<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des islam - Kapitalis</title>
	<atom:link href="https://kapitalis.com/tunisie/tag/islam/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://kapitalis.com/tunisie/tag/islam/</link>
	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
	<lastBuildDate>Wed, 16 Sep 2026 07:10:52 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=7.1.2</generator>

<image>
	<url>https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/cropped-Logo-Kapitalis-32x32.png</url>
	<title>Archives des islam - Kapitalis</title>
	<link>https://kapitalis.com/tunisie/tag/islam/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Le faux débat sur l’islam en Europe</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/16/le-faux-debat-sur-lislam-en-europe/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/16/le-faux-debat-sur-lislam-en-europe/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 16 Sep 2026 07:10:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[AFD]]></category>
		<category><![CDATA[Allemagne]]></category>
		<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Frères musulmans]]></category>
		<category><![CDATA[Grande-Bretagne]]></category>
		<category><![CDATA[islam]]></category>
		<category><![CDATA[islamisme]]></category>
		<category><![CDATA[islamophobie]]></category>
		<category><![CDATA[Marine Le Pen]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=19654443</guid>

					<description><![CDATA[<p>Les allégations selon lesquelles l’islam en tant que religion menacerait l’Europe sont fausses, estime le journal britannique The Economist. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/16/le-faux-debat-sur-lislam-en-europe/">Le faux débat sur l’islam en Europe</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Alors que l’islam est attaqué de toutes parts en Europe et sans aucune nuance par les partis d’extrême droite qui ont le vent en poupe et que les musulmans sont stigmatisés, le magazine britannique</em></strong> <a href="https://www.economist.com/leaders/2026/09/10/the-truth-and-the-lies-about-islam-in-europe" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong><em>The Economist</em></strong></a> <strong><em>affirme dans un éditorial cette semaine que les allégations selon lesquelles l’islam en tant que religion menacerait l’Europe sont fausses mais que l’islamisme en tant qu’idéologie et l’islamophobie nourrie par l’extrême droite constituent bel et bien un danger. Les musulmans ne représentent que 6% de la population européenne qui compte plus de 500 millions d’habitants donc la fable de l’islam conquérant chère à l’extrême droite pour insuffler une peur panique aux électeurs ne tient pas.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-19654443"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cet éditorial intitulé <em>«La vérité et les mensonges à propos de l’islam en Europe»</em>, publié à l’occasion du 25<sup>e</sup> anniversaire des attentats du 11 septembre 2001, l’auteur constate que la peur de l’islam s’intensifie dans les pays européens, la moitié de la population estimant désormais que l’islam est incompatible avec les valeurs occidentales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 6 septembre, le parti populiste de droite Alternative pour l’Allemagne (AfD) a remporté 44% des voix en Saxe-Anhalt, son plus large score à ce jour lors d’une élection régionale, mettant en garde contre <em>«l’islamisation»</em> de l’Allemagne et menaçant de déportations forcées.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">La paranoïa de la droite extrême</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le même week-end, en Grande-Bretagne, des centaines d’individus masqués ont occupé la ville de Douvres, plaque tournante de l’immigration clandestine entre la France et l’Angleterre, scandant <em>«Arrêtez les embarcations»</em> et <em>«Jésus est le Roi»</em>. Cet épisode montre que souvent l’immigration est liée à la religion musulmane et à la menace qu’elle constituerait pour l’Occident chrétien.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">En France, l’appel de Marine Le Pen à interdire le port du voile dans les lieux publics recueille le soutien de 60% des électeurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le magazine britannique constate que cette obsession s’est enracinée en Amérique. La crainte n’est plus celle du terrorisme, comme après le 11 septembre, mais celle d’un <em>«complot islamique»</em> visant à prendre le contrôle de l’Europe de l’intérieur, tandis que des membres de l’administration Trump mettent en garde contre le <em>«déclin de la civilisation européenne»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette vision nuit aux relations transatlantiques et est fondamentalement erronée. L’Europe n’est confrontée à aucune menace de domination islamique, à aucune radicalisation massive des musulmans ni à une éradication de sa culture.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>The Economist</em> rapporte qu’il n’existe pas de <em>«zones de non-droit»</em>, la charia n’est pas intégrée au droit national et aucune <em>«grande alternative»</em> démographique ne se profile à l’horizon.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, le véritable danger qui menace l’Europe selon le magazine britannique est différent. Il s’agit de l’extrémisme alimenté par l’islamisme (la conviction que l’État doit imposer les principes islamiques) et la paranoïa de la droite extrême attisée par les réseaux sociaux. La gauche aggrave la situation en niant les menaces, certes modestes mais bien réelles, que représente l’islam politique. Les responsables politiques du centre font de même, en gardant le silence par crainte d’être accusés de racisme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette dynamique pourrait déjà nuire aux démocraties libérales en Europe, non pas en les remplaçant par un système de califat mais en ralentissant l’intégration et en favorisant des politiques qui porteraient durablement atteinte à leurs libertés.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="j4QE2QsXXc"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/25/les-musulmans-europeens-confrontes-a-une-inquietante-vague-de-racisme/">Les Musulmans européens confrontés à une inquiétante vague de racisme</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les Musulmans européens confrontés à une inquiétante vague de racisme » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/25/les-musulmans-europeens-confrontes-a-une-inquietante-vague-de-racisme/embed/#?secret=XwtiDOas5J#?secret=j4QE2QsXXc" data-secret="j4QE2QsXXc" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Les musulmans représentent 6% de la population européenne</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><em>The Economist</em> affirme que ces craintes extrêmes sont facilement démasquées. Malgré une immigration record en provenance de pays à majorité musulmane, les musulmans ne représentent que 6% de la population européenne, qui compte plus de 500 millions d’habitants. Si les nouveaux arrivants ont généralement plus d’enfants que les immigrés nés dans le pays, les taux de fécondité tendent à converger en deux générations. En réalité, la plupart des immigrés musulmans souhaitent rester et vivre dans leur nouveau pays et non imposer une version des sociétés qu’ils viennent de quitter.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Également, les enfants de migrants ont plutôt de bons résultats à l’école. En Grande-Bretagne, 67% des Bangladais ayant passé des tests standardisés en 2021 étaient inscrits à l’université avant l’âge de 19 ans, contre 38% des Britanniques blancs. De nombreux musulmans sont engagés en politique, comme en témoignent la ministre de l’Intérieur britannique, Shabana Mahmood, et le maire de Londres, Sadiq Khan. À bien des égards, les attitudes des musulmans peuvent être similaires à celles des autres Européens. Un sondage réalisé par le magazine auprès de musulmans britanniques a révélé peu d’opposition au travail des femmes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>The Economist</em> s’interroge sur les motivations de tant d’Européens à s’opposer à l’islam et considère que certaines positions répandues chez les musulmans nourrissent cette méfiance envers l’Islam. Les sondages du magazine montrent que 52% des musulmans considèrent l’homosexualité comme immorale et que les jeunes musulmans (41% des moins de 35 ans) sont plus enclins que les musulmans plus âgés (25%) à penser que la violence est justifiée en cas d’insulte au Prophète.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ne pas confondre l’islamisme politique et l’islam comme religion</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour autant, selon le magazine britannique, le fait d’avoir des opinions socialement conservatrices ne constitue pas en soi une menace. Certains militants d’extrême droite en Europe ne sont pas moins hostiles aux homosexuels qu’aux musulmans qu’ils condamnent mais certaines de ces positions devraient inquiéter les libéraux qui ont longtemps cru que les sociétés ouvertes finiraient par rendre les gens plus tolérants.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>The Economist</em> insiste sur le fait que le danger provient de l’islamisme en tant qu’idéologie politique et ne doit pas être confondu avec l’islam en tant que religion. L’islam n’est pas le problème en soi, c’est l’islamisme qui peut l’être. Contrairement aux djihadistes du 11 septembre, la plupart des islamistes ne prônent pas la violence mais beaucoup se livrent à de l’infiltration, c’est-à-dire qu’ils infiltrent les institutions démocratiques pour promouvoir un programme illibéral. Le principal danger de l’infiltration réside au niveau local. De petits réseaux bien organisés peuvent prendre le contrôle d’une école, d’une mosquée, d’un conseil municipal ou d’une association caritative, utilisant ces institutions pour décourager l’intégration et imposer une conformité religieuse aux autres musulmans vivant à proximité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les services de sécurité européens sont de plus en plus préoccupés par ces islamistes non violents. En France, les autorités craignent l’infiltration clandestine des Frères musulmans. Un rapport officiel publié l’année dernière mettait en garde contre le risque que l’islamisme ne menace, à terme, les lois laïques et les droits des femmes. Toutefois, cette perspective semble désormais improbable. Le ministère français de l’Intérieur estime que seuls 139 des 2 800 lieux de culte musulmans sont liés aux Frères musulmans. Les principales victimes sont d’autres musulmans.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la moitié des douze circonscriptions de Blackburn, dans le nord de l’Angleterre, les musulmans représentent plus de 60% de la population, et dans deux d’entre elles, ce chiffre dépasse les 80%. Dans ces zones, les femmes peuvent se sentir contraintes de se soumettre aux conseils de la charia pour les questions concernant leur famille. Les musulmans LGBTQ+ et les personnes de tendance libérale sont également victimes d’intimidation. Les musulmans qui n’adhèrent pas à la charia se plaignent que les autorités occidentales, par crainte d’être accusées de racisme s’ils réagissent, ne leur accordent pas la même protection qu’aux citoyens non musulmans.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à ces réalités, <em>The Economist</em> met en garde contre le danger de l’islamisme, arguant que ces menaces locales pourraient se transformer en menace continentale du fait de leur instrumentalisation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est dans l’intérêt des islamistes d’affirmer que toute critique de leur projet politique est une attaque contre l’islam lui-même. La gauche populiste, notamment La France insoumise et le Parti vert britannique, a tendance à qualifier de racistes ceux qui soulèvent les questions liées à l’immigration, à la criminalité et à l’Islam politique. Et de son côté, la droite populiste attise souvent la peur en prétendant que tous les musulmans représentent une menace.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elon Musk compte parmi les plus fervents défenseurs de cette rhétorique, utilisant les réseaux sociaux pour façonner la perception mondiale de l’islam et soutenant la droite antimusulmane en Europe, du parti Alternative pour l’Allemagne (AfD) à Tommy Robinson, l’agitateur britannique qui fera l’objet d’une série de podcasts dès cette semaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les solutions proposées par la droite populiste ne sont pas moins extrêmes que celles offertes par les islamistes dont elle prétend protéger l’Europe. Les promesses d’expulsions massives, de ségrégation et d’interdictions vestimentaires terrorisent les musulmans, entravent leur intégration et les poussent dans les bras des extrémistes. Tout pays qui met en œuvre de telles politiques se rendra compte que la haine qu’elle déchaîne causera des dommages profonds et durables.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="fNcBQEZO2B"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/11/les-allemands-musulmans-craignent-la-montee-de-lislamophobie/">Les Allemands musulmans craignent la montée de l’islamophobie</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les Allemands musulmans craignent la montée de l’islamophobie » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/11/les-allemands-musulmans-craignent-la-montee-de-lislamophobie/embed/#?secret=ASx0csInZO#?secret=fNcBQEZO2B" data-secret="fNcBQEZO2B" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Les musulmans européens s’intègrent progressivement</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Par conséquent, les responsables politiques européens doivent proposer une alternative. La violence et les menaces de violence doivent être poursuivies en justice mais il ne doit y avoir aucun tabou au nom de la sensibilité culturelle, la liberté d’expression n’est pas l’ennemie de la tolérance mais bien une condition essentielle à celle-ci.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La solution ne sera pas rapide mais l’espoir est permis. Les musulmans européens s’intègrent progressivement, à l’instar des vagues précédentes de migrants catholiques, juifs et caribéens dans les pays d’accueil. L’arrivée de ces groupes avait suscité une vive inquiétude quant à leur intégration. Finalement, tous ont trouvé leur place. Les musulmans trouveront la leur aussi si la division et la suspicion n’entravent pas leur intégration.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/16/le-faux-debat-sur-lislam-en-europe/">Le faux débat sur l’islam en Europe</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/16/le-faux-debat-sur-lislam-en-europe/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>6</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Saloua Charfi et ses détracteurs, ou l&#8217;intolérance à l&#8217;humour</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/29/saloua-charfi-et-ses-detracteurs-ou-lintolerance-a-lhumour/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/29/saloua-charfi-et-ses-detracteurs-ou-lintolerance-a-lhumour/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 29 Jun 2026 07:15:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Aicha Mère des croyants]]></category>
		<category><![CDATA[Humour]]></category>
		<category><![CDATA[islam]]></category>
		<category><![CDATA[prophète Mohamed]]></category>
		<category><![CDATA[religion]]></category>
		<category><![CDATA[Saloua Charfi]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=19081786</guid>

