<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des Jean-Luc Mélonchon - Kapitalis</title>
	<atom:link href="https://kapitalis.com/tunisie/tag/jean-luc-melonchon/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://kapitalis.com/tunisie/tag/jean-luc-melonchon/</link>
	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
	<lastBuildDate>Fri, 02 Oct 2026 09:04:08 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=7.1.3</generator>

<image>
	<url>https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/cropped-Logo-Kapitalis-32x32.png</url>
	<title>Archives des Jean-Luc Mélonchon - Kapitalis</title>
	<link>https://kapitalis.com/tunisie/tag/jean-luc-melonchon/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Anatomie d’une déchéance doctrinale dans le débat politique en France</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/02/anatomie-dune-decheance-doctrinale-dans-le-debat-politique-en-france/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/02/anatomie-dune-decheance-doctrinale-dans-le-debat-politique-en-france/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 02 Oct 2026 09:04:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[antisémitisme]]></category>
		<category><![CDATA[Dr Abderrahmane Cherfouh]]></category>
		<category><![CDATA[extrême droite]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Luc Mélonchon]]></category>
		<category><![CDATA[Jordan Bardella]]></category>
		<category><![CDATA[juifs]]></category>
		<category><![CDATA[La france insoumise]]></category>
		<category><![CDATA[Marine Le Pen]]></category>
		<category><![CDATA[Mediapart]]></category>
		<category><![CDATA[Rassemblement national]]></category>
		<category><![CDATA[sionistes]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=19736266</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’antisémitisme et le racisme ne sont plus combattus en France comme des absolus moraux et universels, mais instrumentalisés au gré des agendas électoraux.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/02/anatomie-dune-decheance-doctrinale-dans-le-debat-politique-en-france/">Anatomie d’une déchéance doctrinale dans le débat politique en France</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’<a href="https://www.mediapart.fr/journal/politique/011026/ecrits-antisemites-de-jordan-bardella-les-preuves-du-mensonge" target="_blank" rel="noreferrer noopener">enquête de Mediapart</a> sur le passé antisémite attribué à Jordan Bardella et l’indulgence médiatique qui l’entoure mettent en lumière un criant «deux poids, deux mesures». Alors que l’extrême droite bénéficie de l’excuse des «erreurs de jeunesse» et d’un brevet d’honorabilité géopolitique, chaque mot de La France insoumise (LFI) est scruté à la loupe et immédiatement criminalisé.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dr Abderrahmane Cherfouh</strong> *</p>



<span id="more-19736266"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Les révélations fracassantes sur les propos attribués à Jordan Bardella ont immédiatement suscité un tollé et fait les choux gras de la presse internationale. L’enquête publiée par <em>Mediapart</em> repose sur une base solide : connaissant la riposte systématique et les moyens juridiques du Rassemblement national (RN), l’organe d’investigation ne s’aventurerait jamais sur une chaussée aussi glissante sans disposer d’un dossier matériel et technique inattaquable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, dans le paysage politique et médiatique français, ces révélations — aussi graves soient-elles — n’ont provoqué que des réactions mi-figue, mi-raisin. D’un côté, les prises de parole du pouvoir macroniste relèvent d’un calcul évident : instrumentaliser le scandale pour décrédibiliser Bardella et le RN à l’approche des échéances électorales. De l’autre, la réaction d’une partie de l’extrême droite et de ses relais s’avère bien plus édifiante, illustrant jusqu’à l’absurde le principe cynique selon lequel <em>«l’ennemi de mon ennemi est mon ami»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">I. L’extrême droite et la rhétorique de l’absolution</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dès la parution des révélations, le pouvoir exécutif a cherché à occuper le terrain moral. Depuis Madrid, Emmanuel Macron est intervenu publiquement pour qualifier les faits imputés au président du RN : <em>«Les propos qui ont été rapportés sont évidemment gravissimes et inacceptables. Ils appellent à la condamnation la plus extrême. Ce n’est pas la République.