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	<title>Archives des islam radical - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des islam radical - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Hizb Ettahrir : «Ni Saïed ni Karoui, les 2 font partie du système et n&#8217;appliqueront pas la charia» (vidéo)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 19 Sep 2019 16:29:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le parti radical Hizb Ettahrir a affirmé ne soutenir aucun des 2 candidats pour le 2e tour de la présidentielle : «Ni Karoui ni Saïed n&#8217;appliqueront la charia, ils se baseront sur la constitution car ils font partie du système». Hizb Ettahrir a organisé aujourd&#8217;hui, jeudi 19 septembre 2019, une conférence de presse présidée par...</p>
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<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/09/Hizb-Rahrir-Karoui-Saïed.jpg" alt="" class="wp-image-241132"/></figure>



<p><strong><em>Le parti radical Hizb Ettahrir a affirmé ne soutenir aucun des 2 candidats pour le 2e tour de la présidentielle : «Ni Karoui ni Saïed n&rsquo;appliqueront la charia, ils se baseront sur la constitution car ils font partie du système».</em></strong></p>



<span id="more-241109"></span>



<p>Hizb Ettahrir a organisé aujourd&rsquo;hui, jeudi 19 septembre 2019, une conférence de presse présidée par le chef de son bureau politique, Abderraouf Amri, pour affirmer la position du parti vis-à-vis des élections tunisiennes. </p>



<p>M. Amri a assuré que Hizb Ettahrir ne soutient aucun des candidats pour le 2e tour de la présidentielle, en assurant que ces derniers font partie de l&rsquo;actuel système, qui se base sur la constitution et sur les lois imposées par l’Occident capitaliste et non sur la charia (loi islamique).</p>



<figure class="wp-block-embed-facebook wp-block-embed is-type-video is-provider-facebook"><div class="wp-block-embed__wrapper">
https://www.facebook.com/389853128308531/videos/424942258129116/
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<p>«<em>Plus de 50% des Tunisiens s&rsquo;opposent au système mais les électeurs ont cependant, choisi deux personnes de ce même système que nous ne soutenons pas. Nabil Karoui est un fidèle serviteur du système, voire son visage le plus laid. Faut-il rappeler qu&rsquo;il a fait la campagne électorale de Béji Caïd Essbesi en 2014 ?</em>», a déclaré le chef du parti islamiste radical, en ajoutant : «<em>Quant à Kaïs Saïed, il sera garant de la constitution. Il est professeur de droit constitutionnel et il représente le visage caché de ce système</em>».</p>



<p>Hizb Ettahrir a également assuré qu&rsquo;aucun de ces deux candidats n&rsquo;est pour la séparation de la religion et de la politique et aucun ne peut correspondre à ses attentes. «<em>Le problème n&rsquo;est donc pas dans le choix des personnes mais le problème réside dans le système en lui même et dans la constitution écrite par des hommes. Les lois qui poussent vers la débauche et s&rsquo;éloignent de l&rsquo;islam ne nous concernent ni de près, ni de loin</em>», a encore déclaré M. Amri.</p>



<p>«<em>Le vrai changement consisterait à appliquer la charia et non la constitution. Nous refusons toute personne élue via les urnes de ce système imposé depuis la colonisation et qui depuis la révolution a tout raté et n&rsquo;a pas pu sortir la Tunisie de la crise</em>», a ajouté M. Amri, avant de conclure <em>: «La oumma </em>(nation islamique, Ndlr) <em>rejette les résultats de ces élections, et œuvrera pour faire appliquer la charia, telle est la vraie solution</em>».</p>



<p style="text-align:right"><strong>Y. N.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/09/19/hizb-ettahrir-ni-saied-ni-karoui-les-2-font-partie-du-systeme-et-nappliqueront-pas-la-charia-video/">Hizb Ettahrir : «Ni Saïed ni Karoui, les 2 font partie du système et n&rsquo;appliqueront pas la charia» (vidéo)</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Gilles Kepel à Tunis : Sortir du chaos, c’est possible !</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2019/02/21/gille-kepel-a-tunis-sortir-du-chaos-cest-possible/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 21 Feb 2019 07:32:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Arabie saoudite]]></category>
		<category><![CDATA[Daech]]></category>
		<category><![CDATA[Hakim Ben Hammouda]]></category>
		<category><![CDATA[islam radical]]></category>
		<category><![CDATA[Kamel Daoud]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La violence et le chaos dans lesquels se retrouve une grande partie du monde arabe aujourd’hui sont nés, selon Gilles Kepel, d’une rencontre entre l’islam politique et la vente pétrolière au milieu des années 70, ce qui a abouti au financement de l’islam radical. Par Fawz Ben Ali À l’occasion de la sortie de son...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-199136" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/02/Hakim-Ben-Hammouda-Gilles-Kepel.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>La violence et le chaos dans lesquels se retrouve une grande partie du monde arabe aujourd’hui sont nés, selon Gilles Kepel, d’une rencontre entre l’islam politique et la vente pétrolière au milieu des années 70, ce qui a abouti au financement de l’islam radical.</strong></em></p>
<p>Par <strong>Fawz Ben Ali</strong></p>
<p><span id="more-199135"></span></p>
<p>À l’occasion de la sortie de son dernier livre <em>‘‘Sortir du chaos’’</em> paru fin 2018 aux éditions Gallimard, le politologue orientaliste français Gilles Kepel, spécialiste de l’islam et du monde arabe contemporain, était présent mardi soir, 19 février au siège de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (Utica), ) la cité El-Khadra, à Tunis.</p>
<p>Un large public a répondu présent à la grande conférence animée par l’économiste Hakim Ben Hammouda et organisée par l’Institut français de Tunisie (IFT), avec la participation de la librairie Al-Kitab.</p>
<h3>Les origines du chaos</h3>
<p><em>‘‘Sortir du chaos : Les crises en Méditerranée et au Moyen-Orient’’</em> a été d’abord présenté par Hakim Ben Hammouda comme un ouvrage d’une grande importance, un peu comme «un testament», dit-il, qui viendrait clôturer une longue carrière de recherche menée depuis 40 ans sur le monde arabo-musulman.</p>
<p>L’ancien ministre de l’Economie et des Finances a expliqué que le livre suscite l’intérêt pour deux principales raisons : d’abord pour son auteur qui n’est pas un politologue classique, car au-delà de ses qualités de chercheur, c’est aussi un véritable connaisseur du terrain et qui maîtrise parfaitement la langue arabe.</p>
<p>Le livre est évidemment aussi intéressant par son contenu qui revient en détails sur l’histoire du monde arabe et particulièrement de l’islam politique sur les 4 dernières décennies, tout en donnant des repères et une chronologie raisonnée dans l’analyse de ses dynamiques.</p>
<p><em>«J’ai peu fréquenté la Tunisie à l’époque de Ben Ali, mais depuis la révolution du 14 janvier 2011, je suis venu énormément de fois, et j’ai développé une relation particulière avec ce pays où j’ai beaucoup appris»</em>, dit Gilles Kepel au début de son allocution.</p>
