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	<title>Archives des Lamine Bey - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Lamine Bey - Kapitalis</title>
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		<title>Tunisie : Bourguiba et les leçons de l&#8217;histoire</title>
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		<pubDate>Sun, 10 Apr 2022 07:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Parmi les leçons à tirer de la fin de Habib Bourguiba, le premier président de la République Tunisienne, il y en a une que l&#8217;auteure de cette tribune retient particulièrement, c&#8217;est que l&#8217;histoire ne pardonne pas ceux qui abusent de leur pouvoir. Et cela, bien sûr, est valable pour Bourguiba, ses prédécesseurs et ses successeurs,...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/07/Lamine-Bey-Habib-Bourguiba.jpg" alt="" class="wp-image-357141"/><figcaption><em>La fin de Bourguiba a été semblable à celle qu&rsquo;il avait lui-même réservée à Lamine Bey qu&rsquo;il avait destitué.</em> </figcaption></figure></div>



<p><strong><em>Parmi les leçons à tirer de la fin de Habib Bourguiba, le premier président de la République Tunisienne, il y en a une que l&rsquo;auteure de cette tribune retient particulièrement, c&rsquo;est que l&rsquo;histoire ne pardonne pas ceux qui abusent de leur pouvoir. Et cela, bien sûr, est valable pour Bourguiba, ses prédécesseurs et ses successeurs, à court d&rsquo;idées et de légitimité, qui se disputent aujourd&rsquo;hui son legs.</em></strong></p>



<p>Par<strong> Semia Zouari</strong> *</p>



<span id="more-387144"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/10/Semia-Zouari.jpg" alt="" class="wp-image-246455"/></figure></div>



<p>Le 6 avril est commémorée la mort de Bourguiba avec toutes les récupérations de la classe politique tunisienne en mal d&rsquo;inspiration et de repères et l&rsquo;idéalisation de notre <em>«Zaim»</em>, qui est, à l&rsquo;occasion, paré de toutes les vertus.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ramener le «Zaïm» à sa juste dimension</h2>



<p>Notre premier président de la République, Habib Bourguiba, qu&rsquo;il repose en paix, était avant tout un être humain avec ses qualités et ses failles. A l&rsquo;instar de De Gaulle en France, trop d&rsquo;hommes politiques en ont revendiqué la filiation sans respecter les fondements de son oeuvre politique. Et nous voyons aujourd&rsquo;hui comment les acquis pour lesquels il s&rsquo;est battu (l&rsquo;éducation et la santé pour tous, l&rsquo;émancipation de la femme et la consolidation de ses droits, la modernisation de la société et la laïcité, la francophonie&#8230;) sont menacés et insidieusement minés par les idéologies rétrogrades de l&rsquo;extrémisme islamiste et de ses multiples succursales non avouées, derrière le masque avenant et trompeur de l&rsquo;islam modéré.</p>



<p>Bien sûr, Bourguiba a façonné l&rsquo;histoire de la Tunisie contemporaine, mais cela n&rsquo;en pas fait un modèle parfait, idéalisé à l&rsquo;extrême jusqu&rsquo;à l&rsquo;absoudre de ses fautes et des injustices commises. Encore une fois, ce serait lui rendre justice que de le ramener à sa juste dimension et d&rsquo;évaluer sa carrière politique en faisant l&rsquo;équilibre entre les acquis et les manquements.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;offense faite à la mémoire du «Zaim»</h2>



<p>Les souvenirs que je garde du jour de sa mort restent marqués par la gestion calamiteuse de l&rsquo;appareil de communication benaliste avec la diffusion de documentaires animaliers débilisants à la TV nationale, les communiqués réducteurs en rapport avec <em>«sa naissance dans une famille modeste»</em>, les caméras qui filmaient le défilé de personnes (des femmes majoritairement) venues se recueillir devant sa dépouille à la maison du Parti au boulevard du 9-Avril, la mesquinerie du choix d&rsquo;une photo du <em>«Zaim»</em> vieilli et diminué accroché au mur, l&rsquo;infamie de l&rsquo;avion marqué de l&#8217;emblème du 7-Novembre (date de sa destitution par Zine El Abidine Ben Ali, en 1987, Ndlr) qui a transporté sa dépouille à Monastir, dans la soute! Les tracasseries imposées à Bourguiba Junior qui a dû produire le titre de propriété de la maison familiale du quartier des Trabelsia à Monastir d&rsquo;où devait partir le cortège funèbre. La famille Bourguiba sommée de se présenter devant Ben Ali pour recevoir ses condoléances et le<em> «remercier»</em>. Tant de révélations fuitées dans notre société encore terrorisée par la dictature benaliste et chuchotées entre nous, dans le désarroi de la faillite morale d&rsquo;un régime méprisable mais toujours craint.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Triste fin et funeste retour de l&rsquo;histoire</h2>



