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	<title>Archives des libertés académiques - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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		<title>Pétition │ Pour la défense des libertés académiques en Tunisie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 May 2025 06:19:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pétition internationale pour la défense des libertés académiques en Tunisie et de solidarité avec le doyen Habib Kazdaghli .</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/15/petition-%e2%94%82-pour-la-defense-des-libertes-academiques-en-tunisie/">Pétition │ Pour la défense des libertés académiques en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Nous reproduisons ci-dessous le texte de la pétition internationale pour la défense des libertés académiques en Tunisie et de solidarité avec le doyen Habib Kazdaghli a été adressée samedi 3 mai 2025 au ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, au président de l’université de Manouba et au doyen de la Faculté des lettres, des arts et des humanités de la Manouba.</em></strong></p>



<span id="more-16556368"></span>



<p>Initiée et rédigée par le Collectif tunisien autour de Habib Kazdaghli et par le Collectif Vigilance universités (France) à la suite de la campagne haineuse et diffamatoire qui a visé l’ancien doyen injustement accusé de <em>«normalisation académique avec l’ennemi sioniste»</em>, pour le simple motif d’avoir assisté en France à des colloques auxquels ont participé des universitaires israéliens, elle a été signée par 250 &nbsp;universitaires, enseignants et chercheurs de 15 pays (Tunisie, France, Algérie, Maroc, Liban, Allemagne, Etats-Unis, Russie, Hongrie, Suisse, Pays bas, Grèce, Canada, Belgique).</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="z4Y5YxucZt"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/21/tunisie-lhistorien-habib-kazdaghli-trahi-par-ses-collegues/">Tunisie | L’historien Habib Kazdaghli trahi par ses collègues</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie | L’historien Habib Kazdaghli trahi par ses collègues » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/21/tunisie-lhistorien-habib-kazdaghli-trahi-par-ses-collegues/embed/#?secret=7jCa1bsrBH#?secret=z4Y5YxucZt" data-secret="z4Y5YxucZt" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading has-text-align-center">«Nous soutenons notre collègue Habib Kazdaghli»</h2>



<p>Nous, universitaires de différents pays, nous nous adressons, par ce texte, rédigé par le Collectif <em>Vigilance Universités</em> et le <em>Collectif tunisien autour de Habib Kazdaghli</em>, à Monsieur le ministre tunisien de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique et aux instances dirigeantes de l’Université de La Manouba (Tunisie).</p>



<p>Le professeur Habib Kazdaghli, de l’Université de La Manouba en Tunisie, historien et ancien doyen, de 2011 à 2017, fait aujourd&rsquo;hui l’objet d’une cabale diffamatoire, orchestrée par des étudiants ultranationalistes arabes, des étudiants d’extrême-gauche et des étudiants islamistes, avec la complicité de certains enseignants. Se posant comme <em>«défenseurs uniques de la cause palestinienne»</em>, ils accusent le professeur Kazdaghli de promouvoir une <em>«normalisation académique»</em>, c’est-à-dire l’instauration de relations institutionnelles avec les universités israéliennes, uniquement parce qu’il a participé à un colloque en France auquel étaient aussi conviés des chercheurs israéliens.</p>



<p>Spécialiste de l’histoire contemporaine de la Tunisie et du Maghreb, ainsi que de l’histoire du communisme et des minorités religieuses de Tunisie, Habib Kazdaghli a vu ses travaux, en tant qu’historien, reconnus et estimés bien au-delà des frontières tunisiennes. Parmi les minorités religieuses qu’il étudie figure la communauté juive de Tunisie. C’est donc tout naturellement qu’il a été invité, en avril 2023, comme à d’autres événements, à participer à un colloque à Paris intitulé : <em>«Les Juifs et le droit en Tunisie – du protectorat à l&rsquo;indépendance (1881-1956) – entre progrès historiques et résilience religieuse»</em>. Ce colloque était organisé, sous le patronage de la ministre française de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, par la Société d’histoire des Juifs de Tunisie (SHJT) en collaboration notamment avec le Centre français du judaïsme tunisien (CFJT). </p>



<p>C’est en raison de cette invitation à cet événement où étaient aussi conviés des chercheurs de plusieurs nationalités, dont d’autres collègues tunisiens et des chercheurs israéliens, qu’il a été accusé, par le Conseil scientifique de la Faculté et la Présidence de son université, de <em>«vouloir une normalisation»</em> avec l&rsquo;État d’Israël. Ce conseil scientifique est allé jusqu’à annoncer qu’il revenait sur sa proposition de lui attribuer le titre de <em>«professeur émérite»</em>, ce qui a conduit le ministère à lui refuser ce grade par une décision du 10 janvier 2025.</p>



<p>Il va de soi qu’un colloque scientifique, par essence indépendant de toute allégeance politique, invite un spécialiste pour la valeur de ses recherches, et non pour représenter son pays ni porter une position politique.</p>



<p>Le 14 avril dernier, faisant suite à la décision du département d’histoire de la Faculté de La Manouba de lui rendre un hommage académique, une offensive haineuse et diffamatoire a été lancée à nouveau contre lui par les étudiants évoqués plus haut, au nom d’une prétendue défense de la <em>«cause palestinienne»</em> contre <em>«l’entité sioniste»</em>. Ils ont arraché sa photo de la galerie de portraits des doyens qui se sont succédé à la tête de la faculté et ont déclenché un mouvement de grève. Le Conseil scientifique de la faculté s’est réuni le 15 avril en <em>«séance urgente et extraordinaire»</em>. Dans un communiqué, ce conseil scientifique a pris entièrement à son compte les allégations des étudiants, déclarant son <em>«soutien inconditionnel aux luttes légitimes de nos étudiants contre la normalisation»</em> et son opposition ferme à <em>«toute proposition d’hommage à Habib Kazdaghli»</em>. La raison explicitement donnée est plus que surprenante : <em>«Nous nions catégoriquement toute intention d’honorer toute personne dont les soupçons de normalisation sont avérés.»</em> En outre, le Conseil s’en est pris au laboratoire du patrimoine auquel appartenait le Professeur Kazdaghli, fondé en 1999, et qui se trouve ainsi menacé de fermeture.</p>



<p>Le Professeur Habib Kazdaghli est connu, en Tunisie et à l’étranger, pour être un ardent défenseur des valeurs qui ont distingué la Tunisie depuis son indépendance : l’enseignement pour tous, la défense des libertés académiques à l’université, la modernité et l’égalité entre hommes et femmes.</p>



