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	<title>Archives des Maurice Papon - Kapitalis</title>
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	<title>Archives des Maurice Papon - Kapitalis</title>
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		<title>17 octobre 1961 : une répression sanglante toujours occultée</title>
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		<pubDate>Thu, 17 Oct 2024 08:24:23 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le 17 octobre 1961 reste une date sombre de l’histoire contemporaine française, souvent ignorée du grand public. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/10/17/17-octobre-1961-une-repression-sanglante-toujours-occultee/">17 octobre 1961 : une répression sanglante toujours occultée</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le 17 octobre 1961 reste une date sombre de l’histoire contemporaine française, souvent ignorée du grand public. Ce jour-là, des milliers d’Algériens vivant en France, répondant à l’appel du Front de libération nationale (FLN), se sont rassemblés dans les rues de Paris pour protester contre le couvre-feu discriminatoire imposé par le préfet de police, Maurice Papon. Ce couvre-feu visait exclusivement les «Français musulmans d’Algérie», au moment où la guerre d’indépendance battait son plein. La manifestation, pacifique, fut réprimée de manière extrêmement violente par les forces de l’ordre.</em></strong></p>



<span id="more-14254792"></span>



<p><strong>Djamal Guettala</strong></p>



<p>Sous les ordres de Papon, la police parisienne se livra à une répression sans précédent. Les manifestants, hommes, femmes et enfants, furent pourchassés dans les rues, tabassés, arrêtés en masse et entassés dans des commissariats surchargés. Pire encore, de nombreux Algériens furent jetés dans la Seine, où ils périrent noyés. Les estimations des historiens varient, mais on parle de plusieurs dizaines de morts, certains évoquant même jusqu’à 200 victimes. Cet événement, longtemps occulté par les autorités, reste aujourd’hui une plaie ouverte dans l’histoire de France.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un crime d’État non reconnu</h2>



<p>Il a fallu attendre des décennies pour que cet événement soit abordé publiquement. Le silence des autorités françaises sur cette tragédie a contribué à l’effacement progressif de cette répression dans la mémoire collective. Ce n’est qu’en 1998 que &nbsp;Papon fut mis en cause pour son rôle dans ces violences, après avoir été jugé et condamné pour son implication dans la déportation des Juifs sous le régime de Vichy.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="769" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/10/Les-Noyes-du-17-octobre-1961-1024x769.jpg" alt="" class="wp-image-14254903" style="width:800px" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/10/Les-Noyes-du-17-octobre-1961-1024x769.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/10/Les-Noyes-du-17-octobre-1961-300x225.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/10/Les-Noyes-du-17-octobre-1961-768x576.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/10/Les-Noyes-du-17-octobre-1961-580x435.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/10/Les-Noyes-du-17-octobre-1961-860x646.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/10/Les-Noyes-du-17-octobre-1961-1160x871.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2024/10/Les-Noyes-du-17-octobre-1961.jpg 1223w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure></div>


<p>Malgré quelques gestes symboliques, comme la plaque commémorative inaugurée en 2001 sur le pont Saint-Michel à Paris, la reconnaissance officielle de cette répression comme un crime d’État reste incomplète. Aucun haut responsable politique n’a formellement qualifié ces événements de massacre. Le 50e anniversaire, en 2011, a été l’occasion pour certaines associations et historiens de réclamer une véritable reconnaissance.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des documents historiques révélateurs</h2>



<p>Un récent ouvrage, mis en perspective par l’historien Gilles Manceron et Henri Pouillot, président de l’association Sortir du colonialisme, revient sur cette répression en s’appuyant sur des documents d’époque. Ces sources incluent le communiqué glaçant de Papon imposant le couvre-feu, des circulaires administratives détaillant les mesures discriminatoires, mais aussi des témoignages de policiers et d’appelés français choqués par les violences auxquelles ils ont assisté. Ces pièces permettent de mieux comprendre l’ampleur de la répression et d’éclairer les responsabilités.</p>



