<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des intégristes - Kapitalis</title>
	<atom:link href="https://kapitalis.com/tunisie/tag/integristes/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://kapitalis.com/tunisie/tag/integristes/</link>
	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
	<lastBuildDate>Sun, 30 Sep 2018 06:53:53 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.8.3</generator>

<image>
	<url>https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/cropped-Logo-Kapitalis-32x32.png</url>
	<title>Archives des intégristes - Kapitalis</title>
	<link>https://kapitalis.com/tunisie/tag/integristes/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Lettre au président de la République Béji Caïd Essebsi</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2018/09/30/lettre-au-president-de-la-republique-beji-caid-essebsi/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2018/09/30/lettre-au-president-de-la-republique-beji-caid-essebsi/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 30 Sep 2018 06:53:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Béji Caïd Essebsi]]></category>
		<category><![CDATA[Bourguiba]]></category>
		<category><![CDATA[intégristes]]></category>
		<category><![CDATA[islamistes]]></category>
		<category><![CDATA[Nidaa Tounes]]></category>
		<category><![CDATA[président de la république]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://kapitalis.com/tunisie/?p=176268</guid>

					<description><![CDATA[<p>Monsieur le Président, de grâce annoncez votre départ avant terme… C’est désormais tout ce que vous pouvez faire pour la Tunisie. Par Assâad Jomâa * Ceux qui vous connaissent bien, ou ont appris à vous connaître, ont très bien senti, lors de votre dernière apparition télévisuelle, que, pour vous, quelque chose était irrémédiablement brisée. Vous...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/09/30/lettre-au-president-de-la-republique-beji-caid-essebsi/">Lettre au président de la République Béji Caïd Essebsi</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-65085" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/09/Beji-Caid-Essebsi-Palais-tunisie.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Monsieur le Président, de grâce annoncez votre départ avant terme… C’est désormais tout ce que vous pouvez faire pour la Tunisie.</strong> </em></p>
<p>Par <strong>Assâad Jomâa</strong> *</p>
<p><span id="more-176268"></span></p>
<p><img decoding="async" class="wp-image-93851 alignleft" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/04/Jomaa-Assaad.jpg" alt="" width="200" height="172" />Ceux qui vous connaissent bien, ou ont appris à vous connaître, ont très bien senti, lors de votre dernière apparition télévisuelle, que, pour vous, quelque chose était irrémédiablement brisée. Vous qui êtes si volontariste, résolument tourné vers le futur, n’employant le passé que pour dresser une parabole, souligner une métaphore, ou bien tirer quelque enseignement… Pour la première fois, on sentait bien que vous éprouviez certaines difficultés à projeter votre propos et votre raisonnement dans quelque avenir, fut-il proche.</p>
<p>Usage incertain de l’article 99 de la constitution… Candidature aux présidentielles de 2019 non moins hypothétique… Avenir tout aussi flou de votre première œuvre poste-révolutionnaire : la création de Nidâa Tounès… Il n’est pas jusqu’aux contours de la destinée politique de votre propre fils qui ne soit apparue, au gré de vos propos, plus qu’improbable.</p>
<p>Le fait, venant de vous, est d’autant plus inattendu que tous ceux qui vous ont approché savent pertinemment que vous êtes un homme d’action. Que penser dès lors de ce BCE étrangement tétanisé ?</p>
<p>Serait-il meurtri par les trahisons des plus proches ? Ou bien son amertume serait-elle la résultante de l’ingratitude des fils prodigues ? À moins qu’il ne soit plus simplement écœuré par la versalité des hommes ?<br />
Tout ceci à la fois, et plus encore peut-être.</p>
<p>Seulement, notre <em>«bajbouj»</em> national en a vu d’autres du haut de ses trois quarts de siècle de pratique politique. Notre vieux briscard ne saurait se laisser sentimentalement transporter par quelques déconvenues de parcours. En homme aguerri, il aurait tôt fait de remonter la pente. Le problème est donc ailleurs.</p>
<p>Effectivement, l’origine du sentiment de lassitude qui se dégageait du verbe et de la gestuelle du personnage était à l’évidence plus essentielle. Il faudrait, en effet, remonter à ces années durant lesquelles le jeune Béji Caïd Essebsi (BCE) s’escrimait encore à la pratique politique… aux côtés d’un mentor hors du commun, j’ai nommé Habib Bourguiba. Le jeune loup était en extase en présence de cette haute stature historique… jusqu’au jour où il fit cession sous la houlette d’un certain Ahmed Mestiri.</p>
