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	<title>Archives des migrants subsahariens - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des migrants subsahariens - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>L’affaire Saadia Mosbah continue de susciter une vive émotion en Tunisie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/14/laffaire-saadia-mosbah-continue-de-susciter-une-vive-emotion-en-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 14 Mar 2026 09:53:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[antiracisme]]></category>
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		<category><![CDATA[Human Rights Watch]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’affaire Saadia Mosbah continue de susciter une l'émotion en Tunisie et à l’étranger. Une pétition a été lancée pour exiger sa libération. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/14/laffaire-saadia-mosbah-continue-de-susciter-une-vive-emotion-en-tunisie/">L’affaire Saadia Mosbah continue de susciter une vive émotion en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Saadia Mosbah, 65 ans, figure emblématique de la lutte antiraciste en Tunisie et présidente de l’association Mnemty dédiée à ce combat, devra comparaître de nouveau devant la Chambre criminelle du tribunal de Tunis le 19 mars 2026. La demande de mise en liberté présentée par ses avocats lors de l’audience du 12 mars a été rejeté par les juges.</em></strong></p>



<span id="more-18474753"></span>



<p>Saadia Mosbah est détenue avec d’autres membres de son association dans cette affaire portant sur des soupçons de corruption financière et administrative au sein de la direction de l’ONG très active dans la défense des droits des migrants et demandeurs d’asile subsahariens en Tunisie, des accusations que les prévenus rejettent totalement tout en criant leur innocence.</p>



<p>L’affaire Mosbah continue de susciter une vive émotion en Tunisie et à l’étranger. Une pétition a d’ailleurs été lancée ces dernières semaines en Tunisie pour exiger sa libération immédiate et dénoncer la montée des discours de haine, du racisme et des discriminations à l’encontre des défenseurs des droits humains et des organisations œuvrant sur les questions migratoires.</p>



<p>Saadia Mosbah a été arrêtée le 6 mai 2024. Sa famille, notamment son fils Fares Gueblaoui, s’inquiètent de son état de santé, compte tenu de la durée de sa détention.</p>



<p>Human Rights Watch (HRW) la décrit comme l’une des figures de proue du militantisme noir en Tunisie et souligne sa contribution à la loi de 2018 contre la discrimination raciale.</p>



<p>Selon HRW, son arrestation s’inscrit dans un contexte de répression contre les organisations de la société civile œuvrant pour les droits des migrants, quelques heures après que le président Kaïs Saïed a formulé de nouvelles accusations contre plusieurs ONG, les accusant de recevoir des fonds étrangers et de faciliter l’installation de migrants dans le pays.</p>



<p>La Commission internationale de juristes (CIJ) inscrit cette affaire dans une série plus large de poursuites judiciaires contre des acteurs de la société civile actifs dans les domaines de la migration, de l’asile et de la lutte contre le racisme.</p>



<p>L’Association tunisienne des femmes démocrates (ATFD) a organisé, le 10 mars, une <em>«Soirée ramadanesque pour la liberté de l’activiste et défenseure des droits humains Saadia Mosbah»</em>, au Centre Dr. Ahlem Belhaj d’écoute et d’accompagnement des femmes victimes de violence. Au cours de cette soirée, elle a réitéré son appel pour la libération de la militante antiraciste.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/03/14/laffaire-saadia-mosbah-continue-de-susciter-une-vive-emotion-en-tunisie/">L’affaire Saadia Mosbah continue de susciter une vive émotion en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Polémique en Tunisie sur la natalité des migrants subsahariens</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/11/polemique-en-tunisie-sur-la-natalite-des-migrants-subsahariens/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 11 Jan 2026 11:48:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelmajid Mselmi]]></category>
		<category><![CDATA[Attessia TV]]></category>
		<category><![CDATA[discrimination]]></category>
		<category><![CDATA[El Amra]]></category>
		<category><![CDATA[Fahem Boukadous]]></category>
		<category><![CDATA[Imen Jelassi]]></category>
		<category><![CDATA[Jebeniana]]></category>
		<category><![CDATA[la loi n° 50 de 2018]]></category>
		<category><![CDATA[migrants subsahariens]]></category>
		<category><![CDATA[Racisme]]></category>
		<category><![CDATA[Sami Ben Ghazi]]></category>
		<category><![CDATA[Sfax]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une polémique sur les réseaux sociaux sur la natalité des migrants subsahariens remet la migration irrégulière au cœur du débat en Tunisie.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/11/polemique-en-tunisie-sur-la-natalite-des-migrants-subsahariens/">Polémique en Tunisie sur la natalité des migrants subsahariens</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>En tenant des propos jugés racistes sur les migrants subsahariens en Tunisie dans le talkshow ‘‘Rendez-vous 9’’ de la chaîne privée Attessia, la journaliste Imen Jelassi ne croyait pas que ses propos allaient susciter une polémique sur les réseaux sociaux et l’indignation d&rsquo;une partie de la société civile, remettant la migration irrégulière au cœur du débat national. </em></strong><em>(Ph. Camp de migrants subsahariens à El Amra, Sfax).</em></p>



<p><strong>Latif Belhedi </strong></p>



<span id="more-18223921"></span>



<p>Imen Jelassi a appelé, en toute crédulité, dans le cadre d&rsquo;un débat sur l’immigration irrégulière, à <em>«empêcher les femmes africaines</em> [subsahariennes] <em>d’accoucher en Tunisie»</em>, car en faisant beaucoup d’enfants, elles aggravent les problèmes économiques du pays, a-t-elle expliqué. &nbsp;</p>



<p>Ces propos, relayés par les médias, ont provoqué une vague d’indignation, donnant lieu à des accusations de racisme et d’incitation à la discrimination.</p>



<p>Sur les réseaux sociaux, le médecin et activiste Abdelmajid Mselmi, le journaliste Fahem Boukadous et l’avocat Sami Ben Ghazi ont contesté la légitimité et la conformité éthique et juridique du sujet abordé à la télévision.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Rhétorique de la <em>«menace démographique»</em></h2>



<p>Le Forum tunisien des droits économiques et sociaux (FTDES) est également intervenu dans le débat, dénonçant les propos d’Imen Jelassi comme <em>«graves»</em>, <em>«racistes»</em> et s’inscrivant dans une tendance plus large à la banalisation des discours de haine. Dans une déclaration signée par son président Abderrahmane Hedhili, le Forum a également établi un lien entre la rhétorique de la <em>«menace démographique »</em> et des pratiques et politiques qui, selon lui, ont durci le regard public sur les migrations et légitimé des mesures punitives et discriminatoires. D’où l’appel à la responsabilité des institutions dans la lutte contre le racisme et la stigmatisation des migrants.</p>