					<description><![CDATA[<p>Un texte satirique de l’universitaire tunisienne Saloua Charfi a hérissé ces chers défenseurs du sacré qui n'en ratent pas une pour se rendre utiles. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/29/saloua-charfi-et-ses-detracteurs-ou-lintolerance-a-lhumour/">Saloua Charfi et ses détracteurs, ou l&rsquo;intolérance à l&rsquo;humour</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>En ce temps de canicule, de déception </em></strong><strong><em>et de tristesse pour l’équipe de Tunisie qui a quitté la Coupe du Monde après trois lourdes défaites</em></strong><strong><em>, les Tunisiens ont dû vivre, en plus, dans une atmosphère d’inquisition qui en dit long sur l’état de fragilité mentale de ses instigateurs !</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ikbal Gharbi </strong>*</p>



<span id="more-19081786"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/Ikbal-Gharbi.jpg" alt="" class="wp-image-8724393" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/Ikbal-Gharbi.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/Ikbal-Gharbi-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/07/Ikbal-Gharbi-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">En effet, lors de la prière du Vendredi Saint, certains imams ont consacré leurs prêches à un statut satirique de l’universitaire tunisienne Saloua Charfi. Ils dénoncent une diffamation, une atteinte au sacré et une profanation d’une figure centrale de l’islam, Aicha Mère des croyants, troisième épouse du Prophète Mohamed (sws).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Syndicat des imams veut même déposer une plainte devant le procureur de la république contre l’universitaire pour blasphème et outrage à la religion.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, nos gestionnaires du sacré et du profane s’érigent en un tribunal inquisitoire en 2026 !</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces défenseurs de la religion ne sont guère outragés par le manque de civisme de leurs fidèles, par les injustices sociales qui laminent le contrat social, par la fraude fiscale qui représente un manque à gagner estimé à 30% du PIB national et qui amputent les ressources des croyants tunisiens, etc. Cela n’est guère révoltant à leurs yeux et ne semble pas contredire les valeurs islamiques, ils préfèrent s’insurger avec virulence contre un statut Facebook au ton satirique !</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le statut de Professeure Charfi relève d’une raillerie légère et d’un amusement personnel qui interpelle nos hypocrisies.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour rappel, un statut facebook est censé être un écrit privé. Il permet d’exprimer des pensées, de partager une humeur, de commenter un événement ou de raconter une journée à des amis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En France, la cour de cassation a tranché. Les propos que chacun publie sur des réseaux sociaux ne sont pas des propos tenus en public et ne sont donc pas susceptibles de faire l’objet de poursuites pour diffamation ou injure publiques.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">La satire poétique faisait trembler les puissants</h2>



<p class="wp-block-paragraph">En outre, aussi paradoxale que cela puisse paraître aujourd’hui, avec la montée des tensions et des fanatismes, le patrimoine culturel musulman est fécond en matière de satire humoristique. Le rire et la dérision ont traversé l’histoire islamique à travers une riche tradition littéraire, prenant des formes diverses allant de la poésie satirique ou d’invective (<em>hija</em>) à la critique sociale et même politique et théologique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La satire poétique (<em>hija</em>) était une arme redoutable qui faisait trembler les puissants, et les <em>maqamats</em> des recueils d’écrits divertissants critiquant souvent les catégories dominantes de la société.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous pouvons citer Al Jahidh qui, dans son <em>Livre des Avares</em> brosse des portraits satiriques d’une grande finesse et une critique acerbe de la société de son époque.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le célèbre Abu Nuwas est connu pour sa poésie bachique, son audace et ses provocations envers les traditions religieuses rigides. Il avait même affiché clairement ses penchants pour les garçons dans des poèmes qui sont de grands classiques de la littérature arabe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le grand soufi Omar Khayyam, célèbre pour ses quatrains, utilise une ironie mordante pour attaquer certains dogmes de la foi populaire. Il a ainsi tourné en dérision les descriptions littérales du châtiment éternel dans l’au-delà telles que relayées par les théologiens de son époque. Mathématicien et astronome, il a dirigé l’observatoire d’Ispahan et conçu le Jalali, un calendrier solaire d’une précision remarquable (mieux ajusté que le calendrier grégorien) afin de corriger la calendrier héjirien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Abou al-Alaa al-Maari,poète et philosophe, était célèbre par sa liberté de pensée et son ironie qui ne recule devant aucune audace. Il recourait à la parodie pour critiquer l’hypocrisie religieuse de ses contemporains.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La tolérance à la critique est un signe de santé mentale</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan psychologique, la tolérance à la critique, à l’humour et à l’ironie est un signe de santé mentale. Plus un esprit est fragile, plus il refuse les questionnements qui dérangent sa quiétude mentale et tend à résoudre rapidement l’incertitude car il n’est pas capable de supporter l’angoisse que celle-ci produit. C’est pourquoi les solutions radicales et les grandes convictions définitives attirent les foules.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le fanatique ne peut supporter le doute et le questionnement : il lui faut, pour tenir debout, des certitudes inébranlables. C’est pourquoi il doit imposer ses convictions, sa Vérité à ceux qui ne pensent pas comme lui. Toute dissidence menace sa sécurité psychique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Paradoxalement, le fanatisme révèle la fragilité et la faiblesse psychique de celui qui s’en fait le héraut. Plus le sentiment d’identité personnelle est faible et confus, plus le sujet est disposé à défendre ses convictions avec violence. Sa violence à l’égard des divergents et des différents dévoile souvent sa vacuité intellectuelle et sa faiblesse intérieure&#8230;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Universitaire.</em></p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="eaev3VZDBc"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/21/ons-jabeur-corps-dathlete-ou-corps-awra/">Ons Jabeur : corps d’athlète ou corps «âwra» ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Ons Jabeur : corps d’athlète ou corps «âwra» ? » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/21/ons-jabeur-corps-dathlete-ou-corps-awra/embed/#?secret=donpmyB7Fs#?secret=eaev3VZDBc" data-secret="eaev3VZDBc" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/29/saloua-charfi-et-ses-detracteurs-ou-lintolerance-a-lhumour/">Saloua Charfi et ses détracteurs, ou l&rsquo;intolérance à l&rsquo;humour</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/29/saloua-charfi-et-ses-detracteurs-ou-lintolerance-a-lhumour/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Chérif Ferjani &#124; De l’humain pluriel aux principes de liberté et de justice</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/24/cherif-ferjani-de-lhumain-pluriel-aux-principes-de-liberte-et-de-justice/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/24/cherif-ferjani-de-lhumain-pluriel-aux-principes-de-liberte-et-de-justice/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Jun 2026 08:00:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[islam]]></category>
		<category><![CDATA[laïcité]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Chérif Ferjani]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Seffahi et Abdellatif Chaouite]]></category>
		<category><![CDATA[Mohsen Ismaïl]]></category>
		<category><![CDATA[Moncef Ben Abdeljelil]]></category>
		<category><![CDATA[religion]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=19031322</guid>

