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	<title>Archives des Modi - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Modi - Kapitalis</title>
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		<title>‘‘Inquilab 2020’’ │ Contre un démagogue populiste et cynique, les forces vives d’une nation</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 18 May 2025 07:06:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pourquoi, en inde, pays paysan s'il en est, le mouvement paysan de 2020 a duré un an mais n'a pas abouti à une révolution ? </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/18/inquilab-2020-%e2%94%82-contre-un-demagogue-populiste-et-cynique-les-forces-vives-dune-nation/">‘‘Inquilab 2020’’ │ Contre un démagogue populiste et cynique, les forces vives d’une nation</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>En 2020, en Inde, un pays essentiellement campagnard et sous-développé, les paysans, pourtant politiquement roués et encadrés par des intellectuels souvent brillants, n’ont pas saisi l’opportunité d’un véritable changement en profondeur qu’ils auraient pu imposer d’une manière irrémédiable, avec la majorité nécessaire pour le faire.</em></strong></p>



<p><strong>Dr. Mounir Hanablia *</strong></p>



<span id="more-16570792"></span>



<p>Les&nbsp;paysans en Chine avaient constitué la base sur laquelle s’était appuyé le Parti communiste chinois pour lutter contre l’occupation japonaise durant la seconde guerre mondiale, puis pour arracher le pouvoir au parti Kuomintang dont les débris sont toujours réfugiés aujourd’hui sur l’île de Taiwan.</p>



<p>En Russie en 1917, ou plutôt dans l’empire tsariste, les paysans, malgré les prétentions du parti bolchevik à représenter la classe ouvrière dans un pays sous industrialisé et largement agricole, avaient formé l’ossature de l’armée rouge des ouvriers et paysans, ainsi qu’on l’avait nommée, qui allait permettre aux communistes de s’installer à la tête du pays durant plus de 70 ans.</p>



<p>Curieusement,&nbsp;l’Inde, un pays majoritairement constitué de campagnards dont l’agriculture représente la principale source de revenus, n’a pas basculé dans la Révolution, malgré des famines cycliques, et les conflits intercommunautaires, ou bien issus de la tyrannie sociale née du système des castes prédominant dans le pays. Les partis communistes, légalisés dans le pays, n’ont jamais eu d’influence qu’au niveau régional dans quelques États périphériques dont ils ont remporté les élections comme le Kérala et le Bengal Occidental. Il y a bien eu un maquis communiste dirigé par Charu Majumdar, qu’on a qualifié de Naxalite, dans les forêts du Jharkhand, qui a fait parler de lui un certain temps en menant des attaques contre les forces de l’ordre ou leurs informateurs, mais ce maquis n’a pas bénéficié du soutien populaire qui lui aurait permis de constituer un fief, un territoire&nbsp;sécurisé, une république populaire, pour se lancer ensuite à la conquête du pays, comme cela s’était fait en Chine ou au Vietnam.</p>



<p>Le morcellement issu du communalisme et des castes n’a ainsi pas pu être surmonté par l’analyse ou la rhétorique marxiste alors que tout prédisposait le pays à un conflit social de grande ampleur dont aurait pu naître une situation révolutionnaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le mouvement paysan de 2020</h2>



<p>C’est pourquoi le mouvement paysan de 2020 dans le pays le plus peuplé au monde ne doit pas être considéré comme un événement marginal, le néolibéralisme et le marché global ayant le vent en poupe dans le monde entier. C’est justement pour exiger le retrait des lois instituées par décrets par le gouvernement communaliste hindou du démagogue autoritaire Modi, dans le but de soumettre l’agriculture indienne aux intérêts des grands groupes commerciaux et financiers nationaux et internationaux, que le soulèvement paysan est né afin d’épargner à des centaines de millions de paysans les expropriations de leurs terres en faveur de l’agrobusiness, que les trois nouvelles lois auraient imposées.</p>



<p>Ces lois supprimaient&nbsp;les prix minimums garantis des produits agricoles, restreignant les droits des fermiers à se pourvoir en justice en cas de litige avec des intermédiaires, qui ne seraient désormais plus agréés par l’Etat. Les fermiers devraient traiter&nbsp;avec un marché sur lequel ils n’avaient aucune prise, pas même celle de fixer les prix. Bref, ils ne seraient que de simples producteurs face à de puissantes corporations qui en seraient les principaux acteurs.</p>



