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	<title>Archives des Jair Bolsonaro - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Jair Bolsonaro - Kapitalis</title>
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		<title>L’humanité avant et après le coronavirus</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Apr 2020 10:06:43 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L’humanité a connu dans son histoire plusieurs épidémies et pandémies plus dures, plus ravageuses et plus destructrices que celle du coronavirus (Covid-19). Cela ne l’a pas rendue plus juste, plus équitable, plus égalitaire, ou plus humaine. L’après sera-t-il, cette fois, comme l’avant ? Par Adel Zouaoui * Depuis quelque temps, le monde entier ne parle...</p>
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<p><strong><em> L’humanité a connu dans son histoire plusieurs épidémies et pandémies plus dures, plus ravageuses et plus destructrices que celle du coronavirus (Covid-19). Cela ne l’a pas rendue plus  juste, plus équitable, plus égalitaire, ou plus humaine. L’après sera-t-il, cette fois, comme l’avant ?</em></strong></p>



<p> Par <strong>Adel Zouaoui</strong> *</p>



<span id="more-292014"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Adel-Zouaoui.jpg" alt="" class="wp-image-248128"/></figure></div>



<p> Depuis quelque temps, le monde entier ne parle qu’un seul langage, celui du coronavirus. Lequel fait la Une de toute l’actualité à travers la planète. Une  pandémie devenue obsession. Du coup, rien n’a plus d’intérêt pour l’humanité. La frayeur de ce Léviathan invisible balaie tout sur son chemin. Ni la croissance économique, ni le cours du prix de pétrole, ni les relations diplomatiques, ni les conflits, ni les guerres fratricides, ni les vagues d’immigration illégales vers l’Europe n’ont d’importance aux yeux de la communauté internationale. </p>



<p> Tout devient, comme par enchantement, futile, superflu et illusoire. Rien ne vaut nos vies. On se replie, on  se claquemure chez soi, on prend  des distances calculées les uns vis à vis des autres. On se méfie de tous. On devient, à la fois, suspect, victime, coupable, ou criminel. La confusion règne  partout, du dedans comme du dehors. Et pour cause, des chiffres qui donnent froid au dos et qui nous catapultent dans le tourbillon de la peur : 10.000 morts en Italie, plus de 7.000 en Espagne, plus de 1.400 au Royaume-Uni, etc. </p>



<p> Le Titanic est en train de couler dans les abysses de l’inconnu. Ce fâcheux impondérable assombrit nos horizons, compromet nos projets et hypothèque notre avenir. Le corona virus est à l’affût de nous tous, sans distinction aucune. Il nous guette au tournant de chaque rue. C’est comme si la grande faucheuse n’a jamais plané aussi proche au-dessus de nos têtes. </p>



<h3 class="wp-block-heading"> La tergiversation des scientifiques ajoute à la confusion</h3>



<p> La tergiversation de la communauté scientifique sur l’antidote à ce mal ravageur  ajoute de la confusion au désordre ambiant. Pris de court, les scientifiques se divisent, se chamaillent, s’écharpent à propos d’une improbable thérapie, celle liée à l’administration de la chloroquine (médicament antipaludéen qui existe depuis les années soixante). Si d’aucuns dénoncent ses effets toxiques cardiaques, d’autres  pontifient sur son efficacité. À leur tête, un certain Pr. Didier Raoult, célèbre virologue marseillais aux allures d’un Raspoutine, le premier à avoir administré ce médicament à des centaines de contaminés et à vanter ses mérites, comme s’il s’agissait d’une pierre philosophale. Vent debout, il le défend mordicus, et ce, contre l’avis de ses pairs et contre les standards médicaux internationaux. Alors la chloroquine, est-ce un miracle ou un mirage?</p>



<p> Entre-temps et à défaut d’un consensus scientifique clair et précis, on nous enjoint de changer nos habitudes, nos manières, nos façons d’être et à opter pour des gestes qu’on qualifie de barrières tels que tousser ou éternuer dans son coude, ne pas faire la bise, ne pas donner de poignées de mains, ne pas rendre visite à ses proches, etc.</p>



