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	<title>Archives des Khemais Chammari - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Khemais Chammari - Kapitalis</title>
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		<title>UGTT &#124; Du tournant historique de 1978 à l’impasse bureaucratique de 2026</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 27 Jan 2026 10:23:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[26 janvier 1978]]></category>
		<category><![CDATA[grève générale]]></category>
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		<category><![CDATA[UGTT]]></category>
		<category><![CDATA[Zine El-Abidine Ben Ali]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Espérons que le congrès de l'UGTT prévu en mars 2026 soit un véritable tournant démocratique de la centrale syndicale.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/27/ugtt-du-tournant-historique-de-1978-a-limpasse-bureaucratique-de-2026/">UGTT | Du tournant historique de 1978 à l’impasse bureaucratique de 2026</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Aujourd’hui plus que jamais, l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) doit choisir : l’autonomie réelle et le conflit social assumé, ou l’effacement progressif. Entre le tournant historique du 26 janvier 1978 et l’impasse du 21 janvier 2026, la centrale syndicale donne à voir une transformation profonde de son rapport à la mobilisation, au pouvoir et à elle-même. Le prochain congrès de mars 2026 sera-t-il capable de tourner la page ?</em></strong> <em>(Ph. Marche de l&rsquo;UGTT à Tunis le 21 août 2025). </em></p>



<p><strong>Moncef Ben Slimane *</strong></p>



<span id="more-18293613"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/12/Moncef-Ben-Slimane.jpg" alt="" class="wp-image-374492"/></figure>
</div>


<p>Le 26 janvier 1978 demeure l’un des épisodes les plus symboliques de l’histoire sociale et politique de notre pays. Cette date correspond à la première grève générale nationale déclenchée par l’UGTT, annonçant une rupture ouverte avec le pouvoir destourien.</p>



<p>Rappelons qu’à la fin des années 1970, la politique économique libérale menée par le gouvernement de Hédi Nouira provoqua une nette détérioration du pouvoir d’achat et accentua les inégalités entre ceux qui ont profité du climat affairiste et ceux en qui ont payé les conséquences sociales.</p>



<p>Face à l’échec des négociations salariales et aux pressions croissantes exercées sur ses militants et ses structures, l’UGTT décida alors de recourir à la grève générale.</p>



<p>Les semaines qui précèdent le 26 janvier 1978, date de la grève, voient le pouvoir mobiliser tous ses moyens contre la centrale syndicale. Des attaques de commandos appartenant à la milice du Parti socialiste destourien (PSD) sont lancées contre les locaux des Unions régionales : comme à Tozeur le 20 janvier, à Sousse le 21 et à Zaghouan le même jour.</p>



<p>Le 20 janvier, le Comité central du PSD adopte une résolution qui constitue une véritable déclaration de guerre à la liberté syndicale. Le texte est sans ambiguïté : le PSD et le gouvernement posent un ultimatum à l’UGTT, sommée de<em> «purger ses rangs»</em> de plusieurs dizaines de responsables jugés indésirables par les autorités.</p>



<p>Sur le plan médiatique, les journaux <em>La Presse</em> et <em>Al Amal</em> des mercredi 25 et jeudi 26 janvier 1978 publient des articles incendiaires. La radio et la télévision multiplient les appels aux militants du PSD <em>«afin qu’ils descendent dans la rue et brisent par tous les moyens la grève»</em>.</p>



<p>Pour que les choses soient parfaitement claires, les médias précisent à l’intention de ces <em>«</em><em>militants du parti</em><em>»</em> que <em>«la police sera, le 26 janvier, à leur disposition pour les aider à briser ce mouvement insurrectionnel qui vise à détruire le régime et à s’emparer du pouvoir»</em>.</p>



<p>Dès l’après-midi du 25 janvier, le siège de la rue Mohamed Ali est encerclé par des forces de police lourdement armées. Près de 200 dirigeants et responsables syndicaux, retranchés à l’intérieur, sont empêchés de sortir jusqu’à l’aube du 27 janvier, moment où ils sont tous arrêtés et conduits dans les locaux du ministère de l’Intérieur.</p>