<p>La répression du 17 octobre 1961 soulève encore aujourd’hui des questions sur le rapport de la France à son passé colonial. Les appels à une reconnaissance officielle des violences commises en Algérie et en métropole se multiplient, et cet épisode tragique demeure emblématique des non-dits entourant la colonisation française. Les débats sur la mémoire coloniale et les revendications de justice historique sont plus que jamais d’actualité, alors que la société française continue de s’interroger sur son passé et ses héritages.</p>



<p>Le 17 octobre 1961 est un symbole douloureux d’une France qui peinait à admettre les réalités de la guerre d’Algérie et les violences commises au nom de l’ordre public. Alors que l’État tarde à reconnaître pleinement ces événements comme un crime d’État, l’ouverture des archives et les travaux d’historiens permettent de faire la lumière sur cette répression. Reste à savoir si cette reconnaissance pourra un jour être actée par les plus hautes autorités du pays.</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Tzzb1Ke43N"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/07/05/france-algerie-laborieuse-reconciliation-des-memoires-video/">France-Algérie : laborieuse réconciliation des mémoires (vidéo)</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« France-Algérie : laborieuse réconciliation des mémoires (vidéo) » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/07/05/france-algerie-laborieuse-reconciliation-des-memoires-video/embed/#?secret=TL0SpTkgZR#?secret=Tzzb1Ke43N" data-secret="Tzzb1Ke43N" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="n7mSbWvXDw"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/01/27/france-algerie-memoires-incandescentes/">France-Algérie : Mémoires incandescentes</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« France-Algérie : Mémoires incandescentes » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/01/27/france-algerie-memoires-incandescentes/embed/#?secret=doQMIpnw3C#?secret=n7mSbWvXDw" data-secret="n7mSbWvXDw" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<item>
		<title>‘‘Charonne. Anthropologie historique d’un massacre d’Etat’’ : de l’impunité à la guerre des mémoires</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/02/25/charonne-anthropologie-historique-dun-massacre-detat-de-limpunite-a-la-guerre-des-memoires/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 25 Feb 2024 07:15:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Charles de Gaulle]]></category>
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		<category><![CDATA[Parti communiste français]]></category>
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					<description><![CDATA[<p> L’affaire du métro Charonne à Paris du 8 février 1962 en est une parfaite illustration d'un crime d'Etat. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/02/25/charonne-anthropologie-historique-dun-massacre-detat-de-limpunite-a-la-guerre-des-memoires/">‘‘Charonne. Anthropologie historique d’un massacre d’Etat’’ : de l’impunité à la guerre des mémoires</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La répression des manifestations de rues en régime démocratique peut prendre un caractère sauvage et meurtrier, et pas seulement sous l’effet du racisme. L’affaire du métro Charonne à Paris du 8 février 1962 en est une parfaite illustration.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Dr Mounir Hanablia </strong>*</p>



<span id="more-11728650"></span>



<p>Après le putsch avorté des généraux de l’armée française d’Algérie d’avril 1961 contre De Gaulle, et la répression sauvage des manifestations algériennes du 17 octobre 1961 à Paris contre le couvre-feu discriminatoire qui les visait, alors que le gouvernement français avait entamé des pourparlers avec les représentants de ce qu’il qualifiait de <em>«rébellion»</em>, autrement dit le Front de libération national (FLN) algérien, le plasticage du domicile du ministre gaulliste André Malraux, le 6 février 1962, par les terroristes de l’Organisation armée secrète (OAS), un ramassis de militaires et de colons antigaullistes pour le maintien de l’Algérie française, entrés dans la clandestinité, et probablement soutenus par les services secrets américains et israéliens, atteignait au visage et défigurait&nbsp;la petite Delphine Renard, 4 ans.</p>



