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	<title>Archives des Mohamed Ghannouchi - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Mohamed Ghannouchi - Kapitalis</title>
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		<title>‘‘14 Janvier : L’enquête’’ &#124; Chronique d&#8217;une méprise annoncée</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Jul 2026 06:54:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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		<category><![CDATA[14 janvier 2011]]></category>
		<category><![CDATA[Ali Seriati]]></category>
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		<category><![CDATA[Dr Mounir Hanablia]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Et si, le 14 janvier 2011, le peuple tunisien, tout comme les héros des tragédies grecques, s’est-il tout simplement égaré ? </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/28/14-janvier-lenquete-chronique-dune-meprise-annoncee/">‘‘14 Janvier : L’enquête’’ | Chronique d&rsquo;une méprise annoncée</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Que nous apporte 15 années après les faits la lecture de ce livre écrit deux ans après ce qu’il a été convenu de définir comme la Révolution du Jasmin ? Beaucoup de choses. Même si on peut se poser des questions sur la facilité avec laquelle les auteurs ont eu accès à des documents issus des ministères de l’Intérieur ou de la Défense, qui en Tunisie comme ailleurs, ont pour habitude de classifier les sujets sensibles sur des dizaines d’années.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dr Mounir Hanablia </strong>*</p>



<span id="more-19326932"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Deux années est un délai trop court pour déroger à la règle lorsqu’il s’agit de ce qu’on ne peut qualifier juridiquement que de mutinerie d’une partie au moins de l’élite des forces de sécurité ; quelles qu’en eussent été les raisons.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On a ainsi appris incidemment que ce sont&nbsp;bien ces mêmes unités qui avaient vidé les résidences de la famille du dictateur déchu de ses biens les plus précieux ; pour les mettre en lieu sûr afin d’en empêcher le pillage par la populace. C’est bien la seule fois où ce fait est reconnu en tant que tel, même si l’explication qui en est rapportée demeure largement discutable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On doit donc considérer que d’une certaine manière cette documentation a été fournie en dehors des circuits hiérarchiques normaux par ceux qui avaient un intérêt à le faire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais pour commencer par le commencement, il y a la fameuse méprise qui a fait le tour du monde sur les identités des Bouazizi, Tarek le marchand ambulant qui s’est immolé, et le blogueur Mohamed dont étant toujours vivant le nom est devenu à tort le symbole de la révolte contre Ben Ali.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Prise d’otage, «snipers» et comités de quartiers</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’ouvrage est un récit détaillé des derniers moments du régime de Ben Ali, dont la chute avait été en réalité annoncée en 2008 avec les évènements du Bassin minier, lorsque le président américain Barack Obama dans ce qui apparaissait comme un dernier avertissement avait enjoint au dictateur d’apporter les réformes politiques nécessaires. Les rôles joués dans sa chute par Samir Tarhouni des brigades antiterroristes de la police et Sami Sik Salem des unités de protection de la présidence sont évidemment mis en exergue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon les auteurs du livre, les deux hommes, sans aucune coordination, sans aucune couverture de leurs supérieurs, ont empêché la fuite de la famille du dictateur pour l’un, et obligé pour l’autre les représentants timorés du régime à prononcer la destitution de celui dont ils n’avaient été que les larbins. Mais on ignorait alors que l’édifice vermoulu du pouvoir menaçait&nbsp;de s&rsquo;écrouler, et un simple coup de pied a finalement suffi pour l’abattre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est ainsi qu’on peut qualifier <em>«la prise d’otages»</em> des membres du clan Trabelsi à l’aéroport de Tunis-Carthage empêchés de quitter le territoire, ainsi que les <em>«réquisitions»</em> de Mohammed Ghannouchi, Abdallah Kallel, et Fouad Mbazaa, sommés d’assumer leurs responsabilités et de prononcer la vacance du pouvoir, d’abord provisoire, puis définitive, face aux caméras de la télévision, en étant ainsi pris à témoins par l’ensemble du peuple tunisien.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ATbtzoNOpZ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/15/14-ans-apres-la-revolution-tunisienne-les-rois-sont-nus/">14 ans après la révolution tunisienne : les rois sont nus</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« 14 ans après la révolution tunisienne : les rois sont nus » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/15/14-ans-apres-la-revolution-tunisienne-les-rois-sont-nus/embed/#?secret=OE4YumDKqO#?secret=ATbtzoNOpZ" data-secret="ATbtzoNOpZ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Les fameux snipers ?&nbsp; Une Intox qui a fait florès, inventée par les blogueurs, ou par Abdelwahab&nbsp;Abdallah, à moins que ce ne fut Ridha Grira, le ministre de la Défense, et les médias, en particulier Larbi&nbsp;Nasra, le patron de la chaîne télévisée Hannibal, s’en sont emparés pour en faire une réalité dans l’esprit du public, des détenteurs du pouvoir et des forces de l’ordre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’habileté a&nbsp;été dans son usage politique d’en faire assumer la responsabilité à Ali Seriati, qui en&nbsp;convainquant le dictateur de partir, sa sécurité n’étant plus assurée, avait endossé à son corps défendant&nbsp;le rôle utile du comploteur. Cela arrangeait beaucoup de monde du plus haut sommet de l’État aux agents sur le terrain chargés de s’opposer aux manifestants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En inventant les Comités de quartier chargés de traquer les snipers, Ridha Grira, ou bien peut être Rachid Ammar, a envoyé la populace courir après sa propre queue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi le 14 Janvier 2011 aurait-il été ce fait imprévisible dans la chaîne des événements sanglants ayant débuté le 17 Décembre 2010 et dont la fuite du dictateur n’aurait été que le résultat accidentel ? Les auteurs du Livre l’affirment, en en faisant on aurait envie de dire une fabrication tunisienne à 100%, sans doute pour faire vibrer la fibre nationaliste. Celle qui a fait de la fuite du dictateur l’acte fondateur d’une ère nouvelle, sans ironie, qualifiée de Printemps Arabe. Celle qui a fait du peuple tunisien le digne maître de son propre destin, le fossoyeur des dictatures du monde arabe, et un acteur devenu majeur dans l’Histoire du monde.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le peuple égaré balise la voie pour l’arrivée d’Ennahdha au pouvoir</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Néanmoins, le rôle joué par l’Internet, ce bras armé du Pentagone dans la guerre mondiale de l’information, pour ne pas avoir été ignoré, semble largement sous-estimé. Dans la croisade pour la démocratie ce sont&nbsp;les ambassades et les ONG américaines qui ont formé les blogueurs dont le rôle a été déterminant dans l’encadrement des masses face à l’appareil létal&nbsp;du pouvoir, depuis les lancements des mots d’ordre de mobilisation et de dispersion en passant par les parcours des manifestations et le ciblage des structures du pouvoir, en particulier les postes de police et de la garde nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il ne suffit pas de dire que les supporters du Club Africain ou de l’Espérance de Tunis possédaient l’organisation nécessaire et qu’ils étaient rompus aux affrontements avec la police. Il est vrai qu’en 2014, on n’appréciait pas encore l’impact réel&nbsp;de la toile sur le comportement des foules et que des sociétés comme Cambridge Analytica n’étaient pas encore connues.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tout comme les manifestants, les blogueurs ont risqué leurs vies, parfois pour un avenir meilleur, et quelques-uns l’ont perdue. D’autres comme certains membres des unités spéciales de la sécurité l’avaient également risquée en empêchant les rats de quitter le navire&nbsp;parce qu’ils ne voulaient pas servir de boucs émissaires à la dictature et à la répression.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De là à dire qu’il n’y a pas eu d’intervention étrangère, il n’y a qu’un pas qu’on ne peut pas franchir. L’Italie et l’Algérie, gazoduc oblige,&nbsp;ne pouvaient pas rester les bras croisés face à la déliquescence entamée un mois auparavant,&nbsp;de l’autorité&nbsp;en Tunisie. Chacun y est allé de sa partition, même si on ne sait pas encore de quelle&nbsp;manière. Il faudrait aller à Rome pour en avoir la preuve.&nbsp;Et le port de Bizerte occupe une position trop stratégique pour l’Otan entre les bassins oriental et occidental de la Méditerranée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En réalité, la nomination de Béji&nbsp;Caïd&nbsp;Essebsi au poste de Premier ministre provisoire, n’avait d’autre objectif en préparant l’arrivée d’Ennahdha au pouvoir, que de lier irrémédiablement le sort du pays au marché international, par le biais de la dette odieuse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est par conséquent&nbsp;tout à fait inutile de chercher ce qu’a fait la CIA durant les journées révolutionnaires :&nbsp;elle a probablement fait comme en Ukraine,&nbsp;en Géorgie, ou en Iran.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Samir Tarhouni et&nbsp;Sami Sik Salem ont-ils donc été des héros ? Certainement puisqu’ils ont endossé à un moment crucial la volonté du peuple, et qu’ils en ont payé le prix fort. Malheureusement, il est apparu qu’il existait une large dichotomie entre celle-ci et celle de sa classe politique. Et cette dichotomie est devenue méprise lorsque, convaincu d&rsquo;être libre, il a choisi pour le gouverner ceux qui se souciaient&nbsp;le moins de sa prospérité et de sa sécurité. Ainsi le peuple tunisien, tout comme les héros des tragédies grecques, s’est-il tout simplement égaré. Avait-il réellement le choix ?&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Médecin de libre pratique.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>‘‘14 Janvier, l&rsquo;enquête’’ de Abdelaziz Belkhodja et Tarak Cheikhrouhou, Apollonia Editions, Tunis 2013, 200 Pages. La traduction arabe est parue en 2014.</em></strong></p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="3qoDIcenTT"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/27/historiographie-retour-sur-le-14-janvier-2011/">Historiographie : Retour sur le 14 janvier 2011</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Historiographie : Retour sur le 14 janvier 2011 » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/27/historiographie-retour-sur-le-14-janvier-2011/embed/#?secret=0wLQD4UiCN#?secret=3qoDIcenTT" data-secret="3qoDIcenTT" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/07/28/14-janvier-lenquete-chronique-dune-meprise-annoncee/">‘‘14 Janvier : L’enquête’’ | Chronique d&rsquo;une méprise annoncée</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>A peine croyable &#124; Mohamed Ghannouchi soupçonné de corruption</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/03/a-peine-croyable-mohamed-ghannouchi-soupconne-de-corruption/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Apr 2026 12:23:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Ghannouchi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’ancien Premier ministre Mohamed Ghannouchi comparaîtra devant la chambre pénale chargée d’examiner les affaires de corruption financière. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/03/a-peine-croyable-mohamed-ghannouchi-soupconne-de-corruption/">A peine croyable | Mohamed Ghannouchi soupçonné de corruption</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Pour une surprise, c&rsquo;en est une et des plus grosses ! L’ancien Premier ministre Mohamed Ghannouchi (1999-2011) devra comparaître devant la chambre pénale chargée d’examiner les affaires de corruption financière au tribunal de première instance de Tunis. </em></strong></p>



