<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des Kais Krissane - Kapitalis</title>
	<atom:link href="https://kapitalis.com/tunisie/tag/kais-krissane/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://kapitalis.com/tunisie/tag/kais-krissane/</link>
	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
	<lastBuildDate>Fri, 21 Oct 2022 11:13:28 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.8.3</generator>

<image>
	<url>https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/cropped-Logo-Kapitalis-32x32.png</url>
	<title>Archives des Kais Krissane - Kapitalis</title>
	<link>https://kapitalis.com/tunisie/tag/kais-krissane/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Témoignage d’un séjour désagréable à Djerba</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/10/21/temoignage-dun-sejour-desagreable-a-djerba/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2022/10/21/temoignage-dun-sejour-desagreable-a-djerba/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 21 Oct 2022 10:56:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CONSO]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Djerba]]></category>
		<category><![CDATA[Houmt-Souk]]></category>
		<category><![CDATA[Kais Krissane]]></category>
		<category><![CDATA[Midoun]]></category>
		<category><![CDATA[tourisme]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=4586631</guid>

					<description><![CDATA[<p>Témoignage d'un Franco-Tunisien à propos d'un récent séjour touristique à Djerba. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/10/21/temoignage-dun-sejour-desagreable-a-djerba/">Témoignage d’un séjour désagréable à Djerba</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’auteur, franco-tunisien, qui a passé récemment un séjour touristique dans l’île de Djerba, a été désagréablement surpris par la qualité douteuse de l’accueil qu’il y a trouvé et a tenu à en témoigner dans cette tribune où nous avons tu sciemment le nom de l’hôtel en question, par charité musulmane.   </em></strong></p>



<p>Par <strong>Kaïs Krissane</strong> *</p>



<span id="more-4586631"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/08/kais-krissane-1.jpg" alt="" class="wp-image-2917565" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/08/kais-krissane-1.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/08/kais-krissane-1-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/08/kais-krissane-1-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure></div>


<p>En préambule de ce témoignage, je voudrais souhaiter tout le meilleur du monde à tous ceux qui travaillent honnêtement dans le secteur du tourisme en Tunisie et qui se battent au quotidien pour sauvegarder leur gagne-pain.</p>



<p>Ensuite, je voudrais dire que ce n’est pas parce que certains professionnels sans moralité usent et abusent par tous les moyens pour arnaquer, en rigolant, les touristes que tout le secteur est pourri, bien au contraire. Cela dit, il y a nécessité d’assainir ce secteur des acteurs de l’informel, qui risquent de mettre en péril sa survie même. Et de toute façon, la force de frappe des réseaux sociaux finira par couler ceux qui ne feront pas cet effort d’assainissement nécessaire. </p>



<p>Dans ce témoignage, je présente quelques unes des raisons pour lesquelles un touriste hésitera avant de mettre les pieds dans les hôtels de Djerba ou d’autres zones touristiques dans notre pays.</p>



<p>Après 17 années d’absence, j’ai eu le plaisir de me rendre en vacancier à Djerba, dans un hôtel dit 4 étoiles, selon le voyagiste.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ZScVoXx0jS"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/09/14/le-tourisme-tunisien-a-t-il-encore-un-avenir/">Le tourisme tunisien a-t-il encore un avenir ?</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le tourisme tunisien a-t-il encore un avenir ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/09/14/le-tourisme-tunisien-a-t-il-encore-un-avenir/embed/#?secret=lOr8L2jzJ5#?secret=ZScVoXx0jS" data-secret="ZScVoXx0jS" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>On a beau dire de Djerba qu’elle est l’une des plus belles îles du monde, il arrive parfois que certains endroits de l&rsquo;île soient vraiment en-dessous du minimum requis en matière d’accueil et qui dégoûtent les clients.</p>



<p>Voici donc pour les hôteliers un bref relevé des griefs relevés et auxquels ils doivent remédier au plus vite, sauf s’ils veulent fermer boutique.</p>



<p><strong>Accueil froid et manque de professionnalisme, en raison d’un personnel sans formation préalable</strong>: à notre arrivée, nous étions deux couples descendus du car à19h. Derrière le comptoir de l’accueil, la jeune femme de corvée nous regarde béatement sans prononcer un seul mot, même pas pour nous dire bonsoir, bienvenue, j’espère que vous avez fait un bon voyage, installez-vous, un verre de bienvenue va vous être servi… Rien.</p>