<p> Face aux images d’hécatombe provenant d’Italie et d’Espagne, celles de ces longues enfilades de cercueils, nous sommes nombreux à céder aux sirènes de la peur, de la phobie et de l’hystérie. </p>



<h3 class="wp-block-heading"> Le sauve qui peut, mu par l’instinct de survie</h3>



<p> Et malgré les appels incessants à la solidarité qui fusent de tous bords comme seul rempart  à ce mal inconnu et invisible, c’est le sauve qui peut, mu par l’instinct de survie, qui l’emporte. Près de 650.000 masques envoyés à l’Italie par la Chine ont été dérobés par la République Tchèque, de surcroît avec l’accord des autorités. Un navire chargé d’alcool médical, à destination de la Tunisie, a été détourné vers l’Italie. Ces histoires sont à peine pensables. On se croirait parfois à des époques lointaines et révolues où la pratique  du piratage régnait  en maître absolu. </p>



<p> La  désolidarisation règne désormais à travers le monde, et même au sein  de la communauté européenne. Ce qui augurera d’un mauvais présage. Pour preuve, le refus de l’Allemagne et des pays de la ligue hanséatique (Pays-Bas, Finlande, Irlande et Pays Baltes) de franchir un pas vers plus de solidarité budgétaire envers leurs  voisins sinistrés.</p>



<p> Qu’adviendra-t-il de cette communauté européenne face à ce manque de solidarité, qualifié par Jacques Delors, ancien président de la Commission européenne, de danger mortel pour l’union. Cet édifice sera-t-il encore plus fissuré qu’il est à présent. Le repli occasionné par le confinement sera-t-il aussi celui des identités une fois que le corona se serait évanoui</p>



<p>L’Amérique, quant à elle, sera-t-elle ce qu’elle a toujours été après cette pandémie. Donald Trump, plus préoccupé par la croissance économie que par les vies humaines, subira-t-il un retour de manivelle ? Après avoir refusé le confinement pour son pays, préservera-t-il la même côte de popularité. Pas si sûr. Idem pour Jair Bolsonaro, président du Brésil, qui a emprunté la même voie. </p>



<h3 class="wp-block-heading"> La force de résilience de l’empire du milieu</h3>



<p> Pour ce qui est de la  Chine, elle semble avoir inversé la vapeur. Après avoir été injustement incriminée pour avoir abrité, à Wuhan, le premier foyer du coronavirus, elle devient aujourd’hui le premier fournisseur mondial de masques à protection et d’autres ustensiles de lutte contre le virus. La mauvaise joie de ses concurrents économiques, en l’occurrence les Etats-Unis et l’Union européenne, ayant  espéré sa dégringolade économique, a fait long fait. La force de résilience de l’empire du milieu provient de sa culture ancestrale qui consiste à transformer les défaites en victoires et à retourner la force de l’ennemi contre lui-même.</p>



<p> Pour la Tunisie, déjà en détresse  économique depuis le déclenchement de la Révolution du 14-Janvier 2011 et hyper endettée auprès de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international, elle continuera à naviguer à vue. Cette crise sanitaire obérera encore plus son développement économique et social. Par ailleurs, le coronavirus sera du pain bénit pour sa classe politique en pleine déliquescence, lui permettant de justifier ses échecs précédents et à venir, de cacher son impéritie, et surtout de continuer à fuir de l’avant. </p>



<p> Finalement, cette crise ne sera pas sans conséquence. Le monde ne sera pas ce qu’il est aujourd’hui. Fort probablement, l’Europe sortira affaiblie, de même pour les Etats Unis. Ils perdront de leur superbe et de leur influence. Contrairement, la Chine pourrait se hisser au premier rang mondial. D’autres puissances se verront propulsées au-devant de la scène internationale, en l’occurrence la Corée du Sud, la Russie, la Turquie et peut-être l’Iran. Ce qui est aussi certain c’est que l’empire du milieu constituera l’épicentre du pouvoir dans un nouveau monde. Rien ne sera fait désormais sans la Chine. Un véritable empire économique sans passé colonial, qui progressivement conquerra les marchés des pays du sud et changera la donne internationale. </p>