<span id="more-18579517"></span>



<p class="wp-block-paragraph">L’information, ébruitée hier soir, jeudi 2 avril 2026, sur les réseaux sociaux, a eu l’effet d’une bombe, tant cet homme, aujourd’hui âgé de 85 ans, est réputé pour son intégrité et son dévouement à l’Etat qu’il a servi sa vie durant, avec abnégation et sans faire de vagues.  <em>   </em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon <a href="https://diwanfm.net/news/%D9%88%D8%B7%D9%86%D9%8A%D8%A9/%D8%A8%D8%B3%D8%A8%D8%A8-%D8%B5%D9%81%D9%82%D8%A9-%D8%B9%D9%85%D9%88%D9%85%D9%8A%D8%A9%3A-%D8%A5%D8%AD%D8%A7%D9%84%D8%A9-%D9%85%D8%AD%D9%85%D8%AF-%D8%A7%D9%84%D8%BA%D9%86%D9%88%D8%B4%D9%8A-%D8%B9%D9%84%D9%89-%D8%A7%D9%84%D8%AF%D8%A7%D8%A6%D8%B1%D8%A9-%D8%A7%D9%84%D8%AC%D9%86%D8%A7%D8%A6%D9%8A%D8%A9" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Diwan FM</a>, citant une source judiciaire, cette décision de renvoi concerne également un ancien directeur général du ministère de la Jeunesse et des Sports. Les deux prévenus comparaîtront en liberté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’affaire concerne des soupçons de corruption financière et d’abus liés à un marché public conclu par le ministère de la Jeunesse et des Sports.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le renvoi a été décidé avant-hier par la chambre d’accusation chargée des affaires de corruption financière à la Cour d&rsquo;appel de Tunis sur la base des éléments figurant dans le dossier, indique-t-on.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quand on connaît le nombre incalculable de marchés publics passés par le bureau de ce commis de l’Etat, dont certains sont particulièrement lourds sur le plan financier, on ne peut que s’étonner qu’il ait pu se laisser piéger par celui pour lequel il va devoir être entendu par les juges. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Mohamed Ghannouchi est, avec Habib Bourguiba, Bahi Ladgham, Ahmed Ben Salah, Ahmed Mestiri et Hassib Ben Ammar, pour ne citer que les morts, parmi les rares hommes politiques ayant occupé de hautes fonctions dans l&rsquo;Etat et pendant longtemps, sans que leur réputation n&rsquo;ait été entachée par un quelconque soupçon de corruption. C&rsquo;est peut-être un malentendu, une méprise ou une confusion ! C&rsquo;est tout le mal que nous lui souhaitons. </p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.    </strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/04/03/a-peine-croyable-mohamed-ghannouchi-soupconne-de-corruption/">A peine croyable | Mohamed Ghannouchi soupçonné de corruption</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>‘‘La révolution trahie’’ : Le crochet gauche de Hamma Hammami</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/10/la-revolution-trahie-le-crochet-gauche-de-hamma-hammami/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 10 Nov 2024 07:20:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
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		<category><![CDATA[Parti des travailleurs]]></category>
		<category><![CDATA[Rached Ghannouchi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Si aujourd’hui on en est de nouveau au pouvoir personnel en Tunisie, c’est bien parce que les forces de gauche ont servi les pouvoirs contre lesquels elles croyaient lutter, à leur corps défendant, au détriment de leur liberté et de leur crédibilité, et que la classe politique a été incapable d’oublier ses intérêts égoïstes pour le...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/11/10/la-revolution-trahie-le-crochet-gauche-de-hamma-hammami/">‘‘La révolution trahie’’ : Le crochet gauche de Hamma Hammami</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Si aujourd’hui on en est de nouveau au pouvoir personnel en Tunisie, c’est bien parce que les forces de gauche ont servi les pouvoirs contre lesquels elles croyaient lutter, à leur corps défendant, au détriment de leur liberté et de leur crédibilité, et que la classe politique a été incapable d’oublier ses intérêts égoïstes pour le bien du pays.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dr Mounir Hanablia</strong> *</p>



<span id="more-14520726"></span>



<p class="wp-block-paragraph">La solution de continuité politique qualifiée de révolution en Tunisie s’est déroulée sous nos yeux, et pourtant si les faits ne souffrent aucune contestation, leur interprétation est loin de faire l’unanimité. Par exemple, on s’accorde à dire que Ben Ali est parti le 14 janvier 2011 dans l’après-midi, mais les circonstances donnent lieu à plusieurs narrations, depuis les ambitions personnelles&nbsp;de Ali Seriati jusqu’aux initiatives de membres (patriotes?) de la sécurité présidentielle, en passant par les traditionnelles manipulations de l’ambassadeur américain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Or Ben Ali en partant comptait manifestement revenir, puisque Mohamed Ghannouchi, Abdallah Kallel et Fouad Mebazaa avaient au départ parlé de <em>«vacance provisoire»</em> du pouvoir, alors même que le clan Trabelsi était arrêté et empêché de quitter le territoire. C&rsquo;est le lendemain que, la nuit portant sans doute conseil, on s’est mis à parler de <em>«vacance définitive»</em> avec Fouad Mebazaa nommé président à titre provisoire selon le processus constitutionnel du moment.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La révolution de&#8230; la continuité </h2>



