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	<title>Archives des islam - Kapitalis</title>
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	<title>Archives des islam - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Chérif Ferjani &#124; De l’humain pluriel aux principes de liberté et de justice</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/24/cherif-ferjani-de-lhumain-pluriel-aux-principes-de-liberte-et-de-justice/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Jun 2026 08:00:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[laïcité]]></category>
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		<category><![CDATA[Moncef Ben Abdeljelil]]></category>
		<category><![CDATA[religion]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Hommage à l'enseignant universitaire en sciences politiques Mohamed Chérif Ferjani, penseur du religieux, de l'humain et de la laïcité.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/24/cherif-ferjani-de-lhumain-pluriel-aux-principes-de-liberte-et-de-justice/">Chérif Ferjani | De l’humain pluriel aux principes de liberté et de justice</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Nous reproduisons ci-dessous le texte de l’hommage que l’auteur a rendu à son collègue, enseignant universitaire, chercheur et penseur politique Mohamed Chérif Ferjani, dans le cadre de la Foire du livre à Sousse, le 17 mai 2026, à l’occasion de la sortie de l’ouvrage collectif intitulé ‘‘Le religieux, l’humain et la laïcité’’, des ‘‘Mélanges’’ offerts à Ferjani, réunis par trois de ses collègues, récemment paru aux éditions Nirvana, à Tunis.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Moncef Ben Abdeljelil</strong> *</p>



<span id="more-19031322"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/06/Moncef-Ben-Abdeljelil-2.jpg" alt="" class="wp-image-19031621" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/06/Moncef-Ben-Abdeljelil-2.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/06/Moncef-Ben-Abdeljelil-2-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/06/Moncef-Ben-Abdeljelil-2-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Mes cher-e-s collègues et ami-e-s Permettez -moi de vous remercier toutes et tous pour cette opportunité qui nous permet aujourd’hui et dans cet espace du livre de rendre hommage à un ami commun qui a un parcours académique et humain exceptionnel. Chérif nous réunit aujourd’hui et en ces moments délicieux pour parler de ses qualités humaines certes, comme l’a fait d’ailleurs Si Ben Baya avant moi, mais pour présenter surtout ce livre auquel ont contribué huit collègues dans la partie arabe et trente-quatre dans la partie francophone et magistralement préparé par un collègue et compagnon de longue date, Dr. Mohsen Ismaïl, bien que l’initiative fût prise par feu Mohamed Seffahi et Abdellatif Chaouite qui ont organisé une journée d’hommage à Chérif Ferjani à l’Université Lyon 2, le 20 mars 2025, et à laquelle j’ai participé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je tiens à le rappeler pour instruire les lecteurs qui vont trouver dans ce livre volumineux deux de mes contributions et pourraient ainsi poser des questions. C’est ainsi que ce livre que je vais brièvement présenter illustre une expression de reconnaissance, d’amitié et d’engagement intellectuel envers la personne de Chérif Ferjani.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors venons à cette figure emblématique ! Je souhaiterais l’approcher par ses composantes académiques qui m’auraient donné une idée sur le parcours que ce livre intitulé <em>‘‘Le religieux, l’humain et la laïcité’’</em> illustre amplement. Mohsen Ismaïl qui a choisi ce titre, a bien su formuler le parcours de Chérif.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Habilité à diriger les recherches en 1996, soit moins de dix ans après l’obtention de son doctorat en sciences politiques, de l’Université de Lyon 2, Chérif entame une carrière académique riche et impressionnante. Enseignement mis à part, il encadre au total 11 thèses, dont celle de ma propre fille Racha ; il publie 10 livres qui parcourent les champs de l’islam/le religieux, la laïcité et le politique en rapport aux droits humains. Son dernier livre intitulé <em>‘‘Le Néolibéralisme et la révolution conservatrice’’</em> provoque depuis sa parution un débat de grande envergure parmi les intellectuels de tous bords. Aussi la production de Chérif compte-t-elle plus de soixante-dix (71 recensés dans ces mélanges) articles publiés dans différentes publications scientifiques de renom.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est pour dire que nous sommes en présence de trois formes d’activités académiques : enseignement, encadrement des jeunes, construction de nouvelles perspectives intellectuelles par la publication de livres et l’invitation à repenser <em>«l’établi»</em> à travers les articles qui touchent encore aux mêmes champs d’exploration.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le phénomène religieux face à la modernité</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il me semble ainsi que Chérif a présenté ce que lui a semblé une école qui remet en cause les fondements du phénomène religieux face à la modernité dans toutes ses représentations. Sa réflexion marie magistralement une excellente connaissance des sources arabe et des nouvelles théories des sciences humaines et sociales, d’où son approche sur laquelle je souhaiterais m’attarder.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Philosophe de souche, Chérif s’est attaqué au champ religieux prenant l’islam, le politique et le comparatisme religieux comme perspectives d’investigation. Sa réflexion de philosophe a constitué la trame transversale de sa pensée. Au-delà de celle-ci, si possibilité est, Chérif embarque de plein pied dans la sociologie, dans l’anthropologie, faisant de l’histoire interprétative même un cadre de référence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">A mon humble avis, Chérif s’est formé comme chercheur interdisciplinaire et a continué à s’assumer comme tel. Et ce faisant, il a découvert avec une sagesse irréfutable l’idée de l’humain pluriel, de la construction sociale et idéologique du religieux, l’essence du politique comme jeu des pouvoirs et le fondement de l’homme sur le principe de la liberté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette conviction, si j’avais bien compris mon ami, aurait été consolidée par une excellente réalité que Chérif avait connue : celle de voyager en Asie, en Amérique et à travers le monde arabo-musulman.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les configurations locales des cultures ne se soustrairaient jamais de l’universel. Gaza en fut un excellent exemple puisque la voix de l’humanité contre le sionisme n’a pas tardé de se consolider et de se développer même dans les pays de guerre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La même réalité que nous venons d’évoquer s’est consolidée magistralement par les groupes d’étudiant-e-s et de chercheur-e-s que Chérif a connus : ils sont eux-mêmes de tous pays et cultures, Africains, Asiatiques, Européens et Arabes ; Musulmans, Chrétiens, Juifs, Hindous, gnostiques et agnostiques…</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une pareille expérience aussi riche que variée, aurait donné à notre collègue une vision d’ensemble de ce que l’humain serait dans ses dimensions locale et universelle. Cette situation magnifique d’échange aurait permis à Chérif un <em>«travail de terrain»</em> constant, d’où l’ancrage d’une approche interdisciplinaire dans ses travaux et dans sa vision. Tous ces chercheurs venants d’Afrique, d’Asie, et autres continents, seraient des informants dans le sens anthropologique du terme. L’enrichissement mutuel serait l’un des acquis que le directeur de recherche et le chercheur lui-même développent davantage au fil de leur échange.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce livre, <em>‘‘Le religieux, l’humain et la laïcité’’</em>, contient deux parties. La première évoque les qualités humaines de l’homme, la deuxième s’attaque plutôt à l’aspect académique tant par la revue de ses réflexions que par d’autres considérations sur des problématiques proches ou similaires.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Penser autrement dans les enceintes académiques</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Je me suis intéressé, me concernant, aux débuts de l’islam pour continuer à poser des questions essentielles sur les fondements de la réception de la nouvelle religion, réception qui évolue dans le temps, qui change, et qui interpelle l’historien des idées surtout. Aurais-je dit, peut-être, que tout ne fut que construction à la recherche d’une légitimité et d&rsquo;un pouvoir donc. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Ceci n’est pas loin de ce que Chérif aurait dit aussi, mais je ne cherchais pas à m’aligner sur ses convictions ; j’aurais souhaité soulever des questions que les islamologues imprégnés des sciences humaines et sociales auraient appréciées. </p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est ainsi que ce livre en hommage à Chérif Ferjani regroupe un collège de chercheurs de tous bords pour réfléchir, à l’occasion, sur une thématique féconde et toujours d’actualité, le religieux, l’humain et la laïcité, à laquelle un ami de longue date a dédié toute sa carrière sinon toute sa vie active. Certes, toutes sa vie active, puisqu’il est l’un des rares qui a su résoudre cette grande faille, celle de parler un autre langage et penser autrement dans les enceintes académiques; Chérif tient une seule pensée et un langage unique dans la salle de classe, dans les conférences et en public, sans renoncer pourtant à la qualité scientifique de ses propos.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je trouve, pour toutes ces raisons, que cet hommage est amplement mérité ! Et cette expression de reconnaissance est certainement louable. Merci Chérif pour nous avoir réunis ici et en ces moments ! Merci pour votre engagement académique qui fait plaisir et honneur ! Merci A Si Othman Babba, à Si Hechmi Ben Fredj et à toute l’équipe Perspectives-Al-Amel al-Tunsi pour cette initiative. Merci à Mohsen Isma’il pour avoir dirigé ce livre et réuni ces textes ! Merci à toutes celles et à tous ceux qui sont présents aujourd’hui pour célébrer ce beau livre qui continue à illustrer l’engagement des Editions Nirvana qui a toujours constitué un soutien sans faille. A tous les contributeurs mes souhaits les meilleurs pour la suite. Nous aurions peut-être une autre occasion de lire Chérif à qui je souhaite longue et sereine vie par ces temps de troubles !</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Professeur d’histoire de la pensée islamique ancienne, membre de l’Académie tunisienne des Sciences, des Lettres et des Arts, «Beit al-Hikma».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/24/cherif-ferjani-de-lhumain-pluriel-aux-principes-de-liberte-et-de-justice/">Chérif Ferjani | De l’humain pluriel aux principes de liberté et de justice</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Le Coran n’a pas totalement interdit la viande de porc</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/31/le-coran-na-pas-totalement-interdit-la-viande-de-porc/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 31 May 2026 10:15:02 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le Coran n’est pas aussi intransigeant sur la consommation de viande porcine, estime l’islamologue algérienne Razika Adnani. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/31/le-coran-na-pas-totalement-interdit-la-viande-de-porc/">Le Coran n’a pas totalement interdit la viande de porc</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le Coran n’est pas aussi intransigeant sur la consommation de viande porcine, estime l’islamologue algérienne Razika Adnani dans une tribune publiée le 28 mai 2026 sur son <a href="https://www.razika-adnani.com/razika-adnani-consommation-de-viande-porcine-le-coran-nest-pas-aussi-intransigeant/?utm_source=mailpoet&amp;utm_medium=email&amp;utm_source_platform=mailpoet&amp;utm_campaign=la-defaite-de-la-pensee-364" target="_blank" rel="noreferrer noopener">blog personnel</a>.</em></strong></p>



