<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des Massoud Pezeshkian - Kapitalis</title>
	<atom:link href="https://kapitalis.com/tunisie/tag/massoud-pezeshkian/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://kapitalis.com/tunisie/tag/massoud-pezeshkian/</link>
	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
	<lastBuildDate>Thu, 19 Mar 2026 06:56:48 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.9.4</generator>

<image>
	<url>https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/cropped-Logo-Kapitalis-32x32.png</url>
	<title>Archives des Massoud Pezeshkian - Kapitalis</title>
	<link>https://kapitalis.com/tunisie/tag/massoud-pezeshkian/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Iran &#124; Comment Mojtaba Khamenei est-il devenu Guide ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/19/iran-comment-mojtaba-khamenei-est-il-devenu-guide/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/19/iran-comment-mojtaba-khamenei-est-il-devenu-guide/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 19 Mar 2026 06:55:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ali Khamenei]]></category>
		<category><![CDATA[Ali Larijani]]></category>
		<category><![CDATA[États-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Gardiens de la révolution]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Massoud Pezeshkian]]></category>
		<category><![CDATA[Mohammad Ali Aziz Jafari]]></category>
		<category><![CDATA[Mojtaba Khamenei]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=18489794</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’accession de Mojtaba Khamenei à la tête de l'Iran, entre intrigues, conciliabules, jeux de pouvoir et rivalités. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/19/iran-comment-mojtaba-khamenei-est-il-devenu-guide/">Iran | Comment Mojtaba Khamenei est-il devenu Guide ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’accession de Mojtaba Khamenei, qui demeure encore invisible depuis son élection, au poste de Guide suprême de la République islamique d’Iran pourrait paraître simple voire prédestinée. Pourtant, il n’en est rien. Entre intrigues, conciliabules, jeux de pouvoir et rivalités, la succession a été tout sauf facile ! De plus, sans le soutien précieux des puissants Gardiens de la révolution, il n’aurait jamais pu devenir Guide car aujourd’hui en Iran ce n’est plus le régime des Mollahs -vieux cliché français périmé- mais le régime des Gardiens !</em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18489794"></span>



<p>Selon le <a href="https://www.nytimes.com/2026/03/16/world/middleeast/iran-mojtaba-khamenei-election-supreme-leader.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">New York Times</a>, l’ascension de Mojtaba Khamenei au poste suprême n’est intervenue qu’après une lutte de succession acharnée. Ce processus à haut risque a transformé la République islamique en une version iranienne de Game of Thrones* avec tous les ingrédients qui vont avec : un trône vacant, un conseil de religieux et deux dynasties rivales, la famille Khamenei et la famille Khomeini. Les politiciens se sont disputés le pouvoir, les commandants militaires ont défendu leurs positions et un ancien chef des services de renseignement, tristement célèbre pour avoir orchestré des assassinats, s’est immiscé dans la bataille.</p>



<p>La succession de l’ayatollah Ali Khamenei qui avait dirigé le pays depuis 1989 à travers des décennies de troubles a été ardue. Et durant la guerre contre les États-Unis et Israël, alors que les bombes pleuvaient et que les explosions secouaient la terre, le choix d’un successeur pour un poste à vie devint une véritable épreuve pour la survie du régime.</p>



<p>Le <em>NYT</em> précise que le récit des réunions internes, des luttes de pouvoir et des rivalités qui ont propulsé le fils solitaire de l’ayatollah Khamenei, âgé de 56 ans, à la tête du pouvoir, s’appuie sur des entretiens avec cinq hauts responsables iraniens, deux religieux, deux Iraniens proches du bureau du Guide suprême ainsi que trois membres du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) connaissant le processus de sélection. Tous ont requis l’anonymat, n’étant pas autorisés à s’exprimer publiquement sur les délibérations internes au sein du régime.</p>



<p>Selon tous les témoignages, Mojtaba Khamenei n’aurait pas pu accéder à ce poste si son père était décédé de cause naturelle. L’ayatollah Khamenei avait proposé trois noms de successeurs potentiels à ses proches conseillers et son fils n’en faisait pas partie.</p>



<p><strong>Réunions secrètes</strong></p>



<p>Le 3 mars, l’Assemblée des experts –organe composé de 88 hauts dignitaires religieux et constitutionnellement chargé de désigner le Guide suprême– a tenu une réunion virtuelle secrète afin d’entamer un processus qui prendrait fin lorsqu’un candidat obtiendrait une majorité des deux tiers.</p>



<p>Plus tôt dans la journée, Israël avait bombardé le siège de l’Assemblée à Qom, ville où résident et enseignent de nombreux religieux dans des séminaires chiites, tuant ainsi des membres du personnel administratif.</p>



<p>Depuis l’assassinat de l’ayatollah Khamenei, le 28 février, lors de frappes aériennes le premier jour de la guerre, des factions politiques rivales et des commandants des Gardiens de la révolution s’efforçaient de promouvoir leurs candidats et de consolider leur pouvoir, selon de hauts responsables, des religieux et des membres du CGRI.</p>



<p>Les tenants de la ligne dure préféraient ignorer les appels à un changement de régime, tant au niveau national qu’international. Ils souhaitaient s’inscrire dans la continuité de l’ayatollah Ali Khamenei et poursuivre sa politique.</p>



<p>La faction modérée, quant à elle, prônait la rupture, prônait un nouveau style de gouvernement et la fin des hostilités avec les États-Unis.</p>



<p>Mojtaba Khamenei bénéficiait du soutien d’alliés puissants : le CGRI et son nouveau commandant en chef, le général Ahmad Vahidi mais aussi le général Mohammad Ali Aziz Jafari, stratège du CGRI durant la guerre en cours, le général Mohammad Bagher Ghalibaf, président du Parlement et ancien du CGRI. Hossein Taeb, ancien chef des services de renseignement du CGRI et cerveau des assassinats à l’étranger, était également de son côté.</p>



<p>Cependant, l’opposition à Khamenei émergea de milieux inattendus. Ali Larijani**, chef du Conseil suprême de sécurité nationale iranien et dirigeant de facto du pays, déclara à certains membres de l’Assemblée des experts qu’il estimait que le pays avait besoin d’un dirigeant modéré capable d’unifier le pays et que Mojtaba Khamenei serait une source de division.</p>



<p>Le président Massoud Pezeshkian, lui-même modéré, ainsi que plusieurs hauts responsables et religieux, ont rejoint l’opposition à la candidature de Mojtaba.</p>



<p>Le camp modéré défendait des candidats potentiels : l’ancien président de 2013 à 2021, Hassan Rouhani dont l’influence avait diminué mais qui était un centriste et avait mené les négociations ayant abouti à l’accord nucléaire de 2015 avec les États-Unis mais aussi Hassan Khomeini, petit-fils du fondateur du régime, l’ayatollah Rouhollah Khomeini, proche des partis réformistes.</p>



<p>Les modérés proposaient également Alireza Arafi, érudit religieux et juriste, comme candidat de compromis. C’est une figure aux solides convictions religieuses mais sans influence politique ou militaire, ce qui le rendait plus facile à gérer.</p>



<p>Alors que les discussions au sein de l’Assemblée des experts se poursuivaient concernant les candidats, des responsables ont indiqué que la colère envers le président américain et le Premier ministre israélien alimentait un fort désir de revanche, affaiblissant les efforts des modérés.</p>



<p>Au fil des débats, les membres de l’Assemblée semblaient moins préoccupés par la recherche d’un dirigeant capable de sortir le pays de sa crise profonde que par la quête d’une nouvelle incarnation de leur chef martyr afin de venger son assassinat.</p>



<p>L’ayatollah Mahmoud Rajabi, membre du conseil de l’Assemblée des experts, a précisé lors d’un entretien avec la télévision d’État qu’il y avait différents profils et a déclaré : <em>«Certains ont une vision sociale et politique forte, d’autres une plus grande autorité religieuse, d’autres encore de solides compétences administratives et d’autres enfin la sagesse»</em>, ajoutant que l’Assemblée avait tenté de se réunir en présentiel à cinq ou six reprises mais que les séances avaient été annulées pour des raisons de sécurité.</p>



<p>Lors du premier tour de scrutin, le 3 mars, Mojtaba Khamenei a obtenu la majorité des deux tiers requise, signe de la victoire des généraux des Gardiens de la révolution. L’Assemblée des experts en a informé les responsables gouvernementaux, qui ont à leur tour prévenu les médias d’État de se préparer à l’annonce de la succession à l’aube du 4 mars mais les choses vont prendre une autre tournure.&nbsp;</p>



<p>Résistance en coulisse&nbsp;</p>



<p>Larijani a bloqué l’annonce de l’accession de Mojtaba Khamenei au poste de Guide suprême, arguant que cela mettrait sa vie en danger, le président Trump et le ministre israélien de la Défense, Israel Katz, ayant menacé d’assassiner tout successeur. Il a suggéré d’attendre la fin de la guerre.</p>



<p>Ce blocage a permis au camp modéré de tenter une dernière fois de faire pression sur l’Assemblée des experts afin qu’elle revienne sur sa décision. Cependant, la tenue de nouvelles élections exigeait des raisons impérieuses.</p>



<p>Larijani, proche confident d’Ali Khamenei, a soutenu qu’un vote virtuel pour Mojtaba Khamenei était illégal, la Constitution imposant un vote en présentiel. L’Assemblée fut alors informée que Mojtaba Khamenei, qui se remettait de blessures reçues lors du premier jour de la guerre, ne souhaitait absolument pas ce poste. Pour des raisons de sécurité, tout contact direct avec lui était impossible. <em>«Lorsqu’on lui a annoncé son élection, il a déclaré: Je ne veux pas accepter ce poste. Choisissez quelqu’un d’autre»</em>, a indiqué Abdolreza Davari, un homme politique proche de lui, lors d’un entretien téléphonique depuis Téhéran. Et d’ajouter : <em>«C’est une tradition chiite chez les religieux, où une personne décline poliment une charge pour signifier qu’elle ne recherche pas le pouvoir puis l’accepte ultérieurement»</em>.</p>