<p>L’histoire officielle, tâtonnante, retiendra approximativement qu’il était question du rejet du <em>«Combattant Suprême»</em> de toute ouverture politique aux autres mouvements idéologiques. En fait, le refus de Bourguiba n’était pas essentiellement destiné à l’encontre de la gauche tunisienne, il avait appris, au fil du temps à faire commerce avec eux, mais essentiellement à l’encontre des islamistes. C’est que le <em>«Leader»</em> savait, expérience faite tout au long du périple indépendantiste, de quel bois les pieux islamistes, ceux de la Zitouna tout particulièrement, se chauffaient. Il avait même été contraint par ces puissants, et non moins notables, adversaires à faire profil bas en de maintes occasions. Et, ironie de l’Histoire, c’est en usant de cette carte qu’un certain Ben Ali fomenta son putsch médicalisé du 7 novembre 1987 contre son bienfaiteur.</p>
<p>Tout ceci les proches de <em>«Si Lahbib»</em> le savaient, y compris BCE. Seulement, l’orgueil n’est-il pas l’un des sept péchés capitaux. Pensant, sans doute, être prémuni par l’expérience politique accumulée au fil des ans contre le venin intégriste, BCE, nouvellement élu, surprit l’ensemble de son entourage en s’alliant aux <em>«khouanjiya».</em> Ceux-ci abandonnés par leur principal protecteur planétaire et décriés au plan intérieur, ne demandaient pas mieux que de se mettre au vert pendant un certain temps. Ils mirent à profit les quatre ans qui nous séparent de l’an de grâce 2014 pour se redéployer et fourbir leurs armes pour une seconde manche avec les <em>«hadathiyyîn»</em> (modernistes), tels qu’ils désignent leurs adversaires. S’estimant fins prêts pour un nouveau tour, ils tiennent depuis plusieurs mois la dragée haute à leur bienfaiteur. Désagrégeant au passage sa majorité parlementaire, son parti politique, la loyauté du Chef du Gouvernement, nommé par lui envers et contre tous… et probablement un jour prochain, ses propres liens familiaux.</p>
<p>En conclure que Bourguiba avait pressenti le danger que présentaient ces «pieux musulmans» à l’encontre de l’avenir de la Tunisie serait pécher par euphémisme. Il est, cependant, certain aujourd’hui que notre actuel Président de la République est parfaitement édifié sur la réalité de la menace que font peser les intégristes locaux sur la pérennité de l’Etat Tunisien, auquel du reste ils n’y ont jamais cru.</p>
<p>Or, Laisser les choses en l’état, comme annoncé lors du dernier discours du Chef de l’Etat reviendrait à leur remettre les clés du pouvoir. Soit en étant affublés du novice Youssef Chahed, soit en faisant cavaliers seuls. Forts de la légitimité électorale, ils deviendraient, au sens propre comme au figuré, totalement inabordables. Ce qui augurerait de lendemains plus que désenchanteurs pour cette pauvre Tunisie. Aventuriers tels qu’ils nous en ont administré la preuve à maintes reprises, leur règne risquerait de se conclure non pas par un magnifique feu d’artifice, mais par un destructeur feu meurtrier.</p>
<p>Aussi, Monsieur le Président, votre devoir de patriote exige de vous, à l’exemple d’illustres hommes d’Etat tel que le Général De Gaulle, d’annoncer la fin de votre présidence avant même que votre mandat n’arrive à son terme. Vous permettriez ainsi une prise de conscience collective de la gravité de la situation et une évolution, grâce aux forces vives du pays, vers une éventuelle solution.</p>
<p>À défaut, vous couvririez de votre autorité, l’actuel maintien au pouvoir et, à terme, l’accession non démocratique, ayant précisément contrevenu aux règles démocratiques, de sectaires qui non seulement ne croient pas au jeu démocratique, mais y sont, doctrinairement, radicalement opposés.</p>
<p>Monsieur le Président, ne donnez pas à ces ennemis des valeurs modernes, y compris démocratiques, l’occasion de se dissimuler derrière l’apparat de la légitimité des urnes, ils seront alors non seulement délogeables, mais ils n’en deviendront que plus vindicatifs. L’Histoire retiendra de vous l’image d’un homme d’Etat qui a sacrifié son sort personnel pour sauver son pays de la nébuleuse obscurantiste. Permettez aux forces vives du pays de lutter à armes égales avec cette Piovra intégriste.</p>
<p>Vive la République tunisienne… Vive Carthage forte de ses trois millénaires de civilisation.</p>
<p><em>* Universitaire.</em></p>
<p><em><strong>Articles du même auteur dans Kapitalis : </strong></em></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="t4OJh5WEXh"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/08/14/caid-essebsi-renvoie-dos-a-dos-islamistes-et-modernistes/">Caïd Essebsi renvoie dos-à-dos islamistes et modernistes</a></p></blockquote>
<p><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Caïd Essebsi renvoie dos-à-dos islamistes et modernistes » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/08/14/caid-essebsi-renvoie-dos-a-dos-islamistes-et-modernistes/embed/#?secret=Ag3ORMl4zL#?secret=t4OJh5WEXh" data-secret="t4OJh5WEXh" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="4FTEoKbvuN"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/06/02/1er-juin-1955-fete-de-la-victoire-mais-de-qui-au-juste/">1er juin 1955 : Fête de la victoire, mais de qui au juste ?