation des producteurs agricoles et des PME agroalimentaires.</p>



<p>Un forum qui parle de distribution agricole sans agriculteurs à la table, c’est un procès où l’accusé n’est pas convié. Si l’IACE veut être un espace de dialogue national et non une chambre d’écho oligopolistique, qu’il commence par inviter ceux dont il prétend résoudre les problèmes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le thermomètre n’est pas la fièvre</h2>



<p>L’intermédiaire est, au fond, le thermomètre de la filière agricole tunisienne. Il mesure — parfois amplifie — les dysfonctionnements structurels d’une offre sous-investie, d’une logistique défaillante, d’un crédit inaccessible, d’une productivité anémique. Le briser ne guérira pas le malade. Il laissera simplement le patient sans diagnostic.</p>



<p>Le vrai Forum économique que la Tunisie attend n’est pas celui où le patronat interroge les autres. C’est celui où il interroge aussi ses propres pratiques — ses marges, ses délais, ses ententes, ses taux d’intérêt.</p>



<p>Ce jour-là, le débat sera vraiment national. En attendant, le Tunisia Economic Forum 2026 ressemble davantage à un procès organisé par les bouchers pour réformer les bergers.</p>



<p><em>* Ph.D.</em> </p>



<p><strong><em>Blog de l&rsquo;auteur:</em></strong> <a href="https://www.facebook.com/groups/375846620757494" target="_blank" rel="noreferrer noopener">E4T, Économie pour la Tunisie</a></p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="JioYULeYKv"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/05/18/tunisie-la-revolution-agricole-reste-a-faire/">Tunisie : la révolution agricole reste à faire</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : la révolution agricole reste à faire » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/05/18/tunisie-la-revolution-agricole-reste-a-faire/embed/#?secret=tBRDlwTYcy#?secret=JioYULeYKv" data-secret="JioYULeYKv" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/09/distribution-agricole-en-tunisie-un-bouc-emissaire-dans-le-souk-des-bestiaux/">Distribution agricole en Tunisie | Un bouc émissaire dans le souk des bestiaux</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>IACE &#124; Pour sortir du surendettement des ménages en Tunisie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 28 Mar 2026 08:48:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[fragilité financière]]></category>
		<category><![CDATA[IACE]]></category>
		<category><![CDATA[inflation]]></category>
		<category><![CDATA[marché du travail]]></category>
		<category><![CDATA[pouvoir d'achat]]></category>
		<category><![CDATA[ratios dette/revenu]]></category>
		<category><![CDATA[surendettement des ménages]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans une récente étude, l'IACE propose une feuille de route opérationnelle pour sortir la Tunisie de la crise du surendettement des ménages. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/28/iace-pour-sortir-du-surendettement-des-menages-en-tunisie/">IACE | Pour sortir du surendettement des ménages en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’Institut arabe des chefs d’entreprise (IACE) a publié, jeudi 26 mars 2026, une note d’analyse intitulée <a href="https://iace.tn/publication-jeudi-surendettement/">«Diagnostic, enjeux et solutions en Tunisie»</a>, où il analyse les tenants et les aboutissants de ce phénomène préoccupant et propose des solutions pour y faire face de manière structurelle et efficace.</em></strong></p>



<span id="more-18530972"></span>



<p><em>«Alors que des dispositifs institutionnels solides, commissions de surendettement, observatoires statistiques, cadres juridiques protecteurs, permettent à plusieurs États de détecter, traiter et prévenir les crises d’endettement, la Tunisie demeure confrontée à un vide structurel : absence de définition légale, de données consolidées, et d’institutions dédiées à la régulation du crédit»</em>, constate d’emblée l’étude, qui passe en revue les solutions apportées à ce problème par des pays comme la France où, en&nbsp;2024, 134 803&nbsp;dossiers ont été traités les autorités compétentes, et abouti à un effacement total des dettes pour 34,7% d’entre eux.</p>



<p><em>«À l’inverse, en Tunisie, le recours massif au crédit informel, l’absence de couverture sociale universelle et la fragmentation des réponses institutionnelles transforment un problème de solvabilité en crise sociale»</em>, souligne l’IACE, en rappelant, qu’en 2024, le taux de fragilité budgétaire par habitant atteint environ 171%, un seuil bien au-delà de la viabilité internationalement reconnue.</p>



<p>L’IACE, qui a déjà alerté sur les risques macroéconomiques du surendettement non encadré, dans une première note-diagnostique sur le sujet publiée en avril 2019, propose, dans sa nouvelle étude, une feuille de route opérationnelle, fondée sur trois piliers concrets : la régulation ex ante (prévention via encadrement des ratios dette/revenu et transparence contractuelle), la transparence (traitement amiable via médiation et accompagnement budgétaire) et la réhabilitation (sortie de crise via effacement ciblé et réintégration financière).</p>



<p><em>«Ces trois piliers s’appuient sur une triple légitimité&nbsp;: juridique (projet de loi n° 113/2020), empirique (cartographie fine des vulnérabilités, notamment Centre-Ouest et Sud-Ouest) et internationale (meilleures pratiques adaptées au contexte tunisien)»</em>, précise l’étude qui démontre que le surendettement des ménages en Tunisie ne relève plus d’un phénomène marginal, mais d’une crise structurelle profondément ancrée dans la fragilité budgétaire généralisée, l’absence de programmes de protection sociale adaptés et la dégradation continue du pouvoir d’achat.</p>



