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	<title>Archives des Mazloum Abdi - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
	<lastBuildDate>Mon, 26 Jan 2026 08:51:38 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Archives des Mazloum Abdi - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Syrie &#124; Les États-Unis sacrifient les Kurdes au profit d’Al-Charaa</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 26 Jan 2026 08:51:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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		<category><![CDATA[Tom Barrack]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Longtemps alliés des Américains, les combattants kurdes de Syrie se sentent aujourd'hui trahis par ces derniers.  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/26/syrie-les-etats-unis-sacrifient-les-kurdes-au-profit-dal-charaa/">Syrie | Les États-Unis sacrifient les Kurdes au profit d’Al-Charaa</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Les États-Unis ont toujours été fidèles à leur réputation d’opportunistes qui utilisent leurs alliés puis les jettent comme un mouchoir. Les Kurdes de Syrie et spécifiquement les Forces démocratiques syriennes (FDS) dirigés par Mazloum Abdi n’ont pas dérogé à ce traitement humiliant après avoir été les partenaires les plus solides et les plus fiables de Washington dans le Levant pendant plus d’une décennie.</em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-18289694"></span>



<p>On sent que le cœur du président américain Donald Trump bat pour le président syrien Ahmed Al-Charaa sur lequel il est dithyrambique depuis leur première rencontre à Riyad en mai 2025 et lors de laquelle il l’avait notamment qualifié de jeune homme séduisant et de dur à cuire, et depuis l’étoile des Kurdes a commencé à pâlir.</p>



<p>L’envoyé spécial américain pour la Syrie Tom Barrack a déclaré que la meilleure chance des Kurdes en Syrie résidait désormais dans le nouveau gouvernement dirigé par le président Al-Charaa et que la mission des FDS à savoir combattre l’Etat islamique (EI, Daech) n’était plus d’actualité sur le terrain. Un sentiment de trahison et d’aigreur a saisi les Kurdes qui se sentent désormais en danger comme le sont les Alaouites et les Druzes.</p>



<p>Dans l’enquête du <a href="https://www.ft.com/content/8591f985-33b3-4118-90b1-6fc02f04e835" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Financial Times</a> intitulée <em>«Les Kurdes syriens sur la défensive alors que les États-Unis tournent le dos à leurs anciens alliés»</em>, Raya Jalabi rapporte qu’à l’automne 2014, la ville de Kobané, majoritairement kurde, dans le nord de la Syrie, était sur le point de tomber aux mains des combattants de l’État islamique, numériquement et matériellement supérieurs. Les combattants kurdes luttaient pour la défendre lorsque des avions de combat américains ont commencé à leur larguer des munitions. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Une autonomie kurde éphémère</h2>



<p>Ce pont aérien a changé le cours de la bataille et a contribué à forger un partenariat avec Washington qui allait façonner le destin des Kurdes du nord-est de la Syrie pour les années à venir. Ces combattants ont donné naissance aux Forces démocratiques syriennes (FDS) qui, grâce à l’armement et à l’entraînement fournis par les États-Unis, ont contribué à la défaite de l’État islamique. Les Kurdes ont ensuite profité de cette victoire pour prendre le contrôle incontesté d’un tiers du territoire syrien.</p>



<p>Toutefois, cette expérience d’autonomie kurde, qui dure depuis dix ans, semble toucher à sa fin cette semaine suite à une offensive rapide de Damas au cours de laquelle les forces gouvernementales ont repris le contrôle de territoires qui étaient sous le contrôle des FDS depuis des années et l’alliance avec Washington a été effectivement rompue.</p>



<p>Selon l’enquête, la position de Washington, fortement appuyée par la Turquie, constitue un soutien sans équivoque au redécoupage radical de la carte du pays opéré par Al-Charaa un peu plus d’un an après la chute du régime de Bachar Al-Assad.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un tournant dans la transition syrienne</h2>



<p>Le journal britannique soutient que cette initiative, un pari risqué qui semble avoir porté ses fruits pour Al-Charaa, représente un tournant dans la transition syrienne. Le président syrien s’est efforcé d’unifier le pays fracturé après 14 années d’une guerre civile sanglante et l’offensive gouvernementale a permis à ses forces de prendre le contrôle de la région riche en pétrole et de consolider leur emprise sur une grande partie du pays.</p>



<p>Toutefois, <em>FT </em>souligne que, pour les Kurdes et leurs soutiens, il s’agit d’une trahison qu’ils redoutaient déjà après le retour de Trump à la Maison-Blanche l’année dernière.</p>



<p>Comme d’autres minorités en Syrie, les Kurdes se méfient du régime d’Al-Charaa et de ses forces indisciplinées et confondent souvent son mouvement avec les combattants de Daech qu’ils ont combattus par le passé.&nbsp;</p>



<p>Le journal cite le responsable politique kurde Hassan Mohammed Ali: <em>« La déclaration de Barrack est on ne peut plus claire. La communauté kurde se sent trahie. Nous avons combattu Daech et perdu plus de 10 000 vies et voilà que ce même Daech est de retour avec les mêmes forces de la coalition. Nous avons le sentiment d’avoir été sacrifiés au profit d’autres »</em>.&nbsp;</p>