<p>Aussitôt les syndicats décidaient des manifestations&nbsp;de protestation à Paris contre le fascisme et pour la paix en Algérie, soutenus en cela&nbsp;par le Parti communiste français (PCF). Celles-ci étaient interdites par le préfet de police mais comme des manifestations précédentes interdites avaient bénéficié de la tolérance des autorités, les organisateurs espéraient qu’il en serait de même une fois encore.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Imposer le respect de l’interdiction, affirment les autorités</h2>



<p>Les marches de quarante cinq minutes aux alentours des places de la Bastille, de la Nation et de la République se passaient plutôt sans incidents. Cependant celle du Boulevard Voltaire qui rassemblait environ 10 000 personnes était chargée et matraquée sur sa fin par trois compagnies d’intervention de la police municipale alors que la dispersion en avait été ordonnée par les organisateurs.</p>



<p>Les manifestants en fuite  refluaient vers les escaliers des bouches du métro Charonne, s’y affalaient les uns sur les autres jusqu’à être immobilisés, et étant ainsi, continuaient à être attaqués par les policiers déchainés qui leur lançaient même les protections métalliques des arbres ou des guéridons en béton. </p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="UA8pPHsEC3"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/23/octobre-61-un-massacre-a-paris-droits-humains-contre-deraison-detat/">‘‘Octobre 61 : Un massacre à Paris’’ : droits humains contre déraison d’Etat</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘Octobre 61 : Un massacre à Paris’’ : droits humains contre déraison d’Etat » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/23/octobre-61-un-massacre-a-paris-droits-humains-contre-deraison-detat/embed/#?secret=xbbNao6yrY#?secret=UA8pPHsEC3" data-secret="UA8pPHsEC3" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>A la fin, huit corps gisaient sans vie sur les lieux du drame, dont six écrasés par la foule dans les bouches du métro. Une neuvième victime succomberait quelques semaines plus tard.</p>



<p>Aussitôt les organisateurs accusaient les autorités, et celles-ci avançaient une autre version du drame, les policiers s’étant selon elles trouvés attaqués par des manifestants agressifs organisés en commandos parfaitement entraînés à la guérilla urbaine, et ayant dû riposter&nbsp;pour se dégager et pour&nbsp;imposer le respect de l’interdiction, entraînant ce qui n’aurait été qu’un regrettable accident dont ils n’étaient nullement responsables, ainsi que le démontraient&nbsp;selon eux les nombreux décès par asphyxie.</p>



<p>Une manifestation de grande ampleur réunissant environ 500 000 personnes était alors organisée lors des obsèques&nbsp;des victimes, la plupart des membres du PCF, et l’exigence de la paix en Algérie et de la lutte contre l’OAS était une nouvelle fois réitérée.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les policiers exonérés de toute responsabilité pénale</h2>



<p>Sur le plan politique, cette affaire consacrait la victoire des communistes, mais confirmait surtout la lassitude des français de la métropole de la poursuite de la guerre en Algérie, donc le soutien à l’indépendance algérienne et&nbsp;paradoxalement à la politique de De Gaulle.</p>



<p>C’est sur&nbsp;le plan juridique et mémoriel que cette affaire allait connaître ses développements les plus&nbsp;intéressants. La justice après que l’instruction eût dans un premier temps reconnu le bien-fondé de la thèse des manifestants, celle de l’attaque inutile de la manifestation au moment de la dispersion, et du lien direct entre les homicides et les charges policières, laissait traîner les choses, jusqu’à ce que, 4 années plus tard, une loi d’amnistie sur toutes les actions de maintien de l’ordre durant la guerre d’Algérie, vînt exonérer les policiers de toute responsabilité pénale.</p>