<p>Les membres du camp modéré informèrent alors le conseil qu’ils avaient découvert une nouvelle directive importante de l’ayatollah Ali Khamenei et demandèrent une rencontre en personne avec la direction du conseil. Lors de la réunion, deux des plus proches collaborateurs de l’ayatollah Khamenei –un conseiller militaire de haut rang et Asghar Hejazi, son chef de cabinet– témoignèrent que Khamenei leur avait confié ne pas souhaiter que son fils ni aucun autre membre de sa famille lui succède. Ils expliquèrent qu’il avait interdit la succession héréditaire car elle contredisait l’essence même de la révolution islamique de 1979 qui avait renversé la monarchie. Ils présentèrent ensuite un testament écrit reprenant ce message et demandèrent au conseil d’annuler le vote initial.</p>



<p>Cette décision soudaine choqua les religieux présents à la réunion, selon des responsables et des religieux. Ils demandèrent un délai pour consulter les autres membres. Cette situation a également alarmé les généraux des Gardiens de la révolution, partisans de Mojtaba Khamenei, qui ont lancé une contre-attaque.</p>



<p>Dans une allocution télévisée, l’ayatollah Ali Moallemi, membre de l’Assemblée des experts, a dénoncé les agissements des modérés, les qualifiant de <em>«coup d’État»</em>. Il a déclaré : <em>«On a tenté de modifier l’opinion des membres de l’Assemblée et de nous entraîner dans une autre direction. Des forces extérieures à l’Assemblée ont essayé de nous infiltrer et de nous influencer»</em>.</p>



<p>Les généraux imposent Mojtaba&nbsp;</p>



<p>Le 7 mars, le président Pezeshkian a annoncé que l’Iran cesserait ses attaques contre les États arabes du Golfe et a présenté ses excuses. Il a précisé que la décision de désamorcer les tensions avec ses voisins arabes émanait d’un conseil de transition composé de trois personnes, dont il était membre, assumant temporairement les pouvoirs du Guide suprême jusqu’à l’élection d’un nouveau.</p>



<p>Cette décision a provoqué la colère des généraux des Gardiens de la révolution, qui mènent la guerre et soutiennent Mojtaba Khamenei, selon des responsables iraniens et des membres des Gardiens.</p>



<p>Les généraux Ahmad Vahidi et Aziz Jafari ont fait pression sur l’Assemblée des experts pour qu’elle se réunisse immédiatement afin de procéder à un vote final et de proclamer Mojtaba Khamenei nouveau Guide suprême.</p>



<p>Hossein Taeb, ancien chef du service de renseignement des Gardiens de la révolution, a contacté les 88 membres de l’Assemblée des experts et les a exhortés à voter pour Khamenei. Il a affirmé que voter pour le fils de l’ayatollah était un devoir moral, religieux et idéologique.</p>



<p>L’Assemblée s’est réunie à nouveau le 8 mars, également virtuellement, pour examiner les questions soulevées par les modérés. Certains membres ont déclaré qu’ils devaient respecter les souhaits de l’ayatollah Khamenei et exclure son fils. D’autres ont fait valoir que la Constitution ne les obligeait pas à suivre la volonté de l’ancien Guide suprême et qu’ils avaient l’autorité nécessaire pour prendre une décision indépendante. Tous ont convenu que les circonstances de la guerre permettaient de considérer le vote virtuel comme légitime.</p>



<p>Chaque religieux a inscrit le nom de son candidat sur un morceau de papier, l’a plié et l’a placé dans une enveloppe scellée à la cire. Des messagers ont ensuite remis les bulletins en main propre à une commission chargée du dépouillement et de la vérification des votes.</p>



<p>Mojtaba Khamenei a obtenu 59 voix sur 88, soit la majorité des deux-tiers requise mais loin de l’unanimité.</p>



<p>Peu avant minuit, les médias d’État ont annoncé l’élection d’un nouveau Guide suprême en Iran. Les messages de félicitations et les témoignages de loyauté ont afflué pour Mojtaba Khamenei, même de la part de ceux qui avaient tenté d’entraver son accession au pouvoir. Du moins publiquement, les institutions du régime iranien se sont ralliées au nouveau Guide suprême qui n’a pas encore fait d’apparition publique.</p>



<p><em>*Game of Thrones est une série télévisée mettant en scène neuf familles nobles qui rivalisent pour le contrôle du Trône de Fer dans les sept royaumes de Westeros.</em></p>



<p><em>** L’armée israélienne a annoncé mardi 17 mars 2026 l’<a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/03/iran-qui-succedera-a-layatollah-ali-khamenei/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">assassinat d’Ali Larijani</a> et du général Gholamreza Soleimani, chef des Basij, lors d’une frappe aérienne la veille.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ewdsuSzMUV"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/03/iran-qui-succedera-a-layatollah-ali-khamenei/">Iran | Qui succédera à l’ayatollah Ali Khamenei ?</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Iran | Qui succédera à l’ayatollah Ali Khamenei ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/03/iran-qui-succedera-a-layatollah-ali-khamenei/embed/#?secret=bUb8NKHyZ2#?secret=ewdsuSzMUV" data-secret="ewdsuSzMUV" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/19/iran-comment-mojtaba-khamenei-est-il-devenu-guide/">Iran | Comment Mojtaba Khamenei est-il devenu Guide ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/19/iran-comment-mojtaba-khamenei-est-il-devenu-guide/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>1</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Iran &#124; Qui succédera à l’ayatollah Ali Khamenei ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/03/iran-qui-succedera-a-layatollah-ali-khamenei/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/03/iran-qui-succedera-a-layatollah-ali-khamenei/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Mar 2026 07:54:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ali Khamenei]]></category>
		<category><![CDATA[Ali Larijani]]></category>
		<category><![CDATA[Ali Reza Arafi]]></category>
		<category><![CDATA[Ebrahim Raïssi]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Gholamhossein Mohseni Ejei]]></category>
		<category><![CDATA[Hashemi Rafsanjani]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Massoud Pezeshkian]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=18430310</guid>

					<description><![CDATA[<p> Qui va succéder à l’ayatollah Ali Khamenei et devenir le nouveau Guide suprême de la République islamique d’Iran ? </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/03/iran-qui-succedera-a-layatollah-ali-khamenei/">Iran | Qui succédera à l’ayatollah Ali Khamenei ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La question est sur toutes les lèvres : Qui va succéder à l’ayatollah Ali Khamenei et devenir le nouveau Guide suprême de la République islamique d’Iran ? Le poste est la clé de voûte d’un système qui repose sur la théorie du velayat-e faqih (tutelle du jurisconsulte) et c’est à l’Assemblée des Experts que va échoir la responsabilité d’élire le successeur de Khamenei qui a occupé le poste pendant presque 37 ans. </em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18430310"></span>



<p>Le quotidien londonien arabophone <a href="https://www.alquds.co.uk/%d9%87%d9%84-%d9%8a%d9%83%d9%88%d9%86-%d8%ae%d8%a7%d9%85%d9%86%d8%a6%d9%8a-%d8%a3%d9%83%d8%a8%d8%b1-%d8%a7%d9%84%d9%86%d8%a7%d8%ae%d8%a8%d9%8a%d9%86-%d9%84%d8%ae%d9%84%d9%8a%d9%81%d8%aa%d9%87-%d9%83/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Al Quds al Arabi</a> est revenu sur cette échéance importante qui intervient en pleine guerre israélo-américaine contre la République islamique et indique que les préparatifs s’accélèrent en vue de l’élection d’un successeur au Guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, assassiné par Israël et les États-Unis le samedi 28 février 2026 au matin. L’attaque, menée par l’aviation israélienne, a ciblé le bureau et la résidence de Khamenei, avenue Pasteur, à Téhéran, alors qu’il présidait une réunion du Conseil supérieur de la défense. Trente bombes ont été larguées sur ce lieu où se trouvait le Guide.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un conseil provisoire aux commandes</h2>



<p>Afin d’éviter un vide du pouvoir, l’article 111 de la Constitution iranienne stipule qu’un conseil provisoire composé de trois membres exerce les pouvoirs du Guide suprême en cas de décès, de démission ou de destitution de ce dernier.</p>



<p>Le conseil provisoire actuel est composé de Massoud Pezeshkian en sa qualité de président de la République, Gholamhossein Mohseni Ejei en sa qualité de chef du pouvoir judiciaire et l’ayatollah Ali Reza Arafi, désigné par le Conseil des gardiens de la Constitution (organe iranien cumulant les fonctions de Conseil constitutionnel et de Commission électorale).&nbsp;</p>



<p>L’urgence d’élire le Guide suprême est dictée par la nécessité de préserver la stabilité intérieure dans le pays, étant donné que le Guide suprême est la plus haute autorité politique, religieuse et militaire du pays. Il incarne <em>vilayat-e faqih</em> dans le système de la République islamique et est également le Commandant suprême des forces armées.</p>



<p>Conformément à la Constitution iranienne, l’élection du Guide suprême relève de la compétence de l’Assemblée des experts, appelée en persan <em>«Majlis-e Khabargan-e Rahbari»</em>. Cette assemblée est composée de 88 membres, élus au suffrage universel direct, pour un mandat de huit ans. Le peuple iranien renouvelle donc son élection tous les huit ans. L’Assemblée exerce diverses fonctions dont celle d’élire le Guide suprême. Elle a également le pouvoir de contrôler l’action du Guide suprême et de le révoquer ou de le confirmer dans ses fonctions, à condition qu’il soit jugé apte à remplir ses devoirs sur les plans religieux, politique, intellectuel et physique.</p>