<p>Comment imaginer tant de bassesse lors de la mort d&rsquo;un ancien dirigeant ? C&rsquo;est bien le propre d&rsquo;une dictature d&rsquo;exiger de la famille d&rsquo;un dirigeant décédé de venir remercier celui qui a fait séquestrer pendant des années un vieillard diminué et malade. Bourguiba ne pouvait aller se recueillir sur la tombe de ses parents qu&rsquo;aux premières lueurs de l&rsquo;aube pour que personne ne puisse le voir; il ne pouvait recevoir sa famille et ses proches sans l&rsquo;accord du gouverneur de Monastir; il n&rsquo;a pas vu la mer qu&rsquo;il adorait pendant des années; il a été spolié du modeste palais de Skanes dont le terrain lui avait été donné gratuitement par les habitants de Monastir.</p>



<p>Triste fin et funeste retour de l&rsquo;histoire pour celui qui avait, lui aussi, maltraité et humilié ses prédécesseurs beylicaux. Mais aussi ce fut le début de la fin pour Ben Ali et ses <em>«conseillers»</em>, terrorisés par la mort d&rsquo;un vieillard et méprisés par tous les Tunisiens pour toutes leurs bassesses, car l&rsquo;histoire ne pardonne pas ceux qui abusent de leur pouvoir pour persécuter les déchus.</p>



<p>Historiquement, l&rsquo;islam s&rsquo;est grandi en prohibant les comportements revanchards à l&rsquo;égard des vaincus qu&rsquo;il faut avoir la noblesse d&rsquo;épargner et de protéger. <em>«Akrimou aziza qaoumin dhall»</em> disait notre prophète.</p>



<p>* <em>Diplomate.</em></p>



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			</item>
		<item>
		<title>La dernière fille de Lamine Bey décède au Maroc à l&#8217;âge de 92 ans</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2021/02/19/la-derniere-fille-de-lamine-bey-decede-au-maroc-a-lage-de-92-ans/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Yusra NY]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 19 Feb 2021 18:14:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La dernière fille de Lamine Bey, Taj El Molk Lilia Housseini, épouse Chelly est décédée, ce vendredi 19 février, à l&#8217;âge de 92 ans au Maroc, où elle elle a vécu depuis 1962. C&#8217;est ce que rapporte le site marocain « Média24 », en rappelant que cinq ans après la déposition du bey en 1957, Taj El...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/02/Taj-El-Molk-Lilia-Housseini.jpg" alt="" class="wp-image-337001"/><figcaption><em>Ph. Media 24.</em></figcaption></figure>



<p><strong><em>La dernière fille de Lamine Bey, Taj El Molk Lilia Housseini, épouse Chelly est décédée, ce vendredi 19 février, à l&rsquo;âge de 92 ans au Maroc, où elle elle a vécu depuis 1962.</em></strong></p>



<span id="more-336997"></span>



<p>C&rsquo;est ce que rapporte le site marocain <a href="https://www.medias24.com/deces-a-casablanca-de-la-derniere-fille-du-bey-de-tunisie-16700.html?fbclid=IwAR2fEsbKsP0GR52Sc8G2CnRqsi5_Mr3bHFckq1fmw_7OHCpSyHmMa8ncT_I" target="_blank" aria-label="undefined (s’ouvre dans un nouvel onglet)" rel="noreferrer noopener">« Média24 »</a>, en rappelant que cinq ans après la déposition du bey en 1957, Taj El Molk Lilia Housseini, s&rsquo;est rendue au Maroc d&rsquo;abord avec son mari Dr Mohamed Chelly, avant que leurs enfants puissent les rejoindre.</p>