<p>Elle nous tend des fiches à remplir, on se croirait à la police des frontières. On nous attribue des chambres et l’on constate, peu après, que l’eau dans les chambres n’est pas potable : elle a un certain goût et une certaine odeur insupportables. On imagine l’embarras d’une personne soumise à un traitement strict et qui doit prendre ses médicaments sans risquer d’attraper une dysenterie. Pis encore : aucune information à ce sujet n’est affichée. L’eau est chaude et imbuvable.</p>



<p>Après trois jours, on apprend aussi qu’on peut louer un frigo pour avoir de l’eau en bouteille achetée par nos moyens, moyennant, bien sûr, un supplément, alors que le site web de l’hôtel annonce des chambres avec frigo. C’est encore du vol et, tout le long de notre séjour, des prestations diverses nous sont vendues en euros, les prix n’étant pas affichés en monnaie locale.</p>



<p><strong>Alimentation ne reflétant pas la richesse gastronomique du pays </strong>: <em>«Si tu as des envies de croissants parisiens, ne viens surtout pas en Tunisie»</em> : c’est ma devise de Parisien originaire de Tunisie. Le souci est que l’on s’attendait à un petit-déjeuner local avec comme partout un jus, de la confiture, des boissons naturelles&#8230; Non, ici, les boissons sont chimiques, l’eau fraîche inexistante, le jus d’orange frais payant : 5 dinars les deux petites oranges pressées. C’est honteux, car on avait acheté un séjour soi-disant all inclusive.</p>



<p>Les repas ne sont pas meilleurs&nbsp;et pis encore, il faut faire la queue pour les boissons. Certes, le touriste ne vient pas en Tunisie pour trouver les meilleurs vins, ni les meilleurs apéritifs. Mais, à notre connaissance, l’eau fraîche existe dans notre pays. Bien sûr, celui qui paie un séjour all inclusive ne s’attend pas à un service complet avec apéritifs, vins et divers autres boissons à la demande. Mais de là à devoir quémander les boissons fraîches qui sont carrément rationnées&nbsp;!</p>



<p>Durant deux semaines, les gens mangent le même dessert, melon blanc, provoquant des diarrhées pour certains, car pas assez mûr, pastèque et gâteaux très crémeux contre-indiqués pour un régime sain, d’autant que la température est élevée et que les aliments tournent rapidement.</p>



<p><strong>Mélange douteux des clientèles dans l’hôtel </strong>: coïncidence, habitude de l’hôtel ou exception qui tombe avec notre séjour : plus de 30% de la clientèle est formée de résidents libyens accompagnés de femmes et enfants, avec des usages qui leur sont propres et qui ne conviennent pas au reste de la clientèle européenne, venue pour se reposer et/ou profiter des installations, dans le respect de l’hygiène élémentaire, en particulier en raison de retour du Covid-19.</p>



<p>Certaines clientes se baladent recouvertes de la tête aux pieds d’un voile qui cache leur identité, ce n’est pas rassurant dans un pays dont des hôtels ont été récemment la cible d’attentats.</p>



<p>Ces mêmes clientes se baignent dans la piscine toutes habillées, et personne du staff ne leur explique que cela est contraire aux règles de l’hygiène. De quoi vous passer définitivement l’envie de piquer une tête !</p>



<p>La conséquence est immédiate : pendant que ces dames sont dans l’eau, aucun client venu d’Europe ne se hasarde à se baigner.</p>



<p><strong>Des rues et des routes sales</strong> : en se baladant en ville, que ce soit à Midoun ou Houmt-Souk, et en traversant les routes de l’île et autres endroits visités à dos de dromadaires ou à cheval, on est choqué par la saleté partout : sacs et bouteilles en plastique et divers autres détritus. Le manque de civisme des habitants est horrifiant et on se demande ce que les municipalités font (ou ne font pas) pour remédier à cette honteuse situation.</p>



<p>Ce problème ne relève pas bien sûr de la responsabilité des seules autorités. Car elle est collective et les citoyens doivent apprendre un peu de discipline.</p>



<p><strong>Des plages également sales</strong> : un groupe de 4 à 5 hôtels se partagent des mini-plages privatives. Soit et c’est très bien. Sauf que le chemin à faire, long de 700 mètres, pour atteindre ces plages, est sale. A gauche comme à droite et à l’approche même de la plage, des crottes de cheval et de dromadaire jonchent le sable. Lorsqu’ils ne peuvent les éviter, les clients marchent dessus. Les chameliers et les organisateurs de balades à chevaux doivent être responsabilisés et s’organiser pour assurer le ramassage des crottes de leurs bêtes.</p>