<p>Le Guide suprême est élu au scrutin secret, et le candidat qui obtient la majorité absolue des suffrages exprimés par les membres présents est déclaré Guide suprême. L’Assemblée des experts n’a élu le Guide suprême qu’une seule fois et ce, en juin 1989, jour du décès de l’Imam Khomeini, fondateur de la République islamique, lorsque Khamenei a été élu à ce poste.</p>



<p>Khamenei, alors président de la République (il l’a été de 1981 à 1989), n’était pas un candidat pressenti pour succéder à Khomeini. Cependant, Hashemi Rafsanjani (président de 1989 à 1997) a relaté une anecdote qui a bouleversé la donne. Il a déclaré que lors d’une rencontre avec Khomeini, il l’avait interrogé sur son choix de successeur, ce à quoi Khomeini aurait répondu: <em>«Vous avez Khamenei»</em>.</p>



<p>Khamenei annonça son refus de briguer la succession de Khomeini mais l’Assemblée des experts l’élut Guide suprême. On peut donc affirmer que le décideur ultime concernant le successeur de Khomeini était Khomeini lui-même, conformément au souhait rapporté par Rafsanjani.</p>



<p>Ces dernières années, le débat s’est intensifié quant à la personne qui succédera au Guide suprême Khamenei s’il venait à disparaître, compte tenu de son âge avancé de 86 ans (il est né le 17 juillet 1939).</p>



<p>Ce besoin est devenu encore plus pressant suite aux menaces directes des États-Unis et d’Israël d’assassiner Khamenei surtout durant la guerre israélo-américaine contre l’Iran en juin 2025.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Spéculation sur le nom du nouveau Guide</h2>



<p>Khamenei avait proposé plusieurs noms pour lui succéder mais ces noms sont restés secrets. Par conséquent, l’Assemblée des experts devrait avoir la tâche aisée d’élire le nouveau Guide suprême, surtout après l’assassinat de Khamenei par Israël.</p>



<p>Toute discussion concernant le nom du nouveau dirigeant iranien relève encore de la spéculation. Auparavant, l’ancien président Ebrahim Raissi qui avait à la fois un profil théocratique et politique était pressenti mais il a trouvé la mort dans un accident d’hélicoptère le 19 mai 2024, accident qui aurait été causé par une panne technique lors de son retour d’une brève visite en Azerbaïdjan (allié d’Israël) mais les circonstances de cette mort demeurent suspectes.&nbsp;</p>



<p>Un autre nom qui circule est celui de Mojtaba, le fils de Khamenei. Proche de son père depuis des années, il a accès à tous les dossiers clés concernant l’Iran et ses alliés dans la région. Il entretient également des relations privilégiées avec le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI), acteur majeur de la scène iranienne.</p>



<p>Le nom de l’ancien président Hassan Rouhani est également évoqué. Sous sa présidence, l’accord nucléaire de 2015 a été conclu sous l’égide de Barack Obama, dans le cadre du groupe 5+1 (les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’Onu et l’Allemagne).</p>



<p>Le nom d’Ali Larijani, chef du Conseil suprême de sécurité nationale, a aussi été mentionné, mais ses chances sont moindres car ce n’est pas un religieux.</p>



<p>Parmi les autres noms qui circulent figurent Mohsen Ejei, actuel chef du pouvoir judiciaire, l’ayatollah Ali Reza Arafi, membre du Conseil de direction intérimaire et l’ayatollah Sadeq Larijani, ancien chef du pouvoir judiciaire (frère d’Ali Larijani).</p>



<p>D’autres noms, plus surprenants, pourraient également être évoqués, connus seulement de Khamenei et de son entourage. Toutefois, il est clair que les qualités les plus importantes que le nouveau dirigeant devra posséder, outre son rang religieux, seront sa détermination à affronter les États-Unis et Israël après qu’ils ont lancé leur deuxième guerre contre l’Iran et assassiné Khamenei.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/03/iran-qui-succedera-a-layatollah-ali-khamenei/">Iran | Qui succédera à l’ayatollah Ali Khamenei ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/03/iran-qui-succedera-a-layatollah-ali-khamenei/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>L’Iran confirme le décès de Khamenei et entame la transition</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/01/liran-confirme-le-deces-de-khamenei-et-entame-la-transition/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/01/liran-confirme-le-deces-de-khamenei-et-entame-la-transition/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 01 Mar 2026 07:06:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ali Khamenei]]></category>
		<category><![CDATA[Ali Shamkhani]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Massoud Pezeshkian]]></category>
		<category><![CDATA[Mohammad Mokhber]]></category>
		<category><![CDATA[Mohseni Ejeï]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=18421066</guid>

					<description><![CDATA[<p>Après la mort du Guide de la révolution, la transition de l'après-Khamenei commence à se mettre en place en Iran. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/01/liran-confirme-le-deces-de-khamenei-et-entame-la-transition/">L’Iran confirme le décès de Khamenei et entame la transition</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Ce dimanche 1<sup>er</sup> mars 2026, à l’aube, la télévision d’Etat iranienne a confirmé la mort de Ali Khamenei, Guide suprême de la République islamique d’Iran, à l’âge de 86 ans. Il était au pouvoir depuis trente-six ans. Un deuil de 40 jours de deuil et 7 jours fériés sera observé.</em></strong> <strong><em>Entretemps, la transition de l&rsquo;après-Khamenei commence à se mettre en place. </em></strong><em>(Ph. Massoud Pezeshkian et Ali Khamenei)</em>. </p>



<span id="more-18421066"></span>



<p>L’annonce a été faite vers 05 heures (heure locale) par le présentateur en sanglotant. Mais ce dernier n’a pas précisé les circonstances du décès, ni évoqué les frappes israéliennes et américaines de samedi contre la résidence du guide à Téhéran. Des photos et images d’archives sont diffusées à l’antenne avec un bandeau noir à l’écran en signe de deuil.</p>



<p>Peu de temps après, les autorités ont confirmé la mort d’Ali Shamkhani, proche conseiller du guide, ainsi que Mohammad Pakpour, le chef des Gardiens de la révolution, les piliers du régime, qui ont promis, dans un communiqué, <em>«un châtiment sévère»</em> aux <em>«meurtriers»</em> de Khamenei.</p>



<p>Le communiqué a condamné <em>«les actes criminels et terroristes commis par les gouvernements malfaisants des Etats-Unis et du régime sioniste»</em>, ajoutant&nbsp;: <em>«la main vengeresse de la nation iranienne ne les lâchera pas avant d’avoir infligé aux meurtriers de l’imam de la Oumma un châtiment sévère et décisif qu’ils regretteront»</em>.</p>



<p>Trois hauts responsables, dont le président Massoud Pezeshkian, assureront la transition dans le pays, a annoncé ce dimanche un des conseillers de ce dernier, Mohammad Mokhber, cité par la télévision d’Etat.</p>



<p>Ce triumvirat sera composé de Massoud Pezeshkian, du chef du pouvoir judiciaire Gholamhossein Mohseni Ejeï, et d’un juriste du Conseil des gardiens de la Constitution.</p>



<p>Rappelons que l’annonce de la mort de Khamenei par le président américain Donald Trump, samedi soir, avait été accueillie avec joie par de nombreux Iraniens dans plusieurs villes du pays et à l’étranger.</p>



<p>Une page est tournée et une nouvelle page commence, mais on ne sait pas encore de quoi elle sera faite, car si le régime de la République islamique vacille aujourd’hui sur ses bases, il n’est pas encore tombé, et rien n’indique que sa chute sera imminente, car ses piliers sont toujours là, sauf un retournement de situation en son sein, ce que Trump et Netanyahu souhaitent pour ne pas avoir à mener une longue guerre d’usure dont leurs armées n’ont pas les moyens. Et tout l&rsquo;enjeu est là et il tient à la capacité des dirigeants iraniens à résister aux raids israélo-américains. Ou à leur disposition à accepter les conditions de leurs assaillants pour sauver ce qui reste encore à sauver.    </p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Latif Belhedi &nbsp;&nbsp;</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/01/liran-confirme-le-deces-de-khamenei-et-entame-la-transition/">L’Iran confirme le décès de Khamenei et entame la transition</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/01/liran-confirme-le-deces-de-khamenei-et-entame-la-transition/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>3</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Iran &#124; Le régime peut-il résister à une attaque israélo-américaine ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/24/iran-le-regime-peut-il-resister-a-une-attaque-israelo-americaine/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/24/iran-le-regime-peut-il-resister-a-une-attaque-israelo-americaine/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Feb 2026 12:25:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ali Khamenei]]></category>
		<category><![CDATA[Donald Trump]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[installations nucléaires]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Massoud Pezeshkian]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=18402147</guid>

					<description><![CDATA[<p>Débat en Iran entre les conservateurs et les réformateurs sur la possibilité que la guerre puisse faire tomber le régime.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/24/iran-le-regime-peut-il-resister-a-une-attaque-israelo-americaine/">Iran | Le régime peut-il résister à une attaque israélo-américaine ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><em style="font-weight: bold;">Alors que les paris vont bon train sur la probabilité d&rsquo;une attaque de l&rsquo;Iran par les États-Unis et Israël, sur l’ampleur de l’opération et sur son timing, il y a un sujet qui passe inaperçu qui est le conflit actuel en Iran entre les conservateurs et les réformateurs dans la gestion de la crise et la possibilité que la guerre puisse faire tomber le régime. C</em><strong><em>&lsquo;est le sujet d&rsquo;un article </em></strong>du <a href="https://www.thetimes.com/world/middle-east/article/us-iran-news-war-khamenei-6m7pnw8bh" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Times</a>, <strong><em>qui est revenu sur ce différend opposant les deux camps.</em></strong> </p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18402147"></span>