<p>L’action administrative incriminant la responsabilité de l’Etat français se concluait&nbsp;par un déni de compétence, celui-ci renvoyant la responsabilité de la réparation du préjudice commis par les attroupements à la Commune.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ghTrGMsypA"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/11/01/1er-novembre-1954-lalgerie-de-la-sedition-a-la-nation/">1er novembre 1954 : L’Algérie, de la sédition à la nation</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« 1er novembre 1954 : L’Algérie, de la sédition à la nation » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2017/11/01/1er-novembre-1954-lalgerie-de-la-sedition-a-la-nation/embed/#?secret=W5L6MEpmYA#?secret=ghTrGMsypA" data-secret="ghTrGMsypA" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>L’action en civil ne reconnaissait finalement que la responsabilité partagée, autrement dit que les manifestants étaient également responsables des dommages dont ils pouvaient être victimes dès lors que le rassemblement auquel ils participaient était illégal, et les réparations dont ils auraient dû être les bénéficiaires en étaient significativement réduites.</p>



<p>L’Etat français, après plusieurs années de recours, demeurait donc inébranlable dans son déni de toute responsabilité et dans la protection de sa police, même avec la thèse de son infiltration par des activistes OAS à la suite de la découverte de documents compromettants, et en cela, la justice n’en avait été que son bras juridique contre ses propres citoyens.</p>



<p>Quant à la mémoire, elle ne faisait que confirmer la décision des pouvoirs publics de la réduire jusqu’à l’insignifiance, d’abord à travers les médias, qui d’une manière générale ne l’évoquaient&nbsp;que d’une manière très succincte&nbsp;quand ils ne s’en abstenaient&nbsp;tout simplement pas, ensuite dans les cérémonies du Souvenir tolérées uniquement sur les lieux d’inhumation, les lieux du drame étant interdits à toute manifestation commémoration.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des souvenirs pouvant s’avérer dangereux pour les Socialistes  </h2>



<p>C’est vingt ans plus tard, avec l&rsquo;arrivée de la gauche au pouvoir, qu’une plaque commémorative était apposée sur les lieux du drame sans aucune mention incriminant l’Etat, avec la participation de personnalités officielles essentiellement socialistes, qui se réappropriaient&nbsp;ainsi une partie du souvenir, sans pour autant donner lieu aux réparations en faveur des familles des victimes. Ainsi les socialistes se révélaient les continuateurs de l’Etat gaulliste et il est vrai que leur responsabilité dans la politique coloniale en Algérie, en particulier celle de François Mitterrand, alors ministre de l’Intérieur puis Garde des Sceaux, ne les incitaient pas trop à réactiver des souvenirs qui pouvaient s’avérer dangereux.</p>



<p>Mais la mémoire est sélective et obéit aussi à des considérations concomitantes des besoins du moment et non à celles des faits. C’est le procès en 1997 de Maurice Papon, l’ancien préfet de police&nbsp;qui venait rappeler son rôle dans l’assassinat des centaines d’Algériens en octobre 1961. Et il aura fallu près de quarante années pour que la reconnaissance officielle en soit consacrée par une plaque commémorative.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="sATC8v5XpQ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/01/27/france-algerie-memoires-incandescentes/">France-Algérie : Mémoires incandescentes</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« France-Algérie : Mémoires incandescentes » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/01/27/france-algerie-memoires-incandescentes/embed/#?secret=dNpE05J6Jh#?secret=sATC8v5XpQ" data-secret="sATC8v5XpQ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Il est vrai que les anciens partisans de l’OAS amnistiés et les Pieds Noirs exigeaient également dans cette concurrence de la mémoire avec les tueries de la Rue d’Isly à Alger en mars 1962 ou celle d’Oran du 5 juillet de la même année une reconnaissance de leurs souffrances. Cela est si vrai qu’avec la montée de l’extrême droite sioniste raciste et xénophobe en France, le préfet de police de la ville de Paris a interdit, dimanche 18 février 2024, une manifestation du souvenir des combattants algériens morts durant la guerre en Algérie. Les Harkis ou les Résistants?</p>