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">La riposte du président du RN ne s’est pas faite attendre, déplaçant immédiatement le débat sur le terrain de l’alignement géopolitique pour esquiver le fond de l’enquête : <em>«Après le 7 octobre 2023, j’ai marché dans les rues de Paris et me suis rendu en Israël. Pas lui.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Jordan Bardella, la ligne de défense (hors démenti technique) et les commentaires complaisants reposent sur la temporalité et l’âge. En qualifiant de <em>«bêtise»</em> ou de provocation adolescente des écrits rédigés à l’âge de 17 ans, les commentateurs complaisants évacuent la dimension idéologique structurée d’un individu qui entrait pourtant sciemment dans un parti fondé par des nostalgiques de Vichy. Selon l’enquête, l’extraction technique <em>Messenger</em> d’un compte pseudonyme contient cette déclaration explicite : <em>«Les banques sont toutes détenues par des juifs. Ce sont les sionistes qui sont à la tête des banques. C’est ce qu’ils veulent, un nouvel ordre mondial dominé par Israël, avec bien sûr Jérusalem comme capitale.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à ces preuves matérielles, la direction du parti a orchestré une contre-offensive véhémente. Jordan Bardella a qualifié l’enquête de <em>«guerre totale contre le RN»</em>, évoquant des <em>«faux grossiers»</em>, tandis que Marine Le Pen est venue à son secours en dénonçant une <em>«dinguerie, une folie pure et une barbouzerie»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour l’extrême droite et ses soutiens, l’argument est tout trouvé : un individu peut changer, se normaliser, et les écrits d’un mineur n’engagent pas l’adulte qu’il est devenu. Paul Amar a résumé cet axe de défense médiatique en affirmant : <em>«Publiquement, Jordan Bardella n’a jamais tenu de propos antisémites, à l’inverse de Jean-Marie Le Pen.»</em> Le parallèle est parfois dressé avec le passé vichyste de François Mitterrand pour atténuer la faute. Mais cette analogie est fallacieuse : Mitterrand agissait sous l’Occupation, tandis que Bardella a formulé ses théories du complot en pleine démocratie contemporaine. On assiste ainsi à un silence ou une timidité marquée des pairs à droite et au centre, qui préfèrent s’abriter derrière l’attente d’une décision judiciaire plutôt que de condamner le fond.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="8YOjduW9df"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/01/le-triomphe-annonce-de-le-pen-la-france-joue-avec-le-feu/">Le triomphe annoncé de Le Pen : La France joue avec le feu  </a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le triomphe annoncé de Le Pen : La France joue avec le feu   » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/01/le-triomphe-annonce-de-le-pen-la-france-joue-avec-le-feu/embed/#?secret=YqtslMcWsS#?secret=8YOjduW9df" data-secret="8YOjduW9df" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">II. LFI sous la loupe implacable : l’ère du soupçon permanent</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Si l’extrême droite bénéficie d’un dictionnaire d’excuses où la <em>«bêtise»</em> et la <em>«jeunesse»</em> épongent les dérives, la gauche radicale, elle, évolue sous un régime de surveillance sémantique absolue. Pour les cadres de LFI, aucun droit à l’erreur, aucune approximation et aucun contexte ne sont tolérés par le bloc central et les médias conservateurs. Chaque déclaration est immédiatement essentialisée, extraite pour servir de preuve à un antisémitisme structurel ou à un calcul électoraliste cynique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une pluie de condamnations orchestrée par l’extrême droite s’abat ainsi à la moindre formule émanant de la direction insoumise. Lorsque Mathilde Panot ou Manuel Bompard réaffirment le soutien de leur groupe au peuple palestinien, les cadres du RN mènent la charge sur tous les plateaux télévisés. Marine Le Pen va jusqu’à déclarer publiquement : <em>«La France insoumise est un parti profondément antisémite qui utilise la cause palestinienne pour faire du clientélisme électoral.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Jordan Bardella surenchérit à l’encontre de Mathilde Panot et Manuel Bompard, accusant LFI de nourrir <em>«un climat de haine visant les Français de confession juive»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce traitement clinique et impitoyable s’applique à la moindre phrase. Lorsque Jean-Luc Mélenchon s’en prend à la présidente de l’Assemblée nationale lors de son déplacement au Proche-Orient en déclarant sur X : <em>«Voici la France. Pendant ce temps, madame Braun-Pivet campe à Tel Aviv pour encourager le massacre. Pas au nom du peuple français !»