<p><em>«Volant au secours»</em> de la journaliste, des commentateurs &nbsp;ont cru devoir rappeler que la politique de contrôle des naissances ou de planification familiale a été appliquée aux Tunisiennes dès le milieu des années 1960, afin d’éviter l’explosion démographique et que, dans ce même cadre, le droit à l’avortement a été accordée aux Tunisiennes dès cette époque et bien avant beaucoup d’Européennes. Il n’y a donc rien d’offensant dans les propos d’Imen Jelassi ont-ils affirmé.</p>



<p>D’autres commentateurs ont répliqué aux indignés par les propos de Mme Jelassi&nbsp;: <em>«Et si des citoyens européens avaient tenu les mêmes propos que Mme Jelassi à l’égard des migrants irréguliers tunisiens en Europe, n’auraient-ils pas crié à la discrimination et au racisme&nbsp;?»</em> &nbsp;&nbsp;</p>



<p>Sur le plan législatif, la contestation a porté sur la loi tunisienne contre la discrimination raciale&nbsp;: la loi n°&nbsp;50 de 2018, qui prévoit des sanctions pour les comportements et les propos discriminatoires, ainsi que des mesures contre l’incitation à la haine. Ce texte est considéré comme une référence essentielle pour toute plainte relative à un contenu médiatique.</p>



<p><em>«Cette affaire met en lumière une fracture structurelle qui traverse désormais le débat tunisien sur les migrants, notamment subsahariens. D’un côté, les milieux et les acteurs proches du discours souverainiste et pro-présidentiel tendent à interpréter l’augmentation du nombre de migrants irréguliers comme un problème de sécurité et de ressources publiques, et réclament des rapatriements accélérés et des mesures plus sévères, parfois même soumises à référendum. De l’autre côté, les groupes d’opposition, les journalistes, les juristes et la société civile insistent sur le respect du droit, la proportionnalité et la protection de la dignité humaine, arguant que la gestion des migrations doit rester ancrée dans les normes et les accords, sans pour autant verser dans le contrôle physique ou la stigmatisation ethnique»</em>, analyse Paolo Paluzzi dans <a href="https://www.ansa.it/ansamed/it/notizie/rubriche/cronaca/2026/01/09/frasi-razziste-in-tv-sui-migranti-in-tunisia-e-bufera-sui-social_c70b98f2-5988-4255-81ab-91f004003133.html">Ansamed</a>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Tensions sociales et théories du complot</h2>



<p>Le confrère italien, dont le pays est confronté au même problème de la migration irrégulière, ajoute&nbsp;: <em>«Le contexte politique actuel accentue la sensibilité de ce sujet. En février 2023, les déclarations du président Kaïs Saïd sur les migrants subsahariens, perçues par les observateurs internationaux et les médias comme un discours alimentant les tensions et les théories du complot, ont marqué un tournant dans le débat public et une polarisation accrue. Dans le même temps, les organisations de défense des droits humains ont décrit un durcissement des politiques migratoires et un climat plus hostile, avec des répercussions sur la sécurité des migrants et leur exposition à la violence et aux abus.»</em></p>



<p>Sur le terrain, en 2025, les autorités ont mené des opérations de démantèlement des campements informels de migrants dans la région de Sfax, notamment à El Amra et Jebeniana. Selon les forces de sécurité, ces opérations ont toujours respecté les droits humains, mais dans un contexte marqué par des tensions locales et des pressions visant à endiguer les départs vers le côtes italiennes. La Tunisie demeure un partenaire clé de l’Union européenne en matière de coopération migratoire, suite au mémorandum d’entente signé en juillet 2023. Ce mémorandum continue de faire l’objet d’interprétations divergentes entre partisans et détracteurs, notamment concernant l’équilibre entre contrôle des frontières, assistance et garanties des droits.</p>



<p><em>«Dans ce contexte, la controverse autour d’Attessia risque de se transformer en affaire politico-juridique : d’une part, les médias et les autorités de régulation sont soumis à une pression croissante pour clarifier les normes et les responsabilités ; d’autre part, la tentation est grande d’instrumentaliser la question sur le plan identitaire, dans un pays où la migration est devenue un enjeu crucial dans le débat entre le discours présidentiel et l’opposition»</em>, conclut Paolo Paluzzi. </p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="cL4wyeiRmi"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/07/tunisie-loim-assiste-8-853-migrants-au-retour-volontaire-en-2025/">Tunisie | L’OIM assiste 8 853 migrants au retour volontaire en 2025</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie | L’OIM assiste 8 853 migrants au retour volontaire en 2025 » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/07/tunisie-loim-assiste-8-853-migrants-au-retour-volontaire-en-2025/embed/#?secret=s3XP0tATba#?secret=cL4wyeiRmi" data-secret="cL4wyeiRmi" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/01/11/polemique-en-tunisie-sur-la-natalite-des-migrants-subsahariens/">Polémique en Tunisie sur la natalité des migrants subsahariens</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Saadia Mosbah ou quand la lutte antiraciste mène à la prison  </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/24/saadia-mosbah-ou-quand-la-lutte-antiraciste-mene-a-la-prison/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Dec 2025 09:57:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Mona El Abed]]></category>
		<category><![CDATA[Racisme]]></category>
		<category><![CDATA[Saadia Mosbah]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Lors de l’audience du procès de sa mère Saadia Mosbah, Fares Gueblaoui demande la permission d’embrasser sa mère et s’effondre dans ses bras.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/24/saadia-mosbah-ou-quand-la-lutte-antiraciste-mene-a-la-prison/">Saadia Mosbah ou quand la lutte antiraciste mène à la prison  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>«L’injustice se répète, la douleur s’intensifie et la patience est mise à rude épreuve», a écrit Fares Gueblaoui, le fils de Saadia Mosbah, la célèbre militante antiraciste, présidente de l’association Mnemty, emprisonnée depuis plus d’un an et demi.</em></strong></p>



<span id="more-18131385"></span>



<p>Fares commentait ainsi sur Facebook le rejet de la demande de libération sous caution présentée par les avocats de sa mère, lors de son procès, ouvert le 22 décembre 2025, devant le tribunal de première instance de Tunis. Lequel a finalement reporté l’audience au 26 février.</p>