<p>Ce qu’il importe de savoir c’est que le champ mémoriel est contingent aux luttes politiques du moment et constitue un fort référent pour la légitimation d’aspirations qui ne doivent rien à l’espace historique investi. On s’interrogera toujours sur les raisons ayant poussé De Gaulle à réprimer ceux qui soutenaient sa politique pour l’indépendance de l’Algérie. La réponse est d’abord que dans ses propres rangs, il y avait  beaucoup de sympathisants de l’Algérie française à commencer par le Premier ministre Michel Debré. Ensuite il ne voulait pas donner l’impression de mener une politique approuvée par les Communistes en pleine guerre froide alors qu’il y avait eu le désastre de la Baie des cochons et que la crise des missiles de Cuba s’annonçait. Il avait déjà eu assez d’ennuis avec les Américains au point d’être accusé par Allen Dulles d’être communiste et devait démontrer qu’il n’en était rien.</p>



<p>De Gaulle aura ainsi été l’un des rares chefs d’État au monde à réprimer dans le sang ceux qui soutenaient sa politique. En politique il y a des faits dont il n’y a pas lieu de s’enorgueillir, même quand on se prétend grand résistant.</p>



<p>* <em>Médecin de libre pratique. </em></p>



<p><strong><em>‘‘Charonne 8 février 1962 : Anthropologie historique d’un massacre d’Etat’’, de </em></strong><strong><em>&nbsp;Alain Dewerpe, éd. Gallimard, collection Folio Histoire, Paris 14 mars 2006,</em></strong><strong> </strong><strong><em>897 pages</em></strong><strong><em>.</em></strong></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="CZvycXexPW"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/07/05/lindependance-de-lalgerie-une-liberation-inachevee/">L&rsquo;indépendance de l&rsquo;Algérie, une libération inachevée ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L&rsquo;indépendance de l&rsquo;Algérie, une libération inachevée ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2017/07/05/lindependance-de-lalgerie-une-liberation-inachevee/embed/#?secret=TAVqnQ8dDH#?secret=CZvycXexPW" data-secret="CZvycXexPW" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/02/25/charonne-anthropologie-historique-dun-massacre-detat-de-limpunite-a-la-guerre-des-memoires/">‘‘Charonne. Anthropologie historique d’un massacre d’Etat’’ : de l’impunité à la guerre des mémoires</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>‘‘Octobre 61 : Un massacre à Paris’’ : droits humains contre déraison d’Etat</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/23/octobre-61-un-massacre-a-paris-droits-humains-contre-deraison-detat/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 23 Jul 2023 06:27:15 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Maurice Papon]]></category>
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		<category><![CDATA[Racisme]]></category>
		<category><![CDATA[raison d&#039;Etat]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Quand le racisme constitue le voile pudique couvrant un véritable massacre au nom de la raison d’Etat.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/07/23/octobre-61-un-massacre-a-paris-droits-humains-contre-deraison-detat/">‘‘Octobre 61 : Un massacre à Paris’’ : droits humains contre déraison d’Etat</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Il n’y a pas de comparaison possible entre le massacre d’Algériens à Paris en octobre 1961 et les agressions subies ces dernières semaines en Tunisie par les migrants africains subsahariens. Mais l’Histoire éclaire toujours le présent.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Dr Mounir Hanablia</strong> *  </p>



<span id="more-8992833"></span>



<p>L’afflux des migrants sub-sahariens en Tunisie soulève d’évidentes questions humanitaires mais aussi sécuritaires dans lesquelles la police est inévitablement appelée à jouer un grand rôle, en se conformant en principe aux lois ayant cours dans le pays.</p>



<p>Néanmoins, et toujours en principe, la police obéit d’abord à son cadre hiérarchique, se situant lui-même&nbsp;sous l’autorité du gouvernement qu’il sert, par le biais du ministère de l’Intérieur, ou de la Justice. Mais d’une manière générale, les infractions à la loi y demeurent marginales, particulièrement dans les Etats se prétendant de droit.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un scandale d’Etat</h2>