<p>Ayant constaté la présence d’un dépôt de poubelles sur la plage privée de l’hôtel, nous avons signalé ce fait à l’hôtelier. Et qu’a-t-il fait&nbsp;? Au lieu de charger quelqu’un d’enlever les poubelles, il a préféré arracher le panneau indiquant qu’il s’agit de la plage privée de l’hôtel. Il croyait ainsi éviter que le panneau portant l’enseigne de son établissement soit associé aux poubelles.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="RMVKnu8R8T"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/08/13/tunisie-des-touristes-italiens-denoncent-nourriture-crue-et-chambres-sales/">Tunisie -Des touristes italiens dénoncent : «Nourriture crue et chambres sales»</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie -Des touristes italiens dénoncent : «Nourriture crue et chambres sales» » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/08/13/tunisie-des-touristes-italiens-denoncent-nourriture-crue-et-chambres-sales/embed/#?secret=ZBnIu7JkVn#?secret=RMVKnu8R8T" data-secret="RMVKnu8R8T" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>La responsabilité de toutes ces carences est certes collective et partagée. Mais elle incombe surtout aux professionnels et à tous ceux et celles qui vivent, directement ou indirectement, du secteur touristique. Les petits calculs et la recherche du gain immédiat peuvent être couteux à long terme.</p>



<p>La concurrence est certes rude et tout le système est érigé pour tirer le maximum du touriste, ce qui est normal, mais il faut proposer à ce dernier des services conséquents.</p>



<p>Le tourisme, par ailleurs, n’est pas la seule affaire des transporteurs et des hôteliers : il implique de nombreuses catégories professionnelles et sociales, jusqu’au commun des mortels qui fait le rabatteur de la clientèle vers les magasins d’artisanat, en passant par la femme de chambre, l’animateur, le serveur, le chamelier ou le conducteur de la calèche, qui doivent tous être irréprochables. </p>



<p>L’histoire du jeune couple venu en voyage de noce et qui s’est vu exiger le paiement de 750 euros pour une petite sortie en mer a dégénéré en dispute à laquelle ont assisté tous les autres clients de l’hôtel. Cet épisode est à lui seul symptomatique des maux d’un secteur qui ne parvient pas vraiment à se réformer et à améliorer son standing.  </p>



<p><em>* Expert immobilier indépendant, cadre bancaire à la retraite.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/10/21/temoignage-dun-sejour-desagreable-a-djerba/">Témoignage d’un séjour désagréable à Djerba</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2022/10/21/temoignage-dun-sejour-desagreable-a-djerba/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>51</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Les Tunisien(ne)s manquent-ils de politesse ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/08/12/les-tunisiens-manquent-ils-de-politesse/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2022/08/12/les-tunisiens-manquent-ils-de-politesse/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 12 Aug 2022 05:37:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[MEDIA]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Kais Krissane]]></category>
		<category><![CDATA[presse électronique]]></category>
		<category><![CDATA[réseaux sociaux]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=2979870</guid>

					<description><![CDATA[<p>Tapi(e)s derrière un écran, et protégé(e) par l'anonymat, beaucoup de Tunisie(ne)s se découvrent une âme de goujat.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/08/12/les-tunisiens-manquent-ils-de-politesse/">Les Tunisien(ne)s manquent-ils de politesse ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Si on aime vraiment sa patrie, comme le prétendent beaucoup d’internautes tunisien(ne)s dans leurs postes et commentaires, on se garde de manquer de politesse aux autres ou de tenir des propos de goujat. Les citoyens d’un pays qui se respecte doivent être polis, agréables, accueillants, cultivés, tolérants et ouverts au monde.</em></strong> <em>(Illustration: tapi(e)s derrière un écran, et protégé(e) par l&rsquo;anonymat, beaucoup de Tunisie(ne)s se découvrent une âme de goujat).</em> </p>



<p>Par <strong>Kais Krissane</strong> *</p>



<span id="more-2979870"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/08/kais-krissane-1.jpg" alt="" class="wp-image-2917565" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/08/kais-krissane-1.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/08/kais-krissane-1-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/08/kais-krissane-1-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure></div>


<p>En parcourant les postes publiés çà et là sur les réseaux sociaux et les commentaires des articles publiés par la presse électronique pour découvrir les opinions des Tunisien(ne)s sur l’actualité nationale, on remarque trois choses.</p>



<p>D’abord, l’engouement de nombreux internautes pour la politique. On ne sait pas, par contre, si ces lecteurs qui signent généralement par des pseudonymes sont de l’intérieur ou de l’extérieur du pays. Mais on relèvera un grand paradoxe&nbsp;: cet engouement pour la politique sur les réseaux sociaux contraste avec le très fort taux d’abstention lors de rendez-vous électoraux&nbsp;</p>