<p class="wp-block-paragraph">On ne voit pas comment des personnalités aussi timorées réduites à l’obéissance la plus totale pendant des années ont pu de leur propre chef prendre une telle décision. On est donc obligé de considérer, faute de mieux, qu’une dichotomie s’était produite au plus haut sommet de l’Etat, entre les institutions sécuritaires et politiques dans l’après-midi du 14 janvier, vite été résorbée le lendemain, avec la proclamation de la vacance définitive. Puis il y a eu le gouvernement timoré de Mohamed Ghannouchi, intenable politiquement, remplacé par celui dit provisoire de Beji Caid Essebsi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans tout cela quel rôle ont joué les masses populaires? Il y a eu certes les soulèvements de l’intérieur du pays avec celui des mines de phosphate de Redeyef depuis 2008, mais on ne voit pas pourquoi menaceraient-ils l&rsquo;existence du régime.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quant à considérer qu’il s’agit d&rsquo; une manifestation de la lutte des classes exprimée par des revendications salariales non satisfaites, ou de celle des masses populaires revendiquant la liberté et la démocratie, le jugement doit être nuancé, tant que le rôle des notables locaux y compris syndicalistes dans le déroulement du conflit&nbsp;n’a pas été précisé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le sit-in sur la voie ferrée interdisant toute exportation de phosphate à partir du bassin minier immédiatement après le changement du régime prouve bien que d’autres forces étaient à l’œuvre derrière les revendications syndicales non satisfaites. Et par ailleurs la révolte du bassin minier ne s’était&nbsp;accompagnée d’aucun soulèvement majeur dans le pays menaçant le pouvoir de Ben Ali. Simplement un moment est arrivé après <em>«l’immolation»</em> de Mohamed Bouazizi, quand une partie des forces sécuritaires elles-mêmes soumises à l’influence de facebook et en contact quotidien avec les citoyens ont commencé à ne plus réprimer les manifestations organisées sur les réseaux sociaux, aboutissant à l’intervention des janissaires du régime, qualifiés de <em>«snipers»</em>, envoyés mater la population.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Donc, si on veut évaluer le rôle des forces de la gauche qualifiées de démocratiques dans le jargon de Mr Kilani dans tout cela, force est de constater que son influence a été, avec tous les respects dus à l’écrivain, nulle, tout comme d’ailleurs celui de l’ensemble des forces de l’opposition (Mouvement du 18-Octobre, etc.).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si cette opposition s’est réunie miraculeusement l’après-midi du 14 janvier devant le ministère de l’Intérieur, c’est simplement qu’elle avait <em>«appris»</em> que le dictateur était sur le départ. De là à hurler, à l’instar de ce qu’avait fait Abdennasser Aouini, seul la nuit au milieu de l’Avenue Habib Bourguiba, que Ben Ali était parti, comme s’il s’agissait d’une victoire obtenue par le peuple, il n’y a qu&rsquo;un pas que beaucoup ont allègrement franchi.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La gauche au service de la contre-révolution</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cela n’exonère pas la Gauche, particulièrement le Parti des Travailleurs de Hamma Hammami, de sa responsabilité ultérieure dans le mouvement pour l’Assemblée constituante, et qui a contribué d’une manière décisive à permettre au parti Ennahdha de mener le pays sur une voie de garage. En l’occurrence la préparation aux élections de cette Assemblée constituante allait fournir à Béji Caïd&nbsp;Essebsi le temps dont il avait besoin pour poser le pied du parti Ennahdha à l’étrier du pouvoir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si donc on veut parler d’une révolution trahie, c’est peut-être à cette opportunité que la gauche a ouverte à la <em>«réaction»</em> pour poser les jalons de la <em>«contre-révolution»</em> politique et sociale, que l&rsquo;on doit d’abord penser.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Du reste, l’analyse faite des jeux politiques de Rached Ghannouchi et Béji Caïd&nbsp;Essebsi est pertinente. Ce dernier n’a joué de son fils, dont il ne pouvait pas manquer de savoir qu’il était inapte à assumer le pouvoir, qu’aux fins de démanteler son propre parti, Nidaa Tounès, et d’empêcher l’émergence d’une force dotée de la légitimité (électorale) nécessaire pour s’opposer au nom du principe démocratique aux velléités présidentielles exclusives.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec le terrorisme le vent en poupe, la crise économique, celle du Covid, l’affaiblissement de l’Etat, la volonté prédatrice et l’arrogance des partis, et surtout l’absence de Cour Constitutionnelle inaccessible grâce à leur jeu, le mécontentement et la piété populaires associés à la médiocrité générale ont balisé le chemin de l’ambition vers le pouvoir. Ce fut Savonarole qui en émergea.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Evidemment, tout cela doit être replacé dans une perspective plus large. La révolution en Tunisie fut l’occasion de liquider les acquis de l’État national, et d’arrimer définitivement le pays à l’économie mondialisée par le biais de la dette contractée auprès des marchés financiers internationaux durant la décennie Ennahdha-Nidaa. C’est ce legs que bon gré mal gré, nous assumons tous aujourd’hui et que nous devons rembourser.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">En admettant qu’il y eût bien une révolution et qu’elle ait échoué, on ne peut en jeter la pierre ni à Ebert, ni à Liebknecht, ni à Staline. Il aurait fallu pour cela qu’il y eût d’abord une gauche, qu’elle eût mené une révolution, et qu’elle ait accédé au pouvoir ou ait été bien près de le faire. Ce ne fut évidemment jamais le cas.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le drame véritable de la gauche en Tunisie fut que ses militants n’aient pas été emprisonnés&nbsp;pour leurs idées ou le danger qu’ils représentaient, qui n’a jamais existé. Autrement dit, tout comme Hamma Hammami l’a fait&nbsp;pour Béji Caïd&nbsp;Essebsi et Rached Ghannouchi en exigeant l’Assemblée constituante, ils ont servi les pouvoirs contre lesquels&nbsp; ils croyaient lutter, à leur corps défendant, au détriment de leur liberté et de leur bien-être pour les uns, de leur crédibilité pour les autres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Néanmoins Mohamed Kilani dans son livre use d’une vision perspective (sans jeu de mots) jetée sur le passé, certes parfois biaisée par l’inévitable lutte des classes, mais intéressante&nbsp; pour une réflexion approfondie, à la lumière des derniers développements politiques dans le pays. Son&nbsp;évocation de l’Union des forces démocratiques républicaines en tant qu’alternative crédible à la situation politique actuelle, pour autant qu’on ignore qui elle intéresserait, a&nbsp;justement été démentie par l’expérience de l’Union pour la Tunisie, et plus encore par le Nidaa Tounès.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si aujourd’hui on en est de nouveau au pouvoir personnel, c’est bien parce que la classe politique tunisienne a été incapable d’oublier ses intérêts égoïstes pour le bien du pays. C’est la quadrature du cercle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">* <em>Médecin de libre pratique. </em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>‘‘La révolution trahie: le dernier quart d’heure de la transition démocratique’’, de Mohamed Kilani, en arabe, éditions La Gai Savoir, Tunis, 2024.</em></strong></p>
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		<title>Tunisie : L’armée doit rester une ligne rouge</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/09/06/tunisie-larmee-doit-rester-une-ligne-rouge/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Sep 2024 11:58:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[armée nationale]]></category>
		<category><![CDATA[Kamel Jendoubi]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Ghannouchi]]></category>
		<category><![CDATA[Rachid Ammar]]></category>
		<category><![CDATA[Ridha Kefi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L'armée tunisienne s'est toujours gardée de se mêler des conflits politiques internes, ine tradition républicaine qu'il convient de préserver.    </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Il y a eu des moments, dans l’histoire contemporaine de la Tunisie, où les acteurs politiques ont cherché à impliquer l’armée nationale dans la gestion de leurs conflits internes, mais celle-ci s’est toujours gardée de franchir le Rubicon, ce qui lui vaut d’ailleurs ce grand respect des Tunisiens dont les créditent souvent les sondages d’opinion.    </em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ridha Kefi</strong></p>