<p>L’opinion universitaire et intellectuelle garde encore en mémoire son combat mené avec quelques collègues, dans les années 2012 et 2013, contre l’offensive intégriste cherchant à transformer l’espace universitaire en <em>«enceinte sacrée»</em>. Cette résistance lui a valu des poursuites judiciaires (il ne fut définitivement acquitté qu’en juin 2014, au terme d’un procès marathon qui s’est prolongé durant plus de deux ans, et de menaces d’élimination physique (il a passé dix années sous protection policière armée).</p>



<p>Actuellement, le contexte est toujours hostile aux libertés académiques que le professeur Kazdaghli a fermement défendues lorsqu’il était doyen. Qu’il soit aujourd’hui privé du soutien du Conseil scientifique de sa propre faculté est une grave injustice.</p>



<p>Comme l’écrit le journal <em><a href="https://lematindalgerie.com/habib-kazdaghli-a-nouveau-cible-quand-la-haine-ideologique-sinvite-a-luniversite/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Le Matin d’Algérie</a> </em>du 25 avril 2025 : <em>«En réalité, ce que paie Kazdaghli c’est son indépendance d’esprit et de réflexion. Son refus de céder aux injonctions dogmatiques. Son attachement à une université fondée sur la recherche critique, la diversité des mémoires et l’ouverture sur le monde. Ce sont ces principes qui, aujourd’hui encore, provoquent l’hostilité de ceux qui veulent réduire l’histoire à un instrument de propagande»</em>.</p>



<p>En tant qu’universitaires appartenant à des institutions de divers pays, attachés aux principes de la liberté académique et de l’intégrité scientifique, nous exprimons notre ferme soutien au professeur Kazdaghli visé par des accusations et des attaques inadmissibles.</p>



<p>Nous invitons notamment les instances dirigeantes universitaires de Tunisie, et le ministère tunisien de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, à réétudier la décision ayant refusé à M. Kazdaghli le grade de professeur émérite.</p>



<p>Nous demandons solennellement à ces autorités politiques et universitaires et à tous ses collègues de le défendre publiquement, de réaffirmer leur attachement à la liberté universitaire et scientifique, et de garantir avec fermeté l’indépendance de la recherche scientifique contre toute forme de pression idéologique.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="NUbI6LLHIp"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/25/pourquoi-tout-cet-acharnement-sur-habib-kazdaghli/">Pourquoi tout cet acharnement sur Habib Kazdaghli ?</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Pourquoi tout cet acharnement sur Habib Kazdaghli ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/25/pourquoi-tout-cet-acharnement-sur-habib-kazdaghli/embed/#?secret=oiS1D0OyjV#?secret=NUbI6LLHIp" data-secret="NUbI6LLHIp" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p><strong>Les 250 signataires par ordre alphabétique (accessible aussi par <a href="https://wp.me/PaRArg-qu" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ce lien</a>) :</strong></p>



<p>ABDELHAK Rym (Univ. de Manouba, Tunisie)</p>



<p>ABECASSIS Frédéric (ENS Lyon, France)&nbsp;</p>



<p>ABRAVANEL Nicole, (EHESS, Paris, France).</p>



<p>AISSA Lotfi (Univ. de Tunis, Tunisie).</p>



<p>ALLAGUI Abdelkarim (Univ. Tunis, Tunisie)</p>



<p>ALLOUCHE Joëlle&nbsp;(GSRL, CNRS, France)</p>



<p>AMMAR Mohamed (Univ. Manouba, Tunisie)</p>



<p>ANTIT-BOURISSA Faouzia (Univ. de Gafsa, Tunisie)</p>



<p>ATTIAS-DONFUT Claudine (EHESS, France)</p>



<p>AYACHI Mokhtar (Univ. de Manouba, Tunisie).</p>



<p>AYADI Boutheina (Univ. De Manouba, Tunisie).</p>



<p>AZOUZI Ammar (Univ. de Sousse, Tunisie)</p>



<p>BAIDA Jamaa (Univ. Mohammed V, Rabat, Maroc).</p>



<p>BALDINETTI&nbsp;Anna (Univ. Perugia, Italie).</p>



<p>BANI Moncef (ISHTC, Univ. de Manouba, Tunisie).</p>



<p>BARBERIS Isabelle (<strong>&nbsp;</strong>(Univ. Paris Cité, France)</p>



<p>BARAKAT Liliane (Univ. Saint Joseph de Beyrouth, Liban)</p>



<p>BATSCH Christophe <strong>&nbsp;</strong>(Univ. Lille, France)</p>



<p>BEN ABDELJALIL Moncef (Univ. de Sousse, Tunisie).</p>



<p>BEN ABED Fathi (Univ. de Manouba, Tunisie)</p>



<p>BEN ACHOUR Rabaa (ISLT, Univ. de Carthage, Tunisie)</p>



<p>BEN AMOR Rida (Univ. Tunis, Tunisie)</p>



<p>BEN BAAZIZ Boutheina (Univ. de Manouba, Tunisie).</p>



<p>BEN BAAZIZ Sadok (Institut National du Patrimoine, Tunisie)</p>



<p>BENCHIKH Majid (Univ. Alger, Algérie)</p>



<p>BEN HASSINE Khédija (Univ. de Tunis, Tunisie).</p>



<p>BEN JANNET Zouhair (Unvi. de Sfax, Tunisie)</p>



<p>BEN NEFISSA Sarra, (IRD Paris, France).</p>



<p>BEN OTHMANE Adel (ISLT, Univ. de Carthage, Tunisie).</p>



<p>BEN SAAD Ali (Univ. Paris 8, France).</p>



<p>BEN SGHIR Khaled (Univ. Mohamed V, Rabat, Maroc).</p>



<p>BEN SLIMANE Moncef (ENAU, Univ. de Carthage, Tunisie).</p>



<p>BEN YOUNES Habib (Institut National du Patrimoine, Tunisie)</p>



<p>BÉNATOUIL Richard (Univ. Nantes, France)</p>



<p>BENDJELID Faouzia (Univ. d&rsquo;Oran, Algérie).</p>



<p>BENOIT Martine (univ. Lille, France)</p>



<p>BENZAKEN Véronique (Univ. Paris-Saclay, France)</p>



<p>BENZENINE Belkacem (CRASC Oran, Algérie)</p>



<p>BISMUTH Hervé (Univ. Bourgogne, France).</p>



<p>BONNAMY Damienne (Univ. Franche-Comté, France).</p>



<p>BONNEVILLE Anne-Claire (INALCO, Paris, France).</p>



<p>BONNIOL Jean-Luc (Univ. Aix-Marseille, France)</p>



<p>BOUHLILA Sadok (Univ. de Manouba, Tunisie)</p>



<p>BOUJARRA Ahmed (Univ. de Sousse, Tunisie).</p>



<p>BOZARSLAN Hamit (EHESS, Paris, France)</p>



<p>BRANCA Sonia (Univ. Provence, France)</p>



<p>BYKOV Andrey (Institut des Etudes Orientales de l’Académie russe des sciences, Russie).</p>