<p><em>«Porté par une inflation ciblée sur les biens essentiels, notamment alimentaires, et exacerbé par la précarité du marché du travail, le surendettement touche aujourd’hui des centaines de milliers de ménages en situation de fragilité financière aiguë, y compris des classes moyennes urbaines auparavant épargnées. Il frappe de manière disproportionnée les familles nombreuses et se répercute directement sur les enfants, compromettant leur santé, leur éducation et leur avenir économique»</em>, soulignent les auteurs pour qui les solutions ne peuvent être <em>«ni purement individuelles ni exclusivement répressives», </em>maisdoivent être <em>«systémiques, graduées et différenciées»</em>.</p>



<p>D’où l’urgence de cartographier le phénomène via un observatoire national, de réguler l’octroi du crédit par le plafond du ratio dette/revenu individuel (40 % pour la consommation, 50 % pour l’immobilier), d’instaurer une justice sociale à travers une loi de rétablissement personnel, et de prévention à long terme par une éducation financière intégrée dès l’école.</p>



<p><em>«Le surendettement en Tunisie n’est pas seulement une question de solvabilité : c’est un indicateur de la vulnérabilité croissante des ménages face aux chocs économiques, et un signal d’alerte pour la cohésion sociale et la stabilité macroéconomique»</em>, note encore l’étude en conclusion. Elle ajoute : <em>«Agir vite et agir bien n’est plus une option. C’est une nécessité nationale, exigeant une combinaison équilibrée de régulation, de transparence et de réhabilitation ; les trois piliers d’une sortie durable de crise.»</em></p>



<p><a href="https://iace.tn/publication-jeudi-surendettement/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lire l&rsquo;intégralité de l&rsquo;étude. </a></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/28/iace-pour-sortir-du-surendettement-des-menages-en-tunisie/">IACE | Pour sortir du surendettement des ménages en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>IACE &#124; Mesures pour atténuer l’impact du conflit en Iran sur la Tunisie  </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/26/iace-mesures-pour-attenuer-limpact-du-conflit-en-iran-sur-la-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 Mar 2026 09:58:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[chocs extérieurs]]></category>
		<category><![CDATA[hydocarbures]]></category>
		<category><![CDATA[IACE]]></category>
		<category><![CDATA[Moyen-Orient]]></category>
		<category><![CDATA[Steg]]></category>
		<category><![CDATA[Stir]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L'IACE préconise des mesures pour renforcer la résilience de l'économie tunisienne face aux répercussions de la guerre en Iran.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/26/iace-mesures-pour-attenuer-limpact-du-conflit-en-iran-sur-la-tunisie/">IACE | Mesures pour atténuer l’impact du conflit en Iran sur la Tunisie  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’Institut arabe des chefs d’entreprise (IACE), un groupe de réflexion international basé à Tunis, a alerté sur les risques que la guerre au Moyen-Orient pourrait faire peser sur l’économie tunisienne, exhortant les autorités à mettre en œuvre des mesures d’atténuation à court et moyen terme afin de renforcer la résilience nationale face à de telles répercussions.</em></strong></p>



<span id="more-18520640"></span>



<p>Dans son rapport intitulé <em><a href="https://iace.tn/guerre-au-moyen-orient-quels-impacts-pour-leconomie-tunisienne/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">«Guerre au Moyen-Orient : Défis et impacts sur l’économie tunisienne»</a></em>, l’IACE souligne que cette crise pourrait affecter divers aspects de l’économie, notamment les finances publiques, la balance des paiements, l’inflation et la croissance, dans un contexte où la Tunisie demeure fortement dépendante des importations d’énergie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une économie très exposée </h2>



<p>Dans un contexte international caractérisé par une forte incertitude, la Tunisie figure parmi les économies les plus exposées aux chocs externes, en particulier en raison de sa dépendance aux importations d’énergie.</p>



<p>Le rapport note que la production nationale ne couvre qu’environ 35 % des besoins et que toute hausse prolongée des prix des hydrocarbures ou toute perturbation des flux d’approvisionnement a un impact direct sur les équilibres macroéconomiques.</p>



<p>Selon l’IACE, chaque augmentation de 1 dollar du prix du pétrole pourrait engendrer un coût supplémentaire estimé à 164 millions de dinars.</p>



<p>Le premier impact concerne les finances publiques. La hausse des prix des carburants et du transport international risque d’accroître les charges d&rsquo;exploitation et d’aggraver les déséquilibres financiers. Des entreprises comme la Société tunisienne d&rsquo;électricité et de gaz (Steg) et la Société tunisienne des industries de raffinage (Stir), déjà dépendantes des subventions publiques, pourraient voir leurs problèmes de liquidités s’accentuer, ce qui pourrait impacter les engagements de l’État. La guerre pourrait renchérir les importations.</p>



<p>Sur le plan extérieur, la balance des paiements constitue un autre point faible. Selon l’institut, près de 98 % du commerce extérieur tunisien s’effectue par voie maritime&nbsp;; toute perturbation des chaînes logistiques ou augmentation des coûts de transport se traduit donc par des importations plus onéreuses. Conjuguée à la hausse des prix de l&rsquo;énergie, cette situation pourrait alourdir la facture énergétique et creuser le déficit commercial. Ceci exercerait une pression supplémentaire sur les réserves de change, dans un contexte de faible mobilisation des financements extérieurs.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le bol d’oxygène du tourisme &nbsp;</h2>