<p>Ce livre de 500 pages est une fine description de la violence et du chaos dans lesquelles se retrouve une grande partie du monde arabe aujourd’hui. Gilles Kepel explique que cette réalité est née d’une rencontre entre l’islam politique et la vente pétrolière au milieu des années 70, ce qui a abouti au financement de l’islam radical.</p>
<p style="text-align: center;"><img decoding="async" class="alignnone wp-image-197821" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/02/Gilles-Kepel.jpg" alt="" width="500" height="304" /></p>
<h3>40 ans d’observation</h3>
<p>Entre la guerre du Kippour en 1973, le conflit sunnite-chiite entre l’Arabie-Saoudite et l’Iran pour contrôler l’islam politique, la montée en puissance du prix du pétrole et l’alliance salafo-américaine (entre les Etats-Unis et les monarchies pétrolières), la vision wahhabite a gagné du terrain et s’est placée dans un cycle d’endoctrinement qui a abouti plus tard à Daech. Gilles Kepel rejoint ainsi le journaliste et écrivain algérien Kamel Daoud en évoquant sa célèbre chronique <em>‘‘L’Arabie-Saoudite est un Daech qui a réussi’’</em>.</p>
<p>Le livre est une brillante synthèse des précédents ouvrages de Gilles Kepel qu’il a conçu comme un bilan de 40 ans d’observation; c’est un livre où on remonte à la naissance de l’islam radical et à son essor qui mènera au terrorisme au nom de Dieu, et qui a réussi à secouer aujourd’hui le monde entier. Le politologue français voit dans la compréhension du passé une nécessité pour mieux aborder le présent et l’avenir, et pour «sortir du chaos».</p>
<p>Ce dernier livre de Gille Kepel, déjà grand succès en France, est un essai analytique étoffé et légitimé de nombreux témoignages, enquêtes, archives et détails chronologiques autour des dates et événements clés depuis 1973 jusqu’à ce jour, en passant par les révolutions du Printemps arabe entre l’euphorie des premiers instants et le chaos post-révolutionnaire semé par la montée en puissance de l’islamisme. <em>«L’effondrement des régimes autoritaires a permis à ces groupes djihadistes de s’infiltrer, de se substituer aux régimes qui se sont effondrés»</em>, explique-il.</p>
<p style="text-align: center;"><img decoding="async" class="alignnone wp-image-199137" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/02/Hakim-Ben-Hammouda-Gilles-Kepel-2.jpg" alt="" width="500" height="304" /></p>
<h3>La fin d’un cycle</h3>
<p>18 ans après la sortie de son livre <em>‘‘Jihad, expansion et déclin de l’Islamisme’’</em> (2000), Gilles Kepel actualise sa pensée dans ce nouvel ouvrage et aborde de nouveau le djihadisme avec ses différentes générations, ses racines et ses cibles qui ont dû changer au fil du temps<em> «pour passer de l’ennemi proche vers l’ennemi lointain, à savoir les Etats-Unis puis l’Europe»,</em> un terrorisme qui s’est toujours appuyé sur l’effet spectaculaire de l’ère de la télévision (notamment avec l’attentat du 11 septembre 2001) en arrivant à l’ère des réseaux sociaux.</p>
<p>Malgré ce constat désastreux, Gilles Kepel estime que la situation est en train de changer d’abord en Arabie-Saoudite (pays où il a été interdit de séjour pendant 7 ans), où la jeunesse saoudienne est assoiffée de liberté et rejette le Wahhabisme. D’un autre côté, il y a la chute de la capitale syrienne de l’Etat islamique Raqqa en 2017 qui a considérablement affaibli la coordination et l’action au sein de l’organisation daechienne. <em>«C’est la fin d’un cycle»</em>, estime Gille Kepel.</p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="wOSFQ3mnah"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/02/12/sortir-du-chaos-gilles-kepel-presente-son-dernier-livre-a-tunis/">‘‘Sortir du chaos’’ : Gilles Kepel présente son dernier livre à Tunis</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘Sortir du chaos’’ : Gilles Kepel présente son dernier livre à Tunis » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/02/12/sortir-du-chaos-gilles-kepel-presente-son-dernier-livre-a-tunis/embed/#?secret=RxI8hWYhlj#?secret=wOSFQ3mnah" data-secret="wOSFQ3mnah" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/02/21/gille-kepel-a-tunis-sortir-du-chaos-cest-possible/">Gilles Kepel à Tunis : Sortir du chaos, c’est possible !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Remis à leurs parents, les enfants du centre de Regueb sont irrécupérables</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2019/02/12/remis-a-leurs-parents-les-enfants-du-centre-de-regueb-sont-irrecuperables/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 12 Feb 2019 13:04:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[centre coranique]]></category>
		<category><![CDATA[Coran]]></category>
		<category><![CDATA[Farouk Zribi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>A peine sortis aujourd’hui, mardi 12 février 2019, du centre spécifique de Hammam-Lif, où ils étaient pris en charge par des éducateurs professionnels, les enfants du Centre coranique de Regueb se disent victimes d’une machination et appellent à libérer Farouk Zribi, le directeur de ce centre. Interrogés par des activistes islamistes à leur sortie du...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-197751" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/02/Regueb-enfants.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>A peine sortis aujourd’hui, mardi 12 février 2019, du centre spécifique de Hammam-Lif, où ils étaient pris en charge par des éducateurs professionnels, les enfants du Centre coranique de Regueb se disent victimes d’une machination et appellent à libérer Farouk Zribi, le directeur de ce centre.</strong></em><span id="more-197746"></span></p>
<p>Interrogés par des activistes islamistes à leur sortie du centre de Hammam-Lif, ces enfants ont explosé en sanglots, de disant victimes d&rsquo;une machination et accusant les autorités et les médias de manipulation et de désinformation. Ils assurent n’avoir jamais subi de traitement abusif lors de leur séjour au centre de Regueb où ils disent avoir vécu les meilleurs jours de leur vie en apprenant le Coran.</p>
<p>«<em>On nous a sortis de la lumière pour nous enfermer dans l’obscurité. On nous a empêchés de faire la prière et d’observer le jeûne et, à cause de cette affaire inventée par les médias corrompus, on nous a privés de nos cours de Coran, on a pris du retard</em>», a lancé l&rsquo;un des jeunes, en ajoutant qu’il s’en remet à dieu et que le jour de jugement ils raconteront tout à Dieu.</p>
<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-197752" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/02/enfants-Regueb.jpg" alt="" width="500" height="304" /></p>
<p>L’un des enfants accuse les psychologues du centre d&rsquo;Hammam-Lif d’avoir tenté de leur faire des tatouages et les obliger à fumer (sic !). Pour les terroriser, ces derniers auraient, disent-ils, jeté des exemplaires du Coran par terre. «<em>On s’est senti humiliés et on nous a maltraités. Ils nous ont notamment mis de la musique et des chants vulgaires</em>», accuse un autre… avant d’appeler à la libération de Farouk Zribi : «<em>Cheikh Farouk nous montre le chemin du paradis. Si vous ne voulez pas apprendre le Coran, laissez votre frère musulman l&rsquo;apprendre sans le déranger</em>».</p>
