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	<title>Archives des Lockheed Martin - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Lockheed Martin - Kapitalis</title>
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		<title>Guerre d’Iran &#124; Le scandale financier de Pete Hegseth !</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/02/guerre-diran-le-scandale-financier-de-pete-hegseth/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Apr 2026 07:36:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le secrétaire américain à la Guerre Pete Hegseth sérieusement soupçonné de corruption en lien avec l'industrie militaire.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/02/guerre-diran-le-scandale-financier-de-pete-hegseth/">Guerre d’Iran | Le scandale financier de Pete Hegseth !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le </em></strong><a href="https://www.ft.com/content/744ea8dc-6d93-4fe9-a5e3-36de4f5d06db?syn-25a6b1a6=1" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong><em>Financial Times</em></strong></a><strong><em>, en se basant trois sources, a révélé qu’un courtier travaillant pour le secrétaire américain à la Guerre Pete Hegseth a tenté de réaliser un investissement important dans une grande entreprise du secteur de la défense quelques semaines seulement avant le déclenchement de la guerre américano-israélienne contre l’Iran.</em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18573993"></span>



<p>Ces sources ont indiqué que le courtier de M. Hegseth qui travaille à Morgan Stanley avait contacté BlackRock, plus grand gestionnaire d’actifs au monde, en février, au sujet d’un investissement de plusieurs millions de dollars dans le fonds négocié en bourse (ETF) baptisé iShares Defense Industrials Active (IDEF) appartenant à la société de gestion d’actifs, peu avant le lancement des opérations militaires américaines contre Téhéran.</p>



<p>Les sources ont ajouté que cette demande, formulée pour le compte d’un client potentiel de premier plan avait fait l’objet d’une enquête interne chez BlackRock.</p>



<p>Selon BlackRock, le fonds IDEF doté de 3,2 milliards de dollars vise à <em>«saisir les opportunités de croissance en investissant dans des entreprises susceptibles de bénéficier de l’augmentation des dépenses publiques en matière de défense et de sécurité, dans un contexte de fragmentation géopolitique et de concurrence économique»</em>.&nbsp;</p>



<p>Ses investissements les plus importants comprennent des géants de la défense tels que RTX, Lockheed Martin et Northrop Grumman dont le principal client est le Pentagone ainsi que la société d’intégration de données Palantir.</p>



<p>Suite à l’article du <em>Financial Times</em>, le porte-parole du Pentagone Sean Parnell a écrit sur la plateforme X : <em>«Cette allégation est totalement fausse et inventée de toutes pièces. Le secrétaire Hegseth et ses représentants n’ont jamais contacté BlackRock au sujet d’un tel investissement»</em>.&nbsp;</p>



<p>BlackRock et Morgan Stanley ont refusé de commenter.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un acteur clé de la guerre contre l’Iran</h2>



<p>Hegseth est un acteur clé de la guerre contre l’Iran et l’un de ses plus fervents partisans au sein de l’administration Trump. Il se vante fréquemment de la puissance militaire américaine et n’hésite pas à instrumentaliser la religion chrétienne dans ce conflit.&nbsp;</p>



<p>L’investissement évoqué par l’intermédiaire de Hegseth ne s’est finalement pas concrétisé car le fonds, lancé en mai de l’année précédente, n’était pas encore accessible aux clients de Morgan Stanley. Bien que les fonds négociés en bourse (ETF) soient conçus pour être achetés et vendus aussi facilement que des actions, leur large disponibilité fait que la plupart des grandes plateformes de courtage et de négociation n’offrent qu’une fraction des plus de 14 000 ETF actuellement existants.</p>



<p>On ignore si Hegseth a par la suite trouvé un autre fonds spécialisé dans la défense pour finaliser son investissement. Ces fonds sont prisés des investisseurs particuliers car ils offrent souvent des frais réduits et un traitement fiscal plus avantageux que les fonds communs de placement ainsi qu’une entrée et une sortie plus rapides.</p>



<p>Le fonds IDEF, coté au Nasdaq, a progressé de 28% l’an dernier mais n’a pas su tirer profit du conflit au Moyen-Orient, chutant d’environ 13% le mois dernier.</p>



<p>Si l’échec de la finalisation de l’accord avec BlackRock a pu éviter des pertes à court terme, la volonté de Hegseth de réaliser un tel investissement au moment même où le département de la Guerre, qu’il dirige, se préparait à une campagne militaire de grande envergure risque de susciter une vive controverse.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un chef du Pentagone très soluble dans l’argent</h2>



<p>Ces discussions sur les investissements dans la défense interviennent alors que les analystes de Wall Street font l’objet d’un examen minutieux concernant leurs transactions sur les marchés financiers et spéculatifs, dans un contexte de décisions imminentes de l’administration Trump.</p>