<p>Le journal britannique indique qu’alors que le guide suprême Ali Khamenei se cache, les conservateurs reconnaissent que les États-Unis sont capables d’infliger des dégâts importants à leur pays mais ils pensent également pouvoir leur résister. </p>



<p><em>«À Washington comme à Téhéran, on a l’impression qu’un conflit pourrait faciliter la diplomatie car il rendrait l’autre partie plus rationnelle lors des négociations»</em>, explique Ali Vaez, responsable du projet Iran au sein de l’International Crisis Group, avant d’ajouter : <em>«Je trouve cela complètement absurde. Bien sûr, l’Iran serait vaincu </em>[dans une guerre prolongée]<em>, mais certains conservateurs à Téhéran croient que le seul moyen de mettre fin à ce cycle d’agressions américaines et israéliennes est de verser le sang»</em>.</p>



<p>Ce point de vue n’est pas partagé par tous les dirigeants iraniens, notamment par le camp relativement pragmatique des réformateurs représentés par le président Massoud Pezeshkian. Leur priorité est d’obtenir un allègement des sanctions américaines afin de sauver l’économie iranienne chancelante et de contenir le mécontentement généralisé qui a suivi la répression violente du soulèvement populaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Sauvetage ou capitulation </h2>



<p>Sanam Vakil, directrice du projet Moyen-Orient à Chatham House, déclare : <em>«Le camp réformateur considère cet accord comme le seul moyen de sauver le régime et de consolider son influence. Les conservateurs, quant à eux, estiment que l’accord proposé équivaut à une capitulation totale. Face à l’absence de levée substantielle des sanctions de la part des États-Unis, ils y voient un prélude à des pressions accrues et à un changement de régime»</em>.&nbsp;Elle ajoute : <em>«Leurs calculs reposent donc sur un pari risqué, voire une guerre, pour améliorer les termes de l’accord final. À mon avis, c’est extrêmement dangereux, et il est incompréhensible qu’ils pensent pouvoir tenir tête aux États-Unis»</em>.</p>



<p>Les deux camps ont une longue tradition d’erreurs d’appréciation dans les conflits. Cette situation a enlisé les États-Unis dans des conflits interminables au Vietnam, en Irak et en Afghanistan et a entraîné l’Iran dans une série de guerres menées par Israël, au cours desquelles les milices supplétives de Téhéran dans la région ont été décimées et nombre de leurs généraux les plus gradés tués.</p>



<p>Toute guerre contre les États-Unis serait probablement bien plus destructrice que la campagne aérienne menée par Israël l’an dernier qui a gravement endommagé les installations nucléaires iraniennes et décapité son commandement militaire. L’Iran a tiré les leçons de ce conflit, en créant un nouveau conseil de défense habilité à prendre des décisions à un moment où Khamenei –qui pourrait figurer en tête d’une liste noire américaine– pourrait se cacher.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La carte du détroit d’Ormuz</h2>



<p>Depuis des années, l’Iran renforce ses forces navales dans le but de fermer le détroit d’Ormuz, par lequel transite un tiers du pétrole mondial transporté par voie maritime, et d’attaquer les navires de guerre américains avec des missiles, des vedettes suicides, des drones kamikazes (munitions rodeuses) et des sous-marins.</p>



<p><em>«Toutes les capacités développées par l’Iran visent à cibler les forces navales et les bases américaines dans la région ce qui représente un danger réel»</em>, a déclaré Vaez avant d’ajouter : <em>«Les États-Unis en sont conscients. Si une attaque était facile à lancer, elle aurait été menée depuis des semaines»</em>.</p>



<p>Vaez a ajouté que les dirigeants iraniens estiment que, si les États-Unis sont capables d’infliger des dégâts importants, ils sont mieux armés pour y résister. <em>«Si un seul navire de guerre américain était touché par des milliers de missiles, de missiles antinavires, de drones sous-marins et de vedettes rapides, ce serait un désastre pour le président Trump. Voilà la différence»</em>, a-t-il souligné.</p>



<p>Toutefois, même un seul tir pour les Iraniens –bien qu’il en faille plusieurs pour endommager un navire de guerre– pourrait déclencher une offensive militaire d’une ampleur bien plus grande contre eux.</p>



<p><em>«Ils n’ont pas vraiment d’issue»</em>, estime, de son côté, Farzan Sabet, chercheur à l’Institut de hautes études internationales et du développement de Genève. <em>«Supposons qu’ils survivent à une guerre et que le régime ne s’effondre pas. Que se passera-t-il ensuite ?»</em>, s’interroge-t-il. </p>



<p>L’Iran ciblerait probablement les bases américaines dans toute la région mais les États arabes, craignant d’être pris entre deux feux, ont quasiment renoncé à tenter d’endiguer le conflit.</p>



<p><em>«Nous avons baissé les bras. Les Iraniens sont irrationnels et Trump est totalement imprévisible»</em>, a déclaré une source bien informée du Golfe, sous couvert d’anonymat.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="HWLtIm4dX9"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/21/etats-unis-iran-les-negociations-sont-elles-un-ecran-de-fumee/">Etats-Unis &#8211; Iran | Les négociations sont-elles un écran de fumée ?</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Etats-Unis &#8211; Iran | Les négociations sont-elles un écran de fumée ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/21/etats-unis-iran-les-negociations-sont-elles-un-ecran-de-fumee/embed/#?secret=MQGXwDFq6R#?secret=HWLtIm4dX9" data-secret="HWLtIm4dX9" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/24/iran-le-regime-peut-il-resister-a-une-attaque-israelo-americaine/">Iran | Le régime peut-il résister à une attaque israélo-américaine ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/02/24/iran-le-regime-peut-il-resister-a-une-attaque-israelo-americaine/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>1</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Épuisés financièrement, les Iraniens investissent les rues !</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/02/epuises-financierement-les-iraniens-investissent-les-rues/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/02/epuises-financierement-les-iraniens-investissent-les-rues/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 02 Jan 2026 08:47:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Bazar]]></category>
		<category><![CDATA[crise économique]]></category>
		<category><![CDATA[États-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[Mahsa Amini]]></category>
		<category><![CDATA[Massoud Pezeshkian]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Reza Farzin]]></category>
		<category><![CDATA[programme nucléaire]]></category>
		<category><![CDATA[rial iranien]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=18177016</guid>

					<description><![CDATA[<p>Face à la crise économique qui s’aggrave et à un pouvoir politique qui avoue son impuissance, les Iraniens sortent en masse manifester. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/02/epuises-financierement-les-iraniens-investissent-les-rues/">Épuisés financièrement, les Iraniens investissent les rues !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Face à la crise économique et financière qui s’éternise et s’aggrave, à la dégringolade historique du rial iranien devenu une monnaie de singe, à une forte paupérisation de la population et à un pouvoir politique qui avoue son impuissance, les Iraniens sortent en masse manifester. Pour ne rien arranger, le gouverneur de la Banque centrale Mohamed Reza Farzin a jeté l’éponge lundi 29 décembre 2025.</em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18177016"></span>



<p>Les premiers à être sortis dans les rues sont les commerçants dont les marchands du Bazar pourtant réputés conservateurs et qui furent jadis les premiers à rallier la révolution islamique mais ça, c’était en 1979 il y a presque 50 ans ! Il n’y a pas que les sanctions américaines qui ont causé cette situation financière désastreuse, il y a aussi des choix politiques contestables et une corruption endémique. L’Iran connaît aussi un conflit générationnel latent qui est en train d’exploser.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Dépréciation rapide du rial et flambée des prix</h2>



<p>Le <a href="https://www.washingtonpost.com/world/2025/12/31/iran-spreading-protests-economy-pezeshkian/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Washington Post</a> a fait état de l’ampleur croissante des manifestations en Iran, alimentées par la dépréciation rapide du rial et la flambée des prix.</p>



<p>Les protestations ont débuté par des grèves de commerçants à Téhéran avant de s’étendre rapidement aux étudiants, aux ouvriers et à plusieurs villes du pays.</p>



<p>Le <em>WP</em> revient également sur la réaction des autorités et leurs tentatives pour contenir les manifestations alors que la pression s’accentue sur le gouvernement face à des indicateurs économiques laissant présager une crise imminente.&nbsp;</p>



<p>Dans son reportage, Yeganeh Torbati note que des manifestations antigouvernementales ont éclaté en Iran cette semaine, à commencer par des protestations de commerçants -dont les marchands du Bazar- à Téhéran contre la forte baisse de la valeur de la monnaie iranienne. Mercredi 31 décembre, les protestations s’étaient étendues aux étudiants, aux ouvriers et à d’autres segments de la société dans tout le pays.</p>



<p>Depuis des années, les Iraniens souffrent d’une forte inflation, d’une faible croissance économique et d’un isolement international, largement imputés à la mauvaise gestion, à la corruption et aux sanctions imposées par les États-Unis et d’autres pays en raison du programme nucléaire iranien.</p>



<p>Les chiffres officiels indiquent que l’inflation a atteint 50% cette année, tandis que l’économie s’est légèrement contractée. Cependant, la crise s’est fortement aggravée ces derniers jours, le rial iranien s’effondrant et atteignant à plusieurs reprises des niveaux records.</p>



<p>La frustration accumulée a explosé en manifestations publiques dimanche 28 décembre, lorsque des vidéos diffusées par des militants sur les réseaux sociaux ont montré des commerçants fermant leurs boutiques dans plusieurs centres commerciaux de la capitale. Les manifestants scandaient des slogans tels que <em>«N’ayez pas peur, n’ayez pas peur ! Nous sommes tous ensemble»</em> et appelaient les autres commerçants à fermer leurs magasins en signe de solidarité.</p>



<p>Il s’agit d’un événement rare dans l’histoire de la République islamique d’Iran, fondée en 1979, car les protestations ont été initiées par la classe commerçante en l’occurrence celle des marchands du Bazar.</p>