<p>L’état d’urgence est proclamé le jour même. Il restera en vigueur jusqu’au 20 mars 1978.</p>



<p>Le secrétaire général de l’UGTT, Habib Achour, est arrêté le 28 janvier, tout comme 240 responsables et dirigeants syndicaux.</p>



<p>Le 2 février, des éléments exclus de l’UGTT depuis plusieurs années pour certains, et pour d’autres n’y ayant jamais appartenu, se réunissent avec Tijani Abid, seul <em>«</em><em>rescapé</em><em>»</em>&nbsp; du Bureau exécutif (BE), qui a trahi son organisation. Ils proclament la mise en place d’un <em>«</em><em>BE provisoire</em><em>»</em>.</p>



<p>Le 25 février est organisé un <em>«</em><em>Congrès</em><em>»</em> dont les travaux ne durent, en tout et pour tout, que trois heures. Tijani Abid est alors élu secrétaire général.</p>



<p>La répression ne connaît pas de répit. Les grandes villes du pays sont paralysées. Les forces de sécurité, sous la direction de Zine El-Abidine Ben Ali, ainsi que les milices du PSD sous celle Mohamed Sayah, sont massivement engagées. Les affrontements se multiplient. Les tirs à balles réelles font près de 400 morts et plus de 2 500 blessés.</p>



<p>Si la grève générale du 26 janvier 1978 est violemment réprimée, ses conséquences politiques sont considérables. Elle impose durablement la question de l’autonomie syndicale au cœur du débat national et annonce les grandes mobilisations sociales qui secoueront la Tunisie, plus tard en 1986, et jusqu’à nos jours.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La résistance des «légitimes» face à «l’UGTT officielle»</h2>



<p>La grève générale du 26 janvier 1978 s’inscrit profondément dans la mémoire collective comme la date de la rupture entre le pouvoir et le mouvement syndical. Elle rappelle, à une échelle plus large, le 5 février 1972 et la lutte de l’Union générale des étudiants tunisiens (Uget) pour son autonomie. Officiellement, après le parachutage de Tijani Abid à la tête de l’UGTT, le calme est rétabli. Sur le terrain, la contestation se replie, sans pour autant s’éteindre.</p>



<p>Les syndicalistes qualifiés de <em>«</em><em>légitimes</em><em>»</em>, par opposition aux <em>«</em><em>imposés</em><em>»</em> de l’UGTT officielle, réorganisent leur action dans la discrétion. Réseaux de coordination et de solidarité avec les victimes de la répression deviennent les principaux moyens de résistance. Plusieurs structures nationales et internationales manifestent leur soutien, parfois au prix de lourds risques.</p>



<p>Cette mobilisation dépasse rapidement les frontières nationales. En France, Khemais Chammari organise et anime le <em>«Collectif du 26 janvier»</em>, qui apporte un soutien politique et financier déterminant à l’UGTT légitime et aux familles des syndicalistes emprisonnés.</p>



<p>Des organisations syndicales étrangères réagissent à leur tour. La Confédération internationale des syndicats libres (CISL) relaie la situation tunisienne sur la scène internationale, tandis que des syndicats européens et arabes expriment leur solidarité avec l’UGTT.</p>



<p>Si ces actions ne modifient pas immédiatement le rapport de force, elles empêchent l’isolement total des structures légitimes de l’UGTT. Elles redonnent du souffle à une résistance qui adopte des modalités de lutte moins visibles, mais plus durables.</p>



<p>Les syndicalistes – dont certains issus de groupes politiques de gauche – ayant accepté de reconnaître et de <em>«</em><em>collaborer</em><em>»</em> avec le BE de Tijani Abid font fausse route et sont progressivement marginalisés.</p>



<p>Avec le recul, le 26 janvier apparaît comme bien plus qu’un épisode de confrontation sociale et de violence politique. Il constitue un moment de vérité, révélant les limites d’un pouvoir fondé sur la contrainte et sur l’inféodation des organisations de la société civile.</p>