<span id="more-18840158"></span>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Le Coran, le livre fondateur de l’islam, cité dans toutes les écoles juridiques islamiques comme première source de législation, n’est pas aussi intransigeant sur la question de la consommation de la viande de porc», </em>affirme l’islamologue connue pour ses lectures à contre-courant du dogmatisme dominant la pensée religieuse dans les pays islamiques. Elle ajoute : <em>«Les quatre versets qui l’évoquent explicitement affirment qu’elle est illicite, mais tous précisent qu’elle est autorisée en cas de nécessité. Ils ont la même position concernant la viande de l’animal qui n’est pas immolé au nom de Dieu, c’est-à-dire qui n’est pas </em>halal<em> en rappelant que Dieu est clément et miséricordieux avec ceux qui sont obligés d’en consommer.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les exégètes qui affirment que le Coran est intransigeant sur l’interdiction de consommation de viande porcine par les musulmans doivent donc relire le texte coranique. Idem pour ceux qui, pendant la pandémie du Covid-19, bien que leur vie fût en danger, se sont interrogés au sujet des vaccins pour savoir s’ils ne comportaient pas de la gélatine de porc. Ainsi que les musulmans qui vivent en Occident et chez qui la question du&nbsp;<em>halal</em>&nbsp;se pose d’une manière persistante. <em>«Beaucoup sont hantés par la peur de consommer ce qui n’est pas autorisé par l’islam. Pour la grande majorité le fait de dire qu’un musulman ou une musulmane peut consommer la viande porcine est en lui-même un blasphème»</em>, fait remarquer Razika Adnani, en citant&nbsp;le verset 185 de la sourate 2, <em>La Vache</em>, qui rappelle aux musulmans que Dieu leur veut la facilité et non la difficulté<em>.</em>&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’islamologue cite, également, dans ce contexte, le verset 5 de la sourate 5, <em>La Table Servie</em>, qui <em>«permet aux musulmans de manger la nourriture des gens du Livre qui sont les juifs et les chrétiens&nbsp;et le porc fait partie de la nourriture de ces derniers.»</em>&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si le Coran n’a pas interdit totalement la consommation de la viande porcine c’est parce qu’il est difficile d’interdire aux gens de manger une bête qui n’a pas été tuée dans les règles de la religion ou le porc <em>«quand trouver quoi manger était pour beaucoup en lui-même un problème.»</em></p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B. </strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/31/le-coran-na-pas-totalement-interdit-la-viande-de-porc/">Le Coran n’a pas totalement interdit la viande de porc</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Donald Trump &#124; Un pacifiste tout feu tout flamme</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/29/donald-trump-un-pacifiste-tout-feu-tout-flamme/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 29 May 2026 08:23:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le président Donald Trump, ci-devant président du Conseil de paix, laisse aux Iraniens le choix du jour de leur... reddition.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/29/donald-trump-un-pacifiste-tout-feu-tout-flamme/">Donald Trump | Un pacifiste tout feu tout flamme</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le Conseil de paix, la «machine à sous» de Donald Trump, est en hibernation par ces grandes chaleurs. La ferveur pacificatrice du «Père fondateur» est tombée aussi vite que son malin désir de laisser une trace dans l’Histoire. Son attachement à la paix s’est évaporé. Il est allé guerroyer loin de son pays natal, accompagné de son fidèle serviteur et son conseiller en stratégie militaire, Benjamin Netanyahu. Le premier ministre israélien souffle le vent et la «Furie épique» en direction de son maître.&nbsp;Un tandem qui rappelle un autre, de si triste mémoire, Hitler et Mussolini. </em></strong><strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mohsen Redissi *</strong></p>



