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	<title>Archives des Khémaïs Gharbi - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Khémaïs Gharbi - Kapitalis</title>
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		<title>Le Moyen-Orient et les séismes silencieux de l’histoire</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Mar 2026 06:38:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Moyen-Orient, par sa position et ses richesses, se trouve au cœur des rivalités entre les puissances du XXIe siècle: Etats-Unis et Chine. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/06/le-moyen-orient-et-les-seismes-silencieux-de-lhistoire/">Le Moyen-Orient et les séismes silencieux de l’histoire</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La montée spectaculaire de la Chine comme puissance économique, technologique et militaire modifie progressivement l’ordre international établi après la Seconde Guerre mondiale et dominé par les États-Unis. Dans ce contexte, le Moyen-Orient, par sa position géostratégique (à la croisée des routes commerciales et des points de navigation maritime) et par ses richesses énergétiques, se trouve naturellement au cœur de ces rivalités. Ce dont témoigne aujourd’hui la guerre israélo-américaine contre l’Iran, qui bouscule toute cette région.</em></strong></p>



<p><strong>Khémaïs Gharbi&nbsp;*</strong></p>



<span id="more-18439570"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi.jpg" alt="" class="wp-image-14682166" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Les grands tournants de l’histoire sont rarement visibles au moment même où ils se produisent. Lorsqu’un événement éclate, il est encore enveloppé dans le brouillard du présent : les contemporains n’en perçoivent que des fragments, des images confuses, des récits contradictoires. Chacun tente d’y voir clair, mais personne ne dispose encore de la distance nécessaire pour comprendre ce qui est réellement en train de se jouer.</p>



<p>Ce n’est que des années plus tard que le regard de l’historien commence à discerner une forme dans ce chaos apparent. Lentement, les pièces éparses du puzzle se rapprochent. Des événements qui semblaient isolés révèlent alors leur cohérence. Des faits jugés secondaires apparaissent soudain comme des signes annonciateurs.</p>



<p>Ainsi se dévoile souvent la logique profonde des grandes transformations historiques.</p>



<p>Les acteurs de leur temps vivent les événements dans l’urgence et dans la passion. Ils réagissent aux crises, aux conflits, aux décisions politiques immédiates. Mais les historiens, eux, regardent le temps long. Ils savent que les mutations les plus profondes prennent souvent racine bien avant d’apparaître au grand jour.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Au cour d&rsquo;une période de basculement</h2>



<p>Le XXIᵉ siècle semble être entré dans l’une de ces périodes de basculement. Parmi les régions où ces transformations s’expriment avec le plus de force figure le Moyen-Orient, carrefour stratégique entre l’Europe, l’Asie et l’Afrique, territoire où se concentrent à la fois les grandes ressources énergétiques et les routes maritimes essentielles au commerce mondial.</p>



<p>Beaucoup d’observateurs situent le début de cette recomposition contemporaine dans les bouleversements du Printemps arabe. Ce mouvement, né d’aspirations populaires à la liberté et à la dignité, a profondément ébranlé l’équilibre politique de la région. Certains régimes se sont effondrés, d’autres ont vacillé, et les alliances traditionnelles ont été fragilisées.</p>



<p>Mais les conséquences de ces événements dépassent largement le cadre des révoltes qui les ont déclenchés. Elles ont ouvert une période d’instabilité durable, dans laquelle se sont engagées des puissances régionales et internationales poursuivant leurs propres intérêts stratégiques.</p>



<p>Dans le même temps, l’équilibre global du monde évoluait lui aussi. La montée spectaculaire de la Chine comme puissance économique, technologique et militaire modifie progressivement l’ordre international établi après la Seconde Guerre mondiale et dominé par les États-Unis.</p>



<p>Dans ce contexte, le contrôle des ressources énergétiques, des routes commerciales et des points stratégiques de navigation maritime devient un enjeu majeur. Le Moyen-Orient, par sa position géographique et par ses richesses, se trouve naturellement au cœur de ces rivalités.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Vaste recomposition géopolitique en cours</h2>



<p>Les empires, anciens ou nouveaux, ont toujours tenté d’anticiper les mutations du monde. Ils pensent leurs stratégies non pas à l’échelle de quelques années, mais souvent sur une ou deux décennies. Les événements que nous percevons aujourd’hui comme des crises isolées pourraient bien apparaître, avec le recul, comme les étapes d’une recomposition géopolitique plus vaste.</p>



<p>Il arrive dans l’histoire des peuples des moments où tout semble encore immobile, alors même que le sol commence déjà à se fissurer sous leurs pas. Les contemporains continuent à vivre comme hier, à commenter les événements du jour, à croire que les crises finiront par s’éteindre d’elles-mêmes. Pourtant, dans l’ombre, les forces profondes de l’histoire poursuivent leur œuvre.</p>



<p>Déjà, Alexis de Tocqueville nous avertissait que les grands bouleversements ne surgissent jamais de nulle part : ils mûrissent longtemps dans les profondeurs de la société avant d’éclater au grand jour. Et Stefan Zweig témoin bouleversé des tragédies du XXᵉ siècle, rappelait que les hommes vivent parfois dans un monde qui s’effondre sans en percevoir encore la fragilité.</p>



<p>Peut-être sommes-nous aujourd’hui dans l’un de ces instants suspendus où l’histoire change de direction. Le Moyen-Orient traversé par des guerres, des rivalités et des ambitions contradictoires, pourrait bien être l’un des lieux où se prépare la géographie politique de demain.</p>



<p>Dans quelques décennies, lorsque les archives seront ouvertes et que les passions se seront apaisées, les historiens regarderont peut-être notre époque avec un mélange d’étonnement et de lucidité. Ils verront alors que ce que nous appelions des crises successives n’était en réalité que les premières secousses d’un même séisme.</p>



<p>Car l’histoire avance souvent à pas silencieux. Et lorsque les hommes comprennent enfin qu’un monde s’achève, il est presque toujours déjà trop tard pour l’empêcher de disparaître.</p>



<p>* <em>Ecrivain et traducteur.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="1vhj8OWeUG"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/19/pour-rester-au-pouvoir-netanyahu-mene-une-guerre-totale-au-moyen-orient/">Pour rester au pouvoir, Netanyahu mène une guerre totale au Moyen-Orient</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Pour rester au pouvoir, Netanyahu mène une guerre totale au Moyen-Orient » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/19/pour-rester-au-pouvoir-netanyahu-mene-une-guerre-totale-au-moyen-orient/embed/#?secret=wN6wUF7RHx#?secret=1vhj8OWeUG" data-secret="1vhj8OWeUG" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Une trêve pour Gaza, une victoire de l’humanité</title>
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		<pubDate>Thu, 09 Oct 2025 12:13:28 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Après deux années d’un conflit d’une brutalité sans précédent à Gaza, un accord de cessez-le-feu vient d’être signé entre Israël et le Hamas. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/09/une-treve-pour-gaza-une-victoire-de-lhumanite/">Une trêve pour Gaza, une victoire de l’humanité</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Après deux années d’un conflit d’une brutalité sans précédent, un accord de cessez-le-feu vient d’être signé entre Israël et le Hamas, ouvrant la voie à un espoir fragile mais réel : celui d’un retour à la vie. Quoique, pour les habitants de Gaza, au vu des pertes humaines et des destructions matérielles, ce sera très dur … &nbsp;</em></strong><em>(Ph.</em> <em>Des Palestiniens célèbrent l’annonce de l’accord entre Israël et le Hamas devant l’hôpital Al-Aqsa à Deir al-Balah, dans le centre de la bande de Gaza).</em></p>