<p>Mehdi Ghodsi, économiste à l’Institut viennois d’études économiques internationales, a déclaré que l’initiative de protestation des commerçants témoigne du fait que les graves difficultés économiques ne se limitent plus aux plus démunis mais touchent désormais des groupes auparavant relativement plus aisés. Il a ajouté que les précédentes vagues de protestations économiques en Iran, notamment en 2017, étaient le fait des populations les plus pauvres comme les ouvriers et les agriculteurs. <em>«Même ceux qui ont un revenu ne parviennent plus à joindre les deux bouts»</em>, a affirmé M. Ghodsi.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La grogne des commerçants, alliés historiques du régime </h2>



<p>Parmi les premières manifestations, on compte celles qui ont éclaté parmi les vendeurs de téléphones portables dans un complexe du centre de Téhéran, près de zones où des manifestations avaient déjà eu lieu. M. Ghodsi a expliqué que ce groupe est particulièrement touché par la dépréciation du rial car il vend des produits importés. Ces dernières semaines, leurs activités sont devenues quasiment non rentables après la chute du rial à 1,38 million pour un dollar samedi 27, puis à 1,44 million pour un dollar dimanche 28.</p>



<p>L’étincelle qui s’est allumée dimanche a rapidement donné lieu à des manifestations d’une ampleur et d’une portée considérables. Des vidéos diffusées lundi montraient d’importantes foules défilant dans le centre de Téhéran, ainsi que des manifestations hors de la capitale, notamment sur l’île de Qeshm, dans le golfe Persique et dans les villes de Zanjan et Hamadan à l’ouest du pays. Mardi, d’autres vidéos montraient que les protestations s’étendaient à d’autres grandes villes dont Kermanshah, Shiraz, Yazd et Ispahan.</p>



<p>Un habitant de Téhéran, a décrit ce dont il a été témoin lundi après-midi alors qu’il faisait ses courses au bazar principal de la ville. Il a raconté que les commerçants du rayon vêtements ont commencé à fermer leurs boutiques en scandant des slogans et en défilant. Il a ajouté que la foule a atteint environ 150 personnes, exhortant les autres commerçants à fermer également.<em> «S’ils refusaient, ils étaient insultés et s’ils obtempéraient, les slogans redoublaient d’intensité»</em>, a également dit le jeune homme. Comme d’autres personnes interrogées pour ce reportage, Yasser a demandé à être identifié uniquement par son prénom afin d’éviter d’attirer l’attention des autorités. Il a ajouté que la plupart des manifestants, notamment ceux qui les menaient étaient de jeunes commerçants dont les entreprises étaient relativement récentes, tandis que les commerçants plus riches et plus établis brillaient par leur absence. La grande majorité des manifestants étaient des hommes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les slogans ciblent désormais le régime politique</h2>



<p>Les slogans ont rapidement dépassé le cadre des préoccupations économiques pour cibler le régime en place dans son ensemble. Des images filmées lundi dans un centre commercial fermé de Téhéran montraient des chants <em>‘‘Mort au dictateur’’</em>, tandis que d’autres vidéos prises dans les rues montraient des chants à la gloire de la monarchie iranienne, renversée et remplacée par le régime islamique actuel. Lundi soir, des étudiants, moteur essentiel des précédentes manifestations, ont rejoint le mouvement. Le syndicat représentant les chauffeurs routiers iraniens a également publié un communiqué soutenant les manifestations du bazar mais sans appeler à la grève.</p>



<p>Mardi, plusieurs entreprises en Iran ont annoncé sur les réseaux sociaux leur fermeture en signe de solidarité avec les manifestants, notamment des magasins, des cliniques médicales, des concessions automobiles, des cafés et des restaurants.</p>



<p>Ces manifestations sont les plus importantes depuis l’attaque israélienne contre l’Iran en juin, connue sous le nom de Guerre des Douze Jours, et les plus intenses depuis l’automne 2022, lorsque la mort d’une femme en garde à vue Mahsa Amini à cause de ses vêtements avait déclenché des protestations massives qui ont duré des mois. Auparavant, l’Iran avait connu des manifestations de grande ampleur en 2017 et 2019, alimentées par un mécontentement économique.</p>



<p>Face à l’escalade des manifestations, le gouvernement a déployé des forces de sécurité à moto à Téhéran lundi. Des vidéos ont montré l’utilisation de gaz lacrymogène et des tirs. Pour l’instant, aucun blessé n’a été signalé, bien qu’une vidéo ait montré une confrontation chaotique entre les forces de sécurité et des manifestants à Hamadan.</p>



<p>Une image a particulièrement marqué les esprits : un homme, assis seul, jambes croisées, au milieu d’une rue de Téhéran, face à une vingtaine de policiers en uniforme à moto. La tête baissée, il a même, à un moment donné, rabattu sa veste sur son visage. Cette image a immédiatement suscité des comparaisons en ligne avec <em>«l’Homme au char»</em> des manifestations de la place Tiananmen en 1989 en Chine.</p>



<p>Malgré cette démonstration de force, les médias d’État se sont jusqu’à présent abstenus de qualifier les manifestants d’émeutiers, contrairement à ce qu’ils avaient fait lors de précédents troubles. Un reportage diffusé à la télévision d’État a qualifié les manifestants de marchands, tandis que l’agence de presse Fars, liée au Corps des gardiens de la révolution islamique, a employé un terme relativement neutre dans un article publié lundi.</p>



<p>Dans un message publié tôt mardi matin sur la plateforme X, le président Massoud Pezeshkian a écrit que <em>«le bien-être du peuple est ma préoccupation quotidienne»</em> et que le gouvernement travaille afin de trouver des mesures pour réformer les systèmes monétaire et bancaire iraniens. Il a indiqué avoir chargé le ministre de l’Intérieur de dialoguer avec des représentants des manifestants afin d’écouter leurs <em>«revendications légitimes»</em>.</p>



<p>Cependant, des avertissements ont été lancés sur un ton plus ferme. Les Gardiens de la révolution, généralement chargés de gérer les troubles internes, ont averti les <em>«ennemis» </em>de l’Iran qu’ils s’opposeraient <em>«à toute sédition, trouble à l’ordre public, guerre de l’information, menace à la sécurité ou agression contre le territoire»</em>. Les autorités iraniennes utilisent fréquemment le terme <em>«sédition»</em> pour désigner la dissidence interne.</p>



<p>Le gouvernement a également annoncé mercredi la fermeture généralisée des commerces et des administrations à Téhéran et dans d’autres régions, invoquant une vague de froid et la nécessité d’économiser l’énergie. Cette annonce a toutefois été largement perçue comme une tentative de réduire la présence du public dans les rues.</p>



<p>Le guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, qui détient le pouvoir décisionnel ultime au sein du régime iranien, est resté jusqu’à présent silencieux face aux manifestations.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le gouvernement avoue son impuissance</h2>



<p>Selon l’enquête du <em>WP</em>, des indicateurs s’accumulaient depuis des semaines, laissant présager que l’économie approchait d’un point critique. Le gouvernement Pezeshkian avait proposé un budget pour le prochain exercice fiscal iranien prévoyant une réduction de facto des salaires du secteur public et une augmentation de la pression fiscale sur les consommateurs. Il avait également récemment réduit les subventions sur les carburants, entraînant une flambée des prix.</p>



<p>Dans un discours virulent prononcé dimanche devant le Parlement, Pezeshkian a pointé du doigt une longue liste de responsables politiques, déclarant :<em> «Certains ont des problèmes de subsistance, de vie et de santé. Ils sont confrontés à mille difficultés. C’est la faute des décisions prises par les gouvernements, le parlement et nous, les décideurs»</em>. Il a ajouté : <em>«On nous reproche d’imposer trop d’impôts. Eh bien, nous en imposons trop. Et ensuite, on nous demande d’augmenter les salaires. Mais où vais-je trouver l’argent?».&nbsp;</em></p>



<p>Cependant, le Parlement a rapidement rejeté le projet de budget, invoquant les difficultés économiques rencontrées par les Iraniens et d’autres facteurs.</p>



<p>Dans une lettre adressée au Parlement et publiée mardi, Pezeshkian a déclaré être d’accord sur la nécessité de restructurer le budget et que les réformes incluraient des augmentations des salaires et des subventions du secteur public. Cependant, le financement de ces changements restait flou. Un porte-parole de Pezeshkian a également annoncé que le gouverneur de la Banque centrale iranienne, Mohamed Reza Farzin, qui a démissionné serait remplacé par l’ancien ministre de l’Économie, Abdolnasser Hemmati.</p>



<p>Parsa, un étudiant de 23 ans qui travaille comme barista à Kermanshah, dans l’ouest de l’Iran, a évoqué les difficultés rencontrées par sa génération. Il a expliqué gagner environ 100 millions de rials par mois dans un café, soit l’équivalent d’environ 70 dollars au taux de change actuel. Il a raconté une soirée où, sorti avec un ami, l’addition pour une pizza, une salade et deux sodas s’était élevée à 10,5 millions de rials, soit environ la moitié de son salaire hebdomadaire. Il a ajouté se souvenir d’une époque où il pouvait acheter une PlayStation pour 10 millions de rials.</p>