<p>Le <em>FT </em>indique que Trump, après s’être entretenu avec Al-Charaa mardi dernier, a déclaré que <em>« bien qu’il apprécie les Kurdes, ces derniers ont reçu d’énormes sommes d’argent, du pétrole et d’autres ressources et agissaient donc davantage pour leur propre intérêt que pour le nôtre mais nous entretenons de bonnes relations avec les Kurdes et nous nous efforçons de les protéger »</em>.</p>



<p>Les FDS ont émergé du chaos de la guerre civile syrienne, qui a débuté en 2011, grâce à leurs liens avec le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), d’inspiration marxiste-léniniste. Ses combattants étaient perçus comme l’antithèse des combattants loyalistes de l’EI, ce qui en faisait des alliés pragmatiques de Washington, qui les a soutenus en tant que forces terrestres pour la campagne aérienne menée par les États-Unis. Ce partenariat a provoqué la colère d’Ankara car le PKK menait une insurrection contre l’État turc depuis des décennies.</p>



<p>Les FDS ont atteint un effectif de 60 000 hommes et femmes, dont plus de la moitié étaient des combattants arabes et non kurdes, selon des sources officielles. Si leurs efforts contre l’État islamique ont été largement salués, leur gouvernance interne, notamment leur vaste administration civile, a suscité des critiques de la part de certains Arabes syriens en raison de leurs méthodes de plus en plus autoritaires, en particulier dans les zones majoritairement arabes qu’elles contrôlaient. De nombreux rebelles anti-Assad les considéraient également avec méfiance car elles privilégiaient le contrôle territorial à l’opposition au dictateur.</p>



<p>Lorsque Al-Charaa a pris le pouvoir en décembre 2024, le compte à rebours a commencé, le nouveau président ayant clairement indiqué qu’il ne tolérerait pas un État fracturé.</p>



<p>Les États-Unis ont rapidement soutenu Al-Charaa aux côtés de puissants alliés comme la Turquie et l’Arabie saoudite et ont cherché à réconcilier les deux camps. En mars de l’année dernière, Washington a négocié un accord entre Al-Charaa et le commandant des FDS, Mazloum Abdi, visant à intégrer celles-ci et leurs organes affiliés à l’État syrien. Les modalités pratiques devaient être finalisées avant la fin de 2025. Cependant, ces négociations ont piétiné, chaque partie s’accusant mutuellement de mauvaise foi et de refus de compromis.</p>



<p>Dans les semaines précédant l’offensive, Al-Charaa a proposé un accord aux responsables kurdes, à condition qu’ils l’acceptent immédiatement, selon des responsables syriens et kurdes ainsi que des personnes proches des pourparlers. Cet accord stipulait que les FDS pourraient intégrer trois divisions et deux bataillons à l’Armée nationale syrienne et leur commandant Abdi deviendrait vice-ministre de la Défense.</p>



<p>L’envoyé américain Barrack et d’autres ont exhorté les FDS à accepter l’accord, selon un haut responsable syrien et d’autres personnes au fait des négociations.</p>



<p>Selon le <em>FT</em>, les FDS ont tenté de renégocier en exigeant des conditions qui, selon un responsable syrien, rendraient l’intégration pratiquement impossible, une affirmation corroborée par plusieurs autres.</p>



<p>Les responsables kurdes ont pour le part estimé qu’ils attendaient simplement des garanties de sécurité, compte tenu des massacres sectaires perpétrés par les forces gouvernementales et leurs alliés ailleurs en Syrie.</p>



<p>L’échéance a expiré, les FDS rejetant ce qu’elles savaient être la dernière offre de Damas et les deux parties sont restées dans l’impasse quant à l’acceptation par les Kurdes du déploiement des forces gouvernementales syriennes dans le nord-est du pays.</p>



<p>Quelques jours plus tard, le 6 janvier, les forces gouvernementales ont pénétré dans les quartiers kurdes d’Alep, la deuxième ville de Syrie, lors d’une opération planifiée qui, grâce à la médiation américaine, a permis aux Kurdes de se retirer de la ville en deux jours.</p>



<p>De là, les forces gouvernementales ont rapidement conquis les provinces de Raqqa et de Deir ez-Zor, tombées après la défection de combattants tribaux arabes des FDS.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Eviter de nouveaux combats</h2>



<p>Selon le journal britannique, Al-Charaa et Abdi ont conclu un accord en 14 points et un cessez-le-feu dimanche 17 janvier au soir. Comme prévu, Damas a imposé un accord plus contraignant : le personnel kurde sera désormais intégré individuellement et non plus en unités collectives, un coup dur pour les FDS qui espéraient conserver leur influence. La proposition de nommer Abdi vice-ministre a été également retirée.</p>



<p>Le <em>FT</em> indique qu’après la perte du soutien de Washington à l’autonomie kurde, l’identité de ceux qui soutiendront désormais les objectifs kurdes, reste incertaine. Des sources proches des négociations ont indiqué que l’intransigeance des Kurdes sur des points clés leur a coûté des alliés essentiels ces derniers jours, tout comme leur décision d’abandonner leurs postes de garde dans certaines prisons et camps de détention abritant des membres de l’EI. La version des responsables kurdes fait état que ce retrait fait suite à des attaques menées depuis Damas.</p>