					<description><![CDATA[<p>Hommage à l'enseignant universitaire en sciences politiques Mohamed Chérif Ferjani, penseur du religieux, de l'humain et de la laïcité.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/24/cherif-ferjani-de-lhumain-pluriel-aux-principes-de-liberte-et-de-justice/">Chérif Ferjani | De l’humain pluriel aux principes de liberté et de justice</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Nous reproduisons ci-dessous le texte de l’hommage que l’auteur a rendu à son collègue, enseignant universitaire, chercheur et penseur politique Mohamed Chérif Ferjani, dans le cadre de la Foire du livre à Sousse, le 17 mai 2026, à l’occasion de la sortie de l’ouvrage collectif intitulé ‘‘Le religieux, l’humain et la laïcité’’, des ‘‘Mélanges’’ offerts à Ferjani, réunis par trois de ses collègues, récemment paru aux éditions Nirvana, à Tunis.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Moncef Ben Abdeljelil</strong> *</p>



<span id="more-19031322"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/06/Moncef-Ben-Abdeljelil-2.jpg" alt="" class="wp-image-19031621" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/06/Moncef-Ben-Abdeljelil-2.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/06/Moncef-Ben-Abdeljelil-2-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/06/Moncef-Ben-Abdeljelil-2-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Mes cher-e-s collègues et ami-e-s Permettez -moi de vous remercier toutes et tous pour cette opportunité qui nous permet aujourd’hui et dans cet espace du livre de rendre hommage à un ami commun qui a un parcours académique et humain exceptionnel. Chérif nous réunit aujourd’hui et en ces moments délicieux pour parler de ses qualités humaines certes, comme l’a fait d’ailleurs Si Ben Baya avant moi, mais pour présenter surtout ce livre auquel ont contribué huit collègues dans la partie arabe et trente-quatre dans la partie francophone et magistralement préparé par un collègue et compagnon de longue date, Dr. Mohsen Ismaïl, bien que l’initiative fût prise par feu Mohamed Seffahi et Abdellatif Chaouite qui ont organisé une journée d’hommage à Chérif Ferjani à l’Université Lyon 2, le 20 mars 2025, et à laquelle j’ai participé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je tiens à le rappeler pour instruire les lecteurs qui vont trouver dans ce livre volumineux deux de mes contributions et pourraient ainsi poser des questions. C’est ainsi que ce livre que je vais brièvement présenter illustre une expression de reconnaissance, d’amitié et d’engagement intellectuel envers la personne de Chérif Ferjani.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors venons à cette figure emblématique ! Je souhaiterais l’approcher par ses composantes académiques qui m’auraient donné une idée sur le parcours que ce livre intitulé <em>‘‘Le religieux, l’humain et la laïcité’’</em> illustre amplement. Mohsen Ismaïl qui a choisi ce titre, a bien su formuler le parcours de Chérif.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Habilité à diriger les recherches en 1996, soit moins de dix ans après l’obtention de son doctorat en sciences politiques, de l’Université de Lyon 2, Chérif entame une carrière académique riche et impressionnante. Enseignement mis à part, il encadre au total 11 thèses, dont celle de ma propre fille Racha ; il publie 10 livres qui parcourent les champs de l’islam/le religieux, la laïcité et le politique en rapport aux droits humains. Son dernier livre intitulé <em>‘‘Le Néolibéralisme et la révolution conservatrice’’</em> provoque depuis sa parution un débat de grande envergure parmi les intellectuels de tous bords. Aussi la production de Chérif compte-t-elle plus de soixante-dix (71 recensés dans ces mélanges) articles publiés dans différentes publications scientifiques de renom.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est pour dire que nous sommes en présence de trois formes d’activités académiques : enseignement, encadrement des jeunes, construction de nouvelles perspectives intellectuelles par la publication de livres et l’invitation à repenser <em>«l’établi»</em> à travers les articles qui touchent encore aux mêmes champs d’exploration.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le phénomène religieux face à la modernité</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il me semble ainsi que Chérif a présenté ce que lui a semblé une école qui remet en cause les fondements du phénomène religieux face à la modernité dans toutes ses représentations. Sa réflexion marie magistralement une excellente connaissance des sources arabe et des nouvelles théories des sciences humaines et sociales, d’où son approche sur laquelle je souhaiterais m’attarder.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Philosophe de souche, Chérif s’est attaqué au champ religieux prenant l’islam, le politique et le comparatisme religieux comme perspectives d’investigation. Sa réflexion de philosophe a constitué la trame transversale de sa pensée. Au-delà de celle-ci, si possibilité est, Chérif embarque de plein pied dans la sociologie, dans l’anthropologie, faisant de l’histoire interprétative même un cadre de référence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">A mon humble avis, Chérif s’est formé comme chercheur interdisciplinaire et a continué à s’assumer comme tel. Et ce faisant, il a découvert avec une sagesse irréfutable l’idée de l’humain pluriel, de la construction sociale et idéologique du religieux, l’essence du politique comme jeu des pouvoirs et le fondement de l’homme sur le principe de la liberté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette conviction, si j’avais bien compris mon ami, aurait été consolidée par une excellente réalité que Chérif avait connue : celle de voyager en Asie, en Amérique et à travers le monde arabo-musulman.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les configurations locales des cultures ne se soustrairaient jamais de l’universel. Gaza en fut un excellent exemple puisque la voix de l’humanité contre le sionisme n’a pas tardé de se consolider et de se développer même dans les pays de guerre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La même réalité que nous venons d’évoquer s’est consolidée magistralement par les groupes d’étudiant-e-s et de chercheur-e-s que Chérif a connus : ils sont eux-mêmes de tous pays et cultures, Africains, Asiatiques, Européens et Arabes ; Musulmans, Chrétiens, Juifs, Hindous, gnostiques et agnostiques…</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une pareille expérience aussi riche que variée, aurait donné à notre collègue une vision d’ensemble de ce que l’humain serait dans ses dimensions locale et universelle. Cette situation magnifique d’échange aurait permis à Chérif un <em>«travail de terrain»</em> constant, d’où l’ancrage d’une approche interdisciplinaire dans ses travaux et dans sa vision. Tous ces chercheurs venants d’Afrique, d’Asie, et autres continents, seraient des informants dans le sens anthropologique du terme. L’enrichissement mutuel serait l’un des acquis que le directeur de recherche et le chercheur lui-même développent davantage au fil de leur échange.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce livre, <em>‘‘Le religieux, l’humain et la laïcité’’</em>, contient deux parties. La première évoque les qualités humaines de l’homme, la deuxième s’attaque plutôt à l’aspect académique tant par la revue de ses réflexions que par d’autres considérations sur des problématiques proches ou similaires.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Penser autrement dans les enceintes académiques</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Je me suis intéressé, me concernant, aux débuts de l’islam pour continuer à poser des questions essentielles sur les fondements de la réception de la nouvelle religion, réception qui évolue dans le temps, qui change, et qui interpelle l’historien des idées surtout. Aurais-je dit, peut-être, que tout ne fut que construction à la recherche d’une légitimité et d&rsquo;un pouvoir donc. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Ceci n’est pas loin de ce que Chérif aurait dit aussi, mais je ne cherchais pas à m’aligner sur ses convictions ; j’aurais souhaité soulever des questions que les islamologues imprégnés des sciences humaines et sociales auraient appréciées. </p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est ainsi que ce livre en hommage à Chérif Ferjani regroupe un collège de chercheurs de tous bords pour réfléchir, à l’occasion, sur une thématique féconde et toujours d’actualité, le religieux, l’humain et la laïcité, à laquelle un ami de longue date a dédié toute sa carrière sinon toute sa vie active. Certes, toutes sa vie active, puisqu’il est l’un des rares qui a su résoudre cette grande faille, celle de parler un autre langage et penser autrement dans les enceintes académiques; Chérif tient une seule pensée et un langage unique dans la salle de classe, dans les conférences et en public, sans renoncer pourtant à la qualité scientifique de ses propos.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je trouve, pour toutes ces raisons, que cet hommage est amplement mérité ! Et cette expression de reconnaissance est certainement louable. Merci Chérif pour nous avoir réunis ici et en ces moments ! Merci pour votre engagement académique qui fait plaisir et honneur ! Merci A Si Othman Babba, à Si Hechmi Ben Fredj et à toute l’équipe Perspectives-Al-Amel al-Tunsi pour cette initiative. Merci à Mohsen Isma’il pour avoir dirigé ce livre et réuni ces textes ! Merci à toutes celles et à tous ceux qui sont présents aujourd’hui pour célébrer ce beau livre qui continue à illustrer l’engagement des Editions Nirvana qui a toujours constitué un soutien sans faille. A tous les contributeurs mes souhaits les meilleurs pour la suite. Nous aurions peut-être une autre occasion de lire Chérif à qui je souhaite longue et sereine vie par ces temps de troubles !</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Professeur d’histoire de la pensée islamique ancienne, membre de l’Académie tunisienne des Sciences, des Lettres et des Arts, «Beit al-Hikma».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/24/cherif-ferjani-de-lhumain-pluriel-aux-principes-de-liberte-et-de-justice/">Chérif Ferjani | De l’humain pluriel aux principes de liberté et de justice</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/06/24/cherif-ferjani-de-lhumain-pluriel-aux-principes-de-liberte-et-de-justice/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>1</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le Coran n’a pas totalement interdit la viande de porc</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/31/le-coran-na-pas-totalement-interdit-la-viande-de-porc/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/31/le-coran-na-pas-totalement-interdit-la-viande-de-porc/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 31 May 2026 10:15:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CONSO]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Coran]]></category>
		<category><![CDATA[islam]]></category>
		<category><![CDATA[musulmans]]></category>
		<category><![CDATA[Razika Adnani]]></category>
		<category><![CDATA[viande de porc]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=18840158</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le Coran n’est pas aussi intransigeant sur la consommation de viande porcine, estime l’islamologue algérienne Razika Adnani. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/31/le-coran-na-pas-totalement-interdit-la-viande-de-porc/">Le Coran n’a pas totalement interdit la viande de porc</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le Coran n’est pas aussi intransigeant sur la consommation de viande porcine, estime l’islamologue algérienne Razika Adnani dans une tribune publiée le 28 mai 2026 sur son <a href="https://www.razika-adnani.com/razika-adnani-consommation-de-viande-porcine-le-coran-nest-pas-aussi-intransigeant/?utm_source=mailpoet&amp;utm_medium=email&amp;utm_source_platform=mailpoet&amp;utm_campaign=la-defaite-de-la-pensee-364" target="_blank" rel="noreferrer noopener">blog personnel</a>.</em></strong></p>