<p>Révoltés et en larmes, ces enfants, visiblement embrigadés, estiment qu’ils ont été piégés par «<em>des personnes qui n’aiment pas l’islam</em>» et qui «<em>détruisent ceux qui apprennent le Coran</em>»</p>
<p>«<em>Q</em><em>ue l&rsquo;on vienne nous dire clairement et en face ce que l’on nous reproche. Nous avons été emprisonnés et privés de nos parents. Lorsqu’on était à l’école coranique, nos parents venaient nous voir quand ils le voulaient</em>», a dit l&rsquo;un des enfants.</p>
<p>Un autre, qui ne doit pas avoir plus 12 ans, a explosé : «<em>On nous prend pour des terroristes ? Ok, je suis alors désormais un terroriste et je vais prendre le maquis, à cause de tout ce que vous m’avez fait</em>», a-t-il lancé, avant de se faire rattraper par l’adulte qui le filmait et qui lui a demandé de faire attention à ce qu&rsquo;il dit et de ne pas parler sous l&rsquo;effet de la colère…</p>
<p>Rappelons que le juge de la famille a décidé, hier, de remettre les 42 mineurs à leurs parents et on ignore si un suivi psychosocial et éducatif est prévu pour ces enfants complètement radicalisés pour qui tout semble déjà perdu.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Y. N.</strong></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="bm3e1iwkzW"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/02/11/les-enfants-du-centre-de-regueb-seront-remis-a-leurs-parents/">Les enfants du centre de Regueb seront remis à leurs parents</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les enfants du centre de Regueb seront remis à leurs parents » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/02/11/les-enfants-du-centre-de-regueb-seront-remis-a-leurs-parents/embed/#?secret=kJTLZz5jKq#?secret=bm3e1iwkzW" data-secret="bm3e1iwkzW" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="uuFrfVe9SU"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/02/07/regueb-les-parents-persistent-dans-leur-aveuglement-video/">Regueb : Les parents persistent dans leur aveuglement (vidéo)</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Regueb : Les parents persistent dans leur aveuglement (vidéo) » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/02/07/regueb-les-parents-persistent-dans-leur-aveuglement-video/embed/#?secret=AE2XjVg5ws#?secret=uuFrfVe9SU" data-secret="uuFrfVe9SU" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/02/12/remis-a-leurs-parents-les-enfants-du-centre-de-regueb-sont-irrecuperables/">Remis à leurs parents, les enfants du centre de Regueb sont irrécupérables</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Centre de Regueb : Les enfants exploités, abusés, mal nourris, maltraités&#8230;</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2019/02/05/centre-de-regueb-les-enfants-exploites-abuses-mal-nourris-maltraites/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 05 Feb 2019 14:08:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[abus]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les révélations de l&#8217;Instance nationale de lutte contre la traite des personnes (INLCTP) sur la situation des 42 enfants qui étaient inscrits au centre coranique de Regueb sont choquantes : battus, privés de nourriture, abusés, exploités… C’est ce qu’a annoncé l’INLCTP aujourd’hui, mardi 5 février 2019, lors de la conférence de presse sur les conditions insupportables...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/02/05/centre-de-regueb-les-enfants-exploites-abuses-mal-nourris-maltraites/">Centre de Regueb : Les enfants exploités, abusés, mal nourris, maltraités&#8230;</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-196647" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/02/Regueb-centre-farouk-Zribi.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Les révélations de l&rsquo;Instance nationale de lutte contre la traite des personnes (INLCTP) sur la situation des 42 enfants qui étaient inscrits au centre coranique de Regueb sont choquantes : battus, privés de nourriture, abusés, exploités…</strong></em><span id="more-196671"></span></p>
<p>C’est ce qu’a annoncé l’INLCTP aujourd’hui, mardi 5 février 2019, lors de la conférence de presse sur les conditions insupportables de ces mineurs originaires de Sfax, Sidi Bouzid, Mahdia, Sousse, Kairouan, Gabès, Gafsa et Ben Arous, et qui ont été abandonnés par leurs parents dans ce centre géré par des radicaux religieux.</p>
<p>Raoudha Laabidi, présidente de l&rsquo;INLCTP, se dit choquée du soutien qu’apportent les parents au propriétaire du centre, Farouk Zribi, qui vivait dans le luxe et le confort, alors que leurs enfants vivaient dans le dénuement total.</p>
<p>Ils étaient forcés à manger des aliments périmés, parfois avec des vers de terre, sinon à même le sol. Ils devaient se lever seuls à l’aube pour la prière du fajr, sinon ils sont réveillés par des coups de fouets. Ils étaient également forcés à effectuer des travaux agricoles pour le compte de <em>« Cheikh Farouk »</em>&#8230;«<em>Il faut s&rsquo;endurcir</em>», leur expliquait ce dernier, qui vivait confortablement dans une maison avec piscine, internet, télévision, etc., dont étaient privés les pensionnaires.</p>
<p>Certains des élèves refusent de serrer la main des femmes, de les regarder dans les yeux ou même de dire le nom de leur mère&#8230; car, selon ce qu&rsquo;on leur a appris, la femme est <em>«aoura» </em>(un être impur)&#8230;</p>
<p>L’INLCTP assure que les mineurs étaient coupés du monde et ne pouvaient pas regarder la télé. On ne leur enseignait pas les langues, ni les mathématiques, ni les sciences.</p>
<p>A cause de leurs conditions difficiles d&rsquo;hébergement, d&rsquo;hygiène et d&rsquo;alimentation, certains de ces enfants souffrent de plusieurs maladies: «<em>Sur 5 enfants ayant subi un test anal, 2 ont été abusés sexuellement. Les 3 autres pourraient avoir été attouchés</em>», ajoute Mme Laabidi</p>
<p>Depuis la fermeture du centre, jeudi dernier, les 42 pensionnaires enfants ont été placés dans un centre spécifique à Hammam-Lif, où ils sont encadrés et suivis par des pédopsychiatres. Le propriétaire du centre a été écroué et son dossier confié au pôle antiterroriste. Quant aux deux suspects ayant abusé 2 enfants, ils ont aussi été placés en détention.</p>
<p>Les enquêteurs n&rsquo;écartent pas la possibilité d&rsquo;autres révélations tout aussi choquantes, car les enfants, jusque-là très renfermés sur eux-mêmes et peu loquaces, se mettent peu à peu à parler.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Y. N.</strong></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="o8Mt5AYNmb"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/02/05/regueb-plainte-contre-cheikh-farouk-pour-envoi-de-jeunes-au-jihad/">Regueb : Plainte contre «Cheikh Farouk» pour envoi de jeunes au jihad</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Regueb : Plainte contre «Cheikh Farouk» pour envoi de jeunes au jihad » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/02/05/regueb-plainte-contre-cheikh-farouk-pour-envoi-de-jeunes-au-jihad/embed/#?secret=dk0XHmDJ7f#?secret=o8Mt5AYNmb" data-secret="o8Mt5AYNmb" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="5k4zIX8F5c"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2019/02/04/centre-coranique-de-regueb-un-salafiste-en-detention-pour-abus-sexuel/">Centre coranique de Regueb : Un salafiste en détention pour abus sexuel</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Centre coranique de Regueb : Un salafiste en détention pour abus sexuel » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2019/02/04/centre-coranique-de-regueb-un-salafiste-en-detention-pour-abus-sexuel/embed/#?secret=LddCqwtub8#?secret=5k4zIX8F5c" data-secret="5k4zIX8F5c" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