<p><strong>Khémaïs Gharbi</strong> *</p>



<span id="more-17621011"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi.jpg" alt="" class="wp-image-14682166" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Donald Trump s&rsquo;est dit, ce jeudi 9 octobre 2025, <em>«fier d&rsquo;annoncer qu&rsquo;Israël et le Hamas ont tous deux accepté la première phase» </em>de son plan de paix. </p>



<p>Pour Gaza, épuisée, meurtrie, mais debout, cette trêve n’est pas seulement une pause dans les combats — c’est une victoire de l’humanité sur la barbarie.</p>



<p>Il y a toujours une lumière au bout du tunnel. Même lorsque la nuit semble interminable. Même lorsque les bombes éclipsent le soleil. Même lorsque les larmes deviennent le seul langage commun aux mères de Gaza — comme ailleurs. </p>



<p>Aujourd’hui, cette lumière commence enfin à percer. Après deux années de guerre dévastatrice, Israël et le Hamas se sont accordés, aujourd&rsquo;hui, sur un cessez-le-feu à Gaza. Cet accord marque la première phase du plan de paix annoncé par le président américain, soutenu par l’Égypte et plusieurs pays, et vise à instaurer une paix <em>«durable»</em> dans la région.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les premières mesures concrètes</h2>



<ul class="wp-block-list"></ul>



<p>Dans le cadre de ce plan, le retrait progressif de l’armée israélienne jusqu’à une ligne convenue doit débuter, tandis que la libération de tous les otages est annoncée pour les jours à venir. Un échange de prisonniers et l’entrée urgente de l’aide humanitaire figurent aussi parmi les premières mesures concrètes.</p>



<p>À l’annonce de cet accord, une vague d’émotion a déferlé dans le monde entier. Ce n’est peut-être pas encore la fin. Mais c’est un tournant. Un moment historique.</p>



<p>Alors que les armes se taisent, que les bombardiers retournent à leur base et que les convois d’aide se préparent à franchir les ruines, une respiration collective traverse la région. Un souffle. Peut-être fragile, peut-être provisoire. Mais un souffle tout de même — celui de la vie, celui de l’espoir.</p>



<p>Entre le début et la fin de chaque guerre, il y a les innocents. Les veuves qui pleurent. Les enfants que l’on ne reverra plus. Les quartiers effacés de la carte, les rêves étouffés sous les gravats. Il y a les larmes, la peur, les sacrifices. Et il y a aussi la mémoire. Car aucune guerre ne s’efface jamais vraiment. Elle laisse des cicatrices dans le béton comme dans les cœurs, des traces indélébiles sur les pierres comme sur les âmes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le courage, la dignité et la résistance</h2>



<p>Mais il y a aussi, dans l’ombre de ces douleurs, des lumières qui ne s’éteignent pas : celles du courage, de la dignité, de la résistance. Celles de ceux qui n’ont jamais accepté de baisser la tête.</p>



<p>Celles de ceux qui ont préféré sacrifier leur vie plutôt que de renier leur terre, leur pays. Ceux qui ont écrit, par leur abnégation, leur patience et leur fidélité à leur peuple, une page de l’Histoire.</p>



<p>Aujourd’hui, cette page se tourne peut-être. Lentement. Solennellement. Et espérons-le aussi, durablement, sans nous faire trop d’illusion sur les véritables intentions du gouvernement extrémiste en place en Israël.</p>



<p>Dans le silence qui succède aux explosions, on entend à nouveau les voix humaines. Celles qui réclament justice, dignité, souveraineté. Celles qui disent : <em>«Nous sommes encore là.»</em></p>



<p>Ceux qui ont résisté, contre les déluges de fer et de sang, méritent plus que des hommages : ils méritent le respect — et la reconnaissance — d’avoir défendu leurs droits et l’honneur de toute une nation.&nbsp;Et ceux qui, pendant ce temps, depuis leurs bureaux climatisés ou leurs tribunes confortables, ont tenté de semer le doute, de miner la cohésion, de trahir l’effort collectif — qu’ils soient jugés par l’Histoire.</p>



<p>On n’écrit pas l’honneur avec des mots. On l’écrit avec du sang, avec du silence, avec des actes. Et aujourd’hui, c’est sur les épaules des hommes et des femmes libres que brillent les premiers rayons d’un soleil nouveau.</p>



<p>Le cessez-le-feu n’est pas une fin en soi. C’est une promesse. Promesse d’un chemin vers la reconstruction, vers la libération, vers la paix — pas celle qu’on impose avec des traités, mais celle qu’on construit avec des principes. Et à ceux qui ont tenu bon, à ceux qui n’ont pas levé le drapeau blanc, à ceux qui ont continué à marcher debout quand tout semblait perdu, l’Histoire vous regarde. Elle vous admire. Et elle se souviendra.</p>



<p>* <em>Ecrivain et traducteur.</em></p>
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			</item>
		<item>
		<title>L’unité de l’histoire tunisienne</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/01/lunite-de-lhistoire-tunisienne/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Oct 2025 10:21:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Amazighs]]></category>
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		<category><![CDATA[Carthage]]></category>
		<category><![CDATA[identité]]></category>
		<category><![CDATA[Khémaïs Gharbi]]></category>
		<category><![CDATA[Romains]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ne vantons pas les mosaïques, ne faisons pas l’éloge du cosmopolitisme. Ne brisons pas nos pierres. Assemblons-les, encore et toujours.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Il est des phrases qui traversent les siècles comme des coups de tonnerre. L’une d’elles résonne encore aujourd’hui : «Carthago delenda est» — Carthage doit être détruite. Le sénateur Caton l’Ancien la répétait inlassablement à Rome, jusqu’à ce que la grande rivale fût rayée de la carte. On raconte qu’il ajoutait parfois : «Il ne faut pas laisser deux pierres ensemble.» Ce mot d’ordre de ruine totale ne visait pas seulement une cité, mais une mémoire, une civilisation, un destin collectif.</em></strong></p>



<p><strong>Khémaïs Gharbi *</strong></p>



<span id="more-17578533"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi.jpg" alt="" class="wp-image-14682166" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Deux mille ans plus tard, le mécanisme est toujours là, sous d’autres habits. L’obsession de détruire, de séparer, de dissoudre ce qui tient debout ensemble, demeure une tentation politique universelle. Depuis le printemps arabe, le monde arabe en général et la Tunisie en particulier l’ont appris à leurs dépens : l’histoire y est systématiquement morcelée, fragmentée, recomposée pour opposer les uns aux autres. C’est une logique de marteau : frapper, fendre, disperser. Amazighs contre Arabes. Berbères contre musulmans. Progressistes contre conservateurs. Laïques contre islamistes. Et vice et versa. Tout ce qui pourrait unir deux pierres, deux idées, deux communautés, deux mémoires, se voit attaqué.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Diviser pour régner</h2>



<p>Le monde actuel est gouverné moins par le droit que par la force. Les maîtres de ce temps l’ont compris : pour asseoir leur puissance, ils doivent briser ce qui donne cohésion aux peuples. Lorsque l’unité apparaît, ils cherchent la fissure. Lorsque des différences s’apaisent dans la coexistence, ils les réactivent. Lorsque la mémoire collective s’accorde sur un récit commun, ils exhument d’anciennes querelles, sollicitent des archéologues, des historiens ou des polémistes professionnels pour faire réapparaître vainqueurs et vaincus, dominants et dominés.</p>



<p>On creuse, on fouille, on gratte la pierre de l’histoire jusqu’à retrouver la trace d’une blessure. Et, au lieu de panser la cicatrice, on la rouvre. On invente des récits séparés, des mémoires concurrentes, des identités en opposition. Ce qui avait été fondu dans un seul moule est à nouveau brisé en fragments.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un peuple façonné par le mélange</h2>