<p>Décrite comme une <em>«dame respectée par tous ceux qui l&rsquo;ont connue</em>», Taj El Molk Lilia Housseini, a vécu dans la simplicité et malgré l&rsquo;exil et les problèmes financiers, elle a élevé ses enfants <em>«dans l&rsquo;amour du prochain, l&rsquo;affection, la simplicité, l&rsquo;humilité, sans jamais se plaindre»</em>, selon le témoignage de ses enfants, tous médecins installés et exerçant au Maroc</p>



<p>Son époux, Dr Chelly, diplômé de la Faculté de médecine de Paris, a quant à lui travaillé en tant que chirurgien et médecin chef de l&rsquo;hôpital civil de Tétouan (1962 à 1966), puis à l&rsquo;hôpital d&rsquo;OCP à Khouribga, avant de s&rsquo;installer à Casablanca jusqu&rsquo;à son décès en 1987.</p>



<p>Rappelons que le monarque déchu est privé de tous ses biens, même son palais de Carthage (qui n’appartenait pas à l’État mais qui était un héritage), pour être transféré dans une maison à la Manouba, avant de terminer sa vie dans un appartement, qu&rsquo;il louait, au quartier La Fayette au centre-ville de Tunis.</p>



<p>Depuis la révolution tunisienne en janvier 2011, ses descendants œuvrent à rétablir la vérité historique, dénonçant entre autres l’injustice, le mépris et la maltraitance dont il a été victime.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Y. N.</strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="QF4ql5Mhfe"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/10/12/les-descendants-des-beys-de-tunis-face-a-la-tyrannie-du-statu-quo/">Les descendants des Beys de Tunis face à la tyrannie du statu quo</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les descendants des Beys de Tunis face à la tyrannie du statu quo » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/10/12/les-descendants-des-beys-de-tunis-face-a-la-tyrannie-du-statu-quo/embed/#?secret=wEDuqEos93#?secret=QF4ql5Mhfe" data-secret="QF4ql5Mhfe" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="8CtmMvFd0x"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/07/24/25-juillet-1957-coup-detat-masque-de-bourguiba/">25 juillet 1957 : Le coup d’Etat masqué de Bourguiba</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« 25 juillet 1957 : Le coup d’Etat masqué de Bourguiba » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2017/07/24/25-juillet-1957-coup-detat-masque-de-bourguiba/embed/#?secret=4vwCScLnf1#?secret=8CtmMvFd0x" data-secret="8CtmMvFd0x" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
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			</item>
		<item>
		<title>Nous n’oublierons jamais le 18 janvier 1952 et ses héros</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2021/01/19/nous-noublierons-jamais-le-18-janvier-1952-et-ses-heros/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 19 Jan 2021 07:25:40 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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		<category><![CDATA[18 janvier 1952]]></category>
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		<category><![CDATA[Néo-Destour]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le 18 janvier 1952 est une date phare de l’Histoire contemporaine de la Tunisie et un repère pour tous les patriotes. (1) Par Chedly Mamoghli * Cette date marqua le déclenchement de la lutte armée contre l’occupant français après l’arrestation d’une vingtaine de leaders nationalistes, s’en suivra une grève générale le 22 janvier, des arrestations,...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/01/Habib-Bourguiba-18-janvier-1952.jpg" alt="" class="wp-image-332629"/></figure>



<p><strong><em>Le 18 janvier 1952 est une date phare de l’Histoire contemporaine de la Tunisie et un repère pour tous les patriotes. (1)</em></strong></p>



<p>Par<strong> Chedly Mamoghli</strong> *</p>



<span id="more-332628"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/06/Chedly-Mamoghli.jpg" alt="" class="wp-image-158631"/></figure></div>



<p>Cette date marqua le déclenchement de la lutte armée contre l’occupant français après l’arrestation d’une vingtaine de leaders nationalistes, s’en suivra une grève générale le 22 janvier, des arrestations, des exécutions de patriotes tombés sous les balles de l’occupant.</p>