<p>Saadia Mosbah, 65 ans, qui dirige l&rsquo;association antiraciste Mnemty depuis 2013, a été arrêtée en mai 2024 et fait l’objet d’une enquête pour blanchiment d’argent et d’enrichissement illicite, délits passibles, respectivement, de 10 et 6 ans d’emprisonnement.</p>



<p>Mnemty a déclaré dimanche dernier, dans un communiqué, qu’elle opère en toute légalité et rejette <em>«toute allégation de financement provenant de sources suspectes»</em>.</p>



<p>L’enquête ouverte l’année dernière s’est déroulée dans le contexte d’une campagne sur les réseaux sociaux visant à <em>«associer faussement le travail en faveur des droits de l’homme à des théories du complot et à des accusations de ‘‘remplacement démographique’’»</em>, affirme-t-on dans les cercles associatifs tunisiens.</p>



<p>Mosbah, qui avait joué un rôle déterminant dans l’adoption, en 2018, d’une loi interdisant la discrimination raciale, est une militante engagée pour les droits des migrants subsahariens en Tunisie, notamment depuis le discours du président Kaïs Saïed en 2023, qui dénonçait les <em>«hordes de migrants illégaux»</em> comme une menace démographique.</p>



<p>Selon son avocate, Me Monia El Abed, Mosbah <em>«souffre de maladies chroniques et ne représente aucune menace pour quiconque. Nous demandons sa libération sous caution et garantissons sa présence aux prochaines audiences.»</em> Ces garanties n&rsquo;ont pas suffi pour que les juges ordonnent sa libération sous caution. L’ancien bâtonnier, Me Chawki Tabib, qui fait partie de son collectif de défense, a quant à elle souligné que Mosbah avait dépassé la durée maximale de détention provisoire de 14 mois. <em>«Qui réparera cette injustice ?»</em>, a-t-il demandé.</p>



<p>Neuf personnes sont jugées dans cette affaire, dont 8 membres de Mnemty parmi lesquels le fils de Mosbah, Fares Gueblaoui, et le propriétaire des locaux de l’ONG.</p>



<p>À la fin de l’audience à Tunis, Gueblaoui a demandé la permission d’embrasser sa mère avant de s’effondrer dans ses bras, provoquant une vive émotion dans la salle d’audience.</p>



<p>Plusieurs autres défenseurs des droits humains sont jugés en Tunisie pour avoir apporté une aide aux migrants en situation irrégulière.</p>



<p>Depuis l’arrivée au pouvoir du président Saïed en 2021, des figures de l&rsquo;opposition et des organisations de défense des droits humains dénoncent l’érosion des droits et libertés en Tunisie, qui vient de célébrer, le 17 décembre, le 15<sup>e</sup> anniversaire de la <em>«révolution de la liberté et de la dignité»</em>, qui avait déclenché, en son temps, le fameux <em>«Printemps arabe»</em> qui est aujourd’hui un champs de ruines.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/12/24/saadia-mosbah-ou-quand-la-lutte-antiraciste-mene-a-la-prison/">Saadia Mosbah ou quand la lutte antiraciste mène à la prison  </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Sonia Dahmani comparaît devant le juge sans en avoir été informée</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/07/sonia-dahmani-comparait-devant-le-juge-sans-en-avoir-ete-informee/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 07 Nov 2025 11:20:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[migrants subsahariens]]></category>
		<category><![CDATA[Racisme]]></category>
		<category><![CDATA[Ramla Dahmani Accent]]></category>
		<category><![CDATA[sonia dahmani]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Sonia Dahmani a été emmenée, aujourd’hui, au tribunal sans en avoir été préalablement informée elle-même ni ses avocats. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/07/sonia-dahmani-comparait-devant-le-juge-sans-en-avoir-ete-informee/">Sonia Dahmani comparaît devant le juge sans en avoir été informée</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Sonia Dahmani a été emmenée, aujourd’hui, vendredi 7 novembre 2025, devant la chambre 17 auprès de la Cour d’appel de Tunis, sans en avoir été préalablement</em></strong> <strong><em>informée elle-même ni ses avocats. </em></strong></p>



<span id="more-17845829"></span>



<p>C’est ce qu’a annoncé sa sœur Ramla Dahmani Accent, qui réside en France, dans un <a href="https://www.facebook.com/ramla.accent" target="_blank" rel="noreferrer noopener">post Facebook</a>, ajoutant que Sonia a demandé le renvoi de l’affaire et l’audience a été reportée au 21 novembre courant.</p>



<p>Sonia Dahmani a comparu dans le cadre d’une affaire pour laquelle elle avait été condamnée, le 24 octobre 2024, à deux ans de prison, en vertu du décret présidentiel 54 sur la<em> «diffusion de fausses nouvelles»</em>. </p>



<p>En réalité, il s&rsquo;agit de déclarations médiatiques sur le racisme en Tunisie en lien avec les migrants subsahariens, que l&rsquo;avocate et chroniqueuse avait tenu sur les ondes d&rsquo;une radio locale.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I.B.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/07/sonia-dahmani-comparait-devant-le-juge-sans-en-avoir-ete-informee/">Sonia Dahmani comparaît devant le juge sans en avoir été informée</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunisie &#124; 10 000 migrants subsahariens rapatriés depuis janvier</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/05/tunisie-10-000-migrants-subsahariens-rapatries-depuis-janvier/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 05 Nov 2025 08:47:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[migrants subsahariens]]></category>
		<category><![CDATA[mohamed ali Nafti]]></category>
		<category><![CDATA[retour volontaire]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis début 2025, la Tunisie a rapatrié  10 000 migrants subsahariens sans papiers dans le cadre d’un programme de «retour volontaire».  </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/11/05/tunisie-10-000-migrants-subsahariens-rapatries-depuis-janvier/">Tunisie | 10 000 migrants subsahariens rapatriés depuis janvier</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Lors d’une réunion conjointe des commissions des Affaires étrangères et des Investissements de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) et du Conseil national des régions et des districts (CNRD), le 4 novembre 2025, le ministre des Affaires étrangères, Mohamed Ali Nafti, a annoncé que, depuis début 2025, la Tunisie a assuré le rapatriement de 10&nbsp;000 migrants subsahariens sans papiers dans le cadre d’un programme de «retour volontaire» mis en œuvre avec le soutien de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) et en coordination avec les pays africains d’origine.</em></strong></p>



<span id="more-17825959"></span>



<p>Le ministre a précisé que l’objectif est d’étendre cette mesure aux migrants sans papiers restants, dans le respect de la dignité humaine et en luttant contre les réseaux de trafic d’êtres humains.</p>