<span id="more-13938965"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/03/Ridha-Kefi.jpg" alt="" class="wp-image-203122"/></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Dans une tribune au journal <em>‘‘Le Monde’’</em> intitulée <em>«En Tunisie, le scrutin présidentiel du 6&nbsp;octobre constitue un test majeur pour l’armée»</em>, publié jeudi 5 septembre 2024, Kamel Jendoubi estime que l’élection présidentielle du 6 octobre 2024 sera une occasion, pour les militaires, de choisir entre soutenir la dérive autoritaire du pouvoir ou préserver le pluralisme, selon ses termes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En appelant ainsi, à demi-mot, l’armée nationale à intervenir dans la vie politique, qui plus est à l’occasion d’une consultation électorale suscitant de grandes controverses, l’ancien président de l’Instance supérieure indépendante pour les élections (Isie) et ancien ministre des Droits de l’homme franchit une ligne rouge qui a toujours été respectée, jusque-là, par tous les protagonistes politiques, et surtout par l’armée elle-même.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cet appel est d’autant plus choquant que l’armée tunisienne a constitue une exception dans la région en ce qu’elle s’est toujours gardée de s’impliquer dans les conflits politiques et si elle est souvent sollicitée pour offrir un soutien logistique et humain lors des différents scrutins organisés dans le pays, comme le rappelle à juste titre M. Jendoubi, cela a toujours été fait dans un esprit de neutralité totale, puisqu’elle se contente généralement de veiller au bon déroulement des opérations de vote, surtout dans les zones les plus reculées ou les plus isolées du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a certes eu des moments, dans l’histoire contemporaine de la Tunisie, où ce sont les acteurs politiques qui ont cherché à impliquer l’armée dans la gestion de leurs affaires, comme ce fut le cas au lendemain de la fuite de Ben Ali, le 14 janvier 2011, lorsque Mohamed Ghannouchi a expressément demandé au général Rachid Ammar de prendre les choses en main, lors d’une réunion le soir même au siège du ministère de l’Intérieur, mais celui-ci, parlant au nom de tous ses collègues, a formellement refusé d’aller plus loin que ce qu’il considérait comme sa mission première, à savoir protéger l’Etat, veiller à la paix civile et garder les frontières nationales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette tradition républicaine instaurée par Bourguiba et scrupuleusement respectée après lui ne devrait pas être remise en question aujourd’hui quel que soit le prétexte invoqué : les conflits politiques doivent être réglés politiquement dans le plein respect du droit et dans le cadre des institutions républicaines, même quand il arrive à celles-ci, comme c’est le cas aujourd’hui, de s&#8217;emmêler les pinceaux ou de perdre le nord.</p>
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		<title>Tunisie : soixante-sept ans d’erreurs</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/03/02/tunisie-soixante-sept-ans-derreurs/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Mar 2023 10:19:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmed Ben Salah]]></category>
		<category><![CDATA[Habib Bourguiba]]></category>
		<category><![CDATA[Hedi Nouira]]></category>
		<category><![CDATA[Helal Jelali]]></category>
		<category><![CDATA[Mansour Moalla]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Ghannouchi]]></category>
		<category><![CDATA[Rached Ghannouchi]]></category>
		<category><![CDATA[Salah Ben Youssef]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis 1956, ce sont 67 ans de gâchis et de désespérance pour les Tunisiens.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>De l’échec du collectivisme des années 1960 à la révolution confisquée de 2011, en arrivant aux élections de 2019, marquée par la défiance et le rejet d’une élite dévoyée, sans oublier le deal de la honte – Béji Caïd Essebsi &#8211; Rached Ghannouchi – ou celui qui a instauré la deuxième «Troïka» composée d’Ennahdha, Qalb Tounes, et Al-Karama&#8230;, ce sont 67 années de gâchis et de désespérance pour les Tunisiens.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Par <strong>Helal Jelali</strong> *</p>



<span id="more-6753347"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/08/Helal-Jelali.jpg" alt="" class="wp-image-311626"/></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Avant de décliner les détails des errances politico-économiques depuis l’indépendance en 1956, ne faudrait-il pas constater que toute notre élite et même le peuple se sont noyés dans le «<em>récit national» </em>construit par les pouvoirs successifs sans presqu’aucun sens critique. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Certes, un <em>«récit national»</em> est nécessaire pour forger les liens au sein d’une communauté ou d’une nation, mais il ne pourrait se substituer à la réalité des faits et à la vérité de l’Histoire. Le travail historique ne peut aussi se bâtir sur l’émotion, l’esquive et le discours teinté d’ambivalence et d’ambiguïté. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Le récit national se construit autour de la mémoire collective et des sentiments, souvent&nbsp;irrationnels. Il fait appel plus à l’affect qu’à l’entendement qui permet à tout homme d’appréhender la vérité.&nbsp;Mais la démarche mémorielle ne pourrait jamais remplacer la réalité historique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une postindépendance marquée par la violence</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dès le début de l’indépendance, les accros avaient commencé entre Lamine Bey et son Premier ministre Habib Bourguiba à propos des<em> «comités d’éveil»</em>, une milice armée créé par le Néo-Destour.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Bey évincé, voilà qu’une petite guerre civile menaçait le pays entre les Bourguibistes et les Youssefistes, partisans du chef du parti Salah Ben Youssef. Le bilan est lourd : assassinat de ce dernier à l’étranger et de nombreux morts à l’intérieur du pays parmi ses partisans&#8230; <em>«J’ai sacrifié le peu pour sauver le tout»</em>, dira cyniquement celui qui se fera appeler le Combattant Suprême.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au Congrès du Néo-Destour de Sfax en 1955, Bourguiba, sans aucun programme économique, livre le dossier à l’UGTT pour éviter que les syndicalistes rejoignent la dissidence de Salah Ben Youssef. Ainsi l’UGTT devient le premier décideur économique du pays avec, bientôt, la <em>«débâcle collectiviste»</em>&#8230;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Jusqu’à ce jour, de nombreux historiens continuent d’afficher leur déni: <em>«Mais, il n’y avait pas de menace de famine, le collectivisme nous a permis de construire des infrastructures»</em>. Ce fut en vérité des années perdues et des espoirs trahis&#8230; </p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="76qLleKvzy"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/08/24/je-ne-voudrais-point-du-peuple-qui-veut/">Je ne voudrais point du «Peuple qui veut» !</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Je ne voudrais point du «Peuple qui veut» ! » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/08/24/je-ne-voudrais-point-du-peuple-qui-veut/embed/#?secret=RWZpVkOIcT#?secret=76qLleKvzy" data-secret="76qLleKvzy" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Arguties pour un «récit national» imaginaire.</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le collectivisme de l’ancien ministre Ahmed Ben Salah a arrêté tout investissement étranger et ouvert la porte de l’exode pour certains entrepreneurs tunisiens qui avaient fait fortune après la deuxième guerre mondiale. Le processus de modernisation de l’industrie manufacturière a été gelé. Et aucun historien n’a fait le bilan des dégâts infligés à l’agriculture. Au contraire, les cadres retraités de cette époque continuent d’afficher leur fierté pour un travail bien accompli et bien réussi&#8230; L’outrecuidance n’a pas de limite.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il n’y avait pas dans l’équipe de Bourguiba un seul économiste digne de ce nom. Le meilleur économiste après la guerre était un autodidacte M’hamed Chenik, ancien chef du gouvernement beylical (1942 et 1950-1952), qui avait créé la première banque <em>«indigène»</em> : la Coopérative tunisienne de crédit (1922-1935). Une banque que la France avait tout fait pour la faire couler. Il présidait également la Chambre tunisienne du commerce durant une vingtaine d’années 1922-1940. M’hamed Chnik maîtrisait, avec beaucoup de sagacité, les dossiers de l’industrie manufacturière et de l’agriculture. Sa contribution financière au Néo-Destour n’était pas négligeable. Mais Bourguiba n’a pas voulu faire appel à ses talents, car il le jugeait trop proche du Bey destitué. </p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est ainsi que pour la création de Société Tunisienne de Banque (STB), le nouveau pouvoir issu de l’indépendance a-t-il fait appel à Serge Guetta, qui terminera sa carrière à la Banque Mondiale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">A la création de la Banque Centrale de Tunisie (BCT), le Zaïm fera appel à Hedi Nouira, associé à un brillant énarque, Mansour Moalla, mais, avec leurs conceptions libérales, ces derniers étaient des extra-terrestres face à l’entregent et à la mainmise sur le secteur du super ministre Ahmed Ben Salah et aux diktats de l’UGTT qui avait <em>«institutionnalisé»</em> la cogestion des services publics et des entreprises nationales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La suite n’était pas rose non  plus : au Congrès du Néo-Destour de Monastir en 1971, le Zaïm est malade, assez malade et il refuse des élections internes au sein du parti unique. On lui souffle que les gauchistes menacent la sécurité de l’Etat. Qu’à cela ne tienne : on lâchera les islamistes du MTI dans les campus, les lycées et les salles de prière dans les usines. Bientôt, Rached Ghannouchi pourra boire son café avec un nouveau directeur de la sûreté au ministère de l’Intérieur nommé en 1978 par le Premier ministre Hedi Nouira : il s’agit bien de Zine El-Abidine Ben Ali (voir Kapitalis <em>«<a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/08/25/tunisie-les-dessous-de-lalliance-historique-entre-les-destouriens-et-les-islamistes/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Les dessous de l’alliance entre le Néo Destour et les islamistes</a>»</em>).</p>