<span id="more-18840158"></span>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Le Coran, le livre fondateur de l’islam, cité dans toutes les écoles juridiques islamiques comme première source de législation, n’est pas aussi intransigeant sur la question de la consommation de la viande de porc», </em>affirme l’islamologue connue pour ses lectures à contre-courant du dogmatisme dominant la pensée religieuse dans les pays islamiques. Elle ajoute : <em>«Les quatre versets qui l’évoquent explicitement affirment qu’elle est illicite, mais tous précisent qu’elle est autorisée en cas de nécessité. Ils ont la même position concernant la viande de l’animal qui n’est pas immolé au nom de Dieu, c’est-à-dire qui n’est pas </em>halal<em> en rappelant que Dieu est clément et miséricordieux avec ceux qui sont obligés d’en consommer.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les exégètes qui affirment que le Coran est intransigeant sur l’interdiction de consommation de viande porcine par les musulmans doivent donc relire le texte coranique. Idem pour ceux qui, pendant la pandémie du Covid-19, bien que leur vie fût en danger, se sont interrogés au sujet des vaccins pour savoir s’ils ne comportaient pas de la gélatine de porc. Ainsi que les musulmans qui vivent en Occident et chez qui la question du&nbsp;<em>halal</em>&nbsp;se pose d’une manière persistante. <em>«Beaucoup sont hantés par la peur de consommer ce qui n’est pas autorisé par l’islam. Pour la grande majorité le fait de dire qu’un musulman ou une musulmane peut consommer la viande porcine est en lui-même un blasphème»</em>, fait remarquer Razika Adnani, en citant&nbsp;le verset 185 de la sourate 2, <em>La Vache</em>, qui rappelle aux musulmans que Dieu leur veut la facilité et non la difficulté<em>.</em>&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’islamologue cite, également, dans ce contexte, le verset 5 de la sourate 5, <em>La Table Servie</em>, qui <em>«permet aux musulmans de manger la nourriture des gens du Livre qui sont les juifs et les chrétiens&nbsp;et le porc fait partie de la nourriture de ces derniers.»</em>&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si le Coran n’a pas interdit totalement la consommation de la viande porcine c’est parce qu’il est difficile d’interdire aux gens de manger une bête qui n’a pas été tuée dans les règles de la religion ou le porc <em>«quand trouver quoi manger était pour beaucoup en lui-même un problème.»</em></p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B. </strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/31/le-coran-na-pas-totalement-interdit-la-viande-de-porc/">Le Coran n’a pas totalement interdit la viande de porc</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/31/le-coran-na-pas-totalement-interdit-la-viande-de-porc/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>12</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Donald Trump &#124; Un pacifiste tout feu tout flamme</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/29/donald-trump-un-pacifiste-tout-feu-tout-flamme/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/29/donald-trump-un-pacifiste-tout-feu-tout-flamme/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 29 May 2026 08:23:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Benjamin Netanyahu]]></category>
		<category><![CDATA[Conseil de paix]]></category>
		<category><![CDATA[Donald Trump]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[islam]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=18830859</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le président Donald Trump, ci-devant président du Conseil de paix, laisse aux Iraniens le choix du jour de leur... reddition.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/29/donald-trump-un-pacifiste-tout-feu-tout-flamme/">Donald Trump | Un pacifiste tout feu tout flamme</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le Conseil de paix, la «machine à sous» de Donald Trump, est en hibernation par ces grandes chaleurs. La ferveur pacificatrice du «Père fondateur» est tombée aussi vite que son malin désir de laisser une trace dans l’Histoire. Son attachement à la paix s’est évaporé. Il est allé guerroyer loin de son pays natal, accompagné de son fidèle serviteur et son conseiller en stratégie militaire, Benjamin Netanyahu. Le premier ministre israélien souffle le vent et la «Furie épique» en direction de son maître.&nbsp;Un tandem qui rappelle un autre, de si triste mémoire, Hitler et Mussolini. </em></strong><strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mohsen Redissi *</strong></p>