<span id="more-18830859"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/11/Mohsen-Redissi-2.jpg" alt="" class="wp-image-322884"/></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Le Conseil de paix est un subterfuge avec un vice caché. Le cynisme du président Trump n’a pas d’égal. L’année dernière, il a raté le Nobel de la Paix ; cette fois-ci, il va user de tout son poids pour la prochaine édition. Le Conseil de sécurité des Nations unies lui a décerné un blanc-seing, pourquoi pas une poignée d’académiciens ? Ses sbires vont lui orchestrer une campagnedigne de son rang et de son désir ardent de toucher le gros lot.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Vendredi, samedi ou dimanche</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce ne sont ni les Journées du patrimoine, ni un long week-end, mais des journées d’ascension vers l’au-delà, spécialement choisies par le président américain, ci-devant président du Conseil de paix, qui promettait il y a peu de rayer l’Iran de la carte et d’en finir avec une civilisation vieille de 5000 ans. Ce n’est pas une diversion, son hésitation est le signe du doute sur les capacités militaires américaines à faire plier l’Iran et le pousser à accepter la Pax Americana.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Iran a choisi sa ligne de défense : la riposte du coup par coup sur le champ de bataille et par le verbe sur le tapis vert des pourparlers. La République islamique, qui respire toujours, malgré le déluge de feu qu’elle a essuyé ces derniers mois, reste ferme sur son programme nucléaire. Trump prend le monde entier en témoin pour nous faire croire qu’il offre aux Iraniens une échappatoire. Un temps pour la réflexion et un temps pour la reddition.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Irrespectueux des trois religions monothéistes, mais conscient des exigences confessionnelles, le président américain propose une guerre à choix multiples : vendredi ou samedi ou dimanche. Les musulmans doivent cocher la case du vendredi. Par <em>Allah</em>, le ciel va leur tomber sur la tête, malédiction que Abraracourcix, le chef Gaulois, craignait le plus. Jour du seigneur, jour de prières et de piété chez les Mahométans. Prier dans le silence sans crier <em>Allah Akbar</em>, pour ne pas être pris pour un terroriste.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans sa grande bonté, le président américain a laissé aux Iraniens deux autres cases à cocher, samedi et dimanche, libres à eux de choisir le jour pour se faire livrer par la voie des airs comme par mer et par terre toute sorte d’objets brûlants : bombes, missiles, explosifs… Ils ont l’embarras du choix.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="NsP09TpccW"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/27/liran-bat-trump-a-son-propre-jeu-celui-de-lart-du-deal/">L’Iran bat Trump à son propre jeu, celui de l’art du deal</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’Iran bat Trump à son propre jeu, celui de l’art du deal » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/27/liran-bat-trump-a-son-propre-jeu-celui-de-lart-du-deal/embed/#?secret=g11UJCqv1H#?secret=NsP09TpccW" data-secret="NsP09TpccW" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Souviens-toi du jour du shabbat </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Mêmes minoritaires, entre dix mille et quinze mille individus, les Juifs iraniens font de la résistance. Ils ont préféré rester chez eux en Iran plutôt que d’émigrer vers les Etats-Unis ou Israël comme bon nombre de leurs congénères.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un pays réputé pour son aversion pour Israël, les Juifs iraniens, <em>yahudi</em>, observent leurs traditions, possèdent leurs synagogues, leurs cimetières, leurs restaurants casher, et même une bibliothèque juive. Leurs enfants étudient dans des écoles hébraïques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Juifs iraniens ont un siège à l’Assemblée consultative islamique d’Iran. Chose que beaucoup de gens ignorent, parce que l’information est occultée par des médias au service de l’obscurantisme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le s<em>habbat </em>est un jour d’abstinence chez les juifs, du vendredi soir jusqu’au samedi soir. Ils prennent ainsi le relais aux musulmans. Jour que probablement choisira Trump pour cracher son déluge de feux et de flammes sur l’Iran et gâcher leur quiétude. La mort ne fait pas dans la dentelle. Trump en a voulu autrement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pour qui sonne le glas</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Entre huit cent mille à un million d’Iraniens chrétiens vivent encore sur les terres de leurs ancêtres. Minorité religieuse reconnue sur le plan de la constitution. Les chrétiens disposent de 3 sièges au Parlement iranien. Leur nombre ne cesse de croître dans le pays. Dimanche est le jour du Seigneur, mais ils doivent rester vigilants. Les assises des églises risquent de trembler.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le peuple iranien, avec toutes ses composantes ethniques, religieuses et linguistiques, ne sera épargné ni le vendredi, ni le samedi, ni le dimanche. A quel saint se vouer se demandent les Iraniens ? Le jour où le grand manitou yankee décide de reprendre les bombardements, c&rsquo;est le peuple iranien tout entier qui est visé. L’attaque, annoncée d’avance, ne sera ni une attaque surprise, ni une attaque d’envergure. Les Iraniens ont eu assez de temps pour s’y préparer. Elle va perturber la vie des Iraniens indépendamment de leurs convictions religieuses. Quand les bombes explosent, ou quand les missiles touchent leurs cibles, c’est toute la population iranienne qui est agressée, quelle que soit leur confession ou leur jour de piété.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Fonctionnaire à la retraite.</em></p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="iEfQAwfvfQ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/09/liran-a-tenu-la-fin-de-lere-americaine/">L’Iran a tenu | La fin de l’ère américaine</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’Iran a tenu | La fin de l’ère américaine » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/09/liran-a-tenu-la-fin-de-lere-americaine/embed/#?secret=003Do7jiEM#?secret=iEfQAwfvfQ" data-secret="iEfQAwfvfQ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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			</item>
		<item>
		<title>Don d’organes en Tunisie &#124; Potentiel énorme, mais besoin de confiance</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/22/don-dorganes-en-tunisie-potentiel-enorme-mais-besoin-de-confiance/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 22 May 2026 09:42:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[CNPTO]]></category>
		<category><![CDATA[don d’organes]]></category>
		<category><![CDATA[Dr Boutheina Zannad]]></category>
		<category><![CDATA[Dr Christina Sarah Hauser]]></category>
		<category><![CDATA[Dr Maleke Fourati]]></category>
		<category><![CDATA[Dr Mohamed Fourati]]></category>
		<category><![CDATA[islam]]></category>
		<category><![CDATA[trafic d’organes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le don d’organes sauve des vies, mais en Tunisie, il reste encore insuffisant par rapport aux besoins . </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le don d’organes sauve des vies, mais en Tunisie, il reste encore insuffisant par rapport aux besoins : à peine 1,5 donneur par million d’habitants. Pourtant, le pays dispose d’un acteur solide, le Centre national pour la promotion de la transplantation d’organes (CNPTO), reconnu en Afrique et dans le monde. Le problème n’est donc pas technique : il est humain, culturel, familial.</em></strong></p>



<span id="more-18799233"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Une étude récente menée par le Dr Boutheina Zannad (CNPTO) et les économistes Dr Maleke Fourati (South Mediterranean University) et Dr Christina Sarah Hauser (Collegio Carlo Alberto) vient d’apporter des réponses concrètes. Menée auprès de plus de 1200 étudiants de la South Mediterranean University à Tunis, elle mesure pour la première fois dans le pays l’impact d’une séance d’information animée par des médecins experts sur la décision de s’inscrire comme donneur d’organes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le résultat est frappant : une seule session d’une demi-heure suffit à doubler le nombre d’étudiants inscrits comme donneurs, dans un pays où seulement 13 000 adultes sont aujourd’hui donneurs inscrits.<br>Pourquoi un tel effet ? Parce que les étudiants ressortent avec des réponses claires à des questions fondamentales : Que dit la loi ? Est-ce que l’islam le permet ? Comment fonctionne réellement la transplantation ? La confiance envers les institutions et particulièrement envers le CNPTO, progresse nettement. La crainte du trafic d’organes recule. Ces effets persistent six mois après l’intervention.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’accord de la famille est souvent nécessaire et décisif  </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Mais l’étude révèle aussi un point décisif : sans l’accord de la famille, les jeunes n’osent pas s’inscrire. En 2023, 58 % des familles tunisiennes sollicitées ont refusé le don d’organes de leur proche. Ce chiffre éclaire le résultat le plus surprenant de l’étude : les jeunes hommes répondent beaucoup plus fortement à la formation que les jeunes femmes, non pas parce que ces dernières sont moins convaincues ou moins altruistes (elles le sont davantage, en réalité), mais parce qu’elles semblent davantage contraintes par l’approbation familiale. Le don d’organes reste, en Tunisie comme dans l’ensemble de la région Mena, un acte collectif qui se décide rarement seul.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette recherche envoie un message simple mais puissant : Informer change les mentalités. Dialoguer en famille change les décisions.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Derrière chaque don, il y a un acte de courage</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’expérience tunisienne montre que, pour faire progresser le don d’organes, il ne suffit pas de changer la loi ou d’adopter des modèles étrangers. Il faut d’abord gagner la confiance du public et encourager les discussions au sein des foyers. C’est là que tout commence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour la co-auteure Dr Maleke Fourati, ce sujet porte aussi une dimension personnelle : il s’inscrit dans l’héritage de son grand-père, le Professeur Mohamed Fourati, qui a réalisé le 15 janvier 1993 la première opération de transplantation cardiaque en Tunisie<sup>. </sup>et dans une grande partie du monde arabe. Un rappel que derrière chaque don, il y a un acte de courage — et souvent, une seconde vie offerte.</p>
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		<title>Le pape Léon XIV en Algérie &#124; Programme encadré, enjeux implicites</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/15/le-pape-leon-xiv-en-algerie-programme-encadre-enjeux-implicites/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Apr 2026 06:33:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Annaba]]></category>
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		<category><![CDATA[pape Léon XIV]]></category>
		<category><![CDATA[Saint-Augustin]]></category>
		<category><![CDATA[Vatican]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La visite du pape Léon XIV en Algérie, les 13 et 14 avril 2026, s’inscrit dans un cadre strictement balisé.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/15/le-pape-leon-xiv-en-algerie-programme-encadre-enjeux-implicites/">Le pape Léon XIV en Algérie | Programme encadré, enjeux implicites</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La visite du pape Léon XIV en Algérie, les 13 et 14 avril 2026, s’inscrit dans un cadre strictement balisé. Deux jours, deux villes, deux registres clairement définis. Mais derrière ce programme maîtrisé, se dessine une séquence plus complexe, où diplomatie, mémoire et souveraineté s’entrecroisent, révélant des enjeux qui dépassent largement le seul cadre religieux.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Djamal Guettala&nbsp;</strong></p>



