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	<title>Archives des immigration - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des immigration - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Vient de paraître &#124; Saint-Augustin et la tragédie des civilisations</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Feb 2026 07:09:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Saint Augustin, qui a enseigné à Carthage, Rome et Hippone, prône l’équilibre entre foi et raison, sans domination ni arrogance. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/10/vient-de-paraitre-saint-augustin-et-la-tragedie-des-civilisations/">Vient de paraître | Saint-Augustin et la tragédie des civilisations</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Chantal Delsol est philosophe et écrivain. Professeur émérite en philosophie politique, elle a fondé en 1993 et dirigé l’Institut Hannah-Arendt. Membre de l’Académie des sciences morales et politiques, elle vient de publier ‘‘La tragédie migratoire et la chute des empires, Saint Augustin et nous’’ , un essai fort savant et très accessible, où elle aborde notre époque en la comparant à celle du théologien et philosophe, Saint Augustin d’Hippone (354-430).</em></strong></p>



<p><strong>Tahar Bekri</strong></p>



<span id="more-18340832"></span>



<p>La chute de Rome et sa destruction par Alaric en 410, la défaite d’un monde jusque-là civilisé, mais devenu trop puissant et orgueilleux, le démantèlement d’une culture brillante, tant de situations que l’auteur analyse, dans un parallélisme avec précision historique. Elle donne les raisons du délitement&nbsp;: la démesure et la violence, les manquements graves aux valeurs, le non respect des autochtones, l’obscurité qui s’installe dans la société. Les nouvelles valeurs chrétiennes qui succèdent au paganisme sont attaquées par les <em>«Barbares»</em>, les rustres, les envahisseurs et autres révoltés de l’intérieur que l’empire ne peut repousser.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ni domination ni arrogance</h2>



<p>Il n’est pas difficile de remarquer la similitude avec l’actualité et à laquelle renvoie l’essai. Ancrée comme dans un miroir dans l’Histoire du V<sup>e</sup> siècle de la latinité, il est absurde de ne pas y voir des vérités et des leçons à tirer. Pour cela l’auteure fait appel à la sagesse philosophique de Saint Augustin, l’auteur des <em>‘‘Confessions’’ </em>et de <em>‘‘La Cité de Dieu’’</em>, dont il est question ici.</p>



<p>Saint Augustin, né à Tagaste/Souk Ahras et mort à Hippone/Annaba, qui a enseigné à Carthage, Rome, Hippone, prône l’équilibre entre foi et raison, l’attachement à la paix dans la croyance, le christianisme n’est ni domination ni arrogance. Et Chantal Delsol de rappeler la volonté hégémonique des empires où la règle est <em>«Tout est à moi, parce que je suis moi»</em> ou comme l’écrit Virgile dans <em>‘‘L’Eneide’’</em> à propos de Jupiter&nbsp;: <em>«Moi, je n’impose de terme ni à leur puissance ni à leur durée. Je leur ai accordé un empire sans fin.»</em></p>



<p>La tragédie des civilisations ne peut être résolue qu’avec humanisme, respect des autres populations et leurs cultures, l’apprentissage et la connaissance de l’Autre.</p>



<p><strong><em>‘‘La tragédie migratoire et la chute des empires, Saint Augustin et nous’’, Ed. Odile Jacob, Paris, 2 janvier 2026, 208 pages. </em></strong></p>
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		<title>Pedro Sánchez, l’homme qui navigue à contre-courant !</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/07/pedro-sanchez-lhomme-qui-navigue-a-contre-courant/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 07 Feb 2026 09:03:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Espagne]]></category>
		<category><![CDATA[extrême droite]]></category>
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		<category><![CDATA[migrants irréguliers]]></category>
		<category><![CDATA[Pedro Sánchez]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le gouvernement espagnol présidé par le socialiste Perdro Sánchez a décidé de régulariser 500 000 migrants irréguliers.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/07/pedro-sanchez-lhomme-qui-navigue-a-contre-courant/">Pedro Sánchez, l’homme qui navigue à contre-courant !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Alors que partout dans les pays occidentaux aussi bien dans l’Amérique de Donald Trump qu’en Europe, la grande mode est à la rhétorique et à la surenchère anti-migratoires, à la banalisation du discours xénophobe et à la chasse aux migrants, le gouvernement espagnol présidé par le socialiste Pedro Sánchez a décidé de régulariser 500 000 migrants irréguliers.</em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18332953"></span>



<p>À l’heure où ICE, la police anti-immigration américaine, ne recule devant aucun procédé brutal et qu’elle est citée en exemple en Europe comme l’a fait Arno Klarsfeld, magistrat au Conseil d’État (plus haute juridiction administrative française), qui a appelé à organiser des rafles contre les migrants irréguliers, le chemin choisi par l’Espagne incarne une exception qui irrite bien au-delà de la péninsule ibérique.&nbsp;</p>



<p>Dans les colonnes du journal londonien arabophone <a href="https://www.alquds.co.uk/%d8%a8%d8%aa%d8%b3%d9%88%d9%8a%d8%a9-%d8%a3%d9%88%d8%b6%d8%a7%d8%b9-%d8%a7%d9%84%d9%85%d9%87%d8%a7%d8%ac%d8%b1%d9%8a%d9%86-%d8%b3%d8%a7%d9%86%d8%b4%d9%8a%d8%b2-%d9%8a%d8%aa%d8%ad%d8%af%d9%89-%d9%86/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Al Quds al Arabi</a>, Hussein Majdoubi est revenu sur cette exception espagnole. Il explique que la décision du gouvernement espagnol dirigé par Sánchez, qui a annoncé un programme de régularisation des immigrés sans papiers, est une décision qui a suscité la colère des partis d’extrême droite et de plusieurs gouvernements européens car elle est perçue à la fois comme une remise en cause du discours populiste et de la théorie du Grand Remplacement mais aussi elle contredit la recommandation du document de la Stratégie de sécurité nationale américaine de l’administration Trump préconisant de limiter l’immigration en provenance des pays du Sud. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Régularisation massive des migrants</h2>



<p>Le Premier ministre espagnol a annoncé ce processus de régularisation la semaine dernière. Il s’agit du sixième programme de ce type mis en œuvre par l’Espagne ces quarante dernières années. Cette régularisation massive est née d’une proposition soutenue par les citoyens, signée par quelque 700 000 personnes et appuyée par des centaines d’organisations de la société civile et par l’Église catholique.</p>