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		<item>
		<title>Remplacer le wahhabisme par le soufisme n&#8217;est pas la solution</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Aug 2018 10:47:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[islam radical]]></category>
		<category><![CDATA[musulmans]]></category>
		<category><![CDATA[soufisme]]></category>
		<category><![CDATA[wahhabisme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pour combattre le wahhabisme, il ne suffit pas de dresser devant lui son ennemi juré : le soufisme, qui encourage la superstition, l’esprit magique et l’obscurantisme, aux dépens de la pensée créatrice et rationnelle. Par Razika Adnani * Le soufisme séduit de plus en plus. Beaucoup voient en lui l’antidote contre le salafisme, le radicalisme...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-167350" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/08/Islam-radical-Soufisme.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Pour combattre le wahhabisme, il ne suffit pas de dresser devant lui son ennemi juré : le soufisme, qui encourage la superstition, l’esprit magique et l’obscurantisme, aux dépens de la pensée créatrice et rationnelle.</strong></em></p>
<p>Par <strong>Razika Adnani</strong> *</p>
<p><span id="more-167349"></span></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-97429 alignleft" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/05/Razika-Adnani.gif" alt="" width="200" height="150" />Le soufisme séduit de plus en plus. Beaucoup voient en lui l’antidote contre le salafisme, le radicalisme et l’islam politique qui alimentent la violence au nom de l’islam.</p>
<p>Dans les pays musulmans, comme l’Algérie, l’Égypte, le Maroc, on encourage le retour au soufisme et on réhabilite les confréries soufies mises à l’épreuve depuis l’expansion wahhabite. En Occident, la fascination pour le soufisme connaît une grande ampleur. Aussi, beaucoup de personnes pour se distinguer le l’islam radical préfèrent-elles se présenter comme étant soufies.</p>
<h3>Un islam plus compatible avec les valeurs de la modernité</h3>
<p>La fascination pour le soufisme réside dans le fait qu’il se veut un islam spirituel. Il se présente ainsi comme une solution à la suprématie de la dimension sociale en islam, c’est-à-dire la charia considérée par la grande majorité des musulmans comme sacrée et intemporelle, ce qui constitue un obstacle à l’évolution des sociétés musulmanes et entrave leur passage à l’ère de la modernité.</p>
<p>En Occident et notamment en France où la laïcité connaît une difficulté face à ce corpus législatif, de plus en plus revendiqué, encourager le soufisme se présente comme la meilleure façon d’aller vers un islam plus compatible avec les valeurs de la république.</p>
<p>Le soufisme est également connu pour être une doctrine de tolérance, ce qui ne peut que séduire alors que la violence au nom de l’islam inquiète. Ce critère de tolérance lui est attribué par le fait qu’il fait prévaloir la dimension spirituelle de l’islam. Or, dans une spiritualité, ayant comme seul objectif l’adoration du divin, non seulement tous les islams se valent mais aussi toutes les religions. Toutefois, l’élément le plus séduisant dans le discours soufi est sa théorie sur l’amour; quoi de meilleur que l’amour pour contrer la violence et le fanatisme ?</p>
<p>Cependant, reconnaître ces aspects positifs du soufisme ne doit pas nous empêcher de l’aborder avec de réalisme et de porter sur lui un regard critique. Tout d’abord, il est important de souligner, que quel que soit le caractère universel du soufisme, il s’agit d’une doctrine qui appartient à l’islam; c’est une manière de le concevoir et de le pratiquer. Bien qu’elle se veuille spirituelle, elle ne rejette pas la dimension sociale de l’islam.</p>
<p>Depuis le compromis qu’il y a eu entre les soufis et les juristes aux environs du XIIe siècle, les maîtres soufis rappellent l’intérêt que leur doctrine donne aux recommandations de l’islam. Certains comme Ruzbehan et Al-Ghazali étaient des maîtres dans la jurisprudence. Le Cheikh Khaled Bentounes, le père spirituel de la confrérie soufie Al Alawiya, écrit à ce sujet : <em>«L’islam, comme toute religion, a un aspect extérieur, fait de lois, de doctrines, de préceptes, etc. Mais, les soufis ne se suffisent pas de cela.»</em></p>
<h3>Le principe de l’amour dans le soufisme</h3>
<p>Ensuite, concernant le principe de l’amour dans le soufisme, qui est très intéressant, Nacer Hamed Abou Zaid met en garde, dans son livre <em>‘‘Ainsi parlait Ibn Arabi’’,</em> contre la sublimation d’Ibn Arabi icône de l’amour soufi. Il s’appuie sur des textes de ce dernier pour montrer que dans des circonstances particulières il a tenu des propos qui vont à l’encontre du principe de l’amour qu’il évoquait dans ses poèmes.</p>
<p>Sans doute, l’élément le plus important dans la doctrine soufie est la théorie des saints. Elle est fondée sur l’idée que la vérité n’est accessible <em>«ni par la spéculation intellectuelle ni par les perceptions sensibles. Elle ne peut l’être que par l’inspiration et le dévoilement spirituel. C’est donc, une fois encore, Dieu qui dévoile la vérité à ceux qui ont atteint la pureté intérieure, c’est-à-dire aux initiés, aux saints»</em>, (Razika Adnani, Islam : <em>«Quel problème ? les défis de la réforme»</em>, p.32 UPblisher).</p>
<p>Selon cette théorie, celui qui reçoit la vérité ne doit pas chercher à la démontrer par le raisonnement, il doit se contenter de la déguster et de la transmettre telle quelle à ses adeptes. La connaissance dans le soufisme ne relève donc pas de l’humain ni de ses facultés intellectuelles. Ainsi, sur le plan épistémologique, le soufisme est fondé sur des principes ne permettant pas l’épanouissement intellectuel et n’encourageant pas la pratique de la raison comme faculté rationnelle.</p>
<p>Quant à l’histoire, elle nous rappelle qu’entre le XIIe siècle et le XIXe siècle, le monde musulman a sombré dans la superstition et l’esprit magique alors que cette période constitue celle de l’épanouissement du soufisme. Lorsque, à la fin du XIXe siècle, les musulmans se sont réveillés de leur long sommeil, ils étaient abasourdis par leur retard par rapport à un Occident très avancé.</p>
<p>Aujourd’hui, au Maghreb, avec le retour au soufisme et ses confréries, ce phénomène de superstition et d’esprit magique connaît un regain inquiétant.</p>
<p>Assurément, la valeur d’une théorie ou d’une idée se mesure par ses effets sur la réalité des personnes qui croient en elle et sur leurs comportements.</p>