<p>Hegseth est un fervent défenseur de la campagne américaine contre l’Iran et le président Donald Trump le considère comme le premier, au sein de son cercle de sécurité nationale, à plaider en faveur d’une guerre.</p>



<p>Durant son passage à <em>Fox News</em>, Hegseth a perçu 4,6 millions de dollars entre 2022 et 2024 selon une déclaration qu’il a soumise lors de ses auditions de confirmation au Sénat. Il a également reçu environ 500 000 dollars d’avances pour deux livres durant cette période, en plus de droits d’auteur allant de 100 000 à 1 million de dollars chacun. Il a par ailleurs perçu près de 900 000 dollars d’honoraires pour des conférences.</p>



<p>Sa dernière déclaration de patrimoine, publiée en juin 2025, révèle que le secrétaire à la Guerre a vendu des actions dans 29 sociétés différentes, chaque opération étant évaluée entre 1001 et 50 000 dollars.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Q50EENThC6"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/16/qui-est-le-dangereux-pete-hegseth-designe-par-trump-pour-diriger-le-pentagone/">Qui est le dangereux Pete Hegseth désigné par Trump pour diriger le Pentagone?</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Qui est le dangereux Pete Hegseth désigné par Trump pour diriger le Pentagone? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/16/qui-est-le-dangereux-pete-hegseth-designe-par-trump-pour-diriger-le-pentagone/embed/#?secret=MVZy1DHFV5#?secret=Q50EENThC6" data-secret="Q50EENThC6" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/02/guerre-diran-le-scandale-financier-de-pete-hegseth/">Guerre d’Iran | Le scandale financier de Pete Hegseth !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Iran &#124; La course contre le temps du Pentagone</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/10/iran-la-course-contre-le-temps-du-pentagone/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Mar 2026 06:33:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Steve Feinberg]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Pentagone et le complexe militaro-industriel américain se débattent pour répondre aux besoins d'armement de Trump.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/10/iran-la-course-contre-le-temps-du-pentagone/">Iran | La course contre le temps du Pentagone</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Une guerre à large échelle, sans perspective de fin et très coûteuse. Alors que les États-Unis ne veulent montrer aucun signe de faiblesse et imposent toujours l’image du dominateur invincible, le Pentagone et le complexe militaro-industriel américain se débattent pour répondre aux besoins bellicistes de l’administration Trump mais rien ne garantit qu’ils pourront surmonter les contraintes auxquelles ils sont confrontés.</em></strong> <em>(Photo: Des incendies et de la fumée se sont élevés mercredi après l&rsquo;interception d&rsquo;un drone près d&rsquo;une zone pétrolière à Fujairah, aux Émirats arabes unis. Amr Alfiky/Reuters). </em></p>



<p><strong>Imed Bahri&nbsp;</strong></p>



<span id="more-18458238"></span>



<p> Dans le <a href="https://www.wsj.com/politics/national-security/pentagon-races-to-secure-money-for-iran-operations-munitions-277d0293" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Wall Street Journal</a>, Marcus Weisgerber et Drew FitzGerald affirment, en citant des sources proches du dossier, que des responsables du Pentagone travaillent sur des plans de remplacement des munitions américaines utilisées jusque-là dans la guerre contre l’Iran et ce, dans le cadre des efforts déployés par l’administration Trump pour accroître considérablement la production annuelle de missiles.</p>



<p>Des membres du Congrès ainsi que des représentants de l’industrie de la défense s’attendent à ce que le Pentagone soumette une demande de financement pour couvrir les coûts liés à la guerre. Ce nouveau financement permettrait l’acquisition de systèmes de missiles Patriot, Tomahawk et Thaad, largement utilisés depuis le début des frappes américaines et israéliennes, ont indiqué les&nbsp;sources du <em>WSJ</em>.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Financer une guerre sans perspective de fin</h2>



<p>Les récents combats au Moyen-Orient ont réduit les stocks de certaines de ces armes, ce qui représente un nouveau défi pour le ministère de la Guerre qui doit trouver des solutions pour financer une guerre sans perspective de fin. Le ministère doit également faire face à une industrie de la défense déjà sous pression pour répondre à la demande actuelle et contrer les menaces potentielles de la Chine.</p>



<p>Le président Trump a envisagé un budget beaucoup plus important pour les munitions et d’autres priorités du ministère de la Guerre. En janvier, il s’est engagé à ce que le prochain budget de la défense atteigne 1 500 milliards de dollars, soit une augmentation de près de 500 milliards par rapport au niveau actuel.</p>



<p>La porte-parole de la Maison-Blanche, Carolyn Leavitt, a déclaré : <em>«L’armée américaine dispose de munitions, d’équipements et de stocks largement suffisants pour atteindre les objectifs de l’opération Epic Fury fixés par le président Trump et même davantage!»</em>&nbsp;Elle a ajouté que le président <em>«continuera d’exhorter les entreprises de défense à accélérer la production d’armes de fabrication américaine, les meilleures au monde»</em>.&nbsp;</p>