<p>CALBA Caroline (Univ. Strasbourg, France)</p>



<p>CANNONE Belinda (Univ. Caen, France)</p>



<p>CATELLIN Sylvie (Univ. Versailles Saint-Quentin, France)</p>



<p>CHANSON-JABEUR Chantal (Univ. Paris Cité, France).</p>



<p>CHARFI Saloua (IPSI, Univ. de la Manouba, Tunisie).</p>



<p>CHAUVEAU Jacques (Sorbonne univ., France)</p>



<p>COLLIN Denis (CPGE Rouen, France)</p>



<p>DASSY Karem (Univ. de Tunis, Tunisie).</p>



<p>DAVID Alain&nbsp;(Ancien directeur de programmes, Collège international de philosophie, France)</p>



<p>DELMAIRE Danielle (univ. Lille, France)</p>



<p>DENIS Gilles (univ. Lille, France)</p>



<p>DERYCKE Claire (univ. Lille, France)</p>



<p>DHRAÏEF Beya (Univ. Sorbonne Nouvelle-Paris 3, France)</p>



<p>DIRECHE-SLIMANI Karima (CNRS France)</p>



<p>DOUYERE David (Univ. de Tour, France)</p>



<p>DREYFUS Michel (CNRS, France)</p>



<p>DUBREUCQ Eric (Univ. Strasbourg, France)</p>



<p>DUPLAA &nbsp;Jean-Marie (Univ. Paris nord Sorbonne, France)</p>



<p>El AMRI Slaheddine (Univ. de la Zitouna, Tunisie).</p>



<p>El GHOUL Fayçal (Univ. de Tunis, Tunisie).</p>



<p>EL-MABROUK Nadia (univ. Montréal, Canada)</p>



<p>ESTRIPEAUT Marie &nbsp;(Univ. Bordeaux, France)</p>



<p>FAKHFAKH Amel (Univ. de Tunis, Tunisie).</p>



<p>FARGI Amel (Univ. de Tunis, Tunisie).</p>



<p>FARVAQUE Etienne (Univ. Lille, France)</p>



<p>FAUGERE Jean Pierre, (Univ. Paris-Saclay, France).</p>



<p>FERCHICHI Wahid (Univ. de Carthage, Tunisie).</p>



<p>FERJANI Chérif (Univ. Lyon 2, France).</p>



<p>FICHOT Jean (Univ. Paris 1, Panthéon Sorbonne, France)</p>



<p>FONTAINE François (univ. Lille, France)</p>



<p>FRANCOIS Alexandre &nbsp;(CNRS, France)</p>



<p>FREITAG Ulrike (Freie Univ., Berlin, Allemagne).</p>



<p>GAHA Chiha (ISG, Université de Tunis, Tunisie).</p>



<p>GEERTS Nadia&nbsp;(Haute École Bruxelles-Brabant, Belgique)</p>



<p>GHAKI Mansour (Institut National du Patrimoine, Tunisie).</p>



<p>GHARBI Salah (ISLT, Univ. de Carthage, Tunisie).</p>



<p>GHORBAL Chafik (Univ. El Manar, Tunisie).</p>



<p>GILAIN Christian (Sorbonne Univ., France, France)</p>



<p>GINGRAS Yves (Univ. Québec à Montréal, Canada)</p>



<p>GOLDSTEIN-SABBAH Sasha (Univ. of Groningen, Pays Bas)</p>



<p>GRAS Gabriel (CEA, France)</p>



<p>GRATET Gaël (CPGE Lyon, France)</p>



<p>GUIRAT Hind (Univ. de Tunis, Tunisie).</p>



<p>HACEN Ayman (Univ. de Monastir, Tunisie)</p>



<p>HADDAD Ayman, (Université Libanaise, Liban)</p>



<p>HADDAD Karen (Univ. Nanterre, France)</p>



<p>HECKMANN Hubert (Univ. Rouen, France)</p>



<p>HEINICH Nathalie (CNRS, France)</p>



<p>HENNARD Martine (Univ. Lausanne, France)</p>



<p>HLIOUI Hichem (Univ. Manouba, Tunisie)</p>



<p>HIZAOUI Abdelkarim (IPSI, Univ. de Manouba, Tunisie).</p>



<p>HUBELÉ Monica (univ. Strasbourg, France, France)</p>



<p>JAMMOUSSI Lassaad (Univ. de Carthage, Tunisie).</p>



<p>JAOUA Mohamed (Univ. Côte d&rsquo;Azur, France)</p>



<p>JEBAHI Mabrouk (Archives nationales Tunis, Tunisie).</p>



<p>JOLLET Anne (Univ. Potiers, France).</p>



<p>JOUINI Noureddine (Univ. Sorbonne Paris Nord, France).</p>



<p>KADRI Aissa (Univ. Paris 8, France)</p>



<p>KALLEL Mohamed (Univ. de Monastir, Tunisie).</p>



<p>KANDEL Liliane &nbsp;(Univ. Paris Cité, France)</p>



<p>KAPANADZE Maïa (Univ. internationale du Caucase. Tbilissi, Géorgie).</p>



<p>KARILA Anne &nbsp;(Univ. Lille, France)</p>



<p>KARKAR Taoufik (Univ. Al Manar, Tunisie).</p>



<p>KAZDAGHLI Nejmeddine (ISLT, Univ. de Carthage, Tunisie).</p>



<p>KERROU Mohamed (Univ. El Manar, Tunisie).</p>



<p>KFOURY Liliane (USJ, Liban).</p>



<p>KHADDA Naget (Univ. d’Alger, Algérie).</p>



<p>KHALFOUNE Tahar (Univ. Lyon 3, France).</p>



<p>KHEMIRI Bechir-Moncef (Univ. de Manouba., Tunisie)</p>



<p>KOTEK Joël (ULB Bruxelles, Belgique)</p>



<p>KRIDIS Noureddine (Univ. de Tunis, Tunisie).</p>



<p>KUZNETSOV Vasily (Institut des Etudes Orientales de l’Académie russe des sciences, Russie).</p>