<p>Le premier programme de ce type remonte à 1986, année de l’adhésion du pays à l’Union européenne, sous le gouvernement du socialiste Felipe González. D’autres programmes ont eu lieu en 1991 et 1996, également sous son mandat. Deux programmes de régularisation ont été organisés en 2000 par le Premier ministre de droite José María Aznar, et le plus important, concernant un demi-million d’immigrés, a été lancé en 2005 par le socialiste José Luis Rodríguez Zapatero. Le programme actuel, qui doit débuter en avril prochain sous la présidence de Sánchez est considéré comme un vaste programme puisqu’il concernera environ un demi-million de migrants et offrira d’importantes facilités administratives.</p>



<p>Mariano Rajoy, le dirigeant de droite conservateur du Parti populaire (PP), était le seul Premier ministre à ne pas avoir lancé de programme de régularisation à grande échelle pour les migrants depuis le début de la transition démocratique espagnole au milieu des années 1970.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une grave pénurie de main-d’œuvre</h2>



<p>La décision du gouvernement espagnol fait suite à une grave pénurie de main-d’œuvre dans divers secteurs, notamment la construction, la maintenance électrique, la mécanique, le tourisme et le transport routier. Cette situation coïncide avec le taux de croissance économique le plus élevé que connaît l’Espagne parmi les pays occidentaux, engendrant une forte demande de travailleurs.</p>



<p>L’opposition de droite, en particulier le parti d’extrême droite Vox, tente de contester cette décision devant la Cour suprême. Néanmoins, la procédure de régularisation des migrants débutera en avril. Parmi les principaux bénéficiaires figurent les membres de la communauté marocaine entrés irrégulièrement en Espagne ces dernières années.</p>



<p>La décision espagnole représente un défi pour tous les pays européens. Alors que l’extrême droite et les partis conservateurs instrumentalisent l’immigration à des fins électoralistes et que la lutte contre l’immigration constitue un pilier de la stratégie des mouvements extrémistes pour renforcer leur influence, la décision de l’Espagne de régulariser les immigrés irréguliers va à contre-courant de la tendance européenne dominante.</p>



<p>Parallèlement, cette décision s’oppose frontalement à la politique de Washington, qui a publié le Document de sécurité nationale des États-Unis recommandant, sur un ton quasi inflexible, aux Européens de stopper l’immigration en provenance des pays islamiques et du Sud en général, afin de préserver le visage du continent européen au cours des vingt prochaines années.</p>



<p>Washington menace de prendre des mesures contre les pays européens qui ne luttent pas contre l’immigration en provenance du Sud. La décision de régulariser le statut des migrants suscite la controverse, notamment suite aux propos du milliardaire et désormais homme politique et d’influence américain Elon Musk qui soutient publiquement l’extrême droite européenne. Ce dernier a critiqué le Premier ministre espagnol sur la plateforme X, ce à quoi le dirigeant socialiste a répondu par un sarcasme mordant mais profondément humain : <em>«Mars peut attendre mais pas l’humanité !»</em>, cela signifie que l’envoi d’humains sur Mars peut attendre mais que ceux qui vivent sur Terre doivent être traités avec humanité.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Contre la théorie du&nbsp;<em>«Grand Remplacement»</em></h2>



<p>Cette décision de régulariser le statut des migrants irréguliers porte un coup dur à la théorie du&nbsp;<em>«Grand Remplacement»</em>, formulée par le Français Renaud Camus en 2011 et depuis reprise par le polémiste et homme politique français islamophobe Éric Zemmour. Cette théorie prétend qu’il existe un complot d’une élite transnationale, principalement occidentale, cherchant à remodeler l’Europe et l’Occident en encourageant l’immigration musulmane afin de transformer les sociétés européennes et américaines.</p>



<p>Cette théorie est partagée par Elon Musk, le président américain Donald Trump et la plupart des partis politiques extrémistes en Europe. Cette théorie est considérée comme très dangereuse car certains auteurs d’attentats terroristes contre des migrants, par exemple à Christchurch (Nouvelle-Zélande), à ​​Buffalo (États-Unis) et à El Paso (Texas, États-Unis), l’ont citée comme justification idéologique de leurs attaques.</p>



<p>Le leader du parti Vox, Santiago Abascal, s’est indigné de cette annonce de régularisation massive en recourant à cette théorie. Il a déclaré : <em>«Le tyran Sanchez déteste le peuple espagnol. Il veut le remplacer»</em>, a-t-il déclaré sur les réseaux sociaux, ajoutant que Sanchez voulait <em>«accélérer l’invasion migratoire»</em>. Abascal avait plutôt appelé à la <em>«remigration»</em>, un autre slogan d’extrême droite qui prône l’expulsion massive des personnes nées à l’étranger, y compris parfois des citoyens naturalisés.</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="l8nKgdlLkF"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/15/pour-le-premier-ministre-espagnol-limmigration-est-synonyme-de-richesse/">Pour le Premier ministre espagnol, l’immigration est «synonyme de richesse»</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Pour le Premier ministre espagnol, l’immigration est «synonyme de richesse» » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/15/pour-le-premier-ministre-espagnol-limmigration-est-synonyme-de-richesse/embed/#?secret=dA6Kk8xGFB#?secret=l8nKgdlLkF" data-secret="l8nKgdlLkF" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/07/pedro-sanchez-lhomme-qui-navigue-a-contre-courant/">Pedro Sánchez, l’homme qui navigue à contre-courant !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>États-unis &#124; Gel des procédures de visas : La Tunisie concernée</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/14/etats-unis-gel-des-procedures-de-visas-la-tunisie-concernee/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Jan 2026 20:15:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[États-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[gel]]></category>
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		<category><![CDATA[Trump]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les États-unis ont annoncé, ce mercredi 14 janvier 2026, le gel pour 75 pays de toutes les procédures de visas d&#8217;immigrants. La Tunisie est concernée par cette décision. Ce gel des procédures de visas a été décidé dans le cadre de la lutte contre l’immigration lancée par Donald Trump, sachant que cette mesure ne concerne...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/14/etats-unis-gel-des-procedures-de-visas-la-tunisie-concernee/">États-unis | Gel des procédures de visas : La Tunisie concernée</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Les États-unis ont annoncé, ce mercredi 14 janvier 2026, le gel pour 75 pays de toutes les procédures de visas d&rsquo;immigrants. La Tunisie est concernée par cette décision.</em></strong></p>