</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« 1er juin 1955 : Fête de la victoire, mais de qui au juste ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/06/02/1er-juin-1955-fete-de-la-victoire-mais-de-qui-au-juste/embed/#?secret=RwgmDfZA0E#?secret=4FTEoKbvuN" data-secret="4FTEoKbvuN" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="wnYLLAP4jc"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/05/27/tunisie-accord-de-carthage-une-fausse-solution-devenue-un-vrai-piege/">Tunisie-Accord de Carthage : Une fausse solution devenue un vrai piège</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie-Accord de Carthage : Une fausse solution devenue un vrai piège » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/05/27/tunisie-accord-de-carthage-une-fausse-solution-devenue-un-vrai-piege/embed/#?secret=vP2opZpIiA#?secret=wnYLLAP4jc" data-secret="wnYLLAP4jc" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/09/30/lettre-au-president-de-la-republique-beji-caid-essebsi/">Lettre au président de la République Béji Caïd Essebsi</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2018/09/30/lettre-au-president-de-la-republique-beji-caid-essebsi/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>1</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Il est temps d’oser déclarer l’alcool licite en islam</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2017/04/01/il-est-temps-doser-declarer-lalcool-licite-en-islam/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2017/04/01/il-est-temps-doser-declarer-lalcool-licite-en-islam/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 01 Apr 2017 06:27:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[constitution]]></category>
		<category><![CDATA[droits]]></category>
		<category><![CDATA[intégristes]]></category>
		<category><![CDATA[islam]]></category>
		<category><![CDATA[ivresse]]></category>
		<category><![CDATA[libertés]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://kapitalis.com/tunisie/?p=89287</guid>

					<description><![CDATA[<p>Les appels qui se multiplient pour interdire l’alcool violent l’État de droit et la religion. Ils doivent avoir pour effet que l’on déclare enfin l’alcool licite en islam qui n’interdit que l’ivresse. Par Farhat Othman * Avec les troubles à l’ordre public qui se multiplient de la part de certains excités se réclamant de l’islam,...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/04/01/il-est-temps-doser-declarer-lalcool-licite-en-islam/">Il est temps d’oser déclarer l’alcool licite en islam</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-40800" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/02/Vin-en-islam.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Les appels qui se multiplient pour interdire l’alcool violent l’État de droit et la religion. Ils doivent avoir pour effet que l’on déclare enfin l’alcool licite en islam qui n’interdit que l’ivresse.</strong> </em></p>
<p>Par <strong>Farhat Othman</strong> *</p>
<p><span id="more-89287"></span></p>
<p>Avec les troubles à l’ordre public qui se multiplient de la part de certains excités se réclamant de l’islam, alors qu’ils le violent, il est temps que toutes les autorités du pays réagissent de la seule manière utile.</p>
<p>Il s’agit d’avoir le courage d’oser dire ce qui est une vérité absolue : que l’islam n’a jamais interdit l’alcool, mais juste l’ivresse. Ce qui suppose de décider la totale liberté de vendre et de consommer ce qui existe, au reste, au paradis.</p>
<p><strong>Une guerre au vivre-ensemble </strong></p>
<p>Toutes les autorités sont concernées, car il y va de la religion de l’État qu’on viole, de l’ordre public et du vivre-ensemble. Car c’est désormais une véritable guerre qui est ainsi déclarée au vivre-ensemble démocratique.</p>
<p>Aussi, c’est seulement en se plaçant sur le terrain des intégristes qu’on sortira de la situation actuelle de complète confusion de valeurs.</p>
<p>Il est inutile de revenir ici sur l’argumentation, en arabe et en français, faite à plusieurs reprises, sur Kapitalis et ailleurs. Rappelons juste que jamais le Coran n’a interdit l’alcool. L’interdiction est le fait de jurisconsultes qui ont mal interprété le précepte coranique invitant à ne pas boire lors de la prière, et surtout à ne pas s’enivrer.</p>
<p>Aussi, interdire aujourd’hui la libre vente d’alcool, revient à attenter à un droit fondamental garanti aussi bien par la Constitution que la religion : la liberté individuelle de boire et le droit de commercer librement.</p>
<p>C’est ce que doit dire le président de la République en sa qualité de garant du respect de la Constitution. C’est aussi ce que doit rappeler le chef du gouvernement en sa qualité de responsable de la bonne marche des institutions.</p>
<p>C’est également du devoir du mufti de la République de démêler le vrai du faux et de rappeler que l’islam est une foi de droits et de libertés, et que boire de l’alcool sobrement, sans perdre la raison est bien licite. C’est même l’épreuve que doit surmonter le croyant et qui permet d’attester de sa bonne foi. Et c’est bien pour cette raison que l’ivresse est interdite.</p>
<p><strong>L’islam n’interdit que l’ivresse </strong></p>
<p>Jamais Dieu, dont les préceptes sont dans l’intérêt bien compris de ses créatures, n’aurait pu prescrire une interdiction traitant l’homme, la plus noble des créatures, en mineur. Le croyant en islam doit être libre d’agir, d’être tenté de boire l’alcool, donc de subir l’épreuve de la tentation, et d’y résister.</p>
<p>Ainsi agira-t-il comme le prophète auquel l’ange Gabriel a bien offert un verre de vin et qui a eu la liberté de choisir. Voilà le vrai esprit de l’islam qu’il faut au mufti rappeler.</p>