<p>L’armée américaine a commencé à transférer des prisonniers en Irak par crainte d’une reprise des combats, signe qu’elle craint que le cessez-le-feu ne tienne pas.</p>



<p><em>«&nbsp;Ils ont maintenant prouvé que nous ne pouvons pas leur faire confiance pour gérer les prisons. Leur volonté de les abandonner et de risquer de libérer des prisonniers endurcis de l’EI a suscité l’indignation générale&nbsp;»</em>, a déclaré un diplomate occidental.</p>



<p>Certains combattants kurdes se sont repliés sur leurs positions initiales, se cachant dans la ville lourdement fortifiée de Kobané. Ils affirment se préparer à combattre les forces gouvernementales qu’ils accusent de commettre des atrocités dans un climat de désinformation généralisée.</p>



<p>Les FDS et les habitants de Kobané affirment que la ville est déjà assiégée et accusent le gouvernement d’avoir coupé l’électricité et l’eau.</p>



<p>Dareen Khalifa, conseillère principale à l’International Crisis Group a déclaré : <em>«&nbsp;Tout au long de cette année, les Forces démocratiques syriennes ont mal interprété les signaux et commis des erreurs d’appréciation, ne prenant pas pleinement en compte les conséquences du fait que les États-Unis ne s’appuient pas exclusivement sur elles comme principal partenaire dans la lutte contre le terrorisme&nbsp;»</em>.&nbsp;</p>



<p>Elle estime que malgré le faible niveau de confiance, les deux parties doivent reprendre rapidement les négociations et finaliser l’accord afin d’éviter de nouveaux combats.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="zjjWpElGAR"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/19/la-bombe-a-retardement-des-9000-combattants-de-daech-dans-les-prisons-kurdes/">La bombe à retardement des 9000 combattants de Daech dans les prisons kurdes</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La bombe à retardement des 9000 combattants de Daech dans les prisons kurdes » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/19/la-bombe-a-retardement-des-9000-combattants-de-daech-dans-les-prisons-kurdes/embed/#?secret=4hXtAYnGfV#?secret=zjjWpElGAR" data-secret="zjjWpElGAR" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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			</item>
		<item>
		<title>La bombe à retardement des 9000 combattants de Daech dans les prisons kurdes</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/19/la-bombe-a-retardement-des-9000-combattants-de-daech-dans-les-prisons-kurdes/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 19 Dec 2024 10:12:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un effondrement des FDS profitera à Daech et peut amener à la fuite de 9000 dangereux terroristes  des prisons où ils sont incarcérés. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/19/la-bombe-a-retardement-des-9000-combattants-de-daech-dans-les-prisons-kurdes/">La bombe à retardement des 9000 combattants de Daech dans les prisons kurdes</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Les prisonniers de l’État islamique (EI et en arabe Daech) ne sont pas détenus dans les sinistres prisons comme Saidnaya dans le territoire syrien qui était contrôlé par Bachar Al-Assad mais dans la partie du territoire syrien contrôlé par les Kurdes des Forces démocratiques syriennes (FDS) avec qui la Turquie veut en découdre aujourd’hui via des factions syriennes qu’elle arme et les attaques ont commencé. Un effondrement du pouvoir des FDS profitera à Daech et peut amener à la fuite de 9000 éléments terroristes très dangereux des prisons où ils sont incarcérés.&nbsp;</em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-14921002"></span>



<p>Les responsables américains ont pointé du doigt une <em>«bombe à retardement»</em> dans les prisons détenant des partisans de l’EI dans les zones contrôlées par les FDS, groupe armé kurde qui contrôle 40% du territoire syrien notamment le nord-est.&nbsp;</p>



<p>Selon une enquête de Robbie Gramer et Paul McLeary publiée par le magazine <em><a href="https://subscriber.politicopro.com/article/2024/12/us-syria-isis-jails-00194955" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Politico</a></em>, les responsables américains craignent que les détenus des prisons kurdes tentent de s’en échapper. Des milliers de combattants de l’EI et leurs familles sont en effet détenus dans des prisons gardés par les forces kurdes soutenues par les États-Unis et disposant d’armes limitées. </p>



<p>Ces prisons étaient censées être temporaires mais les pays d’origine des prisonniers ne voulaient pas qu’ils rentrent.</p>



<p>Le magazine ajoute qu’il s’agit d’une crise qui a lentement couvé jusqu’à la chute du régime d’Al-Assad qui a plongé le pays dans un avenir incertain.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une armée de terroristes en prison</h2>



<p>Le retour complet de l’EI pourrait dépendre de la capacité des États-Unis et d’un groupe d’alliés faibles à empêcher leur fuite.</p>



<p><em>«Je déteste généralement ces clichés mais c’est ce qui se rapproche le plus d’une bombe à retardement»</em>, a déclaré un haut responsable américain de la lutte contre le terrorisme qui a requis l&rsquo;anonymat. <em>«Si la Turquie ne met pas fin à ses attaques contre les FDS nous risquons d’être confrontés à une évasion massive des prisons»</em>.</p>