<p>L’IACE souligne toutefois certains facteurs atténuants, notamment la relative stabilité des transferts de fonds des Tunisiens résidant dans les pays du Golfe et la croissance continue des réservations touristiques, qui pourraient contribuer à limiter l’impact à court terme.</p>



<p>Le rapport de l&rsquo;IACE met également en lumière les risques inflationnistes. L’augmentation des importations de biens et de matières premières industrielles, conjuguée aux anticipations d’inflation, pourrait entraîner une hausse des prix à la consommation. Le recours à la finance monétaire pour répondre aux besoins budgétaires pourrait accentuer ces pressions.</p>



<p>Concernant la croissance, l’organisation estime que les effets pourraient se manifester par un ralentissement de la demande étrangère, notamment en provenance de la zone euro, principal partenaire économique de la Tunisie. Des secteurs comme le textile, l’habillement et les industries mécanique et électrique semblent particulièrement vulnérables.</p>



<p>Le tourisme pourrait également être affecté par les incertitudes géopolitiques, de même que le transport aérien, susceptible de subir des perturbations liées à la situation régionale.</p>



<p>Par ailleurs, des secteurs stratégiques tels que l’agriculture et l’industrie chimique pourraient rencontrer des difficultés d&rsquo;approvisionnement en matières premières essentielles.</p>



<p>Afin de renforcer la résilience de l’économie tunisienne face aux chocs externes, l’IACE recommande une série de mesures stratégiques organisées par horizon temporel.</p>



<p>À court terme, une action immédiate est nécessaire pour atténuer l’impact direct du conflit au Moyen-Orient, notamment la constitution et la gestion de stocks stratégiques de produits alimentaires et d’hydrocarbures afin d’amortir les perturbations des chaînes d’approvisionnement mondiales.</p>



<p>Un soutien ciblé aux petits exploitants agricoles est également essentiel pour maintenir la production locale et garantir l’approvisionnement national.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des mesures opérationnelles concrètes</h2>



<p>Dans le même temps, l&rsquo;IACE recommande le lancement d’un programme d’économies d’énergie dans le secteur public, visant à maîtriser la consommation d’énergie par des mesures opérationnelles concrètes. La possibilité d’encourager le télétravail dans certains secteurs est également envisagée, afin de réduire les coûts énergétiques et de transport.</p>



<p>À moyen terme, la sécurité alimentaire doit être renforcée, notamment par le développement de filières céréalières permettant d’atteindre l’autosuffisance en blé dur, grâce à des investissements ciblés visant à améliorer les rendements et à moderniser les techniques agricoles.</p>



<p>L’IACE préconise également une accélération de la transition énergétique, avec un accroissement des investissements dans les énergies renouvelables afin de réduire la dépendance aux importations et d’améliorer l’efficacité énergétique.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/26/iace-mesures-pour-attenuer-limpact-du-conflit-en-iran-sur-la-tunisie/">IACE | Mesures pour atténuer l’impact du conflit en Iran sur la Tunisie  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Feuille de route pour l’adoption de l’IA dans le système éducatif tunisien</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/08/feuille-de-route-pour-ladoption-de-lia-dans-le-systeme-educatif-tunisien/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 08 Mar 2026 07:58:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[CNTE]]></category>
		<category><![CDATA[éducation]]></category>
		<category><![CDATA[employabilité]]></category>
		<category><![CDATA[IA]]></category>
		<category><![CDATA[IACE]]></category>
		<category><![CDATA[UVT]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Feuille de route concrète pour intégrer l’IA dans l'éducation en Tunisie comme levier de performance pédagogique.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/08/feuille-de-route-pour-ladoption-de-lia-dans-le-systeme-educatif-tunisien/">Feuille de route pour l’adoption de l’IA dans le système éducatif tunisien</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Face aux mutations technologiques mondiales, l’Institut arabe des chefs d’entreprise (IACE) a publié une nouvelle note stratégique intitulée : «Pour une stratégie tunisienne d’adoption de l’IA dans le système éducatif», où les auteurs proposent une feuille de route concrète pour intégrer l’intelligence artificielle (IA) comme levier de performance pédagogique, tout en répondant aux défis de demain.</em></strong></p>



<span id="more-18450092"></span>



<p>Ces défis sont l’adaptation des programmes aux métiers du futur ; la formation des enseignants aux nouveaux outils numériques et un cadre éthique et réglementaire pour protéger les apprenants. L’objectif étant de préparer les futurs talents à l’économie de demain et renforcer l’employabilité des jeunes diplômés.</p>



<p>Le document de l’IACE se base notamment sur les outils existants en EdTech IA, l’étude des divers modèles de pays ayant adopté ces technologies, le contexte socio-économique et les défis d’infrastructure tunisiens.</p>



<p>L’IA offre des bénéfices majeurs dans l’enseignement : la personnalisation de l’apprentissage (adaptation du rythme et du contenu), le soutien à la productivité des enseignants (préparation des cours, correction automatisée) et une meilleure inclusion des apprenants (outils d’accessibilité).</p>



<p>Cependant, elle n’est pas exempte de risques, notamment la fracture numérique (due au coût du matériel et de l’accès), la déshumanisation (isolement des apprenants) et les préoccupations liées à l’éthique/protection des données.</p>



