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	<title>Archives des Mohamed Mediène - Kapitalis</title>
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	<title>Archives des Mohamed Mediène - Kapitalis</title>
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		<title>‘‘La Mission’’ de Mohamed Benchicou &#124; Derrière Tiguentourine, les questions qui dérangent</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 12 Oct 2026 06:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>‘‘La Mission’’ , roman de Mohamed Benchicou, interroge l’attaque du complexe gazier de Tiguentourine, au sud-est de l’Algérie, en 2013. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/12/la-mission-de-mohamed-benchicou-derriere-tiguentourine-les-questions-qui-derangent/">‘‘La Mission’’ de Mohamed Benchicou | Derrière Tiguentourine, les questions qui dérangent</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Il faut relire ‘‘La Mission’’ (Koukou Éditions, Algérie, 2014). Pas comme un thriller. Comme un document politique déguisé en roman. Publié en 2014 chez Koukou Éditions, le livre de <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/24/le-journaliste-algerien-mohamed-benchicou-sest-eteint/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Mohamed Benchicou</a> revient sur l’attaque du complexe gazier de Tiguentourine, au sud-est de l’Algérie, non loin de la frontière libyenne, en janvier 2013, pour explorer ce que l’événement pourrait dissimuler : intérêts énergétiques, rivalités au sommet de l’État et stratégies étrangères.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Djamal Guettala</strong></p>



<span id="more-19783277"></span>



<p class="wp-block-paragraph">L’auteur ne se limite pas au récit de la prise d’otages. Il bâtit une intrigue autour d’une question autrement sensible : les intérêts économiques et les luttes de pouvoir ont-ils pu peser sur le destin de ce site stratégique ? La question nourrit le roman ; elle ne constitue pas, à elle seule, une preuve.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 16 janvier 2013, un groupe armé attaque le complexe gazier de Tiguentourine, près d’In Amenas. Des centaines de personnes sont prises en otage. L’intervention des forces algériennes met fin à la crise, au prix de lourdes pertes humaines. L’attaque marque durablement l’industrie gazière algérienne et les relations du pays avec ses partenaires étrangers.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un an plus tard, Benchicou choisit de déplacer le regard. Dans <em>‘‘La Mission’’</em>, Tiguentourine n’est pas seulement le théâtre d’une opération terroriste : le site devient le point de rencontre d’intérêts industriels, de convoitises financières et de rivalités politiques. La dimension romanesque lui permet de relier des éléments qui, dans le débat public, restent souvent séparés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’auteur donne lui-même la clé de son approche : <em>«Je n’ai été amené à connaître Tatiana que parce que l’attaque de Tiguentourine est une affaire de fric, de luttes d’influence, de rivalités de pouvoirs…»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette phrase annonce le parti pris du livre. Les faits historiques sont établis : l’attaque, la prise d’otages et l’intervention militaire. Les connexions politiques et économiques mises en scène par Benchicou relèvent, elles, de sa construction romanesque. Cette frontière doit rester claire, sans pour autant réduire le livre à un simple exercice de fiction.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les intérêts gaziers et les rivalités du pouvoir</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le récit, British Petroleum occupe une place centrale. L’entreprise britannique exploite le site avec ses partenaires. Benchicou imagine qu’après la catastrophe de Deepwater Horizon, BP cherche à céder ses actifs algériens et à revoir le modèle de sécurité de ses installations. La question de la propriété et de la protection du complexe devient alors un ressort majeur de l’intrigue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mikhail Fridman, homme d’affaires russe né à Lviv, apparaît sous les traits de Tatiana-Johanna dans les ramifications du récit. Intéressé par le rachat du site, il incarne les convoitises financières qui entourent cette infrastructure stratégique. Sir William Thompson, envoyé en mission par Downing Street, est chargé d’examiner la situation. À travers lui, Benchicou introduit la dimension britannique et les calculs diplomatiques liés aux intérêts énergétiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces éléments donnent sa cohérence à l’intrigue, mais ne démontrent pas qu’une opération de cession, les manœuvres étrangères et l’attaque terroriste auraient été coordonnées dans la réalité. Le roman construit un scénario politique ; il ne livre pas une démonstration judiciaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’analyse s’étend ensuite aux rapports de force algériens. Mohamed Mediène, dit Toufik, et le DRS occupent une place importante dans la représentation d’un pouvoir traversé par les rivalités. Benchicou suggère que l’attaque pourrait s’inscrire dans une recomposition des équilibres sécuritaires et politiques. Cette lecture doit être attribuée à l’auteur : aucune conclusion judiciaire ne permet d’établir que Toufik ou des acteurs étrangers auraient organisé ou facilité l’attaque.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’arrière-plan est celui de l’Algérie de 2013-2014, au moment où se prépare le quatrième mandat d’Abdelaziz Bouteflika. Benchicou rapproche intérêts pétroliers, puissances étrangères et continuité du régime dans une formule accusatrice : <em>«la connivence entre des capitales occidentales, la pègre pétrolière internationale et l’autocratie archaïque locale qui ambitionnait de se reconduire pour un quatrième mandat».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette formule résume sa charge politique. Elle exprime une interprétation romanesque des rapports entre argent, pouvoir et intérêts étrangers, non une conclusion établie sur les responsabilités dans le drame de Tiguentourine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le livre a été accueilli favorablement, mais sa portée politique semble être restée au second plan. Or, au-delà de l’intrigue, son intérêt réside aussi dans les questions qu’il soulève sur la vulnérabilité des infrastructures stratégiques et sur les rapports entre souveraineté nationale et intérêts économiques.</p>



