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	<title>Archives des Insaniyyat - Kapitalis</title>
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	<title>Archives des Insaniyyat - Kapitalis</title>
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		<title>Tunisie : mélanges artistiques au Forum Insaniyyat</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 23 Sep 2022 10:52:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelhalim Messaoudi]]></category>
		<category><![CDATA[Forum international des sciences humaines et sociales;]]></category>
		<category><![CDATA[Insaniyyat]]></category>
		<category><![CDATA[Manouba]]></category>
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		<category><![CDATA[Taoufik Jebali]]></category>
		<category><![CDATA[Tunis]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Forum Insaniyyat a offert un espace important pour le cinéma en programmant de nombreux films à caractère social, politique et autre, en rapport avec des crises et des causes vécues par le présent.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/09/23/tunisie-melanges-artistiques-au-forum-insaniyyat/">Tunisie : mélanges artistiques au Forum Insaniyyat</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Du 20 au 24 septembre 2022, le Forum international des sciences humaines et sociales réserve, au chapitre Films Insaniyyat, un espace important pour le cinéma en programmant de nombreux films à caractère social, politique et autre, en rapport avec des crises et des causes vécues par le présent. </em></strong><em>(llustration: Taoufik Jebali au centre).</em></p>



<span id="more-4220027"></span>



<p>Avant la projection du film de Jilani Saâdi, <em>«Insurrection»</em>, qui a ouvert ledit festival Films Insaniyyat, mardi 20 septembre, à la Cité de la Culture, un spectacle de Slam a été animé par Hatem Karoui, évoquant la notion de crises aussi. Un film qui a reçu le Tanit de bronze lors de la 32e édition des JCC en 2021, et le prix de la meilleure œuvre au Festival Gabès&nbsp;Cinéma Fen, en 2022, et suivi d’un débat.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Lecture cinématographique des crises</h2>



<p>Pour ce Films Insaniyyat, deux volets le caractériseront, le premier avec des films qui ont marqué les JCC depuis leur création en 1966 dont ceux de Naceur Khémir <em>‘‘Les baliseurs du désert’’</em> et de Fadhel Jaïbi et Fadhel Jaziri <em>‘‘Arab’’</em>.</p>



<p>Les autres sont en rapport avec diverses crises vécues et transmises à l’écran, parmi lesquels trois courts-métrages de la défunte Atyat Al-Abnoudi, <em>‘‘La femme du fossoyeur’’</em>, de Khadar Ayderus Ahmed, qui a été le premier à être sélectionné au nom de la Somalie lors des JCC de 2021, et dont l’acteur principal a été primé du meilleur rôle lors de cette même manifestation. Mais aussi <em>‘‘Ahlam al-madina’’</em>, d’Ahmed Mallass, <em>‘‘Felicité’’</em>, d’Alain Gomis, <em>‘‘Finye’’</em>, de Souleymane Cissé, ou <em>‘‘La Noire de…’’</em>, du père du cinéma africain Ousmane Sembene.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img decoding="async" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/09/Insaniyyat-Musique-2.jpg" alt="" class="wp-image-4220120" width="600" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/09/Insaniyyat-Musique-2.jpg 960w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/09/Insaniyyat-Musique-2-300x200.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/09/Insaniyyat-Musique-2-768x512.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/09/Insaniyyat-Musique-2-580x387.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/09/Insaniyyat-Musique-2-860x573.jpg 860w" sizes="(max-width: 960px) 100vw, 960px" /></figure></div>


<p>Les jours suivants et avec une moyenne de trois films par jour, ce festival permet une autre lecture des crises vécues, sous l’œil artistique et esthétique des cinéastes, et sous différents angles.</p>



<p>Entre le 21 et le 23 septembre, à la Faculté des lettres, des arts et des humanités de La Manouba, à l’amphithéâtre Ibn Khaldoun, les étudiants ont l’occasion de débattre et de discuter avec les réalisateurs de quelques films dont Salma Baccar et son film ‘‘Fatma’’, ‘‘Raconte ton histoire, petit oiseau’’ de Arab Lotfi, <em>‘‘La terre parle arabe’’</em> de Marys Gargour, ‘‘Paroles de Damascènes’’ de Randi Dagoulham, et ‘‘Le territoire d’exil Ouzaï’’ de Robi Gaïdeby.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La relation entre le public et l’œuvre artistique</h2>