<p>En légiférant par décrets, le gouvernement Indien avait court-circuité le Parlement sans lui soumettre les projets de lois contestés&nbsp;pour approbation, remettant en question l’équilibre des pouvoirs dans un pays qui se qualifie de plus grande démocratie du monde. Il était d’autant moins fondé à le faire que la Constitution indienne précisait&nbsp;que les questions liées à l’agriculture relevaient des parlements régionaux, et non&nbsp; du pouvoir central. Et il avait choisi de le faire en pleine pandémie de Covid pendant qu’il restreignait les libertés de travailler, de circuler et de se réunir dans tout le pays.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="cZN3h858h9"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/22/the-autobiography-of-dayanand-saraswati-aux-sources-du-chauvinisme-hindou/">‘‘The autobiography of Dayanand Saraswati’’: aux sources du chauvinisme hindou</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘The autobiography of Dayanand Saraswati’’: aux sources du chauvinisme hindou » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/22/the-autobiography-of-dayanand-saraswati-aux-sources-du-chauvinisme-hindou/embed/#?secret=NDORBIsLRE#?secret=cZN3h858h9" data-secret="cZN3h858h9" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">La capacité&nbsp;de mobilisation des fermiers</h2>



<p>Le fait démontre suffisamment la capacité&nbsp;de mobilisation de plusieurs centaines&nbsp;d’associations de fermiers et leur détermination dans des conditions aussi défavorables. Le noyau de la contestation s’est situé au Punjab, un des États&nbsp;les plus prospères de la Fédération Indienne, considéré dans les années 70 comme le grenier à blé de l’Inde après ce qu’on a appelé la Révolution Verte. Le cœur en a été la communauté Sikhe dont, outre les réseaux de solidarité autour d’une croyance monothéiste commune, l’Histoire est celle d’une lutte ininterrompue contre l’oppression et l’injustice du pouvoir, et dont l’idéal est le service de la communauté.</p>



<p>Ainsi les temples sikhs disposent tous de cuisines animées par des fidèles volontaires, afin de distribuer des repas gratuits à tous ceux qui se présenteraient, indépendamment de leurs race, sexe, ou conviction religieuse. Ce haut idéal humaniste a facilité la mobilisation des milliers de paysans du Punjab dont la capacité d’organisation et l’idéal communautaire étaient si on peut&nbsp;dire rodés depuis des siècles. Des milliers d’hommes, de femmes, de vieillards venus dans leurs tracteurs, camions, et camionnettes, ont ainsi établi des camps mobiles le long des routes convergeant vers la capitale, dont tous les jours ils se rapprochaient encore plus.</p>



<p>Le gouvernement indien, tout comme ceux qui l’ont précédé, n’étant nullement désireux de voir sa capitale envahie par une contestation jugée menaçante, envoya les unités centrales de la police épauler les unités régionales afin d’empêcher les contestataires de passer, si possible de les disperser. Les manifestants furent donc confrontés à la brutalité policière, mais ils persistèrent.</p>



<p>Il vint donc un moment, début décembre, alors que le froid de l’hiver se faisait sentir, où les paysans se trouvèrent bloqués en rase campagne par les forces de l’ordre avec les routes vers la capitale coupée. Des camps permanents furent ainsi montés avec entre autres bibliothèques, gymnase, cinémas, ravitaillement quotidien en provenance des campagnes, cuisine, voirie, et même des dispensaires, animés par les centaines de volontaires venus apporter leur aide. Et le mouvement a fait tache d’huile dans les autres Etats de la fédération dont les fermiers étaient aussi intéressés par le retrait des lois contestées.</p>