<p>Il n’y a que les ignorants qui ne connaissent pas et ne veulent pas connaître l’Histoire de leur pays ou les traîtres qui ont des allégeances autres que l’allégeance à la Tunisie qui sont indifférents à nos repères dont le 18-Janvier est l’un des principaux.</p>



<p>Nous n’avons aucune haine contre la France ou contre les Français (les générations actuelles n’y sont pour rien) mais nous n’oublions pas la colonisation et ses préjudices, contrairement aux haineux qui eux passent leur temps à cracher sur la France mais oublient les dates phares de notre Histoire comme le 18 janvier 1952.</p>



<p>Je remarque que ni notre président ni aucun parti politique n’a commémoré même pas via un communiqué le 18 janvier 1952. Je suis en colère (colère froide) bien que ceci ne m’étonne pas venant de leur part.</p>



<p>Le 18 janvier 1952, les 8 et 9 avril 1938 ainsi que toutes les autres dates ayant ponctué l’Histoire patriotique de la Tunisie, nous patriotes nous ne les oublierons jamais, nous les célébrerons tant que nous sommes en vie et nous les inculquerons à nos enfants.</p>



<p><em>* Juriste.</em></p>



<p><strong><em>Note  :</em></strong></p>



<p><em>1- Après la plainte déposée contre elle auprès de l’ONU par le 1er ministre tunisien M’hamed Chenik, la France réagit en envoyant, début janvier, Jean-Marie François de Hauteclocque comme résidant général du protectorat français de Tunisie. Ce dernier découvre un pays en situation de révolte armée et exige du prétendant au trône Lamine Bey qu’il fasse preuve d’autorité. Lamine Bey refuse.<br>En France, Robert Schuman expose la crise tunisienne au conseil des ministres…<br>Le général Garbay, ministre de la Défense tunisienne, reçoit alors tous pouvoirs de police : il donne l’ordre d’arrêter M’hamed Chenik, le 1er ministre tunisien, et 3 de ses ministres.<br>Ils sont ensuite expédiés dans le sud du pays, en résidence surveillée. Puis il ordonne la dislocation des cellules du Parti communiste tunisien (PCT).<br>L’avocat nationaliste Habib Bourguiba (fondateur du parti Néo-Destour, lequel prône l’indépendance de la Tunisie) est transféré de sa résidence surveillée de Tabarka pour une autre à Remada.<br>Des partisans du parti Néo-Destour et des militants du PCT, considérés comme spécialement dangereux, sont arrêtés et également envoyés à Remada.<br>Le couvre-feu est alors instauré dans les villes. L’état de siège et la censure sont ensuite rétablis dans tout le protectorat français de Tunisie tandis qu’à Tunis, le 26 mars, le chef de cabinet de Jean-Marie François de Hauteclocque et le prince Chedly organisent discrètement une entrevue entre le résidant général de Hauteclocque et Lamine Bey, le prétendant au trône de Tunisie… (<strong>Source </strong>: <a aria-label="undefined (s’ouvre dans un nouvel onglet)" href="http://marmitevingtieme.canalblog.com/archives/2017/09/26/35712604.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">La Marmite du 20e siècle</a>). </em></p>



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		<title>Les descendants des Beys de Tunis face à la tyrannie du statu quo</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 12 Oct 2020 06:45:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Docteur Chafik Chelly]]></category>
		<category><![CDATA[Faïza Bey]]></category>
		<category><![CDATA[Habib Bourguiba]]></category>
		<category><![CDATA[Instance Vérité Dignité]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Lamine Bey]]></category>
		<category><![CDATA[Slaheddine Bey]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En guise d’hommage à sa cousine récemment décédée, la princesse Faïza Bey, fille de Sidi Slaheddine Bey et petite-fille de Sidi Lamine Bey et Lella Jnaïna Beya, l’auteur, descendant des derniers Beys de Tunis, rappelle dans cette tribune, les attentes encore et toujours déçues des «souffre-douleur de la République, spoliés de leurs biens arbitrairement entre...</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/10/Sadok-Bey-Lamine-Bey-Faiza-Bey.jpg" alt="" class="wp-image-320164"/><figcaption><em>Moncef Bey et Lamine Bey. En médaillon: Faiza Bey. </em></figcaption></figure>