<p>LAACHER Smaïn (univ. Strasbourg, France)</p>



<p>LABAT Séverine (CNRS, Paris, France).</p>



<p>LAGHA Mohieddine (Univ. de Sousse, Tunisie).</p>



<p>LAJMI Rym (Univ. de la Manouba), Tunisie).</p>



<p>LAKHDHAR Latifa (Univ. de Tunis, Tunisie).</p>



<p>LAMBERT Xavier (Univ. Jean Jaurès, Toulouse, France).</p>



<p>LARGUECHE Abdelhamid (Univ. de Manouba, Tunisie).</p>



<p>LARGUECHE Dalenda (Univ. de Manouba, Tunisie).</p>



<p>LAZARUS Anny (Univ. Montpellier 3, France)</p>



<p>LE CORNEC UBERINI Anne-Hélène &nbsp;(Univ. Brest, France)</p>



<p>LE GOFF Joan (Univ. Paris-Est Créteil, France)</p>



<p>LE MEUR Cyril (Univ. Paris-Sorbonne, France)</p>



<p>LE RU Véronique (Univ. Reims Champagne Ardenne, France)</p>



<p>LEROUSSEAU Andrée (univ. Lille, France)</p>



<p>LEVY-SOUSSAN Dr. Michèle ( Univ. Paris Cité, France).</p>



<p>LONGY Françoise (univ. Strasbourg, France)</p>



<p>LOTY Laurent &nbsp;(CNRS, France)</p>



<p>MAHIOU Ahmed (IREMAM, France)</p>



<p>MAHJOUB Raouf (Institut d’Agronomie, Tunisie).</p>



<p>MAHMOUD Abdessalem (ENAU, Univ. de Carthage, Tunisie).</p>



<p>MANAI Tahar (Univ. de Manouba, Tunisie).</p>



<p>MANDILLARA Anna (Univ. de Oannina, Grèce)</p>



<p>MANTÉ-DUNAT Marylène (Univ. Lille, France)</p>



<p>MARCOS Simeon (Univ. Genève, Suisse)</p>



<p>MARGLIN Jessica (Univ. of Southern California, Los Angeles, Etats-Unis)</p>



<p>MARIGNAC Lucie (ENS-PSL, France)</p>



<p>MARTIN Thierry &nbsp;(Univ. Franche-Comté, France)</p>



<p>MARTINEZ-GROS Gabriel (Univ. Paris Nanterre, France).</p>



<p>MASSON Céline &nbsp;(Univ. Picardie, France)</p>



<p>MAUCOURANT Jérôme (Univ. Saint-Étienne, France)</p>



<p>MAYOL Samuel (Univ. Sorbonne Paris Nord, France)</p>



<p>MBAREK Afef (Univ. de Manouba, Tunisie).</p>



<p>MECQUENEM Isabelle de (Univ. Reims Champagne Ardenne, France)</p>



<p>MEDICI Anna-Maria (Univ. Orbino, Italie).</p>



<p>MELKOUMYAN Elena (Institut des Etudes Orientales de l’Académie russe des Sciences Russie).</p>



<p>MELLAKH Habib (Univ. de Manouba, Tunisie).</p>



<p>MELLITI Imed (Univ. El Manar, Tunisie)</p>



<p>MOKNI Abdelwahed (Univ. de Sfax, Tunisie).</p>



<p>MOOTALLAH Gleya (Univ. de Manouba, Tunisie).</p>



<p>NABLI Rabah (Univ. de Sfax, Tunisie).</p>



<p>NAGY Laszlo (Univ. de Szeged, Hongrie).</p>



<p>NAUMKIN Vitaly (Institut des Etudes Orientales de l’Académie russe des sciences, Russie)</p>