<p> Quant au monde arabe, il s’éparpillera encore plus dans les méandres de ses alliances et contre-alliances avec les anciennes puissances et celles émergentes. Il s’enlisera fort probablement encore plus dans une  crise au pluriel : politique, économique, sociale et culturelle.</p>



<h3 class="wp-block-heading"> La solidarité universelle, une simple illusion</h3>



<p> Quand à la solidarité universelle, serinée et ressassée à tout bout de champs, elle ne sera qu’une simple illusion. Une fois remis de cette crise, les peuples et les nations renoueront avec leur égoïsme le plus sauvage et le plus excessif. Les riches continueront à s’enrichir et les pauvres, eux, à s’appauvrir encore plus. Force et de souligner que l’humanité a connu de par son histoire plusieurs épidémies et pandémies plus dures, plus ravageuses et plus destructrices que celle du corona, ce qui ne l’a pas rendu plus  juste, plus équitable, plus égalitaire, ou plus humaine. </p>



<p> Tous ces scénarii ne sont en fait que des supputations élaborées au vu de ce qui se passe dans le monde d’aujourd’hui. Mais, par ailleurs ce qui est sûr et certain c’est l’enseignement qu’on pourra tous tirer de ce pandémonium aux allures apocalyptiques, celui de ce énième rappel à propos de l’insoutenable légèreté de nos êtres, de nos existences et  de nos vies. Mais au fait qui s’en souciera.</p>



<p><em>* Sous-directeur chargé de l&rsquo;organisation de manifestations scientifiques à la Cité des sciences de Tunis. </em></p>



<h3 class="wp-block-heading">Articles du même auteur dans Kapitalis : </h3>



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		<title>Brésil : Bolsonaro puéril défie le coronavirus en pensant à sa réélection</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 31 Mar 2020 12:33:27 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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		<category><![CDATA[Jair Bolsonaro]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Populiste de droite, le président du Brésil, Jair Bolsonaro a décidé de défier le Covid-19 en rejetant le confinement pour séduire le petit peuple des favelas, avec en toile de fond la prochaine élection présidentielle de 2022. Par Hassen Zenati Brasilia au temps de la pandémie. Debout sur le trottoir en tenue légère, sans masque,...</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/03/Jair-Bolsorano.jpg" alt="" class="wp-image-291778"/></figure>



<p><strong><em> Populiste de droite, le président du Brésil, Jair Bolsonaro a décidé de défier le Covid-19 en rejetant le confinement pour séduire le petit peuple des favelas, avec en toile de fond la prochaine élection présidentielle de 2022.</em></strong></p>



<p> Par <strong>Hassen Zenati</strong></p>



<span id="more-291773"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/11/Hassen-Zenati-2.jpg" alt="" class="wp-image-253792"/></figure></div>



<p> Brasilia au temps de la pandémie. Debout sur le trottoir en tenue légère, sans masque, le président brésilien Jair Bolsonaro, apparemment détendu, converse avec un marchand des quatre saisons, sans aucune protection lui aussi, déterminé à relever le défi du coronavirus envahissant.</p>



<p> Dialogue surréaliste alors que le pays compte déjà plus de 110 morts et quelque 4.000 personnes infectées. <em>«La mort est là, si Dieu le veut. Mais nous ne pouvons pas rester là à attendre, il y a des craintes car si on ne meurt pas de la maladie, on meurt de faim»</em>, dit le vendeur ambulant, confiant dans la volonté de Dieu. <em>«Tu ne vas pas mourir»,</em> rétorque le président populiste, avant de poursuivre son chemin pour porter son message présidentiel parmi ses partisans dans ce pays de solide tradition chrétienne: le Brésil ne peut pas s’arrêter de travailler malgré la pandémie, les consignes de confinement décrétées par le ministre de la Santé, Luiz Henrique Mandetta, et l’interdiction faite par un tribunal fédéral au gouvernement de diffuser des vidéos allant à l’encontre des restrictions relevant de la compétence des gouverneurs des Etats locaux.</p>