<p>Au-delà des événements, le cœur du conflit réside dans la défense de l’autonomie de la centrale syndicale. En mettant fin à la tradition de la double appartenance à la direction de l’UGTT et au PSD, l’UGTT affirme son droit d’agir comme une organisation indépendante de l’État et du parti au pouvoir.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’UGTT aujourd’hui : l’heure du choix</h2>



<p>Par-delà les déclarations incendiaires ou les appels à l’unité, l’UGTT traverse aujourd’hui une crise qui engage son avenir ainsi que son passé et ses acquis. Ce qui se joue n’est pas seulement un conflit interne ou le sort d’une grève générale, mais une question autrement plus grave : l’UGTT peut-elle encore incarner une force syndicale autonome démocratique et crédible ?</p>



<p>Il faut d’abord souligner que le marasme dans lequel se trouve le BE de l’UGTT a été précédé d’un problème plus profond encore : le déficit de sa légitimité suite à un mandat supplémentaire obtenu, lors du <em>«</em><em>Congrès extraordinaire non électif»</em> de juillet 2021, au prix d’un amendement — pour ne pas dire détournement — de l’article 20 du règlement intérieur, qui fixe les règles de durée et de renouvellement des responsabilités.</p>



<p>Ce contournement statutaire n’est pas un détail technique car il mine la crédibilité morale et syndicale de la direction et affaiblit toute décision qu’elle prend au nom des travailleurs. En manipulant ses propres règles, le BE a ouvert une brèche dangereuse : celle d’une UGTT perçue non plus comme une organisation régie par la volonté et les aspirations de ses adhérents, mais comme un appareil bureaucratique soucieux de la propre reproduction de ses dirigeants.</p>



<p>Les tribulations autour de la grève générale du 21 janvier 2026 sont un tournant. Présentée initialement comme une réponse légitime à l’effondrement du pouvoir d’achat et à la fermeture du dialogue social, elle a été déclarée puis suspendue et à la fin transférée au prochain congrès sans explications convaincantes pour les bases syndicales.</p>



<p>Est-il sérieux de demander aux congressistes de mars 2026 de décider du sort d’une grève générale alors qu’ils ne sont ni statutairement ni réglementairement habilités à le faire&nbsp;? Tout responsable de l’UGTT débutant sait qu’une grève générale exige la présence dans un Conseil national ou une Commission administrative des représentants des régions et des secteurs qui sont seuls capables de la décider, de la préparer et de l’exécuter.</p>



<p>Ces gesticulations ont non seulement démobilisé adhérents et responsables syndicaux, mais elles ont aussi renforcé l’idée que la grève générale ne pouvait être qu’un instrument au service des pratiques bureaucratiques et des guerres de clans et de chefs.</p>



<p>Dans ce contexte, l’autonomie syndicale ne peut être évaluée uniquement à l’aune des déclarations des leaders du BE. Une autonomie proclamée peut parfaitement coexister avec une dépendance invisible, plus subtile mais tout aussi contraignante.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Quelles conditions pour sortir de l’impasse ?</h2>



<p>Aujourd’hui plus que jamais, la centrale syndicale doit choisir : l’autonomie réelle et le conflit social assumé, ou l’effacement progressif.</p>



<p>Entre le tournant historique du 26 janvier 1978 et l’impasse du 21 janvier 2026, l’UGTT donne à voir une transformation profonde de son rapport à la mobilisation, au pouvoir et à elle-même. Le prochain congrès de mars 2026 sera-t-il capable de tourner la page ?</p>



<p>Ceux qui ont à cœur l’UGTT, son passé et son avenir, ne peuvent qu’espérer que cette page sombre soit véritablement et démocratiquement tournée, comme le furent celles qui l’ont précédée : la direction de Tijani Abid de 1978, le congrès de Gafsa de 1981, ou encore le soutien du BE à la candidature anticonstitutionnelle de Ben Ali en 2009.</p>