<p>NOUREDDINE Ali (Univ. de Sousse, Tunisie).</p>



<p>OUHAIBI Moncef (Univ. de Sousse, Tunisie).</p>



<p>OUSSEDIK Fatma (Univ. d’Alger 2, Algérie)</p>



<p>OSSIPOVA Kristina (Univ. Moscou, Russie)</p>



<p>PANCZER Gérard (Univ. Lyon 1, France)</p>



<p>PHILIPPE Bernard (INRIA, Univ. Rennes, France).</p>



<p>PIETREMENT Christine (Univ. Reims Champagne Ardenne, France)</p>



<p>POUILLON François (EHSS, France)</p>



<p>PRUM Michel (Univ. Paris Cité, France)</p>



<p>QUINN Andrew William ( Univ. Sherbrooke, Canada)</p>



<p>RAZGALLAH- ZAOUCHI Rawdha (ISLT, Univ. de Carthage, Tunisie).</p>



<p>REKIK Fethi (Univ. de Sfax, Tunisie).</p>



<p>REMAOUN Hassan (Univ. d’Oran 2, Algérie).</p>



<p>RICHARDOT Anne (Univ. Lille, France)</p>



<p>RIVET Daniel (Univ Paris 1 Panthéon Sorbonne, France)</p>



<p>ROBERT Jacques (Univ. Bordeaux, France)</p>



<p>ROHDE Achim (Univ. de Hambourg, Allemagne).</p>



<p>SAAIDIA Oissila (Univ.Lyon 2, France),</p>



<p>SAHBANI Abdessatar (Univ. de Tunis, Tunisie).</p>



<p>SAIDI Hédi (Univ. Lille, France)</p>



<p>SALLY Nasr (USJ, Liban).</p>



<p>SAYAH Jamil (Univ. Grenoble, France)</p>



<p>SAYAH Mansour (Univ. Jean Jaurès, Toulouse, France).</p>



<p>SCHANDELER Jean-Pierre(CNRS, France)</p>



<p>SCHROETER Daniel (Univ. of Minnesota, Etats-Unis)</p>



<p>SCHULTE Christoph (Univ. Potsdam, Allemagne).</p>



<p>SEPTIER Laurent (Univ. Côte d’Azur, France)</p>



<p>SERMAIN Jean-Paul  (Univ. Sorbonne Nouvelle, France)</p>



<p>SHEPARD Todd (Johns Hopkins Univ., Etats-Unis)</p>



<p>SKIK Hichem Univ. de Manouba, Tunisie).</p>



<p>SKIK Khira (Institut National du Patrimoine., Tunisie).</p>



<p>STORA Benjamin ( Univ. Paris 13, France).</p>



<p>TALEB IBRAHIMI Khaoula (université d’Alger, Algérie).</p>



<p>TAOUTEL Christian (Univ. Saint Joseph de Beyrouth, Liban)</p>



<p>TAQUIN Véronique &nbsp;(CPGE Paris, France)</p>



<p>TAUBER&nbsp; Michèle (Univ. Strasbourg, France)</p>



<p>TELLIER Thibault (Sciences Po Rennes, France)</p>



<p>TERZI Cédric (EHESS, France)</p>



<p>TLILI Ridha (Institut National du Patrimoine, Tunisie).</p>



<p>TNANI Najet (Univ. de Tunis, Tunisie).</p>



<p>TRIKI Fathi (Univ. de Tunis, Tunisie).</p>



<p>TRIKI Rachida (Univ. de Tunis, Tunisie).</p>



<p>TRIKI Souad (Univ. de Jendouba, Tunisie).</p>



<p>VERMEREIN Pierre (Univ. Sorbonne Paris 1, France).</p>



<p>WOERTZ Eckart (GIGA &amp; Univ. de Hambourg, Allemagne).</p>



<p>YAACOUB Taoufik (Univ. Manouba, Tunisie)</p>



<p>YAZIDI Béchir (Univ. de la Manouba, Tunisie).</p>



<p>ZARD Philippe <strong>&nbsp;</strong>(Univ. Paris Nanterre, France) ZYTNICKI Colette (Univ. Jean Jaurès, Toulouse, France).</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="T8He55Agm7"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/30/habib-kazdaghli-presente-a-marseille-son-ouvrage-sur-lhistoire-des-juifs-en-tunisie/">Habib Kazdaghli présente à Marseille son ouvrage sur l’histoire des juifs en Tunisie</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Habib Kazdaghli présente à Marseille son ouvrage sur l’histoire des juifs en Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/30/habib-kazdaghli-presente-a-marseille-son-ouvrage-sur-lhistoire-des-juifs-en-tunisie/embed/#?secret=Lf6VW3Iyo5#?secret=T8He55Agm7" data-secret="T8He55Agm7" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<item>
		<title>Habib Kazdaghli, homme de science et de conscience rompu à l’adversité</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 14 Apr 2023 11:07:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Habib Kazdaghli]]></category>
		<category><![CDATA[Hatem Bourial]]></category>
		<category><![CDATA[libertés académiques]]></category>
		<category><![CDATA[université tunisienne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Habib Kazdaghli est, à sa manière, un révélateur de notre histoire humaine et aussi un défricheur d’avenir. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/14/habib-kazdaghli-homme-de-science-et-de-conscience-rompu-a-ladversite/">Habib Kazdaghli, homme de science et de conscience rompu à l’adversité</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Qu’un comité scientifique dégrade un enseignant et un chercheur de la trempe de Habib Kazdaghli n’est pas un fait anodin. La notoriété internationale de l&rsquo;historien tunisien taraude certainement les jalousies grégaires et la brutalité atavique des médiocres.</em> </strong></p>



<p>Par <strong>Hatem Bourial </strong>*</p>



<span id="more-7427290"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2018/11/Hatem-Bourial.jpg" alt="" class="wp-image-184124" width="300"/></figure></div>


<p>J’ai eu, dans ma jeunesse, la grande chance de rencontrer plusieurs grands universitaires tunisiens. Aujourd’hui encore, je me souviens de Béchir Tlili et Mohamed Hedi Chérif qui m’avaient donné le goût du dix-neuvième siècle tunisien.</p>



<p>J’ai également une immense dette à l’égard de Hafedh Sethom et Ahmed Kassab qui m’avaient appris le territoire dans ses moindres replis et donné la leçon de géographie que le lycée n’avait pas au programme.</p>



<p>Ces gens du savoir étaient nombreux et surtout modestes, tournés vers leur enseignement et leurs recherches. Ils étaient également généreux et prodiguaient leur savoir à qui le demandait et sans compter. Je pourrais citer une centaine de noms que je n’épuiserai pas cette généalogie du savoir en partage.</p>



<p>Comment ne pas citer parmi ces mentors impromptus Abdelwahab Bouhdiba, Fathi Triki, Azzeddine Guellouz, Jacques Darcueil et Georges Nonnenmacher, Tahar Gallali ou Mohamed Ben Ahmed, tous passionnés par la connaissance et investis pour sa diffusion.</p>



<p>Aujourd’hui encore, je demeure dans le sillage de plusieurs universitaires de grand calibre à l’image de Mohamed Jaoua, Hatem Mrad et consorts. Auprès d’eux, c’est l’intelligence qui prévaut et passe devant toute autre considération.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ces justes qui prônent le partage du savoir</h2>



<p>C’est dans cette optique que des savants authentiques comme Abdelaziz Kacem ou Alia Baccar Bournaz et Hédia Khadhar sont toujours disponibles, faciles à aborder et prompts au partage. Pour ne citer qu’eux, car je l’ai dit, la liste de ces justes qui prônent le partage du savoir est heureusement fort longue.</p>



<p>Ces personnalités ont en commun de considérer que l’université n’est pas une tour d’ivoire et que le mandarinat n’est plus de mise. Leurs héritiers sont nombreux et j’ai le bonheur d’en côtoyer quelques uns à l&rsquo;image de Riadh Ben Rejeb, Mohamed Kerrou, Sana Ben Achour, Fatma Charfi ou Farah Hached pour ne citer qu’elles et eux.</p>



<p>Dans cet inventaire du savoir vertueux, Habib Kazdaghli figure en bonne place. Foncièrement engagé, militant du savoir qui éclaire et chercheur infatigable, il a toujours respecté la collégialité et les libertés fondamentales, individuelles ou académiques.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="pBDX86L80c"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/14/tempete-sur-les-libertes-academiques-en-tunisie/">Tempête sur les libertés académiques en Tunisie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tempête sur les libertés académiques en Tunisie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/14/tempete-sur-les-libertes-academiques-en-tunisie/embed/#?secret=ZseBQg4eul#?secret=pBDX86L80c" data-secret="pBDX86L80c" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Entre ses engagements politiques et son cursus universitaire, Habib Kazdaghli est un homme irréprochable à qui il est incompréhensible qu’on s’attaque.</p>



<p>Ceux qui le font, du haut de leurs dérisoires tours d’ivoire devenues des tours de contrôle aux allures de miradors, prennent une triste revanche sur un homme d’honneur. Je crois qu’il leur est insupportable que l’un de leurs pairs réussisse brillamment et en conviction.</p>