<p>M.&nbsp;Nafti a également précisé que Tunis n’entend pas devenir un pays de transit vers l’Europe.</p>



<p>Dans son discours, le ministre a lié les chiffres des retours à la lutte contre les trafiquants, qualifiant les migrants de <em>«victimes»</em> des réseaux criminels et insistant sur le cadre du retour volontaire convenu avec les pays d’origine. Il a réaffirmé la position <em>«catégorique»</em> de la Tunisie auprès de ses interlocuteurs européens : refuser d’être un pays de transit ou de résidence pour les migrants en situation irrégulière et plaider pour une approche commune privilégiant les voies de migration régulières. Cette position a également été réaffirmée lors de récentes rencontres avec des représentants européens et de l’OIM, a-t-il expliqué.</p>



<p>Les données les plus récentes de l’OIM indiquent qu’au premier semestre 2025, des milliers de personnes en Tunisie ont bénéficié d’une assistance au retour volontaire&nbsp;; rien qu’en juillet, l’agence a facilité plus d’un millier de rapatriements dans le cadre du programme AVRR. Ces chiffres permettent de mieux appréhender l’importance de l’annonce faite par les autorités tunisiennes d’une nouvelle étape dans la consolidation de la stratégie migratoire du pays&nbsp;: une coopération accrue avec les partenaires africains et les organisations internationales en matière de retour volontaire et une position ferme contre la transformation du pays en plaque tournante du transit vers l’Europe. Le défi restera double&nbsp;: garantir des normes de protection et de dignité aux personnes de retour tout en maintenant un dialogue efficace avec les partenaires européens sur la mobilité légale, le développement et la lutte contre les trafiquants.</p>



<p>Sauf qu’en réalité, le grand nombre de sans-papiers résidant en Tunisie dans des conditions souvent déplorables et qui sont en attente de départ vers les côtes européennes, font de la Tunisie e pratique un pays de transit des migrants illégaux. Ce qui crée beaucoup de problèmes pour le pays où des zones entières, à El-Amra notamment, dans le gouvernorat de Sfax, sont carrément occupées par des migrants sur le départ vers l’Europe. Ces migrants, dont on ne connaît pas le nombre exact, se reproduisent et donnent naissance à des enfants apatrides dont l&rsquo;avenir demeure incertain. </p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="hMTN9axilq"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/31/loim-tunisie-a-facilite-le-rapatriement-de-5336-migrants-en-7-mois/">L’OIM Tunisie a facilité le rapatriement de 5336 migrants en 7 mois</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’OIM Tunisie a facilité le rapatriement de 5336 migrants en 7 mois » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/31/loim-tunisie-a-facilite-le-rapatriement-de-5336-migrants-en-7-mois/embed/#?secret=6cfiZR1q7C#?secret=hMTN9axilq" data-secret="hMTN9axilq" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>
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		<item>
		<title>Poursuite des tragédies migratoires au large de la Tunisie</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/24/poursuite-des-tragedies-migratoire-au-large-de-la-tunisie/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Oct 2025 10:14:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Italie]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Libye]]></category>
		<category><![CDATA[Mahdia]]></category>
		<category><![CDATA[migrants subsahariens]]></category>
		<category><![CDATA[Salakta]]></category>
		<category><![CDATA[Sfax]]></category>
		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les tragédies migratoires au départ de la Tunisie se suivent et se ressemblent, avec leurs lots de morts sans sépultures. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/24/poursuite-des-tragedies-migratoire-au-large-de-la-tunisie/">Poursuite des tragédies migratoires au large de la Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Les tragédies migratoires au départ de la Tunisie se suivent et se ressemblent, avec leurs lots de morts sans sépultures. Selon les données de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), depuis 2014, au moins 32&nbsp;803&nbsp;personnes sont mortes ou ont disparu sur la route migratoire de la Méditerranée centrale, entre les côtes tuniso-libyennes et celles de l’Italie.</em></strong> <em>(Ph. Khaled-Nasraoui</em>.<em> Sauvetage de migrants par la garde maritime tunisienne).</em></p>



<p><strong>Latif Belhedi</strong></p>



<span id="more-17722859"></span>



<p>Au moins 40 migrants subsahariens, dont plusieurs nouveau-nés, ont perdu la vie après le naufrage de leur embarcation de fortune au large de Salakta, dans le gouvernorat de Mahdia. Il s’agit de la dernière tragédie en datedans ces eaux, près d’une semaine après une autre tragédie qui a coûté la vie à plus de 12 personnes dans cette zone maritime particulièrement dangereuse.</p>



<p>Environ 70&nbsp;personnes étaient entassées à bord de cette petite embarcation surpeuplée. Selon <a href="https://www.mosaiquefm.net/ar/%D8%A3%D8%AE%D8%A8%D8%A7%D8%B1-%D8%AA%D9%88%D9%86%D8%B3-%D8%AC%D9%87%D8%A7%D8%AA/1471998/%D9%85%D9%86-%D8%A8%D9%8A%D9%86%D9%87%D9%85-%D8%B1%D8%B6-%D8%B9-%D9%88%D9%81%D8%A7%D8%A9-40-%D8%B4%D8%AE%D8%B5%D8%A7-%D9%81%D9%8A-%D8%BA%D8%B1%D9%82-%D9%85%D8%B1%D9%83%D8%A8-%D9%85%D9%87%D8%A7%D8%AC%D8%B1%D9%8A%D9%86-%D9%81%D9%8A-%D8%A7%D9%84%D9%85%D9%87%D8%AF%D9%8A%D8%A9" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Mosaïque</a>, citant le porte-parole du tribunal de Mahdia, Walid Chatrbi, une trentaine de migrants avaient été secourus par les garde-côtes et le parquet tunisien a ouvert une enquête sur cet incident.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des cercueils flottants</h2>



<p>Les tragédies de ce genre sont souvent causées notamment par les conditions de mer difficiles, mais surtout par la mauvaise qualité des embarcations elles-mêmes fournies par les trafiquants d’êtres humains, des bateaux ou des navires le plus souvent instables, construits presque entièrement à partir de plaques de métal soudées à la hâte avant d’être lancés, à tel point qu’ils deviennent de véritables cercueils flottants.</p>



<p>La Tunisie, dont les côtes se trouvent par endroits à moins de 150 kilomètres de Lampedusa, avec la Libye voisine, a été l’un des principaux points de départ d’Afrique du Nord pour les migrants tentant de rejoindre l’Europe ces dernières années.</p>