<p>C’est surtout du devoir du parti islamiste de se prononcer enfin clairement sur cette licéité de l’alcool, car on sait qu’il encourage en sous-main les excités qui en viennent à troubler l’ordre public au nom d’une religion innocente de leurs turpitudes.</p>
<p>Depuis quand l’islam encourage de semer le désordre dans les rues? N’est-il pas prescrit que si l’intérêt l’exige, on peut ne pas satisfaire à une obligation? L’intérêt aujourd’hui impose la paix publique que perturbent les appels contraires à l’islam à l’interdiction de ce qu’il n’a jamais interdit!</p>
<p>Et qu’on le sache bien : c’est l’interdiction de la libre vente de l’alcool et de sa consommation qui est la véritable cause des méfaits que les zélotes dénoncent. Si l’alcool était vendu comme tout autre bien, il n’y aurait jamais d’alcoolisme, ou nettement moins, puisqu’on sait que c’est l’interdiction qui crée le désire, forçant à l’abus.</p>
<p><strong>Pour un remède de cheval </strong></p>
<p>Il serait judicieux que ce qui se passe aujourd’hui d’insensé en Tunisie de la part des excités de la religiosité, ne voulant pas que la Tunisie accède à la démocratie qu’elle mérite, suscite une réponse judicieuse qui puisse amener une évolution majeure : l’abolition de toutes les restrictions à la libre vente de l’alcool. Qu’il soit donc désormais vendu librement partout, y compris vendredi et durant ramadan!</p>
<p>C’est une telle réponse radicale que méritent les appels irresponsables des imams zélotes qui nous rappellent les pharisiens dénoncés par le Christ. Ils oublient que l’islam est une foi de paix et que leurs appels à la mobilisation sont anti-islamiques, car ils perturbent l’ordre public et attentent au vivre-ensemble que tout un chacun doit veiller à rendre paisible.</p>
<p>C’est en s’acceptant tous autant que nous sommes, avec nos différences, que la Tunisie relèvera le défi du sous-développement. Alors, par la réponse appropriée que j’indique, faisons taire les obscurantistes affichés et ceux qui sont occultes et qu’il est temps de sommer de prendre position.</p>
<p>Seul un tel remède de cheval calmera les excités et rétablira véritablement l’ordre dans le pays. Car la société tunisienne est loin d’être conservatrice au point de violer sa religion qu’elle sait par définition tolérante. En effet, l’islam populaire est soufi; or, on sait à quel point le soufisme a chanté l’alcool.</p>
<p>Il est temps donc de dire que l’alcool — ce breuvage honoré au paradis, car il n’enivre pas — est bien licite si on n’en abuse pas. Un verre d’alcool c’est la boisson du paradis qui ne l’est après trois verres et plus !</p>
<p><em>* Ancien diplomate et écrivain, auteur de ‘‘L’Exception Tunisie’’ (éd. Arabesques, 2017).</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/04/01/il-est-temps-doser-declarer-lalcool-licite-en-islam/">Il est temps d’oser déclarer l’alcool licite en islam</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2017/04/01/il-est-temps-doser-declarer-lalcool-licite-en-islam/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>1</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Peut-on reprocher à quelqu’un de ne pas aimer l’islam ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2016/04/26/peut-on-reprocher-a-quelquun-de-ne-pas-aimer-lislam/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2016/04/26/peut-on-reprocher-a-quelquun-de-ne-pas-aimer-lislam/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 26 Apr 2016 08:54:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Frères musulmans]]></category>
		<category><![CDATA[intégristes]]></category>
		<category><![CDATA[islam]]></category>
		<category><![CDATA[islamophobie]]></category>
		<category><![CDATA[obscurantistes]]></category>
		<category><![CDATA[Racisme]]></category>
		<category><![CDATA[religion]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://kapitalis.com/tunisie/?p=48154</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le prosélytisme conquérant de certains islamistes ne rejaillit pas forcément de manière positive sur l&#8217;image de l&#8217;islam. On n’a pas le droit de critiquer les origines ethniques ou raciales des gens, car on ne choisit pas la couleur de sa peau, mais une religion, y compris l’islam, on peut la choisir ou la refuser. Par...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2016/04/26/peut-on-reprocher-a-quelquun-de-ne-pas-aimer-lislam/">Peut-on reprocher à quelqu’un de ne pas aimer l’islam ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-48155 aligncenter" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/04/Islam-envahissant.jpg" alt="Islam-envahissant" width="626" height="380" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Le prosélytisme conquérant de certains islamistes ne rejaillit pas forcément de manière positive sur l&rsquo;image de l&rsquo;islam.</em></p>
<p><em><strong>On n’a pas le droit de critiquer les origines ethniques ou raciales des gens, car on ne choisit pas la couleur de sa peau, mais une religion, y compris l’islam, on peut la choisir ou la refuser.</strong></em></p>
<p>Par <strong>Habib Ben Fredj</strong> *</p>
<p><span id="more-48154"></span></p>