<p>Les développements en Syrie surviennent à un moment critique pour la région et pour les États-Unis avec une nouvelle administration sur le point de prendre le pouvoir qui promet moins d’aide étrangère. <em>«Il s’agit essentiellement d’une armée terroriste en prison»</em>, a déclaré le général à la retraite et ancien commandant du commandement central Joseph Votel.</p>



<p>Bien que la majorité des combattants de l’EI détenus soient originaires d’Irak ou de Syrie, un certain nombre d’autres venaient d’Europe, d’Asie centrale et d’Amérique du Nord notamment des États-Unis.</p>



<p>Certains pays se sont montrés réticents à se voir restituer leurs nationaux prisonniers ce qui a entraîné des années d’incertitude juridique pour environ 9000 combattants aguerris du groupe et environ 50 000 autres personnes dont des épouses et des enfants.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="mklwjJahpb"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/18/qui-est-a-lorigine-de-lattaque-djihadiste-reussie-en-syrie/">Qui est à l’origine de l’attaque djihadiste réussie en Syrie ?</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Qui est à l’origine de l’attaque djihadiste réussie en Syrie ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/18/qui-est-a-lorigine-de-lattaque-djihadiste-reussie-en-syrie/embed/#?secret=zwpRHA5ZzX#?secret=mklwjJahpb" data-secret="mklwjJahpb" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Les États-Unis ont soutenu le groupe kurde FDS que la Turquie, membre de l’Otan, considère comme un groupe terroriste qui menace la sécurité de son territoire. Les forces mandataires de la Turquie en Syrie ont lancé plusieurs attaques à grande échelle contre les FDS depuis qu’Al-Assad a perdu le pouvoir ce mois-ci.</p>



<p>Le magazine affirme que les tensions actuelles ont conduit à l’épuisement des forces kurdes combattant à la fois les groupes rebelles syriens qui sont les forces mandataires de la Turquie et les restes de l’Etat islamique.</p>



<p><em>Politico</em> estime qu’il existe une possibilité de parvenir à un accord alors que les FDS cherchent à prolonger le cessez-le-feu conclu entre leurs combattants et les combattants fidèles à la Turquie dans la ville de Manbij au nord-est de la Syrie.</p>



<p>Le secrétaire d’État américain Anthony Blinken s’est récemment rendu à Ankara pour discuter du cessez-le-feu négocié par les États-Unis. Le porte-parole du Département d’État Matthew Miller a déclaré: <em>«Nous continuons à collaborer avec les Forces démocratiques syriennes et avec la Turquie pour aller de l’avant et nous ne voulons voir aucune partie exploiter la situation instable actuelle pour promouvoir ses propres intérêts étroits au détriment de l’intérêt national syrien au sens large.»</em></p>



<p>Le commandant des FDS Mazloum Abdi a déclaré sur X que ses forces attendent avec impatience la poursuite des pourparlers, l’élargissement du cessez-le-feu et l’établissement d’une zone démilitarisée avec la redistribution des forces de sécurité sous la supervision et la présence des États-Unis.</p>



<p>Il y a environ 900 soldats américains en Syrie pour former les FDS. Les responsables du Pentagone ont déclaré qu’il n’était pas prévu d’envoyer davantage de personnes sur place ou de modifier leur mission pour le moment cependant les États-Unis ne voudront peut-être pas prendre les devants dans la résolution de la crise syrienne surtout après l’entrée en fonction du président élu Donald Trump le mois prochain.</p>



<p>James Jeffrey, ancien envoyé spécial en Syrie sous la première administration Trump déclare: <em>«Nous avons tendance à considérer toutes les guerres antiterroristes comme sans fin et croyez-moi, Trump ne voit pas les choses de cette façon»</em>. Jeffrey a ajouté qu’il pensait que les forces kurdes pouvaient contrôler les prisons en Syrie qu’il y ait ou non une présence américaine dans ce pays. Sauf que Jeffrey ne dit pas comment les FDS peuvent-ils se maintenir et assurer leur pérennité si les États-Unis retirent leurs troupes.&nbsp;Il a même déclaré que les Kurdes sont disposés à travailler avec les forces soutenues par la Turquie dans le nord de la Syrie et qu’ils ont également contacté le nouveau gouvernement de Damas. Or qui peut affirmer que dans l’autre sens, les groupes soutenus par la Turquie sont disposés à collaborer avec les Kurdes qu’ils attaquent depuis la chute de Bachar Al-Assad.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="eNZwXX5wwf"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/11/le-faux-calcul-de-la-turquie-en-syrie/">Le faux calcul de la Turquie en Syrie</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le faux calcul de la Turquie en Syrie » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/11/le-faux-calcul-de-la-turquie-en-syrie/embed/#?secret=cLa0YlsBKS#?secret=eNZwXX5wwf" data-secret="eNZwXX5wwf" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Mais tout le monde à Washington n’est pas d’accord avec James Jeffrey à Washington. Les alliés du président Joe Biden au Congrès ont critiqué Ankara pour ne pas avoir empêché ses mandataires de lancer des attaques contre les FDS ce qui complique la réponse de l’administration actuelle.<em> «Si nous voulons garantir que ces prisons soient correctement gardés, nous devons, aux États-Unis, fournir aux Kurdes syriens l’assurance que nous empêcherons la Turquie de les attaquer»</em>, a déclaré le sénateur démocrate du Maryland Chris Van Hollen, membre la Commission des Affaires étrangères du Sénat. <em>«Et lorsque la Turquie soutient les attaques de l’Armée nationale syrienne </em>(l’ANS est un groupe de factions rebelles syriennes financées et armées par la Turquie fondé en 2017 et formée par la réunion de l’Armée syrienne libre du nord de la Syrie, d’Ahrar Al-Cham, de Jaych Al-Islam et de divers autres groupes, Ndlr) <em>contre les Kurdes, le plus grand gagnant est l’EI»</em>, a-t-il ajouté.&nbsp;</p>