<p>Selon l’agence italienne<a href="https://www.ansa.it/ansamed/it/notizie/rubriche/cronaca/2025/10/23/dramma-di-migranti-in-tunisia-neonati-fra-i-40-annegati_9a310fc6-ff6c-4e85-aa2b-15a361767a1b.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> Ansa</a>, au moins sept débarquements ont été enregistrés à Lampedusa ces dernières heures&nbsp;: trois au départ de Sfax et Sidi Mansour en Tunisie, et les autres de Zwara, Homs et Tripoli en Libye. Au total, 326 migrants sont arrivés sur l&rsquo;île lors de ces sept débarquements – des Égyptiens, des Somaliens, des Bangladais et des Pakistanais –, dont les 17 personnes débarquées du navire Dattilo avec sept corps à bord, décédées lors du naufrage entre le 16 et le 17&nbsp;octobre et repêchées ultérieurement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;argent des passeurs</h2>



<p>En&nbsp;2023, la Tunisie a signé un accord de 255&nbsp;millions d’euros avec l’Union européenne (UE), dont près de la moitié a été consacrée à la lutte contre l&rsquo;immigration clandestine, ce qui a entraîné une forte baisse des départs vers l’Italie. Depuis début 2025, selon le Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), 55 976 personnes ont débarqué sur les côtes italiennes, soit une augmentation de 2% par rapport à l’année précédente, la grande majorité (49 792) en provenance de Libye et le reste (3 947) de Tunisie, rapporte l’AFP, citée par <a href="https://www.ansa.it/ansamed/it/notizie/rubriche/cronaca/2025/10/23/dramma-di-migranti-in-tunisia-neonati-fra-i-40-annegati_9a310fc6-ff6c-4e85-aa2b-15a361767a1b.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Ansa</a>.</p>



<p>Début avril, les autorités tunisiennes ont commencé à démanteler les camps informels de migrants près de Sfax, qui abritaient environ 20&nbsp;000 personnes. Fin mars, le président Kaïs Saied a appelé l’OIM à intensifier ses efforts pour assurer le <em>«rapatriement volontaire»</em> des migrants en situation irrégulière dans le pays. </p>



<p>Ces rapatriements se poursuivent à un rythme soutenu, mais les migrants rapatriés jusque-là représente un faible taux par rapport à ceux qui rêvent toujours de partir en Europe, survivent difficilement dans des conditions lamentables en attendant de ramasser la somme nécessaire pour payer les passeurs.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/10/24/poursuite-des-tragedies-migratoire-au-large-de-la-tunisie/">Poursuite des tragédies migratoires au large de la Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Meloni aujourd’hui à Tunis pour quoi faire ?</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/31/meloni-aujourdhui-a-tunis-pour-quoi-faire-2/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 31 Jul 2025 09:46:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[garde-côtes]]></category>
		<category><![CDATA[Girogia Meloni]]></category>
		<category><![CDATA[Italie]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[migrants subsahariens]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La visite surprise, éclair et non annoncée de Girogia Meloni à Tunis suscite de sérieuses interrogations sur son objet et son timing.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/31/meloni-aujourdhui-a-tunis-pour-quoi-faire-2/">Meloni aujourd’hui à Tunis pour quoi faire ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La présidence de la république a annoncé ce matin que la présidente du conseil italien Girogia Meloni sera en visite de travail à Tunis ce jeudi 31 juillet 2025, une visite surprise, éclair et non annoncée qui suscite de sérieuses interrogations sur son objet et son timing. &nbsp;&nbsp;&nbsp;</em></strong></p>



<p><strong>Latif Belhedi</strong></p>



<span id="more-17137186"></span>



<p>Le communiqué laconique d&rsquo;une ligne et demi n’en dit pas davantage, mais on peut s’attendre à ce que Mme Meloni soit reçue au Palais de Carthage par le président de la république Kaïs Saïed et que la rencontre soit une occasion pour faire le bilan du très controversé accord migratoire entre l’Union européenne et la Tunisie, signé il y a deux ans, et dont la présidente du conseil italien était la principale instigatrice, côté européen.</p>



<p>Malgré les critiques ayant entouré cet accord, aussi bien au sud qu’au nord de la Méditerranée, notamment son <em>«manque de transparence concernant le respect des droits de l’Homme en Tunisie»</em>, selon les critiques de plusieurs Ong internationales, Mme Meloni s’est souvent dit très satisfaite du fait que la partie tunisienne ait fait sa part dans la lutte contre la migration illégale et que l’activité des garde-côtes tunisiens ont fortement réduit l’afflux de migrants vers les côtes italiennes. Ce qui est vrai. Il n’en reste pas moins que les migrants, subsahariens et autres, ainsi empêchés de rejoindre l’Europe, commencent à s’installer en Tunisie et cela crée des problèmes économiques et sociaux pour notre pays, pays de transit en passe de devenir pays d’installation.</p>



<p>Quoi qu’il en soit, et en attendant d’en savoir davantage sur les raisons de cette visite et sur ses retombées, les Tunisiens espèrent voir leur président poser sérieusement ce problème avec son hôte et identifier ensemble des solutions viables.</p>



<p>La Tunisie, qui fait face à une grave crise économique et financière, se traduisant par des forts taux d’inflation, de chômage, de pauvreté et d’endettement extérieur (plus de 80% de son PIB), ne peut pas continuer à garder les côtes italiennes et celles des pays européens au risque d’aggraver davantage la situation intérieure.</p>



<p>L’Italie est certes de plus en plus engagée économiquement en Tunisie, notamment dans le domaine de l’énergie, mais cet engagement reste pour le moment au plus près des intérêts stratégiques de l’Italie, qui cherche à devenir un hub énergétique au sud de l’Europe, et ne profite pas encore de manière perceptible à l’économie tunisienne qui reste en berne. Ce qui suscite chez les experts et les observateurs des interrogations légitimes sur les intérêts de la Tunisie dans la poursuite de la coopération énergétique avec l’Italie, dont le coût des impacts négatifs sur l’environnement risque d’être plus important que les hypothétiques bénéfices qu’elle espère en engranger. Ce qui a poussé l’Observatoire tunisien de l’économie (OTE) à critiquer, dans une récente étude intitulée <em>«Le secteur des transports : le chaînon manquant de la transition énergétique»</em>, ce qu’il a appelé les<em> «politiques énergétiques parfois importées et déconnectées de la réalité et des besoins du pays»</em>.</p>