<p>Toujours est-il, au moment où les paysans entamaient&nbsp;des négociations avec le gouvernement, qu’ils décidaient&nbsp;de mettre la pression en bloquant le chemin de fer au niveau régional, entraînant&nbsp;l’épuisement rapide des stocks de charbon, et la fermeture de plusieurs centrales électriques nécessaires au fonctionnement de l’industrie.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="tA1ZMrBbEo"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/05/29/dans-linde-de-modi-les-musulmans-vivent-dans-la-terreur/">Dans l’Inde de Modi, les musulmans vivent dans la terreur</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Dans l’Inde de Modi, les musulmans vivent dans la terreur » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/05/29/dans-linde-de-modi-les-musulmans-vivent-dans-la-terreur/embed/#?secret=vyV452D3Ra#?secret=tA1ZMrBbEo" data-secret="tA1ZMrBbEo" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Le louvoiement du gouvernement</h2>



<p>En un peu plus d’un mois, il y eut environ six réunions entre les représentants des fermiers et du gouvernement, qui n’aboutirent pas, les premiers exigeant les retraits des lois, et les seconds s’obstinant à ne discuter que d’amendements. Naturellement le gouvernement entama une campagne de propagande de grande ampleur, relayée par des médias aux ordres appartenant aux grands groupes commerciaux désireux de voir les lois appliquées à leur bénéfice. Ils présentaient les fermiers comme des naxalites, guérilleros communistes, ou bien Punjab oblige, des khalistanis.</p>



<p>En effet, dans les années 80, l’armée indienne avait détruit le Temple d’Or d’Amritsar, le lieu le plus saint du sikhisme, parce que s’y étaient réfugiés des séparatistes exigeant la création d’un Etat sikh indépendant, le Khalistan. Une actrice&nbsp; de Bollywood devenue députée appuyait les thèses du premier ministre Modi.</p>



<p>Face à cette campagne de désinformation, les contestataires répliquaient par un usage intensif de l’Internet afin d’informer régulièrement leurs propres partisans tout en acquérant&nbsp;la sympathie de leurs compatriotes, émus par la mort d’une cinquantaine de manifestants, souvent âgées, de froid, ou de maladie. Il y eut même un suicide de protestation, afin de rappeler que les suicides de fermiers, endettés irrémédiablement, représentaient plus de 11% du total dans le pays, sur 25 ans.</p>



<p>Malgré cela, le gouvernement s’obstinait, arguait du bien-fondé de sa politique, récusée par les fermiers, les partis d’opposition, et de plus en plus les différents segments de la société civile que rebutaient&nbsp;sa dérive autoritaire remettant en cause le fonctionnement des institutions démocratiques, tout comme les méthodes policières utilisées pour réprimer les manifestants, de plus en plus soutenus par une opinion publique internationale influencée par les communautés indiennes établies aux Etats-Unis et au Canada.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le Canada s’invite dans la crise</h2>



<p>Le Premier ministre Justin Trudeau du Canada n’hésitait pas à monter au créneau pour exprimer sa solidarité avec ses compatriotes originaires d’Inde&nbsp;inquiets du sort de leurs proches demeurés dans ce pays, luttant pacifiquement&nbsp;pour préserver leurs droits. Trudeau dénoncerait quelques années plus tard l’assassinat de militants sikhs au Canada en l’attribuant aux services secrets indiens, déclenchant une crise diplomatique entre les deux pays.&nbsp;</p>



<p>Le fait le plus marquant est que le mouvement paysan, en utilisant des moyens pacifiques, était ainsi devenu une menace pour le pouvoir parce qu’il avait réussi à surmonter les différences de castes et de religions entre Hindous et Musulmans, dont le parti suprémaciste Hindou au pouvoir, le BJP, avait fait son cheval de bataille, en instaurant le fameux registre national et la réforme sur la nationalité faisant des musulmans des citoyens sans droits dans leur propre pays.</p>



<p>Le mouvement paysan avait&nbsp;fédéré les différents mécontentements contre la politique cynique d’un&nbsp;gouvernement qui n’hésitait pas à importer de l’étranger à des prix supérieurs les produits disponibles sur le marché intérieur,&nbsp;afin de casser la production locale et punir les fermiers,&nbsp;quand il ne les soumettait pas à des représailles fiscales.</p>