<p>Un porte-parole du département de la Guerre a, pour sa part, refusé de commenter et a renvoyé les questions concernant la demande de dépenses au Bureau de la gestion et du budget de la Maison-Blanche.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les grands fabricants d’armes sous pression &nbsp;</h2>



<p>Des responsables de l’administration Trump ont passé des mois à faire pression sur les principaux groupes de défense comme Lockheed Martin et RTX pour qu’ils triplent, voire quadruplent, leur production annuelle de missiles de pointe.</p>



<p>L’année dernière, le Pentagone a lancé une initiative visant à accélérer la production de missiles et d’autres équipements afin de renforcer les stocks nationaux limités. En juin, des responsables ont convoqué plus d’une douzaine de grands fabricants d’armes pour les inciter à investir rapidement dans l’augmentation de la production.</p>



<p>Le secrétaire adjoint à la Défense, Steve Feinberg, s’est également entretenu chaque semaine avec certains PDG de ces entreprises pendant plusieurs mois afin de réaffirmer ce message.</p>



<p>Les dirigeants ont répondu par de nouveaux investissements, tout en soulignant que l’augmentation de la production ne se résume pas à la construction de nouvelles usines, car les hausses nécessaires dépendent également des petits sous-traitants de la chaîne d’approvisionnement.</p>



<p>Michael Duffey, principal responsable au Pentagone des acquisitions de missiles et d’autres armements, a déclaré mercredi lors d’une audition à la Chambre des représentants : <em>«Nous travaillons sur ce problème d’approvisionnement en munitions depuis longtemps, même avant ce conflit. Connaître le volume de nos stocks ne me fera pas gagner du temps. Nous travaillons aussi vite que possible»</em>.</p>



<p>Les quatre premiers jours de frappes contre l’Iran auraient coûté environ 11 milliards de dollars, selon une analyse d’Elaine McCusker, ancienne haute responsable du budget du Pentagone lors de la première administration Trump.</p>



<p>Le coût estimé de l’opération Epic Fury comprend le déploiement de plus de 12 navires et 100 avions au Moyen-Orient depuis des bases situées aux États-Unis et en Europe depuis fin décembre.</p>



<p>McCusker a déclaré que le Pentagone avait probablement déployé pour 5,7 milliards de dollars de missiles intercepteurs afin d’abattre les missiles balistiques et les drones iraniens, en plus de 3,4 milliards de dollars pour des bombes et d’autres types de missiles.</p>



<p>Cette estimation ne tient pas compte des salaires des troupes, de leur formation ni de l’utilisation des ressources nationales déployées dans la région.</p>



<p>De hauts responsables gouvernementaux ont reconnu que le conflit avec l’Iran mettait à rude épreuve les ressources. Des armes essentielles, telles que les missiles intercepteurs utilisées pour abattre les missiles.</p>



<p>Dans une publication sur les réseaux sociaux lundi, Trump a affirmé que les stocks américains d’armes de moyenne et haute puissance étaient <em>«pratiquement illimités»</em>, tout en reconnaissant que les équipements les plus coûteux étaient très demandés.</p>



<p><em>«Au plus haut niveau, nous disposons de bons approvisionnements mais nous n’avons pas encore atteint le niveau souhaité»</em>, a-t-il écrit.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Forte augmentation des dépenses militaires</h2>



<p>Fin 2019, les responsables du Pentagone ont demandé au Congrès un financement supplémentaire de 28 milliards de dollars pour financer de futurs contrats d’armement.</p>



<p>Cependant, la commission des crédits de la Chambre des représentants, frustrée par cette demande tardive, n’a approuvé qu’environ 8 milliards de dollars de ce financement supplémentaire, laissant un déficit d’environ 20 milliards de dollars.</p>



<p>Cette situation pose problème aux entreprises de défense, dont certaines se sont engagées à augmenter leur production de missiles au cours des sept prochaines années. Or, les dirigeants affirment que leurs plans d’investissement nécessitent la confirmation de contrats du Pentagone pour être mis en œuvre.</p>



<p>Une augmentation des dépenses militaires pourrait s’avérer nécessaire pour atteindre les objectifs du président, notamment le développement du système de défense antimissile Golden Dome et la construction d’une nouvelle flotte de navires de guerre.</p>



<p>Toutefois, une augmentation des dépenses pourrait se heurter à l’opposition de certains parlementaires, surtout si les démocrates remportent la majorité à la Chambre des représentants lors des élections de novembre. À eux seuls, les fonds ne suffiront peut-être pas à résoudre les autres problèmes immédiats liés au réapprovisionnement des stocks de munitions.</p>