<p>Or la Tunisie, plus qu’aucun autre pays du Maghreb, s’est constituée dans ce creuset. Berbères, Puniques, Romains, Byzantins, Vandales, Arabes, Andalous, Juifs, Turcs, Italiens, Grecs, Maltais, Espagnols, Français : tous ont laissé leur empreinte. Mais cette diversité ne s’est pas traduite par des histoires parallèles. Elle s’est intégrée dans un récit unique, celui d’un peuple tunisien qui a traversé les siècles en partageant le pire et le meilleur.</p>



<p>Chaque communauté, chaque vague migratoire, a contribué à façonner le tissu social. Des solidarités se sont agrégées, des résistances communes ont surgi, des rêves collectifs se sont réalisés. La Tunisie moderne n’est pas le résultat d’une juxtaposition de communautés, mais d’une fusion. Ce n’est pas un archipel de mémoires séparées, mais un continent de mémoire partagée.</p>



<p>La réduire à des morceaux, à des appartenances rivales, à des mémoires exclusives, c’est trahir la vérité même de son histoire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La mémoire commune</h2>



<p>Quand Caton voulait détruire Carthage, il visait une puissance concurrente. Quand les puissants d’aujourd’hui cherchent à fragmenter nos récits, ils visent notre mémoire commune. Car une mémoire unifiée donne une conscience de soi, et une conscience de soi donne une force politique. La fragiliser, c’est fragiliser la souveraineté, l’indépendance et la dignité d’un peuple.</p>



<p>Cette entreprise prend parfois un visage séduisant : l’éloge de la diversité. Mais au lieu de célébrer ce qui nous enrichit, on insiste sur ce qui nous sépare. On fait miroiter des <em>«identités»</em> étanches, figées, mortifères; on réécrit des mémoires comme des chapitres isolés, et l’on finit par dresser les uns contre les autres ceux qui avaient appris à vivre ensemble durant des siècles.</p>



<p>La diversité est constitutive de la Tunisie. Mais elle n’a jamais signifié l’éparpillement. Elle fut un ciment, non une poudre explosive. La rendre destructrice, c’est une manipulation.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ce que signifie l’unité</h2>



<p>Prendre la défense de l’unité ne veut pas dire nier la pluralité. L’unité n’est pas l’uniformité. Elle est la reconnaissance d’un destin commun, au-delà des différences de culture, de langue, de confession. Elle est le socle sur lequel chacun peut affirmer sa singularité sans craindre l’exclusion.</p>



<p>Dire que les Tunisiens sont un seul peuple, ce n’est pas effacer ses composantes, mais rappeler que celles-ci se sont amalgamées au fil des siècles dans une histoire partagée. Dire que la mémoire tunisienne est une, ce n’est pas ignorer ses nuances, mais refuser qu’on les instrumentalise pour opposer frères et sœurs d’un même pays.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une mémoire partagée</h2>



<p>Face à cette politique de la destruction, il nous faut opposer une politique de la mémoire partagée. Elle commence par l’éducation : apprendre aux jeunes générations que l’histoire n’est pas une série de querelles mais une construction commune. Elle passe par la culture : musées, expositions, littérature, cinéma doivent rappeler la richesse des croisements. Elle exige aussi des lieux de mémoire où l’on raconte non pas des <em>«histoires parallèles»</em>, mais l’histoire commune.</p>



<p>Et surtout, elle suppose une parole civique forte : ne pas céder à la tentation de diviser pour régner, mais au contraire réaffirmer que notre destin est un et que nous n’avons rien à gagner à jouer les fragments.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Garder les pierres ensemble</h2>



<p>Lorsque l’on se promène dans nos médinas, on voit des murs bâtis de pierres anciennes, reprises d’époques différentes, ajustées les unes aux autres. Romains, Byzantins, Arabes, Ottomans : les matériaux se mêlent, mais l’édifice tient. C’est l’image même de notre histoire.</p>



<p>Les puissants d’hier voulaient que Carthage ne garde pas deux pierres ensemble. Les pays prédateurs d’aujourd’hui voudraient que la Tunisie ne garde pas deux mémoires unies. À nous de refuser cette logique. À nous de rappeler que notre peuple n’est pas une poussière d’identités, mais une nation façonnée par le temps, par la douleur et par la joie.</p>



<p>Ne vantons pas les mosaïques, ne faisons pas l’éloge du cosmopolitisme. Ne brisons pas nos pierres. Assemblons-les, encore et toujours. C’est le seul moyen de résister à la politique de la destruction, et de préparer un avenir où la diversité demeure un ciment d’unité, et non une arme de fragmentation.</p>



<p>* <em>Ecrivain, traducteur.</em></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="fZAVYU0vDF"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/09/la-tunisie-un-peuple-homogene-faconnee-par-lhistoire-soudee-par-lidentite/">La Tunisie, un peuple homogène façonnée par l’histoire, soudée par l’identité</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Tunisie, un peuple homogène façonnée par l’histoire, soudée par l’identité » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/09/la-tunisie-un-peuple-homogene-faconnee-par-lhistoire-soudee-par-lidentite/embed/#?secret=JBHyDpq6wZ#?secret=fZAVYU0vDF" data-secret="fZAVYU0vDF" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<item>
		<title>La Palestine devenue un symbole mondial de la lutte pour la liberté</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/22/la-palestine-devenue-un-symbole-mondial-de-la-lutte-pour-la-liberte/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 22 Sep 2025 07:45:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[drapeau palestinien]]></category>
		<category><![CDATA[Gaza]]></category>
		<category><![CDATA[génocide]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Khémaïs Gharbi]]></category>
		<category><![CDATA[Palestine]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Métamorphose du drapeau palestinien d’un emblème national à un symbole mondial de la résistance à l’oppression. </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Il est des images qui condensent un siècle d’histoire et d’injustices. La métamorphose du drapeau palestinien d’un emblème national à un symbole mondial de la résistance à l’oppression et la lutte pour la liberté en est une. &nbsp;</em></strong></p>



<p><strong>Khémaïs Gharbi</strong> *</p>



<span id="more-17525412"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi.jpg" alt="" class="wp-image-14682166" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Ce drapeau palestinien, brandi désormais dans le monde entier avec détermination, de Washington à Paris, de Londres à Berlin, de Rome à Madrid, et au-delà, aux quatre coins de la planète, lors d’immenses marches de dénonciation du génocide perpétré par Israël à Gaza, n’est pas seulement l’emblème d’un peuple : il est devenu, au fil des décennies, l’étendard d’une humanité en quête de dignité. De simple symbole national, il s’est transformé en bannière universelle, celle de la résistance à l’oppression et de l’espérance tenace.</p>



<p>Depuis plus de soixante-quinze ans, le peuple palestinien se bat pour son droit à l’autodétermination et pour un État reconnu. Ce combat n’est plus confiné à Gaza, à la Cisjordanie ou aux camps de réfugiés ; il a traversé toutes les frontières. Il résonne dans les manifestations quasi quotidiennes de toutes les grandes villes, dans les universités, dans les milieux artistiques et sportifs, jusque dans les déclarations d’hommes et de femmes de conscience aux quatre coins du monde. Et aujourd’hui, sous nos yeux, des villes entières sont réduites en ruines et des familles entières anéanties, au point que beaucoup parlent d’un génocide en cours : cette tragédie donne au drapeau palestinien une charge symbolique encore plus universelle et urgente.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une soif de justice</h2>