<p>Ces questions, et bien d&rsquo;autres, ce sont les responsables tunisiens qui doivent se les poser et les mettre sur la table lors de leurs négociations avec leurs homologues italiens et européens.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/31/meloni-aujourdhui-a-tunis-pour-quoi-faire-2/">Meloni aujourd’hui à Tunis pour quoi faire ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Les «barbechas» tunisiens et la concurrence des migrants subsahariens</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/28/les-barbechas-tunisiens-et-la-concurrence-des-migrants-subsahariens/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 28 Jul 2025 11:34:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIETE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[barbechas]]></category>
		<category><![CDATA[collecteurs de plastique]]></category>
		<category><![CDATA[migrants subsahariens]]></category>
		<category><![CDATA[recyclage]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les collecteurs de plastique en Tunisie luttent contre la crise et la concurrence de migrants subsahariens. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/28/les-barbechas-tunisiens-et-la-concurrence-des-migrants-subsahariens/">Les «barbechas» tunisiens et la concurrence des migrants subsahariens</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Dans une enquête intitulée «Les collecteurs de plastique en Tunisie luttent contre la crise et l&rsquo;afflux de migrants», l’agence AFP donne voix à ces hommes et ces femmes qui fouillent les poubelles pour collecter les bouteilles en plastique à revendre aux centres de recyclage, et qui doivent désormais faire face à la concurrence des migrants subsahariens sur cette activité informelle, exténuante et mal rémunéré.</em></strong></p>



<span id="more-17113144"></span>



<p><em>«Face à des opportunités d’emploi limitées, à une inflation galopante et à un chômage élevé, des milliers de Tunisiens se sont tournés vers la collecte du plastique pour survivre»</em>, écrit l’agence, qui voit dans le développement de cette activité le <em>«reflet de l’aggravation de la crise économique en Tunisie et des défis migratoires croissants.»</em></p>



<p><em>«Un kilo de bouteilles en plastique ne rapporte que 0,5 à 0,7 dinar tunisien, soit moins de 0,25&nbsp;dollar»</em>, rapporte l’agence qui cite</p>



<p>Hamza Chaouch, président de la Chambre nationale des collecteurs de déchets recyclables, estimant à 25&nbsp;000 le nombre de collecteurs de plastique en Tunisie, dont environ 40&nbsp;% dans la capitale. <em>«Nombre d&rsquo;entre eux sont aujourd’hui des travailleurs, des retraités et des agents de nettoyage qui complètent leurs revenus, face à la hausse constante du coût de la vie»</em>, ajoute l’AFP.</p>



<p>Le taux de pauvreté en Tunisie qui dépasse 15 %, le taux de chômage autour de 16 % et l’inflation dépassant 5,4 % pousse davantage de personnes vers cette activité informelle qui attire de nombreux migrants d’Afrique subsaharienne, dont beaucoup sont bloqués en Tunisie après avoir échoué à traverser la Méditerranée pour rejoindre l’Europe.</p>



<p>Ce qui crée une concurrence entre les collecteurs locaux, appelés aussi <em>«barbechas»</em> (fouilleurs) et les travailleurs migrants qui n’a pas encore dégénéré en violence, mais cela ne saurait tarder.</p>



<p>Des responsables de centres de recyclage ont cru avoir trouvé la solution en refusant de travailler avec les <em>«barbechas»</em> subsahariens, mais cela ne semble pas avoir dissuadé ces derniers qui, pour la plupart, n’ont pas d’autres sources de revenu, les autorités ayant interdit le travail des migrants irréguliers.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>I. B.</strong>   </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/28/les-barbechas-tunisiens-et-la-concurrence-des-migrants-subsahariens/">Les «barbechas» tunisiens et la concurrence des migrants subsahariens</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunis résiste &#124; Le cri des vivants à l’ombre de Fanon </title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/20/tunis-resiste-le-cri-des-vivants-a-lombre-de-fanon/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 20 Jul 2025 11:33:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[exil]]></category>
		<category><![CDATA[Frantz Fanon]]></category>
		<category><![CDATA[frontières]]></category>
		<category><![CDATA[Le Rio]]></category>
		<category><![CDATA[migrants subsahariens]]></category>
		<category><![CDATA[Racisme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Cent ans après la naissance de Frantz Fanon, la voix du médecin révolutionnaire résonne à à Tunis, à travers les récits de migrants et d’exilés. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/20/tunis-resiste-le-cri-des-vivants-a-lombre-de-fanon/">Tunis résiste | Le cri des vivants à l’ombre de Fanon </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Samedi 19 juillet 2025, la salle du cinéma Rio, au centre-ville de Tunis, vibrait d’un silence lourd de mémoire et d’espoir.&nbsp;Cent ans après la naissance de Frantz Fanon, le médecin, le penseur et le révolutionnaire, sa voix résonnait encore, vive et brûlante, à travers les récits de migrants et d’exilés.&nbsp;En même temps, des travaux de jeunes cinéastes ont été projetés dans ce cadre militant de résistance au colonialisme et au racisme. </em></strong><strong><em></em></strong></p>



<p><strong>Manel Albouchi </strong><strong></strong></p>



<span id="more-17072303"></span>



<p>L’intitulé de la première rencontre, reprenant le titre d’un célèbre essai du psychiatre martiniquais, était, à lui seul, tout un programme&nbsp;: <em>«Les damnés de la terre aujourd’hui&nbsp;: expériences et résistances face au racisme anti-subsaharien»</em>. Ce n’était pas un simple hommage, mais une catharsis collective, celle des damnés de la terre, toujours debout, toujours vivants.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Les histoires des migrants subsahariens, coincés dans un pays qui n’est ni chez eux ni un passage sûr, rappelaient les pages sombres de Fanon sur la colonisation : ces frontières qui ne séparent pas seulement les territoires, mais brisent les vies, les espoirs, les familles.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ces blessures ouvertes qu’on nomme frontières&nbsp;&nbsp;</h2>



<p>Les jeunes Tunisiens, eux, exprimaient ce même sentiment d’étouffement, ce désir brûlant de fuir, au risque de tout perdre, parce que rester, c’est mourir à petit feu.&nbsp;</p>



<p>Ces récits, imprégnés de traumas multiples, réactivent un inconscient collectif marqué par la peur et la frustration.  </p>



<p>À deux pas du Rio, une image s’impose : la Maison de culture Ibn Khaldoun, plongée dans le silence derrière une façade rénovée, encerclée par des barrières métalliques, comme pour enfermer la pensée critique et étouffer la culture.&nbsp;</p>



<p>La statue du savant sur l’avenue Habib Bourguiba, semble, elle aussi, prise en otage par des chars d’assaut invisibles depuis le 14 janvier 2011.&nbsp;</p>