<p>Cela fait des années que je critique l’islam et jamais un Tunisien ne me l’a reproché, à part, bien entendu les intégristes musulmans purs et durs. En revanche, ce sont souvent des Français qui se disent de gauche ou des Français d’origine étrangère et de confession musulmane qui manifestent de manière virulente leur hostilité à mes propos et qui me traitent de raciste comme si en Tunisie on avait un Front national ou une communauté musulmane d’origine étrangère. Je serais donc un raciste mais vis-à-vis de qui? Je me le demande.</p>
<p>La question de l’islamophobie ne doit donc pas être posée de la même manière, indépendamment du contexte politique et géographique.</p>
<p><strong>L’islam politique modéré n’existe pas</strong></p>
<p>En France, les islamistes représentent certes un danger, mais ce problème est encore sous contrôle et on imagine mal que des intégristes musulmans puissent s&#8217;emparer du pouvoir et imposer leur charia à l’ensemble du peuple français.</p>
<p>Ce n’est pas le cas pour la Tunisie où les islamistes ont accédé au pouvoir et risquent encore de le reprendre, sachant qu’ils le partagent actuellement avec les libéraux. Le jour où ils auront les coudées franches, les assassinats et les attentats reprendront de plus belle et l’épuration des progressistes et des modernistes sera mise en œuvre de manière systématique.</p>
<p>Dans ce cas être islamophobe est un acte salutaire, voire un devoir moral et politique pour protéger les libertés démocratiques et les acquis des femmes.</p>
<p>On pourrait toujours me rétorquer que la plupart des Tunisiens sont des musulmans modérés et qu’il n’est donc pas nécessaire de s’en prendre à l’islam politique modéré. Ma réponse est qu’il n’existe pas d’islam politique modéré. Les monarchies du Golfe et la Turquie sont perçues par les dirigeants américains et européens comme des régimes islamiques modérés. Tout le monde sait que ces pays ne sont pas un modèle de démocratie et les droits humains élémentaires, surtout des femmes y sont inexistants.</p>
<p>Rappelons également que la plupart de nos musulmans modérés en Tunisie votent massivement pour les intégristes d’Ennahdha, qui est une branche de l’organisation terroriste mondiale des Frères Musulmans.</p>
<p><strong>Ne pas aimer l’islam n&rsquo;est pas interdit</strong></p>
<p>Revenons maintenant à la France. Il y a deux types d’islamophobie : celle du Front national qui fait constamment l’amalgame raciste entre musulmans et étrangers et qui craint pour la pureté de la race des Français de souche. Ces gens-là mettraient dehors, s’ils le pouvaient, tous les étrangers, y compris ceux qui sont nés en France, même s’ils étaient athées. Pourtant un bon nombre de dirigeants politiques français sont d’origine étrangère, sans parler des écrivains, des scientifiques, des athlètes et des artistes…</p>
<p>L’autre catégorie d’islamophobes que je trouve tout à fait légitime et que je soutiens c’est l’ensemble des agnostiques et des athées ou tout simplement de gens qui n’apprécient pas les dogmes et les pratiques de l’islam, surtout quand cette religion empiète sur l’espace public et permet d’exhiber son appartenance religieuse par des tenues vestimentaires obscurantistes et moyenâgeuses. La liberté de croyance est un droit certes, mais ce droit n’implique pas qu’on doive accepter ce qu’il y a dans l’islam comme régression et atteinte aux valeurs démocratiques et à l’égalité des droits entre les hommes et les femmes.</p>
<p>On ne peut pas reprocher à quelqu’un de ne pas aimer l’islam. C’est son droit.</p>
<p>Il est vrai qu&rsquo;on n’a pas le droit de critiquer les origines ethniques ou raciales des gens, car on ne choisit pas la couleur de sa peau, mais une religion, on peut la choisir ou la refuser.</p>
<p>Bref, l’islamophobie n’a aucun rapport avec le racisme.</p>
<p><em>* Professeur de français.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2016/04/26/peut-on-reprocher-a-quelquun-de-ne-pas-aimer-lislam/">Peut-on reprocher à quelqu’un de ne pas aimer l’islam ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2016/04/26/peut-on-reprocher-a-quelquun-de-ne-pas-aimer-lislam/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>45</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Arrestation de 12 intégristes ayant fêté l’attentat de Tunis</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2015/11/28/arrestation-de-12-integristes-ayant-fete-lattentat-de-tunis/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2015/11/28/arrestation-de-12-integristes-ayant-fete-lattentat-de-tunis/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[benmansour3 benmansour]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 28 Nov 2015 12:30:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[arrestations]]></category>
		<category><![CDATA[attentat de Tunis]]></category>
		<category><![CDATA[intégristes]]></category>
		<category><![CDATA[internet]]></category>
		<category><![CDATA[Kébili]]></category>
		<category><![CDATA[Korba]]></category>
		<category><![CDATA[Menzel Temime]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://kapitalis.com/tunisie/?p=27826</guid>