<p>C’est qu’aujourd’hui, ce drapeau ne désigne plus seulement un territoire ni un peuple. Il incarne une idée : celle qu’aucune occupation n’est éternelle, qu’aucune oppression ne peut définitivement museler la liberté, et que chaque génération de résistants ajoute son souffle aux luttes universelles contre l’arbitraire, l’apartheid et l’expropriation.</p>



<p>Il n’est pas rare que des symboles nationaux deviennent universels. Le drapeau sud-africain post-apartheid, le poing levé des luttes ouvrières, ou le célèbre <em>«I have a dream»</em> de Martin Luther King ont tous dépassé leur contexte originel. Mais ce qui est frappant avec le drapeau palestinien, c’est qu’il incarne à la fois une souffrance historique et une aspiration universelle : la mémoire des expulsions, des blocus, des bombardements et des destructions massives d’aujourd’hui ; et en même temps l’espoir d’une justice partagée, d’une égalité réelle et d’une dignité retrouvée.</p>



<p>Les couleurs rouge, noir, blanc et vert se sont chargées d’une signification nouvelle : elles sont devenues le langage commun de tous ceux qui refusent de baisser les bras face à l’injustice. Elles rappellent que la question palestinienne n’est pas une <em>«affaire étrangère»</em> : elle est devenue un miroir de nos valeurs, de notre humanité et de nos silences.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La mémoire et l’avenir</h2>



<p>Ainsi, dans chaque manifestation, sur chaque fresque, dans chaque geste artistique ou sportif qui ose lever ce drapeau, c’est l’idée même de résistance au fascisme contemporain qui est affirmée. Pas seulement contre un régime précis, mais contre toutes les formes d’oppression : le racisme d’État, l’occupation militaire, la négation du droit international et la marchandisation de la guerre.</p>



<p>Quand un drapeau franchit les murs et les continents, c’est qu’il n’appartient plus seulement à ses enfants : il devient l’étendard de tous ceux qui refusent l’injustice. Le drapeau palestinien est désormais ce signe. Il est celui de la Palestine, mais il est aussi — dans la conscience du monde — celui de tous ceux qui, aujourd’hui comme hier, résistent à la barbarie, à l’arbitraire et à l’oubli. Il incarne à la fois la mémoire et l’avenir.</p>



<p>Et il nous rappelle qu’aucune cause juste ne disparaît tant qu’elle est portée par des femmes et des hommes debout.</p>



<p>* <em>Ecrivain et traducteur.</em></p>
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		<item>
		<title>La véritable mission des Pères Blancs en Tunisie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/12/la-veritable-mission-des-peres-blancs-en-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 12 Sep 2025 07:28:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelaziz Thaâlbi]]></category>
		<category><![CDATA[cardinal Lavigerie]]></category>
		<category><![CDATA[Carthage]]></category>
		<category><![CDATA[colonisation française]]></category>
		<category><![CDATA[congrès eucharistique]]></category>
		<category><![CDATA[Habib Bourguiba]]></category>
		<category><![CDATA[Khémaïs Gharbi]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Chenik]]></category>
		<category><![CDATA[Pères blancs]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pour comprendre la mission des Pères Blancs en Tunisie comme l’apogée d’un projet missionnaire au service de la colonisation française,</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/12/la-veritable-mission-des-peres-blancs-en-tunisie/">La véritable mission des Pères Blancs en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Cet article est une mise au point essentielle pour comprendre la mission des Pères Blancs en Tunisie, souvent présentée comme philanthropique, et situer le congrès eucharistique de Carthage en 1930 dans son contexte exact : non comme la manifestation d’une supposée pluralité tunisienne, mais comme l’apogée d’un projet missionnaire au service de la colonisation française. Cette page trouble de l’histoire moderne de la Tunisie mérite d’être mieux connue des jeunes générations.  </em></strong><em>(Ph. Statue du Cardinal Lavigerie au centre-ville de Tunis, démantelée après l&rsquo;indépendance en 1956). </em></p>



<p><strong>Khémaïs Gharbi</strong>&nbsp;*</p>



<span id="more-17455698"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi.jpg" alt="" class="wp-image-14682166" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Il est devenu courant, sous couvert d’un discours sur la <em>«pluralité»</em> tunisienne, de mettre sur le même plan des minorités anciennes enracinées depuis des siècles et des communautés installées sous la colonisation française. Cette confusion est grave, car elle travestit la chronologie et la nature des présences étrangères en Tunisie.</p>



<p>Oui, la Tunisie a connu des minorités religieuses et culturelles bien avant le protectorat : Juifs installés depuis l’Antiquité, communautés chrétiennes d’époque byzantine ou médiévale, tribus et familles d’origines diverses ayant fini par se fondre dans le tissu local&nbsp;: Livournais, Siciliens, Grecs, Morisques andalous d’Espagne, Maltais et même Russes. Mais il est faux d’assimiler à ces racines anciennes les populations venues dans les fourgons de la colonisation après 1881. Ces dernières – fonctionnaires, colons, missionnaires, militaires – ne sont pas arrivées comme <em>«minorités historiques»</em>, mais comme instruments d’un pouvoir extérieur.</p>



<p>De même, prétendre que ces groupes <em>«ont enrichi le pays»,</em> au même titre que ses enfants, revient à ignorer le contexte de spoliation. Les écoles, hôpitaux, églises ou entreprises qu’ils ont créés répondaient d’abord aux besoins du système colonial et à l’implantation européenne; ils n’étaient ni conçus pour, ni gouvernés par la majorité tunisienne.</p>



<p>Les Pères Blancs eux-mêmes, sous couvert de charité, avaient pour mission première l’évangélisation et l’acculturation, et non le service désintéressé d’un peuple.</p>



<p>Enfin, l’argument selon lequel <em>«l’histoire officielle nie les minorités»</em> ne peut justifier qu’on réécrive le passé en effaçant la nature coloniale d’une présence étrangère. Reconnaître la diversité réelle du pays ne signifie pas blanchir les épisodes de domination ni transformer des colonisateurs en contributeurs indigènes.</p>



<p>Cette mise au point est essentielle pour comprendre le rôle réel des Pères Blancs en Tunisie et situer le congrès eucharistique de Carthage en 1930 dans son contexte exact : non comme la manifestation d’une pluralité tunisienne, mais comme l’apogée d’un projet missionnaire au service de la colonisation française.</p>



<p>Cette clarification historique permet de replacer l’action des Pères Blancs dans sa véritable dimension : non pas celle d’une minorité enracinée, mais celle d’un instrument missionnaire au service du projet colonial.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="652" height="441" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Batiments-du-College-Saint-Louis-a-Carthage-1882.jpg" alt="" class="wp-image-17455797" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Batiments-du-College-Saint-Louis-a-Carthage-1882.jpg 652w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Batiments-du-College-Saint-Louis-a-Carthage-1882-300x203.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Batiments-du-College-Saint-Louis-a-Carthage-1882-580x392.jpg 580w" sizes="auto, (max-width: 652px) 100vw, 652px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Bâtiments du College Saint-Louis à Carthage (fin 19<sup>e</sup> début 20<sup>e</sup>).</em></figcaption></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading">Une mission au service de la colonisation</h2>



<p>L’histoire coloniale de la Tunisie ne s’est pas limitée aux dimensions politiques et économiques. Elle fut également marquée par une entreprise religieuse conquérante, incarnée par les Pères Blancs, congrégation fondée en 1868 par le cardinal Charles Lavigerie (1825-1892), archevêque d’Alger puis de Carthage. Leur mission affichée : <em>«évangéliser l’Afrique du Nord»</em>. Leur action, inséparable du protectorat français (1881-1956), s’est traduite par une tentative de reconquête spirituelle, dont l’apogée fut atteinte en 1930 avec le congrès eucharistique de Carthage.</p>