<p>En Tunisie, l’intégration de l’IA est en phase de réflexion principalement au niveau d’organismes tels que le Centre national des technologies en éducation (<a href="https://www.cnte.tn/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">CNTE</a>) et l’Université virtuelle de Tunis (<a href="https://www.uvt.rnu.tn/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">UVT</a>), d’expérimentation dans les universités et elle est soutenue essentiellement par des initiatives individuelles.</p>



<p>Ces efforts sont fortement handicapés par la faiblesse de l’infrastructure numérique dans les établissements publics et l’absence d’une stratégie nationale structurée.</p>



<p>Malgré cela, la Tunisie se classe au 2<sup>e</sup> rang en matière de préparation des talents à l’IA selon l’AI Talent Readiness Index for Africa 2025 avec près de 1 400 spécialistes IA formés par an, entre diplômes (800) et reconversions (600). Un positionnement qui peut permettre de contribuer à satisfaire les besoins des entreprises qui ont placé leurs besoins en spécialistes IA et apprentissage en 2ème position des emplois les plus demandés après ceux du Big data.</p>



<p>La stratégie proposée pour le système éducatif tunisien vise une approche pragmatique et à faible coût pour favoriser le succès et la pérennité de l’intégration de l’IA dans les écoles, les collèges, les lycées, les centres de formation professionnelle et l’université.</p>



<p><a href="https://iace.tn/publication-du-jeudi-_-pour-une-strategie-tunisienne-dadoption-de-lia-dans-le-systeme-educatif/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lien de l&rsquo;étude sur le site de l&rsquo;IACE</a>. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/08/feuille-de-route-pour-ladoption-de-lia-dans-le-systeme-educatif-tunisien/">Feuille de route pour l’adoption de l’IA dans le système éducatif tunisien</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>IACE &#124; L’endettement intérieur, un frein pour le secteur privé  </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/07/iace-lendettement-interieur-un-frein-pour-le-secteur-prive/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 07 Feb 2026 08:00:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[endettement intérieur]]></category>
		<category><![CDATA[entreprises]]></category>
		<category><![CDATA[financement]]></category>
		<category><![CDATA[IACE]]></category>
		<category><![CDATA[investissement]]></category>
		<category><![CDATA[secteur privé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L'endettement intérieur n'est pas une solution miracle pour l'endettement intérieur, mais un frein pour le secteur privé. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/07/iace-lendettement-interieur-un-frein-pour-le-secteur-prive/">IACE | L’endettement intérieur, un frein pour le secteur privé  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’Institut arabe des chefs d’entreprise (IACE) vient de publier sur son site web une note d’analyse sur le recours accru de la Tunisie à l’endettement intérieur et ses effets sur le financement de l’économie. La note intitulée <a href="file:///C:/Users/user/Downloads/Note-Effet-eviction.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">«Endettement intérieur : Une solution stratégique ou un frein pour le secteur privé ?»</a> interrogent le choix de la Tunisie de se tourner massivement vers la dette intérieure pour financer son budget.</em></strong></p>



<span id="more-18332775"></span>



<p>Si cette stratégie réduit la dépendance extérieure, dans une logique de <em>«compter sur soi»</em> chère au président Saïed, tous les experts vous diront qu’elle crée un <em>«effet d’éviction»</em> qui limite l’accès au financement pour les entreprises privées, ce qui pénalise, à terme, l’investissement et la création de richesses et d’emplois.</p>



<p>Cette note d’analyse explore donc les risques d’un tel choix pour la stabilité financière et l’investissement productif. Elle met en évidence un phénomène d’effet d’éviction, marqué par une réorientation des ressources bancaires vers le financement de l’État au détriment du secteur privé. L’analyse s’appuie sur l’évolution de l’endettement, des concours à l’économie et des indicateurs bancaires, et propose des recommandations pour soutenir l’investissement productif.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Réduction de la dépendance de l’extérieur</h2>



<p>Dans un contexte marqué par un accès restreint aux ressources de financement extérieur, la Tunisie a opté pour un recours massif et inédit à l’endettement intérieur afin d’assurer le financement du budget.</p>



<p>Cette orientation pourrait être expliquée par la volonté d’alléger le poids des échéances extérieures et limiter la fuite des devises dans la mesure où le service de la dette intérieure ne génère pas de sortie de capitaux vers l’étranger.</p>



<p>Ce choix permet ainsi de réduire la dépendance vis-à-vis des créanciers internationaux tout en favorisant le développement du marché financier domestique.</p>



<p>Si cette orientation traduit une adaptation aux contraintes extérieures, elle soulève néanmoins plusieurs enjeux notamment en matière de financement de l’investissement productif, de soutenabilité de la dette intérieure, etc.</p>



<p>En effet, nonobstant l’intérêt qu’il présente à court terme, un recours excessif à la dette publique intérieure risque d’exercer des pressions sur les investisseurs et le système bancaire compromettant ainsi la stabilité du système financier.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Réduction des ressources pour le privé</h2>



<p>Le financement intérieur massif du budget tend à réduire la disponibilité des ressources financières pour le secteur privé, un phénomène communément désigné sous le nom d’effet d’éviction ou <em>crowding out effect</em>.</p>



<p>Face à cette situation inédite, l’IACE recommande la mise en œuvre d’une action coordonnée et cohérente autour des axes suivants :</p>