<p>Débloquer aujourd’hui la situation syndicale implique que l’UGTT soit capable de renouer avec son rôle national irremplaçable et indispensable au progrès du pays et du peuple tunisien.</p>



<p>Des centaines de milliers de syndicalistes ne se reconnaîtront jamais dans une nouvelle UGTT en mars 2026, manipulée par la bureaucratie ou ballotée par la guerre des clans et des chefs.</p>



<p>Croire qu’un congrès organisé à la hâte pourrait déboucher sur une nouvelle direction crédible relève de l’illusion. Un tel congrès ne produirait que de simples doublures, un clone du BE sortant.</p>



<p>Un dépassement sérieux et efficace de la crise exige 4 conditions :</p>



<p>1) le retour à l’activité et le rétablissement dans leurs droits des syndicalistes punis suite à leur opposition à l’amendement de l’article 20 ;</p>



<p>2) la présentation, par le BE sortant, d’un rapport moral sincère et responsable, mettant en lumière les erreurs commises et les leçons tirées ;</p>



<p>3) la limitation des mandats à la tête du Bureau exécutif ainsi que des structures nationales et régionales ;</p>



<p>4) la fin du monopole du contrôle du BE sur les avantages accordés aux responsables (voitures de fonction, primes et indemnités, honoraires d’études et d’expertise…).</p>



<p>Cette dernière proposition est importante, car mettra un terme au clientélisme syndical garantira l’autonomie des structures et renforcera durablement la démocratie interne de l’UGTT.</p>



<p>L’annonce de la date officielle de mars 2026 pour le congrès a déclenché des discours pour la consommation de masse de ceux qui vendent <em>« </em><em>une UGTT de rêve</em><em>»</em>. Espérons que ce prochain rendez-vous de l’UGTT avec l’histoire, ne soit pas une lutte de listes de candidats au BE ou un compromis opportuniste sur une liste, mais qu’il soit un véritable tournant démocratique de l’UGTT.</p>



<p><em>* Ex-SG du Syndicat de l’enseignement supérieur.</em></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="6hveyVgBKl"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/26/crise-de-lugtt-heritage-historique-et-defis-contemporains/">Crise de l’UGTT | Héritage historique et défis contemporains</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Crise de l’UGTT | Héritage historique et défis contemporains » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/26/crise-de-lugtt-heritage-historique-et-defis-contemporains/embed/#?secret=Y9Pu167mrF#?secret=6hveyVgBKl" data-secret="6hveyVgBKl" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/27/ugtt-du-tournant-historique-de-1978-a-limpasse-bureaucratique-de-2026/">UGTT | Du tournant historique de 1978 à l’impasse bureaucratique de 2026</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>In memoriam : Khemais Chammari, une vie de combat pour les droits et les libertés</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/02/in-memoriam-khemais-chammari-une-vie-de-combat-pour-les-droits-et-les-libertes/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 02 Jan 2024 08:09:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Béji Caid Essbsi]]></category>
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		<category><![CDATA[printemps arabe]]></category>
		<category><![CDATA[Sihem Bensedrine]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Personnage haut en couleurs, querelleur, charismatique et homme de combat, Khemais Chammari vient de nous quitter. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/02/in-memoriam-khemais-chammari-une-vie-de-combat-pour-les-droits-et-les-libertes/">In memoriam : Khemais Chammari, une vie de combat pour les droits et les libertés</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Décédé le 1er janvier 2024 à Tunis à l’âge de 81 ans, l’ancien militant démocrate et défenseur des droits de l’homme <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/01/tunisie-deces-du-militant-khemais-chammari/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Khemais Chammari</a> est une figure marquante de la gauche tunisienne sous Bourguiba et Ben Ali.</em></strong><em> (Illustration: le défunt décoré par l&rsquo;ancien président feu Béji Caïd Essebsi, ici avec Mokhtar Trifi, l&rsquo;un de ses successeurs à la tête de la LTDH).</em>  </p>