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">La réaction est immédiate, qualifiant l’usage du terme <em>«camper»</em> de sous-entendu antisémite ad hominem. De même, lorsqu’il déclarait sur son blog en juin 2024 que <em>«l’antisémitisme reste résiduel en France»</em>, le leader insoumis tentait d’apporter une nuance sociologique. La machine médiatique a instantanément balayé le reste de son texte pour isoler ce mot. La sentence fut immédiate : des jours de débats télévisés en boucle et une disqualification républicaine. Aucun éditorialiste n’a alors proposé de <em>«mettre cela sur le compte de la bêtise»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce traitement s’applique avec la même violence aux déclarations du député David Guiraud ou de l’eurodéputée Rima Hassan. Quand David Guiraud lance à Tunis : <em>«Le 7 octobre, Israël a inventé des histoires de bébés dans des fours ou de femmes enceintes éventrées.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’extrême droite déclenche une offensive médiatique foudroyante, réclamant des sanctions disciplinaires immédiates. Et lorsque Rima Hassan défend la vision d’un État binational pour que <em>«tous les Palestiniens soient libérés de toutes ces oppressions»</em>, la scène politique majoritaire décrète de manière unilatérale que ses propos cachent une volonté d’éradication d’Israël.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le contraste avec l’affaire Bardella devient alors criant de cynisme. D’un côté, des messages privés exhumés par <em>Mediapart</em> — où le président du RN associe noir sur blanc <em>«les juifs»</em> à un complot bancaire mondial — sont relativisés au nom de l’évolution personnelle. De l’autre côté, la critique politique, même documentée, de la politique d’un gouvernement étranger par des élus de gauche est criminalisée. À droite, le fait matériel est minimisé ; à gauche, l’intention est présumée coupable.</p>



<h2 class="wp-block-heading">III. L’«entente contre nature» et l’asymétrie morale</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La France de 2026 nous offre ainsi le spectacle d’un paysage politique curieux, voire d’une <em>«entente contre nature»</em> : l’idée d’une convergence stratégique entre le sionisme incarné par le gouvernement israélien actuel et l’extrême droite issue de la tradition lepéniste. Si cette alliance peut sembler paradoxale au regard de fondements idéologiques historiquement opposés, l’histoire politique récente démontre que ces deux forces se rejoignent dans un pragmatisme cynique autour d’un ennemi commun désigné : le peuple palestinien à l’étranger, et la population de confession musulmane sur le sol national.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette alliance tactique repose sur des mécanismes bien rodés :</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>&#8211; un ennemi commun :</em></strong> une convergence idéologique axée sur la fixation sécuritaire, le rejet de l’immigration et la stigmatisation du monde arabo-musulman&nbsp;;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>&#8211; un pragmatisme de domestication :</strong> le RN a été, en quelque sorte, dompté et normalisé. Sa direction sait désormais exactement quelles limites ne pas franchir : l’allégeance inconditionnelle à la politique diplomatique israélienne est devenue le passeport de respectabilité indispensable à exhiber dans le débat public français. C’est le sens limpide de la réplique fusante de Jordan Bardella à Emmanuel Macron : <em>«J’étais en Israël, pas lui.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, cette entente reste éminemment fragile et limitée. Fondée sur des calculs d’opportunité électorale et un contexte géopolitique volatil, elle ne survit que tant que dure l’intérêt bien compris des deux parties, laissant affleurer en arrière-plan les antécédents idéologiques jamais véritablement soldés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette indulgence sur mesure face aux dérives de l’extrême droite offre un contraste saisissant avec la permissivité croissante dont bénéficie, par ailleurs, la stigmatisation quotidienne des citoyens de confession ou d’origine musulmane. Tandis qu’une virgule à gauche provoque un tollé national, des déclarations d’une violence inouïe visant les musulmans sont banalisées dans l’indifférence quasi générale. Lorsque le député RN Julien Odoul déclare publiquement sur un plateau de grande écoute : <em>«En France, il n’y a pas de danger pour les femmes avec la religion catholique ou juive, le seul danger pour elles vient de l’islam.»