<p class="wp-block-paragraph">La fin de règne de Bourguiba était marquée par la <em>«stratégie de la tension»</em> et la menace islamiste montée en épingle dans la bataille des clans entre Tunisois et Sahéliens, entre les larbins de Wassila Bourguiba et ceux de Saïda Sassi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le gâchis de l&rsquo;alternance est catastrophique. Ben Ali, avec l’aide directe de puissances étrangères – notamment l’Italie de Bettino Craxi qui terminera sa vie à Hammamet où il est enterré – prend le pouvoir (voir à ce sujet les mémoires de l’amiral italien Fulvio Martini, ancien chef des services secrets Sismi).</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’embellie économique sous le règne de Ben Ali n’a pas profité aux plus pauvres et a été l’œuvre d’un homme qui n’avait adhéré au RCD qu’en 2002. Un expert en équilibre macro-économique : il s’agit de l’ancien Premier ministre Mohamed Ghannouchi. Il faut dire que l’embargo occidental contre la Libye suite à l’affaire de Lockerbie a été une aubaine pour l’économie tunisienne.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="VCx2y792IT"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/07/10/tunisie-politique-kais-saied-courtise-lelectorat-islamiste/">Tunisie &#8211; Politique : Kaïs Saïed courtise l&rsquo;électorat islamiste</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie &#8211; Politique : Kaïs Saïed courtise l&rsquo;électorat islamiste » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/07/10/tunisie-politique-kais-saied-courtise-lelectorat-islamiste/embed/#?secret=9Pa0Dxr7Ua#?secret=VCx2y792IT" data-secret="VCx2y792IT" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Une diplomatie&nbsp; chaotique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans l’affaire de Bizerte, en 1961, l’ami américain s’est abstenu et a refusé de condamner Paris.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La politique de voisinage était turbulente : avec le président  Houari Boumediene, Bourguiba a choisi une politique glaciale. Bourguiba Jr a même demandé à J. F. Kennedy une <em>«coopération militaire intégrée»</em>, presque une adhésion totale à l’Otan : refus du président américain pour ne pas fâcher le Général De Gaulle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tous les pays du sud étaient contre la guerre du Viêtnam. Mais le père de l’indépendance tunisienne, que dérangeait le leadership arabe et tiers-mondiste de Nasser, a préféré soutenir ses <em>«amis»</em> Américains.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les années&nbsp;1970, alors que le monde entier avait pris la route des pays du Golfe pour aider à construire les infrastructures de ces monarchies, le pouvoir&nbsp;en Tunisie est entré en confrontation avec l’Arabie Saoudite.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ces pays, nouveaux riches, les conseillers politiques, les médecins, les banquiers, les pilotes et les ingénieurs étaient Egyptiens, Libanais, Syriens, Palestiniens, Américains, Turcs, mais les Tunisiens étaient quasiment absents&#8230; Ils tenteront de se rattraper à partir des années 1980-1990. Mais ils avaient perdu du temps précieux et beaucoup de terrain. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, de 1962 à 1967, presque aucun ministre tunisien n’avait mis les pieds officiellement en France, notre premier partenaire économique. La raison est simple : Bourguiba monopolisait avec son ambassadeur tous les dossiers bilatéraux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, certains diplomates retraités continuent à embellir le <em>«récit  national»</em> avec les prétendues grandes réussites de diplomatie bourguibienne, passant sous silence les couacs et les ratés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quelle diplomatie du mythe de la <em>«neutralité positive»</em> quand le Combattant Suprême déclare que la Jordanie n’existe pas et qu’elle est la création de la colonisation britannique (<a href="https://youtu.be/mjzGsbbKOA0" target="_blank" rel="noreferrer noopener">voir vidéo de son discours y afférent</a>)? Cela n’est certes pas faux, mais de tels propos ne pouvaient être tenus par un chef d’Etat soucieux des intérêts de son peuple. </p>



<h2 class="wp-block-heading">La politique est un abîme pour les novices</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Un ministre avait demandé à Bourguiba <em>«un peu d’argent»</em> pour le distribuer dans une région que l’ancien président projetait de visiter. La réponse du Zaïm fut cinglante : <em>«La pauvreté n’est pas un programme politique»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous y voilà : depuis la révolution de 2011, on n’a fait que des promesses pour aider les pauvres: des matelas et des pâtes de Nabil Karoui aux fêtes de mariages et de circoncisions organisés par Rached Ghannouchi, en passant par les candidats pour les législatives se promenant avec une camionnette de moutons à distribuer… La charité pour tout programme politique…</p>



<p class="wp-block-paragraph">Etait-il sérieux, Béji Caïd Essebsi, alors Premier ministre, lorsqu’il a demandé au Sommet de Deauville, en 2011, un crédit de 25 milliards de dollars sur 5 ans, un montant représentant le double du budget tunisien ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Etait-il réaliste le ministre des Finances de l’époque, Jalloul Ayed, lorsqu’il a déclaré au micro du journaliste Jean-Pierre Boris de RFI qu’il allait <em>«attirer 100 milliards de dollars d’investissement»&nbsp;</em>? Il n’a pas attiré le centième de cette somme!!!</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec la montée de l’islamisme, en 2011, nous avons assisté au début du populisme et du poujadisme violent avec l’apparition des Ligues de protection de la révolution et des groupes extrémistes, comme Ansar Charia.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, personne ne reconnaîtrait que la majorité de l’élite politique des années 2011/2014 faisait le sourire zygomatique au parti Ennahdha. La cupidité a été la grande épidémie de ces années durant lesquelles le chiffre d’affaires des grands restaurants tunisois et ceux de la banlieue nord de Tunis avait battu des records. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis 2011, aucune réforme, digne de ce nom, n’a été engagée et encore moins menée à terme. La majorité des gouvernements étaient des gouvernements <em>«sparadrap»</em> : ils tenaient la boutique et géraient les affaires courantes, sans vision ni programme ni méthode&#8230; </p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="UiMCGHfSHK"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/07/22/tunisie-politique-abir-moussi-un-feu-de-paille/">Tunisie &#8211; Politique : Abir Moussi, un feu de paille?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tunisie &#8211; Politique : Abir Moussi, un feu de paille? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/07/22/tunisie-politique-abir-moussi-un-feu-de-paille/embed/#?secret=fOIW7IdtS1#?secret=UiMCGHfSHK" data-secret="UiMCGHfSHK" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">La rupture démocratique&nbsp;</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La promesse démocratique ayant rapidement fait pschitt, c’est à la rupture démocratique que nous avons commencé à assister… dès 2011 : les militants du défunt RCD ayant vite rejoint les Nahdhaouis et les Nidaïstes. Et tout a fini par capoter.  </p>