<span id="more-18236636"></span>



<p>Ce gel des procédures de visas a été décidé dans le cadre de la lutte contre l’immigration lancée par Donald Trump, sachant que cette mesure ne concerne pas les visas de tourisme ou d’affaires mais elle est destinée aux personnes qui envisagent de résider de manière permanente aux Etats Unis.</p>



<p>« <em> L&rsquo;administration Trump met fin aux abus du système d&rsquo;immigration américain par ceux qui cherchent à s&rsquo;enrichir aux dépens du peuple américain</em> », a déclaré Tommy Pigott, porte-parole du département d&rsquo;État cité par les médias locaux.</p>



<p><strong><a href="https://www.foxnews.com/politics/us-freezes-all-visa-processing-75-countries-including-somalia-russia-iran">Voir la liste </a></strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/14/etats-unis-gel-des-procedures-de-visas-la-tunisie-concernee/">États-unis | Gel des procédures de visas : La Tunisie concernée</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Brigitte Bardot &#124; La lionne à la chevelure d’or ne rugira plus</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/29/brigitte-bardot-la-lionne-a-la-chevelure-dor-ne-rugira-plus/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 29 Dec 2025 07:26:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Brigitte Bardot]]></category>
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		<category><![CDATA[cinéma français]]></category>
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		<category><![CDATA[Jack Lang]]></category>
		<category><![CDATA[musulmans]]></category>
		<category><![CDATA[Roger Vadim]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Entre fascination culturelle et distance critique, Brigitte Bardot restera, pour le Maghreb, une figure très controversée. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/29/brigitte-bardot-la-lionne-a-la-chevelure-dor-ne-rugira-plus/">Brigitte Bardot | La lionne à la chevelure d’or ne rugira plus</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’actrice française Brigitte Bardot est décédée dimanche 28 décembre à l’âge de 91 ans, dans sa résidence de Saint-Tropez, a annoncé la Fondation qui porte son nom. Sa disparition marque la fin d’un mythe cinématographique mondial, mais aussi celle d’une personnalité dont l’image a longtemps suscité fascination, débats et malaise, y compris au sud de la Méditerranée.</em></strong></p>



<p>Révélée en 1956 par <em>‘‘Et Dieu… créa la femme’’</em> de Roger Vadim, Brigitte Bardot devient rapidement l’un des visages les plus célèbres du cinéma international. Dans les années 1950 et 1960, son image de femme libre, sensuelle et affranchie des conventions morales bouscule les normes d’une époque encore très conservatrice. Cette représentation trouve un écho particulier dans de nombreux pays du Maghreb, où le cinéma égyptien, tunisien ou algérien observe alors avec attention l’évolution des figures féminines à l’écran en Europe.</p>



<p>Un engagement radical</p>



<p>Dans les cinémas de Tunis, d’Alger ou de Casablanca, les films de Bardot circulent, nourrissant autant l’admiration que la controverse. Elle incarne une modernité occidentale attirante pour une partie de la jeunesse urbaine, tout en provoquant rejet ou incompréhension dans des sociétés en pleine recomposition identitaire, marquées par les luttes anticoloniales puis les indépendances.</p>



<p>Après son retrait du cinéma en 1973, Brigitte Bardot se reconstruit une nouvelle notoriété à travers son engagement radical pour la cause animale. Cet engagement est parfois perçu positivement au Maghreb, notamment dans les milieux associatifs sensibles à la question du bien-être animal, mais il est largement éclipsé par ses déclarations publiques hostiles à l’islam et aux immigrés, qui ont profondément choqué de l’autre côté de la Méditerranée.</p>



<p>Ces prises de position ont durablement affecté son image dans les sociétés maghrébines, où elle est progressivement passée du statut d’icône culturelle à celui de figure symbolisant certaines dérives du discours identitaire européen. En Tunisie comme en Algérie ou au Maroc, son nom est souvent associé à une forme d’incompréhension, voire de rejet, liée à la stigmatisation des musulmans et des populations issues de l’immigration.</p>



<p>À l’annonce de son décès, les hommages officiels en France ont souligné son rôle majeur dans le rayonnement culturel français. La chanteuse Mireille Mathieu a salué une femme ayant <em>«marqué l’histoire de France»</em>, tandis que le président Emmanuel Macron a évoqué une figure incarnant une certaine idée de la liberté. Ces hommages contrastent avec une réception plus nuancée, voire critique, dans le monde arabe et maghrébin. <em>«La lionne à la chevelure d’or ne rugira plus…»</em>, écrira Jack Lang, le directeur général de l’Institut du monde arabe (IMA) à Paris. <em>«Derrière ses airs ingénus et mystérieux, elle était une étoile à l’esprit désinvolte»</em>, ajoutera-t-il.</p>



<p>Une mémoire ambivalente</p>



<p>Brigitte Bardot laisse ainsi une mémoire ambivalente dans l’espace méditerranéen : celle d’une actrice qui a contribué à transformer le regard porté sur la femme dans le cinéma moderne, mais aussi celle d’une personnalité dont les prises de parole ont renforcé des fractures culturelles et symboliques déjà profondes entre les deux rives.</p>



<p>Sa disparition invite à relire son parcours sans complaisance ni caricature, en tenant ensemble l’impact artistique indéniable et les zones d’ombre d’un engagement public qui a souvent heurté les sociétés du Sud.</p>



<p>Entre fascination culturelle et distance critique, Brigitte Bardot restera, pour le Maghreb, une figure révélatrice des malentendus persistants entre l’Europe et son voisinage méditerranéen.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Djamal Guettala&nbsp;</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/29/brigitte-bardot-la-lionne-a-la-chevelure-dor-ne-rugira-plus/">Brigitte Bardot | La lionne à la chevelure d’or ne rugira plus</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>L’Europe confrontée à sa pire crise démographique</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/20/leurope-confrontee-a-sa-pire-crise-demographique/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 20 Dec 2025 08:21:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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		<category><![CDATA[natalité]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le crise démographique est devenue sans issue pour tous les pays européens, même ceux qui prétendent lutter contre l'immigration. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/20/leurope-confrontee-a-sa-pire-crise-demographique/">L’Europe confrontée à sa pire crise démographique</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Alors que la grande mode dans les pays du Vieux continent est à la surenchère anti-immigration et qu’il faut fermer la citadelle Europe ou bien la laisser ouverte à la seule immigration choisie, la crise démographique inquiète de plus en plus et les politiques publiques pour relancer la natalité montrent leurs limites. Il ne suffit pas de décréter des mesures pour qu’en un claquement de doigts, les gens se mettent à faire des enfants. Il y a des tendances sociétales de fond irréversibles et des situations individuelles complexes qui font qu’aujourd’hui le déclin démographique européen est devenu une problématique sans issue.&nbsp;</em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18112559"></span>