<p><strong><em>En guise d’hommage à sa cousine récemment décédée, la princesse Faïza Bey, fille de Sidi Slaheddine Bey et petite-fille de Sidi Lamine Bey et Lella Jnaïna Beya, l’auteur, descendant des derniers Beys de Tunis, rappelle dans cette tribune, les attentes encore et toujours déçues des «souffre-douleur de la République, spoliés de leurs biens arbitrairement entre 1955 et 2011».</em></strong></p>



<p>Par <strong>Dr Chafik Chelly</strong> *</p>



<span id="more-320162"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/10/Chafik-Chelly.jpg" alt="" class="wp-image-320163"/></figure></div>



<p>Alors que notre famille est endeuillée par la disparition brutale de la Princesse Faïza Bey, que Dieu lui accorde le Paradis, la République reste atteinte de cécité quant à la réécriture de son Histoire. De surdité aussi, depuis l’absence d’indemnisation pour le préjudice moral qu’elle nous avait fait subir de par le passé. Je ne puis concevoir que comme un manquement l’inertie d’un État, poussé à la banqueroute par la mauvaise gestion de ses présidents et acolytes politiques. Alors, comme si le vent les chassait, les promesses faites à toutes les victimes de la dictature pour les réhabiliter dans leurs droits se sont envolées en cendres et brouillard.</p>



<p>Depuis la révolution de jasmin et les idées pour lesquelles nous avions senti battre la vie de nouveau, les ambitions et les nobles buts sur lesquels nous avions bâti notre espoir s’estompent jour après jour. À l’arrière-garde de cette déroute, apparaît toute pure, la symbolique d’un État qui garde ses trois visages déshonorants : mythomane, n’ayant pas l’ambition de ses moyens, imposteur, ne tenant pas ses promesses et mystificateur, qui ne s’est pas empêché d’augmenter les salaires de ses propres parlementaires et gouverneurs en temps de crise.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Notre dignité est encore une fois bafouée</h3>



<p>À intervalles réguliers, la rumeur nous distille des annonces mensongères de proche dédommagement, alors que nous détenons depuis presqu’un an, un sésame délivré par l’Instance Vérité Dignité (IVD) qui ne vaut guère plus qu’un torchon jusqu’à maintenant. Cette schizophrénie du pouvoir est scandaleuse car la justice transitionnelle a bien été au rendez-vous de l’Histoire, mais la mise en pratique des décisions du tribunal politique ne se sont jamais concrétisées par les décideurs de la République. Où est donc passée notre dignité, sinon encore une fois bafouée par la double peine que l’on nous impose depuis 1957, celle de la dictature bourguibienne, relayée par ses successeurs qui ont encore du mal à la reconnaître, même pour un pays en état de démocratisation avancée ?</p>



<p>Dans l’intervalle où je pense tout cela, beaucoup de victimes de la tyrannie de la première République continueront à trépasser, sortant du champ de l’attention de la République. Nous sommes à la quatrième génération de supposés martyres et nous continuons à rêver tout haut d’équité, pendant que l’État Tunisien se défausse de ses responsabilités, n’étant qu’un fuyard d’arrière-garde du bourguibisme. À ce stade de l’affaire, l’on ne pourra m’empêcher d’écrire que le parti-pris, l’injustice et le mépris qui prévalent à l’égard de toute victime n’est que le piètre résultat de la semence de la dictature bourguibienne …</p>



<h3 class="wp-block-heading">Rien d’autre qu’un simple rêveur pacifique</h3>



<p>À mes fidèles lecteurs qui ne le sauraient pas, il existe un deuxième volet judiciaire pour la réparation financière des souffre-douleur de la République, spoliés de leurs biens arbitrairement entre 1955 et 2011. Un autre parcours du combattant, moins suprême (allusion au surnom que ses thuriféraires donnait à Bourguiba, <em>«le Combattant suprême»</em>, Ndlr) puisqu’il faut s’attaquer aux institutions de l’État à ses propres frais, se frayer un chemin dans les couloirs lugubres des palais de justice pour y affronter un monde hostile et éprouver une fois de trop le délice de la terreur de notre institution judiciaire. Espérer récupérer ses biens avec une situation sanitaire inquiétante qui règne, alors que toutes les audiences ont été reportées, <em>sine die</em> à des dates sans cesse ajournées, reste un défi à appréhender…</p>