<p><em>Politico</em> confirme que les forces américaines en Syrie pourraient être confrontées à une nouvelle menace si les FDS s’effondrent dans les camps où sont détenus les combattants de l&rsquo;Etat islamique et leurs familles. <em>«C’est quelque chose qui pourrait s’effondrer rapidement»</em>, a déclaré Carolyn Rose, experte au New Lines Institute, un groupe de réflexion sur la politique étrangère. <em>«Les risques potentiels menacent non seulement les partenaires de Washington mais aussi les soldats américains sur le terrain qui mènent cette mission d’orientation et d’assistance»</em>, a-t-elle ajouté.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Risques pour les soldats américains sur le terrain</h2>



<p>La semaine dernière, les États-Unis ont mené des dizaines de frappes aériennes contre des sites qu’ils prétendaient appartenir à l’EI ciblant les dirigeants du groupe terroriste.</p>



<p>Le responsable du commandement central, le général Eric Kurella, a également visité les forces américaines au Moyen-Orient et en Syrie et rencontré des combattants des FDS avant de se rendre à Bagdad pour rencontrer les dirigeants irakiens. Kurilla a déclaré dans un communiqué: <em>«Sans aucun doute, nous ne devons pas permettre à l’EI de se remodeler et de profiter de la situation actuelle en Syrie et toutes les organisations en Syrie doivent savoir que nous les tiendrons pour responsables si elles coopèrent avec l&rsquo;EI ou le soutiennent de quelque manière que ce soit.»</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="gQsEvZpdyz"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/09/chute-de-la-maison-al-assad-en-syrie-les-dessous-des-cartes/">Chute de la maison Al-Assad en Syrie : les dessous des cartes</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Chute de la maison Al-Assad en Syrie : les dessous des cartes » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/12/09/chute-de-la-maison-al-assad-en-syrie-les-dessous-des-cartes/embed/#?secret=7oTsTD2XEb#?secret=gQsEvZpdyz" data-secret="gQsEvZpdyz" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
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		<title>La Turquie instrumentalise les fosses communes en Libye et en Syrie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Aug 2021 06:53:03 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Turquie envisage d&#8217;utiliser les fosses communes, qui ont été découvertes dans plusieurs villes de la Libye, comme une carte maîtresse dans ses jeux politiques dans les pays nord-africains, indiquent des sources proches du service de sécurité du gouvernement libyen de l&#8217;unité nationale. Par Alaeddin Saleh * Les sources, qui souhaitent rester anonymes, précisent que les forces...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/08/10/la-turquie-instrumentalise-les-fosses-communes-en-libye-et-en-syrie/">La Turquie instrumentalise les fosses communes en Libye et en Syrie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/08/Fosses-communes-Tarhouna-Libye-1.jpg" alt="" class="wp-image-358972"/></figure></div>



<p><strong><em>La Turquie envisage d&rsquo;utiliser les fosses communes, qui ont été découvertes dans plusieurs villes de la Libye, comme une carte maîtresse dans ses jeux politiques dans les pays nord-africains, indiquent des sources proches du service de sécurité du gouvernement libyen de l&rsquo;unité nationale.</em></strong></p>



<p>Par<strong> Alaeddin Saleh</strong> *</p>



<span id="more-358971"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/07/Alaeddin-Saleh.jpg" alt="" class="wp-image-309522"/></figure></div>



<p>Les sources, qui souhaitent rester anonymes, précisent que les forces militaires turques en Libye dirigées par général Ilkay Altındağ collectent activement des données et des preuves matérielles lors de la récupération des corps dans des villes de Gharian, Tarhouna et Nasma à l&rsquo;ouest de la Libye. Le but est d&rsquo;accuser le chef de l’Armée nationale libyenne (ANL) Khalifa Haftar et ses associés de crimes de guerre et d&rsquo;exécutions non-judiciaires.</p>



<p>Les sources indiquent que la Turquie a l&rsquo;intention d&rsquo;affaiblir la position de ses adversaires, y compris l’homme fort libyen et des personnalités politiques alliées. En outre, Ankara cherche à assurer une majorité de voix au profit des candidats pro-turcs lors des prochaines élections, prévues le 24 décembre 2021. Cette ingérence de la Turquie pourrait exercer une influence négative sur l&rsquo;organisation du vote et perturber le processus de règlement pacifique, estiment les mêmes sources.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Affaire libyenne</h3>