<p>D’autre part, le Forum Insaniyyat a réservé une part importante aux colloques, tables-rondes et ateliers traitant de différents volets des crises vécues à travers le monde, et ce, par le biais de recherches, d’études et d’analyses académiques.</p>



<p>Parmi celles-ci, l’intervention du professeur Sami Ben Ameur autour du thème <em>«Le musée d’art comme gardien de la mémoire et son fondateur&nbsp;: lecture autour de quelques musées arabes et interrogations sur leurs projets culturels»</em>, donnant un aperçu sur la notion de musée et son rôle, et dont l’objectif est de sauvegarder la mémoire humaine à partir d’un espace géographique et culturel donné. Aujourd’hui, son rôle ne se limite plus à cette fonction, mais il devient un facteur de consolidation des volets scientifiques, éducatifs et esthétiques. Ce qui raffermit la relation entre le public et l’œuvre artistique et posant les fondements d’une mémoire humanitaire.</p>



<p>Et à propos des problèmes vécus par les musées, ceux en rapport avec les obstacles relevant de la politique colonialiste, d’ordre culturel ou matériel qui freinent l’évolution de ces musées, appelant à un plus grand intérêt aux arts visuels dans la vie culturelle, éducative et économique aussi.</p>



<p>Des projets culturels répondant à nos besoins y contribueront aussi à cet élan.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img decoding="async" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/09/Insanyyat-Musique.jpg" alt="" class="wp-image-4220110" width="600" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/09/Insanyyat-Musique.jpg 960w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/09/Insanyyat-Musique-300x168.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/09/Insanyyat-Musique-768x431.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/09/Insanyyat-Musique-580x326.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/09/Insanyyat-Musique-860x483.jpg 860w" sizes="(max-width: 960px) 100vw, 960px" /></figure></div>


<p>Sur le cinéma, Henda Haouala a traité de <em>«la représentation du pouvoir dans le cinéma tunisien&nbsp;: 2011 et après&nbsp;?»</em>, revenant sur la carte politique, sociale et culturelle du monde arabe durant la dernière décennie suite aux soulèvements populaires partis de la Tunisie.</p>



<p>Le cinéma, à ce niveau, a connu une nette transformation parmi les autres formes d’art, et ce, grâce à ce qu’il englobe comme capacités et moyens d’être au plus près des peuples et de leurs préoccupations ou de leurs soucis d’ordre culturel aussi.</p>



<p>L’autre conférence a porté sur <em>«la production cinématographique dans le monde arabe&nbsp;: de l’idée à la distribution»</em> traité par les universitaires Azza Chaâbouni, Meriem Zerzeri et Safa Helali.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Mélanges artistiques </h2>



<p>Parallèlement, d’autres activités culturelles ont eu lieu dans les autres institutions universitaires en rapport avec la musique ou l’industrie culturelle dans le Moyen-Orient, alors que le programme de la Cité de la Culture comporte une table-ronde autour de <em>«l’expérience théâtrale en Tunisie»</em> sous la férule du professeur Abdelhalim Messaoudi et avec la participation de Taoufik Jebali, Sonia Zarglayoune, Sihem Akil et Hatem Tlili.</p>



<p>Les arts plastiques ont aussi marqué leur présence avec les cercles de discussion autour des <em>«Arts plastique et mémoire sociale : quelques expériences tunisiennes et questionnement sur l’acculturation»</em>, avec les professeurs Khaled Abida, Najet Edhahbi, Habib Bida, Fateh Ben Ameur, Khalil Gouiâ et Ahlem Boussandel, chacun traitant d’un volet de l’expression plastique et de ses moyens techniques, matériels et esthétiques, entre matière, support, outil, symbole et autres procédés.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img decoding="async" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/09/Insaniyyat-Livre-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-4220129" width="600" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/09/Insaniyyat-Livre-1024x683.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/09/Insaniyyat-Livre-300x200.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/09/Insaniyyat-Livre-768x512.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/09/Insaniyyat-Livre-580x387.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/09/Insaniyyat-Livre-860x573.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/09/Insaniyyat-Livre-1160x773.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/09/Insaniyyat-Livre.jpg 1353w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure></div>


<p>Une foire du livre est aussi au contenu de ce Forum international toujours à la Cité de la Culture dans les différents volets des sciences humaines et sociales, en plus d’un autre espace pour les éditions scientifiques des différentes institutions d’enseignement universitaire et facultés, et ce, à l’Institut supérieur des Arts des multimédias à la Manouba.</p>