<figure class="wp-block-embed alignleft is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="vHqdjrhT2z"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/27/presse-mohamed-benchicou-inhume-finalement-a-alger/">Presse | Mohamed Benchicou inhumé finalement à Alger</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Presse | Mohamed Benchicou inhumé finalement à Alger » — Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2026/09/27/presse-mohamed-benchicou-inhume-finalement-a-alger/embed/#?secret=zEtWfgBmX7#?secret=vHqdjrhT2z" data-secret="vHqdjrhT2z" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Un livre qui résiste au temps</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis la parution de <em>‘‘La Mission’’</em>, le paysage politique algérien a changé. Bouteflika a obtenu son quatrième mandat, avant de quitter le pouvoir. Mohamed Mediène a été écarté de la tête du DRS, ensuite réorganisé puis dissous. Ces événements éclairent le contexte dans lequel Benchicou écrivait ; ils ne confirment pas rétrospectivement ses hypothèses sur Tiguentourine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La portée du livre tient ailleurs : dans sa volonté de dépasser le récit immédiat d’un attentat pour interroger les intérêts et les rapports de force qui entourent les lieux stratégiques. On peut discuter ses hypothèses, contester ses rapprochements et rappeler les limites de sa démonstration. On ne peut ignorer la question qui traverse son récit : derrière les événements, quels intérêts se croisent et quelles vérités restent à établir ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mohamed Benchicou est mort le 24 septembre 2026. Avec <em>‘‘La Mission’’</em>, il laisse un texte qui témoigne de sa manière d’interroger le pouvoir et de mettre en cause les récits trop vite refermés. Relire ce livre ne revient pas à transformer ses hypothèses en certitudes, mais à reprendre les questions qu’il a posées. Cette mission n’est pas terminée.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2026/10/12/la-mission-de-mohamed-benchicou-derriere-tiguentourine-les-questions-qui-derangent/">‘‘La Mission’’ de Mohamed Benchicou | Derrière Tiguentourine, les questions qui dérangent</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Mohamed Boudiaf │ Un espoir brisé, une mémoire ravivée</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/29/mohamed-boudiaf-%e2%94%82-un-espoir-brise-une-memoire-ravivee/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 29 Jun 2025 12:18:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Saida Abouba]]></category>
		<category><![CDATA[Sid Ahmed Ghozali]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>‘‘Boudiaf, un espoir brisé’’ est le premier roman de Saida Abouba, qui sur l’assassinat tragique de l’ancien président algérien Mohamed Boudiaf. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/29/mohamed-boudiaf-%e2%94%82-un-espoir-brise-une-memoire-ravivee/">Mohamed Boudiaf │ Un espoir brisé, une mémoire ravivée</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>‘‘Boudiaf, un espoir brisé’’ est le titre du premier roman de Saida Abouba, une œuvre forte et émouvante qui revient sur l’assassinat tragique de l’ancien président Mohamed Boudiaf, le 29 juin 1992, événement marquant et douloureux de l’histoire algérienne récente, dont on commémore aujourd’hui le 33<sup>e</sup> anniversaire.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Djamal Guettala</strong></p>