<span id="more-18637488"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Lundi 13 avril, à Alger, tout relève d’un protocole millimétré. Dès son arrivée, le souverain pontife est accueilli par les plus hautes autorités de l’État, dans une mise en scène qui rappelle l’importance accordée à cette visite. Le recueillement au Mémorial des Martyrs inscrit d’emblée le déplacement dans une reconnaissance de l’histoire nationale algérienne, marquée par la lutte pour l’indépendance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La suite du programme confirme cette logique d’encadrement. Entretiens officiels, discours calibrés, échanges institutionnels : chaque moment est pensé pour éviter toute ambiguïté. La visite de la Grande Mosquée d’Alger constitue à cet égard un passage clé. Elle souligne la place centrale de l’islam dans la société algérienne et rappelle que toute ouverture interreligieuse s’inscrit ici dans un cadre défini par l’État.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le message est clair : ouverture, mais sous contrôle. Même l’incident sécuritaire signalé dans la région de Blida, en marge de cette première journée, n’a pas perturbé le déroulé officiel. Il rappelle toutefois que ce type de visite reste un moment sensible, où la stabilité affichée repose sur des équilibres fragiles.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Annaba : la mémoire comme levier</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Mardi 14 avril, le déplacement vers Annaba introduit un changement de ton. Le programme prévoit une visite du site antique de Hippone, suivie d’une messe à la basilique dédiée à Saint Augustin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ici, le Vatican déplace le centre de gravité de la visite. Il ne s’agit plus seulement de dialogue contemporain, mais d’un travail sur la mémoire. En se rendant à Hippone et en célébrant une messe dans un lieu chargé d’histoire, le pape réactive une référence majeure : celle d’une Afrique du Nord qui fut, avant l’islamisation, un foyer intellectuel du christianisme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La figure de Saint Augustin, penseur né en Numidie, devient alors un point d’ancrage stratégique. Elle permet de relier passé et présent, local et universel, dans une mise en récit qui dépasse les frontières nationales. Ce choix, loin d’être anodin, inscrit la visite dans une temporalité longue, où l’histoire est mobilisée comme levier d’influence.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="682" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Pape-Leon-XIV-Alger-1-1024x682.jpg" alt="" class="wp-image-18637523" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Pape-Leon-XIV-Alger-1-1024x682.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Pape-Leon-XIV-Alger-1-300x200.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Pape-Leon-XIV-Alger-1-768x512.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Pape-Leon-XIV-Alger-1-580x387.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Pape-Leon-XIV-Alger-1-860x573.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Pape-Leon-XIV-Alger-1-1160x773.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Pape-Leon-XIV-Alger-1.jpg 1280w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading">Entre souveraineté et récit universel</h2>



<p class="wp-block-paragraph">En respectant scrupuleusement le programme — Alger pour la diplomatie, Annaba pour la mémoire — la visite révèle une double dynamique. D’un côté, une Algérie soucieuse de préserver sa souveraineté et de contrôler les cadres du discours, en veillant à ce que chaque étape reste conforme à ses équilibres politiques et religieux. De l’autre, un Vatican qui investit le terrain symbolique, là où les marges de manœuvre sont plus larges et les effets plus durables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il ne s’agit pas ici de prosélytisme direct, mais d’une stratégie plus subtile. En réactivant certaines références historiques, le Saint-Siège cherche à réinscrire l’Afrique du Nord dans une cartographie spirituelle globale, où le christianisme retrouve des racines anciennes susceptibles d’être mobilisées dans le présent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Brève dans sa durée, la visite du pape Léon XIV n’en est pas moins dense dans ses implications. Elle met en lumière un dialogue feutré, où chaque geste, chaque lieu et chaque symbole participent d’une construction plus large : celle d’un rapport en constante négociation entre souveraineté nationale et récit universel.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/15/le-pape-leon-xiv-en-algerie-programme-encadre-enjeux-implicites/">Le pape Léon XIV en Algérie | Programme encadré, enjeux implicites</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>‘‘Musulmans en Occident’’, loin manipulations et des amalgames  </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/11/musulmans-en-occident-loin-manipulations-et-des-amalgames/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Feb 2026 07:42:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Cheikh Abobikrine Diop]]></category>
		<category><![CDATA[Cheikh Khaled Bentounès]]></category>
		<category><![CDATA[Chems-Eddine Hafiz]]></category>
		<category><![CDATA[Elisabeth Moreno]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Grande Mosquée de Paris]]></category>
		<category><![CDATA[islam]]></category>
		<category><![CDATA[Jacques Attali]]></category>
		<category><![CDATA[Pr Sadek Beloucif]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Sortie du livre ‘‘Musulmans en Occident’’. Pratique cultuelle immuable, présence adaptée’’ aux éditions Albouraq à Paris.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/11/musulmans-en-occident-loin-manipulations-et-des-amalgames/">‘‘Musulmans en Occident’’, loin manipulations et des amalgames  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Initiative louable dans ce climat d’inquisition permanente contre tout ce qui a trait à l’Islam en France et en Europe : hier matin, mardi 10 février 2026, à la <a href="https://www.facebook.com/profile.php?id=100064863361141" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Grande Mosquée de Paris</a>, une conférence de presse a été organisée pour la sortie du livre ‘‘Musulmans en Occident’’. Pratique cultuelle immuable, présence adaptée’’ aux éditions Albouraq (Paris, 10 février 2026).</em></strong></p>



<span id="more-18347980"></span>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Face aux manipulations et aux amalgames, face à l’idée qu’on agite d’une incompatibilité&nbsp; entre l’islam et les valeurs des sociétés occidentales, la Grande Mosquée de Paris prend l’initiative d’un dialogue crucial et inédit&nbsp;: les musulmans, ici réunis, réfléchissent à leur place dans les sociétés pluralistes, fidèles à leurs racines spirituelles et conscients des réalités de leur temps&nbsp;; avec eu des voix non musulmanes de la société civile exposent leurs questionnements afin de mieux saisir l’universalité des valeurs de l’islam»</em>, lit-on dans le quatrième de couverture de cet ouvrage de plus de 900 pages.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le recteur Chems-eddine Hafiz présentait l’intention et le contenu de cet ouvrage collectif, fruit de trois années de travail du Groupe de réflexion sur l’adaptation du discours religieux musulman, qui aspire à mieux faire connaître la religion musulmane et sa capacité à s’inscrire harmonieusement dans une société plurielle, un cadre républicain et une citoyenneté volontaire et active.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À ses côtés se trouvaient des membres de ce Groupe de réflexion : Cheikh Khaled Bentounès, guide spirituel de la confrérie Alawiyya, Cheikh Abobikrine Diop, recteur de la mosquée Bilal de Marseille, Cheikh Khaled Larbi, imam de la Grande Mosquée de Paris, François Euvé, rédacteur en chef de la revue <em>‘Études’</em>, et Pr Sadek Beloucif, président du Comité d’éthique et médical de la Grande Mosquée de Paris. D&rsquo;autres membres, comme la ministre Élisabeth Moreno, Jacques Attali ou le père Jean-François Bour, étaient présents pour assister à ce lancement.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/11/musulmans-en-occident-loin-manipulations-et-des-amalgames/">‘‘Musulmans en Occident’’, loin manipulations et des amalgames  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>‘‘La grande discorde’’ &#124; Sainteté, ambitions, et légitimité, dans l’islam des premiers temps</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/22/la-grande-discorde-saintete-ambitions-et-legitimite-dans-lislam-des-premiers-temps/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 22 Dec 2025 08:52:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Coran]]></category>
		<category><![CDATA[Dr Mounir Hanablia]]></category>
		<category><![CDATA[grande discorde]]></category>
		<category><![CDATA[Hichem Djaït]]></category>
		<category><![CDATA[islam]]></category>
		<category><![CDATA[Khawarij]]></category>
		<category><![CDATA[musulmans]]></category>
		<category><![CDATA[orientalistes]]></category>
		<category><![CDATA[Quraychite]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La fitna ou discorde aux premières heures de l’islam, traitée avec brio et maestria dans ‘‘La grande discorde’’ du grand historien tunisien Hichem Djaït. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/22/la-grande-discorde-saintete-ambitions-et-legitimite-dans-lislam-des-premiers-temps/">‘‘La grande discorde’’ | Sainteté, ambitions, et légitimité, dans l’islam des premiers temps</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La fitna ou discorde aux premières heures de l’islam, mettant en scène Othmane, Ali et Moawiya, est traitée&nbsp;avec brio et maestria dans ‘‘La grande discorde’’, ouvrage du grand historien tunisien, le regretté Hichem Djaït (éd. Gallimard, col. Bibliothèque des Histoires, Paris 1989, 417 p.), malgré le caractère lacunaire, critiquable et souvent partisan des sources historiques disponibles.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dr Mounir Hanablia</strong> *</p>