<span id="more-11127925"></span>



<p>Personnage haut en couleurs, querelleur, charismatique et homme de combat, Chammari a occupé le poste de secrétaire général et vice-président de la Ligue tunisienne des droits de l’Homme, de 1981 à 1994, et de vice-président de la Fédération internationale des Ligues des droits de l&rsquo;Homme, de 1983 à 1992. Il a également été co-fondateur et membre de l’Institut arabe des droits de l’Homme de 1989 à 1994.</p>



<p>Député du Mouvement des démocrates socialistes (MDS), de 1994 à 1996, le défunt a payé fort le tribut de son engagement politique. Il a été emprisonné à plusieurs reprises sous les régimes de Bourguiba et de Ben Ali pour des motifs politiques et d’opinion en 1966, 1968, 1981, 1987 et 1995,&nbsp;et a également subi l’exil. <em>«Je suis un député dépité»</em>, disait-il, en constatant la dérive autoritaire de Ben Ali après une courte période de relative ouverture sur l’opposition entre 1988 et 1992. Son franc-parler et ses entretiens avec les médias étrangers où il dénonçait cette dérive lui ont valu sa dernière incarcération et un exil forcé en France jusqu’à la fin du régime Ben Ali, période au cours de laquelle il a effectué de nombreuses missions internationales en tant qu’expert des droits humains. &nbsp;</p>



<p>Au lendemain de la révolution de 2011, Khemais Chammari a été nommé ambassadeur représentant permanent de Tunisie auprès de l’Unesco (de 2011 à 2013). Elu membre de l’Instance Vérité et Dignité en 2014, il en a aussitôt démissionné, refusant de travailler sous la présidence de Sihem Bensedrine pour laquelle il n’avait pas beaucoup d’estime.</p>



<p>Le 10 décembre 2018, à l’occasion la célébration du 70<sup>e</sup> anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’Homme, Chammari est décoré de l’Ordre national du mérite de la République tunisienne, <em>«en reconnaissance de son parcours militant et pour sa contribution à la défense des droits de l’Homme et à la consolidation des principes de la démocratie»</em>.</p>



<p>Il a aussi été récipiendaire du Prix International de la Commission consultative française des droits de l’Homme en 1990 et du Prix International des droits de l’Homme de la ville de Nuremberg (Allemagne) en 1997.</p>



<p>Avec le décès de Chammari, c’est l’une des dernières pages du combat pour les droits et les libertés en Tunisie, au Maghreb et dans le monde arabe qui est tournée, alors que la fenêtre ouverte par le Printemps arabe semble être de nouveau fermée avec la fin de la parenthèse démocratique en Tunisie. &nbsp;</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Imed Bahri</strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="z7bZkTcuKm"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/01/tunisie-deces-du-militant-khemais-chammari/">Tunisie : Décès du militant Khémaïs Chammari</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie : Décès du militant Khémaïs Chammari » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/01/tunisie-deces-du-militant-khemais-chammari/embed/#?secret=WGFYu1xRl7#?secret=z7bZkTcuKm" data-secret="z7bZkTcuKm" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="has-text-align-right"> </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/02/in-memoriam-khemais-chammari-une-vie-de-combat-pour-les-droits-et-les-libertes/">In memoriam : Khemais Chammari, une vie de combat pour les droits et les libertés</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>La doctrine «Woke» et l’islamo-gauchisme à la sauce tunisienne</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2021/04/28/la-doctrine-woke-et-lislamo-gauchisme-a-la-sauce-tunisienne/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 Apr 2021 11:40:48 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Parti destourien libre]]></category>
		<category><![CDATA[Radwan Masmoudi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Alors que la Tunisie est au bord de la faillite, en raison d’une gestion calamiteuse de ses affaires conduites depuis dix ans par Ennahdha, une certaine gauche tunisienne, confondant naïveté et politiquement correct, continue de soutenir directement ou indirectement, le parti islamiste et de s’opposer à son principal opposant : Abir Moussi et le Parti...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/04/28/la-doctrine-woke-et-lislamo-gauchisme-a-la-sauce-tunisienne/">La doctrine «Woke» et l’islamo-gauchisme à la sauce tunisienne</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/04/Mouvement-du-18-octobre-2005.jpg" alt="" class="wp-image-347194"/><figcaption><em>Le fameux Mouvement du 18-Octobre 2005 ayant scellé l&rsquo;alliance de la gauche et de l&rsquo;islam politique contre la dictature Ben Ali.</em></figcaption></figure></div>