<p>Des personnalités éminentes et des sportifs avaient même rendu les décorations dont l’État Indien les avait honorés, en signe de protestation, un symbole fort remettant ainsi en question implicitement l’unité du pays.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Pqfaz8w7ay"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/08/inde-narendra-modi-perd-la-majorite-absolue-les-musulmans-soufflent/">Inde : Narendra Modi perd la majorité absolue, les musulmans soufflent!</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Inde : Narendra Modi perd la majorité absolue, les musulmans soufflent! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/06/08/inde-narendra-modi-perd-la-majorite-absolue-les-musulmans-soufflent/embed/#?secret=ZrgCWrOQPz#?secret=Pqfaz8w7ay" data-secret="Pqfaz8w7ay" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">L’impossible révolution</h2>



<p>Le livre, écrit comme un journal par une adolescente punjabi sikhe de 16 ans suffisamment cultivée&nbsp;pour citer des passages de pièces de Shakespeare, s’interrompt en janvier 2021 alors que les deux parties n’ont pas encore trouvé d’accord.</p>



<p>En fait, il faudra une année au gouvernement pour céder et&nbsp;se résoudre&nbsp;à&nbsp;l’annulation des lois en question. Ce n’est pas la menace de désintégration du pays qui l’a fait reculer, mais plutôt la perspective d’une défaite électorale sans&nbsp;précédent. Et les élections de 2024 viendront confirmer le recul électoral de M. Modi qui ne disposera plus de la majorité absolue au parlement.</p>



<p>Évidemment nul ne contestera que les fermiers indiens ont remporté une grande victoire en réalisant leurs objectifs contre un pouvoir sans scrupules soutenu par le marché global et les forces de la mondialisation. Néanmoins, après cela, leur mouvement s’est immédiatement auto-dissous. Et les perspectives entrevues d’une société libérée de la tyrannie des castes et du communalisme ne se sont pas réalisées, parce qu’aucun parti politique nouveau n’a émergé pour en faire programme réalisable, les partis traditionnels en étant incapables.</p>



<p>Ainsi dans un pays qui demeure essentiellement campagnard et sous-développé, avec quelques poches d’opulence autour de mégalopoles surpeuplées, les paysans, pourtant politiquement roués et encadrés par des intellectuels souvent brillants, n’ont pas saisi l’opportunité d’un véritable changement en profondeur qu’ils auraient pu imposer d’une manière irrémédiable, avec la majorité nécessaire pour le faire. Leur victoire, obtenue par leur sens de l’organisation, leur combativité, leur sacrifice, leur persévérance, et leur solidarité, n’est donc pas définitive, et demeure tributaire d’une volonté politique qui n’aura de cesse de la remettre en question dès lors que l’opportunité pour le faire se présentera.&nbsp; &nbsp;</p>



<p>* <em>Médecin de libre pratique. </em><strong><em>‘</em></strong></p>



<p><strong><em>‘Inquilab-2020 : The United Indian Peasant Movement’’, de Amarveer Kaur, éd. Notion Press, 14 février 2021, 270 pages.</em></strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/18/inquilab-2020-%e2%94%82-contre-un-demagogue-populiste-et-cynique-les-forces-vives-dune-nation/">‘‘Inquilab 2020’’ │ Contre un démagogue populiste et cynique, les forces vives d’une nation</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Le parti au pouvoir en Inde utilise la guerre d’Israël contre Gaza pour diaboliser les musulmans</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/06/le-parti-au-pouvoir-en-inde-utilise-la-guerre-disrael-contre-gaza-pour-diaboliser-les-musulmans/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/06/le-parti-au-pouvoir-en-inde-utilise-la-guerre-disrael-contre-gaza-pour-diaboliser-les-musulmans/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 Dec 2023 10:04:25 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Selon le parti au pouvoir à New Delhi, l'Inde et Israël font face à un ennemi commun appelé Islam. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/06/le-parti-au-pouvoir-en-inde-utilise-la-guerre-disrael-contre-gaza-pour-diaboliser-les-musulmans/">Le parti au pouvoir en Inde utilise la guerre d’Israël contre Gaza pour diaboliser les musulmans</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Dans un tweet publié le 7 octobre 2023, le parti Bharatiya Janata (BJP) au pouvoir en Inde a fait un parallèle entre l’attaque du Hamas contre Israël et la situation en Inde avant l’élection de Narendra Modi au poste de Premier ministre en 2014. «Ce à quoi Israël est confronté aujourd’hui, l’Inde en a souffert entre 2004 et 2014. Ne jamais pardonner ne jamais oublier», peut-on lire.</em></strong> <em>(Illustration: Netanyahou accueille Modi à l’aéroport Ben-Gourion, le 4 juillet 2017 &#8211; Ph. Haim Zach/GPO).</em></p>