<p>C’est pour tout cela qu’il est important et indispensable de préciser que le retour au soufisme et ses confréries ne peut pas être la solution à la crise que traversent l’islam et les musulmans. La situation de l’islam et des musulmans est une conséquence de la position négative que les musulmans ont prise face à la pensée créatrice et rationnelle et le soufisme ne propose rien pour leur épanouissement.</p>
<p>C’est pour cela que le discours sur la tolérance et l’amour que prônent les soufis, qui ne peut être qu’intéressant, ne doit pas nous empêcher de porter sur le soufisme un regard critique, d’être prudents afin de ne pas ajouter un obscurantisme à celui qui existe déjà.</p>
<p><em>* Philosophe et islamologue, membre du Conseil d’Orientation de la Fondation de l’Islam de France et directrice fondatrice des Journées internationales de philosophie d’Alger. Son dernier ouvrage ‘‘Islam : quel problème ? Les défis de la réforme’’ (éd. UPblisher). Associée au groupe d’analyse de JFC Conseil.</em></p>
<p><em>** Les titre et intertitres sont de la rédaction.</em></p>
<p><em><strong>Articles de la même auteur dans Kapitalis :</strong></em></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="37xVCBpd6V"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/11/29/tariq-ramadan-reformateur-ou-conservateur-enjoleur/">Tariq Ramadan, réformateur ou conservateur enjôleur ?</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tariq Ramadan, réformateur ou conservateur enjôleur ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2017/11/29/tariq-ramadan-reformateur-ou-conservateur-enjoleur/embed/#?secret=8DHNOhHfXQ#?secret=37xVCBpd6V" data-secret="37xVCBpd6V" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="bt71FqCtoq"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/11/09/la-reforme-de-lislam-une-question-de-responsabilite/">La réforme de l’islam, une question de responsabilité</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La réforme de l’islam, une question de responsabilité » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2017/11/09/la-reforme-de-lislam-une-question-de-responsabilite/embed/#?secret=VInWWx9QO0#?secret=bt71FqCtoq" data-secret="bt71FqCtoq" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="DMriHBXc98"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/05/20/affiches-electorales-et-femmes-sans-visage/">Affiches électorales et femmes sans visage</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Affiches électorales et femmes sans visage » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2017/05/20/affiches-electorales-et-femmes-sans-visage/embed/#?secret=pZDEsmdAOh#?secret=DMriHBXc98" data-secret="DMriHBXc98" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/08/02/remplacer-le-wahhabisme-par-le-soufisme-nest-pas-la-solution/">Remplacer le wahhabisme par le soufisme n&rsquo;est pas la solution</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Sousse : Cours de takfirisme sur la plage de Boujaafar !</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/06/sousse-cours-de-takfirisme-sur-la-plage-de-boujaafar/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Jul 2018 10:11:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ansar Charia]]></category>
		<category><![CDATA[Boujaafar]]></category>
		<category><![CDATA[école coranique]]></category>
		<category><![CDATA[islam radical]]></category>
		<category><![CDATA[organisation terroriste]]></category>
		<category><![CDATA[plage]]></category>
		<category><![CDATA[police touristique]]></category>
		<category><![CDATA[Sousse]]></category>
		<category><![CDATA[takfiriste]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La police a arrêté hier, jeudi 5 juillet 2018, un homme qui donnait des cours de takfirisme aux enfants, sur la plage de Boujaafar, à Sousse. Surnommé «Cheikh», cet homme de 59 ans, est propriétaire d’une école coranique qui fait désormais l’objet d’un ordre de fermeture. C’est la police touristique qui a intercepté le suspect. Il...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-163385" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/07/Boujaafar-cours-coraniques-takfiristes.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>La police a arrêté hier, jeudi 5 juillet 2018, un homme qui donnait des cours de takfirisme aux enfants, sur la plage de Boujaafar, à Sousse. Surnommé «Cheikh», cet homme de 59 ans, est propriétaire d’une école coranique qui fait désormais l’objet d’un ordre de fermeture.</strong></em><span id="more-163378"></span></p>
<p>C’est la police touristique qui a intercepté le suspect. Il était sur la plage, entouré d’une dizaine de gamins âgés de 11 à 15 ans, auxquels il inculquait les règles de l’islam radical. Il a été arrêté et placé en détention.</p>
<p>On notera que le suspect était actif en 2012 et 2013 avec Ansar Charia, une organisation classée terroriste.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Y. N.</strong></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="iuUYB5sL5I"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/05/17/tunisie-ghannouchi-et-le-zele-des-nouveaux-convertis-au-wahhabisme/">Tunisie : Ghannouchi et le zèle des nouveaux convertis au wahhabisme</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : Ghannouchi et le zèle des nouveaux convertis au wahhabisme » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/05/17/tunisie-ghannouchi-et-le-zele-des-nouveaux-convertis-au-wahhabisme/embed/#?secret=obmLY4KZcW#?secret=iuUYB5sL5I" data-secret="iuUYB5sL5I" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Qicb7wwCag"><p><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/05/16/nahed-zerouati-dautres-revelations-accablantes-pour-ennahdha/">Nahed Zerouati : «D’autres révélations accablantes pour Ennahdha»</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Nahed Zerouati : «D’autres révélations accablantes pour Ennahdha» » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2018/05/16/nahed-zerouati-dautres-revelations-accablantes-pour-ennahdha/embed/#?secret=dVTPBxcEzV#?secret=Qicb7wwCag" data-secret="Qicb7wwCag" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2018/07/06/sousse-cours-de-takfirisme-sur-la-plage-de-boujaafar/">Sousse : Cours de takfirisme sur la plage de Boujaafar !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Terrorisme : Vers une politique efficace de prévention</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2017/01/04/terrorisme-vers-une-politique-efficace-de-prevention/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2017/01/04/terrorisme-vers-une-politique-efficace-de-prevention/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Jan 2017 12:45:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[islam radical]]></category>
		<category><![CDATA[islamisme]]></category>
		<category><![CDATA[salafistes jihadistes]]></category>