<p>Après l’instauration du protectorat français en 1881, les Pères Blancs s’implantent en Tunisie, soutenus par les autorités coloniales et les garnisons militaires. Leur stratégie repose sur la fondation d’écoles, de dispensaires et d’orphelinats. Mais cette œuvre sociale était indissociable d’une finalité religieuse : conversion et acculturation.</p>



<p>Le cardinal Lavigerie, dans son célèbre discours de 1868, affirmait : <em>«L’Afrique est livrée à l’islam. Si l’Europe chrétienne ne s’y intéresse pas, elle sera perdue.»</em></p>



<p>Ce programme missionnaire s’inscrivait dans une logique d’acculturation : alphabétisation en français, initiation au catéchisme, marginalisation de la langue arabe et des traditions musulmanes, et éclatement des structures familiales traditionnelles.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Carthage, symbole réapproprié</h2>



<p>Un geste fort illustre cette volonté : la construction de la basilique Saint-Louis de Carthage, inaugurée en 1890 sur la colline de Byrsa, lieu fondateur de l’histoire tunisienne. Érigée à l’endroit supposé de la mort de Louis IX (Saint-Louis), elle incarnait la volonté de l’Église de faire de Carthage un nouveau centre de rayonnement chrétien en Afrique du Nord.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des méthodes contestées</h2>



<p>• <strong>Œuvres sociales conditionnées</strong>&nbsp;: nourriture, soins ou accueil en orphelinat souvent associés à un catéchisme obligatoire.</p>



<p>• <strong>Écoles confessionnelles</strong>&nbsp;: vecteurs de francisation et d’occidentalisation.</p>



<p>• <strong>Discours stigmatisant l’islam</strong>&nbsp;: dans son homélie de 1888, Lavigerie appelait à <em>«délivrer l’Afrique de l’erreur mahométane»</em>.</p>



<p>Ces initiatives accompagnaient le processus colonial de dépossession économique : alors que l’armée et l’administration françaises confisquaient des terres au profit des colons, les Pères Blancs œuvraient à la dépossession culturelle et spirituelle.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="652" height="441" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Congres-eucharistique-Carthage-1930.jpg" alt="" class="wp-image-17455802" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Congres-eucharistique-Carthage-1930.jpg 652w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Congres-eucharistique-Carthage-1930-300x203.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Congres-eucharistique-Carthage-1930-580x392.jpg 580w" sizes="auto, (max-width: 652px) 100vw, 652px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Congrès eucharistique à Carthage en 1930 pour la christianisation de l’Afrique du Nord.</em></figcaption></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading">Le congrès eucharistique de Carthage</h2>



<p>L’année 1930 marque l’apogée de cette entreprise. À l’occasion du centenaire de la conquête d’Alger (1830-1930), l’Église catholique organise à Carthage un grand congrès eucharistique international (7-11 mai 1930).</p>



<p>Des dizaines de milliers de pèlerins, missionnaires et prélats affluent d’Europe.</p>



<p>Le congrès proclame Carthage <em>«capitale spirituelle de l’Afrique»</em> et appelle à une évangélisation accrue du Maghreb.</p>



<p>Le discours inaugural du cardinal Alfred Baudrillart, recteur de l’Institut catholique de Paris, parle de <em>«reconquête spirituelle d’une terre jadis chrétienne, désormais rendue à l’Église»</em>.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="652" height="441" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Musee-Lavigerie-Carthage.jpg" alt="" class="wp-image-17456011" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Musee-Lavigerie-Carthage.jpg 652w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Musee-Lavigerie-Carthage-300x203.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Musee-Lavigerie-Carthage-580x392.jpg 580w" sizes="auto, (max-width: 652px) 100vw, 652px" /><figcaption class="wp-element-caption">Le Musée Lavigerie à Carthage.</figcaption></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading">Réactions tunisiennes et impact historique</h2>



<p>Pour les élites tunisiennes, le congrès fut une provocation. La presse nationaliste (notamment&nbsp;<em>La Voix du Tunisien</em>&nbsp;de Mohamed Chenik et Habib Bourguiba, futur leader du Néo-Destour) dénonça un affront à l’islam et à l’identité nationale.</p>



<p>Le Destour (parti fondé par Abdelaziz Thâalbi en 1920) dénonça la collusion entre colonisation et <em>«missionarisation»</em>. Dans ses écrits, Thâalbi y voyait la preuve que la France voulait <em>«dominer non seulement nos terres mais nos âmes »</em>.</p>



<p>Cet épisode contribua à radicaliser la jeunesse nationaliste et à renforcer le lien entre lutte anticoloniale et défense de l’islam comme matrice identitaire.</p>



<p>Aujourd’hui encore, le congrès eucharistique de Carthage reste dans la mémoire collective comme l’une des manifestations les plus visibles de l’alliance entre croix et épée. L’entreprise des Pères Blancs, souvent présentée comme philanthropique, fut inséparable d’une stratégie de domination coloniale.</p>



<p>Elle rappelle que le colonialisme ne s’est pas limité à la spoliation économique, mais a aussi cherché à remodeler l’âme et la mémoire des peuples conquis. Bourguiba qualifia cet épisode de <em>«catastrophe»</em> dans ses discours ultérieurs.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="538" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Domaine-Saint-Joseph-de-Thibar-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-17455812" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Domaine-Saint-Joseph-de-Thibar-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Domaine-Saint-Joseph-de-Thibar-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Domaine-Saint-Joseph-de-Thibar-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Domaine-Saint-Joseph-de-Thibar-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Domaine-Saint-Joseph-de-Thibar-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Domaine-Saint-Joseph-de-Thibar-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Domaine-Saint-Joseph-de-Thibar.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Le domaine Saint-Joseph de Thibar (Béja) où les pères blancs ont développé un grand savoir-faire vinicole et notamment le fameux Thibarine.</em></figcaption></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading">Après l&rsquo;indépendance, une nouvelle page s&rsquo;ouvre </h2>



<p>Au lendemain de&nbsp;l’indépendance de la Tunisie, en 1956, plusieurs communautés Pères Blancs sont restées dans le pays. Des négociations entre le Vatican et le gouvernement tunisien ont abouti, en 1964, à un accord, aux termes duquel un grand nombre d’églises devaient être fermées mais certaines allaient rester ouvertes aux catholiques pour leur assurer la liberté du culte, parmi lesquelles la cathédrale de Tunis.</p>



<p>C’est ainsi que les Pères Blancs ont continué à exercer leur ministère en Tunisie, auprès des chrétiens dans les paroisses et aussi dans les activités culturelles, sociales et religieuses. Dans ce cadre, ils ont accompli un travail remarquable au sein de l’Institut des Belles Lettres Arabes (Ibla) dont la bibliothèque et la revue sont très appréciées dans les milieux universitaires en Tunisie et au-delà.</p>



<p>Détruit par un incendie en 2010, le siège d’Ibla a pu être restauré et a rouvert ses portes au public le 18 octobre 2014.</p>



<p>La bibliothèque d’Ibla contient 30 000 ouvrages et 600 périodiques. C’est l’un des plus riches fonds à Tunis, en arabe et en français (en italien, en anglais, en allemand et en espagnol aussi) sur la Tunisie, le Maghreb et le Machrek.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="624" height="832" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Porte-IBLA-1-624x832-1.jpg" alt="" class="wp-image-17455818" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Porte-IBLA-1-624x832-1.jpg 624w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Porte-IBLA-1-624x832-1-225x300.jpg 225w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/09/Porte-IBLA-1-624x832-1-580x773.jpg 580w" sizes="auto, (max-width: 624px) 100vw, 624px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Siège de l’Ibla dans la médina de Tunis.</em></figcaption></figure>
</div>