</em> Ou lorsque le député Rassemblement National Laurent Jacobelli affirme : <em>«Il y a une colonisation inversée menée par l’immigration arabo-musulmane sur notre sol.»</em> Aucune tempête politique ne vient interrompre l’antenne, aucune commission de discipline n’est réclamée avec urgence, et aucun brevet de républicanisme ne leur est retiré. Cette bienveillance coupable démontre que dans le débat français actuel, certaines haines sont scrupuleusement blanchies par l’opportunisme politique, tandis que d’autres sont devenues des fonds de commerce électoraux acceptés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En hiérarchisant les indignations et en soumettant les principes républicains aux arbitrages de l’échéance électorale, le débat public s’enferme dans une asymétrie morale destructrice où la valeur d’une cause dépend de sa rentabilité politique.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="HCnevtW8xR"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/17/le-racisme-en-france-ou-la-banalite-du-crime/">Le racisme en France ou la banalité du crime</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le racisme en France ou la banalité du crime » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/17/le-racisme-en-france-ou-la-banalite-du-crime/embed/#?secret=fr9Fncv3jA#?secret=HCnevtW8xR" data-secret="HCnevtW8xR" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Pour ne pas conclure…</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le traitement médiatique de cette affaire agit comme un puissant révélateur de la décomposition du débat public en France. L’antisémitisme et le racisme ne sont plus combattus comme des absolus moraux et universels, mais instrumentalisés au gré des agendas partisans et des nécessités électorales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En acceptant de renvoyer des dérives documentées au rang de simples <em>«bêtises de jeunesse»</em>, une partie des commentateurs prend une responsabilité historique lourde. Non seulement elle valide l’illusion de la dédiabolisation, mais elle brouille délibérément la frontière entre la critique légitime d’une politique gouvernementale et la haine raciale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’honneur de la pensée commande de refuser ces complaisances calculées. L’antisémitisme et l’islamophobie procèdent d’un même rejet de l’Autre, d’une même logique d’assignation qu’aucune posture diplomatique ne saurait racheter. Retrouver une parole forte et audible exige de restaurer une éthique universelle et indivisible : celle qui condamne la haine d’où qu’elle vienne, sans concession, sans calcul et sans double standard.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour mesurer toute la fragilité de la ligne de défense de Jordan Bardella, un précédent judiciaire mérite d’être rappelé : en 2024, lorsque le philosophe Bernard-Henri Lévy l’avait publiquement accusé d’être <em>«certainement antisémite»</em>, le président du RN avait immédiatement déposé plainte pour injure publique avec fracas. Toutefois, quelques jours seulement avant la tenue du procès public — qui aurait donné lieu à un débat contradictoire et à l’examen de son passé —, Jordan Bardella s’est discrètement désisté de sa plainte, évitant ainsi l’épreuve des faits devant la justice.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Médecin algérien, Canada.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/02/anatomie-dune-decheance-doctrinale-dans-le-debat-politique-en-france/">Anatomie d’une déchéance doctrinale dans le débat politique en France</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/02/anatomie-dune-decheance-doctrinale-dans-le-debat-politique-en-france/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>2</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>France &#124; Le décès de Lionel Jospin laisse une gauche déchirée   </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/23/france-le-deces-de-lionel-jospin-laisse-une-gauche-dechiree/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/23/france-le-deces-de-lionel-jospin-laisse-une-gauche-dechiree/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 23 Mar 2026 09:00:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[cohabitation]]></category>
		<category><![CDATA[François Mitterrand]]></category>