<p>Cela sans rappeler la foire des artisans tunisiens, initiée par Insaniyyat, sous le titre de <em>«En Tunisien»</em>, l’exposition écologique et une autre sur les arts numériques.</p>



<p>La musique de même a sa part dans ce Forum avec du rock, du pop, du tounsi et de l’oriental donnant l’occasion aux invités de nouvelles expressions et de nouvelles découvertes et créations.</p>



<p><strong><em>Communiqué.</em></strong></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="C4YkePbCoc"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/09/22/forum-insaniyyat-la-revolution-tunisienne-entre-le-temps-long-et-le-temps-court/">Forum Insaniyyat : la révolution tunisienne entre le temps long et le temps court</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Forum Insaniyyat : la révolution tunisienne entre le temps long et le temps court » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/09/22/forum-insaniyyat-la-revolution-tunisienne-entre-le-temps-long-et-le-temps-court/embed/#?secret=ZSVybqpY4X#?secret=C4YkePbCoc" data-secret="C4YkePbCoc" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Fkd4rTd9Lm"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/09/21/tunisie-le-forum-des-sciences-humaine-et-sociale-interroge-la-crise/">Tunisie : le Forum des sciences humaine et sociale interroge la crise</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : le Forum des sciences humaine et sociale interroge la crise » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/09/21/tunisie-le-forum-des-sciences-humaine-et-sociale-interroge-la-crise/embed/#?secret=c6IG43sgVT#?secret=Fkd4rTd9Lm" data-secret="Fkd4rTd9Lm" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<item>
		<title>Forum Insaniyyat : la révolution tunisienne entre le temps long et le temps court</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/09/22/forum-insaniyyat-la-revolution-tunisienne-entre-le-temps-long-et-le-temps-court/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 22 Sep 2022 11:29:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelwahed Mokni]]></category>
		<category><![CDATA[Chokri Hmed]]></category>
		<category><![CDATA[Dr. Antoine Perrier]]></category>
		<category><![CDATA[Imed Melliti]]></category>
		<category><![CDATA[Insaniyyat]]></category>
		<category><![CDATA[Mahmoud Ben Romdhane]]></category>
		<category><![CDATA[Manouba]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La révolution tunisienne s’est tout naturellement invitée au deuxième jour du Forum international des sciences humaines et sociales (Insaniyyat), mercredi 21 septembre 2022.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/09/22/forum-insaniyyat-la-revolution-tunisienne-entre-le-temps-long-et-le-temps-court/">Forum Insaniyyat : la révolution tunisienne entre le temps long et le temps court</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La révolution tunisienne s’est tout naturellement invitée au deuxième jour du Forum international des sciences humaines et sociales (Insaniyyat), mercredi 21 septembre 2022, à la Faculté des lettres, des arts et des humanités de La Manouba, et qui portait sur le thème générique de la crise dans tous ses aspects.  </em></strong></p>



<span id="more-4208130"></span>



<p>Parallèlement aux divers ateliers, des tables-rondes se sont déroulées dans différents espaces du Campus de La Manouba, dont l’une a porté sur le thème <em>«Décloisonner les études sur le Maghreb en France, premiers enseignements d’un Livre Blanc»</em>.</p>



<p>Modéré par le professeur Imed Melliti, de l’Université de Tunis- Al-Manar, les intervenants, enseignants et chercheurs, parmi lesquels professeur Chokri Hmed (Université Paris-Dauphine, Gis-Momm), Alexis Ogor (de GIS-Momm), Dr. Antoine Perrier (du CNRS, Iremamm, Gis et Momm), ont ainsi développé les raisons de <em>«décloisonner»</em> justement les études et les recherches dans les sciences humaines sur le Maghreb, au vu des différentes positions et des approches des deux côtés de la Méditerranée à ce sujet.</p>



<p>C’est que chaque partie, avec ses <em>«backgrounds»</em> socio- politiques et académiques, élabore son approche avec une certaine<em> «réticence»</em> intellectuelle, car les uns et les autres ne posent pas les problèmes afférents aux sciences humaines touchant l’espace du Maghreb de la même manière, et avec les mêmes références.</p>