		<category><![CDATA[terrorisme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le recrutement des jeunes pour le jihad se fait encore en partie dans les mosquées.  Pour lutter contre le fléau du terrorisme, les solutions sécuritaires sont insuffisantes. Il faut agir en amont par la prévention, l’éducation, l’accompagnement. Par Salah El-Gharbi Depuis des semaines, le débat sur le retour des jihadistes des foyers de tension au...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/01/04/terrorisme-vers-une-politique-efficace-de-prevention/">Terrorisme : Vers une politique efficace de prévention</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-12239 aligncenter" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2015/09/Salafistes.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Le recrutement des jeunes pour le jihad se fait encore en partie dans les mosquées. </em></p>
<p><em><strong>Pour lutter contre le fléau du terrorisme, les solutions sécuritaires sont insuffisantes. Il faut agir en amont par la prévention, l’éducation, l’accompagnement.</strong></em></p>
<p>Par <strong>Salah El-Gharbi</strong></p>
<p><span id="more-77782"></span></p>
<p>Depuis des semaines, le débat sur le retour des jihadistes des foyers de tension au Proche-Orient fait rage avec sa surenchère verbale, opposant ceux qui sont favorables à la réinsertion de ces enragés après leur dé-radicalisation et ceux qui affichent une attitude de rejet catégorique de ces éléments dangereux, source de menace pour la sécurité des citoyens.</p>
<p><strong>La grande capacité de mutation du virus islamiste </strong></p>
<p>Toutefois, autant ce sujet clivant fait baver les hommes politiques de tous bords, certains appelant les foules à sortir dans la rue pour manifester leur indignation et leur colère, autant le débat qu’il suscite donne le sentiment qu’on est dans une société sur la défensive, régie par l’émotion et travaillée par les intérêts politiques les plus immédiats, et qui a du mal à réfléchir froidement et à se projeter dans l’avenir.</p>
<p>Ainsi, au lieu de vociférer et de gesticuler à propos du retour de quelques centaines de sauvages, beaucoup ayant déjà retrouvé le Seigneur sur les fronts du jihad, ne serait-il pas plus judicieux d’accorder de l’intérêt aux milliers de jeunes qui se trouvent encore aujourd’hui sous l’influence des gourous de l’islamisme radical? Au lieu de faire pression sur le gouvernement afin de l’amener à empêcher le retour des jihadistes, comme si cela dépendait de sa volonté, ne serait-il pas plus censé de lui demander des comptes sur ce que notre pays fait pour prévenir le mal du salafisme jihadisme, qui continue à ronger notre société, et écouter les doléances des parents aux abois et désorientés par cette forme pathologique de religiosité?</p>
<p>La particularité du mal islamiste, c’est qu’il est facile à incuber, mais difficile à combattre, d’autant plus que ce virus est doté d’une grande capacité d’adaptation et de mutation. Sournois, ce mal s’installe aussi bien à la campagne comme dans nos cités, chez les nantis comme chez les miséreux, chez les supposés instruits, comme parmi les abrutis.</p>
<p><strong>L’histoire de Bilel </strong></p>
<p>A ce propos, l’histoire de Bilel est, à la fois, édifiante et emblématique. Il s’agit, d’un jeune homme de 27 ans qui a grandi dans une famille ordinaire de la banlieue sud de la capitale, entre une mère et une sœur aînée, aimantes et très bienveillantes. Introverti, fragilisé, il y a quelques années, par la disparition de son père, ce jeune commence par fréquenter assidûment la mosquée du quartier, s’attardant, de temps à autre, avec quelques «<em>frères</em>», une fois la prière de l’aube terminée, en compagnie desquels il sirote un petit café en bavardant. <em>«Depuis, il commence par se procurer des livres d’endoctrinement, qui, selon lui, parlent du ‘‘vrai islam’’</em>», raconte Myriam, sa mère. Puis, il se met à articuler un drôle de discours qui se veut «<em>savant»</em> et à sermonner sa sœur à propos des gestes ordinaires de la vie, en tenant des propos inquiétants. <em>«Le jour où il a déchiré les photos de famille accrochées au mur du salon, je me suis affolée. J’ai beau essayé de le raisonner, mais c’était en vain… Je me sens seule, impuissante. Je ne sais que faire, à qui m’adresser»</em>, ajoute-t-elle, en pleurs.</p>
<p>L’histoire de Bilel ne représente pas un cas isolé. Elle témoigne de l’impact de ce phénomène idéologique sur la cohésion familiale, un processus qui mène progressivement à une forme de désocialisation du jeune pour aboutir à une sorte de rupture brutale avec la nation. Mais, cette histoire nous montre aussi qu’à côté de cette jeunesse impactée par cette nouvelle «<em>culture</em>» obscurantiste, il y a des parents comme Myriam, ces êtres perdus et livrés à eux-mêmes incapables d’affronter ce mal pernicieux qui s’empare subitement de leurs enfants, et qui sont légion.</p>
<p>Pour prévenir de pareilles ruptures, aussi bien familiales que sociales, qu’avons-nous mis en place comme structure?</p>
<p>Les solutions sécuritaires, qui interviennent en aval et souvent trop tard, peuvent-elles nous prémunir contre les dangers de la radicalisation? La tentation du recours aux pratiques répressives et expéditives de l’époque de Ben Ali n’ont-elles pas déjà montré leurs limites?</p>
<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-77574" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/01/Salafistes-plage-de-Hammamet-Ph.-Brahim-Chanchabi.jpg" width="500" height="304" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Salafistes paradant sur une plage de Hammamet en 2013 (Ph. Brahim Chanchabi).</em></p>
<p><strong>Se doter des moyens de prévention</strong></p>
<p>Pour lutter contre la gangrène salafiste jihadiste, le travail doit être en amont. Pour les spécialistes en matière de terrorisme, la prévention reste la solution la plus fiable à long terme. Le vrai enjeu n’est pas l’exclusion ou la répression; elle réside plutôt dans notre capacité à anticiper, à prendre les devants en se dotant de moyens appropriés dans cette lutte de longue haleine contre l’obscurantisme religieux et, son corollaire, le jihadisme.</p>
<p>Il s’agit, en premier lieu, de mettre en place des structures d’accueil, encadrés par des spécialistes et destinées à écouter les doléances des familles aux abois, des mères et des pères désorientés qui souffrent en silence, et à la disposition desquels, il faudrait mettre un numéro vert. Eclairer les parents, les accompagner et les orienter seraient un service indispensable à rendre à la société tout entière.</p>
<p>En Tunisie, on a besoin, non pas de ces pseudo-experts es-<em>«terrorisme»</em> qui déblatèrent à longueur de soirées sur les plateaux de télévision, mais d’équipes capables de détecter les cas suspects, de prendre en charge les jeunes en rupture avec le milieu familial; comme on a besoin de structures spécialisées dans la dé-radicalisation, impliquant divers départements ministériels : Intérieur, Justice, Santé, Affaires religieuses, Famille, Jeunesse, Education…</p>