					<description><![CDATA[<p>Plusieurs intégristes religieux ont été arrêtés à Menzel Temime, à Korba (Nabeul) et à Kébili pour avoir fêté l’attentat de Tunis. Trois intégristes religieux ont été arrêtés dans la région de Menzel Temime  et trois autres à la ville de Korba (gouvernorat de Nabeul). Ces individus ont fêté, selon des sources sécuritaires citées par Mosaïque FM,...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2015/11/28/arrestation-de-12-integristes-ayant-fete-lattentat-de-tunis/">Arrestation de 12 intégristes ayant fêté l’attentat de Tunis</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-4262 aligncenter" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2015/06/Arrestation1.jpg" alt="Arrestation" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Plusieurs intégristes religieux ont été arrêtés à Menzel Temime, à Korba (Nabeul) et à Kébili pour avoir fêté l’attentat de Tunis.</strong></em><span id="more-27826"></span></p>
<p>Trois intégristes religieux ont été arrêtés dans la région de Menzel Temime  et trois autres à la ville de Korba (gouvernorat de Nabeul).</p>
<p>Ces individus ont fêté, selon des sources sécuritaires citées par Mosaïque FM, le dernier attentat terroriste contre un bus de la garde présidentielle qui a fait 12 morts et 20 blessés dont 4 civils.</p>
<p>D’autre part, six autres individus ont été arrêtés dans plusieurs endroits du gouvernorat de Kébili, durant les dernières 24 heures car ils ont fêté également le dernier attentat terroriste sur les réseaux sociaux et dans une mosquée de la région.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>A. B. M.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2015/11/28/arrestation-de-12-integristes-ayant-fete-lattentat-de-tunis/">Arrestation de 12 intégristes ayant fêté l’attentat de Tunis</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2015/11/28/arrestation-de-12-integristes-ayant-fete-lattentat-de-tunis/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>C&#8217;est aux musulmans de combattre l&#8217;islamisme</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2015/07/30/cest-aux-musulmans-de-combattre-lislamisme/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2015/07/30/cest-aux-musulmans-de-combattre-lislamisme/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ridha Elkefi]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 30 Jul 2015 07:54:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[extrémisme]]></category>
		<category><![CDATA[intégristes]]></category>
		<category><![CDATA[islamisme]]></category>
		<category><![CDATA[jihadistes]]></category>
		<category><![CDATA[occident]]></category>
		<category><![CDATA[radicalisation]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://kapitalis.com/tunisie/?p=8259</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le fanatisme islamiste se manifeste par un discours haineux envers les laïcs, les femmes libres et les Occidentaux, forcément mécréants et impurs. Par Ali Guidara* Il fut un temps –  il y a de cela trois décennies – où la religiosité, peu répandue et très peu visible, était vécue comme l’expression d’une piété saine. Un...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2015/07/30/cest-aux-musulmans-de-combattre-lislamisme/">C&rsquo;est aux musulmans de combattre l&rsquo;islamisme</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-8260" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2015/07/Islam-radical.jpg" alt="Islam-radical" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Le fanatisme islamiste se manifeste par un discours haineux envers les laïcs, les femmes libres et les Occidentaux, forcément mécréants et impurs.</strong></em></p>
<p>Par <strong>Ali Guidara</strong>*</p>
<p><span id="more-8259"></span></p>
<p>Il fut un temps –  il y a de cela trois décennies – où la religiosité, peu répandue et très peu visible, était vécue comme l’expression d’une piété saine. Un temps où l’humanisme, le respect d’autrui et de sa différence, et l’éthique, étaient plus importants que l’observance stricte de l’horaire des prières ou du ramadan. Peu de personnes jaugeaient le degré de croyance ou le mode de vie des autres, et les pratiquants vivaient leur foi pour la plupart dans la simplicité, sans surenchère, loin de tout fanatisme dangereux. Un temps où plusieurs, croyants et même non croyants, affectionnaient l’appel à la prière, fait dans la sérénité et une certaine poésie, sans escalade de décibels, et en excluant le plus souvent l’appel à la prière du matin, pour la quiétude publique. Une sorte de pacte de bon voisinage.<br />
On évoque maintenant avec regret ce passé pas si lointain où la religion ne régentait pas la vie quotidienne de tous et chacun. Mais ce mode de vie tolérant était jugé par les radicaux non conforme à leur dogme. L’endoctrinement islamiste est passé à l’offensive, et a sonné la fin de l’art de vivre à la tunisienne, où la musique et la danse, par exemple, avaient leur place quotidienne dans les maisons.</p>
<p>Le peuple tunisien, comme d’autres dans la région et ailleurs, n’a pas résisté longtemps à ce matraquage des esprits, contribuant même à sa propre radicalisation qui a touché des pans entiers de la population, par choix, par mimétisme, par faiblesse, mais finalement sans contrainte autre que sociale. En est-il vraiment conscient?</p>
<p><strong>Deux décennies de radicalisation</strong></p>