<span id="more-18830859"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/11/Mohsen-Redissi-2.jpg" alt="" class="wp-image-322884"/></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Le Conseil de paix est un subterfuge avec un vice caché. Le cynisme du président Trump n’a pas d’égal. L’année dernière, il a raté le Nobel de la Paix ; cette fois-ci, il va user de tout son poids pour la prochaine édition. Le Conseil de sécurité des Nations unies lui a décerné un blanc-seing, pourquoi pas une poignée d’académiciens ? Ses sbires vont lui orchestrer une campagnedigne de son rang et de son désir ardent de toucher le gros lot.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Vendredi, samedi ou dimanche</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce ne sont ni les Journées du patrimoine, ni un long week-end, mais des journées d’ascension vers l’au-delà, spécialement choisies par le président américain, ci-devant président du Conseil de paix, qui promettait il y a peu de rayer l’Iran de la carte et d’en finir avec une civilisation vieille de 5000 ans. Ce n’est pas une diversion, son hésitation est le signe du doute sur les capacités militaires américaines à faire plier l’Iran et le pousser à accepter la Pax Americana.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Iran a choisi sa ligne de défense : la riposte du coup par coup sur le champ de bataille et par le verbe sur le tapis vert des pourparlers. La République islamique, qui respire toujours, malgré le déluge de feu qu’elle a essuyé ces derniers mois, reste ferme sur son programme nucléaire. Trump prend le monde entier en témoin pour nous faire croire qu’il offre aux Iraniens une échappatoire. Un temps pour la réflexion et un temps pour la reddition.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Irrespectueux des trois religions monothéistes, mais conscient des exigences confessionnelles, le président américain propose une guerre à choix multiples : vendredi ou samedi ou dimanche. Les musulmans doivent cocher la case du vendredi. Par <em>Allah</em>, le ciel va leur tomber sur la tête, malédiction que Abraracourcix, le chef Gaulois, craignait le plus. Jour du seigneur, jour de prières et de piété chez les Mahométans. Prier dans le silence sans crier <em>Allah Akbar</em>, pour ne pas être pris pour un terroriste.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans sa grande bonté, le président américain a laissé aux Iraniens deux autres cases à cocher, samedi et dimanche, libres à eux de choisir le jour pour se faire livrer par la voie des airs comme par mer et par terre toute sorte d’objets brûlants : bombes, missiles, explosifs… Ils ont l’embarras du choix.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="NsP09TpccW"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/27/liran-bat-trump-a-son-propre-jeu-celui-de-lart-du-deal/">L’Iran bat Trump à son propre jeu, celui de l’art du deal</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’Iran bat Trump à son propre jeu, celui de l’art du deal » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/27/liran-bat-trump-a-son-propre-jeu-celui-de-lart-du-deal/embed/#?secret=g11UJCqv1H#?secret=NsP09TpccW" data-secret="NsP09TpccW" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Souviens-toi du jour du shabbat </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Mêmes minoritaires, entre dix mille et quinze mille individus, les Juifs iraniens font de la résistance. Ils ont préféré rester chez eux en Iran plutôt que d’émigrer vers les Etats-Unis ou Israël comme bon nombre de leurs congénères.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un pays réputé pour son aversion pour Israël, les Juifs iraniens, <em>yahudi</em>, observent leurs traditions, possèdent leurs synagogues, leurs cimetières, leurs restaurants casher, et même une bibliothèque juive. Leurs enfants étudient dans des écoles hébraïques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Juifs iraniens ont un siège à l’Assemblée consultative islamique d’Iran. Chose que beaucoup de gens ignorent, parce que l’information est occultée par des médias au service de l’obscurantisme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le s<em>habbat </em>est un jour d’abstinence chez les juifs, du vendredi soir jusqu’au samedi soir. Ils prennent ainsi le relais aux musulmans. Jour que probablement choisira Trump pour cracher son déluge de feux et de flammes sur l’Iran et gâcher leur quiétude. La mort ne fait pas dans la dentelle. Trump en a voulu autrement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pour qui sonne le glas</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Entre huit cent mille à un million d’Iraniens chrétiens vivent encore sur les terres de leurs ancêtres. Minorité religieuse reconnue sur le plan de la constitution. Les chrétiens disposent de 3 sièges au Parlement iranien. Leur nombre ne cesse de croître dans le pays. Dimanche est le jour du Seigneur, mais ils doivent rester vigilants. Les assises des églises risquent de trembler.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le peuple iranien, avec toutes ses composantes ethniques, religieuses et linguistiques, ne sera épargné ni le vendredi, ni le samedi, ni le dimanche. A quel saint se vouer se demandent les Iraniens ? Le jour où le grand manitou yankee décide de reprendre les bombardements, c&rsquo;est le peuple iranien tout entier qui est visé. L’attaque, annoncée d’avance, ne sera ni une attaque surprise, ni une attaque d’envergure. Les Iraniens ont eu assez de temps pour s’y préparer. Elle va perturber la vie des Iraniens indépendamment de leurs convictions religieuses. Quand les bombes explosent, ou quand les missiles touchent leurs cibles, c’est toute la population iranienne qui est agressée, quelle que soit leur confession ou leur jour de piété.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Fonctionnaire à la retraite.</em></p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="iEfQAwfvfQ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/09/liran-a-tenu-la-fin-de-lere-americaine/">L’Iran a tenu | La fin de l’ère américaine</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’Iran a tenu | La fin de l’ère américaine » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/09/liran-a-tenu-la-fin-de-lere-americaine/embed/#?secret=003Do7jiEM#?secret=iEfQAwfvfQ" data-secret="iEfQAwfvfQ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/29/donald-trump-un-pacifiste-tout-feu-tout-flamme/">Donald Trump | Un pacifiste tout feu tout flamme</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/29/donald-trump-un-pacifiste-tout-feu-tout-flamme/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>3</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Don d’organes en Tunisie &#124; Potentiel énorme, mais besoin de confiance</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/22/don-dorganes-en-tunisie-potentiel-enorme-mais-besoin-de-confiance/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/22/don-dorganes-en-tunisie-potentiel-enorme-mais-besoin-de-confiance/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 22 May 2026 09:42:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[CNPTO]]></category>
		<category><![CDATA[don d’organes]]></category>
		<category><![CDATA[Dr Boutheina Zannad]]></category>
		<category><![CDATA[Dr Christina Sarah Hauser]]></category>
		<category><![CDATA[Dr Maleke Fourati]]></category>
		<category><![CDATA[Dr Mohamed Fourati]]></category>
		<category><![CDATA[islam]]></category>
		<category><![CDATA[trafic d’organes]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=18799233</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le don d’organes sauve des vies, mais en Tunisie, il reste encore insuffisant par rapport aux besoins . </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/22/don-dorganes-en-tunisie-potentiel-enorme-mais-besoin-de-confiance/">Don d’organes en Tunisie | Potentiel énorme, mais besoin de confiance</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le don d’organes sauve des vies, mais en Tunisie, il reste encore insuffisant par rapport aux besoins : à peine 1,5 donneur par million d’habitants. Pourtant, le pays dispose d’un acteur solide, le Centre national pour la promotion de la transplantation d’organes (CNPTO), reconnu en Afrique et dans le monde. Le problème n’est donc pas technique : il est humain, culturel, familial.</em></strong></p>



<span id="more-18799233"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Une étude récente menée par le Dr Boutheina Zannad (CNPTO) et les économistes Dr Maleke Fourati (South Mediterranean University) et Dr Christina Sarah Hauser (Collegio Carlo Alberto) vient d’apporter des réponses concrètes. Menée auprès de plus de 1200 étudiants de la South Mediterranean University à Tunis, elle mesure pour la première fois dans le pays l’impact d’une séance d’information animée par des médecins experts sur la décision de s’inscrire comme donneur d’organes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le résultat est frappant : une seule session d’une demi-heure suffit à doubler le nombre d’étudiants inscrits comme donneurs, dans un pays où seulement 13 000 adultes sont aujourd’hui donneurs inscrits.<br>Pourquoi un tel effet ? Parce que les étudiants ressortent avec des réponses claires à des questions fondamentales : Que dit la loi ? Est-ce que l’islam le permet ? Comment fonctionne réellement la transplantation ? La confiance envers les institutions et particulièrement envers le CNPTO, progresse nettement. La crainte du trafic d’organes recule. Ces effets persistent six mois après l’intervention.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’accord de la famille est souvent nécessaire et décisif  </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Mais l’étude révèle aussi un point décisif : sans l’accord de la famille, les jeunes n’osent pas s’inscrire. En 2023, 58 % des familles tunisiennes sollicitées ont refusé le don d’organes de leur proche. Ce chiffre éclaire le résultat le plus surprenant de l’étude : les jeunes hommes répondent beaucoup plus fortement à la formation que les jeunes femmes, non pas parce que ces dernières sont moins convaincues ou moins altruistes (elles le sont davantage, en réalité), mais parce qu’elles semblent davantage contraintes par l’approbation familiale. Le don d’organes reste, en Tunisie comme dans l’ensemble de la région Mena, un acte collectif qui se décide rarement seul.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette recherche envoie un message simple mais puissant : Informer change les mentalités. Dialoguer en famille change les décisions.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Derrière chaque don, il y a un acte de courage</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’expérience tunisienne montre que, pour faire progresser le don d’organes, il ne suffit pas de changer la loi ou d’adopter des modèles étrangers. Il faut d’abord gagner la confiance du public et encourager les discussions au sein des foyers. C’est là que tout commence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour la co-auteure Dr Maleke Fourati, ce sujet porte aussi une dimension personnelle : il s’inscrit dans l’héritage de son grand-père, le Professeur Mohamed Fourati, qui a réalisé le 15 janvier 1993 la première opération de transplantation cardiaque en Tunisie<sup>. </sup>et dans une grande partie du monde arabe. Un rappel que derrière chaque don, il y a un acte de courage — et souvent, une seconde vie offerte.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/22/don-dorganes-en-tunisie-potentiel-enorme-mais-besoin-de-confiance/">Don d’organes en Tunisie | Potentiel énorme, mais besoin de confiance</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/05/22/don-dorganes-en-tunisie-potentiel-enorme-mais-besoin-de-confiance/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>3</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le pape Léon XIV en Algérie &#124; Programme encadré, enjeux implicites</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/15/le-pape-leon-xiv-en-algerie-programme-encadre-enjeux-implicites/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/15/le-pape-leon-xiv-en-algerie-programme-encadre-enjeux-implicites/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Apr 2026 06:33:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Annaba]]></category>
		<category><![CDATA[christianisme]]></category>
		<category><![CDATA[Hippone]]></category>
		<category><![CDATA[islam]]></category>
		<category><![CDATA[pape Léon XIV]]></category>
		<category><![CDATA[Saint-Augustin]]></category>
		<category><![CDATA[Vatican]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=18637488</guid>