<p>D’où la seconde remarque&nbsp;: ce sont souvent quasiment les mêmes qui commentent l’actualité avec une grande régularité, en exprimant les mêmes opinions tranchées et définitives, sans objectivité ni nuance. C’est à croire que certains sont missionnés pour le faire.</p>



<p>Troisième remarque&nbsp;: très peu de commentaires sont formulés d’une manière construite et cohérente.</p>



<p>Cependant, ce qui attire le plus l’attention, c’est l’usage inconsidéré d’un vocabulaire qui laisse penser que les intervenants n’ont aucune conscience du poids des mots – souvent vulgaires et grossiers – qu’ils utilisent ou alors, ces derniers sont à l’image des Tunisien(ne)s, dont ils représentent un échantillon représentatif, des Tunisien(ne)s de plus en plus méconnaissables. Si c’est le cas, c’est vraiment triste qu’avec la généralisation de l’enseignement, on en soit arrivés là.</p>



<p>On a souvent honte de lire certains commentaires grossiers, irrespectueux, insultants, voire franchement vulgaires, qui sont d’ailleurs plus nombreux que ceux bien pensés, bien construits et contenant un message. Et dire que les administrateurs et modérateurs des sites électroniques affirment qu’ils censurent beaucoup de commentaires contenant des propos racistes, appelant à la haine et à la violence ou carrément obscènes.</p>



<p>Il est, pourtant, tellement plus agréable et plus édifiant de lire des commentaires argumentés, structurés et polis, même si les idées développées sont excessives et les mots utilisés durs. Donner son opinion sans succomber à la tentation de la vulgarité honore l’auteur, donne de la valeur à son commentaire, suscite les échanges courtois et enrichissants pour tous.</p>



<p>Quand on commente, il faut garder à l’esprit que nos commentaires sont lus par des lecteurs dans le monde entier et donnent une image, bonne ou mauvaise, du niveau du débat dans notre pays, voire de notre pays tout court.</p>



<p>Si on aime vraiment sa patrie, comme le prétendent beaucoup d’internautes tunisiens dans leurs postes et commentaires, on se garde de manquer de politesse aux autres ou de tenir des propos de goujat. Les citoyens d’un pays qui se respecte doivent être polis, agréables, accueillants, cultivés, tolérants et ouverts au monde.</p>



<p>En plus de la modération des commentaires publiés, les administrateurs des pages sur les réseaux sociaux et les éditeurs des journaux électroniques devraient élaborer et suivre une charte déontologique qui exige un minimum de respect et de courtoisie dans les commentaires et interdit formellement les insultes &nbsp;envers les femmes et hommes publics, en plus bien entendu des propos à caractère raciste ou qui appellent à haine et à la violence.&nbsp; La démocratie ne se construit pas par l’anathème, mais par l’échange courtois et instructif.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/08/12/les-tunisiens-manquent-ils-de-politesse/">Les Tunisien(ne)s manquent-ils de politesse ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2022/08/12/les-tunisiens-manquent-ils-de-politesse/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>13</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Tunisie : Que veut dire Saïed par «éloigner les étudiants et chercheurs des calculs politiques» ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/08/10/tunisie-que-veut-dire-saied-par-eloigner-les-etudiants-et-chercheurs-des-calculs-politiques/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2022/08/10/tunisie-que-veut-dire-saied-par-eloigner-les-etudiants-et-chercheurs-des-calculs-politiques/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Aug 2022 06:01:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Conseil supérieur de l’éducation]]></category>
		<category><![CDATA[Kais Krissane]]></category>
		<category><![CDATA[Kais Saied]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=2917478</guid>

					<description><![CDATA[<p>On ne cultive pas l’esprit critique en combattant la politique dans les écoles, les lycées et les universités, au nom d’une supposée pureté de l’enseignement, comme le fait le président Kaïs Saïed.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/08/10/tunisie-que-veut-dire-saied-par-eloigner-les-etudiants-et-chercheurs-des-calculs-politiques/">Tunisie : Que veut dire Saïed par «éloigner les étudiants et chercheurs des calculs politiques» ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em> Le vendredi 5 août 2022, lors de la cérémonie officielle de la Journée du Savoir, Kaïs Saïed a cité la nouvelle constitution approuvée par référendum le 25 juillet 2022 qui prévoit la création d’un Conseil supérieur de l’éducation (CSE). L’occasion m’est donnée d’apporter une réponse au président de la république au sujet du rôle de ce CSE dont le but, dit-il, est d’«éloigner les jeunes, les étudiants et les chercheurs des calculs politiques».</em></strong></p>