<p>La notoriété internationale de Habib Kazdaghli taraude certainement leurs jalousies grégaires et leur brutalité atavique envers tout ce qui leur échappe. Plus largement, le travail de fond de ce professeur émérite les met face à leurs failles et leurs propres fragilités.</p>



<p>Plus haut, j’évoquais de grands professeurs qui ont marqué leur époque mais qu’en est-il aujourd’hui quand le laborieux le dispute au besogneux et que les universitaires sont arcboutés à leurs dignités et recroquevillés sur leurs privilèges ?</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des manœuvres risibles et pitoyables</h2>



<p>C’est une mentalité de <em>«meddeb»</em> qui prévaut aujourd’hui à l’université et je le dis en toute conscience, en me référant à la génération précédente. Où sont passés la générosité, le partage et le respect du disciple ?</p>



<p>Je ne reconnais plus les traits de ce qui devrait être le laboratoire démocratique par excellence.</p>



<p>Qu’un comité scientifique dégrade un enseignant et un chercheur de la trempe de Habib Kazdaghli n’est pas un fait anodin. Hier, on aurait pu le faire subir à ceux qui n’étaient pas dans l’uniformité et pourquoi pas Salah Garmadi, Daly Jazy, Mohamed Talbi, Ali El Hili ou d’autres iconoclastes&nbsp;?</p>



<p>Et puis, ne l’oublions pas, tout scientifique qu’il soit, ce comité est également traversé par les clivages politiques de ses membres. Et certaines tendances idéologiques, bien implantées malgré leur passéisme, ont une dent contre le doyen Kazdaghli.</p>



<p>Toutes ces manœuvres cousues de fil blanc ne seraient que risibles et pitoyables si elles ne recélaient un terrible relent d’inquisition. On s’attaque à l’honneur d’un homme, au nom d’un autodafé qui ne dit pas son nom et se cache sous les oripeaux blafards d’un<em> «conseil scientifique»</em> détourné de sa vocation et des principes qui devraient lui tenir lieu de charte.</p>



<p>Ce conseil de discipline a quelque chose de médiéval, de profondément violent. Parmi ceux qui le composent, certains ne ressentiront même pas l’insupportable anomalie qui sous-tend leur arrêt si contestable.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un homme de conviction rompu à l’adversité</h2>



<p>Ce n’est pas la première fois qu’on tente, en l’humiliant, de faire payer à Habib Kazdaghli sa singularité. Sans doute persévèrera-t-il malgré ce tir de sommation, dans le chemin qui est le sien. Car il est d’abord un homme de conviction rompu à l’adversité, l’incompréhension et tous les dénis.</p>



<p>Pour ce qui me concerne, il restera toujours un ami que je respecte et admire pour sa résolution et son savoir-faire. Qu&rsquo;un comité scientifique probablement dominé par des courants revanchards, lui fasse un sort, n&rsquo;y changera rien.</p>



<p>L’opportunisme politicien va toujours à contre-courant de l’histoire. Ce n’est pas le cas de Habib Kazdaghli qui, à sa manière, est un révélateur de notre histoire humaine et aussi un défricheur d’avenir. Si le populisme ambiant peut mettre des menottes aux fleurs, il lui sera difficile de bâillonner l’intelligence du monde. Malgré une regrettable vendetta qui est à classer au registre des gesticulations. </p>



<p>* <em>Ecrivain.</em></p>
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		<title>Tempête sur les libertés académiques en Tunisie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 14 Apr 2023 08:08:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelhamid Larguèche]]></category>
		<category><![CDATA[Habib Kazdaghli]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[juifs tunisiens]]></category>
		<category><![CDATA[libertés académiques]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une vague d’intimidation et de calomnie s’abat sur l’université tunisienne, au nom d’une prétendue lutte contre la normalisation avec Israël. </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Depuis quelques jours, une vague violente marquée du sceau de haine, de l’intimidation et de la calomnie s’abat sur l’université tunisienne, en particulier, et sur l’opinion publique en général, au nom d’une prétendue lutte contre la normalisation avec Israël. </em></strong><em>(Illustration : Habib Kazdaghli).</em> </p>



<p>Par<strong> Abdelhamid Larguèche</strong> *</p>



<span id="more-7424977"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/04/Abdelhamid-Largueche-1.jpg" alt="" class="wp-image-7425261" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/04/Abdelhamid-Largueche-1.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/04/Abdelhamid-Largueche-1-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/04/Abdelhamid-Largueche-1-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure></div>


<p>Les détracteurs ont pris pour prétexte la prochaine tenue à Paris d’un colloque international sur l’histoire des juifs de Tunisie, initié par une Association savante française qui tient régulièrement des rencontres sur divers thèmes relatifs à l’histoire des juifs de Tunisie, colloque, auquel participerait, à titre personnel des historiens qui viendront de France,  de Tunisie, d’Israël, des États-Unis et  d’Italie.</p>



<p>La cible de cette attaque est un groupe de chercheurs réunis autour de l’ancien doyen le professeur Habib Kazdaghli, historien de longue date et connu pour ses travaux académiques sur les L’histoire et la mémoire plurielles de Tunisie  dont la minorité juive à laquelle il a consacré plus d’une étude et des cycles de formation ainsi que  des participations à des rencontres historiques internationales sur ce thème.</p>



<p>Ce genre d’attaques est malheureusement devenu récurrent dans l’espace publique et universitaire tunisien. Menées par des groupuscules d’obédience nationaliste arabe parmi les étudiants et les activistes fanatisés parmi ces tendances, ces campagnes ont bénéficié ces derniers temps du climat politique antidémocratique qui se nourrit du discours populiste prôné par des élites nouvelles qui émergent dans les médias et profitent des usages des médias sociaux à large accès.</p>



<p>Mais le tournant récent dans ces campagnes, c’est qu’elles touchent désormais, les institutions universitaires comme les conseils scientifiques des facultés et des universités, syndicats et autres instances. C’est que le mal touche de plein fouet les fondements même de la vie académique au point que certains se permettent d’exiger des autorités de prendre des mesures coercitives à l’encontre d’universitaires au nom d’un «&nbsp;malentendu&nbsp;» bien entretenu qui confond le travail académique libre et sans tabou et la prétendue «&nbsp;normalisation&nbsp;» avec Israël.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Défendre le chercheur libre, c’est défendre la société.</h2>