		<category><![CDATA[gauche plurielle]]></category>
		<category><![CDATA[Jacques Chirac]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Luc Mélonchon]]></category>
		<category><![CDATA[LFI]]></category>
		<category><![CDATA[Lionel Jospin]]></category>
		<category><![CDATA[municipales]]></category>
		<category><![CDATA[Parti socialiste]]></category>
		<category><![CDATA[union des gauches]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=18509721</guid>

					<description><![CDATA[<p>La mort de Lionel Jospin, l'artisan de l’union de la gauche  en France, résonne dans le contexte des déchirements actuels de la gauche. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/23/france-le-deces-de-lionel-jospin-laisse-une-gauche-dechiree/">France | Le décès de Lionel Jospin laisse une gauche déchirée   </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Lionel Jospin</em></strong><em>, <strong>l’ancien Premier ministre socialiste (1997-2002), artisan de la gauche plurielle, est mort ce lundi 23 mars 2026, à l’âge de 88 ans, a annoncé l’AFP, en citant sa famille. Il était affaibli depuis plusieurs années par la maladie, qui finalement l’aura emporté.</strong></em></p>



<span id="more-18509721"></span>



<p class="wp-block-paragraph">La mort de l’homme de l’union des gauches résonne dans le contexte singulier des déchirements de la gauche au lendemain de l’annonce des résultats des élections municipales sur les alliances qu’elle doit (ou pas) mener, notamment avec le parti de l’ancien dirigeant socialiste et actuel leader de La France Insoumise (LFI), Jean-Luc Mélonchon.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Né en 1937&nbsp;à Meudon, Lionel Jospin a d’abord suivi un parcours d’excellence, passant par Sciences Po Paris puis l’ENA. Sa formation intellectuelle et sa rigueur ont souvent été soulignées, unanimement, à gauche comme à droite. Et lui a permis de marquer profondément le Parti Socialiste sous la direction de François Mitterrand et de devenir une figure majeure du paysage politique français, notamment pendant les cinq années qu’il a passé à la tête du gouvernement. &nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ayant mené le PS à la victoire lors des législatives anticipées de 1997, il est devenu le Premier ministre d’une cohabitation longue et complexe avec la Droite menée par le président Jacques Chirak.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant son mandat, Jospin a mis en place des réformes marquantes comme les 35&nbsp;heures ou le Pacs, tout en bénéficiant d’une conjoncture économique favorable. Il incarnait une forme de socialisme réaliste et rigoureux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sa trajectoire politique s’est brutalement arrêtée au soir du 21&nbsp;avril 2002. Son élimination dès le premier tour de l’élection présidentielle face à Jean-Marie Le Pen a constitué un véritable traumatisme politique, pour lui comme pour la gauche. Sa décision immédiate de se retirer de la vie politique active a été perçue comme un geste de dignité et de responsabilité. Mais avait aussi beaucoup déçu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par la suite, Lionel Jospin est resté une voix écoutée, s’exprimant ponctuellement sur les enjeux de société et la vie de son parti, sans jamais chercher à revenir au premier plan. L’image qu’il laisse est celle d’un homme d’État intègre, droit dans ses bottes, qui aura tenté de concilier conviction et pragmatisme au sommet de l’État.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong> (avec AFP).</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/23/france-le-deces-de-lionel-jospin-laisse-une-gauche-dechiree/">France | Le décès de Lionel Jospin laisse une gauche déchirée   </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/23/france-le-deces-de-lionel-jospin-laisse-une-gauche-dechiree/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>4</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>La France tient-elle aussi son Mohamed Bouazizi ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/28/la-france-tient-elle-aussi-son-mohamed-bouazizi/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/28/la-france-tient-elle-aussi-son-mohamed-bouazizi/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 28 Feb 2026 07:25:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Luc Mélonchon]]></category>
		<category><![CDATA[LFI]]></category>
		<category><![CDATA[Lyon]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Bouazizi]]></category>
		<category><![CDATA[Quentin Deranque]]></category>