<p>Malgré toutes ces remontrances, je n’ai jamais voulu être rien d’autre qu’un simple rêveur pacifique, mais je vous laisse imaginer le désarroi de notre famille, toujours molestée par un destin tragique. Après avoir subi le despotisme de Bourguiba dans notre chair, puis l’appauvrissement par la confiscation arbitraire de tous nos biens, soixante-trois années plus tard, pour nous rendre justice, nous ne disposons que d’un papier délivré par l’instance de la justice transitionnelle non monnayable jusqu’à ce jour, et nous attendent d’innombrables séances marathoniennes dans des tribunaux en léthargie<em> «post-covidienne»</em>, pour une période indéterminée…</p>



<p>Sous l’avalanche de tous les contretemps prévisibles qui minent notre nation, nous, victimes candides, ne faisons que défendre nos droits civiques. Ceux qui pensent que nous ne sommes que des charognards en train de déchiqueter une nation exsangue par la faute de ses dirigeants, doivent savoir que rendre le droit est un acte universel qui ne connaît jamais de prescription. Où était-elle donc cette foutue légalité lorsque les nôtres croupissaient dans les prisons, torturés et spoliés de leurs acquis, en toute impunité, au nom de la barbarie et de l’absolutisme ?</p>



<p>Qu’ont à dire les défenseurs des bourreaux à ceux dont les destins furent brisés et les familles endeuillées après le meurtre planifié et ordonné d’un de leurs membres, par un despote et ses sbires qui ne pensaient qu’à la présidence à vie ?</p>



<p>À d’autres fanatiques complaisants qui me rabâchent que Bourguiba était un homme cultivé et un dictateur éclairé, je rétorque avec véhémence : «un leader cultivé est en principe un homme élégant. Il n’emprisonne pas, ne torture pas et surtout ne tue pas par ambition politicienne. Il peut être un dictateur éclairé, mais est-ce un compliment pour celui qui ne se souciait guère que d’éclairer sa vile personne, en obscurcissant celle des autres?»…</p>



<p>À y regarder de plus près, cet écrit dominical est donc un fugace moment d’empathie avec toutes les autres victimes des régimes politiques autocratiques tunisiens. Ce pays que nous vénérons jusqu’à l’abîme de nos âmes malgré la rancœur d’un triste passé, ne peut plus tolérer qu’un dictateur impitoyable reste un mélange d’idole, de bienfaiteur et de figure paternelle, alors que le sang qu’il avait eu sur les mains reste une preuve de forfaiture à son désavantage.</p>



<p>Sous les ténèbres noircies de la République, réclamer un dû n’est plus un privilège. Les dérives d’un dictateur sont un phénomène intellectuel et non émotionnel. Il est incompréhensible que dans un pays qui a fait sa révolution, l’on éprouve plus de sympathie pour le bourreau que pour la victime. Le comte de Mirabeau n’avait-il pas énoncé : <em>«Il existe quelqu’un de pire que le bourreau, c’est son valet»</em>. Et en Tunisie, tout comme ailleurs, ils sont légion…</p>



<h3 class="wp-block-heading">Une République incompétente, égoïste, hypocrite et trompeuse</h3>



<p>Si cette affaire ne trouve pas de règlement rapide, cela fera jurisprudence chez les chantres du statu quo, les marchands de bonne conscience nationale et dans les annales d’une République incompétente, égoïste, hypocrite et trompeuse…</p>



<p>Au demeurant, ce silence d’État reste méprisable parce que c’est l’institution créée par Bourguiba qui nous avait misérabilisés, calomniés, précarisés puis effacés des tablettes de l’Histoire.</p>



<p>En vertu du principe de continuité de l’État, c’est vers le président actuel que nous nous tournons pour obtenir réparation, forts des résolutions de l’Instance Vérité Dignité à notre endroit. Si rien ne bouge, c’est le slogan honteux «Estimez-vous heureux d’avoir eu la tête non tranchée» qui aura gagné.</p>