<p><em>«Tant qu’ils continueront à lancer des missiles, nous devrons continuer à les intercepter»</em>, a déclaré Tom Karako, expert en missiles au Center for Strategic and International Studies (CSIS) basé à Washington avant d’ajouter :<em> «Nous devons mettre fin à cette guerre au plus vite»</em>.</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="kSNizbfYzA"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/07/iran-des-militaires-americains-parlent-de-guerre-biblique/">Iran | Des militaires américains parlent de guerre biblique !</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Iran | Des militaires américains parlent de guerre biblique ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/07/iran-des-militaires-americains-parlent-de-guerre-biblique/embed/#?secret=2bEiPESJjY#?secret=kSNizbfYzA" data-secret="kSNizbfYzA" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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			</item>
		<item>
		<title>La finance mondiale au service des guerres sans fin</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/11/la-finance-mondiale-au-service-des-guerres-sans-fin/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Jun 2025 12:09:04 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Dans le capitalisme contemporain, les armes ne sont plus seulement des instruments de dissuasion mais des actifs financiers à part entière. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/11/la-finance-mondiale-au-service-des-guerres-sans-fin/">La finance mondiale au service des guerres sans fin</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Et si la guerre n’était plus seulement l’échec de la diplomatie, mais aussi la réussite silencieuse des marchés financiers ? Dans un monde où les conflits ne sont plus des accidents, mais des variables intégrées aux modèles financiers, il devient urgent de comprendre comment la logique spéculative façonne les dynamiques de sécurité globale. Ce n’est pas une dénonciation, mais une mise en lumière : celle d’un capitalisme contemporain où la paix semble coûter plus cher que la guerre, où les armes ne sont plus seulement des instruments de dissuasion mais des actifs financiers à part entière, et où la géopolitique dialogue en permanence avec les stratégies d’investissement.</em></strong></p>



<p><strong>Ould Amar Yahya *</strong></p>



<span id="more-16749693"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/02/Ould-Amar-Yahya.jpg" alt="" class="wp-image-335526"/></figure>
</div>


<p>Dans un monde façonné par les flux de capitaux, les arbitrages budgétaires et les réseaux d’influence, une question s’impose : jusqu’où la finance internationale contribue-t-elle à entretenir la logique des guerres sans fin?</p>



<h2 class="wp-block-heading">Défendre sans agresser : les dilemmes stratégiques</h2>



<p>Certes, dans un monde où la souveraineté des nations peut être menacée par des agressions extérieures, développer une capacité autonome de production d’armements revêt une importance stratégique majeure. Ce n’est pas une fuite en avant militariste, mais un impératif moral, politique et économique : assurer la sécurité de ses citoyens, défendre les principes de liberté, protéger l’intégrité territoriale, dissuader toute velléité d’invasion et favoriser le développement économique. Lorsqu’une guerre est imposée, la capacité à se défendre avec efficacité devient une condition de survie nationale, mais aussi un acte de responsabilité à l’égard de l’ordre international. Dans ce contexte, produire des armes, c’est refuser la dépendance et affirmer que la paix, parfois, se construit aussi par la force de la dissuasion.</p>



<p>Le capitalisme de guerre : une mécanique bien huilée</p>



<p>Mais cette logique défensive ne saurait en aucun cas justifier que l’on déclenche ou prolonge des guerres à des fins lucratives. Faire de la guerre un simple vecteur de profit, une variable d’ajustement pour les dividendes, une mesure de relance pour l’économie, relève d’un cynisme insoutenable. Aucune courbe boursière, aucun rendement financier ne saurait compenser le chaos, les destructions massives, les vies humaines perdues ou les traumatismes durables que laisse derrière elle toute guerre inutile. Entre défense légitime et commerce de la mort, la frontière est fine, mais essentielle. Il est du devoir des États, des entreprises et des investisseurs de ne jamais la franchir.</p>



<p>Et pourtant, cette frontière est aujourd’hui largement brouillée. Depuis 2001, quand les bombes explosent, certaines courbes boursières montent. Dans le silence feutré des salles de marché, la guerre est perçue comme une opportunité. Car derrière les discours sur la paix et la diplomatie, un capitalisme de la guerre s’organise, porté par les plus puissants fonds d’investissement du monde. Une collusion d’intérêts se dessine : celle entre les stratégies d’allocation des grands fonds, la rémunération des dividendes et la perpétuation des conflits.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Trump face au complexe militaro-industriel</h2>



<p>En septembre 2024, lors d’un rassemblement dans le Wisconsin, le candidat à la présidentielle Trump a vivement dénoncé cette collusion : <em>«Je vais expulser les va-t-en-guerre. Nous avons des gens qui veulent faire la guerre tout le temps. Vous savez pourquoi ? Les missiles coûtent 2 millions de dollars pièce. Voilà pourquoi. Ils adorent larguer des missiles partout. Moi, je n’ai lancé aucune guerre… Je vais expulser les va-t-en-guerre de notre appareil sécuritaire national et mener un grand nettoyage du complexe militaro-industriel pour mettre fin au profit de guerre et toujours faire passer l’Amérique d’abord. Nous mettons l’Amérique d’abord. Nous allons mettre un terme à ces guerres sans fin. Des guerres sans fin, ça ne s’arrête jamais»</em>.</p>