<p>L’autre volet qui se trouve à l’origine de ce <em>«cloisonnement» </em>préconçu, volontairement ou involontairement, est la question de la langue. Chaque référentiel culturel et linguistique se trouvant totalement distinct chez les uns et les autres des deux rives.</p>



<p>C’est pour ces raisons, et d’autres posant moins d’acuité, qu’il a été appelé à <em>«débrider»</em> les recherches et études concernant les sciences humaines dans ce Maghreb, en essayant de changer la manière de poser et de définir les problèmes exposés dans le domaine en question.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="jD3i5X35di"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/09/21/tunisie-le-forum-des-sciences-humaine-et-sociale-interroge-la-crise/">Tunisie : le Forum des sciences humaine et sociale interroge la crise</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : le Forum des sciences humaine et sociale interroge la crise » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/09/21/tunisie-le-forum-des-sciences-humaine-et-sociale-interroge-la-crise/embed/#?secret=AnE21f1ooe#?secret=jD3i5X35di" data-secret="jD3i5X35di" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Autrement dit, essayer de rapprocher les idées analytiques et les références autour de ces sciences sociales, et ce, en raison des diverses indications préétablies.</p>



<p>Des échanges conséquents pourraient réduire ces <em>«écarts»</em> et ces réticences, par ce <em>«Livre Blanc»</em>, quant à la manière de voir et de concevoir les sciences humaines dans cet espace maghrébin.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La révolution tunisienne dans l’histoire longue</h2>



<p>Entamant le chapitre Congrès Insaniyyat de ce Forum, une intervention a été présentée dans l’après-midi de ce mercredi, à l’Amphithéâtre Carthage Al-Hadatha, au Campus de La Manouba, par le professeur Mahmoud Ben Romdhane, de l’Académie tunisienne des sciences, des lettres et des arts (Beït Al-Hikma) autour du thème&nbsp;: <em>«La révolution tunisienne dans l’histoire&nbsp;longue»</em>.</p>



<p>Abordant ce sujet, le professeur Ben Romdhane a tenu à préciser que la notion d’<em>«histoire longue»</em> touche une période qui peut s’étaler sur des siècles, comme c’est le cas de la <em>«révolution tunisienne» </em>qui remonte, selon lui à quelque 450 ans. Ce qui correspond à la conquête ottomane de la Tunisie.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img decoding="async" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/09/Insaniayyat-2e-jour-1-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-4208296" width="600" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/09/Insaniayyat-2e-jour-1-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/09/Insaniayyat-2e-jour-1-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/09/Insaniayyat-2e-jour-1-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/09/Insaniayyat-2e-jour-1-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/09/Insaniayyat-2e-jour-1-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/09/Insaniayyat-2e-jour-1-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/09/Insaniayyat-2e-jour-1.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure></div>


<p>C’est parce que la <em>«révolution»</em> n’est pas un événement fortuit mais elle est l’aboutissement d’une œuvre élaborée par plusieurs générations et suite à un ensemble d’accumulations de multiples situations sociopolitiques, économiques, matérielles et spirituelles.</p>



<p>Cette période étendue de la genèse de la révolution en Tunisie trouve ses origines dans cette longue mutation sociale passant du statut communautaire, tribal ou <em>«groupal»</em> à celui d’un citoyen <em>«autonome»</em> et libre. Passant donc du système social à l’individu. Et par conséquent, une liberté qui exige un long processus comme c’est le cas de la Tunisie, selon le conférencier, qui a pris les 450 ans.</p>



<p>Parce qu’il y avait une lutte continue entre le <em>«parti indigène»</em> local, celui des autochtones, qui se veut une <em>«entité indépendante»</em>, et le <em>«parti turc»</em>, étranger qui tenait et tient encore à s’imposer et considérant cette contrée tunisienne comme une <em>«province»</em>, encouragé en cela par <em>«La Sublime Porte»</em>…</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img decoding="async" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/09/Insaniayyat-2e-jour-3-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-4208297" width="600" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/09/Insaniayyat-2e-jour-3-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/09/Insaniayyat-2e-jour-3-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/09/Insaniayyat-2e-jour-3-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/09/Insaniayyat-2e-jour-3-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/09/Insaniayyat-2e-jour-3-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/09/Insaniayyat-2e-jour-3-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/09/Insaniayyat-2e-jour-3.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure></div>