<h3 class="wp-block-heading"> Bolsonaro emboîte le pas à son mentor Trump</h3>



<p> Emboîtant le pas à son mentor du Nord, Donald Trump, président des Etats-Unis, auquel il porte une admiration sans bornes, Jair Bolsonaro, minimise la pandémie, qualifie le Covid-19 de «petite grippe» et ajoute : <em>«Ce confinement, s’il continue ainsi, avec le nombre de personnes qui vont se retrouver au chômage, un peu plus tard, nous allons avoir un très grave problème que nous allons mettre des années à résoudre. Si le Brésil s’arrête, nous devenons le Venezuela</em>».</p>



<p> Rattrapé par les faits, Donald Trump est revenu sur ses positions initiales en autorisant un confinement partiel et des restrictions de déplacement, notamment à New York et Washington, mais pas l’obstiné Jair Bolsonaro, qui continue à tenir tête à ses gouverneurs et à la justice, en dénonçant <em>«l’hystérie»</em> médiatique qui accompagne la mise en garde contre la propagation du virus.</p>



<p><em> «Les autorités de certains États et municipalités doivent renoncer au concept de la terre brûlée : l’interdiction des transports, la fermeture des commerces et le confinement massif. Nous devons maintenir les emplois et préserver l’approvisionnement des familles»</em>, proclame-t-il avec aplomb, s’attirant les foudres d’une grande partie de la classe politique et des gouverneurs des 26 Etats du pays. Il craint, dit-il, que les mesures de fermeture des entreprises, des services publics et des écoles, notamment dans l’État de Sao Paulo, le plus riche du Brésil, ne ruinent le pays. Il soutient en outre contre le consensus des scientifiques que le Brésil est à l’abri de l’épidémie grâce à son climat chaud et à sa population jeune et ajoute, dupliquant des propos tenus par Donald Trump avant lui: <em>«Je suis désolé, certaines personnes vont mourir, c’est la vie. Vous ne pouvez pas arrêter de fabriquer des voitures à cause des accidents de la route».</em></p>



<p> Sur les réseaux sociaux, ses partisans ont partagé une publicité télévisée plus explicite, qui aurait coûté un million de dollars à la présidence : <em>«Pour le vendeur de quartier, pour les propriétaires de commerces dans les centre-ville, pour les employés de maison, pour des millions de Brésiliens, le Brésil ne peut pas s&rsquo;arrêter».</em></p>



<h3 class="wp-block-heading"> L’ultralibéral populiste pense à sa réélection </h3>



<p> Porté au pouvoir en octobre 2018 par une puissante vague évangéliste, Jair Bolsonaro, militaire de profession avant d’embrasser une carrière politique au début des années 1990, n’a jamais caché sa nostalgie pour le régime militaire brésilien (1964-1985), ni son aversion pour les femmes, les homosexuels, les Noirs et les indigènes. Il est le tombeur de l’idole de la gauche brésilienne Lula da Silva, élu président en 2002 et réélu en 2006, avant d’être condamné en 2018 à 12 ans de prison pour corruption et blanchiment d’argent, à la suite d’un procès controversé.</p>



<p> En arrivant au pouvoir, fort de ses 55,13% des voix, contre son rival de gauche Fernando Haddad, Jair Bolsonaro a promis de <em>«changer le destin du Brésil». «Nous ne pouvons plus continuer à flirter avec le socialisme, le communisme, le populisme de gauche»</em>, a-t-il ainsi affirmé dans son discours d’investiture, se déclarant ouvertement ultralibéral. Mais depuis sa popularité a quelque peu décliné et son discours s’est émoussé. Ce qui explique, selon les analystes, sa volonté de se racheter auprès du <em>«peuple des favellas»</em>, ces foyers de misère et de violence, qui enserrent les grandes métropoles brésiliennes, vivant du marché noir et du trafic informel, sans couverture sociale ni médicale, pour lesquels le confinement<em> «c’est la mort».</em></p>



<p> C’est sans doute en pensant à eux et à la prochaine élection présidentielle de 2022, que l’ancien militaire, multiplie de zèle pour demander la levée des restrictions, en endossant le costume du défenseur de ces<em> «petites gens»,</em> face à son rival déclaré, Joao Doria, gouverneur de Sao Paulo, homme d’affaires multimillionnaire, chantre de la libre entreprises, lui aussi, qui s’est donné pour objectif de séduire ces déçus du <em>«bolsonarisme»</em>.</p>
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