<p><strong>Sources et références principales :</strong></p>



<p>• Charles-Robert Ageron,&nbsp;<em>Les Algériens musulmans et la France (1871-1919)</em>, PUF, 1968.</p>



<p>• François Renault,&nbsp;<em>Le Cardinal Lavigerie</em>, Fayard, 1992.</p>



<p>• Sadok Boubaker,&nbsp;<em>Le Congrès eucharistique de Carthage 1930 : provocation coloniale et réactions tunisiennes</em>, Revue d’Histoire Maghrébine, 1980.</p>



<p>• Abdelaziz Thâalbi,&nbsp;<em>La Tunisie martyre</em>, 1920.</p>



<p>• Archives de presse coloniale (<em>La Dépêche tunisienne</em>, mai 1930).</p>



<p>* <a href="https://www.facebook.com/share/v/1a2NFyhJHe/?mibextid=WC7FNe">Vidéo Habib Bourguiba à propos du Congrès Eucharistique.</a></p>



<p></p>
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		<item>
		<title>Un nouveau Yalta se dessine &#124; Quels remparts pour les petits États ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 08 Sep 2025 07:21:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[diplomatie]]></category>
		<category><![CDATA[droit international]]></category>
		<category><![CDATA[Khémaïs Gharbi]]></category>
		<category><![CDATA[nouveau Yalta]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans le monde actuel, la puissance s'impose par les menaces, les chantages économiques et les pressions militaires. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Nous vivons une époque de bouleversements où l’Histoire semble s’accélérer. Le monde entier change à la fois politiquement et géographiquement. Les cartes géostratégiques sont rebattues et une redistribution des forces s’opère, non plus par le droit ou la concertation, mais à coups de menaces, de chantage économique et de pressions militaires. Le slogan est lancé: «la paix par la force» en s’affranchissant du droit international.</em></strong> <em>(Ph. Donald Trump / Vladimir Poutine / Xie Jinping / Narendra Modi). </em></p>



<p><strong>Khémaïs Gharbi</strong> *</p>



<span id="more-17420676"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi.jpg" alt="" class="wp-image-14682166" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>À l’instar des années 1940, nous sommes à la veille d’un nouveau «Yalta» : une reconfiguration du monde dictée par le poids des armées et des arsenaux des grandes puissances prédatrices.</p>



<p>Face à cette mécanique implacable, les petits pays paraissent fragiles. Pourtant, l’Histoire nous enseigne que certains remparts, quand ils sont solidement érigés, peuvent leur donner une force insoupçonnée.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Premier rempart, le soutien populaire</h2>



<p>C’est sur la division intérieure que misent toujours les grandes puissances pour imposer leur hégémonie. Les exemples abondent : en 1953, l’Iran de Mossadegh, malgré sa volonté de garder la main sur son pétrole, a été fragilisé par des tensions internes attisées de l’extérieur, ce qui facilita le coup d’État. À l’inverse, le Vietnam, dans les années 1960-70, a montré que la cohésion nationale, même au prix de terribles sacrifices, pouvait résister au rouleau compresseur américain. Un peuple uni, qui croit en la légitimité de ses dirigeants dans les moments critiques, peut offrir aux gouvernants la crédibilité nécessaire pour repousser les chantages et préserver l’indépendance nationale.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Deuxième rempart, les alliances</h2>



<p>L’Histoire moderne est riche d’exemples où des États de taille modeste ont trouvé une protection dans des alliances solides. La Suisse, au cœur de l’Europe, a su jouer des équilibres et préserver son intégrité grâce à un savant dosage de neutralité et d’accords discrets. Plus récemment, les pays baltes, après leur indépendance, n’ont trouvé la garantie de leur sécurité qu’en rejoignant l’Otan et l’Union européenne. Pour un petit pays, l’isolement est synonyme de vulnérabilité; la solidarité régionale ou internationale, au contraire, double sa résilience.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Troisième rempart, le patriotisme</h2>



<p>Il ne s’agit pas ici de chauvinisme aveugle, mais de la capacité d’une nation à transcender ses querelles internes quand une menace extérieure se profile. Dans l’Angleterre de Churchill, les rivalités politiques furent suspendues au nom de l’unité face à l’Allemagne nazie.&nbsp;</p>



<p>De même, dans le monde arabe, l’Égypte de Nasser, lors de la nationalisation du canal de Suez en 1956, a montré combien l’unité nationale pouvait être une arme redoutable. Face à l’agression tripartite menée par la France, la Grande-Bretagne et Israël, le peuple égyptien s’est rassemblé derrière son dirigeant, transformant l’humiliation attendue en victoire politique. Cette cohésion interne, doublée du soutien populaire massif, a forcé les puissances prédatrices à battre en retraite sous la pression internationale. L’unité nationale, quand elle devient réflexe vital, transforme un pays menacé en forteresse morale.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ultime rempart, la diplomatie</h2>



<p>La diplomatie est l’arme des faibles face aux forts, mais à condition d’être pensée avec intelligence et constance. De petites nations ont su compenser leurs faiblesses militaires par une diplomatie inventive. Le Costa Rica, par exemple, a renoncé à une armée en 1949 pour faire de la paix son identité et de ses alliances internationales son bouclier. La Tunisie, à plusieurs reprises dans son histoire récente, a utilisé l’art de la négociation et de l’équilibre entre puissances rivales pour préserver son indépendance et attirer des soutiens.</p>



<p>La diplomatie ne remplace pas la force brute, mais elle peut désamorcer une crise, gagner du temps, et surtout empêcher qu’un pays ne soit enfermé dans le goulot d’une bouteille dont il ne sortirait qu’à ses dépens.</p>



<p>Le monde de demain ne sera pas plus tendre que celui d’hier. Mais il n’est pas écrit que les petits États soient condamnés à subir. Leur survie et leur dignité dépendront de leur capacité à conjuguer unité nationale, alliances stratégiques, patriotisme réfléchi et diplomatie inventive. Car si Yalta fut imposé par les vainqueurs de la Seconde Guerre mondiale, l’avenir, lui, reste ouvert à ceux qui sauront bâtir ces remparts invisibles, mais décisifs.</p>



<p><em>* Ecrivain et traducteur.</em></p>
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		<title>Les Etats-Unis bafouent l’esprit de l’Onu </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/30/les-etats-unis-bafouent-lesprit-de-lonu/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 30 Aug 2025 08:24:39 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Yasser Arafat]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les Etats-Unis jouent aujourd'hui un rôle très dangereux au Proche-Orient en prenant le parti exclusif de l'agresseur israélien. </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Les États-Unis viennent, une nouvelle fois, de refuser l’octroi de visas aux représentants palestiniens, les empêchant ainsi de participer aux travaux de l’Assemblée générale des Nations unies à New York.</em></strong> <strong><em>Ce qui se décide aujourd&rsquo;hui à la Maison Blanche est étrangement et dangereusement stupide </em></strong><em>(Ph. Poignée de main historique entre Yitzhak Rabin et Yasser Arafat sous le regard de Bill Clinton lors de la signature des accords d’Oslo sur la pelouse de la Maison-Blanche, le 13 septembre 1993. En ce temps-là, les Etats-Unis tentaient de jouer un rôle constructif pour la paix au Proche-Orient.)</em></p>