<p>Certes, le pouvoir a d’autres gros chats à fouetter, mais il y aura toujours de nouvelles préoccupations qui occulteront notre problématique, comme depuis soixante trois ans. Il me paraît improbable que Kaïs Saïed, professeur de droit constitutionnel de surcroît, ne nous rétablisse pas dans nos droits les plus élémentaires ou alors, c’est qu’il n’a pas été informé de notre situation et de celles de toutes les victimes de la dictature, ce qui serait une grave infraction à la morale républicaine …</p>



<p>En attendant une délivrance hypothétique, les victimes et leur famille vivent toujours et encore ce calvaire de la dictature, qui obéit à la lumineuse citation empruntée au poète André Suarez : <em>«Bafouer au fond des moelles tous ceux qui croient avoir un droit, qui rêvent de retenir un atome de force et de dignité : jamais homme ne s’est mieux entendu à bafouer que celui-là.»</em></p>



<p>Avec une tristesse énorme au cœur, c’est à ma cousine, la défunte princesse Faïza Bey que je dédie mon écrit d’aujourd’hui. Elle fût, tout comme sa famille, une victime innocente de Bourguiba, comme l’avaient été son père Sidi Slaheddine Bey et ses grands-parents, Sidi Lamine Bey et Lella Jnaïna Beya. Je continuerai pour elle le combat libératoire, en attendant, avec la volonté de Dieu, nos proches retrouvailles au Paradis …</p>



<p><em>* Cousin germain de feu Princesse Faïza Bey, petit-fils de Sidi Lamine Bey, ophtalmologiste de libre pratique installé à Casablanca, Maroc.</em></p>
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		<title>Il y a 63 ans, le 25 juillet 1957, naissance de la république tunisienne</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/07/24/il-y-a-63-ans-le-25-juillet-1957-naissance-de-la-republique-tunisienne/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Jul 2020 11:26:28 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Déclaration du 7 novembre]]></category>
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		<category><![CDATA[Néo-Destour]]></category>
		<category><![CDATA[république tunisienne]]></category>
		<category><![CDATA[Zine El Abidine Ben Ali]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie pays accède à l’indépendance en 1956, après 75 ans de protectorat français. Mais une question reste en suspens : que faire de Lamine Bey et du beylicat en place à Tunis ? Une monarchie constitutionnelle est-elle compatible avec l&#8217;idéologie républicaine revendiquée par le Premier ministre Habib Bourguiba et son parti, le Néo-Destour ?...</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/07/Naissance-de-la-république-tunisienne.jpg" alt="" class="wp-image-309278"/></figure>



<p><strong><em>La Tunisie pays accède à l’indépendance en 1956, après 75 ans de protectorat français. Mais une question reste en suspens : que faire de Lamine Bey et du beylicat en place à Tunis ? Une monarchie constitutionnelle est-elle compatible avec l&rsquo;idéologie républicaine revendiquée par le Premier ministre Habib Bourguiba et son parti, le Néo-Destour ? La question est tranchée lors d’une journée historique au palais du Bardo. Voici comment le rideau est tombé sur un régime vieux de deux siècles et demi.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Mohamed Habib Salamouna</strong> *</p>



<span id="more-309277"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/07/Mohamed-Habib-Selmouna.jpg" alt="" class="wp-image-307224"/></figure></div>



<p>On est fin juillet 1957 et Habib Bourguiba, nouveau chef de l’Etat et premier président de l’histoire tunisienne, vient de constituer son second gouvernement. Les ministres fraîchement nommés (tous membres du Néo-Destour) sont Bahi Ladgham, Ahmed Mestiri, Taïeb Mehiri, Mustapha Filali, Ahmed Ben Salah, Mohmoud Materi, Rachid Driss, Abdallah Farhat, Lamine Chabbi, Azzouz Rebaï, Mohamed Chakroun, Abdessalem Knani, Ezzeddine Abassi, André Baruch et Béchir Ben Yahmed (qui quittera un parti devenu unique quelques années plus tard).</p>



<p>Fondé le 2 mars 1934 par le <em>«Combattant Suprême»</em>, le Néo-Destour avait animé, jusqu’en 1955, la lutte nationaliste contre ce système colonial appelé protectorat français.</p>