<p>Par<strong> Kais Krissane</strong> *</p>



<span id="more-2917478"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/08/kais-krissane-1.jpg" alt="" class="wp-image-2917565" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/08/kais-krissane-1.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/08/kais-krissane-1-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/08/kais-krissane-1-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure></div>


<p>Personne en âge de réfléchir et ayant acquis un <em>«bagage intellectuel»</em> n’est absout d’un minimum de calcul politique, tout comme vous, monsieur le président, lorsque vous étiez étudiant ou enseignant. La culture politique est une ouverture d’esprit. C’est un engagement, et tout engagement, a sa part de calcul politique.</p>



<p>Bien entendu, il faudra que la maturité soit là pour éviter les dérives d’un calcul politicien, auquel cas, le calcul politique a sens noble du terme s’il en est.</p>



<p>Alors, l’objectif de cette instance va à l’encontre de l’éveil d’esprit. Cette vision du CSE, si elle s’appliquait, sera le contraire de la suite de votre déclaration en ce qui concerne <em>«la politisation rampante»</em> dans les lycées et les collèges. Déclaration reprochant (à qui ?) d’avoir commis <em>«l’un des plus graves crimes contre le peuple qui est de vider les esprits de la faculté de penser et de critiquer»,</em> selon vos dires.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Non à la pensée unique</h2>



<p>La politisation n’est pas une action mise en œuvre à l’intérieur des établissements, elle vient des foyers, parce que le peuple est interpellé par la politique et parce que, pour vous paraphraser, <em>«le peuple veut»</em>.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="LriTtSxNNK"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/08/06/kais-saied-la-tunisie-prete-ses-talents-et-ses-cerveaux-aux-autres-pays/">Kaïs Saïed : «La Tunisie prête ses talents et ses cerveaux aux autres pays»  </a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Kaïs Saïed : «La Tunisie prête ses talents et ses cerveaux aux autres pays»   » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/08/06/kais-saied-la-tunisie-prete-ses-talents-et-ses-cerveaux-aux-autres-pays/embed/#?secret=0lrFsA9Sfg#?secret=LriTtSxNNK" data-secret="LriTtSxNNK" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Alors peut-on aller à l’encontre la volonté du peuple&nbsp;? Tous à l’unisson nous disons non. La faculté de penser et de critiquer, oui cela doit toujours exister. Mais cela ne veut pas dire être d’accord avec la pensée unique.</p>



<p>Avoir l’esprit critique, c’est d’ailleurs n’accepter aucune affirmation, qu’elle soit positive ou négative, sans s’interroger sur ses motivations et sa justesse. Et, je pense que la meilleure illustration de l’esprit critique du Tunisien s’est manifestée lors de l’expression référendaire du 25 juillet. Ils sont&nbsp;pour, ils sont contre, ils s’abstiennent&#8230; Même si, pour certains, ils ne comprenaient rien à la nouvelle constitution…&nbsp;</p>



<p>De surcroit, monsieur le président, le Conseil supérieur de l’éducation, un<em> «autre machin»</em> que vous souhaitez mettre en place, suite à la validation de cette constitution qui définirait les contours d’une troisième république, devra avoir la neutralité la plus absolue vis-à-vis du ministre de l’Education et de son collègue de l’Enseignement supérieur&nbsp; et de la Recherche scientifique. Faute de quoi, ce sera un autre millefeuille, qui ne fera que freiner les synergies et alourdir la charge publique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un contre-pouvoir</h2>



<p>Pour profiter de cette occasion qui m’est offerte de faire preuve d’esprit critique, permettez-moi de vous dire, monsieur le président, que le CSE est absolument l’instance qu’il faudra pour créer un contre-pouvoir au mammouth des ministères de tutelle.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="HOBhM3iGCo"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/07/01/une-vision-de-la-reforme-de-lenseignement-en-tunisie/">Une vision de la réforme de l&rsquo;enseignement en Tunisie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Une vision de la réforme de l&rsquo;enseignement en Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/07/01/une-vision-de-la-reforme-de-lenseignement-en-tunisie/embed/#?secret=k52Ug5wUVP#?secret=HOBhM3iGCo" data-secret="HOBhM3iGCo" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Cette instance pourra, entre autres, contrôler la régularité des concours, la légalité de l’attribution des diplômes, dans les écoles publiques et privées, ou l’accompagnement en matière de contentieux dans ce secteur qui a beaucoup perdu de sa crédibilité.</p>



<p>Par ailleurs, cette instance pourrait être chargée de définir les programmes des différents niveaux, les heures de cours, les méthodes pédagogiques pour un apprentissage de haut niveau et adapté aux besoins du pays. Et l’apprentissage comprend l’analyse critique d’un article de loi, fondamentale ou pas, ou d’un article de presse.</p>