<p>Le <a href="https://www.washingtonpost.com/world/2025/12/13/fertility-rates-europe-population-pronatalist/?itid=ap_chico-harlan_article-list_1_0" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Washington Post</a> a publié une enquête sur ce sujet, soulignant qu’il constitue un défi majeur pour le Vieux continent et suscitant des inquiétudes quant à son impact sur le marché du travail et la stabilité économique.</p>



<p>Cette enquête de Chico Harlan note que les Nations Unies prévoient que la population des pays de l’Union européenne atteindra un pic l’année prochaine, avant d’amorcer son premier déclin durable depuis la peste noire du XIVe siècle.</p>



<p>Il indique que plusieurs gouvernements européens s’efforcent de résoudre ce problème par une combinaison d’incitations financières et de politiques sociales. Et explique que les pays scandinaves ont commencé à former des comités chargés d’élaborer de nouvelles stratégies pour lutter contre la baisse de la fécondité.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Réarmement démographique</h2>



<p>En France, le président Emmanuel Macron a évoqué la nécessité d’un <em>«réarmement démographique»</em> suite à la chute de 18% du taux de fécondité au cours de la dernière décennie. Dans certains pays dirigés par des nationalistes, les gouvernements offrent des incitations financières importantes pour encourager la natalité, tout en promouvant la famille traditionnelle.</p>



<p>En Italie, les mères actives de deux enfants ou plus perçoivent des primes. En Pologne, les allocations familiales mensuelles ont été portées à 220 dollars par enfant et le président a promulgué une loi instaurant d’importantes réductions d’impôts pour les familles de deux enfants ou plus. Ces mesures visent à encourager les familles à avoir plus d’enfants et à stimuler la croissance démographique.</p>



<p>L’expérience européenne montre que même les programmes gouvernementaux les plus ambitieux n’ont parfois qu’un impact partiel. Si certains programmes ont réussi à ralentir le déclin démographique, ils n’ont pas permis d’inverser complètement la tendance.</p>



<p>L’expérience hongroise illustre clairement ces limites : le pays a investi 5% de son PIB dans les politiques familiales sans atteindre l’objectif escompté.</p>



<p>Les décisions relatives au fait d’avoir des enfants sont personnelles et complexes et souvent hors du champ d’action des politiques publiques. Ces décisions incluent des facteurs structurels tels que le coût du logement, l’inflation et l’accès aux soins de santé et à une éducation de qualité.</p>



<h2 class="wp-block-heading">1,38 enfant par femme</h2>



<p>Par ailleurs, la baisse des taux de fécondité reflète des mesures sociétales comme l’accès à la contraception, la diminution des grossesses chez les adolescentes et l’amélioration de l’éducation et des perspectives de carrière des femmes.</p>



<p>Les données indiquent que le taux de fécondité dans l’Union européenne a chuté à un niveau historiquement bas de 1,38 enfant par femme. De nombreuses personnes retardent leur projet d’avoir des enfants, beaucoup attendant la fin de la vingtaine ou le début de la trentaine.</p>



<p>La Hongrie a mis en place des mesures incitatives à la fécondité il y a une quinzaine d’années, et son taux de fécondité est passé de 1,25 à 1,45 en 2015, puis à 1,61 en 2021. Cependant, ce taux a de nouveau baissé depuis, pour atteindre 1,39 en 2024, témoignant des difficultés persistantes à maintenir cette amélioration. Certains experts estiment que ces mesures incitatives ont simplement encouragé les personnes qui envisageaient déjà d’avoir des enfants à le faire plus tôt.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le coût élevé de la vie</h2>



<p>Le journal américain note que ses entretiens avec des jeunes à Budapest ont révélé que les politiques actuelles n’ont pas permis de répondre à certaines des principales préoccupations concernant l’éducation des enfants, telles que la dégradation du système d’éducation publique et le coût élevé de la vie. Hannah Kirisch, une étudiante de 24 ans, a déclaré : <em>«Je pense qu’il faut améliorer d’autres aspects. Aider les parents ne suffit pas»</em>.</p>



<p>Le<em> WP</em> a constaté un sentiment partagé par de nombreux jeunes: inciter à la procréation ne résout qu’une partie du problème et ne permet pas de s’attaquer aux difficultés rencontrées par les parents.</p>



<p>Adam Petrizschlem, père de jumeaux de 5 ans et d’un autre enfant, a déclaré : <em>«Les inconvénients de la parentalité sont bien supérieurs aux avantages. Avoir trois enfants est difficile, quel que soit le pays»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’immigration, une solution temporaire</h2>



<p>L’immigration est une des solutions envisagées pour les pays confrontés au déclin démographique, mais dans les décennies à venir, ce problème se complexifiera avec la baisse des taux de fécondité à l’échelle mondiale, à l’exception de l’Afrique subsaharienne.</p>



<p>Stephen Shaw, réalisateur du documentaire sur le déclin démographique, a déclaré : <em>«L’immigration ne sera qu’une solution temporaire»</em>.</p>