<p class="wp-block-paragraph">La genèse de cet échec généralisé est facile à identifier : Bourguiba avait importé la <em>«modernité»</em> en oubliant sa colonne vertébrale : la démocratie. Ladite révolution de 2011 a tenté d’instaurer une démocratie, mais sans le civisme censé la pérenniser.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le civisme, on le sait, met l’intérêt public et la cohésion nationale au cœur de la démocratie. Quant à la citoyenneté, elle est forgée, d’abord, par un esprit de responsabilité, les droits viennent nécessairement après. Montesquieu parlait, à juste titre, de <em>«l’amour du bien public», </em>lequel nous a dramatiquement manqué depuis 1956. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Ancien rédacteur en chef dans une radio internationale à Paris</em>.</p>
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		<title>Tunisie &#8211; Japon : Mohamed Ghannouchi décoré du Grand Cordon de l&#8217;Ordre du Soleil Levant</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 29 Apr 2022 08:35:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Japon]]></category>
		<category><![CDATA[Jica]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Ghannouchi]]></category>
		<category><![CDATA[pont de Rades-La Goulette]]></category>
		<category><![CDATA[Technoparc de Borj Cedria]]></category>
		<category><![CDATA[Université de Tsukuba]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le 29 avril 2022, le gouvernement du Japon a publié sa liste de remise des décorations «Printemps 2022». Parmi les lauréats figure l&#8217;ancien Premier ministre tunisien Mohamed Ghannouchi, distingué pour sa contribution au développement de la relation et la compréhension mutuelle entre le Japon et la Tunisie. «L&#8217;ancien Premier ministre et ancien ministre de la...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/01/Mohamed-Ghannouchi.jpg" alt="" class="wp-image-193710"/></figure></div>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le 29 avril 2022, le gouvernement du Japon a publié sa liste de remise des décorations «Printemps 2022». Parmi les lauréats figure l&rsquo;ancien Premier ministre tunisien Mohamed Ghannouchi, distingué pour sa contribution au développement de la relation et la compréhension mutuelle entre le Japon et la Tunisie.</em></strong></p>



<span id="more-389310"></span>



<p class="wp-block-paragraph"><em><u>«L&rsquo;a</u>ncien Premier ministre et ancien ministre de la Coopération internationale et des investissements étrangers a été décoré du Grand Cordon de l&rsquo;Ordre du Soleil Levant</em> <em>pour sa contribution au développement de la relation et la compréhension mutuelle entre le Japon et la Tunisie»</em>, indique l&rsquo;ambassade du Japon à Tunis dans un communiqué publié à cette occasion.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Lorsqu&rsquo;il était était ministre de la Coopération internationale et des Investissement étrangers de 1991 à 1999, M. Ghannouchi a donné la priorité à la diversification du partenariat de coopération économique et a activement promu des projets avec le Japon dans les domaines des infrastructures, des sciences et technologies et des technologies de l&rsquo;information»</em>, précise le communiqué. Et ajoute : <em>«Au cours de son service en tant que ministre de la Coopération internationale et des Investissements étrangers, 10 projets de l&rsquo;aide publique au développement ont été signés, pour un total de 66 milliards de yens en coopération économique. Parmi eux le premier grand projet de coopération de la Jica en Tunisie, le projet d&rsquo;amélioration et d&rsquo;expansion du réseau de transmission interurbain en 1993, a contribué à une amélioration significative du niveau des services de télécommunication dans toute la Tunisie et a jeté les bases de la numérisation et du développement ultérieurs du pays comme un pays à forte capacité technologie. Par ailleurs, le projet de construction du pont de Rades-La Goulette, pour lequel un accord de prêt a été signé en 1999, est devenu un symbole des relations amicales entre le Japon et la Tunisie, au point qu’il a été adopté comme motif d&rsquo;un timbre postal commémoratif célébrant l&rsquo;établissement des relations diplomatiques bilatérales entre le Japon et la Tunisie.»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">M. Ghannouchi, en tant que Premier ministre de 1999 à 2011, a œuvré pour e développement de la coopération scientifique et technologique entre le Japon et la Tunisie, et lors d&rsquo;une visite au Japon en 2003, il a proposé au Premier ministre Koizumi un projet de construction du Technoparc de Borj Cedria. Depuis lors, le parc s&rsquo;est développé en un centre de coopération de recherche, y compris le partenariat avec l&rsquo;Université de Tsukuba en 2008.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En outre, M. Ghannouchi a développé la coopération triangulaire Afrique-Japon-Tunisie. Le projet d&rsquo;éducation à la santé reproductive et ​​le projet Kaizen eu sont de bons exemples.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a></a> <em>«Ainsi M. Ghannouchi a fondé la base de l’initiative triangulaire, qui devrait être davantage développée lors de la Tica 8 qui se tiendra cet été en Tunisie»</em>, conclut le communiqué de l&rsquo;ambassade.</p>
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		<title>Rachid Ammar, un homme dans l&#8217;œil de cyclone de l&#8217;histoire</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/01/05/rachid-ammar-un-homme-dans-loeil-de-cyclone-de-lhistoire/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 05 Jan 2022 11:09:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[14 janvier 2011]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelkrim Zbidi]]></category>
		<category><![CDATA[Farhat Rajhi]]></category>
		<category><![CDATA[Foued Mebazaa]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Ghannouchi]]></category>
		<category><![CDATA[Rachid Ammar]]></category>
		<category><![CDATA[Sihem Bensedrine]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Rachid Ammar, l&#8217;ancien chef d&#8217;état major des armées, vient de sortir de son silence pour comparaître, lundi 3 janvier 2022, devant la chambres de la justice transitionnelle, et répondre des meurtres dont l&#8217;armée nationale est accusée durant les événements des 25, 26 et 27 février 2011. Ce genre de procès sert à rétablir la vérité...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/01/Rachid-Ammar.jpg" alt="" class="wp-image-375900"/></figure></div>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Rachid Ammar, l&rsquo;ancien chef d&rsquo;état major des armées, vient de sortir de son silence pour comparaître, lundi 3 janvier 2022, devant la chambres de la justice transitionnelle, et répondre des meurtres dont l&rsquo;armée nationale est accusée durant les événements des 25, 26 et 27 février 2011. Ce genre de procès sert à rétablir la vérité historique et à délimiter les responsabilités, judiciaires et politiques, loin de tout esprit de revanche, de règlement de compte ou d&rsquo;atteinte à l&rsquo;honneur des acteurs politiques.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Par <strong>Ridha Kéfi </strong></p>



<span id="more-375895"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/03/Ridha-Kefi.jpg" alt="" class="wp-image-203122"/></figure></div>