<p>L’ouvrage écrit par Jean-Luc Einaudi plus de 30 ans après les faits est une enquête réalisée auprès des victimes, de témoins, ou bien à partir de documents administratifs (préfecture de police, institut médico-légal, ministère de la Justice, Assistance des hôpitaux de Paris) sur les morts violentes qui ont frappé de nombreux Algériens dans les semaines qui ont précédé et suivi les manifestations du 17 octobre&nbsp;1961 contre l’instauration du couvre-feu discriminatoire visant les membres de leur communauté.</p>



<p>Les poursuites judiciaires pour crimes contre l’humanité engagées dans les années 90 à l’encontre de Maurice Papon, pour son rôle dans la déportation de juifs français en Allemagne, ont inévitablement posé sur le tapis la question de son rôle dans la répression des Algériens quand il était préfet de police à Paris, durant l’époque incriminée, et ont donné lieu à des débats relativement au nombre réel des victimes. De nombreuses batailles judiciaires en ont émaillé la rédaction et la publication, contre les accusations de diffamation, et la mauvaise volonté de l’administration publique peu encline à ouvrir ses archives pour déterminer les responsabilités l’impliquant dans de véritables scandales d’Etat. Et effectivement, cela en fut un !</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ixjOHerz9P"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/04/karachi-democratie-terrorisme-corruption-et-raison-detat-en-france/">‘‘Karachi’’ : démocratie, terrorisme, corruption, et raison d’Etat en France</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘Karachi’’ : démocratie, terrorisme, corruption, et raison d’Etat en France » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/06/04/karachi-democratie-terrorisme-corruption-et-raison-detat-en-france/embed/#?secret=hJXUByr7Qt#?secret=ixjOHerz9P" data-secret="ixjOHerz9P" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>Il s’est avéré que la police s’était livrée délibérément à des actes d’agression contre les Maghrébins ayant fait près de 300 morts par strangulation, noyade, armes blanches, coups violents ou armes à feu. Des milliers de personnes ont été matraquées par les&nbsp; <em>«comités d’accueil»</em> puis parquées dans des conditions atroces au Palais des Sports, au Stade Pierre de Coubertin et au Parc des Expositions pendant plusieurs jours. Une cinquantaine ont été tuées dans les locaux mêmes de la préfecture de police. Le préfet&nbsp; Maurice Papon y a été reconnu par quelques-uns des détenus&nbsp;et n’aurait pas pu ne pas être au courant de la tournure prise par les évènements.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une police devenue incontrôlable</h2>



<p>Évidemment lorsque la police se soustrait à l’obligation du respect des lois d’une manière aussi soutenue et évidente, la question de la responsabilité de la hiérarchie se situe au niveau de la nature de ses directives. Et quand ses pratiques sont assimilables au terrorisme, c’est la politique de l’Etat qui est en cause.</p>



<p>Or quelle politique exigeait l’assassinat de sang froid de citoyens innocents, tous membres d’une même communauté ? Le FLN Algérien avait donné des consignes strictes afin que les manifestations fussent pacifiques et selon de nombreux témoignages indépendants et concordants elles le furent, contredisant les rapports de la police, de l’Inspection générale des services, ainsi que les non-lieu systématiques concluant les procédures judiciaires engagées par les victimes, avant et après la loi d’amnistie sur les événements survenus en Algérie, et attribuant en général ces morts à des luttes entre fractions algériennes politiques rivales (FLN contre Messalistes) et n’en retrouvant jamais les auteurs.</p>



<p>Selon la thèse vers laquelle semble pencher l’auteur du livre, en tous cas défendue ultérieurement par certains membres du gouvernement français de l’époque, la police parisienne serait devenue incontrôlable après l’assassinat attribué au FLN Algérien de quelques uns de ses membres, aux obsèques desquels le préfet Papon avait déclaré: <em>«Pour chaque coup reçu, nous en rendrons dix»</em>.</p>