<p>Parsa a évoqué une récente altercation avec un professeur d’université, surpris par la colère des jeunes face à la situation économique. Il a raconté avoir répondu au professeur : <em>«On se lève à sept heures du matin, on regarde le taux de change du dollar, et ça nous gâche la journée»</em>. Il a ajouté : <em>«Je lui ai dit: Professeur, votre génération nous a tout gâché»</em>.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="E5pUrDuTXS"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/23/face-a-la-multiplication-des-crises-le-president-iranien-se-dit-impuissant/">Face à la multiplication des crises, le président iranien se dit impuissant !</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Face à la multiplication des crises, le président iranien se dit impuissant ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/23/face-a-la-multiplication-des-crises-le-president-iranien-se-dit-impuissant/embed/#?secret=BTyYtHLlPB#?secret=E5pUrDuTXS" data-secret="E5pUrDuTXS" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/02/epuises-financierement-les-iraniens-investissent-les-rues/">Épuisés financièrement, les Iraniens investissent les rues !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/02/epuises-financierement-les-iraniens-investissent-les-rues/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>2</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Face à la multiplication des crises, le président iranien se dit impuissant !</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/23/face-a-la-multiplication-des-crises-le-president-iranien-se-dit-impuissant/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/23/face-a-la-multiplication-des-crises-le-president-iranien-se-dit-impuissant/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Dec 2025 09:35:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ali Khamenei]]></category>
		<category><![CDATA[Amir Hossein Khaleghi]]></category>
		<category><![CDATA[Azar Mansouri]]></category>
		<category><![CDATA[Ebrahim Raisi]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[Ismail Haniyeh]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Massoud Pezeshkian]]></category>
		<category><![CDATA[Sanam Vakil]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=18123864</guid>

					<description><![CDATA[<p>Face à l'ampleur des crises en Iran, le président Massoud Pezeshkian a lancé à son peuple: «Je ne peux rien faire, ne me maudissez pas». </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/23/face-a-la-multiplication-des-crises-le-president-iranien-se-dit-impuissant/">Face à la multiplication des crises, le président iranien se dit impuissant !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>«Je ne peux rien faire, ne me maudissez pas», ces mots sont du président iranien Massoud Pezeshkian à son peuple. Guerres, récession économique, inflation record, sécheresse très grave, pénuries d’eau et d’électricité, impasse dans les négociations avec les États-Unis, face à ce contexte très difficile le président iranien a préféré l’aveu d’impuissance. D’autant plus que dans le système politique iranien, les prérogatives du président sont limitées, le pouvoir reste entre les mains du Guide suprême. Cette approche de vérité change de la langue de bois et des dirigeants qui vendent des chimères toutefois, ceci accentue le malaise et l’angoisse des Iraniens.&nbsp;</em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18123864"></span>



<p>Le <a href="https://www.nytimes.com/2025/12/18/world/middleeast/iran-pezeshkian-domestic-foreign-crises.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">New York Times</a> a publié une enquête analysant la présidence de Massoud Pezeshkian en Iran, un pays englué dans des crises économiques et politiques étouffantes. Cette période a été marquée par des aveux publics sans précédent d’une incapacité à proposer des solutions, compte tenu des contraintes du régime, des sanctions et des conflits extérieurs. Sa franchise, que certains jugent réaliste, exacerbe chez d’autres un sentiment de vide et d’angoisse, l’Iran craignant une explosion sociale sans perspective de sortie.</p>



<p>Farnaz Fassihi et Leily Nikounazar affirment dans leur enquête que dans un contexte d’inflation record, de graves pénuries d’eau et d’électricité et l’impasse dans les négociations avec les États-Unis, le président iranien Massoud Pezeshkian semble avoir choisi une vérité qui choque: il n’a pas de solutions.</p>



<p>La première année de mandat de Pezeshkian est unanimement qualifiée de désastreuse. Cette période a été marquée par des assassinats de dirigeants régionaux et d’alliés, des frappes aériennes israéliennes et américaines, la destruction d’installations nucléaires, une récession économique persistante et des conditions de vie déplorables qui pèsent sur le quotidien des Iraniens. Et si ces derniers attendaient des réponses ou des solutions de leur président, Pezeshkian a été d’une clarté inhabituelle : <em>«N’attendez pas de miracles de ma part»</em>.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des aveux d’impuissance sans précédent</h2>



<p>Au cours de ses interventions publiques ces dernières semaines, le président iranien a semblé plus enclin à admettre son impuissance qu’à rassurer. S’adressant à des étudiants et des universitaires début décembre, il a déclaré sans ambages : <em>«Si quelqu’un peut faire quelque chose, qu’il le fasse. Je ne peux rien faire, ne me maudissez pas»</em>.&nbsp;</p>



<p>Lors d’autres rencontres avec des responsables gouvernementaux, il a décrit la situation du pays comme<em> «bloquée, complètement bloquée»</em>, ajoutant: <em>«Depuis notre entrée en fonction, les catastrophes s’accumulent et ne cessent de s’aggraver»</em>.&nbsp;</p>



<p>Il est allé encore plus loin, blâmant le peuple iranien lui-même –et non les États-Unis ou Israël– pour la crise, arguant que la corruption, les conflits internes et des décennies de politiques de dépenses inconsidérées étaient à l’origine du problème. Il a déclaré sans ambages : <em>«Le problème, c’est nous»</em>.&nbsp;</p>



<p>Ce mois-ci, Pezeshkian a demandé aux gouverneurs et aux responsables locaux d’agir <em>«comme si le gouvernement central n’existait pas et de régler leurs propres problèmes»</em>, ajoutant:<em> «Pourquoi devrais-je les régler? Vous ne devez pas croire que le président est capable de faire des miracles»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Colère et inquiétudes au sein du régime</h2>



<p>Des extraits de ces propos ont largement circulé en Iran, déclenchant un vif débat. Le journaliste Ali Zia a déclaré dans une vidéo largement partagée: <em>«Pezeshkian ne dirige pas le gouvernement. Il l’a mis en pilotage automatique et a abandonné tout contrôle. C’est le sentiment général»</em>.&nbsp;</p>



<p>Selon des responsables gouvernementaux et deux membres de l’aile conservatrice, alliés et opposants du président ont exprimé en privé leur mécontentement, estimant que cette rhétorique donne une image d’un État faible et impuissant à un moment particulièrement délicat.</p>



<p>Dans le système politique iranien, le président dispose d’une influence limitée sur la politique, la décision finale revenant au Guide suprême Ali Khamenei âgé de 86 ans. Les précédents présidents ont rarement reconnu publiquement les limites de leur marge de manœuvre.</p>



<p>Toutefois, Pezeshkian ne s’en est jamais caché. Il a déclaré à plusieurs reprises être lié par les décisions du Guide suprême sur les questions cruciales, notamment le programme nucléaire et les relations avec Washington. Il a également reconnu ne pas avoir pu tenir ses promesses de lever les restrictions sur les réseaux sociaux comme Instagram, malgré l’utilisation massive de VPN par les Iraniens pour contourner la censure.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Honnêteté ou dissimulation ?</h2>



<p>Certains réformateurs voient dans la franchise de Pezeshkian une approche novatrice. L’ancien vice-président Mohammad Ali Abtahi a défendu le président, déclarant : <em>«Parler franchement au peuple est un phénomène nouveau. Ce n’est pas de la naïveté, c’est de la politique. Il ne veut pas susciter de faux espoirs et se trouver ensuite dans l’incapacité de les satisfaire»</em>.</p>



<p>Cependant, les conservateurs n’ont pas accepté ce raisonnement. Certains ont même réclamé sa démission. Le député d’extrême droite Kamran Ghazanfari a déclaré lors d’une émission télévisée: <em>«Alors pourquoi êtes-vous devenu président ? Vous êtes censé résoudre les problèmes de la société, pas passer votre temps à dire: Nous n’avons pas ceci, nous n’avons pas cela»</em>.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une présidence marquée par les crises</h2>



<p>Pezeshkian, 71 ans, chirurgien cardiaque, ancien ministre de la Santé et ancien député, a accédé à la présidence en septembre 2014 suite au décès du président Ebrahim Raisi dans un accident d’hélicoptère. Et les crises n’ont pas tardé à se multiplier. Le jour de son investiture, Israël assassinait à Téhéran le chef politique du Hamas, Ismaïl Haniyeh. Puis, en juin, une guerre directe éclatait entre l’Iran et Israël durant douze jours et se terminant par des frappes américaines qui ont gravement endommagé les installations nucléaires iraniennes.</p>



<p>Pezeshkian lui-même a échappé de justesse à la mort lorsque Israël a bombardé une réunion secrète de sécurité nationale qu’il présidait dans un bunker souterrain.</p>



<p>En même temps l’économie s’effondre et la société suffoque. Les sanctions américaines imposées depuis 2018 continuent d’étrangler l’économie iranienne. Les perspectives d’un accord avec Washington pour un allègement de ces sanctions semblent sombres, tandis que la menace d’une nouvelle confrontation avec Israël plane.</p>



<p><em>«L’Iran est paralysé tant sur le plan intérieur qu’extérieur»</em>, a déclaré Sanam Vakil, directrice du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord à Chatham House avant d’ajouter : <em>«Pezeshkian tente de mettre en lumière les contraintes qui pèsent sur lui mais cela résoudra-t-il la crise ? J’en doute»</em>.</p>



<p>La monnaie nationale, le rial, continue de chuter. Un dollar a atteint 1,3 million de rials sur le marché libre, soit plus du double de sa valeur lors de l’arrivée au pouvoir de Pezeshkian.</p>



<p>L’inflation est estimée à environ 60% et les prix de certains produits de première nécessité ont été multipliés plusieurs fois. Selon les rapports officiels, les prix des produits laitiers ont triplé en peu de temps.</p>



<p><em>«Sans les cartes bancaires, nous aurions besoin de transporter des sacs remplis d’argent liquide pour nos achats quotidiens»</em>, témoigne Soheil, un ingénieur d’Ispahan.</p>



<p>Un rapport du ministère des Affaires sociales indique que les Iraniens consomment actuellement 400 calories de moins que l’apport journalier minimum recommandé.</p>



<p>Mehshid, un enseignant retraité de Téhéran, confie : <em>«J’ai dû vendre mon or et puiser dans mes économies. La viande et le poulet ne sont plus qu’un luxe, et bientôt, nous n’aurons même plus les moyens d’acheter des œufs»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pas de solution miracle et des signes d’explosion</h2>