<span id="more-18119663"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Il est vrai que les plumes n’avaient commencé à se délier qu’à la fin du Califat des Omeyyades ce qui renvoie les témoignages les moins distants des faits à une cinquantaine d’années. C’est d’autant plus remarquable que l’auteur est arrivé à analyser d’une manière claire les lignes de force économiques, sociologiques, politiques, et culturelles, qui traversaient la société musulmane de l’époque, et qui ont conditionné bien souvent le déroulement des événements.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Naturellement et malgré cela, si cet ouvrage a le mérite de synthétiser un récit bien souvent obscurci par le langage utilisé et les contradictions véhiculés par les différents auteurs traitant du sujet, il n’en demeure pas moins qu’il ne met pas fin à la controverse entourant la signification de ce qu’on ne peut qualifier que de drame ; loin de là.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En tant qu’Historien appartenant à la sphère culturelle musulmane, il s’est fait fort d’essayer de s’opposer d’une manière rationnelle aux opinions dépréciatives&nbsp;des orientalistes dont parmi eux les chrétiens n’ont jamais considéré l’islam que comme un faux message, et&nbsp;les laïcs comme une religion propice à la violence et au fanatisme.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une explosion de fureur</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La tâche, il est vrai n’a pas été aisée et les résultats se sont avérés peu concluants. Fallait-il rechercher à tout prix une quelconque éthique dans cette explosion de fureur ? Le meurtre était en soi un fait grave, en l’occurrence commis par des Egyptiens, des gens venant d’un pays considéré alors plutôt comme périphérique, et dont on ne voit pas quels ressentiments graves ils pouvaient nourrir vis-à-vis d’un pouvoir qu’ils ne subissaient pas directement. La suite nous apprendra que la plupart des responsables contre lesquels on appellera vengeance venaient d’Irak.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est vrai que Othmane avait fauté en introduisant le népotisme pratiqué dans les empires voisins, romain et perse, dans sa gestion de la chose publique au profit de sa propre famille, et tout le monde s’accorde sur cela. Othmane voulait de toute évidence instaurer par rapport à ses deux devanciers la pratique d’un pouvoir de style impérial et il n’a pas hésité à humilier et à infliger des châtiments corporels à ceux qui le critiquent, y compris quelques-uns parmi les Compagnons les plus prestigieux du Prophète.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il s’agissait là du premier acte de violence physique qui de par sa dimension symbolique concomitante ouvrait la voie à bien d’autres. Si les Compagnons destinés au Paradis selon les termes mêmes du Prophète n’étaient plus assurés de l’inviolabilité de leurs personnes, comment celui qui n’avait dû sa nomination à la charge suprême de la communauté des croyants que pour en avoir fait partie, aurait-il pu assurer la sienne propre ? Pour faire bonne mesure il a introduit parmi les bénéficiaires des prébendes des personnages dont l’évocation dans le Coran était accompagnée d’anathèmes.&nbsp;Le fait qu’il ait été obligé de ne pas s’opposer aux mêmes châtiments contre son propre frère utérin, accusé en tant que gouverneur de Koufa d’avoir conduit la prière en état d’ébriété, ne lui a de toute évidence pas racheté les faveurs de l’opinion publique qui compte, celle des Compagnons, dont plusieurs ne lui avaient pas pardonné la compilation du Coran aux dépens de toutes les autres versions en circulation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ou le Calife ignorait que son frère était un saoulard invétéré, ou bien il le savait et estimait néanmoins que l’intérêt de l’islam, assimilé au sien propre, était au-dessus des prescriptions du Coran. A moins évidemment d’envisager qu’à cette époque-là l’interdiction de la boisson n’eût pas été aussi rigoureuse qu’elle le deviendra&nbsp;plus tard ; ou n’eût simplement pas existé si on veut aller jusqu’au bout du raisonnement qu’une telle hypothèse induit relativement à la compilation du Coran.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce faisant à des désaccords politiques s’était surajoutée une dimension religieuse prêtant au conflit un caractère irrévocable que même la disparition de l’une des parties, Ali, n’apaisera&nbsp;pas.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un légitimisme consanguin</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’auteur a argué d’un légitimisme historique relativement à ce dernier. Il eût été plus juste de parler d’un légitimisme consanguin, autrement dit de la résurgence de la vieille <em>«asabiyya»</em> (esprit de clan) arabe initiée par Othmane puisque l’entrée en lice de la veuve du prophète, Aïcha, réclamant le prix du sang du calife assassiné, soutenue par le tandem Talha et Zoubeir, deux apôtres promis au paradis et paradoxalement morts en affrontant d’autres musulmans, allait abattre le premier légitimisme, celui de la précédence de Ali, et baliser la route au second, celui de Moawia, qualifié de politique et aristocratique, autrement dit Quraychite.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est douteux que sans la troïka de la bataille du Chameau, Moawia pût jamais trouver les circonstances favorables dont il allait brillamment profiter pour accéder au sommet du pouvoir. Mais Moawia avait, pendant près de 20 ans, administré le Cham, une région frontalière avec l’empire Byzantin et qui pour vivre constamment sur le pied de guerre bénéficiait des meilleures armées, ainsi que d’un esprit de corps, une conscience collective individualisable depuis l’époque des rois de Ghassane, qu’on pourrait qualifier de proto-nationale, ainsi que l’argent assuré par la conquête de l’Egypte.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à la Mésopotamie, appelée Irak, seule capable de lui faire face,&nbsp;Moawia ne trouvait qu’une ville de Koufa travaillée par le neutralisme de Abou Moussa Al Ashari, et qui avec Basra, fatiguée de la guerre, n’aspirait qu’à jouir des bénéfices de la conquête de l’empire Perse, particulièrement après le massacre de leurs propres enfants, ces précurseurs de Daech, à Nahrawane, par Ali, son adversaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rôle attribué à ceux qui allaient devenir les Khawarij, au début connus comme Qurra&nbsp;ou lecteurs littéralistes du Coran, ne semble pas avoir dépassé celui de l’étincelle, mettant le feu aux poudres. Les Qurra avaient après avoir appelé à l’arbitrage selon le Livre sacré à Siffine, en avaient refusé le résultat.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais si tout le cheminement de l’Historien a eu pour but d’arriver à la conclusion que les terroristes de l’islam, ceux qui ont assassiné Othmane puis Ali au nom d’une exigence, l’application littérale du texte coranique dans l’exercice du pouvoir, en faisant fi du légitimisme historique et du politique aristocratique, n’ont jamais été qu’une minorité combattue et rejetée par l’immense majorité des musulmans, il faut bien constater que contrairement aux thèses soutenues, il n’y a rien eu d’éthique dans la violence meurtrière déchainée, à Siffine, au Chameau, pour l’honneur dans ces deux champs de bataille selon l’auteur puisqu’il n’y avait pas eu d’exactions contre les survivants, ou à Nahrawane, quand le massacre avait eu pour raison la volonté des Khawarij de se battre jusqu’au dernier.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un empire plus arabe que musulman</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Mais au-delà de l’incapacité de Ali de mobiliser ses propres partisans, ou bien celle, atavique, des Compagnons de pérenniser l’œuvre fondatrice par l’élaboration d’institutions qui en dehors de la monarchie eussent assuré la continuation du pouvoir sans heurts, une nécessité que les vicissitudes ayant fait suite à la mort du prophète avaient pleinement révélée, une réalité demeure: c’est bien la conception monarchique du pouvoir de Moawia s’appuyant sur le bloc syrien qui, tout à fait logiquement, a empêché l’empire plus arabe que musulman de s’effondrer, alors même qu’il n’avait pas encore atteint la plénitude de son expansion. Même si la présence simultanée de deux califes autoproclamés, Ali et Moawia, durant deux années, préjugeait&nbsp;du morcellement essentiellement politique qui ne manquerait pas ultérieurement de le frapper.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Médecin de libre pratique.&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;&nbsp;</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>‘‘La Grande Discorde &#8211; Religion et politique dans l&rsquo;Islam des origines’’, Hichem Djaït, Col. Folio/Histoire, Paris 30 octobre 2008, 544 pages.</em></strong></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ysjjIOsj1N"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/07/histoire-du-coran-de-lislam-de-la-fin-de-la-fin-des-temps-a-celui-des-emirs-du-golfe/">‘‘Histoire du Coran’’ : de l’islam de la fin des temps à celui des émirs du Golfe</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘Histoire du Coran’’ : de l’islam de la fin des temps à celui des émirs du Golfe » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/07/histoire-du-coran-de-lislam-de-la-fin-de-la-fin-des-temps-a-celui-des-emirs-du-golfe/embed/#?secret=TAaCVgdbKc#?secret=ysjjIOsj1N" data-secret="ysjjIOsj1N" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>‘‘L’Algérie, ma mère et moi’’ &#124; Les mots frontières de Smaïn Laacher  </title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 13 Dec 2025 06:33:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[islam]]></category>
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		<category><![CDATA[Smaïn Laacher]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans son livre ‘‘L’Algérie, ma mère et moi’’, Smaïn Laacher revient sur une histoire intime qui résonne bien au-delà de sa seule biographie. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/13/lalgerie-ma-mere-et-moi-les-mots-frontieres-de-smain-laacher/">‘‘L’Algérie, ma mère et moi’’ | Les mots frontières de Smaïn Laacher  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dans son livre ‘‘L’Algérie, ma mère et moi’’ paru le 8 octobre 2025, Smaïn Laacher revient sur une histoire intime qui résonne bien au-delà de sa seule biographie. Tout commence par une phrase de sa mère, répétée au fil des années comme une sentence douce-amère : «La France a mangé mes enfants». Une parole sans colère, sans rancœur, mais traversée d’une immense résignation. Cette phrase incarne à elle seule la déchirure silencieuse qui habite le livre : celle d’une femme restée prisonnière de son Algérie d’avant, et d’un fils devenu homme dans une France républicaine et savante.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Djamal Guettala&nbsp;</strong></p>