<p>Voilà comment on cultive l’esprit critique, non en combattant la politique dans les écoles, les lycées et les universités, au nom d’une supposée pureté de l’enseignement.</p>



<p>&nbsp;Concernant l’égalité des chances, le citoyen jugera sur pièce de l’apport de cette instance.</p>



<p>* <em>Expert immobilier indépendant, cadre bancaire à la retraite.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/08/10/tunisie-que-veut-dire-saied-par-eloigner-les-etudiants-et-chercheurs-des-calculs-politiques/">Tunisie : Que veut dire Saïed par «éloigner les étudiants et chercheurs des calculs politiques» ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2022/08/10/tunisie-que-veut-dire-saied-par-eloigner-les-etudiants-et-chercheurs-des-calculs-politiques/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>3</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Tunisie : le bout du tunnel n’est peut-être pas loin</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/08/06/tunisie-le-bout-du-tunnel-nest-peut-etre-pas-loin/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2022/08/06/tunisie-le-bout-du-tunnel-nest-peut-etre-pas-loin/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 06 Aug 2022 06:22:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ennahdha]]></category>
		<category><![CDATA[Kais Krissane]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=2835740</guid>

					<description><![CDATA[<p>La Tunisie n'est à la recherche d'un équilibre entre le exigences de la construction démocratique et de la relance économique. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/08/06/tunisie-le-bout-du-tunnel-nest-peut-etre-pas-loin/">Tunisie : le bout du tunnel n’est peut-être pas loin</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>En cette période d’incertitude, en Tunisie et dans le monde, il faudrait entamer, aussitôt les législatives du 17 décembre passées, une concertation nationale pour créer un bloc autour du projet sorti des urnes, stabiliser le modèle défendu par le mouvement du 25 juillet et éviter les blocages parlementaires et les mascarades d’Ennahdha qui n’ont que trop duré. </em></strong></p>



<p>Par <strong>Kais Krissane</strong> *</p>



<span id="more-2835740"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/08/Kais-Krissane.jpg" alt="" class="wp-image-2835800" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/08/Kais-Krissane.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/08/Kais-Krissane-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/08/Kais-Krissane-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure></div>


<p>En cette deuxième moitié de l’année 2022, plusieurs événements ont déjà modifié et modifient encore l’ordre international. Les spéculations sur les conséquences de la guerre déjà en cours et d’une autre qui couve en Asie sont nombreuses et ont de fait bouleversé les conditions de la vie humaine principalement dans les pays dépendants.</p>



<p>Les prévisions les plus variées, sur ce qui se passera sur le plan alimentaire, mais aussi climatique et par conséquent politique et social, touchent aussi l’ensemble du monde arabe dépendant des matières premières, en particulier, des céréales ukrainiennes et russes. La Tunisie en fait partie et elle est en première ligne.</p>



<p>Les plus pessimistes des observateurs, comparent la situation de la Tunisie à ce que le Sri-Laka a connu il y a peu de temps. Et cette situation est d’autant plus alarmante que les éléments issus de la consultation référendaire récente risqueraient de compliquer la situation sociopolitique d’une Tunisie à la recherche d&rsquo;une perspective d’équilibre démocratique, et de développement économique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Revenir aux sources des problèmes</h2>



<p>Alors, un retour s’impose à la réalité qui est à l’origine de cette situation intérieure aggravée par des circonstances internationale.</p>



<p>Aussi, pour bien la situer dans un réel équilibre d’analyse, cette perspective décrite comme chaotique par certains, comme moyen de transition vers une voie démocratique par d’autres, devra être présentée par rapport aux conditions qui l’ont précédée, et à plusieurs égards l’ont engendrée. Elle ne date pas du 25 juillet 2021, mais bien avant.</p>



<p>Faut-il rappeler que les situations les plus marquantes de la vie politique en Tunisie sont nombreuses, en particulier, depuis la fin du mandat de transition de la période post révolutionnaire.</p>