<p>Bref, la résolution du problème du déclin démographique en Europe exige une approche multidimensionnelle qui doit prendre en compte les facteurs économiques, sociaux et culturels, et que les incitations financières peuvent certes obtenir un certain succès mais que les solutions durables nécessitent une amélioration globale des infrastructures publiques, de l’éducation et de la santé afin de favoriser un environnement qui permette aux familles de s’épanouir durablement.</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="5GbfgvXjD5"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/27/la-migration-est-un-supermarche-et-les-migrants-des-produits/">La migration est un supermarché et les migrants des produits!</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La migration est un supermarché et les migrants des produits! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/27/la-migration-est-un-supermarche-et-les-migrants-des-produits/embed/#?secret=sGXLteThvX#?secret=5GbfgvXjD5" data-secret="5GbfgvXjD5" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>L&#8217;affaire Luca Zidane au regard des anxiétés européennes</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/19/laffaire-luca-zidane-au-regard-des-anxietes-europeennes/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 19 Nov 2025 10:53:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[SPORT]]></category>
		<category><![CDATA[extrême droite]]></category>
		<category><![CDATA[Football]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[immigration]]></category>
		<category><![CDATA[islam]]></category>
		<category><![CDATA[Luca Zidane]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La polémique autour de Luca Zidane après la publication de sa photo à La Mecque dépasse de loin la figure du footballeur. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/19/laffaire-luca-zidane-au-regard-des-anxietes-europeennes/">L&rsquo;affaire Luca Zidane au regard des anxiétés européennes</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La polémique qui a éclaté autour de Luca Zidane après la publication de sa photo en tenue d’ihram à La Mecque dépasse de loin la figure du footballeur. Ce n’est pas seulement l’histoire d’un jeune homme accomplissant la ômra ou petit pèlerinage. C’est surtout l’histoire d’une Europe troublée, où les questions de religion, d’origine et d’identité agissent comme des révélateurs des tensions profondes qui traversent ses sociétés.</em></strong></p>



<p><strong>Djamal Guettala</strong></p>



<span id="more-17945464"></span>



<p>À première vue, le geste de Luca Zidane est très simple : une démarche spirituelle personnelle, dans la continuité d’un héritage familial où l’islam a toujours été vécu sans excès de visibilité ni prosélytisme. Mais dans le climat européen actuel, la spiritualité musulmane, dès qu’elle devient visible, se politise instantanément. Il suffit d’un cliché posté sur les réseaux pour que s’enflamment les discours anxieux, les récupérations idéologiques et les commentaires venimeux.</p>



<p>En France, la réaction de l’extrême droite était prévisible. Des militants identitaires y ont vu une <em>«rupture avec l’Occident»</em>, une <em>«dé-assimilation»</em>, ou encore un choix <em>«incompatible avec les valeurs européennes»</em>.</p>



<p>Ce qui frappe, ce n’est pas tant la violence de ces propos que leur mécanique répétitive : dès qu’une figure publique ayant un lien avec l’islam accomplit un geste religieux, elle devient le symbole d’un affront imaginaire à l’identité nationale. Luca Zidane n’a rien revendiqué, mais on lui prête une intention politique qu’il n’a jamais exprimée.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Crispations autour de la mémoire</h2>



<p>Cette polémique s’inscrit dans un contexte plus large : celui d’une Europe où l’expression musulmane est souvent lue à travers un prisme de suspicion. L’histoire coloniale, les débats sur l’intégration, les crispations autour de la laïcité ou de la mémoire font du rapport à l’islam un champ de bataille identitaire. Dans ce champ miné, les enfants de l’immigration — surtout lorsqu’ils sont visibles, célèbres, ou porteurs de réussites — deviennent des sujets de projections contradictoires.</p>



<p>En Espagne, le discours a pris un détour presque historique. Certaines réactions ont évoqué les <em>«Morisques»</em>, rappelant cette vieille blessure de la péninsule ibérique, marquée par l’expulsion des musulmans au XVIᵉ siècle. Ce glissement lexical n’est pas un simple hasard : il révèle que la présence de l’islam est encore lue, dans certains milieux, comme un élément étranger, presque inconciliable, avec une certaine vision réductrice de l’identité espagnole.</p>



<p>Au-delà de la religion, c’est le parcours sportif de Luca Zidane qui nourrit les interprétations hostiles. Son choix d’opter pour la nationalité sportive algérienne dérange plus qu’il ne devrait. Non parce qu’il est inédit — des centaines de joueurs ont fait ce choix — mais parce que le footballeur représente une symbolique particulière : celle d’un nom qui appartient à la mémoire sportive française, mais dont la racine algérienne est incontestable. Le football, qui est souvent un terrain de fiertés nationales, devient ici un terrain de revendications identitaires.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Double polémique et cohérence intime </h2>



<p>Cette double polémique — religieuse et sportive — montre à quel point certains milieux européens supportent mal les identités multiples. Dans leur imaginaire, un citoyen européen d’origine maghrébine ne peut naviguer librement entre plusieurs héritages. Il doit choisir, se <em>«ranger»</em>, se définir selon leurs catégories étroites. Luca Zidane, par un geste spirituel et un choix sportif, refuse sans discours le cadre qu’on voudrait lui imposer. C’est précisément ce refus, silencieux mais ferme, qui dérange.</p>



<p>La réaction algérienne, elle, raconte autre chose. Les messages de soutien, la fierté exprimée par les supporters, l’accueil chaleureux de son engagement avec les <em>«Verts»</em>, tout cela montre une lecture plus simple, plus naturelle de son geste. Beaucoup y voient un jeune homme fidèle à son histoire, respectueux de ses racines et assumant ses choix sans ambiguïté. Là où certains projettent des craintes, d’autres voient une cohérence intime.</p>



<p>L’affaire Luca Zidane révèle finalement le fossé entre deux Europe : l’une figée, inquiète, obsédée par la pureté identitaire ; l’autre ouverte, consciente que les trajectoires d’aujourd’hui sont multiples, fluides, enrichies par la pluralité. La première cherche à enfermer, la seconde accepte de voir évoluer.</p>



<p>Luca Zidane, sans discours, incarne cette Europe qui change. Une Europe où l’héritage ne se nie pas, où la foi ne se cache pas, et où l’identité n’est plus une case figée, mais une trajectoire vivante.</p>
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		<title>Arabe en France &#124; Aïda Amara préfère en rire</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/24/arabe-en-france-aida-amara-prefere-en-rire/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Oct 2025 08:12:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Aïda Amara]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[immigration]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>«Trop arabe» pour certains, «pas assez» pour d'autres. Aïda Amara, Algérienne née en France, est habituée à ne pas se sentir au bon endroit.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/24/arabe-en-france-aida-amara-prefere-en-rire/">Arabe en France | Aïda Amara préfère en rire</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>«Trop arabe» pour certains, «pas assez» pour d&rsquo;autres. Aïda Amara, née en France de parents algériens et élevée à Ménilmontant dans le XXᵉ arrondissement de Paris, a été habituée dès l’enfance à ne pas se sentir à la bonne place ni au bon endroit.</em></strong></p>