<p>Cette lutte permanente entre les deux s’est poursuivie jusqu’à ces temps présents, post-indépendance, où le jeune pouvoir en place a choisi le camp de <em>«l’Etat-Nation»</em> face au projet de la <em>«oumma» </em>islamique.</p>



<p>Image de ces deux courants, comme donné en exemple par le professeur Ben Romdhane, les deux congrès tenus par les deux rivaux d’alors, celui à Sfax de Bourguiba, et celui à la Zitouna de Ben Youssef.</p>



<p>Plus tard, les événements en Tunisie se sont précipités entre les événements des années 80, les élections clairement falsifiées d’avril 1981, la récession économique de 1985, la montée des mouvements de protestation estudiantins et écoliers, les attaques des islamistes tunisiens contre des cibles touristiques, parallèlement aux événements en Algérie avec le Front islamique du salut (FIS) et l’effervescence politique et sociale vécue dans les années 90.</p>



<p>Une situation qui a favorisé la montée de Rached Ghannouchi et du parti islamiste Ennahdha  jusqu’à la <em>«révolution 17 décembre-14 janvier»</em> qui a été un <em>«choc majeur»</em> entre le <em>«parti turc» </em>et le <em>«parti tunisien»</em> qui est une <em>«entité à coloniser»</em> après la consécration de son mouvement suite aux élections de 2011 et de 2014.</p>



<p>Là où il n’est plus question de <em>«drapeau national»</em>, d’<em>«hymne national»</em>, de fêtes nationales, ni même de <em>«mausolées»</em>, mais plutôt de <em>«voile»</em>, de <em>«chariaâ»</em>, de <em>«jihad»</em> avec l’embrigadement des jeunes voués à cette triste mission et qui ont perdu leur <em>«individualité»</em>…&nbsp;</p>



<p>Tout cela a fait que la Tunisie a perdu au moins <em>«30 ans de démocratie»</em>, avec le long règne de Bourguiba, suivi des années noires de Ben Ali.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img decoding="async" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/09/Insaniayyat-2e-jour-2-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-4208298" width="600" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/09/Insaniayyat-2e-jour-2-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/09/Insaniayyat-2e-jour-2-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/09/Insaniayyat-2e-jour-2-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/09/Insaniayyat-2e-jour-2-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/09/Insaniayyat-2e-jour-2-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/09/Insaniayyat-2e-jour-2-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/09/Insaniayyat-2e-jour-2.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure></div>


<p>Jauger la <em>«révolution tunisienne»</em> sur une si longue période, peut donner une idée claire sur l’aboutissement d’un tel processus, ses retombées et les changements vécus.</p>



<p>Car toute transition admet des <em>«pertes»</em> que nous constatons aujourd’hui avec une perte de vitesse à tous les niveaux, au niveau de la <em>«modernité»</em>, de l’économie, de la famille même, et dont les causes sont essentiellement liées à l’économie et à l’instabilité politique. Et pour <em>«rééquilibrer» </em>tout cela, il faudra 4, 5 ou 6 ans pour retrouver son verticalité sociale, politique et économique entre autres. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Un président élu avec&#8230; 7000 voix </h2>



<p>Pour l’<em>«histoire courte»</em> de la révolution tunisienne, le professeur Abdelwahed Mokni, de l’Université de Sfax, a axé son intervention sur les événements et les faits les plus importants qui ont marqué ces dernières années, avec un retour exhaustif sur la chronologie de ces événements.</p>



<p>En évoquant les <em>«plaies de la révolution»</em>, il a mis l’accent sur la dégradation des concepts, les bilans négatifs de certaines dates comme l’élection d’un président avec seulement 7&nbsp;000 voix, comme ce fut le cas de Moncef Marzouki en 2011…</p>



<p>Mais ces points <em>«négatifs»,</em> la révolution tunisienne, dans sa courte histoire, a enregistré aussi des points positifs que seuls les historiens qui arrivent à s’intéresser à ce genre d’historicité pourront faire un <em>«portrait»</em> différent de ce qu’il en est, car la majorité des historiens ne s’intéressent qu’à <em>«l’histoire longue»</em>…</p>



