<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des intérêt public - Kapitalis</title>
	<atom:link href="https://kapitalis.com/tunisie/tag/interet-public/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://kapitalis.com/tunisie/tag/interet-public/</link>
	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
	<lastBuildDate>Fri, 12 Nov 2021 09:42:35 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.8.3</generator>

<image>
	<url>https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/cropped-Logo-Kapitalis-32x32.png</url>
	<title>Archives des intérêt public - Kapitalis</title>
	<link>https://kapitalis.com/tunisie/tag/interet-public/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Tunisie : Kaïs Saïed entre la raison d&#8217;État et l&#8217;intérêt général</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2021/11/12/tunisie-kais-saied-entre-la-raison-detat-et-linteret-general/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2021/11/12/tunisie-kais-saied-entre-la-raison-detat-et-linteret-general/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 12 Nov 2021 09:40:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Helal Jelali]]></category>
		<category><![CDATA[intérêt public]]></category>
		<category><![CDATA[Kais Saied]]></category>
		<category><![CDATA[raison d&#039;Etat]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://kapitalis.com/tunisie/?p=369642</guid>

					<description><![CDATA[<p>Les juristes sont unanimes : il existe bien une sacrée différence entre la raison d&#8217;État étudiée par les constitutionnalistes et l&#8217;intérêt général, domaine des spécialistes en droit public. Mais depuis l&#8217;activation de l&#8217;article 80 de la Constitution par par le président Kaïs Saïed, le 25 juillet 2021, et les pleins pouvoirs qu&#8217;il s&#8217;est accordé, le...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/11/12/tunisie-kais-saied-entre-la-raison-detat-et-linteret-general/">Tunisie : Kaïs Saïed entre la raison d&rsquo;État et l&rsquo;intérêt général</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/11/Kais-Saied-Societe-civile-Agareb.jpg" alt="" class="wp-image-369643"/><figcaption><em>Kais Saied reçoit, jeudi 11 novembre 2021, des représentants de la société civile de Agareb (Sfax), aux prises avec un grand problème environnemental. </em></figcaption></figure></div>



<p><strong><em>Les juristes sont unanimes : il existe bien une sacrée différence entre la raison d&rsquo;État étudiée par les constitutionnalistes et l&rsquo;intérêt général, domaine des spécialistes en droit public. Mais depuis l&rsquo;activation de l&rsquo;article 80 de la Constitution par par le président Kaïs Saïed, le 25 juillet 2021, et les pleins pouvoirs qu&rsquo;il s&rsquo;est accordé, le dilemme cornélien entre les deux semble se poser de la manière la plus aiguë pour le locataire du palais de Carthage</em></strong>.<strong><em> Et pour 12 millions de Tunisiens. </em></strong></p>



<p>Par <strong>Helal Jelali</strong> *</p>



<span id="more-369642"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/08/Helal-Jelali.jpg" alt="" class="wp-image-311626"/></figure></div>



<p>Kaïs Saïed avait invoqué <em>«un danger imminent»</em> et une menace sur la pérennité des institutions pour s&#8217;emparer des pleins pouvoirs. Pour lui, la fragmentation du pouvoir entre la présidence de la république, le gouvernement et l&rsquo;assemblée fragilisait de plus en plus l’État et aggravait la mainmise du parti islamiste Ennahdha avec une corruption endémique menaçant de ruiner le pays.</p>



<p>Ici, l&rsquo;invocation de la raison d&rsquo;État deviendrait une transgression juridique nécessaire pour sauver la pérennité de celui-ci et sa souveraineté. Il n&rsquo;est plus question de morale ou de vertu, mais plutôt de nécessité politique.</p>



<p>La raison d&rsquo;État s&rsquo;oppose-elle à l’État de droit ? Oui et non : tout dépend de l&rsquo;éthique politique du dirigeant et surtout de sa gestion de l&rsquo;intérêt général, c&rsquo;est-à-dire du bien public.</p>



<p>La raison d&rsquo;État ne pourrait être acceptée pleinement par le citoyen qu&rsquo;à la condition que les affaires publiques soient bien menées.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ne pas négliger des urgences économiques et sociales </h2>



<p>L&rsquo;intérêt général pose la problématique des urgences économiques et sociales et devrait donc inspirer et accompagner les décisions dictées par la raison d&rsquo;État ou l&rsquo;état d&rsquo;exception.</p>



<p>Dans une telle situation, depuis le 25 juillet dernier, Kaïs Saïed semble se soucier plus de l&rsquo;ajustement de la raison d&rsquo;État que de l&rsquo;intérêt général. Il est vrai que l&rsquo;instauration d&rsquo;une synergie entre les deux n&rsquo;est chose aisée.</p>



<p>Mais quand un chef suprême des armées décide d&rsquo;invoquer la raison d’État pour prendre les pleins pouvoirs, il devrait engager, dans la foulée, les ajustements économiques, sociaux et dans bien d&rsquo;autres domaines&#8230; susceptibles de restaurer la confiance et renforcer la cohésion nationale.</p>



<p>De tout temps, lors des périodes d&rsquo;exception, les grandes réformes ont été engagées avec diligence, aussi la latence est-elle souvent perçue comme un échec de la gouvernance. Penser que l&rsquo;état d&rsquo;exception réglerait à lui seul, par une sorte d&rsquo;incantation magique, tous les problèmes est une erreur majeure. En revanche, il pourrait devenir un accélérateur des réformes nécessaires pour le pays et acceptées par le peuple sous cette condition.</p>