<p class="wp-block-paragraph">Le général Rachid Ammar, le dernier chef d&rsquo;état major de l&rsquo;armée de terre sous Ben Ben Ali, aurait bien pu prendre le pouvoir au lendemain de la fuite de ce dernier, le 14 janvier 2011, les dirigeants politiques de l&rsquo;époque, notamment Foued Mebazaa et Mohamed Ghannouchi, qui assurèrent quelque temps l&rsquo;intérim à la tête de l&rsquo;Etat, étaient disposés à le lui céder volontiers. Mais il a refusé catégoriquement de prendre les rênes du pouvoir, lançant aux politiques présents, le soir même de la fuite de Ben Ali, lors d&rsquo;une réunion de crise au ministère de l&rsquo;Intérieur:<em> «La succession politique est votre affaire. Mon rôle de chef de l&rsquo;armée est de garder les frontières».</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;honneur sauf de l&rsquo;armée tunisienne</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsque, quelques semaines plus tard, lors des fameux sit-in devant le siège du gouvernement conduit par Béji Caïd Essebsi, appelés Kasbah I et Kasbah II, les manifestants l&rsquo;ont appelé à prendre en main la situation dans le pays, l&rsquo;officier supérieur a quitté son bureau situé à une centaine de mètres de là et est allé à la rencontre des manifestants, les appelant au calme et les invitant à faire confiance aux nouvelles autorités, allant jusqu&rsquo;à se porter garant du respect de leurs revendications.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;homme, qui a ainsi rétabli une situation menaçant de dégénérer, est ainsi resté fidèle à une vieille tradition de l&rsquo;armée tunisienne, qui l&rsquo;honore à la distingue de toutes les autres armées de la région, laquelle consiste à ne jamais se mêler des affaires politiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Promu le 19 avril 2011 chef d&rsquo;Etat major des armées, poste créé pour lui, Rachid Ammar quittera, le 24 juin 2013, ses fonctions en faisant valoir son droit à la retraite, alors qu&rsquo;il aurait pu, comme cela est fréquent dans les hautes fonctions publiques, demander une «rallonge» de quelques années. Et c&rsquo;est tout à son honneur… D&rsquo;autant que depuis, et à l&rsquo;exception de quelques rares sorties médiatiques, on l&rsquo;a peu vu en public.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est donc, on l&rsquo;imagine, à contrecœur que Rachid Ammar est sorti de sa réserve pour comparaître, lundi 3 janvier 2022, devant la chambres de la justice transitionnelle, et répondre des meurtres dont est accusée l&rsquo;armée nationale durant les événements des 25, 26 et 27 février 2011.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Personne n&rsquo;est certes au-dessus de la loi et Rachid Ammar était tenu d&rsquo;apporter son témoignage personnel sur cette période agitée et sombre, d&rsquo;autant qu&rsquo;il en fût l&rsquo;un de ses principaux acteurs. Il devait aussi témoigner pour aider à révéler la vérité, à définir les responsabilités dans les abus et les crimes commis, et ce pour que justice soit rendue aux victimes et pour que se fasse le nécessaire travail de la mémoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cet exercice dont on imagine la gravité et l&rsquo;importance aux yeux du peuple, Rachid Ammar s&rsquo;y est prêté volontiers, en donnant sa version des événements qu&rsquo;il a vécu, comme acteur de premier ordre ou dont il eût connaissance en tant que témoin.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Loin de tout esprit de revanche</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant et au-delà des faits qu&rsquo;il a relatés pendant son audience par le tribunal, et dont les principaux acteurs étaient le président de la république Foued Mebazaa, le Premier ministre Mohamed Ghannouchi, le ministre de l&rsquo;Intérieur Farhat Rajhi, le ministre de la Défense Abdelkrim Zbidi, ou encore Fateh Maatoug, directeur général des unités d&rsquo;intervention, Yassine Taïeb, directeur général de la sécurité publique, Ahmed Chabir, directeur général de la sûreté nationale, Houssem Marzouki, officier des unités d&rsquo;intervention, et autres hauts responsables politiques et sécuritaires de l&rsquo;époque dont les noms ont figuré dans les rapports de l&rsquo;Instance Vérité et Dignité (IVD) ayant constitué la base de l&rsquo;instruction ouverte, ces procès ne devraient en aucune manière se transformer en une chasse de sorcières, comme l&rsquo;a voulu la très controversée présidente de l&rsquo;IVD, Sihem Bensedrine, qui était davantage animée par un désir de revanche que par un réel souci de vérité. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Il ne s&rsquo;agit donc pas de vouer aux gémonies les hauts responsables qui ont eu à conduire notre pays, dans les conditions difficiles et parfois violentes ayant accompagné les premières semaines de la transition post-14 janvier 2011, et lui ont évité les bains de sang que les transitions similaires ayant eu lieu peu de temps après dans différents autres pays arabes, comme l&rsquo;Egypte, la Syrie, le Yémen ou la Libye. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Il s&rsquo;agit plutôt d&rsquo;aider à la révélation de la vérité, tout en prenant connaissance des conditions dans lesquelles certaines décisions ont dû être prises, parfois à contrecœur et sous l&#8217;emprise de l&rsquo;urgence, et les difficultés qu&rsquo;a connues leur mise en application dans l&rsquo;ambiance électrique de l&rsquo;époque où les nerfs étaient à fleur de peau et où certaines victimes étaient loin d&rsquo;être irréprochables, ayant souvent provoqué elles-mêmes les incidents qui leur ont valu la mort violente ou les graves blessures.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bref, il s&rsquo;agit de procès civils et civilisés, où les éclairages judiciaires viennent rétablir la vérité historique, loin de tout esprit de revanche, de règlement de compte politique ou d&rsquo;atteinte à l&rsquo;honneur des hommes et des femmes que leurs missions a projetés, à un moment de leur parcours professionnel et humain, sur les devants de la scène nationale, pour ne pas dire dans l&rsquo;œil du cyclone de l&rsquo;histoire, laquelle, on le sait, est une grande mangeuse d&rsquo;hommes et de femmes.</p>
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		<item>
		<title>Sami Ben Slama : «Mohamed Ghannouchi a gracié les coupables d&#8217;Ennahdha parce qu&#8217;il en avait peur»</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2021/12/07/sami-ben-slama-mohamed-ghannouchi-a-gracie-les-coupables-dennahdha-parce-quil-en-avait-peur/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Cherif Benyounes]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Dec 2021 09:42:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abou Iyadh]]></category>
		<category><![CDATA[Ali Larayedh]]></category>
		<category><![CDATA[Ennahdha]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Ghannouchi]]></category>
		<category><![CDATA[mosquée Al-Fath]]></category>
		<category><![CDATA[Sami Ben Slama]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L&#8217;ancien membre de l&#8217;Instance supérieure indépendante pour les élections (Isie), Sami Ben Slama, a tiré à boulets rouges, ce mardi 7 décembre 2021, sur le mouvement Ennahdha, l&#8217;accusant d&#8217;avoir saboté l&#8217;Etat tunisien et gâché la transition démocratique dans le pays. Et d&#8217;ajouter qu&#8217;après la révolution en 2011, Mohamed Ghannouchi (qui occupait le poste de premier...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/03/Sami-Ben-Slama.jpg" alt="" class="wp-image-342782"/></figure></div>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>L&rsquo;ancien membre de l&rsquo;Instance supérieure indépendante pour les élections (Isie), Sami Ben Slama, a tiré à boulets rouges, ce mardi 7 décembre 2021, sur le mouvement Ennahdha, l&rsquo;accusant d&rsquo;avoir saboté l&rsquo;Etat tunisien et gâché la transition démocratique dans le pays.</strong></em></p>