<p>&#8211; la promotion des partenariats public-privé en tant qu’instrument privilégié de mobilisation des ressources pour la réalisation de projets à fort impact économique et social contribuant à alléger les pressions sur le financement budgétaire ;</p>



<p>&#8211; le soutien de la relance de l’économie réelle à travers une politique active de promotion des PME notamment par la mise en place de lignes de crédit dédiées et la mise en place de dispositifs d’incitations favorisant l’investissement productif et l’innovation&nbsp;;</p>



<p>&#8211; la réorientation des ressources de financement extérieur vers les projets d’infrastructure et les secteurs à forte valeur ajoutée afin de renforcer la compétitivité de l’économie nationale&nbsp;;</p>



<p>&#8211; le renforcement de la transparence et la qualité de l’information financière dans le but d’améliorer l’évaluation du risque de crédit, favoriser une meilleure allocation des ressources et réduire l’aversion au risque du secteur bancaire&nbsp;;</p>



<p>&#8211; l’institution d’une structure nationale de gestion de la dette publique chargée d’assurer (i) la maitrise de la dynamique d’endettement public dans le cadre d’une stratégie à moyen terme et (ii) le suivi, la coordination et la consolidation de l’ensemble des engagements financiers de l’Etat.</p>



<p>Lire l’intégralité de la note sur <a href="file:///C:/Users/user/Downloads/Note-Effet-eviction.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ce lien</a>.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/07/iace-lendettement-interieur-un-frein-pour-le-secteur-prive/">IACE | L’endettement intérieur, un frein pour le secteur privé  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>L’IACE et les risques globaux en Tunisie en 2026</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/16/liace-et-les-risques-globaux-en-tunisie-en-2026/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 16 Jan 2026 11:44:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[2026]]></category>
		<category><![CDATA[Forum économique mondial]]></category>
		<category><![CDATA[IACE]]></category>
		<category><![CDATA[risques globaux]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=18244619</guid>

					<description><![CDATA[<p>L'IACE a mené l’enquête sur les risques globaux en 2026 pour ce qui concerne la Tunisie, qui sont surtout d'ordres économique et social. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/16/liace-et-les-risques-globaux-en-tunisie-en-2026/">L’IACE et les risques globaux en Tunisie en 2026</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La 21<sup>e</sup> édition du Rapport sur les risques globaux 2026 du Forum économique mondial met en lumière les principaux risques susceptibles d’affecter les économies et les sociétés à court, moyen et long terme.</em></strong></p>



<span id="more-18244619"></span>



<p>En tant que partenaire officiel du Forum économique mondial en Tunisie, l’Institut arabe des chefs d’entreprise (IACE) a mené l’enquête sur le plan national, fournissant une analyse détaillée des risques qui concernent la Tunisie.</p>



<p>Pour notre pays, les résultats ont montré que les risques économiques et sociaux dominaient, tandis que les risques géopolitiques et technologiques ne figuraient plus parmi les principales préoccupations, et que les risques environnementaux disparaissaient du classement en 2026.</p>



<p>Ce rapport de référence est basé sur une enquête mondiale sur les risques menée auprès de 1 300 décideurs et experts internationaux issus des secteurs économique, universitaire, gouvernemental et de la société civile, dans plus de 100 pays.</p>



<p><a href="https://iace.tn/rapport-les-risques-globaux-wef-2026/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lire l&rsquo;intégralité du rapport sur ce lien. </a></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/16/liace-et-les-risques-globaux-en-tunisie-en-2026/">L’IACE et les risques globaux en Tunisie en 2026</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>IACE &#124; Les règles d’origine favorables aux exportations tunisiennes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 10 Jan 2026 12:54:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[accord d’association]]></category>
		<category><![CDATA[Droits de douane]]></category>
		<category><![CDATA[exportations]]></category>
		<category><![CDATA[IACE]]></category>
		<category><![CDATA[règles d’origines]]></category>
		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>
		<category><![CDATA[zone de libre-échange]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les enjeux économiques et la portée de la ratification par la Tunisie de l'accord sur les règles d’origine euroméditerranéennes. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/10/iace-les-regles-dorigine-favorables-aux-exportations-tunisiennes/">IACE | Les règles d’origine favorables aux exportations tunisiennes</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Dans la note intitulée «Règles d’origine Union européenne-Tunisie : enjeux économiques et portée de la ratification», dont nous reproduisons ci-dessus quelques extraits, l’Institut arabe des chefs d’entreprise (IACE) affirme que cette nouvelle convention avec notre principal partenaire économique présente de nombreux avantages pour l’économie nationale, notamment en renforçant la compétitivité de nos exportations, en facilitant leur accès au marché européen et en accroissant leurs compétitivité et attractivité.</em></strong></p>



<span id="more-18219720"></span>



<p>La Tunisie a été le premier pays du bassin méditerranéen à signer un accord d’association avec l’Union européenne, en juillet 1995, suivie par la suite par plusieurs pays de l’Est et du Sud de ce bassin. Il a été préparé par plusieurs mesures qui ont été prises au cours de la période 1991-1994 dont notamment :</p>



<p>● la loi de 1991 sur le commerce intérieur qui instaure les principes de concurrence sur les marchés et de liberté des prix avec l’intervention de l’État pour réguler ces mécanismes;</p>



<p>● la convertibilité courante du dinar qui permet le transfert de devises sans autorisation de la BCT pour les opérations de commerce extérieur de biens et services;</p>