<p>Instabilité politique, absence de programmation pour un développement régional, attentats terroristes, attitude islamiste refusant de voter les lois, économie désertée par les investisseurs étrangers, etc. Les évènements sont nombreux. Autant d’ailleurs, que les comportements et les réactions qu’ils ont provoqués chez les partis politiques ayant des représentations nationales. Ces réactions et comportements varient, dans l’action et dans le discours, selon que l’on se place dans la logique d’un jeu multiple sur un terrain unique (l’intérêt démocratique du pays) ou inversement, dans celle de plusieurs terrains (idéologique, sociétal, économique) pour un jeu unique (le pouvoir). La logique des antagonistes n’étant pas la même, les réactions aussi.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="rd2arEQ7x5"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/06/25/matricule-f23-36-10-un-roman-sur-la-revolution-tunisienne-de-2011/">‘‘Matricule F23.36.10’’ : un roman sur la révolution tunisienne de 2011</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘Matricule F23.36.10’’ : un roman sur la révolution tunisienne de 2011 » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/06/25/matricule-f23-36-10-un-roman-sur-la-revolution-tunisienne-de-2011/embed/#?secret=XsFdm7HLNu#?secret=rd2arEQ7x5" data-secret="rd2arEQ7x5" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Dans la perspective qui est celle de la recherche d’une démocratie, les uns prônent le maintien du pouvoir en place, écartant toutes menaces. Les autres défendent la reconquête de l’identité musulmane quitte à voir surgir les jours sombre des attentats. Et d’autres, encore, voient une nécessité dans l’action sécuritaire telle que le pays le vit de temps en temps.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Concrétiser les aspirations du 25 juillet</h2>



<p>Dans tout ceci, quelle est la part de l’incertain, de l’imprévisible qui augmentent au fur à mesure que la crise économique et financière s’accroît?</p>



<p>Quelle est la démarche à entreprendre pour éviter que ce pays ne sombre dans une dérive sociale ravivée par la crise économique qui risque de durer?</p>



<p>Faut-il considérer que le pouvoir actuel n’a que trop duré et qu’il ne retrouvera plus les synergies nécessaires pour une relance de l’économie et sortir le pays de la menace de défaut de paiement sous 40 jours&nbsp;?</p>



<p>Faut-il croire que la situation est encore plus grave et que les libertés et les vies humaines n’ont plus de sens pour une partie de la population?</p>



<p>Faut-il chercher des solutions à la démocratie au moment même où, déontologiquement, certains partis politiques inféodés aux valeurs religieuses nient – dans les faits – l’existence même de la notion d’une démocratie plurielle?</p>



<p>Faut-il garder une fermeté de la part de toutes les femmes et tous les hommes qui aspirent au maintien d’un modèle laïc et se battre pour l’instauration d’une vie démocratique légitimée par les urnes?</p>



<p>Faut-il, enfin, s’affronter au pouvoir en place, autrement-dit renter dans l’incertain et l’imprévisible?</p>



<p>Les questions sont aussi nombreuses que les acteurs politiques, économiques, sociaux et culturels, qui existent dans le pays.</p>



<p>En cette période d’incertitude, sur les plans national et international, ne faudrait-il pas entamer, aussitôt les législatives du 17 décembre passées, une concertation nationale pour créer un bloc autour du projet sorti des urnes, stabiliser le modèle défendu par le mouvement du 25 juillet et éviter les blocages parlementaires et les mascarades d’Ennahdha qui n’ont que trop duré&nbsp;?</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les priorités et les urgences</h2>



<p>L’apprentissage démocratique est en marche et c’est une bonne chose. Les modèles occidentaux, s’il en est, sont tous passés par des hauts et des bas. Nul régime n’est sorti de la poche d’un élu, tous avaient flirté avec l’autoritarisme, le parlementarisme, le présidentialisme et ce jusqu’à trouver un équilibre.</p>



<p>La Tunisie est d’ailleurs à la recherche de cet équilibre et elle y parviendra. La seule condition, est d’écarter ceux formant un blocage et qui ne veulent pas jouer le jeu. Car, la priorité, l’urgence pour le pays est de :</p>



<p>1- donner confiance aux institutions internationales pour leur soutien financier, autrement il abordera 2023 en très grande difficulté;</p>



<p>2- rassurer les partenaires étrangers pour plus d’investissements extérieurs, le seul chemin pour relancer l’économie et créer des emplois;</p>



<p>3- abandonner l‘idée de toujours voir le secteur public comme pourvoyeur d’emplois, car la charge publique est trop forte;</p>



<p>4- revoir les conditions du taux directeur au niveau de la Banque centrale et des banques pour encourager le financement des porteurs de projets, diplômés ou pas;</p>



<p>5- imaginer une nouvelle génération de microcrédits encourageant la création de microprojets de proximité, notamment ceux portés par les femmes rurales pour sortir les campagnes de la misère;</p>



<p>6- promouvoir tous les projets, petits ou grands, liés à l’eau pour ne pas perdre l’héritage séculaires des oasis et garantir la pérennité de l’agriculture et la sécurité alimentaire;</p>



<p>7- relancer les projets liés à l’énergie, aux infrastructures structurantes (aéroports, ports, routes, transport, etc.), condition sine quoi non pour relancer l’économie…</p>