<p>Les économistes insistent sur l’absence de solutions à court terme à ces crises imbriquées. Amir Hossein Khaleghi, économiste à Ispahan, affirme :<em> «Sans un changement radical de la politique étrangère, aucune avancée intérieure ne sera possible»</em>.</p>



<p>Azar Mansouri, chef du mouvement réformateur, prévient que le pays est au bord de l’explosion : <em>«Le peuple est en colère et gouverner de cette manière est intenable»</em>.</p>



<p>Pour l’instant, le Guide suprême Ali Khamenei continue d’apporter son soutien au président, le qualifiant récemment de <em>«diligent»</em> et d’<em>«honorable»</em>, dans un message que les analystes ont interprété comme un avertissement à ses détracteurs contre toute tentative de déstabilisation du pays.</p>



<p>Malgré son ton grave, Pezeshkian insiste sur son maintien au pouvoir : <em>«Je tiendrai jusqu’au bout»</em>.&nbsp;</p>



<p>Cependant, la question qui préoccupe de plus en plus les Iraniens n’est plus : Comment le président va-t-il résoudre les crises ? Mais plutôt : Que signifie l’affirmation du président lui-même selon laquelle il ne le peut pas ?</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/23/face-a-la-multiplication-des-crises-le-president-iranien-se-dit-impuissant/">Face à la multiplication des crises, le président iranien se dit impuissant !</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/23/face-a-la-multiplication-des-crises-le-president-iranien-se-dit-impuissant/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>1</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le téléphone portable, le piège mortel qui a coûté la vie aux dignitaires iraniens</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/04/le-telephone-portable-le-piege-mortel-qui-a-coute-la-vie-aux-dignitaires-iraniens/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/04/le-telephone-portable-le-piege-mortel-qui-a-coute-la-vie-aux-dignitaires-iraniens/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 04 Sep 2025 08:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmad Vahidi]]></category>
		<category><![CDATA[Ali Khamenei]]></category>
		<category><![CDATA[Hamzeh Safavi]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Massoud Pezeshkian]]></category>
		<category><![CDATA[savants nucléaires]]></category>
		<category><![CDATA[téléphone portable]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=17377217</guid>

					<description><![CDATA[<p>Révélations viennent d’être publiées sur le modus operandi israélien pour l’élimination des dignitaires iraniens.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/04/le-telephone-portable-le-piege-mortel-qui-a-coute-la-vie-aux-dignitaires-iraniens/">Le téléphone portable, le piège mortel qui a coûté la vie aux dignitaires iraniens</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Alors que les spéculations vont bon train sur une prochaine reprise de la guerre entre l’Iran et Israël, de nouvelles révélations viennent d’être publiées sur le modus operandi israélien pour l’élimination des dignitaires iraniens. Ces révélations sont une nouvelle preuve sur la longueur d’avance des Israéliens dans la guerre de l’ombre qui les oppose aux Iraniens mais aussi sur une certaine crédulité de ces derniers. Une faille est toujours un cadeau offert à l’ennemi surtout quand celui-ci est impitoyable dans l’espionnage et les assassinats ciblés comme l’est Israël.&nbsp;</em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-17377217"></span>



<p>Le <a href="https://www.nytimes.com/2025/08/30/us/politics/israel-iran-assassination.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">New York Times</a> a révélé dans une enquête qu’Israël avait pu assassiner un grand nombre de chefs militaires et de savants nucléaires iraniens lors de la récente guerre avec l’Iran en juin dernier en surveillant les téléphones portables de leurs gardes du corps et de leurs accompagnateurs.&nbsp;</p>



<p>L’enquête a révélé que la guerre entre l’Iran et Israël ne s’est pas jouée sur le champ de bataille conventionnel mais plutôt grâce à des failles humaines exploitées par la supériorité technologique d’Israël.</p>



<p>Les téléphones portables des gardes du corps sont devenus un fil rouge menant à des scientifiques et des dirigeants et par ricochet conduisant à des assassinats qui ont bouleversé la guerre de l’ombre qui oppose les deux camps depuis des décennies.</p>



<p>L’enquête préparée par les journalistes Farnaz Fassihi, Ronen Bergman et Mark Mazzetti s’appuie sur des entretiens avec des responsables iraniens et israéliens et a révélé des failles de sécurité fatales.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="AEl9juuYWP"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/21/la-toile-daraignee-tissee-par-lespionnage-israelien-en-iran/">La toile d’araignée tissée par l’espionnage israélien en Iran</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La toile d’araignée tissée par l’espionnage israélien en Iran » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/21/la-toile-daraignee-tissee-par-lespionnage-israelien-en-iran/embed/#?secret=DJrjqVXDHC#?secret=AEl9juuYWP" data-secret="AEl9juuYWP" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Bombardement d&rsquo;une réunion secrète dans un bunker à Téhéran</h2>



<p>Le <em>NYT</em> indique que le Conseil suprême de sécurité nationale iranien a tenu une réunion secrète le quatrième jour de la guerre dans un bunker souterrain de Téhéran en présence du président Massoud Pezeshkian et de hauts responsables de la sécurité et de l’armée. Malgré une sécurité renforcée et l’interdiction des téléphones portables parmi les dirigeants, l’aviation israélienne a bombardé les entrées du bunker quelques minutes après le début de la réunion.</p>



<p>Aucun des dirigeants n’a été tué mais plusieurs gardes l’ont été. À la fin de la guerre, Pezeshkian a reconnu avoir été la cible d’une tentative d’assassinat. Il a raconté que lui et les responsables s’étaient échappés après avoir creusé à la main dans les décombres pour ouvrir un étroit passage d’où ils sont sortis un par un.</p>



<p>Les Iraniens ont découvert plus tard qu’Israël avait localisé les téléphones portables des gardes qui les accompagnaient afin d’identifier leur emplacement pour les tuer.</p>



<p>Selon des responsables informés, l’utilisation incontrôlée des téléphones portables par les gardes et les chauffeurs, notamment leur publication sur les réseaux sociaux, a permis à Israël de localiser les scientifiques et les dirigeants.</p>



<p>Le <em>NYT </em>cite Sasan Karimi, un ancien responsable du gouvernement, qui a déclaré: <em>«Les dirigeants n’avaient pas de téléphone, mais leurs gardes en avaient. C’est grâce à cette négligence qu’ils ont été localisés»</em>.</p>



<p>L’enquête du journal américain indique que, depuis fin 2022, Israël a formé une <em>«équipe de décapitation»</em> chargée d’examiner les dossiers des scientifiques nucléaires. La liste des assassinats ciblés a été réduite de 400 à 100 et ce, sur la base des archives nucléaires volées par le Mossad en 2018. La liste a finalement été réduite à 13 scientifiques dont la mort a été annoncée par l’Iran.</p>



<p>Parallèlement, Israël a lancé l’opération <em>«Mariage rouge»</em> visant de hauts commandants des Gardiens de la révolution, notamment le général de brigade Amir Ali Hajizadeh, commandant de la Force aérospatiale, tué lors d’une frappe aérienne.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="PNo6m91EIv"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/31/pendant-deux-decennies-le-mossad-a-infiltre-le-hezbollah-jusqua-la-moelle/">Pendant deux décennies, le Mossad a infiltré le Hezbollah jusqu’à la moelle</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Pendant deux décennies, le Mossad a infiltré le Hezbollah jusqu’à la moelle » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/31/pendant-deux-decennies-le-mossad-a-infiltre-le-hezbollah-jusqua-la-moelle/embed/#?secret=r2U6XcTYWJ#?secret=PNo6m91EIv" data-secret="PNo6m91EIv" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">La supériorité technologique d’Israël<em> </em></h2>



<p>Une autre opération, baptisée <em>«Narnia»</em> visait le <em>«groupe des armes»</em>, c’est-à-dire les scientifiques soupçonnés de travailler à la conception d’un engin explosif nucléaire.</p>



<p>Hamzeh Safavi, fils du conseiller militaire du guide suprême iranien Ali Khamenei, a reconnu que <em>«la supériorité technologique d’Israël constitue une menace existentielle»</em> et a appelé à une refonte complète de l’architecture de sécurité.</p>



<p>Le général de division Ahmad Vahidi, nouveau commandant des Gardiens de la révolution, a souligné qu’Israël s’appuyait principalement sur les satellites et l’espionnage technique, affirmant: <em>«L’ennemi obtient ses informations grâce à la technologie qui lui permet de suivre les voix et les images et de localiser les lieux»</em>.&nbsp;</p>



<p>Cependant, la tentative de Téhéran d’interdire les téléphones portables aux commandants et aux scientifiques n’a pas empêché la brèche. Il s’est avéré que certains gardes continuaient d’en avoir et même de les utiliser, permettant ainsi à Tel-Aviv de mener des frappes de précision.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="yRtlsV4MLq"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/20/a-quoi-ressemble-lespionnage-iranien-en-israel/">À quoi ressemble l’espionnage iranien en Israël ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« À quoi ressemble l’espionnage iranien en Israël ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/20/a-quoi-ressemble-lespionnage-iranien-en-israel/embed/#?secret=Gaif8Y71Xx#?secret=yRtlsV4MLq" data-secret="yRtlsV4MLq" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/04/le-telephone-portable-le-piege-mortel-qui-a-coute-la-vie-aux-dignitaires-iraniens/">Le téléphone portable, le piège mortel qui a coûté la vie aux dignitaires iraniens</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2025/09/04/le-telephone-portable-le-piege-mortel-qui-a-coute-la-vie-aux-dignitaires-iraniens/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>En Iran, la bataille entre réformistes et conservateurs reprend de plus belle!</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/19/en-iran-la-bataille-entre-reformistes-et-conservateurs-reprend-de-plus-belle/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/19/en-iran-la-bataille-entre-reformistes-et-conservateurs-reprend-de-plus-belle/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 19 Jul 2025 06:17:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Abolfazl Zahrvand]]></category>
		<category><![CDATA[Ali Khamenei]]></category>
		<category><![CDATA[Amir Hossein Sabiti]]></category>
		<category><![CDATA[conservateurs]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Hamid Reza Taraghi]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Massoud Pezeshkian]]></category>
		<category><![CDATA[occident]]></category>
		<category><![CDATA[réformistes]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=17062689</guid>