<p><strong><em>Communiqué. </em></strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/09/22/forum-insaniyyat-la-revolution-tunisienne-entre-le-temps-long-et-le-temps-court/">Forum Insaniyyat : la révolution tunisienne entre le temps long et le temps court</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Tunisie : le Forum des sciences humaine et sociale interroge la crise</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 Sep 2022 11:28:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Chokri Hamed]]></category>
		<category><![CDATA[Hassan Rachik]]></category>
		<category><![CDATA[Hassan Remaoun]]></category>
		<category><![CDATA[Insaniyyat]]></category>
		<category><![CDATA[Jocelyne Dakhlia]]></category>
		<category><![CDATA[Jouhaïna Gherib]]></category>
		<category><![CDATA[Moez Chaffa]]></category>
		<category><![CDATA[Moncef Boukthir]]></category>
		<category><![CDATA[Sana Ben Achour]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Forum international des sciences humaines et sociales, Insaniyyat, à Tunis, a débattu de la crise dans ses divers aspects. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/09/21/tunisie-le-forum-des-sciences-humaine-et-sociale-interroge-la-crise/">Tunisie : le Forum des sciences humaine et sociale interroge la crise</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le Forum international des sciences humaines et sociales, Insaniyyat, s’est ouvert, mardi 20 septembre 2022, par une allocution de Jouhaïna Gherib, présidente du Forum, qui a mis en relief l’importance de cette rencontre scientifique et culturelle où Tunis sera, durant ces journées, la capitale des sciences humaines et sociales. </em></strong></p>



<span id="more-4192147"></span>



<p>C’est l’occasion d’une rencontre de haut niveau entre le sud et le nord, des deux rives de la Méditerranée, et entre l’est et l’ouest, entre Machrek et Maghreb, mettant en relief la large contribution des universités tunisiennes, celle de Tunis, d’El Manar, de La Manouba et des autres partenaires, a-t-elle expliqué, en souhaitant la bienvenue aux invités et aux participants, chercheurs, conférenciers, intervenants et autres.</p>



<p>Etaient présents lors de la séance d’ouverture, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Moncef Boukthir, celui de l’Education, Fathi Sellaouti, des ambassadeurs, des recteurs d’universités, des doyens, des enseignants et des étudiants. &nbsp;</p>



<p>Le but de ce Forum étant d’en faire un espace d’échanges et de rencontres autour des multiples préoccupations dans le domaine de la recherche en sciences humaines, d’en faire une évaluation et de mettre en relief son importance dans la vie des communautés et surtout des jeunes. Ce qui ouvre largement l’univers du savoir qui ne peut évoluer sans une réelle liberté de pensée, d’actes et de recherche à tous les niveaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’esprit pour enrichir l’esprit</h2>



<p>Habib Sidhom, recteur de l’Université de Tunis, a exprimé sa joie de prendre part, avec les enseignants et les étudiants, à cette conférence qui fêtera les sciences humaines et sociales, un domaine qui touche le vécu et la situation des différentes sociétés dans la région et celles des contrées plus lointaines. Le but étant de rehausser ces sciences avec une vision critique des politiques sociales &nbsp;et de mettre en exergue la contribution de l’Université de Tunis depuis le début des années 60, ainsi que ses différentes institutions, à l’instar de l’Ecole normale supérieure et les différentes facultés des Lettres et des Sciences humaines, ou encore le Centre de recherches tuniso-allemand récemment créer, sans oublier la Chaire internationale Hichem Djaïet, en hommage à ce grand penseur tunisien.</p>



<p>Moez Chaffa, recteur de l’Université Tunis-Al- Manar, a mis en relief le rôle des institutions universitaires relevant de son université, dont l’Institut supérieur des sciences humaines Ibn Charaf, et l’intérêt de ces sciences dans l’analyse anthropologique à la lumière des changements sociaux à différents niveaux et les retombées des crises vécues actuellement sur toute la société.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img decoding="async" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/09/Forum-Insaniyyat-2-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-4192259" width="600" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/09/Forum-Insaniyyat-2-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/09/Forum-Insaniyyat-2-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/09/Forum-Insaniyyat-2-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/09/Forum-Insaniyyat-2-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/09/Forum-Insaniyyat-2-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/09/Forum-Insaniyyat-2-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/09/Forum-Insaniyyat-2.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure></div>


<p>Pour sa part, Chokri Hamed, du Groupement d’intérêt scientifique (GIS), s’est penché sur les défis présents auxquels font face les sciences humaines et sociales, la contribution des jeunes doctorants dans le domaine, axant son intervention sur deux idées phares&nbsp;: faire le bilan des sciences humaines et sociales dans le domaine de la recherche et de leurs retombées sociales, ainsi que leurs perspectives pour qu’elles jouent le rôle qui leur revient dans l’évolution des sociétés.</p>