<span id="more-16894258"></span>



<p class="wp-block-paragraph">Loin du simple récit historique, l’autrice fait le choix de la fiction romanesque pour porter la voix d’un peuple meurtri et exprimer les déchirements intimes et collectifs suscités par cette disparition brutale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par une écriture directe, sincère et souvent très intense, Saida Abouba donne vie à des personnages profondément humains, ancrés dans le quotidien d’une Algérie en crise. Ces figures incarnent à la fois la douleur, la colère, la résilience et la quête de justice. Elles sont le reflet d’une société fracturée, qui peine à panser ses blessures et à retrouver confiance en l’avenir.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un moment charnière</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le roman ne se focalise pas sur la reconstitution biographique de Mohamed Boudiaf, mais plutôt sur l’impact moral et psychologique que son assassinat a eu sur la nation algérienne. Il restitue avec force et pudeur le choc collectif, la désillusion, et la peur d’un avenir incertain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À travers la fiction, Saida Abouba interroge ce moment charnière qui a ouvert la décennie noire, avec ses violences et ses silences pesants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce récit est aussi un message adressé aux jeunes générations, souvent éloignées des drames passés mais néanmoins héritières de leurs conséquences.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’autrice invite à une prise de conscience, à une transmission de la mémoire comme une responsabilité sacrée, un devoir de vigilance face aux dangers de l’oubli. Ce roman se présente ainsi comme un pont entre passé et présent, entre mémoire et espoir.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>‘‘Boudiaf, un espoir brisé’’</em> est donc plus qu’un simple hommage. C’est une œuvre de littérature engagée, qui mêle émotion, témoignage et dénonciation. Par la force de son écriture, Saida Abouba affirme la nécessité de raconter ce qui ne doit jamais se taire, et ouvre une nouvelle voix dans la littérature algérienne contemporaine.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pour rappel</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au retour d’un long exil au Maroc (1962-1992), suite à un désaccord avec Ahmed Ben Bella, Boudiaf débarque à Alger, le 16 janvier 1992, après la démission du président Chadly Bendjedid cinq jours plus tôt. Il est rappelé en Algérie pour devenir le président du Haut Comité d’État, en charge provisoire des pouvoirs de chef de l’État. Il apparait alors comme un homme nouveau sans lien avec l&rsquo;establishment politique et militaire. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Souhaitant une Algérie démocratique tournée vers la modernité, Boudiaf dit vouloir mettre fin à la corruption qui gangrenait l’État. En juin de la même année, il lance un nouveau parti politique, le Rassemblement patriotique national. Au même moment, il envisage de limoger le général Mohamed Mediène, le chef du gouvernement Sid Ahmed Ghozali et de lancer une purge anticorruption. La suite on la connaît : l’Algérie plonge dans une <em>«décennie noire»</em>… En est-elle vraiment sortie ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;erreur fatale de Boudiaf : il s’est pris au sérieux, un peu trop au regard de son ou de ses assassins. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/06/29/mohamed-boudiaf-%e2%94%82-un-espoir-brise-une-memoire-ravivee/">Mohamed Boudiaf │ Un espoir brisé, une mémoire ravivée</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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