<p>Cela fait au moins 25 ans que la Faculté des Lettres de Manouba (février 1998) a accueilli le premier colloque international consacré à l’histoire de sa communauté juive et les travaux de ce colloque sont publiés par les soins du Centre de publications universitaires (CPU, 1999). Le défunt professeur Paul Sebag, fondateur du département de sociologie à l’université tunisienne, a offert une partie de sa bibliothèque avant son décès à la Faculté de Manouba. Lors de la cérémonie tenue à l’occasion le 10 mars 2006, des groupes d’étudiants manipulés par les groupes nationalistes arabes et d’extrême gauche ont tenté de perturber l’ambiance festive au nom de la lutte antisioniste. En mars 2007 et à l’occasion de la publication des actes du colloque «&nbsp;<em>Communautés méditerranéennes de Tunisie</em>&nbsp;» tenu en hommage à feu le doyen Hamadi chérif, des perturbations analogues commises par les mêmes activistes ont eu lieu à la faculté. Pourtant beaucoup parmi les meneurs d’hostilités savent bien qui est Paul Sebag, militant de première heure de la cause communiste, partisan de l’indépendance tunisienne et militant antisioniste de longue date.</p>



<p>Cela pose la question de la crédibilité et de la bonne foi des meneurs de ces campagnes et de leurs véritables desseins politiques.</p>



<p>En ciblant un groupe d’universitaires et de jeunes chercheurs, en focalisant sur la personnalité de Habib Kazdaghli initiateur de ces recherches qui a dirigé plus d’une thèse et de mémoires de master, séminaires et enquêtes de terrain, ils ont créé un adversaire fictif contre lequel il jette leur anathème sans se donner la peine de mener un véritable travail d’action et de soutien en faveur de la question palestinienne et de sa jeunesse en proie quotidien aux violences des soldats de l’occupation. Les palestiniens qui osent séjourner dans notre pays sont souvent livrés à eux-mêmes sans outien ni perspectives d’emploi.</p>



<p>Ces agitateurs enragés qui crient à la victoire chaque fois qu’ils réussissent à empêcher une manifestation culturelle ou académique de se tenir au nom de la lutte antisioniste, oublient avec préméditation que le professeur Habib Kazdaghli, ami des historiens universitaires palestiniens, notamment ceux&nbsp; de l’Université Bir Zeit avec qui notre laboratoire a signé une convention de coopération de longue date, mène depuis des décennies une lutte calme et soutenue en faveur de la création d’un État palestinien indépendant.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Au lieu et à la place des fanfaronnades de surenchères anti productives, le militant pro palestinien Habib Kazdaghli a choisi d’autres terrains plus délicats mais porteurs de valeurs émancipatrices selon les témoignages des dirigeants historiques de l’OLP. Ce n‘est pas un hasard si l’Université de Nanterre lui a octroyé le doctorat honoris-causa en décembre 2014 à l’occasion de son cinquantenaire, aux côtés d’Angela Davis et Cohen Bendit, ce qui lui a valu en France le titre tant envié de doyen honoraire, titre que lui contestent certains parmi les meneurs d’hostilités.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les symboles de la libre pensée académique malmenés</h2>



<p>La dérive populiste de l’actuelle campagne contre le professeur Kazdaghli a atteint un seuil de non-retour avec une déclaration honteuse non signée émanant de la présidence de l’Université de Manouba et qui a vite été relayée par une sentence digne des tribunaux d’inquisition&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; émanant du conseil scientifique réuni à la va-vite et sans aucun contact avec «&nbsp;l’incriminé&nbsp;» et signé par le doyen, Moncef Taieb. Le verdict&nbsp; appelle&nbsp; à retirer du Doyen-courage (prix obtenu par notre doyen en&nbsp; avril 2014&nbsp; par l’Association Scholars At risK)&nbsp; le titre non moins honorifique de Professeur émérite, titre dont l’octroi dépend exclusivement de critères scientifiques établis par des évaluateurs et selon une grille de valeurs établie par les instances académiques.</p>



<p>Cet appel qui accuse ouvertement Habib Kazdaghli de velléités «&nbsp;normalisatrices&nbsp;» cache un terrible mensonge&nbsp;: ceux qui s’acharnent aujourd’hui contre le démocrate Habib Kazdaghli, ont fui la faculté durant les sombres jours de la fin de 2011 et 2012 pour laisser le doyen affronter seul avec une poignée de&nbsp; collègues et notamment les collègues femmes&nbsp; les hordes salafistes qui ont occupé la faculté sous les ordres du tristement célèbre, le terroriste abou iyadh avec accompagnement du parti Ennahdha.</p>



<p>Pourquoi donc tant de haine et d’acharnement sur une partie de l’avant-garde intellectuelle et progressiste de l’Université.</p>



<p>Si l’université tunisienne est rongée ces dernières années par une perte de substance et de valeurs nouvelles dans le domaine des sciences sociales, c’est qu’elle subit les contrecoups de la régression cruelle en matière de gouvernance scientifique. Aucune stratégie véritable de remise à niveau des Humanités à l’Université Tunisienne, les espaces de production et de débats intellectuels et académiques se rétrécissent comme une peau de chagrin. L’offre en formation des jeunes chercheurs est pauvre et met en cause l’enseignant-chercheur et son véritable statut qui ne correspond plus à ses aspirations.</p>



<p>Il n’y a pas que le champ du politique qui se dessèche dans le pays, et d’ailleurs les poussées médiatiques des tendances populo-nationalistes en sont à la fois le symptôme et la cause. L’universitaire tunisien a de moins en moins de moyens pour penser sa société et l’aider à se penser par elle-même.</p>



<p>Dans ce contexte défavorable à l’éclosion d’une pensée libre, critique et non conformiste, il n’est pas étonnant de voir éclore la pensée unilatérale, dogmatique de rejet de la différence et du pluriel. L’université tunisienne est aux abois, arrêtons la dérive et combattons les vieux dogmes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Revenir aux valeurs humanistes et aux libertés académiques</h2>



<p>L’université tunisienne a besoin de changer de gouvernance, de stratégies et de politiques de la formation et de la recherche. Les procès inquisitoires que certaines instances académiques risquent de cautionner ne sont pas de nature à favoriser un climat de débat sain et serein dont a besoin l’université. Notre histoire intellectuelle et culturelle est riche en enseignements à cet égard&nbsp;: le procès fomenté par les conservateurs de la Zeitouna contre Tahar Haddad suite à la publication de son ouvrage toujours d’actualité «&nbsp;<em>Notre femme dans la Chariâa et dans la société</em>&nbsp;» en 1930 en dit long. Le retrait honteux de son diplôme de notaire par le conseil de la Zitouna (La Nadhara) la même année ne fut effacé qu’en 2015 lorsque le ministre du juste lui a rendu son titre à titre posthume.</p>