<p>Si la campagne affichait une volonté de rupture, les décisions budgétaires prises une fois au pouvoir ont témoigné d’une continuité stratégique inattendue.</p>



<p>Trump devenu président a annoncé en mai 2025 un budget de la défense flirtant avec le seuil symbolique des 1 000 milliards de dollars (!), ce qui a suscité une avalanche de réactions et de critiques au sein de son propre camp au Congrès, au sein des milieux stratégiques et de la presse spécialisée.</p>



<p>Malgré ce budget faramineux, Roger Wicker, président républicain de la commission des forces armées du Sénat, a dénoncé une proposition qui risque, selon lui, <em>«d’anéantir les capacités militaires américaines et le soutien à nos troupes»</em>. Mike Rogers, son homologue à la Chambre, a fustigé une <em>«trajectoire budgétaire irréaliste»</em>. Susan Collins et Mitch McConnell, figures modérées et influentes, ont exprimé leurs réserves quant à l’usage d’<em>«artifices comptables»</em> pour faire illusion, prévenant que le Congrès ne saurait être <em>«dupé par une ingénierie financière aussi instable»</em>.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ifYzO0xIHu"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/01/le-risque-dune-troisieme-guerre-mondiale-selon-lai/">Le risque d’une troisième guerre mondiale selon l’IA</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le risque d’une troisième guerre mondiale selon l’IA » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/01/le-risque-dune-troisieme-guerre-mondiale-selon-lai/embed/#?secret=vDRcCzUFZ0#?secret=ifYzO0xIHu" data-secret="ifYzO0xIHu" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Les consultants en défense mènent depuis un mois une campagne auprès des élus, expliquant que <em>«la crédibilité de la puissance américaine est à ce prix»</em>.</p>



<p>Dans les médias et les publications proches du lobby militaire, les tribunes se multiplient pour alerter sur le <em>«décrochage capacitaire»</em> des États-Unis face à la Chine, à la Russie ou même à l’Iran. La Foundation for Defense of Democracies, fortement financée par l’industrie de l’armement, s’indigne : <em>«On ne peut pas faire la paix par la force avec un modeste budget de paix»</em>. Ce refrain trouve un écho jusque dans les réseaux sociaux, où certains influents vétérans n’hésitent pas à qualifier ce budget de <em>«trahison envers nos troupes»</em>.</p>



<p>Enfin, la réaction la plus révélatrice est le <em>«silence»</em> des marchés financiers. À l’annonce du budget, les titres de la défense ont peu réagi, signe que les investisseurs savent déjà que, quel que soit le chiffre affiché, les arbitrages réels se jouent ailleurs. Dans les commissions. Dans les comités restreints. Et dans ce triangle d’influence où la guerre est moins une nécessité qu’un modèle économique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La guerre, ultime valeur refuge des fonds d’investissement ?</h2>



<p>Le silence des marchés face à la montée en puissance des dépenses militaires révèle moins une indifférence qu’un ajustement structurel : celui d’un capitalisme qui intègre la guerre comme levier stable, mais économiquement questionnable. L’industrie de la défense, hautement concentrée et protégée par des contrats publics, opère en marge des logiques de marché, échappant à la concurrence et à l’allocation efficiente des ressources. Sa production, orientée vers la dissuasion, ne contribue que marginalement à l’innovation ou à la croissance civile.</p>



<p>Ce déséquilibre s’accompagne d’un arbitrage budgétaire risqué : en canalisant des ressources considérables vers des secteurs à faible rendement sociétal, il fragilise à terme l’investissement dans les infrastructures fondamentales de l’économie réelle. Cette logique, désormais renforcée par les flux de capitaux institutionnels orientés vers un secteur jugé résilient, accentue la tension entre impératif stratégique immédiat et soutenabilité économique de long terme.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Financiarisation stratégique du complexe militaro-industriel</h2>



<p>Les fonds d’investissement sont les plus importants actionnaires de toutes les grandes entreprises de défense : Lockheed Martin, Raytheon, General Dynamics… Leur poids est tel qu’ils votent les orientations stratégiques, influencent les politiques ESG (Environnementales, Sociales et de Gouvernance), et orientent les flux de capitaux vers les secteurs jugés <em>«résilients»</em>.</p>



<p>Ces fonds n’investissent pas par idéologie, mais par logique : la guerre, c’est du rendement prévisible. Les contrats publics sont massifs, récurrents, indexés sur l’inflation. Les marges sont solides. Et les besoins, depuis 2001, sont devenus structurels. Difficile de trouver un secteur plus protégé du cycle économique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Dividendes record, morts invisibles</h2>