					<description><![CDATA[<p>La visite du pape Léon XIV en Algérie, les 13 et 14 avril 2026, s’inscrit dans un cadre strictement balisé.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/15/le-pape-leon-xiv-en-algerie-programme-encadre-enjeux-implicites/">Le pape Léon XIV en Algérie | Programme encadré, enjeux implicites</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La visite du pape Léon XIV en Algérie, les 13 et 14 avril 2026, s’inscrit dans un cadre strictement balisé. Deux jours, deux villes, deux registres clairement définis. Mais derrière ce programme maîtrisé, se dessine une séquence plus complexe, où diplomatie, mémoire et souveraineté s’entrecroisent, révélant des enjeux qui dépassent largement le seul cadre religieux.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Djamal Guettala&nbsp;</strong></p>



<span id="more-18637488"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Lundi 13 avril, à Alger, tout relève d’un protocole millimétré. Dès son arrivée, le souverain pontife est accueilli par les plus hautes autorités de l’État, dans une mise en scène qui rappelle l’importance accordée à cette visite. Le recueillement au Mémorial des Martyrs inscrit d’emblée le déplacement dans une reconnaissance de l’histoire nationale algérienne, marquée par la lutte pour l’indépendance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La suite du programme confirme cette logique d’encadrement. Entretiens officiels, discours calibrés, échanges institutionnels : chaque moment est pensé pour éviter toute ambiguïté. La visite de la Grande Mosquée d’Alger constitue à cet égard un passage clé. Elle souligne la place centrale de l’islam dans la société algérienne et rappelle que toute ouverture interreligieuse s’inscrit ici dans un cadre défini par l’État.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le message est clair : ouverture, mais sous contrôle. Même l’incident sécuritaire signalé dans la région de Blida, en marge de cette première journée, n’a pas perturbé le déroulé officiel. Il rappelle toutefois que ce type de visite reste un moment sensible, où la stabilité affichée repose sur des équilibres fragiles.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Annaba : la mémoire comme levier</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Mardi 14 avril, le déplacement vers Annaba introduit un changement de ton. Le programme prévoit une visite du site antique de Hippone, suivie d’une messe à la basilique dédiée à Saint Augustin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ici, le Vatican déplace le centre de gravité de la visite. Il ne s’agit plus seulement de dialogue contemporain, mais d’un travail sur la mémoire. En se rendant à Hippone et en célébrant une messe dans un lieu chargé d’histoire, le pape réactive une référence majeure : celle d’une Afrique du Nord qui fut, avant l’islamisation, un foyer intellectuel du christianisme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La figure de Saint Augustin, penseur né en Numidie, devient alors un point d’ancrage stratégique. Elle permet de relier passé et présent, local et universel, dans une mise en récit qui dépasse les frontières nationales. Ce choix, loin d’être anodin, inscrit la visite dans une temporalité longue, où l’histoire est mobilisée comme levier d’influence.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="682" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Pape-Leon-XIV-Alger-1-1024x682.jpg" alt="" class="wp-image-18637523" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Pape-Leon-XIV-Alger-1-1024x682.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Pape-Leon-XIV-Alger-1-300x200.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Pape-Leon-XIV-Alger-1-768x512.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Pape-Leon-XIV-Alger-1-580x387.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Pape-Leon-XIV-Alger-1-860x573.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Pape-Leon-XIV-Alger-1-1160x773.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/04/Pape-Leon-XIV-Alger-1.jpg 1280w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading">Entre souveraineté et récit universel</h2>



<p class="wp-block-paragraph">En respectant scrupuleusement le programme — Alger pour la diplomatie, Annaba pour la mémoire — la visite révèle une double dynamique. D’un côté, une Algérie soucieuse de préserver sa souveraineté et de contrôler les cadres du discours, en veillant à ce que chaque étape reste conforme à ses équilibres politiques et religieux. De l’autre, un Vatican qui investit le terrain symbolique, là où les marges de manœuvre sont plus larges et les effets plus durables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il ne s’agit pas ici de prosélytisme direct, mais d’une stratégie plus subtile. En réactivant certaines références historiques, le Saint-Siège cherche à réinscrire l’Afrique du Nord dans une cartographie spirituelle globale, où le christianisme retrouve des racines anciennes susceptibles d’être mobilisées dans le présent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Brève dans sa durée, la visite du pape Léon XIV n’en est pas moins dense dans ses implications. Elle met en lumière un dialogue feutré, où chaque geste, chaque lieu et chaque symbole participent d’une construction plus large : celle d’un rapport en constante négociation entre souveraineté nationale et récit universel.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/15/le-pape-leon-xiv-en-algerie-programme-encadre-enjeux-implicites/">Le pape Léon XIV en Algérie | Programme encadré, enjeux implicites</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/15/le-pape-leon-xiv-en-algerie-programme-encadre-enjeux-implicites/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>3</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>‘‘Musulmans en Occident’’, loin manipulations et des amalgames  </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/11/musulmans-en-occident-loin-manipulations-et-des-amalgames/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/11/musulmans-en-occident-loin-manipulations-et-des-amalgames/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Feb 2026 07:42:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Cheikh Abobikrine Diop]]></category>
		<category><![CDATA[Cheikh Khaled Bentounès]]></category>
		<category><![CDATA[Chems-Eddine Hafiz]]></category>
		<category><![CDATA[Elisabeth Moreno]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Grande Mosquée de Paris]]></category>
		<category><![CDATA[islam]]></category>
		<category><![CDATA[Jacques Attali]]></category>
		<category><![CDATA[Pr Sadek Beloucif]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=18347980</guid>

					<description><![CDATA[<p>Sortie du livre ‘‘Musulmans en Occident’’. Pratique cultuelle immuable, présence adaptée’’ aux éditions Albouraq à Paris.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/11/musulmans-en-occident-loin-manipulations-et-des-amalgames/">‘‘Musulmans en Occident’’, loin manipulations et des amalgames  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Initiative louable dans ce climat d’inquisition permanente contre tout ce qui a trait à l’Islam en France et en Europe : hier matin, mardi 10 février 2026, à la <a href="https://www.facebook.com/profile.php?id=100064863361141" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Grande Mosquée de Paris</a>, une conférence de presse a été organisée pour la sortie du livre ‘‘Musulmans en Occident’’. Pratique cultuelle immuable, présence adaptée’’ aux éditions Albouraq (Paris, 10 février 2026).</em></strong></p>



<span id="more-18347980"></span>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Face aux manipulations et aux amalgames, face à l’idée qu’on agite d’une incompatibilité&nbsp; entre l’islam et les valeurs des sociétés occidentales, la Grande Mosquée de Paris prend l’initiative d’un dialogue crucial et inédit&nbsp;: les musulmans, ici réunis, réfléchissent à leur place dans les sociétés pluralistes, fidèles à leurs racines spirituelles et conscients des réalités de leur temps&nbsp;; avec eu des voix non musulmanes de la société civile exposent leurs questionnements afin de mieux saisir l’universalité des valeurs de l’islam»</em>, lit-on dans le quatrième de couverture de cet ouvrage de plus de 900 pages.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le recteur Chems-eddine Hafiz présentait l’intention et le contenu de cet ouvrage collectif, fruit de trois années de travail du Groupe de réflexion sur l’adaptation du discours religieux musulman, qui aspire à mieux faire connaître la religion musulmane et sa capacité à s’inscrire harmonieusement dans une société plurielle, un cadre républicain et une citoyenneté volontaire et active.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À ses côtés se trouvaient des membres de ce Groupe de réflexion : Cheikh Khaled Bentounès, guide spirituel de la confrérie Alawiyya, Cheikh Abobikrine Diop, recteur de la mosquée Bilal de Marseille, Cheikh Khaled Larbi, imam de la Grande Mosquée de Paris, François Euvé, rédacteur en chef de la revue <em>‘Études’</em>, et Pr Sadek Beloucif, président du Comité d’éthique et médical de la Grande Mosquée de Paris. D&rsquo;autres membres, comme la ministre Élisabeth Moreno, Jacques Attali ou le père Jean-François Bour, étaient présents pour assister à ce lancement.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/11/musulmans-en-occident-loin-manipulations-et-des-amalgames/">‘‘Musulmans en Occident’’, loin manipulations et des amalgames  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/11/musulmans-en-occident-loin-manipulations-et-des-amalgames/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>‘‘La grande discorde’’ &#124; Sainteté, ambitions, et légitimité, dans l’islam des premiers temps</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/22/la-grande-discorde-saintete-ambitions-et-legitimite-dans-lislam-des-premiers-temps/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/22/la-grande-discorde-saintete-ambitions-et-legitimite-dans-lislam-des-premiers-temps/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 22 Dec 2025 08:52:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Coran]]></category>
		<category><![CDATA[Dr Mounir Hanablia]]></category>
		<category><![CDATA[grande discorde]]></category>
		<category><![CDATA[Hichem Djaït]]></category>
		<category><![CDATA[islam]]></category>
		<category><![CDATA[Khawarij]]></category>
		<category><![CDATA[musulmans]]></category>
		<category><![CDATA[orientalistes]]></category>
		<category><![CDATA[Quraychite]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=18119663</guid>