<p>L’itinéraire et le combat intellectuel, moral et scientifique du professeur Habib Kazdaghli est au-dessus de tout soupçon. Ses nombreux compagnons et disciples en témoignent. Son rayonnement à l’international lui vaut d’être respecté là où il va dans les foyers intellectuels&nbsp; et académiques où ses conférences connues aussi bien sur&nbsp;&nbsp; l’histoire de la Tunisie riche et plurielle,&nbsp; que&nbsp; sur la défense du droit des palestiniens à un État national indépendant et souverain sur la terre de Palestine avec comme capitale Jérusalem, dans le&nbsp; cadre de la solution&nbsp; de deux États , prônée et défendue, par les Palestiniens eux-mêmes,&nbsp; lui valent l’estime de ses amis,&nbsp; comme de ses adversaires politiques.</p>



<p>* <em>Professeur émérite à l’Université de Manouba, premier directeur du Laboratoire du patrimoine.</em></p>
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		<item>
		<title>Pour la défense du Pr Amine Mahfoudh et des libertés académiques</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 20 Feb 2021 11:16:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Amine Mahfoudh]]></category>
		<category><![CDATA[ATDVU]]></category>
		<category><![CDATA[droit constitutionnel]]></category>
		<category><![CDATA[Habib Mellakh]]></category>
		<category><![CDATA[libertés académiques]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans un communiqué publié à Tunis, aujourd’hui, samedi 20 février 2021, signé de son président Habib Mellakh, l’Association tunisienne de défense des valeurs universitaires (ATDVU) «dénonce la campagne médiatique calomnieuse contre le Professeur Amine Mahfoudh ainsi que les violences verbales et morales qu’il a subies et les menaces croissantes dont il est la cible». Amine...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/05/Amine-Mahfoudh.jpg" alt="" class="wp-image-213277"/></figure>



<p><strong><em>Dans un communiqué publié à Tunis, aujourd’hui, samedi 20 février 2021, signé de son président Habib Mellakh, l’Association tunisienne de défense des valeurs universitaires (ATDVU) «dénonce la campagne médiatique calomnieuse contre le Professeur Amine Mahfoudh ainsi que les violences verbales et morales qu’il a subies et les menaces croissantes dont il est la cible».</em></strong></p>



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<p>Amine Mahfoudh, Professeur de droit à la Faculté des sciences juridiques et politiques de Sousse, est depuis quelque temps la cible d’une attaque hargneuse et orchestrée, menée sur les réseaux sociaux à la suite de l’incitation d’un député extrémiste siégeant à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), qui ne cesse d’être hostile aux libertés en général et à la liberté d’expression et aux libertés académiques en particulier. Cela s’est produit à la suite de l’avis scientifique rendu par le Pr Mahfoudh sur la crise actuelle du gouvernement en sa qualité de spécialiste du droit constitutionnel et aussi parce qu’il a choisi la <em>«Constitution du 27 janvier 2014 et l’islam»</em> en tant que sujet d’examen pour la matière <em>«Théories des systèmes politiques»</em> enseignée en première année du mastère de recherche en droit public, à la Faculté des sciences juridiques et politiques de Sousse.</p>



<p>Immédiatement après l’examen, le député susmentionné a accusé le Pr Mahfoudh de <em>«flatter sans vergogne le président de la république»</em> et d’<em>«asservir la science à sa doctrine stalinienne momifiée»</em>. Il a mis, dans une allusion claire aux cours et au sujet d’examen du Pr Mahfoudh, en doute ses compétences scientifiques et son honnêteté intellectuelle. Cette déclaration a rapidement fait exploser la colère des défenseurs autoproclamés de l’islam, qui ont exprimé cette indignation à travers des campagnes d’attaques féroces et de mobilisation visant le professeur à travers les réseaux sociaux et dans de nombreux endroits dont l’ARP. Il est peu probable que l’agression récente contre sa voiture ne soit pas liée à cette campagne orchestrée d’incitation.</p>



<p>Tout en dénonçant cette campagne médiatique calomnieuse contre le Pr Mahfoudh ainsi que les violences verbales et morales qu’il a subies et les menaces croissantes dont il est la cible, l’Association tunisienne de défense des valeurs universitaires (ATDVU) considère ces dérives sectaires multiformes comme une atteinte flagrante à la liberté d’expression, d’enseignement et de recherche stipulée par la Constitution tunisienne. Elle estime également qu’il s’agit d’une tentative désespérée d’asservir la science aux visées partisanes, idéologiques et religieuses et d’impliquer l’université dans les tiraillements politiques dans le but de mettre fin au débat scientifique libre et à la pensée critique qui distinguent la sphère universitaire dans notre pays.</p>



<p>L’Association exprime aussi sa solidarité absolue avec le Pr Mahfoudh et sa satisfaction pour le soutien qui lui a été apporté par les universitaires, l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) et les militants de la société civile. Elle exhorte tous les enseignants-chercheurs et les chercheurs à travers leurs diverses structures syndicales, leurs conseils scientifiques, leurs institutions académiques et leur tissu associatif ainsi que toutes les composantes de la société civile à se mobiliser pour soutenir le Professeur dans le but de défendre les valeurs universitaires en tant qu’incarnation du caractère civil de l’Etat. Elle met en garde contre les graves conséquences de ces attaques répétées contre les libertés académiques qui nous rappellent l’attaque brutale qui a ciblé, au cours de l’année universitaire 2011-2012, de nombreux établissements et, en particulier, la Faculté des lettres, des arts et des humanités de la Manouba.</p>



<p>Tout en exprimant son étonnement au sujet du silence de l’autorité de tutelle représentée par le décanat de la Faculté des sciences politiques et juridiques de Sousse, la Présidence de l’Université de Sousse et le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, l’Association demande à toutes ces parties de soutenir explicitement le Pr Mahfoudh, l’un de leurs agents, agressé en raison de l’exercice de ses fonctions. Elle invite également la Conférence des présidents d’universités et l’Académie tunisienne des sciences, des lettres et des arts-Beït Al-Hikma à continuer à défendre les valeurs universitaires visées par les attaques, d’autant plus qu’elles ont déjà pris des positions honorables dans les crises vécues précédemment par l’Université tunisienne.</p>
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