		<category><![CDATA[Rima Hassan]]></category>
		<category><![CDATA[Sabrina Sebaihi]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=18416785</guid>

					<description><![CDATA[<p>Deuil national en France après la mort du jeune étudiant Quentin Deranque, suite à son lynchage sur fond d’intolérance politique. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/28/la-france-tient-elle-aussi-son-mohamed-bouazizi/">La France tient-elle aussi son Mohamed Bouazizi ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Lyon, ex-capitale des Gaules. Le temps d’un week-end, l’ancienne Lugdunum est redevenue le centre d’attention du pays actuellement dirigé par le président de la république Emmanuel Macron. En hommage au jeune étudiant Quentin Deranque, mort suite à son lynchage en localité lyonnaise sur fond d’intolérance politique, <a></a>le week-end bleu blanc rouge a été placé sous le signe d’un deuil national pas forcément synonyme de recueillement ni de remise en question.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Jean-Guillaume Lozato &nbsp;</strong></p>



<span id="more-18416785"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Jean-Guillaume-Lozato-3.jpg" alt="" class="wp-image-18336411" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Jean-Guillaume-Lozato-3.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Jean-Guillaume-Lozato-3-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2026/02/Jean-Guillaume-Lozato-3-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Pour commencer, le narratif de l’agression fatale nécessite une mise au point cartographique. Le lieu de l’action est Lyon, deuxième métropole de France. Une aire urbaine étendue sur laquelle se concentre aussi bien des acteurs de l’industrie pétrochimique que des membres de l’activité textile, ou encore des grands groupes liés à l’ingénierie nucléaire. Avec une vie universitaire agitée ces dernières années, à en juger par le harcèlement menaçant s’étant exercé sur le géographe Fabrice Balanche (Université Lyon 2). Car l’on doit composer de nos jours avec des assemblages de plus en plus clivés au niveau territorial et idéologiques, en cette <em>«France des inégalités sociales»</em> pour reprendre la description d’un autre géographe, Christophe Guilluy, auteur de <em>‘‘La France périphérique’’</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un déferlement de sauvagerie</h2>



<p class="wp-block-paragraph">En marge de la venue de la militante LFI et eurodéputée Rima Hassan, figure très controversée du paysage politique français, prévue à l’antenne lyonnaise de Science Po, des affrontements se sont produits entre militants d’extrême gauche et d’extrême droite jeunes pour la plupart.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un déferlement de sauvagerie, s’est dégagée une scène à la violence inouïe. Celle du tabassage en groupe d’un jeune homme franco-péruvien nommé Quentin Deranque. Une vraie exécution au regard de la nature des coups administrés qui ont conduit jusqu’au décès de cet étudiant. Un acte odieux indigne d’une grande démocratie occidentale, réputée berceau des Droits de l’Homme.&nbsp; Une patrie de la Liberté confrontée à une schizophrénie politique incarnée par des personnalités contradictoires&nbsp;: citons, entre autres, l’ancien chef des skinheads du groupe Batskin prénommé Serge et nommé&#8230; Ayoub, patronyme aussi bien judaïsant qu’islamisant&nbsp;; dans le même esprit caméléon, nous retrouvons Jean Messiha, né en Égypte et devenu citoyen français tardivement. Sans compter les idiots utiles venus la gauche donneuse de leçons de tolérance&nbsp;ou du front écologiste : Rima Hassan ou la députée Sabrina Sebaihi affirmant devant les médias français que <em>«L’Algérie est une démocratie»</em>&#8230;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Deux électrodes aux extrémités</h2>



<p class="wp-block-paragraph">En amont, on ne peut évidemment pas euphémiser sur la propension à créer le désordre de la bipolarité FN/LFI (Front national/La France Insoumise). Deux partis posés comme deux électrodes aux extrémités de la ligne politique française. Le temps du très classique positionnement des bornes gauche/droite ou droite/gauche selon les circonstances des quelques épisodes de cohabitation est révolu. Car de la borne fixe servant de balise le tableau de bord est passé à l’électrode qui court-circuite les pensées. L’agora balbutie entre la dialectique et le manichéisme, que ce soit dans les débats ou dans les urnes. Avec une touche de politiquement correct dans les propos, qui de temps à autre jette la confusion plus qu’elle n’aplanit les choses.