<p>Par <strong>Rana Ayyub</strong> *</p>



<span id="more-10823603"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/12/Rana-Ayyub.jpg" alt="" class="wp-image-10823633" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/12/Rana-Ayyub.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/12/Rana-Ayyub-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2023/12/Rana-Ayyub-120x120.jpg 120w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure></div>


<p>L’intention était claire. Accompagné d’une vidéo illustrant les attaques passées, le message faisait la promotion d’un récit de terrorisme islamiste dans un pays où la population musulmane, forte de 220 millions de personnes, a été diabolisée par le gouvernement dirigé par Modi au cours de l’année précédant les élections générales.</p>



<p>Peu de temps après la publication du tweet, les chaînes d’information pro-gouvernementales en Inde ont présenté l’attaque contre Israël comme une menace du jihad islamique, une situation à laquelle l’Inde était aux prises depuis des décennies, selon elles. L’Inde et Israël faisaient face à un ennemi commun qu’ils nommaient: <em>«l’Islam»</em>. Des millions de tweets ont suivi en signe de solidarité avec Israël et mêlés de rhétorique antimusulmane.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La diabolisation des musulmans</h2>



<p>Cette évolution s’enracine dans une idée biaisée de la suprématie hindoue. Historiquement, les nationalistes hindous ont idolâtré Adolf Hitler, remontant à la période précédant l’indépendance, lorsque le principal idéologue du mouvement, M.S. Golwalkar, a salué la <em>«solution finale»</em> nazie au problème juif et l’a présentée comme <em>«une bonne leçon que nous, dans l’Hindoustan, pouvons apprendre et dont nous pouvons tirer profit»</em>. <em>‘‘Mein Kampf’’</em>, qui met l’accent sur la supériorité raciale, est toujours resté un best-seller en Inde.</p>



<p>Pourtant, aujourd’hui, de nombreux nationalistes hindous sont également d’ardents partisans d’Israël et du Premier ministre Benyamin Netanyahou, que Modi considère comme l’un de ses amis proches et alliés.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="L9Arencsej"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/22/the-autobiography-of-dayanand-saraswati-aux-sources-du-chauvinisme-hindou/">‘‘The autobiography of Dayanand Saraswati’’: aux sources du chauvinisme hindou</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘The autobiography of Dayanand Saraswati’’: aux sources du chauvinisme hindou » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/22/the-autobiography-of-dayanand-saraswati-aux-sources-du-chauvinisme-hindou/embed/#?secret=7fISGNI1bR#?secret=L9Arencsej" data-secret="L9Arencsej" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Des nationalistes hindous d’extrême droite se sont même rassemblés devant l’ambassade israélienne à New Delhi pour demander à s’enrôler dans les Forces de défense israéliennes pour combattre l’ennemi commun d’Israël et de l’Inde. <em>«La même pensée terroriste islamiste djihadiste radicale dont Israël est victime, nous en sommes également victimes»</em>, a déclaré un présentateur à la télévision, ajoutant : «Israël mène cette guerre au nom de nous tous.» Un autre dirigeant du BJP de Modi a déclaré sur les réseaux sociaux : <em>«Nous pourrions être confrontés à la situation à laquelle Israël est confronté aujourd’hui si nous ne nous dressons pas contre le radicalisme politiquement motivé.»</em></p>



<p>Un soutien aussi fort à Israël s’écarte de l’histoire de solidarité du pays avec les Palestiniens. Selon un communiqué publié en 2019 sur le site Internet du gouvernement indien, <em>«le soutien de l’Inde à la cause palestinienne fait partie intégrante de la politique étrangère de la nation. En 1974, l’Inde est devenue le premier État non arabe à reconnaître l’OLP comme le seul et légitime représentant du peuple palestinien.»</em></p>