<p>En 2023, Lockheed Martin a distribué environ 9,1 milliards de dollars en dividendes et rachats d’actions, Raytheon Technologies environ 3,24 milliards de dollars exclusivement en dividendes, et General Dynamics environ 1,35 milliard de dollars ; en 2024, les montants versés s’élèvent à environ 3,13 milliards de dollars pour Raytheon et 1,43 milliard de dollars pour General Dynamics, tandis que Lockheed Martin n’a pas encore publié de total annuel consolidé.</p>



<p>Mais au-delà des chiffres et des bilans financiers, un autre bilan s’impose : celui du coût réel des guerres.</p>



<p>Depuis 2001, les guerres en Afghanistan, en Irak, en Syrie, au Yémen, au Pakistan, en Ukraine et au-delà ont engendré un coût global estimé à plus de 9 000 milliards de dollars. Ce fardeau colossal, majoritairement financé par la dette publique, représente non seulement une charge budgétaire intergénérationnelle, mais alimente aussi les dividendes d’un complexe militaro-industriel devenu structurellement dépendant de la guerre.</p>



<p>Mais le coût humain est encore plus vertigineux. Selon le Watson Institute, ces conflits ont causé entre 4,5 et 4,7 millions de morts, dont près d’un million directement sur les champs de bataille, et plus de 3,6 millions de morts indirectes liées aux déplacements forcés, aux famines, aux effondrements sanitaires. Ces chiffres dévoilent un paradoxe glaçant : alors que la guerre est devenue un levier budgétaire et un actif spéculatif pour les marchés, elle demeure un gouffre humanitaire aux conséquences irréparables.</p>



<p>Ce paradoxe est d’autant plus alarmant qu’il ne relève pas du hasard : il est entretenu, nourri et diffusé par un écosystème d’influence où les intérêts économiques dictent les récits stratégiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Think tanks et narratifs : une guerre des idées financée</h2>



<p>Une analyse approfondie du Quincy Institute met en lumière une mécanique troublante au cœur du débat stratégique américain : la majorité des think tanks qui commentent les guerres sont financés par des fabricants d’armes ou leurs sous-traitants. Sur 27 institutions analysées, 21 reçoivent des fonds du complexe militaro-industriel, et 100 % des dix plus citées dans les médias entretiennent des liens financiers directs avec des acteurs de l’armement. Ce biais se traduit dans l’espace médiatique par une surreprésentation systématique : 85 % des citations d’experts dans la presse proviennent de ces think tanks, dont les analyses s’alignent majoritairement sur les intérêts économiques de l’industrie de la défense. Dans ce système, le financement privé façonne discrètement le discours public, tandis que près d’un tiers de ces institutions refusent même de divulguer leurs bailleurs de fonds.</p>



<p>Ce réseau d’influence tisse une alliance implicite entre les fonds d’investissement, les entreprises d’armement, les producteurs d’idées et les politiques. Il crée une symbiose singulière où la guerre devient une variable de croissance, et la paix, un risque pour les dividendes. Les experts relayés ne sont pas neutres : ils sont souvent liés aux intérêts financiers qui bénéficient du prolongement des conflits.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Trois géants détenus majoritairement par les fonds d’investissement</h2>



<p>A titre d’exemple et pour ne citer que celles-ci, les trois grandes entreprises américaines d’armement Lockheed Martin, Raytheon Technologies et General Dynamics sont cotées à Wall Street, sur le New York Stock Exchange (NYSE)-la bourse de New York, l’une des plus grandes bourses au monde. Elles font toutes partie de l’indice S&amp;P 500 (les 500 plus grandes capitalisations boursières), ce qui signifie qu’elles sont largement présentes dans les portefeuilles institutionnels et fonds indiciels &#8211; Exchange Traded Fund (ETF) qui répliquent la performance de cet indice boursier.</p>



<p>Lockheed Martin, symbole de la puissance militaro-industrielle américaine, est un géant incontournable dans le domaine de l’armement avancé et des technologies de défense. Son cœur d’activité gravite autour de l’aéronautique militaire avec des fleurons comme le chasseur furtif F-35 Lightning II, le F-22 Raptor ou encore les célèbres F-16 Fighting Falcon et le transport militaire C-130 Hercules. Mais Lockheed ne s’arrête pas là : il conçoit également des missiles de haute précision et à longue portée, à l’image du Trident II D5 (missile balistique intercontinental lancé par sous-marin), de l’AGM-158 JASSM (missile de croisière furtif) ou du PAC-3 MSE, intercepteur emblématique intégré au système Patriot. L’entreprise excelle aussi dans les systèmes de défense antimissile, les satellites militaires et les dispositifs de guerre électronique.</p>



<p>Au capital de Lockheed Martin, on retrouve une constellation des plus grandes institutions financières mondiales. State Street Corporation figure en première ligne, suivi de près par The Vanguard Group et BlackRock. D’autres acteurs majeurs comme Charles Schwab Investment Management, Geode Capital, Morgan Stanley et Capital World Investors composent également l’architecture actionnariale, illustrant le poids massif de la finance passive et de la gestion institutionnelle dans l’industrie de guerre.</p>