<p>L’indépendance totale du pays (à l’exception du port stratégique de Bizerte, qui sera restitué en 1963) a été obtenue le 20 mars 1956. Tout est allé très vite ensuite. Le 25 mars, une Assemblée constituante est élue, le Néo-Destour en remporte tous les sièges. Le 11 avril, son leader, Bourguiba, devient président du Conseil et forme son premier gouvernement. Le 13 août est promulgué le Code du statut personnel, formidable révolution légale qui donne une place inédite à la femme dans la société tunisienne et le monde arabe : abolition de la polygamie, création de la procédure de divorce, instauration du mariage par consentement mutuel des époux…</p>



<p>Mais en juillet 1957, une question fondamentale reste en suspens : que faire de Lamine Bey? Que faire du beylicat, cette lignée d&rsquo;anciens <em>«gouverneurs» </em>de l’Empire ottoman qui avaient fini par se constituer au fil des siècles en une dynastie, les Husseinites, peu à peu dépossédés de leurs prérogatives sous le protectorat français instauré en 1881? Le bureau politique du Néo-Destour n’hésite pas. Ce sera la proclamation de la république.</p>



<p>Ce 25 juillet 1957, dans la salle du trône du palais du Bardo, à Tunis, les députés de la Constituante sont convoqués en séance extraordinaire pour entériner la décision. Les prises de parole se succèdent tout au long de cette journée historique. <em>«Lors de la lutte, déclarera Ahmed Ben Salah, vice-président de l’Assemblée, nous avons déjà vécu un régime républicain car, à l’époque, il y avait deux Tunisies, l’une fictive, l’autre réelle. La république a déjà vécu en Tunisie sous l’illégalité : nous devons aujourd’hui la légaliser.»</em></p>



<p>À l’issue d&rsquo;un vote unanime, à 18 heures, Jallouli Farès, président de l’Assemblée, annonce solennellement : <em>«La monarchie est abolie par la volonté du peuple. Par cette même volonté, la République tunisienne est née…»</em> Bourguiba, de toute façon, n’était pas prêt à céder même une once de son nouveau pouvoir.</p>



<p>Un rideau tombe sur un régime vieux de 250 ans. Une délégation, menée par Bourguiba lui-même, se rend auprès de Lamine Bey pour lui signifier sa destitution et la fin du beylicat. Les dés sont jetés ce jour-là : le «Combattant solitaire», auréolé de son combat nationaliste, s’impose comme leader incontesté et… incontestable.</p>



<p>Un règne commence, qui durera près de trente-trois ans. Bourguiba aura «laïcisé» le pays, institué la généralisation de l’enseignement, l’accès au planning familial, tout en naviguant habilement entre «tunisification» et ouverture à l’Occident. Il aura fait aussi preuve d’un autoritarisme croissant.</p>



<p>D’abord élu à la tête de l’Etat, de 1959 à 1974, avec des scores «soviétiques», il sera par la suite nommé président à vie. Monopartisme, répression anti-islamiste et antisyndicale, purges dans les rangs de la gauche, crise économique et lutte pour la succession accompagneront une interminable fin de règne. Le<em> «Père de la nation»</em> restera aux affaires jusqu’au 7 novembre 1987, date du fameux <em>«coup d’Etat médical»</em> mené par son Premier ministre et successeur Zine El-Abidine Ben Ali.</p>



<p>Après les illusions de la <em>«Déclaration du 7 novembre»,</em> le pays sera à la recherche d’un souffle nouveau pendant près de vingt-quatre ans. La <em>«révolution de jasmin»</em> chasse enfin la<em> «dictature puante»</em>. S’ouvre alors le temps de la Seconde République marquée par la nouvelle Constitution adoptée en janvier 2014, texte à la modernité étonnante et aux ambiguïtés complexes, à l’image de la société tunisienne d’aujourd’hui… presque dans l’impasse.</p>



<p><em>* Professeur de français.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/07/24/il-y-a-63-ans-le-25-juillet-1957-naissance-de-la-republique-tunisienne/">Il y a 63 ans, le 25 juillet 1957, naissance de la république tunisienne</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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