<p>Comment la Police dans le contexte de l’époque avait-elle disculpé de ces crimes l’OAS, l’organisation armée secrète&nbsp;qui, après l’échec du coup d’Etat des généraux d’Alger en Avril 1961, avait recouru au terrorisme en France métropolitaine avec l’intention proclamée d’abattre le régime du Général De Gaulle ? Prétendre qu’elle avait été prise d’une folie raciste peut laisser dubitatif, quand celle-ci affleure à la méthode.</p>



<p>Racisme? Le 12 février 1962, ce sont cette fois des Français de souche qui allaient faire les frais de la folie meurtrière de la police toujours aux ordres de M. Papon, à la station de métro Charonne, preuve s’il en est que les mobiles qui la sous-tendaient&nbsp; pouvaient être bien plus complexes.</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="abxI71X8sV"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/07/05/lindependance-de-lalgerie-une-liberation-inachevee/">L&rsquo;indépendance de l&rsquo;Algérie, une libération inachevée ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L&rsquo;indépendance de l&rsquo;Algérie, une libération inachevée ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2017/07/05/lindependance-de-lalgerie-une-liberation-inachevee/embed/#?secret=M8kXGCd7c6#?secret=abxI71X8sV" data-secret="abxI71X8sV" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">La vieille carte de l’ennemi extérieur</h2>



<p>Il semble tout simplement qu’à travers les directives de M. Papon, l’Etat gaulliste, aux abois, ait joué la vieille carte de l’ennemi extérieur, la communauté algérienne, et celui de l’intérieur, les communistes, pour garder la haute main sur les services sécuritaires, l’armée, la justice, en se livrant à une répression tous azimut, rendant la rupture avec l’Algérie inéluctable alors que son indépendance politique était déjà sur le plan des principes acquise.</p>



<p>Le fait que la presse n’ait fait état que tardivement et timidement de ce qui se passait sous ses yeux, dans des stades situés en plein cœur de Paris et transformés en camps de concentration et en charniers, ne le confirme que trop bien : c’est l’Etat français, avec sa police, sa justice, ses archives, et ses moyens d’information, dans son ensemble, qui était incriminé.</p>



<p>Y a t il eu une dissimulation délibérée du crime? Bien entendu, et même par excès d’évidence. La mémoire n’en a retenu que la responsabilité d’un seul homme déjà impliqué dans les horreurs nazies, ainsi que le caractère caricatural&nbsp;de la répression,&nbsp;constitué par des manifestants délibérément jetés dans la Seine par la police. On oublie opportunément que plus de la moitié de ceux qui ont été assassinés n’étaient pas des manifestants, qu’ils l’ont été de sang froid, et qu’ils n’ont été jetés à l’eau qu’après avoir été tués ou blessés. Le racisme n’a donc constitué que le voile pudique couvrant un véritable massacre au nom de la raison d’Etat.</p>



<p>Actuellement en Tunisie, il ne s’agit pas de réprimer une communauté étrangère professionnellement intégrée, mais de protéger le pays contre un afflux massif des damnés de la terre, dont il n’est pas responsable et qu’il ne peut pas accueillir. Est-ce une situation de guerre? C’est à l’Etat de répondre à cela. Mais pour évoquer l’urgence humanitaire absolue, cela fait des années que les cadavres des migrants du sud sont repêchés dans la Méditerranée dans l’indifférence quasi générale des autorités nationales et internationales. Dans ces conditions, assurer le respect de la souveraineté nationale et du droit humanitaire peut relever de la quadrature du cercle. Mais quelles que soient les circonstances, la vie humaine doit toujours primer.   </p>



<p><strong><em>‘‘Octobre 1961: Un massacre à Paris’’,de Jean-Luc Einaudi, éd. Fayard, collection Pluriel, Paris, 640 pages, 7 septembre 2011.</em></strong></p>
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