<p>Parallèlement à ces structures, l’Etat, appuyé par la société civile, est appelé à mener un travail intelligent de sensibilisation et de conscientisation de la jeunesse. Ainsi, des campagnes d’information, à l’image de celles mises en place pour prévenir les jeunes contre le sida ou la drogue, devraient être menées à travers des spots télévisuels et un discours ciblé et subtil, capable de toucher cette population vulnérable, particulièrement visé par l’hydre terroriste.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/01/04/terrorisme-vers-une-politique-efficace-de-prevention/">Terrorisme : Vers une politique efficace de prévention</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>JCC 2016 : L’Algérie face à l’épidémie de l’islam radical</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 04 Nov 2016 11:36:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[islam radical]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>‘‘Maintenant, ils peuvent venir’’, le premier long métrage de fiction de Salem Brahimi, revient sur les horreurs de la décennie noire en Algérie (1988-1998). Par Fawz Ben Ali Avec la section «1ère œuvre Tahar Cheriaa», qui a fait son entrée dans la compétition officielle depuis l’année dernière, les Journées cinématographiques de Carthage (JCC) se veulent...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-70953 aligncenter" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/11/Maintenant-ils-peuvent-venir.jpg" alt="maintenant-ils-peuvent-venir" width="626" height="380" /></p>
<p style="text-align: left;"><em><strong>‘‘Maintenant, ils peuvent venir’’, le premier long métrage de fiction de Salem Brahimi, revient sur les horreurs de la décennie noire en Algérie (1988-1998).</strong> </em></p>
<p style="text-align: left;">Par <strong>Fawz Ben Ali</strong></p>
<p style="text-align: left;"><span id="more-70952"></span></p>
<p style="text-align: left;">Avec la section «<em>1ère œuvre Tahar Cheriaa</em>», qui a fait son entrée dans la compétition officielle depuis l’année dernière, les Journées cinématographiques de Carthage (JCC) se veulent témoins de l’éclosion de nouvelles expériences et de nouveaux parcours cinématographiques. Parmi les 13 films (9 fictions et 4 documentaires) concourant cette année pour le Prix Tahar Cheriaa, on trouve le film algérien<em> ‘‘Maintenant, ils peuvent venir’’</em> (Prix du jury au Festival de Dubaï 2015).</p>
<p style="text-align: left;">Avec ce film, Salem Brahimi signe son 3e long-métrage et sa première fiction, adaptée du roman éponyme d’Arezki Mellal, coscénariste du film, qu’il a présenté au public tunisien mardi, à la salle Le Rio.</p>
<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-70954" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/11/Maintenant-ils-peuvent-venir-2.jpg" alt="maintenant-ils-peuvent-venir-2" width="500" height="333" /></p>
<p style="text-align: left;"><strong>L’islam radical : une épidémie qu’on n’a pas su éradiquer </strong></p>
<p style="text-align: left;">En tête d’affiche, on trouve Rachida Brakni et Amazigh Kateb, leader et chanteur du groupe Gnawa-Diffusion, et fils du célèbre écrivain Kateb Yacine. Le chanteur, qui n’a jamais été loin du 7e Art avec des compositions de musiques de films et une brève apparition dans <em>‘‘L’oranais’’</em>, endosse pour la première fois la veste du comédien et obtient le Prix d’interprétation au dernier Festival du film méditerranéen d’Annaba.</p>
<p style="text-align: left;">Tournée entre Marseille et Alger, <em>‘‘Maintenant, ils peuvent venir’’</em> nous fait revenir 20 ans en arrière en Algérie pour nous plonger au cœur de la décennie noire (1988-1998). Le film, on le sent, porte toute la rage du cinéaste contre cette guerre civile entre les islamistes et l’armée algérienne qui a marqué les années 90.</p>
<p style="text-align: left;">Dès les premières minutes, on est installé dans une ambiance tendue faite de terreur et de violence, dont on n’a eu jusque là que les échos. Mais le film ne s’inscrit pas dans la lignée des films d’histoire, car avec le recul nécessaire, il se veut plutôt une invitation à la mémoire et à l’émotion d’autant plus que les Algériens ont encore du mal à faire le deuil de ce chapitre noir de leur histoire. Mais c’est surtout une invitation à la compréhension, afin d’éclairer le présent, car l’islamisme radical a, depuis, poursuivi son chemin vers d’autres terres. 20 ans après, l’expérience algérienne s’universalise comme une épidémie qu’on n’a pas su éradiquer.</p>
<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-70955" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/11/Maintenant-ils-peuvent-venir-3.jpg" alt="maintenant-ils-peuvent-venir-3" width="500" height="334" /></p>
<p style="text-align: left;"><strong>«Je ne m’habillerai pas comme les Saoudiennes!»</strong></p>
<p style="text-align: left;">Le cinéaste rend palpable l’angoisse de tout un peuple dans sa vie publique comme privée : on oblige les femmes à porter le voile, on bloque les rues à l’heure des prières, et on fait couler le sang des <em>«koffar»</em> (mécréants). <em>«Ils sont beaux parleurs et tueurs»</em>, comme les décrit si bien Salah, le leader communiste dans le film.</p>
<p style="text-align: left;">Au milieu de la stupeur générale, Noureddine et sa femme Yasmina luttent tant bien que mal pour s’accrocher à la vie et faire face au fantôme de la mort qui rôde dans les moindres recoins du pays. Leur amour, né en marge de l’horreur, devient en lui-même un acte de résistance. Et puis il y a cette force féminine à ne pas céder aux intimidations islamistes : <em>«Je ne m’habillerai pas comme les Saoudiennes!»</em>, lance-Yasmina à sa mère qui essaie de lui faire porter le voile.</p>
<p style="text-align: left;">Les affres du terrorisme en Algérie sont vieilles certes, mais encore douloureuses. 19 ans d’état d’urgence laissent forcément des séquelles. Cette épreuve vécue dans l’isolement par des Algériens est sortie à la lumière du cinéma pour nous rappeler que ce peuple n’a pas bénéficié de la mobilisation d’aujourd’hui contre le terrorisme.</p>
<p style="text-align: left;">Avec <em>‘‘Maintenant, ils peuvent venir’’</em>, Salem Brahimi signe sa première œuvre fiction sur les traces de l’histoire algérienne, nous rappelant que <em>«celui qui ne connaît pas l’histoire est condamné à la revivre»</em>.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2016/11/04/jcc-2016-lalgerie-face-a-lepidemie-de-lislam-radical/">JCC 2016 : L’Algérie face à l’épidémie de l’islam radical</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Jendouba : Une mère dénonce son fils extrémiste religieux</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 08 Oct 2016 10:53:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Daech]]></category>
		<category><![CDATA[extrémiste religieux]]></category>
		<category><![CDATA[islam radical]]></category>
		<category><![CDATA[niqab]]></category>
		<category><![CDATA[organisation terroriste]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La police a arrêté, hier, à Jendouba, un jeune de 26 ans, connu pour son extrémisme religieux. Selon sa mère, qui l’a dénoncé, il voulait forcer sa sœur de 15 ans à porter le niqab. La mère a indiqué à la police que son fils aîné veut imposer des règles de l’islam radical aux autres...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2016/10/08/jendouba-une-mere-denonce-son-fils-extremiste-religieux/">Jendouba : Une mère dénonce son fils extrémiste religieux</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-58833" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/07/Arrestation-extrémiste-religieux.jpg" alt="Arrestation extrémiste religieux" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>La police a arrêté, hier, à Jendouba, un jeune de 26 ans, connu pour son extrémisme religieux. Selon sa mère, qui l’a dénoncé, il voulait forcer sa sœur de 15 ans à porter le niqab.</strong></em></p>