<p>● l’adhésion de la Tunisie à l’OMC en mars 1995 en acceptant les principes de liberté du commerce international et de droits de douane plafonnés de commun accord.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un partenariat historique</h2>



<p>Cet accord, entré en vigueur en mars 1998, vise l’établissement d’une zone de libre-échange, sans droits de douane ni restrictions quantitatives (ou mesures d’effet équivalent), sur une période de 12 ans, avec des listes de <em>«produits originaires définis au protocole n°4* 1»</em> à libérer progressivement, à commencer par les biens industriels d’investissement, puis de consommation pour terminer avec les produits agricoles, avec des exceptions dont le quota sur l’huile d’olive exportée par la Tunisie de 56 700 tonnes/an, le reste étant exporté sous le régime du TPA, ou trafic de perfectionnement actif, où l’huile est transformée et réexportée. Réciproquement, certains produits agricoles importés par la Tunisie sont contingentés. Cet accord prévoit aussi des clauses de coopération dans les domaines politique, économique et financier, social, scientifique et culturel. À titre d’illustration, la coopération dans le domaine scientifique a permis aux enseignants-chercheurs de postuler aux programmes de recherche européens comme Erasmus.</p>



<p>(…) Suivant l’initiative de l’UE, en décembre 2011, pour engager des négociations avec plusieurs pays du Sud pour un accord de libre-échange complet et approfondi (Aleca), la Tunisie a agréé en novembre 2012 d’engager des négociations de cet accord, qui ont débuté en octobre 2015 à Tunis. L’objectif est l’intégration progressive de l’économie tunisienne dans le marché unique de l’UE.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les règles d’origine préférentielles</h2>



<p>(…) Même si l’Aleca est en pause, la relation commerciale UE-Tunisie continue d’évoluer lentement avec l’accord d’application de règles d’origine préférentielles révisées, adoptées en 2023 et mises en application à partir de 2025 dans le cadre pan-euro-méditerranéen (PEM), selon lequel les exportateurs des pays partenaires, dont la Tunisie, peuvent bénéficier de dispositions plus souples pour le statut <em>«originaire»</em> définissant les produits d’origine locale, qui donne droit à une exemption totale des droits de douane.</p>



<p>L’objectif de la révision appliquée en 2025 ne porte pas sur l’accord d’association, qui prévoit l’exemption des «DD» sur les produits exportés vers l’UE qui sont d’origine locale, mais porte sur la définition de la notion d’origine locale, qui est devenue plus souple, notamment pour les produits textiles.</p>



<p>Pour la Tunisie : l’origine locale incluait les achats d’Algérie, du Maroc et de la Communauté européenne (accord d’association TUN-UE de 1995).</p>



<p>(…) Cette convention vise à transposer, dans un cadre multilatéral, les systèmes bilatéraux existants concernant les règles d’origine établies dans les accords bilatéraux de libre-échange conclus entre les parties contractantes à la convention.</p>



<p>De ce fait, le cumul de l’origine est devenu plus large, car il peut englober plusieurs pays du processus de Barcelone : l’origine locale des produits exportés inclut les achats provenant d’autres pays appartenant au processus de Barcelone avec lesquels la Tunisie a un accord de libre-échange (Maroc, Égypte, Jordanie, Turquie, pays Aele). Pour ces produits, les exportations se font au taux nul, sans limite.</p>



<p>La délégation de l’UE en Tunisie a publié un communiqué le 29/07/2025 sur la mise en œuvre des nouvelles dérogations pour certains produits textiles et d’habillement tunisiens exportés vers l’UE, selon lequel les dérogations couvrent notamment les pantalons (4,7 millions en denim), robes, chemises, T-shirts, sous-vêtements, maillots de bain, vêtements de travail, etc., indiquant que la coupe du tissu et la confection seront considérées comme une transformation suffisante.</p>



<p>Des quotas ont été définis et ouverts pour cinq ans, avec une application rétroactive à compter du 22 janvier 2025. Il est précisé que les produits respectant déjà les règles <em>«standard»</em> du protocole 4 des règles d’origine continuent à entrer sans droits et sans limite de quantité. Ces dérogations offrent une flexibilité supplémentaire (avec quota) pour améliorer la compétitivité vis-à-vis d’autres pays de production.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La portée d&rsquo;une ratification </h2>



<p>(…) Au 1<sup>er</sup> janvier 2026, la période transitoire prévue pour l’application des règles d’origine révisées pan-euro-méditerranéennes a pris fin pour les pays n’ayant pas ratifié la nouvelle convention régissant ces règles. Les règles d’origine plus favorables, appliquées à titre transitoire depuis mars 2025 en Tunisie sur la base d’une décision du Conseil d’association UE-Tunisie, ne sont plus applicables depuis cette date. Dans ce cadre, les règles pan-euro-méditerranéennes dites <em>«historiques»</em> de 2012 continuent de s’appliquer tant que la mise à jour de la convention n’est pas finalisée entre partenaires. La Tunisie conserve ainsi l’exonération des droits de douane prévue par l’accord d’association pour les produits répondant aux règles de 2012, mais ne bénéficie plus des facilités supplémentaires introduites par les règles révisées de 2025, notamment :</p>



<p>● l’élargissement du cumul d’origine avec certains pays méditerranéens du Sud ;</p>