<p>Le ministre Boukthir a mis en relief l’importance de la formation et de la recherche dans le domaine des sciences humaines et sociales, rappelant les différents changements sociaux, et autres à caractère environnemental, économique, géopolitique et même celles en rapport avec la lutte contre le terrorisme, ce phénomène des temps présents.</p>



<p>Le ministre a aussi relevé le rôle des universités dans l’évolution des sciences et de la société, tout en les encourageant dans la recherche scientifique particulièrement, saluant la présence de plusieurs recteurs d’université à cette rencontre, ce qui démontre bien le lien solide entre leurs institutions respectives et leur alliance à servir le savoir et la recherche dans une totale concordance.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le parcours d’émancipation des sciences sociales</h2>



<p>Pour la journée inaugurale, plusieurs conférences ont été données, animées par différents académiciens et traitant de divers thèmes en rapport avec les crises actuelles et l’intervention des sciences humaines et sociales pour les comprendre et leur trouver des solutions.</p>



<p>Et c’est professeure Jocelyne Dakhlia, de l’EHESS de Paris, historienne et anthropologue, qui a ouvert les débats en traitant du parcours d’émancipation en sciences sociales où elle a exposé plusieurs thématiques en rapport avec les sciences humaines et sociales, leur mise en place au Maghreb, les entraves vécues par le passé, la réaction du pouvoir envers les chercheurs, les courants particulièrement revendicatifs qui ont caractérisé la position de ces derniers ou l’hégémonie linguistique lors d’une certaine période…</p>



<p>Elle a rappelé aussi certaines dates des crises vécues qui ont marqué la communauté internationale, telles que celle de 1990 et la <em>«crise du foulard»</em> en France, la guerre du Golfe en 1991, la <em>«Décennie noire»</em> en Algérie des années 90 et la chute du mur de Berlin&#8230;&nbsp; Le tout comme <em>«image de la liberté du modèle occidental»</em>. Tout en relevant à ce sujet que la haine a été toujours la <em>«première réaction» </em>des uns et des autres et où les chercheurs viennent après coup, suite à ces événements marquants.</p>



<p>Quant au professeur Hassan Rachik, de l’Université polytechnique Mohamed VI de Rabat (Maroc), anthropologue, il a analysé trois défis que rencontrent les sciences humaines et sociales, à savoir la faiblesse de l’institutionnalité de la recherche, la rareté des recherches dans différents volets y afférent et les entraves de la langue, et ce, à travers sa propre expérience. Là où il a relevé que certains chercheurs se trouvent <em>«isolés»</em> dans leurs besognes, les rencontres entre eux se faisant souvent <em>«par hasard»</em> en l’absence de cette <em>«institutionnalisation»</em>.</p>



<p>D’autres fois, les chercheurs se trouvent <em>«impliqués»</em> dans une œuvre commune dans ce volet sans en choisir les thèmes. D’où cette <em>«rareté»</em> autour de certains sujets et où d’autres se font&nbsp;<em>«sur commande»</em>…</p>



<p>Quant à la problématique de la langue, omniprésente dans les débats académiques, si les sciences humaines et sociales se font sur la base de la langue locale, c’est une manière de <em>«défendre son identité»</em>… Et si elles se font dans une autre langue, elles ne peuvent pas, dans une certaine mesure, <em>«reproduire»</em> la réalité sociale étudiée. Encore s’agirait-il d’écrire dans n’importe quelle langue, l’essentiel étant d’évoquer une réalité donnée, d’en délimiter les significatifs ou les concepts.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les crises matrices des changements</h2>



<p>Lors de la séance de l’après-midi, c’est Hassan Remaoun qui est intervenu pour traiter de l’usage de la notion de crise(s) dans les sciences humaines et sociales, rappelant les origines grecques du terme <em>«crise»</em> et ses usages récents que ce soit en économie, en médecine, en histoire et autres domaines.</p>



<p>Il a, d’autre part, mis en relief la <em>«structure»</em> de la crise qui est souvent à l’origine d’un changement quelconque, en rapport avec les mouvements sociaux, relevant à ce sujet les différentes positions des philosophes avec la notion de crise.</p>