<p>En effet, dès le milieu des années 1990, une vague d’endoctrinement a commencé à sévir et à emporter beaucoup sur son passage, métamorphosant ainsi une bonne partie de la population, radicalisée pour la cause intégriste. Au terme de deux décennies, le fanatisme a alors atteint chez certains des proportions jamais imaginées dans un pays reconnu pour sa tolérance et son ouverture sur le monde. Même les pratiquants les plus modérés se sont laissé gagner par cette vision d’un islam rigoriste, diviseur, sectaire, bien loin de la foi simple et sincère de nos grands-mères.</p>
<p>Faut-il rappeler qu’avant ces deux dernières décennies, le foulard et ses dérivés ainsi que les barbes et ses déclinaisons n’existaient presque pas et prêtaient la plupart du temps à la dérision? Il n’aura fallu que quelques années pour que la pensée intégriste gangrène les esprits et envahisse la vie quotidienne d’une façon virale, et que les signes ostentatoires deviennent l’expression d’un extrémisme rampant des esprits.</p>
<p>Progressivement, les faits et gestes ont été réglementés par des diktats qu’une partie non négligeable de la population suit désormais sans jamais se poser la question sur leur sens, ou plutôt leur non-sens. La vie se partage maintenant entre le licite et l’illicite, donnant à plusieurs une nouvelle vocation sociale: le contrôle et la réprimande des autres jusqu’à leur domestication complète selon les normes sectaires véhiculées par des individus et des groupes spécialement mobilisés à cet effet pour servir la cause intégriste et l’ambition du pouvoir. Robespierre ne s’était pas trompé lorsqu’il disait que le sort du peuple est à plaindre quand il est endoctriné précisément par ceux qui ont intérêt à le tromper.</p>
<p><strong>Les tentacules de l’islamisme à l’œuvre</strong></p>
<p>Le courant islamiste, à travers ses diverses filiales, s’est fixé des objectifs de radicalisation. Il a étendu ses tentacules dans toutes les couches de la société, selon des méthodes sectaires bien connues, dans le but de préparer le terrain à la prise du pouvoir par les islamistes et à soumettre le peuple à ses diktats totalitaires.</p>
<p>Au fil des ans, le nombre de barbus et de femmes voilées augmentant exponentiellement, cette proportion grandissante était vue comme le signe évident d’une allégeance au courant islamiste et un véritable <em>«baromètre»</em> de la radicalisation. Chaque voile de plus et chaque barbe de plus exprimaient un nouveau soutien – direct ou indirect, conscient ou inconscient – aux intégristes, et une adhésion – volontaire ou involontaire – à l’infiltration islamiste dans tous les milieux et corps de métiers. Chaque acte de la nouvelle religiosité ostentatoire était un indice d’endoctrinement sectaire, à la satisfaction des gourous de l’islamisme. Une bonne partie de la population, trahissant sa propre nature, a participé, de près ou de loin, à cette opération de lavage de cerveaux et de domestication programmée, qui a fini par marginaliser toute forme de contestation du fanatisme et asseoir l’hégémonie de l’islamisme totalitaire contemporain.</p>
<p>Même l’ancien pouvoir dictatorial en Tunisie y a participé à sa manière. Alors qu’il n’a jamais cédé aux appels des démocrates, il a instrumentalisé cette fanatisation programmée et cette surenchère d’une religiosité dogmatique, théâtrale. En espérant combattre les islamistes sur leur propre terrain, et occuper le peuple pendant qu’il accaparait le pouvoir, il a laissé cours à la promotion d’un discours islamiste dans les médias publics, et élaboré des règles absurdes pour satisfaire la frange radicalisée de la société, comme l’interdiction aux hommes habillés en short d’accéder aux administrations publiques. Il a aussi encouragé la multiplication envahissante des mosquées dans chaque quartier, et leurs appels à la prière et leurs prêches, diffusés à toutes les heures du jour et de la nuit, à grands coups de haut-parleurs et au mépris de tout respect du vivre ensemble. Le pouvoir a ainsi gagné l’étiquette de la piété auprès de certains, tout en surveillant ceux qui fréquentaient ces lieux de culte. Tout le monde devait subir en silence cette dictature parallèle qui restreignait encore plus toute marge de contestation. Les élucubrations des intégristes étaient devenues des vérités divines qui imposaient une grille de lecture islamiste à toutes les sphères de la vie privée et publique.</p>
<p><strong>Et l’intolérance devint la règle</strong></p>
<p>Il n’est pas étonnant, dans ces conditions, de voir l’intolérance devenir le mode de fonctionnement social, dans les familles, dans la rue, dans certains médias, etc. Vous voulez vivre autrement que la masse? Soyez discret, cachez-vous, sous peine de subir les foudres de l’extrémisme érigé en système social et les réprimandes du pouvoir à qui cette situation a fourni une excuse à cet excès de zèle dans la répression. Soulignons que le pouvoir actuel n’a d’ailleurs toujours pas procédé au dépoussiérage de lois liberticides et antidémocratiques au mépris d’une constitution qui commence à ressembler à un simple document archivé, vu l’immobilisme et l’absence d’initiatives des gouvernants actuels.</p>