<p>L&rsquo;année dernière, avec l&rsquo;aide d&rsquo;Ankara le gouvernement de l&rsquo;accord national (GNA) a commencé des fouilles dans la ville libyenne de Tarhouna et a découvert plusieurs charniers contenant des dizaines de corps de résidents locaux. Immédiatement après l&rsquo;horrible découverte, les autorités de Tripoli ont accusé son adversaire – commandant de l’ANL Khalifa Haftar – de commettre des exécutions non judiciaires et des actes de torture aux dépens des civils dans les territoires sous le contrôle de ses forces.</p>



<p>Le fait que les responsables du GNA et ses médias fidèles ont choisi d&rsquo;ignorer est que la ville de Tarhouna avait été contrôlée depuis des années par une milice locale nommée Al-Kaniyat qui était subordonnée au GNA. Ce n&rsquo;est qu&rsquo;en avril 2019 qu&rsquo;Al-Kaniyat a rejoint l&rsquo;offensive de l&rsquo;ANL sur Tripoli. Selon les habitants de Tarhouna, les combattants d&rsquo;Al-Kaniyat ont été impliqués dans des activités criminelles bien avant de 2019, mais les autorités de Tripoli n&rsquo;ont pris aucune mesure contre le groupe, craignant que cela ne porte préjudice aux relations avec une milice influente et entraîner son rapprochement avec des forces rivales. Par conséquent, lorsque Al-Kaniyat a rejoint l&rsquo;armée de Haftar, le GNA a saisi l&rsquo;occasion et a déclaré l&rsquo;ANL responsable des crimes qui ont été perpétrés par une milice autrefois alliée. La Turquie a à son tour joué un rôle clé dans la campagne d&rsquo;information à l&rsquo;appui des autorités de Tripoli en utilisant sa puissante machine de propagande.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Affaire syrienne</h3>



<p>La Libye n&rsquo;est pas le seul endroit où la Turquie essaie d&rsquo;exploiter ce scénario pour atteindre ses ambitions géopolitiques et justifier son agression militaire.</p>



<p>Mi-juillet, le ministère turc de la Défense nationale a annoncé la découverte d&rsquo;une fosse commune dans la ville syrienne d&rsquo;Afrin qui contenait 35 corps. Les responsables turcs ont rapidement blâmé les forces démocratiques syriennes dominées par les Kurdes (SDF), les accusant d&rsquo;exécution de civils et d&rsquo;autres crimes de guerre.</p>



<p>Le commandant des SDF Mazloum Abdi a ensuite réfuté les allégations turques, en soulignant que le site excavé par des groupes armés soutenus par Ankara était, en fait, un ancien cimetière kurde où les habitants d&rsquo;Afrin tués par les forces turques et leurs supplétifs en 2018 avaient été enterrés. Il a également appelé la communauté internationale à enquêter sur cet incident afin d&#8217;empêcher les crimes contre l&rsquo;humanité commis par des militants pro-turcs en Syrie.</p>



<p>Les revendications de Mazloum Abdi ont été corroborées par l&rsquo;enquêteur numérique Benjamin Strick qui a publié plusieurs images satellites du site de 2018. Les photos fournissent des preuves indéniables qu&rsquo;un cimetière avait été situé sur le site où les forces turques ont mené des fouilles.</p>



<p>L’intervention de Strick a été suivie d&rsquo;une vague de publications et de photographies qui démontraient des pierres tombales avec des images de combattants kurdes enterrés dans le cimetière.</p>



<p>La déclaration faite par le ministère de la Défense turque vient directement du manuel des dirigeants turcs qui sont habitués à faire de telles affirmations provocantes lorsque le moment est venu et que cet instant parfait arrive convenablement juste avant que les Turcs et les Américains ne soient sur le point de se rencontrer. L&rsquo;habitude d&rsquo;Ankara d&rsquo;accuser le Parti des travailleurs du Kurdistan d&rsquo;engager des actes terroristes et des crimes de guerre contre des civils avant chaque réunion ou chaque appel téléphonique avec Washington est largement connu à tous ceux qui suivent la situation.</p>



<p>L&rsquo;échec cohérent d&rsquo;Ankara de résoudre le problème kurde selon la vision turque entraîne un cercle vicieux où la Turquie sombre plus&nbsp;encore&nbsp;et plus profondément sur la voie périlleuse de la propagande anti-kurde, se privant elle-même de la possibilité de proposer des suggestions raisonnables. Il n&rsquo;est pas surprenant que, dans le cas d&rsquo;Afrin, de nombreux analystes ont douté que la Turquie était capable de mener une enquête transparente et impartiale ou permettre aux experts étrangers de le faire en leur donnant accès à la scène du crime présumé.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Désinformation de la communauté mondiale</h3>



<p>En démonisant les Kurdes et ses antagonistes libyens, Ankara génère un flux incessant de fausses nouvelles. La communauté internationale a largement appris à prendre de telles déclarations des responsables turcs avec un grain de sel. Entre-temps, les dirigeants turcs restent indéterminés et continuent de lancer des attaques d&rsquo;informations à grande échelle. Cela suscite des interrogations sur les objectifs de l&rsquo;administration Erdogan.</p>