<p><strong>Djamal Guettala</strong></p>



<span id="more-17722405"></span>



<p>Le 13 novembre 2015, devant le restaurant Le <em>Petit Cambodge</em>, à Paris, elle fait la malheureuse rencontre d’autres <em>«têtes d’Arabes»</em>, armées de kalachnikovs. Survivante, elle ne pensait pas être assimilée à ses bourreaux. Cet événement bouleverse sa vie : elle doit tout réapprendre — marcher dans la rue, prendre le métro, aller au cinéma.</p>



<p>Pour se reconstruire, Aïda se cramponne à ses racines : ses parents et l’histoire familiale, l’Algérie et la France. En retraçant le passé de sa famille, elle comprend que la violence armée fait partie intégrante de la mémoire familiale, traversée par la colonisation, la guerre d’Algérie ou la décennie noire. Depuis plus d’un siècle, chaque génération se retrouve malgré elle chahutée par l’inlassable cycle de la haine. Aïda se découvre être l’héritière d’une tradition de résilience. Sans romantisme ni esthétisation de la souffrance, elle réalise que la force transmise par ses aïeux a sûrement contribué à lui sauver la vie.</p>



<p>Entre assignations et injonctions, elle refuse les archétypes, revendique le droit à la complexité et interroge ce que signifie être une femme arabe en France aujourd’hui, loin des récits figés que l’on impose trop souvent. Avec ce livre, elle affirme la nécessité de la nuance, des identités multiples et contribue à inscrire l’immigration algérienne dans le roman national français.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Journaliste, survivante et conteuse</h2>



<p>Avant les attentats, Aïda Amara était déjà plongée dans le monde du journalisme et de la réalisation. Après plusieurs années en journalisme télé pour France TV et Canal Plus, elle se consacre à des projets documentaires et podcasts, comme ‘‘<em>Transmissions</em>’’, consacré au parcours migratoire de son père, et <em>‘‘Revenir’’</em>, sur son retour en Algérie. Elle anime également des ateliers d’écriture et de podcast auprès de jeunes avec Le <em>Bondy Blog</em> et la <em>Zone d’expression prioritaire</em>.</p>



<p>Le roman plonge aussi le lecteur dans le quotidien professionnel et les micro-agressions qu’elle subit depuis l’enfance : prononciation erronée de son prénom, regards suspicieux, questionnements sur sa légitimité professionnelle. Chaque situation devient un exercice de répartie et de résistance. Elle se rappelle les leçons de son père, Slimane, ancien militant algérien : <em>«être un lion à l’extérieur»</em>, transformer l’humour et la culture en armes pour se faire respecter, ne jamais céder face à l’ignorance ou au racisme.</p>



<p>La mémoire familiale devient un pilier pour se reconstruire. Après le traumatisme, Aïda se raccroche à ses racines, explore l’histoire de l’Algérie et de la France, et recueille des récits familiaux voués à disparaître. En rassemblant les fragments de son histoire, elle retrouve équilibre et stabilité intérieure. L’identité n’est pas figée ; elle se nourrit de mémoire, de transmission et de liens affectifs.</p>



<p>Le roman au titre un brin provocateur <em>‘‘Avec ma tête d’arabe’’</em> (paru aux éditions Hors D’Atteinte, à Marseille, le 2 septembre 2025, 240 pages) met également en lumière la résilience face aux épreuves extrêmes, qu’elles soient personnelles ou collectives. La capacité d’Aïda à transformer la peur et la douleur en réflexion et action, à s’appuyer sur ses racines pour affronter l’avenir, fait de ce récit bien plus qu’un simple témoignage : c’est une analyse de la société française contemporaine, où immigration, héritages culturels et pluralité identitaire doivent trouver leur place dans le récit national.</p>



<h2 class="wp-block-heading has-text-align-center">Extraits&nbsp;:</h2>



<p><strong><em>Survivre au chaos</em></strong> : <em>«Je suis debout dans une petite salle de l’hôpital. Le lit sur lequel se trouvait mon ami il y a encore quelques minutes est plein de sang… Je vais devoir appeler ses parents, mais pour l’instant, je ne sais même pas s’il est vivant ou mort.»</em></p>



<p><strong><em>L’identité comme étiquette </em></strong>: <em>«Tout ce que je savais sur moi-même a été emporté. Le choc post-traumatique rase tout sur son passage… Le premier fragment que l’on me tend, c’est mon ‘arabité’. Tiens regarde-toi, voilà qui tu es.»</em></p>



<p><strong>Humour contre racisme </strong>: <em>«Je sens que mon prénom va faire l’objet de ce que j’appelle la danse du mépris. Bingo : ‘Alors attendez, c’est A-ï-cha ?’ — ‘C’est Aïda, comme l’opéra de Verdi.’»</em></p>



<p><strong><em>Racines familiales</em></strong> : <em>«Pour me reconstruire, je me suis cramponnée à mes racines : mes parents, leur histoire, celle des liens qui unissent la France et l’Algérie. J’ai rassemblé l’histoire de mes deux pays pour mieux comprendre qui je suis.»</em></p>
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		<title>Racismes d’État ou quand les institutions fabriquent les inégalités</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/30/racismes-detat-ou-quand-les-institutions-fabriquent-les-inegalites/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 Sep 2025 06:08:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[code de l’indigénat]]></category>
		<category><![CDATA[colonisation]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[immigration]]></category>
		<category><![CDATA[Racisme]]></category>
		<category><![CDATA[sans-papiers]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Plongée nécessaire dans les méandres d’une problématique encore largement taboue : le racisme institutionnel. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/30/racismes-detat-ou-quand-les-institutions-fabriquent-les-inegalites/">Racismes d’État ou quand les institutions fabriquent les inégalités</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le 2 février 2024, Olivier Le Cour Grandmaison publiait ‘‘Racismes d’État, États racistes. Une brève histoire’’ aux éditions Amsterdam France, bientôt suivi par Éditions APIC en Algérie. Cet ouvrage offre une plongée nécessaire dans les méandres d’une problématique encore largement taboue : le racisme institutionnel, celui qui se cache derrière les lois, les politiques publiques et les pratiques étatiques, souvent sous couvert d’égalité républicaine.</em></strong></p>



<p><strong>Djamal Guettala</strong></p>



<span id="more-17573158"></span>



<p>Le titre interroge : racisme d’État ou États racistes ? L’auteur définit avec précision ses termes. Le racisme d’État désigne des discriminations systématiques, légalisées ou tolérées par l’institution, tandis qu’un État raciste est un régime dont le fonctionnement même repose sur la hiérarchisation raciale. Le Cour Grandmaison s’appuie sur une longue tradition de pensée, de Michel Foucault à Pierre Bourdieu, en passant par Achille Mbembe, pour montrer que ces phénomènes ne sont pas accidentels ou anecdotiques, mais structurels et persistants.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Accusation politique pour neutraliser la contestation</h2>