<p>Raytheon se positionne comme un maître d’œuvre global dans les systèmes d’armement de précision, avec une expertise reconnue dans les missiles, les radars, la défense aérienne, les capteurs avancés et la guerre électronique. Parmi ses créations les plus redoutées figurent les systèmes de missiles sol-air, les radars phasés, les solutions de contre-mesures électroniques embarquées, ainsi que des plateformes de détection sophistiquées utilisées dans les théâtres d’opérations les plus complexes. Raytheon est souvent au cœur de l’architecture de défense aérienne intégrée de nombreux pays de l’Otan et alliés des États-Unis.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="tu6yKKY2WI"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/25/bientot-la-3e-guerre-mondiale-ou-quand-lhistoire-se-repete/">La 3e guerre mondiale ou quand l’Histoire se répète</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La 3e guerre mondiale ou quand l’Histoire se répète » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/25/bientot-la-3e-guerre-mondiale-ou-quand-lhistoire-se-repete/embed/#?secret=krTBTXWNQX#?secret=tu6yKKY2WI" data-secret="tu6yKKY2WI" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Son actionnariat repose sur les piliers institutionnels de la finance mondiale. Vanguard et State Street, véritables mastodontes de la gestion passive, détiennent une part substantielle de l’entreprise, suivis par BlackRock, Capital Research, Dodge &amp; Cox, ainsi que Merrill Lynch International. Cette présence dense des grands gestionnaires dans le capital de Raytheon témoigne de la rentabilité structurelle de la guerre dans les portefeuilles long terme.</p>



<p>General Dynamics se distingue par une capacité rare à couvrir l’ensemble du spectre de la guerre conventionnelle. Ses spécialités vont des systèmes terrestres — notamment les chars Abrams, les blindés Stryker et d’autres véhicules de combat — à la construction navale avec des sous-marins nucléaires et des destroyers pour la marine américaine. L’entreprise est également active dans la fourniture de munitions, de pièces d’artillerie et de systèmes d&rsquo;information et de cybersécurité destinés à l’armée et aux agences de renseignement.</p>



<p>Le capital de General Dynamics est dominé par Longview Asset Management, suivi de près par The Vanguard Group et BlackRock. Newport Trust Company et State Street Corporation complètent ce noyau actionnarial. Cette composition reflète, là encore, une alliance solide entre le capital institutionnel et l’économie de défense, où la rentabilité s’appuie sur des contrats publics de longue durée, une demande stable, et une position stratégique dans l&rsquo;appareil militaire américain.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Quand l’instabilité devient une stratégie d’investissement</h2>



<p>Derrière les équilibres actionnariaux, c’est une architecture financière sophistiquée qui se déploie, où l’instabilité géopolitique cesse d’être une menace pour devenir une source anticipée de rendement. Dans ce paradigme inversé, la guerre n’est plus un choc mais un scénario intégré, valorisé pour sa prévisibilité budgétaire, ses marges garanties et sa capacité à structurer durablement les flux de capitaux.</p>



<p>La paix, quant à elle, devient un actif incertain, moins lisible pour les algorithmes de gestion. Désormais, les tensions mondiales alimentent les matrices d’allocation, transformant la guerre en variable stratégique — non pas subie, mais modélisée, arbitrée, et parfois implicitement souhaitée. Ce déplacement moral du capital appelle une reconfiguration urgente des critères d’investissement et des finalités géoéconomiques.</p>



<p>Ainsi se dessine, au croisement de la géopolitique et de la finance, une mécanique redoutablement rationnelle où la guerre, jadis tragédie, devient opportunité ; où la paix, hier horizon de progrès, se voit reléguée au rang d’anomalie risquée. Loin d’un simple dysfonctionnement moral, c’est l’architecture même du capitalisme contemporain qui est interpellée, dans sa capacité à distinguer création de valeur et destruction de sens. Face à la financiarisation croissante des guerres, il devient urgent de repenser les grilles d’évaluation, redéfinir les finalités de l’investissement, et restaurer l’exigence d’un rendement aligné non sur l’effondrement des nations, mais sur leur stabilité, leur dignité et leur avenir. Car si les marchés peuvent tout anticiper — y compris la guerre — il appartient aux sociétés humaines de choisir, lucidement, ce qu’elles veulent valoriser.</p>