<p>● les simplifications administratives ;</p>



<p>● les quotas additionnels accordés à certains produits textiles.</p>



<p>Cette situation place la Tunisie dans une position moins favorable que celle de plusieurs pays de l’espace euro-méditerranéen, notamment ceux ayant ratifié la convention avant la fin de l’année 2025 (Jordanie, pays européens non membres de l’UE) ou ayant obtenu une période transitoire prolongée lors de l’adoption des nouvelles règles (cas du Maroc).</p>



<p>La Fédération tunisienne du textile et de l’habillement (FTTH) a informé le ministère de l’Industrie des effets directs de cette situation sur les exportations concernées.</p>



<p>Depuis janvier 2026, les produits textiles précédemment couverts par les dérogations appliquées en 2025 sont soumis à un droit de douane de 12% à l’entrée du marché européen, ce qui affecte leur compétitivité, d’autant plus que ces produits avaient bénéficié d’une exonération totale à titre transitoire au cours de l’année 2025.</p>



<p>Le secteur textile et habillement connaît par ailleurs des difficultés structurelles avérées : la valeur ajoutée a reculé de 2% au cours des neuf premiers mois de 2025, contre une croissance annuelle moyenne de 1,9% sur la période 2022-2024, et les exportations ont diminué de 1,8% sur les onze premiers mois de 2025.</p>



<p>Ce secteur emploie environ 150&nbsp;000 personnes et génère près de 3 milliards de dinars de recettes nettes d’exportation par an, ce qui justifie une attention particulière des autorités publiques.</p>



<p>In fine, au 01/01/2026, la période transitoire se termine pour les pays qui n’ont pas ratifié la nouvelle convention qui régit les règles d’origine locale ; les nouvelles règles favorables ne seront plus appliquées.</p>



<p>La Tunisie, quant à elle, a sécurisé définitivement l’application de ces règles grâce à la ratification de l’accord avec l’Union européenne, après les avoir déjà appliquées depuis mars 2025 sur la base de la décision du Conseil d’association UE-Tunisie.</p>



<p>Dans ce cadre, la ratification permet à la Tunisie de dépasser le régime des règles PEM <em>«historiques»</em> de 2012 et de bénéficier pleinement des nouvelles règles d’origine entrées en vigueur en 2025. Ces règles offrent un cumul d’origine élargi avec plusieurs pays du Sud de la Méditerranée, des facilités administratives renforcées ainsi que des quotas additionnels, notamment pour les produits textiles.</p>



<p>Suite à la ratification, la Tunisie bénéficie de nouvelles mesures favorables, notamment aux exportations textiles, mais aussi aux autres secteurs industriels. Grâce à cette ratification, les produits bénéficiant des règles de cumul plus souples et des quotas spécifiques (notamment les jeans denim) conservent les avantages obtenus en 2025 et évitent l’application d’un droit de douane de 12 % à partir de 2026.</p>



<p>Cette avancée est d’autant plus importante que le secteur textile et habillement connaît des difficultés structurelles. Sa valeur ajoutée a reculé de 2% au cours des neuf premiers mois de 2025, après une croissance annuelle moyenne de 1,9% sur la période 2022-2024, et ses exportations ont diminué de 1,8% sur les onze premiers mois de 2025.</p>



<p>Dans ce contexte, la ratification contribue à maintenir l’activité du secteur, à préserver près de 150 000 emplois et à sécuriser des recettes nettes d’exportation estimées à 3 milliards de dinars par an (soit 9 milliards de dinars en valeur brute).</p>



<p>En conclusion, l’accord d’association entre la Tunisie et l’Union européenne entre dans une nouvelle phase de son évolution après 30 ans d’application.</p>



<p>La ratification de la nouvelle convention renforce les effets positifs de cet accord et consolide le partenariat stratégique entre la Tunisie et l’UE. Elle s’inscrit dans une dynamique de coopération fondée sur l’évaluation des résultats, l’adaptation des instruments commerciaux et le renforcement des liens économiques et historiques entre l’Union européenne et son premier partenaire dans la région euro-méditerranéenne. *</p>



<p><a href="https://iace.tn/regles-dorigine-ue-tunisie-enjeux-economiques-et-portee-de-la-ratification/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lire l’article dans son intégralité.</a></p>



<p><em>* Les intertitres sont de la rédaction. </em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="fuCAKWBSp5"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/01/regles-dorigine-euro-mediterraneennes-la-tunisie-adhere-en-catastrophe/">Règles d’origine euro-méditerranéennes | La Tunisie adhère en catastrophe</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Règles d’origine euro-méditerranéennes | La Tunisie adhère en catastrophe » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/01/regles-dorigine-euro-mediterraneennes-la-tunisie-adhere-en-catastrophe/embed/#?secret=Hikxgnzes8#?secret=fuCAKWBSp5" data-secret="fuCAKWBSp5" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/10/iace-les-regles-dorigine-favorables-aux-exportations-tunisiennes/">IACE | Les règles d’origine favorables aux exportations tunisiennes</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Ahmed El Karm &#124; «L’Etat doit soutenir davantage l’entreprise»</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/08/ahmed-el-karm-letat-doit-soutenir-davantage-lentreprise/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 08 Jan 2026 13:08:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmed El Karm]]></category>
		<category><![CDATA[croissance]]></category>
		<category><![CDATA[CTFCI]]></category>
		<category><![CDATA[entreprises]]></category>
		<category><![CDATA[IACE]]></category>
		<category><![CDATA[loi de finances 2026]]></category>
		<category><![CDATA[productivité]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le déséquilibre entre les politiques sociales et économiques pourrait contraindre l'Etat tunisien à emprunter davantage à l’étranger. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/08/ahmed-el-karm-letat-doit-soutenir-davantage-lentreprise/">Ahmed El Karm | «L’Etat doit soutenir davantage l’entreprise»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Ahmed El Karm, membre dirigeant de l’Institut arabe des chefs d’entreprise (IACE), a affirmé que la loi de finances 2026 a pris de nombreuses mesures sociales, comme les augmentations salariales, mais n’a pas pensé à en assurer la pérennité. Celle-ci ne saurait être garantie que par la croissance et la productivité, car l’État ne peut fournir un service sans production, a-t-il expliqué.</em></strong></p>