<p>Mais le BJP de Modi a adopté Israël conformément à la conviction de nombreux nationalistes hindous conservateurs selon laquelle ils ont droit à un État hindou, tout comme les sionistes ont réussi à créer un État juif.</p>



<p>Les nationalistes hindous – qui arborent très souvent une croix gammée ou une image d’Hitler sur leurs comptes de réseaux sociaux – sont bien conscients du paradoxe; néanmoins, ils saluent Israël comme le seul pays qui, selon eux, a montré aux musulmans leur place, un modèle qu’ils souhaitent reproduire en Inde, où l’égalité du statut des musulmans est maintenant remise en question avec l’introduction de diverses lois au parlement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’islamophobie en Inde atteint son apogée</h2>



<p>Lorsque le ministre israélien de la Défense, Yoav Gallant, a déclaré&nbsp;: <em>«Nous combattons les animaux humains et nous agissons en conséquence»</em>, cela a suscité de vives acclamations dans une section des médias sociaux indiens. Le Hamas, pour la droite indienne, ne concerne pas seulement tous les Palestiniens, mais tous les musulmans.</p>



<p>Ce n’est pas la première fois que la droite indienne utilise les attaques terroristes internationales pour alimenter les sentiments antimusulmans. Au lendemain des attentats du 11 septembre 2001, Modi, alors haut fonctionnaire du BJP, est apparu dans un talk-show, <em>«The Big Fight»</em>, pour dénoncer les médias indiens qui ne reconnaissaient pas le terrorisme islamiste et des citations du triées sur le volet des médias indiens pour lier l’islam au terrorisme. Quelques mois plus tard, l’État indien du Gujarat, dont Modi était le Premier ministre, a été le théâtre d’un pogrom en 2002 au cours duquel plus d’un millier de personnes, pour la plupart musulmans, ont été tuées. (Pour son incapacité à agir pour arrêter les émeutes, Modi s’est vu interdire l’entrée aux États-Unis pendant près d’une décennie.)</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="OmnU2zcyl6"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/04/the-history-of-history-la-destruction-de-la-mosquee-dayodhya-en-inde/">‘‘The History of History’’ : la destruction de la mosquée d’Ayodhya en Inde</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘The History of History’’ : la destruction de la mosquée d’Ayodhya en Inde » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/04/the-history-of-history-la-destruction-de-la-mosquee-dayodhya-en-inde/embed/#?secret=YaxUh3tZYu#?secret=OmnU2zcyl6" data-secret="OmnU2zcyl6" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>Le conflit Israël-Gaza se déroule alors que la haine islamophobe en Inde atteint son apogée et que la désinformation et la mésinformation trouvent un terrain fertile. Des vidéos manipulées ou mal étiquetées provenant d’Inde ont inondé les réseaux sociaux et ont été visionnées des millions de fois. Les pages des réseaux sociaux pro-gouvernementaux, citant des Palestiniens soupçonnés d’avoir fait des reconnaissances pour le Hamas lorsqu’ils travaillaient en Israël, promeuvent un boycott social complet des musulmans afin qu’ils ne puissent pas mener une opération similaire contre les hindous. Les messages WhatsApp exhortent les Indiens à voter pour Modi comme seul moyen d’éviter un tel massacre.</p>



<p>Le soutien intense que l’Inde apporte à Israël doit être considéré sous un seul angle : la politique islamophobe. Des élections générales auront lieu en avril et mai – et chaque siège à la chambre basse du Parlement est en jeu. Le conflit Israël-Gaza arrive à point nommé pour Modi et son parti.</p>



<p class="has-text-align-right"><em>Traduit de l’anglais.</em></p>



<p><strong><em>Source</em></strong>: <a href="https://www.washingtonpost.com/opinions/2023/11/29/india-israel-gaza-war-muslims/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Washington Post</a>. </p>



<p><em>* Journaliste et chroniqueuse indienne au Washington Post.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/12/06/le-parti-au-pouvoir-en-inde-utilise-la-guerre-disrael-contre-gaza-pour-diaboliser-les-musulmans/">Le parti au pouvoir en Inde utilise la guerre d’Israël contre Gaza pour diaboliser les musulmans</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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