<p>Le respect de l&rsquo;intérêt général serait donc la justification logique et acceptable de la raison d&rsquo;État et de l&rsquo;état d&rsquo;exception. Ainsi le bien-être du citoyen apparaît comme la mesure de toute chose et éviterait tout dilemme entre raison d&rsquo;État et intérêt général.</p>



<p>Mais cette équation politique exige un gouvernement fort et expérimenté, une administration efficace et des finances assainies, ce qui est loin d&rsquo;être le cas, aujourd&rsquo;hui, en Tunisie, où ces trois conditions sont loin d&rsquo;être remplies.</p>



<p>La raison d&rsquo;État ou l&rsquo; état d&rsquo;exception, initiés avec éthique, invite à une gouvernance dynamique, entreprenante et surtout audacieuse. Ce n&rsquo;est avec des <em>«mesurettes»</em> ou des petits pas que l&rsquo;on va faire avancer l&rsquo;intérêt général.</p>



<p>Le pays a grand besoin d&rsquo;une refondation totale. Certes, la tâche est immense. Les slogans, les invectives et le bla-bla-bla n&rsquo;ont plus d&rsquo;auditeurs.</p>



<p>En ce début de novembre 2021, rien ne semble émerger pour un changement de cap et l&rsquo;attentisme paralyse encore tout espoir pour une meilleure visibilité politique, étant considéré que l&rsquo;état d&rsquo;exception ne saurait durer indéfiniment et que la population attend d&rsquo;en voir rapidement les fruits traduits en termes d&rsquo;amélioration de son quotidien.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les années passent et se ressemblent</h2>



<p>Raison d&rsquo;État ou état d&rsquo;exception, le citoyen accepte d&rsquo;autant plus volontiers qu&rsquo;il observe des actions politiques d&rsquo;envergure qui lui ouvrirent des perspectives d&rsquo;avenir. Mais face au vide d&rsquo;une action gouvernementale dont il a du mal à voir l&rsquo;intérêt ou l&rsquo;impact, il finit par avoir l&rsquo;impression que les années passent et se ressemblent, que le changement attendu tarde à venir et que son niveau de vie dégringole à vue d’œil&#8230;</p>



<p>Dans ce contexte, ce qui guette la gouvernance, ce sont le souverainisme excessif, le réflexe autoritaire et l&rsquo;unanimisme qui s&#8217;emparent d&rsquo;une partie de la classe politique et de l&rsquo;opinion lorsque le pluralisme juridique est affaibli. Et ce ne sont pas les réseaux sociaux, où les citoyens se défoulent, qui vont concrétiser les aspirations économiques et sociales d&rsquo;une population malmenée par son élite politique depuis des décennies.</p>



<p>Quant au dialogue national numérisé tant attendu, nous savons tous que Facebook, Twitter et Instagram l&rsquo;ont déjà amplement pratiqué, et nous savons ce qu&rsquo;il en est en termes de manipulations de toutes sortes que le web offre l&rsquo;inconvénient de rendre faciles et massives. D&rsquo;ailleurs le Congrès américain a déjà commencé à recevoir les lanceurs d&rsquo;alerte à ce sujet depuis le mois dernier.</p>



<p>Enfin, depuis le règne de Habib Bourguiba, ce pays souffre de légicentrisme dominant qui occulte bien la faiblesse de l&rsquo;action politique de ses dirigeants. <em>«La fenêtre ouverte par ladite révolution a apporté un peu d&rsquo;air frais, mais aussi des mouches»</em>, disait Deng Xiaoping.</p>



<p>* <em>Ancien journaliste basé à Paris. </em></p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Articles du même auteur dans Kapitalis : </em></h4>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="oxvRvZK0iN"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/10/09/tunisie-apres-les-militants-les-technocrates-et-les-bureaucrates-voici-les-universitaires/">Tunisie : après les militants, les technocrates et les bureaucrates, voici les universitaires !</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : après les militants, les technocrates et les bureaucrates, voici les universitaires ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/10/09/tunisie-apres-les-militants-les-technocrates-et-les-bureaucrates-voici-les-universitaires/embed/#?secret=rvo459Sx3c#?secret=oxvRvZK0iN" data-secret="oxvRvZK0iN" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="e3JqX5gES9"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/09/19/tunisie-kais-saied-ou-la-strategie-de-la-latence/">Tunisie : Kais Saied ou la stratégie de la latence</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : Kais Saied ou la stratégie de la latence » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/09/19/tunisie-kais-saied-ou-la-strategie-de-la-latence/embed/#?secret=Qj02ooheSc#?secret=e3JqX5gES9" data-secret="e3JqX5gES9" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="5LsY5pLvZQ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/09/11/tunisie-mariage-arrange-entre-pdl-ugtt-ou-le-vaudeville-de-la-rentree/">Tunisie : «mariage arrangé» entre PDL-UGTT ou le vaudeville de la rentrée</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : «mariage arrangé» entre PDL-UGTT ou le vaudeville de la rentrée » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/09/11/tunisie-mariage-arrange-entre-pdl-ugtt-ou-le-vaudeville-de-la-rentree/embed/#?secret=9u1bAVs78l#?secret=5LsY5pLvZQ" data-secret="5LsY5pLvZQ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/11/12/tunisie-kais-saied-entre-la-raison-detat-et-linteret-general/">Tunisie : Kaïs Saïed entre la raison d&rsquo;État et l&rsquo;intérêt général</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2021/11/12/tunisie-kais-saied-entre-la-raison-detat-et-linteret-general/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>1</slash:comments>
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