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le FN, lui, suit sa cure de dédiabolisation entreprise depuis environ dix ans, avec pour résultat une image plus lisse et l’élargissement de son électorat.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En aval comme en arrière-plan, l’autre cheval de Troie est incarné par le <em>«mélenchonisme», </em>par référence à Jean-Luc Melonchon, le tonitruant leader du LFI,qui s’agite et agite. S’agite en vociférant, en vitupérant. Agite la substance inflammable qu’est la crise sociale en y ajoutant des notions d’antisémitisme à peine larvé et de solidarité contre l’islamophobie censées contrer de pseudo-injustices par les partis plus traditionnellement majoritaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Habib Bourguiba avait affirmé qu’il préférait le coca-cola à la vodka, pendant la guerre froide. Les membres dirigeants de LFI devraient s’en inspirer pour réaliser que la majorité des électeurs français ne désirent vivre ni sous l’Union Soviétique ni sous la Charia, et ce quelles que soient leurs origines ou croyances religieuses.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Récupération idéologique tous azimuts</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Si dans un premier temps, la consternation a saisi la plupart des esprits, l’indécence a transparu sur les réseaux sociaux immédiatement après les premiers hommages au défunt. Sur les réseaux sociaux, le lynchage a continué sous sa forme médiatique ; Bruno Gaccio, candidat LFI à Paris, a été l’auteur d’une saillie à la vulgarité impardonnable&nbsp;: <em>«Ses parents ont appris qu’il était mort et qu’il était un gros connard néo-nazi»</em>. Quentin militant identitaire, militant nationaliste… Qu’importe la désignation, l’image qui prévaut est celle du martyr pleuré par ses proches. Inévitablement, une récupération idéologique s’est orchestrée. Quelles seront les conséquences à venir&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans l’immédiat, les circonvolutions abondent, à défaut des vrais dialogues. Un climat propice à entretenir les braises d’une vive contestation envers la légitimité du parti LFI, qui pourrait faire l’objet d’un appel à la dissolution. Ce qui pourrait donner des envies de guerre civile aux mauvais perdants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">N’oublions pas que les attentats sporadiques avaient secoué l’Italie de 1969 à 1980, au cours de la période dite des années de plomb où extrémistes de droite et de gauche se livraient bataille.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Gilets jaunes étant un lointain souvenir, place à présent aux drapeaux rouges et aux chemises brunes. Avec d’une part Jean-Luc Mélenchon l’activeur suivi de ses activistes. Avec d’autre part, à l’autre bout de l’extrémisme décomplexé, le Front national et Reconquête. Au milieu du ring, un punching-ball monté de toutes pièces avec les Républicains et les Centristes. Cette superposition disgracieuse est coordonnée au chaos qui a régné dans la localité lyonnaise, dans cette France où la notion de vivre-ensemble s’apparente à une expression fourre-tout. Plus qu’à un mot-valise, nous sommes confrontés à une formule devenue un mot-poubelle par la faute des Insoumis. Des irresponsables guidés par Mélenchon l’incendiaire, sur lequel la pyromanie pourrait se retourner. Qu’il pense à l’exemple du moine rigoriste Savonarole qui punissait par le bûcher et qui termina ses jours condamné par cette même punition. Et dont l’influence néfaste a fait commettre l’irréparable aux jeunes interpellés pour l’assassinat de Quentin, pourtant majoritairement français(e)s de souche et fils de supposées bonnes familles bien bourgeoises pour quelques-uns. Deux d’entre eux étant carrément inscrits à la France Insoumise.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quentin était pourtant facilement rattachable à l’idée de cette <em>«créolisation»</em> défendue et encouragée par le grand chef des Insoumis, puisque d’origine française paternelle et péruvienne maternelle. Ce qui nous indique qu’à partir d’ici, la rhétorique insoumise s’est engagée dans une impasse. Et qu’après l’échec de l’Homo Sovieticus dans l’ex-URSS, l’Homo Franco-Islamicus espéré selon les desiderata électoralistes de Mélenchon ne verra pas le jour.