<p>La mise en œuvre du projet panturquiste dans la région exige évidemment des ressources énormes qu’Ankara ne possède pas dans le moment et ne possédait même pas avant la crise de l&rsquo;économie turque. Cependant,&nbsp;la Turquie&nbsp;d’Erdogan est de plus en plus dépendante de la désinformation et de la propagande et non de la réalité, et ne veut pas abandonner ses ambitions impérialistes d&rsquo;étendre l&rsquo;influence sur ses voisins et au-delà.</p>



<p><em>Journaliste libyen indépendant.</em></p>



<h4 class="wp-block-heading"><em>Articles du même auteur dans Kapitalis : </em></h4>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="qEt08DsW43"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/09/03/des-milices-libyennes-et-mercenaires-syriens-saffrontent-a-tripoli-pour-largent/">Des milices libyennes et mercenaires syriens s’affrontent à Tripoli pour l’argent</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Des milices libyennes et mercenaires syriens s’affrontent à Tripoli pour l’argent » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/09/03/des-milices-libyennes-et-mercenaires-syriens-saffrontent-a-tripoli-pour-largent/embed/#?secret=QF8vq4aB0O#?secret=qEt08DsW43" data-secret="qEt08DsW43" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>



<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="aJEX8o5WGj"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/07/27/washington-perd-patience-face-a-lexpansionnisme-turc-en-mediterranee/">Washington perd patience face à l’expansionnisme turc en Méditerranée</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Washington perd patience face à l’expansionnisme turc en Méditerranée » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/07/27/washington-perd-patience-face-a-lexpansionnisme-turc-en-mediterranee/embed/#?secret=9UYjGhzevw#?secret=aJEX8o5WGj" data-secret="aJEX8o5WGj" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
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		<item>
		<title>Les Kurdes syriens ont-ils mal calculé leur accord pétrolier avec les États-Unis?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 21 Sep 2020 08:00:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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		<category><![CDATA[Delta Crescent Energy LLC]]></category>
		<category><![CDATA[Forces démocratiques syriennes]]></category>
		<category><![CDATA[Kurdes syriens]]></category>
		<category><![CDATA[Mazloum Abdi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pour l’administration autonome du Nord et de l’Est de la Syrie, le bénéfice éphémère de l’accord signé avec une compagnie pétrolière américaine pourrait devenir un échec complet à long terme. Décryptage… Par Ahmad Al Khaled * L’accord controversé conclu entre les Forces démocratiques syriennes (FDS), à dominante kurde, et la compagnie pétrolière&#160;affiliée&#160;à l’administration américaine Delta...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/09/21/les-kurdes-syriens-ont-ils-mal-calcule-leur-accord-petrolier-avec-les-etats-unis/">Les Kurdes syriens ont-ils mal calculé leur accord pétrolier avec les États-Unis?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/09/Petrole-Guerre-Proche-Orient.jpg" alt="" class="wp-image-317190"/></figure>



<p><em><strong>Pour l’administration autonome du Nord et de l’Est de la Syrie, le bénéfice éphémère de l’accord signé avec une compagnie pétrolière américaine pourrait devenir un échec complet à long terme. Décryptage…</strong></em></p>



<p><em>Par </em><strong>Ahmad Al Khaled</strong> *</p>



<span id="more-317189"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/09/Ahmad-Al-Khaled.jpg" alt="" class="wp-image-317191"/></figure></div>



<p>L’accord controversé conclu entre les Forces démocratiques syriennes (FDS), à dominante kurde, et la compagnie pétrolière&nbsp;<a href="https://newrepublic.com/article/158841/pompeo-trump-steal-oil-kurds-syria-iraq" target="_blank" rel="noreferrer noopener">affiliée</a>&nbsp;à l’administration américaine Delta Crescent Energy LLC au début du mois d’août a provoqué une forte réaction internationale. Certains pays et gouvernements régionaux n’ont pas tardé à&nbsp;<a href="https://www.newsweek.com/syria-trump-stealing-oil-us-confirms-deal-1526589" target="_blank" rel="noreferrer noopener">condamner</a>&nbsp;l’accord dont les détails ont été gardés strictement secrets pendant un an.</p>



<p>Cependant, des&nbsp;<a href="https://nationalinterest.org/blog/skeptics/us-general-were-talking-russia-about-syrias-oil-166762" target="_blank" rel="noreferrer noopener">rapports récents</a>&nbsp;ont dissipé tout doute sur la raison pour laquelle les États-Unis avaient réellement besoin de cet accord. Plusieurs sources familiers avec le contenu du contrat ont également&nbsp;<a href="https://edition.cnn.com/2020/08/05/politics/syria-secretive-oil-contract-delta-force-ambassador/index.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">confirmé</a>&nbsp;que l’objectif principal était de refuser à Damas l’accès aux champs pétrolifères, ainsi que de la couper complètement de tout revenu de la production d’énergie dans la région.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les motivations troubles des autorités kurdes</h3>



<p>Dans le même temps, la motivation des autorités kurdes reste floue. Si les Américains poursuivent une stratégie de dissuasion politique et économique contre Damas pour tenter d’évincer le leader de longue date Bachar El-Assad, la manœuvre kurde ressemble à la reddition aux États-Unis plutôt qu’à une décision réfléchie et clairvoyante.</p>