<span id="more-18082596"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Laacher grandit dans le bonheur d’une école qui l’intègre et le propulse vers la recherche, mais sa mère, elle, <em>«est restée figée dans l’imaginaire de son pays de naissance»</em>. Entre eux, une distance s’installe, sourde, invisible. <em>«Nous n’habitions plus le même monde»</em>, écrit-il. Le cœur du livre est là : comprendre comment une mère et un fils, liés par l’amour, se retrouvent séparés par les langues, les gestes, les horizons.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’extrait consacré à la mort de la mère est l’une des séquences les plus fortes du récit. Il écrit : <em>«Il est 2 h 30 du matin. Je reçois un SMS de mon frère. Je sais avant de le lire. On ne reçoit pas de texto à 2h30 du matin.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Tout s’arrête. L’annonce n’est pas un choc, mais un basculement. <em>«Voilà, c’est fini, elle ne souffrira plus»</em>, pense-t-il d’abord. Mais la disparition ouvre surtout un gouffre intérieur : <em>«Le voyage dans la vie n’est plus le même. Elle s’est arrêtée, et moi je continue.»</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Une femme empêchée par une vie de labeur</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ces pages de grand dépouillement, Laacher expose la mécanique de ses regrets et de ses remords. Le regret d’avoir pu faire <em>«mieux et plus»</em>. Le remords d’avoir parfois laissé transparaître une forme d’impatience, même d’arrogance savante, face à une femme empêchée par une vie de labeur, les non-dits, l’exil, l’absence de maîtrise de la langue française. Elle répétait : <em>«Je sais pas, je sais pas»</em>, mélange de français approximatif et d’arabe familier. Pour lui, cette phrase devient aujourd’hui le signe d’une humiliation intériorisée : <em>«Vous, vous savez tout ; moi, je ne sais jamais rien.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">La scène des obsèques apporte une dimension presque cinématographique au récit. Le lecteur assiste à ce moment de vérité où les identités religieuses, sociales, culturelles se croisent et se contredisent. L’auteur raconte : <em>«Nous formons un arc de cercle. Nous sommes une petite vingtaine. Pas exclusivement des musulmans.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les rites se confrontent aux gestes spontanés, aux maladresses, aux ignorances. La famille jette des poignées de terre ? Non, ils ne savent pas. Les femmes doivent rester derrière ? Sa sœur s’avance malgré tout. Contre toute attente, l’imam lui fait signe d’approcher, défiant la tradition pour un geste d’humanité simple : permettre à une fille de recouvrir la tombe de sa mère.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un autre moment suspendu surgit lorsqu’un bouquet est déposé sur la tombe – geste rare dans les enterrements musulmans :<em> «Les anciens employeurs de ma mère ont déposé un joli bouquet au pied de sa tombe.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce geste inattendu marque la vie française de cette femme qui n’a jamais tout à fait trouvé sa place, mais dont la présence a profondément touché ceux qui l’ont côtoyée.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un livre pudique, lucide et déchirant</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le livre est traversé d’une question fondamentale : qu’est-ce qui sépare une mère de son fils ? Les langues, les non-dits, l’exil ? Ou bien la lente transformation de l’un qui accède à un monde intellectuel, abstrait, théorique, quand l’autre reste arrimée à la survie, aux gestes simples, à une Algérie idéalisée ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Laacher parle d’un <em>«récit d’ego-sociologie»</em>. Il observe la relation filiale comme un terrain d’enquête, où les émotions sont traitées avec la même rigueur que les phénomènes sociaux. Pourtant, le livre n’est jamais sec. Il reste charnel, tremblé, pudique. On sent, derrière chaque réflexion, un fils qui tente de réparer ce qui ne peut plus l’être.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’un des passages les plus puissants est peut-être celui où il reconnaît, avec une sincérité déchirante : <em>«Sûrement elle avait besoin de moi et moi j’étais à ses yeux un présent-absent.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Toute la force du livre tient dans cet aveu : l’amour était là, mais sans langage commun pour l’exprimer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec <em>‘‘L’Algérie, ma mère et moi’’</em>, Smaïn Laacher livre l’un de ses textes les plus humains. Ce n’est pas seulement l’histoire d’une migration, d’un décalage culturel, d’un fossé linguistique. C’est l’histoire d’une femme qui a traversé la vie en silence, et d’un fils qui tente, après coup, de lui rendre justice par l’écriture.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Smaïn Laacher est sociologue, Professeur émérite à l’université de Strasbourg. Il a été de 1998 à 2014 Juge assesseur représentant le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) à la Cour nationale du droit d’asile (Paris). De 2019 à 2023, il fut président du conseil scientifique de la Délégation Interministérielle à la Lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT (DILCRAH). Il est actuellement directeur de l’Observatoire du fait migratoire et de l’asile de la Fondation Jean-Jaurès. Son dernier ouvrage, ‘‘<em>L’immigration à l’épreuve de la nation’’</em> (éd. L’Aube, 2024).</p>
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		<title>‘‘Le trône d’Adoulis’’ &#124; L’islam, entre mythe et déni</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 08 Dec 2025 07:54:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Dr Mounir Hanablia]]></category>
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		<category><![CDATA[occident]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Lorsque les armées de l’islam avaient surgi au Moyen-Orient, au VIIe siècle, elles y avaient trouvé des populations déjà largement arabisées. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Lorsque les armées de l’islam avaient surgi au Moyen-Orient, au VII<sup>e</sup> siècle, elles y avaient trouvé des populations déjà largement arabisées écrasées par les impôts, épuisées par les conséquences horribles des guerres incessantes entre Perses et Byzantins, divisées par les querelles christologiques entre chrétiens orthodoxes et monophysites,&nbsp;et n’aspirant qu’à la paix. On peut certes qualifier d’impérialisme ce qui amena les armées arabes au Maghreb et en Espagne. Mais furent-elles moins fondées à y aller que ne le furent les Romains ?</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dr Mounir Hanablia*</strong></p>