<p>L’ouvrage débute par un rappel historique saisissant. Sous la III<sup>e</sup> République, puis le Front populaire, les populations colonisées n’ont jamais bénéficié des promesses égalitaires du régime. Les <em>«sujets français»</em> demeuraient subordonnés, privés de droits réels, et parfois accusés d’adhérer à des mouvements qualifiés arbitrairement de <em>«fascistes»</em>. L’exemple de l’Étoile nord-africaine, dissoute en 1937, illustre la manière dont la République, même progressiste, savait instrumentaliser les accusations politiques pour neutraliser toute contestation venant de ses colonies.</p>



<p>Le Cour Grandmaison souligne l’importance de comprendre que le racisme d’État ne se limite pas à l’expression de préjugés populaires. Selon Foucault, il s’agit d’un mécanisme de <em>«bio-pouvoir»</em> : identifier certaines populations comme des menaces potentielles pour la société, les hiérarchiser et organiser leur vie – et parfois leur mort – en conséquence. La haine populaire ou la peur qui s’ensuit sont des conséquences, non la cause. Cette analyse rejoint celle de Leonora Miano, qui rappelle que la racialisation négative est un processus systémique, transmis de génération en génération et soutenu par les institutions.</p>



<p>La France contemporaine n’échappe pas à ce diagnostic. Bourdieu avait déjà dénoncé, dans les années 1990, la xénophobie institutionnelle, en pointant le traitement réservé aux <em>«sans-papiers»</em> de l’église Saint-Bernard à Paris. Plus tard, il étendait cette critique aux discriminations entre étrangers <em>«européens»</em> et autres, analysant une continuité entre les pratiques coloniales et les politiques de gestion de l’immigration et des banlieues.</p>



<p>Mbembe, quant à lui, relie les violences policières et l’état d’urgence de 2005 à une logique héritée du code de l’indigénat. Loin d’être un simple souvenir historique, cette <em>«gestion coloniale»</em> se perpétue dans la répression des quartiers populaires, dans les mesures discriminatoires à l’encontre des Roms et des travailleurs immigrés.</p>



<p>Le livre consacre également une partie importante à des comparaisons internationales, examinant l’Afrique du Sud, les États-Unis et Israël. Si l’apartheid sud-africain et la ségrégation américaine ont officiellement disparu, les traces de l’institutionnalisation raciale persistent et, selon l’auteur, Israël est en train de mettre en place un système de discrimination structurelle à l’égard des Palestiniens. Ces exemples montrent que les pratiques de racisme d’État ont souvent des origines coloniales et se traduisent par des politiques systémiques qui dépassent largement le cadre national.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une logique de contrôle et de marginalisation</h2>



<p>Une autre force de l’ouvrage réside dans son attention aux populations souvent oubliées. Le traitement des nomades et des Roms en France révèle une logique de contrôle et de marginalisation qui s’étend sur plus d’un siècle, et ce malgré l’abolition officielle de mesures discriminatoires récentes. Les <em>«gens du voyage»</em> continuent de subir un racisme institutionnel qui les enferme dans des zones de relégation, malgré les discours officiels d’égalité et de fraternité.</p>



<p>La question migratoire, loin d’être un simple problème d’intégration ou de sécurité, est profondément liée à cette capacité de l’État à hiérarchiser et contrôler des populations selon des critères raciaux ou ethniques.</p>



<p>Le Cour Grandmaison met en lumière un paradoxe inquiétant : plus l’information sur ces discriminations est abondante, plus nos sociétés semblent incapables de changer de cap. La comparaison avec les enjeux climatiques est ici éclairante : la conscience des risques ne suffit pas à modifier les comportements institutionnels. Les événements récents à Gaza illustrent cette impuissance des régimes occidentaux à s’opposer à la violence d’État lorsqu’elle se déploie sur d’autres populations, tandis que la France continue d’expérimenter des dispositifs discriminatoires sur son propre territoire.</p>



<p>Au total, <em>‘‘Racismes d’État, États racistes’’</em> n’est pas seulement un livre académique, c’est une mise en garde. Olivier Le Cour Grandmaison propose des outils conceptuels pour comprendre les discriminations systémiques, leur persistance et leurs conséquences. C’est une lecture indispensable pour quiconque cherche à analyser les logiques d’exclusion et de hiérarchisation dans les sociétés contemporaines, et à comprendre que le racisme n’est pas toujours visible, mais qu’il s’incarne dans les institutions elles-mêmes.</p>



<p>Olivier Le Cour Grandmaison enseigne les sciences politiques et la philosophie politique à l’université Paris-Saclay-Évry-Val d’Essonne. Il est notamment l’auteur de <em>‘‘Coloniser. Exterminer’’</em> (Fayard, 2005), <em>‘‘La République impériale’’</em> (Fayard, 2009) et <em>‘‘De l’indigénat’’</em> (Zones/La Découverte, 2010).</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/30/racismes-detat-ou-quand-les-institutions-fabriquent-les-inegalites/">Racismes d’État ou quand les institutions fabriquent les inégalités</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Avec le visa «K», la Chine cherche à attirer une immigration de qualité</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 29 Sep 2025 10:34:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Chine]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[immigration]]></category>
		<category><![CDATA[technologie]]></category>
		<category><![CDATA[visa «K»]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Avec le nouveau visa «K», la Chine vise à attirer les étrangers titulaires de diplômes en technologie, sciences, de ingénierie. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/29/avec-le-visa-k-la-chine-cherche-a-attirer-une-immigration-de-qualite/">Avec le visa «K», la Chine cherche à attirer une immigration de qualité</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Contrairement aux Etats-Unis qui ferme de plus en plus ses frontières aux immigrés, la Chine vient de lancer un nouveau visa, connu sous le nom de&nbsp;«K», qui vise à attirer les jeunes étrangers titulaires de diplômes dans les domaines de la technologie, des sciences, de l’ingénierie et des mathématiques.</em></strong></p>



<span id="more-17568858"></span>



<p>Ce nouveau visa, qui sera lancé le 1<sup>er</sup> octobre 2025, permettra d’entrer en Chine, d’y obtenir un titre de séjour et d’y travailler sans avoir besoin d’une offre d’emploi préalable.</p>