<p>Les analystes d’Al-Monitor&nbsp;<a href="https://www.al-monitor.com/pulse/originals/2020/08/syria-oil-deal-delta-kurds-sdf-kobane-backstory-turkey.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">suggèrent</a>&nbsp;qu’en faisant cela, les Kurdes ont tenté d’atteindre un ensemble d’objectifs ambitieux et interdépendants, dont le principal était d’acquérir le statut indépendant de l’autonomie. C’est pourquoi les dirigeants kurdes ont décidé de consolider une présence militaire américaine dans le nord-est de la Syrie et de donner le feu vert à la volonté commerciale américaine.</p>



<p>Les Kurdes estiment que la diversification des relations avec les États-Unis, la superpuissance mondiale, qui contribue à une coopération plus approfondie avec Washington, conduira à terme à une reconnaissance internationale de l’administration kurde. En ce sens, l’approche des Kurdes syriens est très similaire à celle de leurs frères irakiens. Ces derniers ont pu renforcer à la fois l’indépendance économique et l’autonomie politique de Bagdad après avoir réglé les choses avec la Turquie, en lui accordant une part considérable des contrats dans la construction au pétrole dans le Kurdistan irakien.</p>



<p>Quant aux Kurdes syriens, il est peu probable qu’ils puissent répéter le même scénario. Si le commandement des FDS dirigé par Mazloum Abdi espère pouvoir mettre en œuvre ce projet avec l’aide américaine dans les circonstances actuelles, elle a mal calculé et sous-estimé les défis potentiels auxquels elle pourrait faire face.</p>



<p>Premièrement, la position des FDS est beaucoup plus fragile que celle des Kurdes du Kurdistan irakien. Malgré le mépris de Bagdad, il a suffi aux Kurdes irakiens de conclure un accord avec la Turquie pour accéder aux marchés pétroliers de la côte sud de la Méditerranée et assurer leur autonomie.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Le gouvernement syrien&nbsp;<a href="https://www.jpost.com/middle-east/turkey-works-with-syrian-regime-to-oppose-us-company-oil-deal-in-syria-637428" target="_blank" rel="noreferrer noopener">condamne</a>&nbsp;l’accord et dénonce un «vol»</h3>



<p>Les Kurdes syriens doivent être prêts à affronter au moins de lourdes négociations avec un grand nombre d’acteurs régionaux et internationaux ou même une confrontation ouverte avec son voisin hostile. Hormis le gouvernement syrien, qui a déjà <a href="https://www.jpost.com/middle-east/turkey-works-with-syrian-regime-to-oppose-us-company-oil-deal-in-syria-637428" target="_blank" rel="noreferrer noopener">condamné</a> l’accord, dénonçant un<em> «vol» </em>et une atteinte à la souveraineté du pays, la normalisation des relations avec Ankara reste l’une des questions les plus problématiques pour l’administration kurde. D’autant plus que la Turquie considère les FDS comme une filiale syrienne de l’organisation terroriste PKK et a déjà mené une opération de grande envergure <em>«Source de la paix»</em> dans le nord de la Syrie en 2019.</p>



<p>Les actions unilatérales kurdes qui ignorent les intérêts de Damas, principal allié de Moscou, et les préoccupations turques pourraient détruire complètement leurs rêves d’autonomie potentielle. Et si Damas se limitait à s’adresser aux tribunaux internationaux, qui déclarent très probablement l’accord nul et non avenu, Ankara pourrait apparemment aller plus loin et reprendre les combats pour empêcher les forces kurdes de renforcer leurs positions à la frontière sud de la Turquie.</p>



<p>Dans un tel cas, il serait extrêmement risqué pour la partie kurde de compter sur l’aide d’une présence américaine réduite qui est actuellement entièrement engagée dans la protection des champs pétrolifères. La pratique a montré que lorsque les États-Unis étaient confrontés au dilemme de soutenir les Kurdes ou de sauver des relations avec un État partenaire, ils choisissent ce dernier. Dans le passé, Washington <a href="https://www.ft.com/content/69b5b776-9e58-11e7-8cd4-932067fbf946" target="_blank" rel="noreferrer noopener">s’est opposé</a> au référendum sur l’indépendance du Kurdistan irakien en 2017 et a effectivement <a href="https://www.nytimes.com/2019/11/07/us/politics/memo-syria-trump-turkey.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">autorisé</a> l’opération militaire turque <em>«Source de la paix»</em>, qui a coûté aux Kurdes la perte de <a href="https://anfenglish.com/rojava-syria/sdf-balance-sheet-of-war-and-resistance-for-2019-40551" target="_blank" rel="noreferrer noopener">nombreuses vies</a> et une grande partie du territoire.</p>



<p>Si les Kurdes se distancient de la coordination multilatérale, ils font face à des conséquences dramatiques, allant jusqu’aux sanctions internationales ou à l’agression militaire. Le plus grave, c’est aussi que les FDS risquent de détériorer les relations avec les États européens qui sont depuis longtemps favorables au problème kurde en Syrie.</p>



<p><em>* Journaliste et auteur syrien.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/09/21/les-kurdes-syriens-ont-ils-mal-calcule-leur-accord-petrolier-avec-les-etats-unis/">Les Kurdes syriens ont-ils mal calculé leur accord pétrolier avec les États-Unis?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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