<span id="more-18060222"></span>



<p class="wp-block-paragraph">C’est toujours&nbsp;avec une certaine gêne qu’on envisage l’histoire de l’islam lorsqu’on est musulman d’ascendance ou de conviction; une gêne qui ne le cède qu’à la haine irrationnelle que cette religion induit de nouveau dans les sphères du pouvoir et chez les influenceurs occidentaux, dont la traduction la plus manifeste est le génocide perpétré à Gaza et les innombrables actes d’agression que l’armée sioniste n’a&nbsp;cessé de perpétrer contre les peuples et les pays du Moyen-0rient.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Or l’identité&nbsp;musulmane constituant en fin de compte la cible ultime de ces guerres qu’on a nommées antiterroristes, ainsi que le démontre la judaïsation de la Palestine et de Jérusalem, il est désormais à tout le moins de mauvais ton par l’introduction d’un autre récit fondateur, de remettre en cause la légitimité historique d’une religion dont la conscience collective qu’elle insuffle à des&nbsp;peuples ethniquement différents et politiquement morcelés lorsqu’ils se réclament d’une langue commune, constitue&nbsp;toujours bon an mal an le socle de la résistance de ces peuples au colonialisme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le moment serait donc mal choisi d’en parler,&nbsp;si tant est qu’il y eût jamais eu un bon moment pour le faire. Néanmoins il se trouve que le taire ne contribue pas à déconstruire l’arbitraire du récit adverse, celui des ennemis, ni le caractère illégitime de leurs prétentions. Car si la teneur du programme sioniste est de faire revenir les différents peuples qu’on prétend subjugués par l’islam à leurs cultures antérieures, de Berbères, d’Araméens, de Coptes, d’Assyriens, de Chaldéens, de Mèdes, de Perses, et de Hittites, il faudrait commencer par parler des conquêtes macédoniennes, qu’on a justifiées comme étant la grande contre-offensive ayant fait suite aux guerres médiques, à l’origine ainsi qu’on l’a prétendu, de l’esprit européen.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon ce récit, l’armée grecque aurait été composée de citoyens libres se battant pour leur liberté (il n’y avait pas d’Etat unitaire en Grèce mais des cités), celle du Grand Roi étant un ramassis d’esclaves et au mieux de mercenaires. Le résultat ne pouvait faire de doute. Puis il y a eu, faisant suite à la conquête d’Alexandre le Grand et son rêve d’Etat Universel, les États hellénistiques&nbsp;d’Orient dont la politique d’assimilation par l’usage de la langue et des coutumes grecques a suscité en Palestine le courroux des prêtres juifs contraints pour marquer leur différence et sauvegarder leur identité monothéiste d’imposer des règles ségrégationnistes, telles la circoncision, l’interdiction du porc, celle des mariages mixtes et des repas avec les idolâtres.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La défense de l&rsquo;Occident</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin est survenue&nbsp;Rome dont on a prétendu qu’elle a repris à son propre compte l’œuvre civilisatrice gréco-macédonienne en Orient, ainsi que la défense de l’Occident. L’occupation romaine a laissé à la postérité des monuments, des aqueducs, une solide tradition juridique. Mais elle a suscité les résistances des peuples&nbsp;vaincus écrasés par les impôts et dont les innombrables révoltes furent réduites par le fer et par le feu à l’intérieur d’un empire appelé à s’étendre indéfiniment.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En Afrique il y eut Syphax, Jugurtha, Tacfarinas, Garmoul, pour ne citer que quelques-uns de ceux qui périrent&nbsp;sous le joug romain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">A l’extérieur, Rome a fait face à la pression constante exercée par les peuples germaniques, et surtout à la grande réaction de l’Empire Perse, d’abord des Parthes Arsacides issus du Khorassan, puis celle des Sassanides descendus des montagnes du Fârs, dont les prétentions impériales universelles s’appuyaient sur une religion élaborée,&nbsp;le Mazdéisme, unifiée autour d’un livre sacré, l’Avesta, et soutenue par un clergé organisé et intolérant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Rome a cru trouver son salut dans la conversion de ses empereurs au christianisme, une religion réputée d’amour censée fondre les différents peuples de l’Empire dans une foi commune en mettant fin au bain de sang perpétuel au moins à l’intérieur de ses limites.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En réalité, les controverses théologiques autour de la trinité et les natures du Christ furent jusqu’au VI<sup>e</sup> siècle de l’ère universelle âpres et fournirent aux différents peuples, en particulier orientaux, à l’instar des Arméniens ou des Egyptiens, l’occasion d’affirmer leurs personnalités <em>«nationales»</em> face au facteur grec au pouvoir à Byzance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La conversion des Arabes de Ghassane établis au Cham, alliés aux Byzantins orthodoxes, au christianisme monophysite, et des Lakhmides d’Irak alliés des&nbsp;Perses probablement au nestorianisme, seul christianisme toléré dans leur empire, aurait pu ainsi fournir le cadre théologique nécessaire à la formation d’un royaume&nbsp;unifiant toute la péninsule arabique sous une même autorité. Il n’en fut rien. Etats croupions au service de puissances étrangères, et chargés de garder les frontières de leurs suzerains contre les incursions des nomades, ils n’avaient rien pour jouir de la considération de ces derniers.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour ceux qui prétendent que les Arabes ne furent que des envahisseurs, le prince Qais originaire de Kinda s’était vu offrir le phylarcat de Palestine par l’empereur byzantin Justin pour services rendus&nbsp;avant l’avènement de l’islam. Autrement dit il aurait été en droit d’y fonder un royaume au nom de la seule légitimité reconnue par les historiens occidentaux, celle issue de l’empire romain.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’irrédentisme éthiopien</h2>



<p class="wp-block-paragraph">En réalité, le seul état indépendant de la péninsule arabique à cette époque était celui de Himyar au Yémen qui face à l’irrédentisme éthiopien, issu d’un Etat chrétien monophysite co-riverain de la mer Rouge, s’était converti au judaïsme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Roi Youssef Dhu Nuwas s’était lancé dans une persécution généralisée contre ses sujets chrétiens qui avait atteint son point culminant avec le bûcher de Najrane, un autodafé gigantesque contre ceux que le Coran avait qualifiés de <em>Ashab Al Oukhdoud</em>. Cela avait fourni le prétexte à une croisade et les armées du Négus chrétien monophysite éthiopien Kaleb, transportées par la flotte byzantine envoyée en mer Rouge par l’empereur chrétien orthodoxe Justinien, avaient débarqué au Yémen et renversé l’Etat de Himyar.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En réalité, les Byzantins n’avaient pas été mécontents de renverser un royaume client de leurs ennemis perses afin d’établir leur contrôle sur la mer Rouge et cette guerre s’était insérée dans l’affrontement entre les deux empires à vocation universelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais les choses n’en étaient pas restées là. Un général éthiopien, Abraha, avait établi un Etat chrétien indépendant au Yémen, une sorte de Rhodésie avant l’heure, en se détachant de son suzerain, le négus d’Ethiopie, dont les armées, envoyées soumettre le rebelle, s’y étaient ralliées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Abraha avait envoyé ses forces, qualifiées par le Coran de <em>Ashab Al Fil</em>, les gens de l’Eléphant, vers le Nord. Une épidémie, vraisemblablement aviaire selon le Coran, les y avait décimés et ce qui apparaissait comme une légende est devenu une possibilité corroborée par la découverte des virus auxquels l’humanité a été récemment confrontée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La tradition musulmane dit que les Ethiopiens étaient venus détruire la Kaaba et la Mecque. Dans quel but ? Dans la lutte entreprise pour le contrôle du commerce de la mer Rouge, était-ce pour supprimer un rival commercial, un concurrent religieux, ou les deux ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si la Mecque était en passe de devenir un pôle politique au sein de la péninsule, il est douteux que cela eût pu susciter l’inquiétude du maître du Yémen, du moment que ses sujets arabes, pour ne pas dire éthiopiens, parlaient une langue étrangère pour les&nbsp;gens du Hijaz, et écrivaient une écriture sudarabique que ces derniers ne comprenaient pas.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le grand écrivain égyptien&nbsp;Taha Hussein avait soulevé avec justesse cette discordance yéménite dont il avait tiré les conclusions lui valant d’être mis à l’index par les religieux de son pays, celle d’une poésie supposée antéislamique créée de toute pièce après la conquête musulmane.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant la suite des événements devait démontrer que la&nbsp;Mecque ne pouvait, dès cette époque, qu’avoir acquis la puissance potentielle qui allait plus tard se traduire sous son égide par l’unification de la totalité de la péninsule Arabe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quoiqu’il en soit, le reflux éthiopien amorcé par la défaite et la mort d’Abraha s’était traduit sur le plan politique par le rétablissement grâce à une armée perse du royaume juif de Himyar sous l’autorité d’un nouveau souverain, Sayf Dhi Yazane. Or ce protectorat perse, sans doute irrémédiablement affaibli, ne fera plus parler de lui, même lorsque les juifs de Médine et de Khaybar auront eu le plus besoin de son aide. D’où l’hypothèse vraisemblable d’une culture sud-arabique déclinante sous l’influence de la culture arabe en provenance du nord, celle que nous connaissons, sans doute véhiculée par le christianisme en provenance de Kinda et de Ghassane et d’Al Hira peut être via la Mecque et que les souverains du Yémen, juifs puis Ethiopiens, par la persécution ou par la conquête, n’auront pu stopper.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’apparition de l’islam</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Se pose alors évidemment la question de l’apparition de l’islam, une religion monothéiste évoluant pour son propre compte, au sein du plus grand sanctuaire idolâtre d’Arabie alors que le judaïsme&nbsp;était fermement établi dans la péninsule et que le christianisme en provenance du Cham et d’Irak, y était en pleine expansion.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On peut comprendre que les marchands de la Mecque, représentés par la tribu Qoraïch, pris en tenaille entre les ambitions impériales byzantine et perse, avaient jugé leur position commerciale suffisamment menacée pour&nbsp;pousser&nbsp;au moins certains parmi eux à tenter d’unifier sous leur égide l’ensemble des tribus qui échappaient&nbsp;jusque-là à la domination des deux empires, afin de&nbsp;s’assurer&nbsp;le contrôle des routes commerciales entre la Méditerranée, la mer Rouge et l’océan Indien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’idolâtrie jusque-là pratiquée en Arabie n’aurait pas pu constituer le cadre politique nécessaire à ce programme, en raison de son caractère pluraliste mais aussi anachronique, alors qu’une grande partie des tribus d’Arabie avait déjà adopté le monothéisme et que la plus grande partie du Moyen-Orient était incorporée à l’empire byzantin chrétien, le mazdéisme perse étant quant à lui trop étranger aux traditions sémitiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qu’on appelle le hanafisme, ce monothéisme teinté de monachisme vécu à l’échelon personnel par les croyants en rupture de ban avec leur société polythéiste environnante, en étant qualifié de religion d’Abraham, avait constitué le paradigme fondateur&nbsp;légitimant&nbsp;la nouvelle foi, mais uniquement après la rupture définitive avec les tribus juives qui en rejetant l’apostolat du prophète avaient refusé de cautionner le grand projet d’unification arabe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Naturellement cette rupture s’était traduite par la consécration de la Mecque, en tant qu’épicentre du culte d’Abraham, au détriment de Jérusalem.</p>