<p>* <em>Economiste, banquier et financier.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="PZJ2nDRkh7"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/14/trump-met-le-feu-aux-poudres-le-monde-retient-son-souffle/">Trump met le feu aux poudres | Le monde retient son souffle</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Trump met le feu aux poudres | Le monde retient son souffle » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/14/trump-met-le-feu-aux-poudres-le-monde-retient-son-souffle/embed/#?secret=CU5CO7WTfZ#?secret=PZJ2nDRkh7" data-secret="PZJ2nDRkh7" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>L’armée tunisienne pourrait s’équiper des radars militaires turcs ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/08/18/larmee-tunisienne-pourrait-sequiper-des-radars-militaires-turcs/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Aug 2020 13:00:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le groupe électronicien de défense turc Aselsan cherche à vendre ses radars militaires au ministère tunisien de la Défense, qui cherche à renforcer le système de surveillance radar de l&#8217;espace aérien du pays. Selon Africa Intelligence, qui a rapporté cette information, les radars turcs ne répondent pas aux spécifications techniques précisées dans le Request for...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/08/Aselsan.jpg" alt="" class="wp-image-312490"/><figcaption><em>Le Kalkan-II, un système mobile conçu pour piloter des systèmes de défense antiaérienne.</em></figcaption></figure>



<p><strong><em>Le groupe électronicien de défense turc Aselsan cherche à vendre ses radars militaires au ministère tunisien de la Défense, qui cherche à renforcer le système de surveillance radar de l&rsquo;espace aérien du pays.</em></strong></p>



<span id="more-312489"></span>



<p>Selon Africa Intelligence, qui a rapporté cette information, les radars turcs ne répondent pas aux spécifications techniques précisées dans le<em> Request for Information</em> (<em>RFI</em>) adressé par les autorités militaires tunisiennes à plusieurs radaristes internationaux fin 2019.</p>



<p>La Tunisie veut acquérir un radar à longue portée (supérieure à 360 km), deux radars à moyenne portée (plus de 200 km) et un centre de commandement et de contrôle. Or, le système radar d’Aselsan, le Kalkan-II, est un système mobile conçu pour piloter des systèmes de défense antiaérienne. Il est très éloigné des spécifications techniques retenues par notre pays, sa portée ne dépassant pas 120 km.</p>



<p>Comment le groupe turc espère-t-il doubler ses concurrents américains et européens se disputant ce marché (à savoir l’Américain Lockheed Martin, le Français Thales, l’Italien Leonardo et l’Espagnol Indra) ?</p>



<p>Selon Africa Intelligence, Aselsan déploie un fort lobbying en faveur de son propre système radar, à travers ses relais pro-turcs à Tunis, en faisant notamment valoir son prix inférieur et en espérant <em>«profiter de l’activisme du chef de l’Etat turc Recep Tayyip Erdogan, qui fait depuis plusieurs années la courte échelle à ses industriels de défense à Tunis, notamment en finançant un demi-milliard de dollars d’achats par le biais de la Türk Eximbank. Cette manne a déjà profité, entre autres, à Turkish Aerospace Industries (TAI, drones Anka-S armés), aux fabricants de blindés <a href="http://kapitalis.com/tunisie/2020/01/06/defense-la-tunisie-se-procure-9-vehicules-blindes-aupres-de-lentreprise-turque-bmc/" target="_blank" aria-label="undefined (s’ouvre dans un nouvel onglet)" rel="noreferrer noopener">BMC et Nurol Makina,</a> etc.»</em></p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>



<figure class="wp-block-embed-wordpress wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="IZgXt3LKDY"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/01/22/les-achats-militaires-de-la-tunisie-aupres-de-la-turquie-vont-bon-train/">Les achats militaires de la Tunisie auprès de la Turquie vont bon train</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les achats militaires de la Tunisie auprès de la Turquie vont bon train » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/01/22/les-achats-militaires-de-la-tunisie-aupres-de-la-turquie-vont-bon-train/embed/#?secret=j5gYbTeV8Z#?secret=IZgXt3LKDY" data-secret="IZgXt3LKDY" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<figure class="wp-block-embed-wordpress wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="6puu0pNPkM"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/01/06/defense-la-tunisie-se-procure-9-vehicules-blindes-aupres-de-lentreprise-turque-bmc/">Défense: La Tunisie se procure 9 véhicules blindés auprès de l’entreprise turque BMC</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Défense: La Tunisie se procure 9 véhicules blindés auprès de l’entreprise turque BMC » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/01/06/defense-la-tunisie-se-procure-9-vehicules-blindes-aupres-de-lentreprise-turque-bmc/embed/#?secret=ddhsOu4YBx#?secret=6puu0pNPkM" data-secret="6puu0pNPkM" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<figure class="wp-block-embed-wordpress wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="sZmGN6FyE1"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/03/12/defense-la-tunisie-passe-une-commande-de-drones-aupres-de-la-turquie/">Défense: La Tunisie passe une commande de drones auprès de la Turquie</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Défense: La Tunisie passe une commande de drones auprès de la Turquie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/03/12/defense-la-tunisie-passe-une-commande-de-drones-aupres-de-la-turquie/embed/#?secret=KzJ6lpILHe#?secret=sZmGN6FyE1" data-secret="sZmGN6FyE1" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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