<p><strong>Khémaïs Gharbi</strong></p>



<span id="more-17360622"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi.jpg" alt="" class="wp-image-14682166" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Les prétextes invoqués par Washington — sécurité nationale, manquements supposés aux engagements, prétendue <em>«guerre juridique»</em> contre Israël devant la Cour pénale internationale (CPI) et la Cour internationale de justice (CIJ)— ne tiennent pas la route. Ils traduisent surtout un abus de pouvoir et une violation flagrante de l’accord de siège conclu entre l’Onu et les États-Unis : celui-ci oblige pourtant le pays hôte à garantir l’accès de tous les représentants officiels aux instances multilatérales.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le précédent de 1988</h2>



<p>Ce n’est pas une première. En 1988, sous la présidence de Ronald Reagan, Washington avait déjà refusé un visa à Yasser Arafat, alors invité à s’exprimer devant l’Assemblée générale. Le tollé international fut tel que l’Onu décida de déplacer sa session extraordinaire à Genève, afin de permettre au dirigeant palestinien de prendre la parole. Ce fut un moment historique : Arafat y annonça l’acceptation des résolutions 242 et 338, reconnut le droit d’Israël à exister et rejeta toute forme de terrorisme. Pris de court, les États-Unis durent céder et ouvrir sans tarder un dialogue officiel avec l’OLP. Un revirement que beaucoup qualifièrent à l’époque de <em>«tournant à 360 degrés»</em>.</p>



<p>Ce précédent aurait dû servir de leçon : on ne muselle pas un peuple en l’empêchant de parler à la tribune des Nations unies. Chaque tentative d’exclusion n’a fait que renforcer la légitimité de la cause palestinienne et mettre en lumière l’isolement moral des États-Unis lorsqu’ils abusent de leur statut de pays hôte.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’isolement moral des Etats-Unis</h2>



<p>Le pays hôte n’a pas le droit de fermer la porte de l’Onu selon ses humeurs, ses calculs politiques ou ses inimitiés. L’Assemblée générale est, par essence, la tribune universelle où chaque peuple, chaque gouvernement, ami ou ennemi, a le droit de venir exposer sa parole devant le concert des Nations. Même en temps de guerre, cette règle sacrée a toujours été respectée : les États-Unis ont vu défiler à New York des représentants de pays avec lesquels ils étaient en conflit ouvert — pendant la guerre du Vietnam, et lors de tant d’autres affrontements. Pourquoi, alors, faudrait-il faire aujourd’hui une exception pour la Palestine ?</p>



<p>Empêcher un peuple de parler, c’est non seulement le réduire au silence, mais aussi porter atteinte à la vocation première des Nations unies. Et cela, aucune organisation internationale digne de ce nom ne peut l’admettre.</p>



<p>Aujourd’hui, l’histoire semble se répéter. Mais l’Onu doit rester fidèle à sa mission : offrir à toutes les nations et à tous les peuples une voix — fût-elle discordante — et refuser que son fonctionnement soit paralysé par les pressions d’un seul État. Si nécessaire, comme en 1988, l’Assemblée générale devrait de nouveau se réunir ailleurs, afin que la Palestine puisse faire entendre sa parole.</p>



<p><em>* Ecrivain et traducteur.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/30/les-etats-unis-bafouent-lesprit-de-lonu/">Les Etats-Unis bafouent l’esprit de l’Onu </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Israël tue les témoins du génocide qu’il perpètre à Gaza</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/12/israel-tue-les-temoins-du-genocide-quil-perpetre-a-gaza/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 12 Aug 2025 08:47:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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		<category><![CDATA[Khémaïs Gharbi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>A Gaza, cinq autres journalistes palestiniens ont été tués et Israël a reconnu être l'auteur de ces assassinats. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/12/israel-tue-les-temoins-du-genocide-quil-perpetre-a-gaza/">Israël tue les témoins du génocide qu’il perpètre à Gaza</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Avant-hier, dimanche 10 août 2025, à Gaza, cinq autres journalistes palestiniens ont été tués </em></strong><em>(Ph. Anas Al-Sharif et Mohammed Qreiqeh, deux des <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/11/larmee-israelienne-tue-deliberement-cinq-journalistes-a-gaza/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">cinq journalistes tués</a>)</em><strong><em>. L’occupant, Israël en l’occurrence, a reconnu être l&rsquo;auteur de ces assassinats. Cinq vies brisées. Cinq voix réduites au silence. Et derrière ce crime, un but : empêcher le monde de voir. Empêcher les caméras de capter les images d’enfants au ventre creux, aux côtes saillantes, mourant de faim dans les ruines. Empêcher les témoignages sur les corps recouverts de poussière, sur les visages hagards des survivants, sur cette bande de terre détruite à 80 % et qui compte déjà plus de 200 000 morts et blessés sous les bombes de l’Etat hébreu.</em></strong></p>



<p><strong>Khémaïs Gharbi</strong> *</p>



<span id="more-17212482"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi.jpg" alt="" class="wp-image-14682166" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Tuer un journaliste en zone de guerre, ce n’est pas seulement éteindre un regard, c’est éteindre notre regard collectif. C’est nous priver volontairement de la possibilité de voir — et donc de comprendre, de réagir, de nous indigner.</p>



<p>C’est exactement ce que décrivait, dans un autre langage, le prix Nobel de littérature José Saramago dans son roman&nbsp;<em>‘‘L’Aveuglement’’</em>. Publié en 1995, il raconte comment une épidémie étrange rend un pays entier aveugle. Mais cette cécité n’est pas seulement physique : elle est morale. On enferme les malades, on les prive de dignité, on les laisse se débrouiller dans la faim et la peur, pendant que ceux qui pourraient les aider détournent le regard.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un aveuglement délibéré</h2>



<p>Aujourd’hui, Gaza est l’asile du roman de Saramago à l’échelle d’un peuple. L’aveuglement n’est pas causé par une lumière blanche mais par des choix politiques : occuper des terres étrangères, bloquer leurs populations, détruire leurs infrastructures, contrôler leurs communications — et réduire au silence ceux qui témoignent. Les journalistes tués sont nos témoins lucides, nos <em>«voyants»</em> dans un monde d’aveugles qui préfère parfois l’obscurité confortable à la vérité insupportable.</p>



<p>À la fin de&nbsp;<em>‘‘L’Aveuglement’’</em>, la vue revient mystérieusement. Mais Saramago laisse planer un doute : les hommes ont-ils appris à regarder ?</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le regard retrouvé</h2>



<p>Pour Gaza, la même question se pose : lorsque la guerre cessera — car elle cessera un jour —, que fera-t-on du regard retrouvé ? Servira-t-il à reconnaître enfin l’humanité de ce peuple et la barbarie sanguinaire de ses oppresseurs, ou redeviendrons-nous aveugles, autrement ?</p>



<p>La vraie cécité, écrivait Saramago, n’est pas celle des yeux mais celle de la conscience. Et chaque journaliste tué à Gaza – et ils dépassent la centaine aujourd’hui depuis le 7 octobre 2023 – est une paire d’yeux arrachée au monde, une part de notre conscience qu’on assassine.</p>



<p><strong><em>Ne détournez pas les yeux : ce qu’ils voulaient cacher, c’est à nous de le regarder.</em></strong></p>