<p class="wp-block-paragraph">A la légitimité issue du judaïsme adoptée par les souverains yéménites de Himyar dans le but de raffermir leur indépendance face aux prétentions éthiopiennes, on avait ainsi substitué une autre légitimité universelle mise au service de l’unification arabe, celle d’un Dieu non pas propriété exclusive d’Israël, mais de tous les peuples.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On peut donc penser que l’islam en tant que religion évoluant pour son propre compte est issu d’un échec, celui de l’investissement du judaïsme au service de la cause arabe. Le succès des armes avait rallié les marchands de la Mecque, initialement opposés à un projet qui leur inspirait de la crainte, et avait réduit les oppositions locales centrées sur des prédications concurrentes, à l’instar de celle de Musaylima à Yamama. Et lorsque les armées de l’islam avaient surgi au Moyen-Orient, au VII<sup>e</sup> siècle, elles y avaient trouvé des populations déjà largement arabisées écrasées par les impôts, épuisées par les conséquences horribles des guerres incessantes entre Perses et Byzantins telles que la peste, divisées par les querelles christologiques entre chrétiens orthodoxes et monophysites,&nbsp;et n’aspirant qu’à la paix. On peut certes qualifier d’impérialisme ce qui amena les armées arabes au Maghreb et en Espagne. Mais furent-elles moins fondées à y aller que ne le furent les Romains ?</p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;islam au service de la cause arabe</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’imprévu est que, de religion au service de la cause arabe, l’islam entre Djakarta et Casablanca, ait rallié des peuples si différents dans un même espérance ou une même identité, même en l’absence d’autorité politique ou religieuse commune.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est donc faux de dire que les Arabes n’avaient rien à faire au Moyen-Orient. Ils avaient plus à y faire que les Grecs ou les Perses qui avaient, les premiers, conféré à leurs guerres un antagonisme religieux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quant au caractère hérétique de l’islam selon l’Eglise, il n’est issu que d’anathèmes prononcés par des conciles d’évêques et de prélats&nbsp;s’affrontant&nbsp;pour s’assurer les faveurs impériales et échouant à s’entendre sur les personnes et les natures du Christ.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour ce qui est de la légitimité issue d’Israël, dont il serait dépourvu, la référence à Abraham prouve bien que ce que l’islam remet en question dans le judaïsme n’est rien de plus que l’autorité des Rabbins qui en avaient fait une religion réservée et sectaire au lieu d’être ouverte sur le reste de l’humanité, une espérance qui avait été à l’origine du message chrétien, rejeté par les rabbins pour les mêmes raisons.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">En fin de compte c’est bien un antagonisme d’un autre âge institué par l’Eglise et les rabbins fait d’anathèmes et d’imprécations qui sert de socle à la haine aujourd’hui réapparue au sein d’un Occident prétendument devenu laïc, contre l’une des plus grandes communautés religieuses du monde. &nbsp; &nbsp; &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Médecin de libre pratique.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>‘‘Le Trône d’Adoulis: Les guerres de la mer Rouge à la veille de l’Islam’’, de Glen Bowersock, traduit en français par Pierre-Emmanuel Dauzat, éd. Albin Michel, Paris, 1<sup>er</sup> octobre 2014, 208 pages.</em></strong></p>



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		<title>L&#8217;affaire Luca Zidane au regard des anxiétés européennes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 19 Nov 2025 10:53:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[SPORT]]></category>
		<category><![CDATA[extrême droite]]></category>
		<category><![CDATA[Football]]></category>
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		<category><![CDATA[Luca Zidane]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La polémique autour de Luca Zidane après la publication de sa photo à La Mecque dépasse de loin la figure du footballeur. </p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La polémique qui a éclaté autour de Luca Zidane après la publication de sa photo en tenue d’ihram à La Mecque dépasse de loin la figure du footballeur. Ce n’est pas seulement l’histoire d’un jeune homme accomplissant la ômra ou petit pèlerinage. C’est surtout l’histoire d’une Europe troublée, où les questions de religion, d’origine et d’identité agissent comme des révélateurs des tensions profondes qui traversent ses sociétés.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Djamal Guettala</strong></p>



<span id="more-17945464"></span>



<p class="wp-block-paragraph">À première vue, le geste de Luca Zidane est très simple : une démarche spirituelle personnelle, dans la continuité d’un héritage familial où l’islam a toujours été vécu sans excès de visibilité ni prosélytisme. Mais dans le climat européen actuel, la spiritualité musulmane, dès qu’elle devient visible, se politise instantanément. Il suffit d’un cliché posté sur les réseaux pour que s’enflamment les discours anxieux, les récupérations idéologiques et les commentaires venimeux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En France, la réaction de l’extrême droite était prévisible. Des militants identitaires y ont vu une <em>«rupture avec l’Occident»</em>, une <em>«dé-assimilation»</em>, ou encore un choix <em>«incompatible avec les valeurs européennes»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui frappe, ce n’est pas tant la violence de ces propos que leur mécanique répétitive : dès qu’une figure publique ayant un lien avec l’islam accomplit un geste religieux, elle devient le symbole d’un affront imaginaire à l’identité nationale. Luca Zidane n’a rien revendiqué, mais on lui prête une intention politique qu’il n’a jamais exprimée.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Crispations autour de la mémoire</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette polémique s’inscrit dans un contexte plus large : celui d’une Europe où l’expression musulmane est souvent lue à travers un prisme de suspicion. L’histoire coloniale, les débats sur l’intégration, les crispations autour de la laïcité ou de la mémoire font du rapport à l’islam un champ de bataille identitaire. Dans ce champ miné, les enfants de l’immigration — surtout lorsqu’ils sont visibles, célèbres, ou porteurs de réussites — deviennent des sujets de projections contradictoires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En Espagne, le discours a pris un détour presque historique. Certaines réactions ont évoqué les <em>«Morisques»</em>, rappelant cette vieille blessure de la péninsule ibérique, marquée par l’expulsion des musulmans au XVIᵉ siècle. Ce glissement lexical n’est pas un simple hasard : il révèle que la présence de l’islam est encore lue, dans certains milieux, comme un élément étranger, presque inconciliable, avec une certaine vision réductrice de l’identité espagnole.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de la religion, c’est le parcours sportif de Luca Zidane qui nourrit les interprétations hostiles. Son choix d’opter pour la nationalité sportive algérienne dérange plus qu’il ne devrait. Non parce qu’il est inédit — des centaines de joueurs ont fait ce choix — mais parce que le footballeur représente une symbolique particulière : celle d’un nom qui appartient à la mémoire sportive française, mais dont la racine algérienne est incontestable. Le football, qui est souvent un terrain de fiertés nationales, devient ici un terrain de revendications identitaires.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Double polémique et cohérence intime </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette double polémique — religieuse et sportive — montre à quel point certains milieux européens supportent mal les identités multiples. Dans leur imaginaire, un citoyen européen d’origine maghrébine ne peut naviguer librement entre plusieurs héritages. Il doit choisir, se <em>«ranger»</em>, se définir selon leurs catégories étroites. Luca Zidane, par un geste spirituel et un choix sportif, refuse sans discours le cadre qu’on voudrait lui imposer. C’est précisément ce refus, silencieux mais ferme, qui dérange.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La réaction algérienne, elle, raconte autre chose. Les messages de soutien, la fierté exprimée par les supporters, l’accueil chaleureux de son engagement avec les <em>«Verts»</em>, tout cela montre une lecture plus simple, plus naturelle de son geste. Beaucoup y voient un jeune homme fidèle à son histoire, respectueux de ses racines et assumant ses choix sans ambiguïté. Là où certains projettent des craintes, d’autres voient une cohérence intime.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’affaire Luca Zidane révèle finalement le fossé entre deux Europe : l’une figée, inquiète, obsédée par la pureté identitaire ; l’autre ouverte, consciente que les trajectoires d’aujourd’hui sont multiples, fluides, enrichies par la pluralité. La première cherche à enfermer, la seconde accepte de voir évoluer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Luca Zidane, sans discours, incarne cette Europe qui change. Une Europe où l’héritage ne se nie pas, où la foi ne se cache pas, et où l’identité n’est plus une case figée, mais une trajectoire vivante.</p>
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