<span id="more-372632"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Et d&rsquo;ajouter qu&rsquo;après la révolution en 2011, Mohamed Ghannouchi (qui occupait le poste de premier ministre) avait peur d&rsquo;Ennahdha et qu&rsquo;il a, pour cette raison, «<em>permis aux coupables qui lui appartiennent de revenir de l&rsquo;étranger et aux terroristes condamnées dans l&rsquo;affaire Soliman de bénéficier d&rsquo;une amnistie législative générale et d&rsquo;occuper des postes importants dans la fonction publique</em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le même contexte, il a rappelé ce qui s&rsquo;est passé en 2012 devant la mosquée Al-Fath, à Tunis, lorsque le ministre de l&rsquo;Intérieur de l&rsquo;époque, le Nahdhaoui Ali Larayedh, avait permis au terroriste dangereux Abou Iyadh de s&rsquo;enfuir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ben Slama a, d&rsquo;autre part, fermement dénoncé l&rsquo;organisation par Ennahda d&rsquo;un communiqué de presse, hier, pour répondre aux accusations portées contre le mouvement, concernant les contrats de financement extérieur et de lobbying, estimant que c&rsquo;était «<em>insolent et indécent</em>». </p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«Au lieu de rechercher les coupables dans leurs rangs, ils s&rsquo;adressent à l&rsquo;opinion publique pour parler du développement et de leurs réalisations illusoires</em>», a-t-il poursuivi.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>C. B. Y.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/12/07/sami-ben-slama-mohamed-ghannouchi-a-gracie-les-coupables-dennahdha-parce-quil-en-avait-peur/">Sami Ben Slama : «Mohamed Ghannouchi a gracié les coupables d&rsquo;Ennahdha parce qu&rsquo;il en avait peur»</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<item>
		<title>Il y a 10 ans, Cyrine Ben Ali créait Shems FM</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/09/28/il-y-a-10-ans-cyrine-ben-ali-creait-shems-fm/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 28 Sep 2020 12:38:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[MEDIA]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Chakib Nouira]]></category>
		<category><![CDATA[Cyrine Ben Ali]]></category>
		<category><![CDATA[Fathi Bhoury]]></category>
		<category><![CDATA[Meriem Belkadhi]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Ghannouchi]]></category>
		<category><![CDATA[Oussama Romdhani]]></category>
		<category><![CDATA[Shems FM]]></category>
		<category><![CDATA[Tahar Bayahi]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisia Broadcasting]]></category>
		<category><![CDATA[Zine El Abidine Ben Ali]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il y a dix ans, le 27 septembre 2010, Cyrine Ben Ali, troisième fille de l’ancien président Zine El Abidine Ben Ali et mariée à l’époque à l’homme d’affaires Marouane Mabrouk – ils ont divorcé entre-temps –, créait Shems FM. Aujourd&#8217;hui, la station jaune souffle ses dix bougies. C’est le 10 août 2010 que le...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/09/28/il-y-a-10-ans-cyrine-ben-ali-creait-shems-fm/">Il y a 10 ans, Cyrine Ben Ali créait Shems FM</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/09/Shems-FM-Creation-en-2010.jpg" alt="" class="wp-image-318279"/></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Il y a dix ans, le 27 septembre 2010, Cyrine Ben Ali, troisième fille de l’ancien président Zine El Abidine Ben Ali et mariée à l’époque à l’homme d’affaires Marouane Mabrouk – ils ont divorcé entre-temps –, créait Shems FM. Aujourd&rsquo;hui, la station jaune souffle ses dix bougies.</em></strong></p>



<span id="more-318278"></span>



<p class="wp-block-paragraph">C’est le 10 août 2010 que le ministre de la Communication au sein du gouvernement Mohamed Ghannouchi, Oussama Romdhani, annonce que Cyrine Ben Ali, fille du président de la république de l&rsquo;époque, Zine El-Abidine Ben Ali, obtient l’autorisation d’exploiter une radio. Cette dernière est lancée le 27 septembre 2010.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La société-mère Tunisia Broadcasting, d’un capital de 1,5 million de dinars, est dirigée par un conseil d’administration composé de Cyrine Ben Ali, Chakib Nouira, Tahar Bayahi et Fathi Bhoury alors nommé directeur général de la station.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La radio jaune a sans doute enrichi paysage médiatique tunisien d’ailleurs c’est sur ses ondes que l’universitaire en langue et civilisation françaises Meriem Belkadhi a débuté son expérience médiatique. Elle animera une émission culturelle samedi après-midi puis quelques mois après janvier 2011, elle animera la matinale sur l&rsquo;actualité surtout politique avant de rejoindre Nessma de Nabil Karoui où elle présentera Ness Nessma pour enfin atterrir sur Al Hiwar Ettounsi de Sami Fehri.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au lendemain de la chute de l’ancien régime en 2011, la station radio sise aux Berges du Lac de Tunis est confisquée et devient propriété de l’État tunisien via Al Karama Holding, société chargée de la session des biens confisquées aux membres de l’ancien régime. Des appels d&rsquo;offres infructueux se sont multipliés et ont lieu en 2018, 2019 et 2020. En 2019, la famille Bayahi, propriétaire du groupe éponyme, et l’homme d&rsquo;affaires et ancien président de l&rsquo;Espérance sportive de Tunis Aziz Zouhir soumissionnent à l’appel d&rsquo;offres mais en vain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Shems FM est déficitaire à hauteur de trois millions de dinars et pour un homme d’affaires reprendre une station radio généraliste axée en bonne partie sur la politique le jettera de facto dans le jeu politique où chaque parti ou personnalité qui sera critiqué pourra s’en prendre à lui d’où aussi cette tiédeur des capitalistes tunisiens à l&rsquo;idée de reprendre la station surtout dans un climat politique très instable où l’on ne sait pas de quoi l’avenir sera fait.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La radio jaune a dix ans. Malgré les déboires qu’elle a vécus, elle s’est imposée sur le champ médiatique national. On verra de quoi seront faits les dix prochaines années…</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/09/28/il-y-a-10-ans-cyrine-ben-ali-creait-shems-fm/">Il y a 10 ans, Cyrine Ben Ali créait Shems FM</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Décret non publiable de 2010 octroyait à Moussi rang et avantages de secrétaire d’Etat</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Jun 2020 15:20:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abir Moussi]]></category>
		<category><![CDATA[Ennahdha]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Ghannouchi]]></category>
		<category><![CDATA[Parti destourien libre]]></category>
		<category><![CDATA[Rassemblement constitutionnel démocratique]]></category>
		<category><![CDATA[Zine El Abidine Ben Ali]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un décret présidentiel (non publiable dans le JORT) signé le 12 janvier 2010 par l’ancien président Zine el Abidine Ben Ali nommait Abir Moussi chargée de mission auprès du Premier ministre Mohamed Ghannouchi alors qu’elle n’a jamais exercé cette fonction. C’était, on l’a compris, un emploi fictif, mais l’avocate, alors secrétaire général adjoint du Rassemblement...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/05/PDL-Abir-Moussi.jpg" alt="" class="wp-image-297180"/></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Un décret présidentiel (non publiable dans le JORT) signé le 12 janvier 2010 par l’ancien président Zine el Abidine Ben Ali nommait Abir Moussi chargée de mission auprès du Premier ministre Mohamed Ghannouchi alors qu’elle n’a jamais exercé cette fonction.</em></strong></p>



<span id="more-303965"></span>



<p class="wp-block-paragraph">C’était, on l’a compris, un emploi fictif, mais l’avocate, alors secrétaire général adjoint du Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD), chargée de la femme, parti dissout entre-temps, n’a pas pu vraiment bénéficier de ce privilège, puisque le régime de son bienfaiteur est tombé un an plus tard, le 14 janvier 2011.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle aura cependant le mérite de revenir de loin, en réintégrant rapidement à la vie publique par la grande porte, devenant même, en quelques années, la présidente du Parti destourien libre (PDL), le second parti plus important aujourd&rsquo;hui en Tunisie, après Ennahdha, selon les derniers sondages d&rsquo;opinion. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Autre mérite et pas des moindres, et qui prouve que l&rsquo;avocate ne manque pas de ressources : elle n&rsquo;a rien renié de ses engagements anciens, alors que beaucoup de RCDistes ont laissé pousser la barbe pour intégrer le parti islamiste. Ou pour s&rsquo;en rapprocher&#8230; </p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/06/Moussi-1.jpg" alt="" class="wp-image-303966" width="500"/></figure></div>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/06/Moussi-2.jpg" alt="" class="wp-image-303967" width="500"/></figure></div>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>I. B.</strong></p>
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