					<description><![CDATA[<p>Après les attaques israéliennes et américaines, les réformistes iraniens menés par le président Massoud Pezeshkian ont du mal à imposer leur ligne d'ouverture. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/19/en-iran-la-bataille-entre-reformistes-et-conservateurs-reprend-de-plus-belle/">En Iran, la bataille entre réformistes et conservateurs reprend de plus belle!</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Les réformistes iraniens ont toujours défendu la voie diplomatique et les négociations avec l’Occident afin de préserver le pays de toute agression armée étrangère. Cependant, la guerre des 13 jours déclenchée par Israël le mois dernier a montré que leur position historique a failli. Aujourd’hui, les conservateurs qui essayent de reprendre le poil de la bête leur opposent cet argument. L’heure de la revanche a sonné. Le front uni et sacré affiché durant la guerre a fini par se fissurer et la bataille entre les deux camps a repris de plus belle. </em></strong> <em>(Ph. La ligne réformiste du président Massoud Pezeshkian battue en brèche par les ultras conservateurs). </em> </p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-17062689"></span>



<p>Le <a href="https://www.ft.com/content/8590b10f-872f-4db5-8026-3cf2b395f068" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Financial Times</em></a> a publié une enquête de sa correspondante à Téhéran Najmeh Bozorgmehr dans laquelle elle affirme que l’Iran est, depuis la fin de guerre contre Israël et les États-Unis, le théâtre d’une bataille entre partisans de la ligne dure et réformistes. Les premiers ont ravivé leur âpre lutte pour le pouvoir avec leurs adversaires de toujours, déclenchant une rivalité féroce dont l’enjeu n’est pas moins que l’avenir de la République islamique. </p>



<p>Le <em>FT</em> affirme que les revers subis par l’Iran face à Israël et aux États-Unis, l’assassinat de hauts commandants militaires et la destruction importante des installations nucléaires du pays ont alimenté des accusations mutuelles et de vifs débats au sein de la classe politique. Les partisans de la ligne dure, qui prônent une inimitié permanente avec l’Occident, dénoncent la possibilité de renouer avec les États-Unis et attaquent le président réformiste Massoud Pezeshkian qui a indiqué cette semaine qu’il restait ouvert à des négociations avec Washington.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Redoubler d’efforts diplomatiques</h2>



<p><em>«Nous continuons de croire que la voie diplomatique est ouverte et nous poursuivrons sérieusement sur cette voie pacifique»</em>, a écrit Pezeshkian sur la plateforme X lundi.</p>



<p>Les réformistes affirment que la République islamique ne peut survivre qu’en redoublant d’efforts diplomatiques, en assouplissant ses contraintes idéologiques et en ouvrant son économie.</p>



<p>Le président a suscité l’indignation des radicaux après avoir tenté d’adoucir le fameux slogan <em>«Mort à l’Amérique»</em> à la suite d’une interview avec la personnalité médiatique conservatrice américaine Tucker Carlson. Pezeshkian a affirmé que ce slogan, symbole de la République islamique depuis 1979, ne devait pas être pris au pied de la lettre. Plusieurs députés lui ont écrit après l’interview pour lui exprimer leurs critiques. Le député Amir Hossein Sabiti a mis en garde contre un <em>«changement d’approche du Parlement»</em> si le gouvernement ne changeait pas de cap ce que certains observateurs ont interprété comme une menace de destitution du président.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="9wGN0qJj7m"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/03/en-iran-la-guerre-a-cede-la-place-a-la-paranoia/">En Iran, la guerre a cédé la place à la paranoïa !</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« En Iran, la guerre a cédé la place à la paranoïa ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/03/en-iran-la-guerre-a-cede-la-place-a-la-paranoia/embed/#?secret=AMxRlK6LRH#?secret=9wGN0qJj7m" data-secret="9wGN0qJj7m" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">La guerre a ravivé le sentiment nationaliste</h2>



<p>La presse locale a cité un député radical Abolfazl Zahrvand déclarant: <em>«J’étais préoccupé par les propos de Pezeshkian. Le président ne possède pas les qualifications minimales requises pour ce poste et a blanchi les États-Unis. Nous avons conclu que la mission première du gouvernement actuel était de mettre fin à la révolution islamique»</em>.</p>



<p>Le <em>FT</em> note que le gouvernement iranien a engagé plusieurs cycles de négociations avant qu’Israël ne lance ses attaques contre l’Iran et que les États-Unis ne s’y joigne le 24 juin.</p>



<p>Selon les responsables iraniens, l’attaque a fait plus de 1 000 morts, principalement des civils, mais elle a également ravivé le sentiment nationaliste. Cependant, les partisans de la ligne dure, restés largement silencieux pendant le conflit par souci d’unité nationale, ont depuis affirmé que la guerre justifiait leur opposition aux négociations et démontrait que la poursuite de la diplomatie n’empêcherait pas de futures attaques américaines ou israéliennes. Et les faits leur donnent raison. &nbsp;</p>



<p><em>«Aujourd’hui plus que jamais, cette confrontation avec les États-Unis et Israël a renforcé notre rhétorique selon laquelle cette hostilité, ancrée dans notre religion, devrait être le critère de distinction du bien et du mal»</em>, a déclaré Hamid Reza Taraghi, un homme politique de la ligne dure. Pour lui, les réformistes ont perdu leur crédibilité, leurs arguments ne tiennent plus et leur thèse de soutien aux négociations avec les États-Unis pour protéger le pays a prouvé son échec.&nbsp;</p>



<p>De leur côté, les réformistes craignent que la confrontation avec les partisans de la ligne dure ne conduise à une nouvelle agression étrangère. Un religieux a utilisé une fatwa à la télévision d’État pour lancer une campagne de financement et offrir une récompense financière pour la tête du président américain Donald Trump.</p>



<p><em>«Les partisans de la ligne dure n’offrent aucune solution et manquent de soutien populaire. Leur principale préoccupation n’est pas l’idéologie mais leur exclusion de tout futur accord avec les États-Unis»</em>, a déclaré l’analyste réformiste Saeed Laylaz. Les diplomates iraniens insistent comme avant la guerre sur le fait que Téhéran ne renoncera pas à sa volonté de poursuivre l’enrichissement de l’uranium dans le cadre de tout nouvel accord, une position difficile à défendre face à l’administration américaine même si l’Iran affirme que son programme nucléaire est pacifique.</p>



<p>Cependant, le Guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, âgé de 86 ans, devrait prendre les décisions finales concernant la stratégie iranienne d’après-guerre, bien qu’il se soit largement retiré de la scène publique depuis le conflit.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="5ZZ3CWQlAa"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/24/le-cercle-qui-a-pousse-trump-a-la-guerre-contre-liran/">Le cercle qui a poussé Trump à la guerre contre l’Iran</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le cercle qui a poussé Trump à la guerre contre l’Iran » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/24/le-cercle-qui-a-pousse-trump-a-la-guerre-contre-liran/embed/#?secret=OF6X2wv3mD#?secret=5ZZ3CWQlAa" data-secret="5ZZ3CWQlAa" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Pour un changement de modèle de gouvernance</h2>



<p>Cependant, les réformateurs ont cherché non seulement à influencer les relations extérieures mais aussi à opérer des changements radicaux sur le plan intérieur. La semaine dernière, quelque 200 économistes et anciens responsables réformateurs ont publié une déclaration appelant à un changement de modèle de gouvernance exhortant l’administration Pezeshkian à continuer à opter pour la diplomatie avec les États-Unis et l’Europe, à revoir ses politiques budgétaires et à lutter contre la corruption afin de regagner la confiance de l’opinion publique.</p>



<p>Mir Hossein Mousavi, l’ancien Premier ministre assigné à résidence depuis 2011, a également appelé à un référendum national pour une refonte des institutions et entamer une transition politique.</p>



<p>Toutefois, rien n’indique que les centres de pouvoir iraniens, en particulier le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI), l’institution la plus puissante du pays, lui permettront de participer à la construction de l’avenir.</p>



<p>De nouvelles condamnations surprenantes ont été prononcées la semaine dernière contre un autre prisonnier politique de premier plan, Mostafa Tajzadeh, le maintenant en prison jusqu’en 2032. <em>«On dirait que les gens attendent de voir ce qui se passera dans cette lutte de pouvoir interne»</em>, a déclaré Karim, un commerçant de Téhéran qui a choisi de ne pas révéler son nom complet avant d’ajouter: <em>«Les politiciens ne se rendent peut-être pas compte que le temps presse et qu’ils doivent prendre leurs décisions très rapidement»</em>.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="G79X3EXK5W"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/08/iran-chahla-chafiq-explique-commenr-les-khomeynistes-instrumentalisent-la-cause-palestinienne/">Iran | Chahla Chafiq explique comment les Khomeynistes instrumentalisent la cause palestinienne</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Iran | Chahla Chafiq explique comment les Khomeynistes instrumentalisent la cause palestinienne » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/08/iran-chahla-chafiq-explique-commenr-les-khomeynistes-instrumentalisent-la-cause-palestinienne/embed/#?secret=5HBEyA7S3Y#?secret=G79X3EXK5W" data-secret="G79X3EXK5W" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/19/en-iran-la-bataille-entre-reformistes-et-conservateurs-reprend-de-plus-belle/">En Iran, la bataille entre réformistes et conservateurs reprend de plus belle!</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/19/en-iran-la-bataille-entre-reformistes-et-conservateurs-reprend-de-plus-belle/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