<p><strong><em>Alors que la Tunisie est au bord de la faillite, en raison d’une gestion calamiteuse de ses affaires conduites depuis dix ans par Ennahdha, une certaine gauche tunisienne, confondant naïveté et politiquement correct, continue de soutenir directement ou indirectement, le parti islamiste et de s’opposer à son principal opposant : Abir Moussi et le Parti destourien libre (PDL).</em></strong></p>



<p>Par <strong>Faik Henablia </strong>*</p>



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<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/03/Faik-Henablia.jpg" alt="" class="wp-image-338998"/></figure></div>



<p>Communément appelé <em>«Woke»</em>, un certain mouvement provenant à l’origine des campus américains, a pour objectif de débusquer, en vue de les combattre, des pratiques jugées discriminatoires ainsi que des injustices sociales à l’encontre de communautés minoritaires ou identifiées comme telles, femmes, LGBTQI, africains-américains, hispaniques, musulmans…</p>



<p>Ce mouvement a, par la suite débordé son cadre initial, s’est popularisé à travers les réseaux sociaux et s’est étendu à d’autres causes et thèmes, tels que le genre, l’environnement, l’histoire, etc., imposant un véritable conformisme, un nouveau politiquement correct qui a fini par gagner une part considérable de la vie culturelle américaine.</p>



<p>La méthode prend le plus souvent la forme d’une dénonciation publique de personnages ou de pratiques, présents ou historiques, jugés racistes ou discriminatoires, allant jusqu’au déboulonnement de statues ou à l’effacement de certaines productions culturelles, telles que des films ou des œuvres littéraires.</p>



<h3 class="wp-block-heading">L’islamisme s’engouffre dans la brèche</h3>



<p>Ce mouvement a fini par gagner la France, également par le biais de l’université ainsi que de courants politiques de gauche et l’islamisme a eu beau jeu de s’engouffrer dans cette brèche par un travail de propagande et le lobbyisme, mettant à profit la naïveté et le manque de connaissance ou d’intérêt de certains courants de gauche pour réussir la performance de les persuader que l’attitude politique le lutte contre l’idéologie islamiste, à savoir l’anti-islamisme, ne serait en réalité qu’une attitude liberticide et raciste anti-minoritaire et anti-musulmane dont le but est de combattre rien de moins que la communauté et la foi musulmanes.</p>



<p>C’est ainsi que l’on a vu certains partis prendre fait et cause pour des associations islamistes prônant ouvertement des valeurs anti républicaines et certains milieux, carrément dénoncer toute approche critique de l’islamisme. Cette posture typiquement <em>«Woke» </em>a été qualifiée d’islamo-gauchiste.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La version tunisienne de l’islamo-gauchisme</h3>



<p>L’objectif d’associations islamistes telle que le Centre d&rsquo;Etude de l&rsquo;Islam et de la Démocratie, présidé par le non-moins nahdhaoui, Radwan Masmoudi, par exemple, est ainsi, double; d’une part œuvrer à convaincre l’Occident qu’attaquer l’islamisme est un acte anti-musulman, d’autre part que l’islam n’est pas incompatible avec la démocratie, et qu’il faut distinguer entre un islamisme <em>«modéré» </em>et un islamisme violent, en dissimulant, bien entendu, le fait que ces deux islamismes ont un même objectif, qui est l’instauration de la charia, certes, avec des méthodes différentes, quand bien même cet islamisme dit modéré a du mal à se débarrasser de certains réflexes originels, en particulier, d’une certaine tendresse, pour ne pas dire plus, vis-à-vis de son cousin violent.</p>