<p>* <em>Ecrivain, traducteur.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Y27YyOEZOq"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/11/larmee-israelienne-tue-deliberement-cinq-journalistes-a-gaza/">L’armée israélienne tue délibérément cinq journalistes à Gaza</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’armée israélienne tue délibérément cinq journalistes à Gaza » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/11/larmee-israelienne-tue-deliberement-cinq-journalistes-a-gaza/embed/#?secret=0hZ3KZnS5s#?secret=Y27YyOEZOq" data-secret="Y27YyOEZOq" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
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			</item>
		<item>
		<title>Etat de Palestine l Le saut hésitant de Macron</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/26/etat-de-palestine-l-le-saut-hesitant-de-macron/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 26 Jul 2025 07:38:28 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Mahmoud Abbas]]></category>
		<category><![CDATA[Nations unies]]></category>
		<category><![CDATA[Winston Churchill]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En voulant reconnaître l’État de Palestine «sans brusquer», Macron a choisi le chemin de la lenteur excessive.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/26/etat-de-palestine-l-le-saut-hesitant-de-macron/">Etat de Palestine l Le saut hésitant de Macron</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>En voulant reconnaître l’État de Palestine «sans brusquer», Macron a choisi le chemin de la lenteur excessive. Mais l’Histoire – celle que Churchill et De Gaulle avaient lue – nous rappelle que, pour franchir certains fossés, il faut un seul élan, ferme et irréversible. Tout le reste n’est que temps offert à ceux qui espèrent que le saut n’aura jamais de résultat.</em></strong></p>



<p><strong>Khémaïs Gharbi<em> *</em></strong></p>



<span id="more-17103808"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi.jpg" alt="" class="wp-image-14682166" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
</div>


<p>Winston Churchill aimait rappeler qu’<em>«un fossé se franchit mieux d’un seul saut»</em>. Ce n’était pas seulement une image de guerre, mais une leçon de stratégie : lorsqu’un pas est décisif, mieux vaut l’accomplir d’un élan ferme que d’y revenir par hésitations successives.</p>



<p>Le président français Emmanuel Macron semble aujourd’hui payer le prix d’avoir ignoré ce conseil du <em>«vieux lion»</em>. Depuis des mois, il annonçait vouloir reconnaître l’État de Palestine – mais sans oser le faire franchement et clairement. Avant-hier, jeudi 25 juillet 2025, il a franchi une étape en annonçant officiellement cette<a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/24/la-france-va-officiellement-reconnaitre-letat-de-palestine-annonce-emmanuel-macron/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> reconnaissance</a> dans une lettre adressée au président Mahmoud Abbas. Mais, en fixant la date de la proclamation solennelle à septembre prochain, lors de l’Assemblée générale des Nations unies, il a ouvert un nouveau cycle de palabres, de tergiversations et de résistances.</p>



<p>Cette démarche, pourtant honorable dans son affirmation, risque de se transformer en un piège politique. Car en multipliant les préannonces, Macron n’offre pas seulement du temps à la diplomatie : il en offre surtout à ses adversaires – de l’intérieur comme de l’extérieur – pour dresser de nouveaux obstacles, tisser de nouvelles pressions, nourrir de nouvelles polémiques.</p>



<p>L’Histoire fourmille d’exemples qui rappellent que certains gestes doivent être accomplis avec la netteté d’un couperet. En 1967, au lendemain de la guerre des Six Jours, le général de Gaulle avait choisi un mot – <em>«agression»</em> – et une décision – l’embargo sur les armes à destination d’Israël – qu’il annonça d’un bloc, sans flottement. Le geste fut controversé, mais sa clarté fit autorité.</p>



<p>À l’inverse, à tergiverser, on épuise l’élan, on fragilise le geste, et l’on transforme ce qui aurait pu être un moment de clarté en un long champ de tir pour les critiques.</p>



<p>En voulant reconnaître l’État de Palestine <em>«sans brusquer»</em>, Macron a choisi le chemin de la lenteur excessive. Mais l’Histoire – celle que Churchill et De Gaulle avaient lue – nous rappelle que, pour franchir certains fossés, il faut un seul élan, ferme et irréversible. Tout le reste n’est que temps offert à ceux qui espèrent que le saut n’aura jamais de résultat. Et ils sont nombreux dans cet Occident qui se fait désormais complice du génocide perpétré par Israël dans les territoires palestiniens occupés.  </p>



<p>Les 149 Etats qui ont déjà reconnu l’Etat de Palestine l’ont fait ce saut, et d’un seul élan, mus par la nécessité de l’Histoire et guidés par les principes du droit et de la justice.</p>



<p>* <em>Ecrivain et traducteur.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/26/etat-de-palestine-l-le-saut-hesitant-de-macron/">Etat de Palestine l Le saut hésitant de Macron</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Gaza &#124; Génocide en direct et impunité garantie</title>
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		<pubDate>Tue, 22 Jul 2025 06:19:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[génocide]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La guerre d’anéantissement menée contre la population de Gaza prend un visage encore plus monstrueux : celui de la faim. </p>
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<p><strong><em>Alors que le siège de Gaza s’apprête à franchir le seuil terrifiant d’une deuxième année, la guerre d’anéantissement menée contre sa population prend un visage encore plus monstrueux : celui de la faim. Une faim méthodiquement organisée, utilisée comme arme silencieuse mais implacable, qui ne fait aucune distinction entre un nourrisson et un vieillard.</em></strong></p>



<p><strong>Khémaïs Gharbi</strong></p>



<span id="more-17081324"></span>


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<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi.jpg" alt="" class="wp-image-14682166" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/11/Khemais-Gharbi-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure>
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<p>Ces derniers jours, la famine a franchi un point de non-retour. Des enfants meurent, non seulement de malnutrition, mais aussi sous les balles tirées délibérément lors de la distribution de l’aide, devenue piège mortel. Et pendant ce temps, le monde regarde.</p>



<p>Francesca Albanese, rapporteure spéciale des Nations Unies pour la Palestine, a osé dire tout haut ce que l’histoire retiendra : que le fait d’affamer des millions de civils, de tirer sur des enfants par pur sadisme, sous la protection à peine voilée de puissances dites démocratiques, relève d’une barbarie inédite, que même l’horreur nazie semblait avoir scellée à jamais.</p>



<p><em>«Comment survivrons-nous à cette nouvelle chute dans l’abîme ?»</em> interroge-t-elle. La question nous est posée à tous — mais c’est le silence des grandes puissances qui y répond aujourd’hui, glaçant.</p>



<p>Il y a, derrière ce carnage, une logique froide, une ivresse de domination qui ne se cache même plus. Elle se drape dans des discours sécuritaires, se pare de mots vides comme <em>«légitime défense»</em> ou <em>«riposte»</em>, alors qu’elle massacre un peuple piégé, affamé, acculé à la poussière. C’est une guerre sans honneur, menée avec la rage de ceux qui confondent puissance et droit, technologie et morale.</p>



<p>Mais ce qui sidère davantage encore, c’est l’apathie presque complice de ceux qui se prétendent civilisés. De ceux qui, installés confortablement dans leurs chancelleries, préfèrent détourner les yeux ou réciter des communiqués creux, incapables de nommer l’horreur pour ne pas froisser des intérêts stratégiques. Cette lâcheté des États dits modernes est peut-être l’autre nom du scandale. Car il n’est pas de crimes impunis plus durables que ceux qu’on ne veut même pas regarder.</p>



<p>* <em>Ecrivain, traducteur.</em></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="xtGfFHfESG"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/14/gaza-ou-quand-les-valeurs-occidentales-fracassent-la-tete-des-enfants/">Gaza ou quand les «valeurs» occidentales fracassent la tête des enfants</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Gaza ou quand les «valeurs» occidentales fracassent la tête des enfants » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/14/gaza-ou-quand-les-valeurs-occidentales-fracassent-la-tete-des-enfants/embed/#?secret=OSaTd9pgWN#?secret=xtGfFHfESG" data-secret="xtGfFHfESG" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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