<p>Il y a certainement d’autres urgences que nos décideurs devraient identifier, chacun dans son domaine, mais pas seulement. Ils devraient aussi réfléchir aux moyens de les mettre en œuvre dans l’urgence. Expert immobilier indépendant. </p>



<p><em>* Cadre bancaire à la retraite.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/08/06/tunisie-le-bout-du-tunnel-nest-peut-etre-pas-loin/">Tunisie : le bout du tunnel n’est peut-être pas loin</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2022/08/06/tunisie-le-bout-du-tunnel-nest-peut-etre-pas-loin/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>8</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>‘‘Matricule F23.36.10’’ : un roman sur la révolution tunisienne de 2011</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2021/06/25/matricule-f23-36-10-un-roman-sur-la-revolution-tunisienne-de-2011/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2021/06/25/matricule-f23-36-10-un-roman-sur-la-revolution-tunisienne-de-2011/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 25 Jun 2021 09:28:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Kais Krissane]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Bouazizi]]></category>
		<category><![CDATA[Révolution tunisienne]]></category>
		<category><![CDATA[Sidi Bouzid]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://kapitalis.com/tunisie/?p=354029</guid>

					<description><![CDATA[<p>C’est sur un fond de manœuvres géostratégiques que la révolution tunisienne de 2011 a éclaté, faisant tomber, comme un château de cartes, plusieurs régimes autoritaires dans le monde arabe. C’est la trame du troisième roman publié par le Tuniso-français Kais Krissane ‘‘Matricule F23.36.10’’, récemment paru aux éditions Publiwiz, à Paris. Deux années avant la chute...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/06/25/matricule-f23-36-10-un-roman-sur-la-revolution-tunisienne-de-2011/">‘‘Matricule F23.36.10’’ : un roman sur la révolution tunisienne de 2011</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/06/Kais-Krissane-1.jpg" alt="" class="wp-image-354031"/></figure></div>



<p><strong><em>C’est sur un fond de manœuvres géostratégiques que la révolution tunisienne de 2011 a éclaté, faisant tomber, comme un château de cartes, plusieurs régimes autoritaires dans le monde arabe. C’est la trame du troisième roman publié par le Tuniso-français Kais Krissane ‘‘Matricule F23.36.10’’, récemment paru aux éditions Publiwiz, à Paris.</em></strong></p>



<span id="more-354029"></span>



<p>Deux années avant la chute du président Ben Ali, en janvier 2011, deux plans visant son éloignement du pouvoir étaient sur la table. L’un américain, l’autre saoudien. Les Américains voulaient changer de régime en préparant une relève en souplesse. Les Saoudiens, eux, agissaient depuis longtemps pour créer la déstabilisation de l’intérieur et installer leurs protégés islamistes réfugiés à Londres.</p>



<p>Forts du soutien de leur plan par la Maison blanche de G.W. Bush, les Wahhabites saoudiens recrutaient à travers les réseaux d’internet des candidats au jihad pour faire libérer la Tunisie et y installer un califat. Ils enrôlèrent de nombreux jeunes dont Kenza, fille d’une famille d’intellectuels français vivant dans un quartier de la Tour Maubourg à Paris. Ils devaient aller combattre pour une place au paradis, promise par les salafistes.</p>



<p>Jalel, jeune facteur en France, de retour en Tunisie, va témoigner de ce qu’il apprendra des pires attentats criminels commis pour déstabiliser l’appareil du régime de Ben Ali. Le plus atroce, commandité par les islamistes wahhabites, fut perpétré par Kenza la Parisienne contre un gouverneur. Elle s’est fait exploser et mourut parmi les victimes.</p>



<p>Et si toute l’histoire du marchand ambulant Mohamed Bouazizi de Sidi Bouzid, qui s’immola par le feu, le 17 décembre 2010, et déclencha la révolution tunisienne, le 14 janvier 2011, n’était, au-delà de l’aspect dramatique de l’opération, qu’un alibi pour déclencher un remue-ménage permettant de redessiner la carte de la région ?</p>



<p>Né en Tunisie, Kais Krissane est diplômé de l’Université Paris-Sorbonne. Après des années en exercice libéral, il rejoint en 2008 une filiale foncière d’un groupe bancaire pour s’occuper d’opérations immobilières. ‘‘Matricule F23.36.10 : Je veux ma place au paradis’’ est son 3e roman.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/06/25/matricule-f23-36-10-un-roman-sur-la-revolution-tunisienne-de-2011/">‘‘Matricule F23.36.10’’ : un roman sur la révolution tunisienne de 2011</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2021/06/25/matricule-f23-36-10-un-roman-sur-la-revolution-tunisienne-de-2011/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