<p>La version tunisienne de l’islamo-gauchisme, ou de l’islamo-progressisme, a plutôt pour origine une expérience douloureuse commune passée entre des militants islamistes et autres militants appartenant à des forces progressistes et modernistes, ceux-là mêmes qui allaient, ensemble, constituer l’établissement post révolutionnaire initial.</p>



<p>Khemais Chammari, ancien vice-président de la Ligue tunisienne des droits de l’homme (LTDH), avait en effet convaincu, en 2005, un certain nombre d’opposants islamistes et de gauche d’entamer une grève commune de la faim pour réclamer la liberté d’expression ainsi qu’une amnistie générale pour tous les prisonniers d’opinion. C&rsquo;est le fameux Mouvement du 18-Octobre ayant scellé l&rsquo;alliance de la gauche et de l&rsquo;islam politique contre la dictature Ben Ali. </p>



<p>La naïveté de la gauche et de plusieurs modernistes est d’avoir pris pour argent comptant, a l’issue de la <em>«révolution»</em> de 2011, le caractère démocratique des Frères musulmans et de s’être alliés à eux, précipitant ainsi leur propre implosion.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Abir Moussi demeure l’ennemie principale de la gauche tunisienne</h3>



<p>Cependant et bien qu’ayant été pratiquement annihilées, ces forces ou ce qui en reste, n’en continuent pas moins de manifester une paradoxale tendresse à l’égard de l’islamisme; l’attitude de<em> «Najibullah» </em>Chebbi est de ce point de vue révélatrice, de même que celle d’un Hamma Hammami, ou d’un Mongi Rahoui, qui, oubliant leurs camarades tombés sous les balles de l’islamisme, n’en continuent pas moins de considérer Abir Moussi, présidente du Parti destourien libre (PDL), comme l’ennemi principal. Tout se passe comme s’ils étaient atteints d’une sorte de <em>«syndrome de Stockholm»</em>, fait, celui-ci de sympathie, non pas à l’égard d’ex-geôliers, mais d’ex-coéquipiers grévistes de la faim, devenus, à leur tour, détenteurs du pouvoir.</p>



<p>Comment, en effet, imaginer un seul instant qu’un ex-persécuté puisse se transformer en persécuteur, une fois au pouvoir ?!!</p>



<p>La performance de l’islamisme a été, là aussi, de donner l’illusion que le mérite de l’instauration d’une certaine liberté d’expression dans le pays lui revenait, alors que le véritable mérite en revient à la société civile. Performance également dans la quasi-unanimité qu’elle a créée dans les médias contre son véritable opposant, le PDL, ces mêmes médias allant jusqu’à boycotter Moussi et, par mimétisme jusque dans le langage, à la qualifier de<em> «fasciste» </em>(pas moins !).</p>



<p>Même crédulité et même naïveté, on le voit, que dans l’islamo-gauchisme à la française, l’excuse du manque d’information en moins.</p>



<p>L’islamo-gauchisme à la sauce tunisienne n’est cependant pas exempt de l’influence <em>«Woke»</em>, dans la mesure où la sanction ainsi que la punition en constituent des caractéristiques essentielles. C’est ainsi qu’est reconnu à la victime de discrimination, ou à son héritier ou représentant auto-désigné, le droit de réclamer excuses, repentance et compensation pour les supposés préjudices subis; une véritable doctrine du péché originel, dont certaines institutions post révolutionnaires tunisiennes ont fourni une parfaite illustration.</p>



<p>Mais que les islamistes prennent garde, car la doctrine «Woke» suscite également l’irritation, l’hostilité et, à la longue, la résistance d’une partie non-négligeable de la société face aux excès du politiquement correct et à la culture quasi théologique de la repentance et de la compensation abusive, a fortiori lorsque celle-ci entraîne la faillite d&rsquo;un pays.</p>



<p>* <em>Gérant de portefeuille associé.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/04/28/la-doctrine-woke-et-lislamo-gauchisme-a-la-sauce-tunisienne/">La doctrine «Woke» et l’islamo-gauchisme à la sauce tunisienne</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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