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est troublant de s’apercevoir que ce désordre se soit passé en pleine période de polémiques, d’appels au cordon sanitaire envers LFI prononcés par Jordan Bardella et de l’affaire Epstein&nbsp; pour laquelle l’ancien ministre de la Culture Jack Lang a été entendu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus localement, les élections municipales lyonnaises imminentes se profilent comme plus passionnantes et plus clivantes que celles qui animeront l’establishment parisien plus feutré. Car la vie parisienne est plus marquée par la boboïsation. Tandis que l’agglomération lyonnaise demeure marquée par un esprit davantage ouvrier porté si besoin sur l’insurrection (la révolte des Canuts avant la Révolution Française), et à la connotation de plus en plus liée à l’immigration. Le roman <em>‘‘Le Gône du Chaaba’’</em>, écrit par le franco-algérien Azzouz Begag, en représente un intéressant témoignage, à l’instar du <em>‘‘Requiem des innocents’’</em> du franco-italien Louis Calaferte).</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’antichambre des joutes présidentielles est en train de se mettre en place. Cette fois-ci, ce ne sera pas le score du FN qui attisera en premier les curiosités, mais bien l’issue qui risque d’être fatale pour le parti de Mélenchon. Ce dernier a toujours joué sur la confrontation extrême, et s’est entouré&nbsp;de personnalité polémiques. Un déclin est prévisible, et l’électorat franco-musulman si courtisé par Mélenchon et ses collaborateurs risque de se détourner à un moment ou à un autre lorsqu’il comprendra la supercherie d’un leader politicard qui plusieurs années auparavant critiquait sévèrement le port du voile islamique, tout comme le faisait la socialiste Ségolène Royal partie récemment en quête de reconnaissance en Algérie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors, à condition que la lassitude ne paralyse pas les jugements, la France pourra redevenir cet espace de cohabitation et de relative tolérance entre communautés. <em>«Les Français se sont fait la guerre entre eux, en fait. C’est nouveau ça»,</em> lance un étudiant franco-marocain sous couvert d’anonymat. Poursuivant, comme pour se justifier&nbsp;: <em>«Les violences cette fois on ne peut pas dire que c’est nous les Maghrébins de banlieue. Et puis Mélenchon et ses amis ils sont hors sujet sur pas mal de trucs»</em>. Cette prise de conscience gagnera-t-elle le reste des électeurs arabo-musulmans dont LFI a exploité la naïveté, ce qui peut s’interpréter comme un manque de respect&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Contrairement à Bouazizi, Deranque ne s’est pas suicidé. Et il n’est pas mort par immolation. C’est son décès qui représente un foyer dont l’incandescence requiert la faculté d’embraser à un moment donné son territoire natal. Oui, la France a trouvé son Bouazizi, Et elle brandit son portrait. Comme il avait été fait pour le vendeur ambulant de fruits et légumes de Sidi Bouzid.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est fort regrettable que cet événement soit survenu un an avant les élections présidentielles. Il est infiniment triste qu’une fois encore le monde de l’enseignement ait servi d’espace scénique, malgré l’avertissement suite à la mort par décapitation de l’enseignant en lycée Samuel Paty. Un passage à un cran au-dessus s’est concrétisé en raison de trois facteurs&nbsp;: jeunesse de la victime&nbsp;; acte non isolé mais collectif&nbsp;; atteinte à l’intégrité de l’enseignement supérieur du fait de l’irresponsabilité partagée de différents manifestants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur ce triptyque instable repose la nation française. Et sur un équilibre fragile repose la ville de Lyon, qui pourrait se révéler comme l’équivalent hexagonal de Sidi Bouzid, du fait de points communs pas forcément évidents mais réels&nbsp;: une localisation au milieu d’un pays avec une certaine excentration, un foyer historique de contestation (l’axe Lyon/Saint-Etienne pourrait être comparé à l’axe Gafsa/Sidi Bouzid), un point de passage vital facile à instrumentaliser en congestionnant volontairement la circulation automobile à des fins de revendications (le tunnel de Fourvières à Lyon, le passage de l’autoroute trans-maghrébine et est-ouest dans la région de Sidi-Bouzid).</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/28/la-france-tient-elle-aussi-son-mohamed-bouazizi/">La France tient-elle aussi son Mohamed Bouazizi ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/28/la-france-tient-elle-aussi-son-mohamed-bouazizi/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>1</slash:comments>
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