<span id="more-18212342"></span>



<p>Le déséquilibre entre les politiques sociales et économiques pourrait contraindre l’État à recourir davantage à l’emprunt extérieur, ce dont il se serait volontiers passé dans la situation actuelle des finances publiques.</p>



<p>Aussi faudrait-il accorder la priorité aux mesures visant à promouvoir l’investissement et l’emploi dans l’élaboration du projet de loi de finances 2027, a-t-il souligné dans une déclaration de presse, ce jeudi 8 janvier 2026, à Tunis, en marge d’une réunion organisée par la Chambre tuniso-française de commerce et d’industrie (CTFCI) sur la loi de finances 2026 et ses répercussions sur l’économie et les entreprises.</p>



<p>Ahmed El Karm a souligné la nécessité de soutenir la productivité afin de renforcer le budget de l’État, garant de la stabilité sociale et du financement des services sociaux.</p>



<p>Il a exhorté l’État à adopter, dans le cadre de la nouvelle loi sur l’investissement, d’autres mesures incitant les investisseurs et les exportateurs, afin que ces derniers puissent accroître leurs ressources en devises étrangères.</p>



<p>Il est encore possible de modifier et de réformer la politique fiscale afin de donner à l’investissement et au développement économique les mêmes chances qui ont été données aux mesures sociales dans la loi de finances de 2026.</p>



<p>Ahmed Karm estime, par ailleurs, que la mise en œuvre de la loi de finances de 2026 incombe à la Chambre des représentants, car toute imperfection dans sa mise en œuvre aggraverait le déséquilibre entre les mesures sociales et les mesures économiques approuvées, même si celles-ci sont relativement limitées et très en-deçà des attentes des acteurs économiques, selon ses termes.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/08/ahmed-el-karm-letat-doit-soutenir-davantage-lentreprise/">Ahmed El Karm | «L’Etat doit soutenir davantage l’entreprise»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>L’IACE publie le Rapport national sur l’entreprise en Tunisie 2025</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/26/liace-publie-le-rapport-national-sur-lentreprise-en-tunisie-2025/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 26 Dec 2025 08:34:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[MEDIA]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[entreprise]]></category>
		<category><![CDATA[IACE]]></category>
		<category><![CDATA[investissement industriel]]></category>
		<category><![CDATA[tissu entrepreneurial]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L'IACE publie un rapport sur le tissu entrepreneurial et de son rôle dans la croissance, l’emploi et la soutenabilité budgétaire en Tunisie.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/26/liace-publie-le-rapport-national-sur-lentreprise-en-tunisie-2025/">L’IACE publie le Rapport national sur l’entreprise en Tunisie 2025</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’Institut arabe des chefs d’entreprise (<a href="https://iace.tn/rapport-national-sur-lentreprise-en-tunisie-2025-premiere-edition/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">IACE</a>) vient de publier la première édition du Rapport national sur l’entreprise en Tunisie, une analyse approfondie du tissu entrepreneurial et de son rôle dans la croissance, l’emploi et la soutenabilité budgétaire.</em></strong></p>



<span id="more-18138513"></span>



<p>Fidèle à son rôle stratégique, en tant que think tank dédié à la promotion de l’entreprise dans tous les secteurs, l’IACE propose dans ce rapport des recommandations concrètes et un outil d’aide à la décision destiné aux décideurs publics, aux acteurs économiques et aux partenaires sociaux, afin d’orienter les politiques économiques vers une croissance durable et inclusive.</p>



<p>Le rapport couvre l’ensemble des formes d’entreprises (microentreprises, PME, grandes entreprises, entreprises publiques et communautaires), et dresse un diagnostic clair des défis et des leviers de développement.</p>



<p>Parmi les principaux constats : 1- une forte domination des microentreprises à contribution limitée, freinant la productivité et l’investissement ; 2- un secteur privé moteur de création de valeur, d’emploi et de recettes fiscales ; et 3- des entreprises publiques sous pression, nécessitant des réformes pour assurer la soutenabilité budgétaire; 4- Un potentiel industriel à consolider par l’innovation et la montée en gamme.</p>



<p>Trois priorités stratégiques se dégagent : 1- accroître la taille et la productivité du tissu entrepreneurial&nbsp;; 2- réformer le secteur des entreprises publiques; et 3- relancer l’investissement industriel et technologique</p>



<p><a href="https://shorturl.at/rdteb" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lien pour consulter le rapport.</a></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/26/liace-publie-le-rapport-national-sur-lentreprise-en-tunisie-2025/">L’IACE publie le Rapport national sur l’entreprise en Tunisie 2025</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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