<p><em>«Le droit en ses états de crise»</em> a été le thème analysé par Professeure Sana Ben Achour mettant en rapport le droit anté-crise et le doit post-crise, avec les dynamiques antérieures à la crise et celles des altérations ou celles des modifications. Des crises qui peuvent <em>«éclairer»</em> le droit, toute crise étant révélatrice de rupture et de changement…</p>



<p>Sachant aussi que chaque crise révèle une <em>«béance»</em>, une absence quelconque au sein des besoins sociaux suite à un état d’<em>«indécision»</em>… Il s’agit d’instaurer à chaque fois de nouvelles <em>«notions» </em>dans le droit en rapport avec ces multiples crises qui nous touchent; une <em>«crise de tout»</em> en quelque sorte.</p>



<p>En clôture de ces conférences de cette journée d’ouverture du Forum, une présentation du livre <em>«Mémoires rassemblées&nbsp;: histoire des sciences humaines dans les universités tunisiennes»</em> a été faite par le professeur Hichem Rifi, mémoires dans lesquelles ont contribué un certain nombre d’universitaires parmi lesquels Abdeljabbar Bsaies, Houcine Jaidi, Noureddine Dougui, Riadh Ben Rejeb, Sami Ben Ameur, Samir Marzouki, Khaled Kchir, Larbi houikha, Tahar Ben Guiza, pour ne citer que ceux-ci.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Festival «Films Insaniyyat»</h2>



<p>Du 20 au 24 septembre en cours, le Forum international des sciences humaines et sociale réserve n espace important pour le cinéma en programmant e nombreux films à caractère social, politique et autre, en rapport avec des crises et des causes vécues par le présent.</p>



<p>Avant la projection du film de Jilani Saâdi, <em>‘‘Insurrection’’</em>, qui a ouvert ledit festival Films Insaniyyat, ce mardi 20 septembre 2022, à la Cité de la Culture, un spectacle de Slam a été animé par Hatem Karoui, évoquant la notion de crises aussi. Un film qui a reçu le Tanit d’or lors de la 32 ème édition des JCC en 2021, et le prix de la meilleure œuvre au Festival &nbsp;Gabès&nbsp;Cinéma Fen, en 2022, et suivi d’un débat.</p>



<p><strong><em>Communiqué.</em></strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/09/21/tunisie-le-forum-des-sciences-humaine-et-sociale-interroge-la-crise/">Tunisie : le Forum des sciences humaine et sociale interroge la crise</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>La Cinémathèque tunisienne prend part au Forum international Insaniyyat</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fawz BenAli]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Sep 2022 09:11:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Cinémathèque tunisienne]]></category>
		<category><![CDATA[Forum international Sciences humaines et sociales]]></category>
		<category><![CDATA[Insaniyyat]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Cinémathèque tunisienne organise un cycle de projections en marge de du Forum international pour les Sciences humaines et sociales Insaniyyat qui démarre aujourd’hui, mardi 20 septembre. La première édition du Forum international pour les Sciences humaines et sociales Insaniyyat se tient du 20 au 24 septembre dans les différents espaces du Campus de La...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><em><strong>La Cinémathèque tunisienne organise un cycle de projections en marge de du Forum international pour les Sciences humaines et sociales Insaniyyat qui démarre aujourd’hui, mardi 20 septembre.</strong></em></p>



<span id="more-4173437"></span>



<p>La première édition du Forum international pour les Sciences humaines et sociales Insaniyyat se tient du 20 au 24 septembre dans les différents espaces du Campus de La Manouba et de la Cité de la Culture de Tunis.</p>



<p>En plus des événements scientifiques, des rencontres thématiques, de la Foire du livre et des événements artistiques, le Forum propose un festival de cinéma qui se tient dès aujourd’hui à la Cinémathèque tunisienne.</p>



<p>Le programme de projections comprend une vingtaine de films tunisiens, arabes et africains entre courts et longs métrages, abordant des thématiques humanistes et sociétales.</p>



<p><a href="https://www.facebook.com/CINEMATHEQUE.TN/posts/pfbid02w2h5gj4ko37VR5STy3k6Fmwa74mXf81e74LCpJcRbAPSvffG9Wfw9KSZzbCKddJ6l">Le programme des projections</a></p>



<p class="has-text-align-right"><strong>F.B</strong></p>
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