					<description><![CDATA[<p>La fitna ou discorde aux premières heures de l’islam, traitée avec brio et maestria dans ‘‘La grande discorde’’ du grand historien tunisien Hichem Djaït. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/22/la-grande-discorde-saintete-ambitions-et-legitimite-dans-lislam-des-premiers-temps/">‘‘La grande discorde’’ | Sainteté, ambitions, et légitimité, dans l’islam des premiers temps</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La fitna ou discorde aux premières heures de l’islam, mettant en scène Othmane, Ali et Moawiya, est traitée&nbsp;avec brio et maestria dans ‘‘La grande discorde’’, ouvrage du grand historien tunisien, le regretté Hichem Djaït (éd. Gallimard, col. Bibliothèque des Histoires, Paris 1989, 417 p.), malgré le caractère lacunaire, critiquable et souvent partisan des sources historiques disponibles.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dr Mounir Hanablia</strong> *</p>



<span id="more-18119663"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Il est vrai que les plumes n’avaient commencé à se délier qu’à la fin du Califat des Omeyyades ce qui renvoie les témoignages les moins distants des faits à une cinquantaine d’années. C’est d’autant plus remarquable que l’auteur est arrivé à analyser d’une manière claire les lignes de force économiques, sociologiques, politiques, et culturelles, qui traversaient la société musulmane de l’époque, et qui ont conditionné bien souvent le déroulement des événements.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Naturellement et malgré cela, si cet ouvrage a le mérite de synthétiser un récit bien souvent obscurci par le langage utilisé et les contradictions véhiculés par les différents auteurs traitant du sujet, il n’en demeure pas moins qu’il ne met pas fin à la controverse entourant la signification de ce qu’on ne peut qualifier que de drame ; loin de là.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En tant qu’Historien appartenant à la sphère culturelle musulmane, il s’est fait fort d’essayer de s’opposer d’une manière rationnelle aux opinions dépréciatives&nbsp;des orientalistes dont parmi eux les chrétiens n’ont jamais considéré l’islam que comme un faux message, et&nbsp;les laïcs comme une religion propice à la violence et au fanatisme.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une explosion de fureur</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La tâche, il est vrai n’a pas été aisée et les résultats se sont avérés peu concluants. Fallait-il rechercher à tout prix une quelconque éthique dans cette explosion de fureur ? Le meurtre était en soi un fait grave, en l’occurrence commis par des Egyptiens, des gens venant d’un pays considéré alors plutôt comme périphérique, et dont on ne voit pas quels ressentiments graves ils pouvaient nourrir vis-à-vis d’un pouvoir qu’ils ne subissaient pas directement. La suite nous apprendra que la plupart des responsables contre lesquels on appellera vengeance venaient d’Irak.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est vrai que Othmane avait fauté en introduisant le népotisme pratiqué dans les empires voisins, romain et perse, dans sa gestion de la chose publique au profit de sa propre famille, et tout le monde s’accorde sur cela. Othmane voulait de toute évidence instaurer par rapport à ses deux devanciers la pratique d’un pouvoir de style impérial et il n’a pas hésité à humilier et à infliger des châtiments corporels à ceux qui le critiquent, y compris quelques-uns parmi les Compagnons les plus prestigieux du Prophète.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il s’agissait là du premier acte de violence physique qui de par sa dimension symbolique concomitante ouvrait la voie à bien d’autres. Si les Compagnons destinés au Paradis selon les termes mêmes du Prophète n’étaient plus assurés de l’inviolabilité de leurs personnes, comment celui qui n’avait dû sa nomination à la charge suprême de la communauté des croyants que pour en avoir fait partie, aurait-il pu assurer la sienne propre ? Pour faire bonne mesure il a introduit parmi les bénéficiaires des prébendes des personnages dont l’évocation dans le Coran était accompagnée d’anathèmes.&nbsp;Le fait qu’il ait été obligé de ne pas s’opposer aux mêmes châtiments contre son propre frère utérin, accusé en tant que gouverneur de Koufa d’avoir conduit la prière en état d’ébriété, ne lui a de toute évidence pas racheté les faveurs de l’opinion publique qui compte, celle des Compagnons, dont plusieurs ne lui avaient pas pardonné la compilation du Coran aux dépens de toutes les autres versions en circulation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ou le Calife ignorait que son frère était un saoulard invétéré, ou bien il le savait et estimait néanmoins que l’intérêt de l’islam, assimilé au sien propre, était au-dessus des prescriptions du Coran. A moins évidemment d’envisager qu’à cette époque-là l’interdiction de la boisson n’eût pas été aussi rigoureuse qu’elle le deviendra&nbsp;plus tard ; ou n’eût simplement pas existé si on veut aller jusqu’au bout du raisonnement qu’une telle hypothèse induit relativement à la compilation du Coran.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce faisant à des désaccords politiques s’était surajoutée une dimension religieuse prêtant au conflit un caractère irrévocable que même la disparition de l’une des parties, Ali, n’apaisera&nbsp;pas.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un légitimisme consanguin</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’auteur a argué d’un légitimisme historique relativement à ce dernier. Il eût été plus juste de parler d’un légitimisme consanguin, autrement dit de la résurgence de la vieille <em>«asabiyya»</em> (esprit de clan) arabe initiée par Othmane puisque l’entrée en lice de la veuve du prophète, Aïcha, réclamant le prix du sang du calife assassiné, soutenue par le tandem Talha et Zoubeir, deux apôtres promis au paradis et paradoxalement morts en affrontant d’autres musulmans, allait abattre le premier légitimisme, celui de la précédence de Ali, et baliser la route au second, celui de Moawia, qualifié de politique et aristocratique, autrement dit Quraychite.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est douteux que sans la troïka de la bataille du Chameau, Moawia pût jamais trouver les circonstances favorables dont il allait brillamment profiter pour accéder au sommet du pouvoir. Mais Moawia avait, pendant près de 20 ans, administré le Cham, une région frontalière avec l’empire Byzantin et qui pour vivre constamment sur le pied de guerre bénéficiait des meilleures armées, ainsi que d’un esprit de corps, une conscience collective individualisable depuis l’époque des rois de Ghassane, qu’on pourrait qualifier de proto-nationale, ainsi que l’argent assuré par la conquête de l’Egypte.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à la Mésopotamie, appelée Irak, seule capable de lui faire face,&nbsp;Moawia ne trouvait qu’une ville de Koufa travaillée par le neutralisme de Abou Moussa Al Ashari, et qui avec Basra, fatiguée de la guerre, n’aspirait qu’à jouir des bénéfices de la conquête de l’empire Perse, particulièrement après le massacre de leurs propres enfants, ces précurseurs de Daech, à Nahrawane, par Ali, son adversaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rôle attribué à ceux qui allaient devenir les Khawarij, au début connus comme Qurra&nbsp;ou lecteurs littéralistes du Coran, ne semble pas avoir dépassé celui de l’étincelle, mettant le feu aux poudres. Les Qurra avaient après avoir appelé à l’arbitrage selon le Livre sacré à Siffine, en avaient refusé le résultat.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais si tout le cheminement de l’Historien a eu pour but d’arriver à la conclusion que les terroristes de l’islam, ceux qui ont assassiné Othmane puis Ali au nom d’une exigence, l’application littérale du texte coranique dans l’exercice du pouvoir, en faisant fi du légitimisme historique et du politique aristocratique, n’ont jamais été qu’une minorité combattue et rejetée par l’immense majorité des musulmans, il faut bien constater que contrairement aux thèses soutenues, il n’y a rien eu d’éthique dans la violence meurtrière déchainée, à Siffine, au Chameau, pour l’honneur dans ces deux champs de bataille selon l’auteur puisqu’il n’y avait pas eu d’exactions contre les survivants, ou à Nahrawane, quand le massacre avait eu pour raison la volonté des Khawarij de se battre jusqu’au dernier.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un empire plus arabe que musulman</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Mais au-delà de l’incapacité de Ali de mobiliser ses propres partisans, ou bien celle, atavique, des Compagnons de pérenniser l’œuvre fondatrice par l’élaboration d’institutions qui en dehors de la monarchie eussent assuré la continuation du pouvoir sans heurts, une nécessité que les vicissitudes ayant fait suite à la mort du prophète avaient pleinement révélée, une réalité demeure: c’est bien la conception monarchique du pouvoir de Moawia s’appuyant sur le bloc syrien qui, tout à fait logiquement, a empêché l’empire plus arabe que musulman de s’effondrer, alors même qu’il n’avait pas encore atteint la plénitude de son expansion. Même si la présence simultanée de deux califes autoproclamés, Ali et Moawia, durant deux années, préjugeait&nbsp;du morcellement essentiellement politique qui ne manquerait pas ultérieurement de le frapper.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Médecin de libre pratique.&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;&nbsp;</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>‘‘La Grande Discorde &#8211; Religion et politique dans l&rsquo;Islam des origines’’, Hichem Djaït, Col. Folio/Histoire, Paris 30 octobre 2008, 544 pages.</em></strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ysjjIOsj1N"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/07/histoire-du-coran-de-lislam-de-la-fin-de-la-fin-des-temps-a-celui-des-emirs-du-golfe/">‘‘Histoire du Coran’’ : de l’islam de la fin des temps à celui des émirs du Golfe</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘Histoire du Coran’’ : de l’islam de la fin des temps à celui des émirs du Golfe » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/07/histoire-du-coran-de-lislam-de-la-fin-de-la-fin-des-temps-a-celui-des-emirs-du-golfe/embed/#?secret=TAaCVgdbKc#?secret=ysjjIOsj1N" data-secret="ysjjIOsj1N" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/22/la-grande-discorde-saintete-ambitions-et-legitimite-dans-lislam-des-premiers-temps/">‘‘La grande discorde’’ | Sainteté, ambitions, et légitimité, dans l’islam des premiers temps</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/22/la-grande-discorde-saintete-ambitions-et-legitimite-dans-lislam-des-premiers-temps/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>‘‘L’Algérie, ma mère et moi’’ &#124; Les mots frontières de Smaïn Laacher  </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/13/lalgerie-ma-mere-et-moi-les-mots-frontieres-de-smain-laacher/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/13/lalgerie-ma-mere-et-moi-les-mots-frontieres-de-smain-laacher/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 13 Dec 2025 06:33:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[islam]]></category>
		<category><![CDATA[migration]]></category>
		<category><![CDATA[Smaïn Laacher]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=18082596</guid>