<p>Cette intolérance se manifestait par le discours trop souvent haineux contre les laïcs, par le dénigrement des femmes libres et par le mépris exprimé par certains à l’égard des Occidentaux, forcément mécréants et impurs. Il ne faut pas oublier le discours omniprésent contre tout ce qui rapprochait la Tunisie de la civilisation contemporaine et de la modernité, en vue de l’isoler et de la confiner dans une communauté mythique qui persiste à marcher à contre-courant et peine à exister dans le monde d’aujourd’hui, faute de se remettre en question et de procéder aux réformes nécessaires. Une communauté imaginaire, convaincue de détenir un système éternel capable de régler ses problèmes en tout temps. C’est un pan entier de l’humanité qui s’est révélé incapable d’innover, faute de remettre en question l’un des dogmes les plus autoritaires et les plus contraignants, qui empêche tout renouvellement. Cette frange de la planète dont la contribution au bien-être de l’humanité est aujourd’hui carrément négative tellement elle est contaminée depuis trop longtemps par la pensée intégriste radicale.</p>
<p>C’est aussi cette réalité qui a permis aux islamistes de Tunisie d’accéder au pouvoir après les premières élections libres d’octobre 2011 – et de le confisquer au-delà de leur mandat –, et d’accentuer la fracture sociale entre les citoyens désormais classés en croyants et mécréants. Un sursaut de conscience au niveau politique s’est heureusement manifesté aux dernières élections de 2014.</p>
<p><strong>Une souffrance profonde et du terrorisme comme récompense </strong></p>
<p>En conséquence à cette négation de sa nature méditerranéenne, et comme revers à sa participation active à l’endoctrinement dogmatique, le peuple tunisien vit aujourd’hui dans une souffrance profonde. Il s’est déconnecté de lui-même, de ce qui faisait son charme et sa spécificité. Il voit maintenant son pays péricliter et subir les foudres de l’extrémisme qu’il a lui-même nourri, le plus souvent inconsciemment. Un extrémisme qui a généré une société schizophrène pour avoir nié sa vraie nature, et cédé à un fanatisme venu d’ailleurs et contraire à ses valeurs et à sa culture. Il n’est pas étonnant de voir autant de jeunes enrôlés aujourd’hui par les groupuscules sectaires et terroristes, faute de pouvoir évoluer dans un monde moderne qu’ils connaissent si bien mais auquel on leur interdit l’accès à cause d’une culture sociale gravement bouleversée, malade.</p>
<p>Aujourd’hui, le peuple tunisien regarde, sombre, hébété, sa propre métamorphose et l’écroulement des valeurs humanistes qu’il croyait détenir, et qui faisait sa réputation dans le monde. Il ne comprend pas ce qui lui arrive et s’interroge sur l’apparition en son sein de monstres froids prêts à tuer des innocents et précipiter le pays dans le gouffre. Le peuple veut se convaincre qu’il ne sait pas pourquoi tout cela lui arrive et cherche des explications ailleurs, en occultant son propre rôle à façonner cette nouvelle réalité. Il veut trouver des responsables ailleurs – sans doute bien réels – sans faire un retour sur sa propre responsabilité à faire le lit du radicalisme et du fanatisme islamistes.</p>
<p><strong>Un réveil des consciences s’impose</strong></p>
<p>Ce n’est pas tant la pauvreté ou l’exclusion qui font émerger les monstres jihadistes assassins, mais l’idéologie sectaire et mortifère que la société elle-même, à l’instar des pays de la région, a semé au fil des ans et qui a été répandue jusque dans les communautés installées dans l’Occident <em>«mécréant»</em>. Une idéologie criminelle et macabre qui s’est emparé de certains esprits malades depuis des années. Ce sectarisme ne vient pas de nulle part, mais a été soigneusement préparé par les tenants d’une <em>«vérité»</em> dogmatique issue de sources doctrinales primitives, sectaires et totalitaires.</p>
<p>Il est impératif aujourd’hui que ceux qui se considèrent musulmans combattent sans relâche le fanatisme et se mobilisent individuellement et collectivement contre ce fléau mondial. Ils doivent aussi démontrer d’une façon convaincante leur détermination à l’éradiquer au sein de leurs communautés et leurs pays et s’ériger contre les porte-paroles autoproclamés du divin pour éviter un suicide collectif et une véritable guerre planifiée, mais inégale, entre les cultures.</p>
<p>Le plan islamiste a toujours été clair: prendre les communautés et les peuples en otages, les anesthésier intellectuellement et les anéantir culturellement en vue de les couper du monde contemporain, les figer dans un moule idéologique pour mieux les soumettre, asseoir son hégémonie grâce au soutien obscur des uns et la complicité affichée des autres, et par la suite déclarer la guerre à l’humanité et à la civilisation moderne, par tous les moyens. C’est cela l’objectif ultime des islamistes qui ne rêvent que de soumettre l’humanité entière à leurs dogmes et à leurs diktats. Le plan islamiste ne reculera jamais de lui-même. Il faut une mobilisation active et permanente contre ce fléau. Les peuples et leurs élites doivent en prendre conscience, avant qu’il ne soit vraiment trop tard.</p>
<p><em>* Spécialiste en analyse de politiques publiques.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2015/07/30/cest-aux-musulmans-de-combattre-lislamisme/">C&rsquo;est aux musulmans de combattre l&rsquo;islamisme</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2015/07/30/cest-aux-musulmans-de-combattre-lislamisme/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>10</slash:comments>
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