<p><span id="more-67565"></span></p>
<p>La mère a indiqué à la police que son fils aîné veut imposer des règles de l’islam radical aux autres membres de la famille, notamment à la benjamine qui n’a que 15 ans, qu&rsquo;il a contrainte à porter le niqab, prétextant qu’elle est «<em>devenue une femme et attire les regards des hommes en étant habillée comme les mécréants</em>». L’adolescente avait refusé, mais son frère l’a obligée sous la menace de violence.</p>
<p>Le ministère de l&rsquo;Intérieur a précisé, hier, que la police a arrêté cet élément intégriste, à son domicile, avec la coopération de la maman qui les a aidés à le piéger.</p>
<p>Des vidéos de prêches radicaux appelant à faire allégeance à l’organisation terroriste de l’Etat islamique (Daech) ont été découvertes sur son téléphone portable et dans le disque dur de son ordinateur, indique la police.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Y. N.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2016/10/08/jendouba-une-mere-denonce-son-fils-extremiste-religieux/">Jendouba : Une mère dénonce son fils extrémiste religieux</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Etude américaine: Baisse d’influence de l’islam radical en Tunisie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2016/01/03/etude-americaine-baisse-dinfluence-de-lislam-radical-en-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 03 Jan 2016 07:57:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[islam radical]]></category>
		<category><![CDATA[religion]]></category>
		<category><![CDATA[salafistes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Des changements d’opinion significatifs ont été enregistrés chez le Tunisien sur la relation religion/politique, la tolérance, la violence politique et l’identité nationale. Par Marwan Chahla C’est ce que révèle une enquête de l’université du Maryland (UMD), aux Etats-Unis, conduite par des chercheurs américains et tunisiens durant le printemps et l’été 2015, qui montre qu’il y...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2016/01/03/etude-americaine-baisse-dinfluence-de-lislam-radical-en-tunisie/">Etude américaine: Baisse d’influence de l’islam radical en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-33044 aligncenter" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2016/01/Tunisie-Laicite.jpg" alt="Tunisie-Laicite" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Des changements d’opinion significatifs ont été enregistrés chez le Tunisien sur la relation religion/politique, la tolérance, la violence politique et l’identité nationale.</strong></em></p>
<p>Par <strong>Marwan Chahla</strong></p>
<p><span id="more-33043"></span></p>
<p>C’est ce que révèle une enquête de l’université du Maryland (UMD), aux Etats-Unis, conduite par des chercheurs américains et tunisiens durant le printemps et l’été 2015, qui montre qu’il y a eu en Tunisie une montée du phénomène de l’individualisme social, une baisse du soutien à l’islam politique, une hausse très sensible de la préférence du modèle occidental de gouvernement démocratique et une tolérance religieuse plus forte.</p>
<p>En outre, les personnes interviewées ont affiché un sens identitaire national très prononcé, une grande fierté de leur appartenance tunisienne et un désaveu sans appel de l’islamisme radical, rapporte le site<a href="http://phys.org/news/2015-12-survey-reveals-religious-tolerance-declining.html" target="_blank"><em> ‘‘Phys.org’’</em></a>.</p>
<p><strong>Tolérance religieuse la plus élevée</strong></p>
<p>Cette recherche universitaire, qui a interrogé à nouveau 2,400 personnes d’un échantillon national représentatif de 3,000 Tunisiens qui ont déjà fait l’objet d’une première étude en 2013, a examiné l’orientation des valeurs des citoyens tunisiens et leurs engagements dans des domaines tels que les relations au sein de la famille et les rapports femme-homme, l’identité nationale, la politique, l’économie, la religion, le fondamentalisme religieux, le gouvernement islamique et la culture occidentale.</p>
<p>Dr. Mansoor Moaddel, professeur au département de sociologie à l’UMD et directeur de cette étude, a piloté ces 2 enquêtes – celles de 2013 et 2015 – en faisant appel à la contribution de chercheurs de la University of Michigan, la Eastern Michigan University, la Longwood University, la Elka Consulting et l’Institut national du travail et des études sociales de Tunis.</p>
<p>Comparée à d’autres pays du Moyen Orient et d’Afrique du nord pour lesquels des données fiables sont disponibles, selon l’enquête de 2013, la Tunisie était déjà le pays où le degré de tolérance religieuse était le plus élevé. La nouvelle enquête conduite en 2015 est venue confirmer la grande tolérance religieuse des Tunisiens et indique que pareille caractéristique est bienvenue pour l’établissement de la démocratie libérale dans le pays.</p>
<p>Cette constance constitue un résultat compatible avec nombre de recherches sur le rôle crucial de la tolérance religieuse dans la consolidation de la stabilité démocratique.</p>
<p><strong>Un président et un premier ministre plébiscités</strong></p>
<p>L’étude de 2015 a également examiné la perception des personnes sondées des évènements majeurs qui ont marqué les vies nationale et internationale. Parmi les résultats le plus remarquables, il y a notamment cette confiance plus grande que les Tunisiens accordent à leur président de la république et à leur premier ministre, outre leur autonomisation plus forte, leur sentiment d’insécurité qui est en baisse et leur assurance que la corruption gouvernementale est en nette chute, en comparaison avec 2013.</p>
<p>Par ailleurs, les personnes interrogées affichent des attitudes plus favorables à l’égard des citoyens français et américains. Elles expriment, par exemple, leur entière satisfaction quant à avoir des Français ou des Américains comme voisins.</p>
<p>La tendance vers une plus grande tolérance des étrangers, le rejet de la violence contre ces derniers et un niveau nettement plus élevé de méfiance vis-à-vis des salafistes sont autant d’indicateurs du rétrécissement de la sphère d’influence de l’islamisme radical en Tunisie.</p>
<p>Dans un pays où un nombre plus grand de citoyens désavouent la violence et expriment des attitudes plus tolérantes à l’égard des personnes étrangères, il y a une forte probabilité que la population est disposée à contribuer activement et efficacement à la lutte que mènent le gouvernement tunisien contre le terrorisme et la violence politique.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2016/01/03/etude-americaine-baisse-dinfluence-de-lislam-radical-en-tunisie/">Etude américaine: Baisse d’influence de l’islam radical en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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