<p>Ibn Khaldoun, qui connut l’émigration et l’exil, est devenu le témoin silencieux d’un pays dont l’État tire le rideau sur son peuple.&nbsp;</p>



<p>Pourtant, la créativité résistait à une centaine de mètres de cet espace culturel public barricadé : à la salle privée Le Rio, les étudiants de l’Institut supérieur des arts multimédia de Manouba (Isamm) ont présenté 14 courts métrages, des projets de fin d’études réalisés avec presque rien, autant de petits miracles qui brisent l’obscurité.&nbsp;</p>



<p>Ces jeunes incarnent la résilience, cette capacité à renaître malgré les contraintes et les blessures.&nbsp;</p>



<p>Coup de cœur pour <em>‘‘Quelque part où j’appartiens’’</em> de Youssef Handouse, qui traite de la terre et de l’exil avec une maîtrise technique digne des plus grands réalisateurs.&nbsp;</p>



<p>Et comment ne pas évoquer Hedi Guella, encore et toujours la voix de l’exil, avec son hymne بابور زمر خش البحر.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">La vraie arme de domination : la peur&nbsp;&nbsp;</h2>



<p>La peur est l’arme la plus puissante pour museler les peuples. Elle bloque la pensée, étouffe la créativité, réduit l’humain à sa simple survie.&nbsp;Un peuple qui vit dans la peur cesse d’être libre.&nbsp;</p>



<p>La répression, la censure, les emprisonnements des voix dissidentes, le climat de suspicion nourri par les théories du complot, tout concourt à plonger les esprits dans un état d’aliénation psychologique, où l’on finit par ne plus distinguer la vérité de la propagande. </p>



<p>Fanon nous rappelle que chaque individu, chaque génération a une mission qu’elle peut remplir par engagement ou trahir par peur.&nbsp;</p>



<p>La Tunisie d’aujourd’hui est à ce carrefour : entre résignation et révolte, entre chute et renaissance, elle doit choisir.&nbsp;</p>



<p>La mémoire de 2011 est encore là, cette respiration profonde qui a fait vaciller les tyrannies.&nbsp;</p>



<p>Aujourd’hui, il s’agit de réactiver la conscience citoyenne, de briser les mécanismes de peur ancrés dans l’inconscient collectif, pour retrouver le chemin de la liberté intérieure et politique.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les cris des morts réveillent les vivants </h2>



<p>La soirée s’est conclue par une résonance :&nbsp;Tombe le colonialisme&nbsp;!&nbsp;Tombe le racisme&nbsp;!&nbsp;Tombent les politiques d’exportation des frontières.&nbsp;Mais la vraie frontière n’est pas seulement celle des territoires.&nbsp;Elle est aussi en nous, dans nos peurs, nos divisions, nos silences.&nbsp;</p>



<p>Si nous parvenons à franchir ces murailles intérieures, alors les damnés de la terre ne seront pas condamnés à subir, mais capables de réinventer le monde. </p>



<p>Ce moment n’aurait pas été possible sans le courage et la détermination des associations :&nbsp;&nbsp;le Ciné-club de Tunis, éclaireur des imaginaires;&nbsp;le Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux;&nbsp;la campagne <em>«Contre la criminalisation de l’action civile»</em>, l’Association des Amis du livre de Sousse,&nbsp;et toutes celles et tous ceux qui, par leur engagement, gardent la flamme vivante.&nbsp;</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ijk29up0q2"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/21/fanon-au-cinema-le-colonise-selon-donald-trump-ou-lanti-wokisme-a-lhonneur/">Fanon au cinéma | Le colonisé selon Donald Trump ou l’anti-wokisme à l’honneur</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Fanon au cinéma | Le colonisé selon Donald Trump ou l’anti-wokisme à l’honneur » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/21/fanon-au-cinema-le-colonise-selon-donald-trump-ou-lanti-wokisme-a-lhonneur/embed/#?secret=skePP5FMrp#?secret=ijk29up0q2" data-secret="ijk29up0q2" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/20/tunis-resiste-le-cri-des-vivants-a-lombre-de-fanon/">Tunis résiste | Le cri des vivants à l’ombre de Fanon </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Tunisie-UE &#124; 30 ans d’association, un bilan mitigé</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/19/tunisie-ue-30-ans-dassociation-un-bilan-mitige/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 19 Jul 2025 09:20:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[ECONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[accord d'association]]></category>
		<category><![CDATA[flux migratoires]]></category>
		<category><![CDATA[Giorgia Meloni]]></category>
		<category><![CDATA[migrants subsahariens]]></category>
		<category><![CDATA[multilatéralisme]]></category>
		<category><![CDATA[partenariat stratégique]]></category>
		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>On sait ce que la Tunisie a gagné de son accord d'association avec l'Union européenne, mais sait-on vraiment ce qu'elle y a perdu ?</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/07/19/tunisie-ue-30-ans-dassociation-un-bilan-mitige/">Tunisie-UE | 30 ans d’association, un bilan mitigé</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La Tunisie et l’Union européenne (UE) viennent de célébrer le 30<sup>e</sup> anniversaire de leur Accord d’association, signé le 17 juillet 1995 et considéré comme une pierre angulaire du partenariat euro-méditerranéen. Cet anniversaire aurait dû donner lieu, côté tunisien, à une évaluation objective des retombées dudit accord d’association sur l’économie du pays, en crise depuis le milieu des années 2000, et qui a de plus en plus mal à se relancer malgré l’importance des financements extérieurs, européens et autres, dont le principal impact jusque-là est d’avoir aggravé son endettement extérieur et sa dépendance vis-à-vis de ses bailleurs de fonds étrangers. Cette évaluation tarde malheureusement à être faite, et c’est la vision de l’UE et ses intérêts qui continuent de prévaloir dans cette relation très déséquilibrée.       </em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-17064291"></span>



<p>Le 30<sup>e</sup> anniversaire de l’accord d’association entre la Tunisie et l’UE intervient dans un contexte de tensions géopolitiques croissantes, dans un monde marqué par la crise du multilatéralisme, la remise en cause des droits fondamentaux et la pression de défis mondiaux tels que le changement climatique et les flux migratoires, indique le service de presse et d’information de la délégation de l’UE en Tunisie.</p>