					<description><![CDATA[<p>Dans son livre ‘‘L’Algérie, ma mère et moi’’, Smaïn Laacher revient sur une histoire intime qui résonne bien au-delà de sa seule biographie. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/13/lalgerie-ma-mere-et-moi-les-mots-frontieres-de-smain-laacher/">‘‘L’Algérie, ma mère et moi’’ | Les mots frontières de Smaïn Laacher  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dans son livre ‘‘L’Algérie, ma mère et moi’’ paru le 8 octobre 2025, Smaïn Laacher revient sur une histoire intime qui résonne bien au-delà de sa seule biographie. Tout commence par une phrase de sa mère, répétée au fil des années comme une sentence douce-amère : «La France a mangé mes enfants». Une parole sans colère, sans rancœur, mais traversée d’une immense résignation. Cette phrase incarne à elle seule la déchirure silencieuse qui habite le livre : celle d’une femme restée prisonnière de son Algérie d’avant, et d’un fils devenu homme dans une France républicaine et savante.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Djamal Guettala&nbsp;</strong></p>



<span id="more-18082596"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Laacher grandit dans le bonheur d’une école qui l’intègre et le propulse vers la recherche, mais sa mère, elle, <em>«est restée figée dans l’imaginaire de son pays de naissance»</em>. Entre eux, une distance s’installe, sourde, invisible. <em>«Nous n’habitions plus le même monde»</em>, écrit-il. Le cœur du livre est là : comprendre comment une mère et un fils, liés par l’amour, se retrouvent séparés par les langues, les gestes, les horizons.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’extrait consacré à la mort de la mère est l’une des séquences les plus fortes du récit. Il écrit : <em>«Il est 2 h 30 du matin. Je reçois un SMS de mon frère. Je sais avant de le lire. On ne reçoit pas de texto à 2h30 du matin.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Tout s’arrête. L’annonce n’est pas un choc, mais un basculement. <em>«Voilà, c’est fini, elle ne souffrira plus»</em>, pense-t-il d’abord. Mais la disparition ouvre surtout un gouffre intérieur : <em>«Le voyage dans la vie n’est plus le même. Elle s’est arrêtée, et moi je continue.»</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Une femme empêchée par une vie de labeur</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ces pages de grand dépouillement, Laacher expose la mécanique de ses regrets et de ses remords. Le regret d’avoir pu faire <em>«mieux et plus»</em>. Le remords d’avoir parfois laissé transparaître une forme d’impatience, même d’arrogance savante, face à une femme empêchée par une vie de labeur, les non-dits, l’exil, l’absence de maîtrise de la langue française. Elle répétait : <em>«Je sais pas, je sais pas»</em>, mélange de français approximatif et d’arabe familier. Pour lui, cette phrase devient aujourd’hui le signe d’une humiliation intériorisée : <em>«Vous, vous savez tout ; moi, je ne sais jamais rien.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">La scène des obsèques apporte une dimension presque cinématographique au récit. Le lecteur assiste à ce moment de vérité où les identités religieuses, sociales, culturelles se croisent et se contredisent. L’auteur raconte : <em>«Nous formons un arc de cercle. Nous sommes une petite vingtaine. Pas exclusivement des musulmans.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les rites se confrontent aux gestes spontanés, aux maladresses, aux ignorances. La famille jette des poignées de terre ? Non, ils ne savent pas. Les femmes doivent rester derrière ? Sa sœur s’avance malgré tout. Contre toute attente, l’imam lui fait signe d’approcher, défiant la tradition pour un geste d’humanité simple : permettre à une fille de recouvrir la tombe de sa mère.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un autre moment suspendu surgit lorsqu’un bouquet est déposé sur la tombe – geste rare dans les enterrements musulmans :<em> «Les anciens employeurs de ma mère ont déposé un joli bouquet au pied de sa tombe.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce geste inattendu marque la vie française de cette femme qui n’a jamais tout à fait trouvé sa place, mais dont la présence a profondément touché ceux qui l’ont côtoyée.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un livre pudique, lucide et déchirant</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le livre est traversé d’une question fondamentale : qu’est-ce qui sépare une mère de son fils ? Les langues, les non-dits, l’exil ? Ou bien la lente transformation de l’un qui accède à un monde intellectuel, abstrait, théorique, quand l’autre reste arrimée à la survie, aux gestes simples, à une Algérie idéalisée ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Laacher parle d’un <em>«récit d’ego-sociologie»</em>. Il observe la relation filiale comme un terrain d’enquête, où les émotions sont traitées avec la même rigueur que les phénomènes sociaux. Pourtant, le livre n’est jamais sec. Il reste charnel, tremblé, pudique. On sent, derrière chaque réflexion, un fils qui tente de réparer ce qui ne peut plus l’être.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’un des passages les plus puissants est peut-être celui où il reconnaît, avec une sincérité déchirante : <em>«Sûrement elle avait besoin de moi et moi j’étais à ses yeux un présent-absent.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Toute la force du livre tient dans cet aveu : l’amour était là, mais sans langage commun pour l’exprimer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec <em>‘‘L’Algérie, ma mère et moi’’</em>, Smaïn Laacher livre l’un de ses textes les plus humains. Ce n’est pas seulement l’histoire d’une migration, d’un décalage culturel, d’un fossé linguistique. C’est l’histoire d’une femme qui a traversé la vie en silence, et d’un fils qui tente, après coup, de lui rendre justice par l’écriture.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Smaïn Laacher est sociologue, Professeur émérite à l’université de Strasbourg. Il a été de 1998 à 2014 Juge assesseur représentant le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) à la Cour nationale du droit d’asile (Paris). De 2019 à 2023, il fut président du conseil scientifique de la Délégation Interministérielle à la Lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT (DILCRAH). Il est actuellement directeur de l’Observatoire du fait migratoire et de l’asile de la Fondation Jean-Jaurès. Son dernier ouvrage, ‘‘<em>L’immigration à l’épreuve de la nation’’</em> (éd. L’Aube, 2024).</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/13/lalgerie-ma-mere-et-moi-les-mots-frontieres-de-smain-laacher/">‘‘L’Algérie, ma mère et moi’’ | Les mots frontières de Smaïn Laacher  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/13/lalgerie-ma-mere-et-moi-les-mots-frontieres-de-smain-laacher/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