<p>Cependant, ledit visa n’est pas aussi accessible qu’on le dit, puisque les conditions liées à l’âge, au parcours universitaire et à l’expérience professionnelle mentionnées par le gouvernement chinois restent vagues. De même, aucun détail n’est donné concernant d’éventuelles incitations financières, facilitations d’emploi, de résidence permanente ou le regroupement familial.</p>



<p>La Chine, se trouve dans une concurrence intense avec les États-Unis pour la domination technologique, économique et géopolitique, cherche, via ce nouveau type de visa, à attirer les compétences scientifiques de haut niveau dont elle a besoin pour ses différents programmes.</p>



<p>Comparativement, l&rsquo;administration Trump a annoncé qu&rsquo;elle demanderait aux entreprises de payer 100&nbsp;000&nbsp;$ par an pour les visas de travail H-1B, largement utilisés par les sociétés technologiques pour recruter des travailleurs étrangers qualifiés.</p>



<p><em>«Les États-Unis se tirent clairement une balle dans le pied avec les H-1B, et le timing est exquis pour le visa K chinois»</em>, estime Michael Feller, stratège en chef chez Geopolitical Strategy.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/29/avec-le-visa-k-la-chine-cherche-a-attirer-une-immigration-de-qualite/">Avec le visa «K», la Chine cherche à attirer une immigration de qualité</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Rapport &#124; L’immigration tunisienne pose désormais problème à la France</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/24/rapport-limmigration-tunisienne-pose-desormais-probleme-a-la-france/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 24 Aug 2025 11:44:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[démographie]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[immigration]]></category>
		<category><![CDATA[intégration]]></category>
		<category><![CDATA[Maroc]]></category>
		<category><![CDATA[Nicolas Pouvreau-Monti]]></category>
		<category><![CDATA[OID]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La croissance de l’immigration tunisienne en France est aujourd’hui supérieure à celle du Maroc et de l’Algérie,</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/24/rapport-limmigration-tunisienne-pose-desormais-probleme-a-la-france/">Rapport | L’immigration tunisienne pose désormais problème à la France</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Dans une récente note, l’Observatoire français de l’immigration et de la démographie estime que la croissance de l’immigration tunisienne est aujourd’hui supérieure à celle du Maroc et de l’Algérie, alors que l’intégration des immigrés tunisiens, notamment économique, est difficile, tout comme les expulsions de sans-papiers.</em></strong></p>



<span id="more-17317192"></span>



<p>Loin devant l’Algérie, le Maroc, et le reste du Maghreb. L’immigration tunisienne en France a connu la plus forte hausse de tous les pays de sa région en 20 ans. C’est ce que dévoile une note intitulée <em>«l’immigration tunisienne en France, une croissance rapide qui pose question»</em> écrite par l’Observatoire de l’immigration et de la démographie que <em><a href="https://www.lefigaro.fr/actualite-france/en-france-l-immigration-tunisienne-en-forte-croissance-ne-porte-pas-les-fruits-promis-de-l-immigration-choisie-20250823" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Le Figaro</a></em> a dévoilée samedi 23 août 2025. Deux fois plus rapide que celle des immigrés algériens, elle peine à s’accompagner d’une intégration économique pérenne, souligne la note, qui pointe des difficultés notables d’intégration sur le marché du travail.</p>



<p>Et ces difficultés d’ordre économique se doublent d’obstacles diplomatiques : la France se heurte à la mauvaise coopération de la Tunisie dans la récupération de ses ressortissants en situation illégale sur le sol français. Concrètement, si <em>«la France a facilité les voies d’intégration régulière avec la Tunisie par le biais d’accords, cette augmentation de titres de séjour devait se faire en contrepartie d’un contrôle sur l’immigration irrégulière. Mais le compte n’y est pas»</em>, pointe Nicolas Pouvreau-Monti, directeur de l’OID.</p>



<p>La population tunisienne en France est multipliée par 10 entre 1956 et 1965 pour atteindre les 52 000 personnes sur le territoire. Grâce aux accords de main-d’œuvre signés entre la France et la Tunisie dans la deuxième partie du XX<sup>e</sup> siècle, la France devient la première destination d’immigration tunisienne. Et 70 ans après l’indépendance de la Tunisie, ses immigrés constituent la 4<sup>e</sup> communauté immigrée en France, après l’Algérie, le Maroc et le Portugal.</p>



<p>On compte au total 347 000 immigrés tunisiens stricto sensu (nés Tunisiens en Tunisie et vivant en France) en 2023. Ce nombre a augmenté de 52,6% entre 2006 et 2023, <em>«ce qui en fait la plus forte progression parmi les pays du Maghreb (presque deux fois plus rapide que le nombre d’immigrés algériens»</em>, ponctue la note.</p>



<p>Les Tunisiens bénéficient du plus haut ratio de nouveaux titres de séjour en France par habitant parmi les pays du Maghreb : 182 / 100 000 habitants dans le pays d’origine en 2024 – soit trois fois plus que l’Algérie.</p>



<p>Par ailleurs, la démographie de la diaspora tunisienne en France est portée par un fort taux de natalité : 57% des Tunisiennes qui viennent pour la première fois en France ont un enfant dans les 4 ans suivant leur arrivée en France, alors que l’indice de fécondité en Tunisie est, lui, tombé à 1,8 enfant par femme en 2024.</p>



<p><em>«La révolution de 2011, qui renverse le régime de Ben Ali, a un impact majeur sur les migrations. La chute du régime, combinée à l’instabilité économique et politique, pousse des milliers de jeunes Tunisiens à tenter leur chance en Europe via la ‘‘harga’’ (migration irrégulière par bateau)»</em>, souligne le rapport, qui note en conclusion&nbsp;:<em> «La singularité de l’immigration tunisienne en France ne saurait occulter les défis croissants qu’elle pose en matière d’intégration, de cohésion nationale et de souveraineté. Si la Tunisie est souvent perçue comme un partenaire ‘‘modéré’’ dans l’espace méditerranéen, la réalité de sa diaspora en France (en très forte croissance démographique au cours des dernières années) est marquée par des difficultés manifestes d’intégration.»</em></p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong> </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/24/rapport-limmigration-tunisienne-pose-desormais-probleme-a-la-france/">Rapport | L’immigration tunisienne pose désormais problème à la France</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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