<p>Le communiqué rappelle que, premier du genre au Maghreb, l’Accord d’association UE-Tunisie a offert, au fil des ans, un cadre privilégié pour renforcer le dialogue politique et promouvoir une coopération multisectorielle, fondée sur des valeurs communes&nbsp;: le développement durable, la solidarité et la prospérité mutuelle. En trois décennies, le partenariat s’est intensifié et élargi à des domaines clés, de la politique à l’économie, de la science à la culture, générant des résultats concrets pour les citoyens, les institutions et les entreprises des deux rives de la Méditerranée.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une trop grande dépendance</h2>



<p>Selon les données officielles publiées par la délégation de l’UE en Tunisie, l’UE est le premier partenaire commercial de notre pays, absorbant 70 % de nos exportations. L’Union est également notre premier investisseur étranger : 88% du total des IDE proviennent des pays européens, tout comme 47% de leur valeur totale. Les entreprises européennes génèrent également 90% des emplois liés aux investissements étrangers en Tunisie.</p>



<p>L’accord a favorisé l’intégration de la Tunisie dans les chaînes de valeur industrielles européennes, notamment dans les secteurs du textile, de l’agroalimentaire et des composants automobiles, grâce à l’exonération progressive des droits de douane.</p>



<p>Du protocole d’accord signé en 2023 à l’élaboration actuelle d’un <em>«Pacte pour la Méditerranée»</em>, l’UE et la Tunisie ambitionnent désormais de renforcer davantage leur partenariat et d’en faire un pilier de la stabilité régionale.</p>



<p>Les priorités stratégiques incluent la gestion coordonnée des migrations, la transition écologique et énergétique, l’innovation technologique, la formation professionnelle, l’inclusion des jeunes et des femmes, la sécurité alimentaire et le soutien aux PME.</p>



<p>Le programme Erasmus+ a également permis à des milliers d’étudiants et de chercheurs tunisiens de se former en Europe, tandis que les fonds européens ont contribué à la rénovation d’écoles, d’hôpitaux et d’infrastructures locales, ainsi qu’au soutien de projets en faveur de l’égalité des sexes, de l’emploi des jeunes et de la numérisation.</p>



<p>&nbsp;La société civile tunisienne, soulignent des sources européennes, a joué un rôle clé dans ce processus, contribuant au renforcement démocratique du pays, notamment après 2011.</p>



<p><em>«À l’occasion de ce trentième anniversaire</em>, <em>les deux partenaires souhaitent revitaliser leurs relations. Le dialogue stratégique engagé ces dernières années porte sur les défis communs d’avenir&nbsp;: le changement climatique, la gestion humaine et inclusive des flux migratoires, l’innovation technologique, la formation et la sécurité alimentaire»,</em> écrit l’UE. Qui poursuit&nbsp;: <em>«La célébration de cet anniversaire nous invite à réfléchir aux opportunités d’approfondir notre partenariat, fondé sur le respect mutuel, l’adhésion à des valeurs fondamentales partagées et une meilleure prise en compte des intérêts de toutes les parties, notamment le soutien aux jeunes, l’inclusion des femmes, la gestion collaborative des migrations, les réformes économiques, les PME et le développement territorial.»</em></p>



<p>Au cours du premier semestre 2025, conférences, expositions, publications et projets culturels ont déjà mis en lumière les réalisations de ce partenariat unique, tout en initiant un dialogue inclusif sur son avenir.</p>



<p>La Journée de l’Europe, célébrée le 9 mai, a marqué un point d’orgue, avec des événements dans différentes régions de Tunisie. <em>«Trente ans après sa signature, l’accord d’association UE-Tunisie demeure un pilier essentiel du partenariat euro-méditerranéen. Il a contribué à construire des ponts solides entre les peuples, les institutions et les économies. Mais au-delà des réalisations, il est désormais temps de se tourner vers l’avenir. Les prochaines décennies doivent être l’occasion de se projeter vers l’avenir, avec la volonté commune de relever ensemble les défis du XXIe siècle »</em>, conclut le communiqué.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’autre face de la médaille</h2>



<p>Il n’en reste pas moins que, vu de Tunis, le partenariat avec Bruxelles reste très déséquilibré et le principal intérêt de l’UE dans notre pays demeure la gestion des flux migratoires. Dans ce contexte, les Européens, sous l&rsquo;impulsion de la présidente du conseil italien, Giorgia Meloni, ont réussi à entraîner notre pays dans une politique qui est en train de le transformer d&rsquo;une zone de transit à une zone d’installation des migrants subsahariens empêchés de partir vers l’Europe.</p>



<p>Outre la coopération sécuritaire très avancée, les Européens ont désormais un autre grand axe d’intérêt en Tunisie : le développement d&rsquo;une coopération énergétique fondée sur la production d&rsquo;énergies renouvelables et d’hydrogène vert, dont on connaît l’impact destructeur sur l’environnement.</p>



<p>Autre sujet de préoccupation à Tunis : le partenariat privilégié avec l’UE est en passe de devenir problématique pour la Tunisie, trop dépendante d’un ensemble actuellement en régression et qui est traversé par des contradictions et des divisions croissantes. La crise économique en Europe provoquée par la guerre russo-ukrainienne où les Européens sont fortement engagés se répercute très négativement sur l’économie tunisienne, elle-même en crise depuis 2011.  </p>



<p>Pour sa part, la société civile tunisienne reproche à l’UE l’oubli de ce qu’elle appelle ses <em>«valeurs»</em>, dès qu’il s’agit de défendre ses intérêts, aux dépens des droits des peuples partenaires. Et dans ce contexte, la <em>«blague»</em> des <em>«valeurs partagées»</em> &nbsp;dont se gargarisent les diplomates européens n’amuse plus personne au sud de la Méditerranée où l’Europe suscite moins de désir que de répulsion.</p>



<p>Quant à la complicité européenne – et le mot n’est pas fort – avec les crimes de guerre israéliens au Moyen-Orient, elle choque désormais les plus europhiles parmi les Tunisiens. Et cela nos amis européens devraient le sentir dans leurs relations avec leurs partenaires locaux. Et si la Tunisie cherche aujourd&rsquo;hui à développer ses relations avec la Chine et, à un degré moindre, la Russie, c&rsquo;est parce qu&rsquo;elle sent que son tête-à-tête avec l&rsquo;Europe est devenu harassant et intenable à moyen et long terme.  </p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="3r2bdxcbUd"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/09/16/tunisie-union-europeenne-business-as-usual/">Tunisie – Union européenne : Business as usual&#8230;</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie – Union européenne : Business as usual&#8230; » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/09/16/tunisie-union-europeenne-business-as-usual/embed/#?secret=QowjuWRJ1v#?secret=3r2bdxcbUd" data-secret="3r2bdxcbUd" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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