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	<title>Archives des Mohammad Khatami - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Mohammad Khatami - Kapitalis</title>
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		<title>Printemps de Téhéran │ Des saisons avortées</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 May 2025 05:59:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Mozaffareddine Shah Qajar]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’influence des intellectuels iraniens semble aujourd’hui à son niveau le plus bas. Pourquoi une telle régression ?</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/14/printemps-de-teheran-%e2%94%82-des-saisons-avortees/">Printemps de Téhéran │ Des saisons avortées</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’influence des intellectuels iraniens a connu de nombreux hauts et bas depuis les premiers signes de la révolution constitutionnelle persane sous le règne de Mozaffareddine Shah Qajar (1896-1907), mais elle semble aujourd’hui à son niveau le plus bas. Pourquoi une telle régression, alors même que le taux d’alphabétisation en Iran est à son plus haut niveau et qu’Internet facilite de plus en plus l’accès à l’information ? Les intellectuels iraniens n’ont-ils aucune solution aux multiples crises du pays, ou bien est-ce que personne ne les écoute ?</em></strong> <em>(Ph. Depuis le Mouvement vert en 2009, ce sont les citoyens issus de la classe moyenne qui ont pris les rênes de la protestation.)</em></p>



<p><strong>Mostafa Khalaji *&nbsp;</strong></p>



<span id="more-16542187"></span>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full"><img decoding="async" width="200" height="200" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/04/Mostafa-Khalaji.jpg" alt="" class="wp-image-16149558" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/04/Mostafa-Khalaji.jpg 200w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/04/Mostafa-Khalaji-150x150.jpg 150w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/04/Mostafa-Khalaji-120x120.jpg 120w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></figure></div>


<p>L’apparition d’un groupe d’intellectuels en Iran remonte à la veille du mouvement constitutionnel à la fin de l’époque Qajar. Ils ambitionnaient de rénover en profondeur la culture, la société et finalement la sphère politique du pays.</p>



<p>Ces intellectuels ont en grande partie réussi, allant jusqu’à transformer la langue persane.</p>



<p>Ces évolutions se sont poursuivies jusqu’à la fin du règne de Reza Chah. Mais sous Mohammad Reza Chah, la répression politique et les restrictions visant les intellectuels, pour la plupart proches des courants de gauche, les ont tenus éloignés de la scène politique durant de longues années.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Modernité et révolutions</h2>



<p>À la veille de la révolution <em>«islamique»</em> de 1979, de nombreux intellectuels et écrivains iraniens soutenaient les efforts pour mettre fin au régime du Chah. À cette époque, deux groupes d’intellectuels — les laïcs de gauche d’un côté, et ceux qu’on appellera plus tard les <em>«intellectuels religieux»</em> de l’autre — ont rejoint la révolution.</p>



<p>La figure principale des intellectuels religieux était Ali Shariati, qui, en fusionnant les idées du socialisme avec la religion chiite, promouvait une idéologie nouvelle et séduisante à travers des discours enflammés dans un centre religieux de Téhéran. Ses livres et ses conférences attiraient un large public.</p>



<p>Mais le régime issu de la révolution a rapidement réprimé les courants intellectuels, n’accordant même que peu de faveur aux œuvres de Shariati, décédé peu avant la victoire de la révolution.</p>



<p>L’activité de l’Association des écrivains iraniens — principal syndicat des écrivains et intellectuels après la révolution — fut interdite, et dans les années 1990, une vague d’assassinats et d’exécutions visa des intellectuels, écrivains et artistes dissidents, à l’intérieur comme à l’extérieur du pays.</p>



<p>Cependant, des notions issues notamment de la traduction des penseurs occidentaux, comme la <em>«démocratie»</em> ou la <em>«société civile»</em>, ainsi que les combats des intellectuels religieux tels qu’Abdolkarim Soroush contre les privilèges du clergé, ont favorisé la victoire de Mohammad Khatami, candidat réformiste, à l’élection présidentielle de 1996.</p>



<p>La relative liberté de publication de livres et de journaux qui suivit cette élection renforça l’influence des journalistes, écrivains et intellectuels. Mais ce <em>«printemps de Téhéran»</em>, à l’instar d’autres <em>«printemps»</em> dans l’histoire contemporaine iranienne, fut de courte durée. Il se mua en automne avec la fermeture massive des journaux, la destitution du ministre de la Culture, les arrestations et les exils.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="uBYjIMlVlP"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/11/lexil-douloureux-de-la-litterature-persane/">L’exil douloureux de la littérature persane</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’exil douloureux de la littérature persane » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/04/11/lexil-douloureux-de-la-litterature-persane/embed/#?secret=WdjjioBi96#?secret=uBYjIMlVlP" data-secret="uBYjIMlVlP" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Une perte d’influence</h2>



<p>Daryush Shayegan, célèbre philosophe iranien décédé en 2018, m’avait déclaré quelques années avant sa mort : <em>«Avant la révolution islamique, nous avions des penseurs comme Jalal Al-e Ahmad et Shariati, qui avaient une influence sur la société intellectuelle. Mais je pense qu’aujourd’hui, les intellectuels n’ont plus cette influence.»</em> Il ajoutait : <em>«Certes, leurs livres sont lus pour s’informer, mais les écrivains ne sont plus des modèles, et la société iranienne a dépassé les intellectuels.»</em></p>



<p>Pourquoi Shayegan considérait-il que la société iranienne avait devancé ses intellectuels? En résumé, la principale raison tient au fait que les échecs politiques du siècle passé ont entraîné l’échec des mouvements intellectuels qui soutenaient ces transformations politiques.</p>



<p>La chute du régime pahlavi a marqué celle des intellectuels laïcs, nationalistes et en partie conservateurs. L’échec des idéaux ayant mené à la révolution de 1979 — tels que l’<em>«indépendance et la liberté»</em> — a scellé celui des intellectuels de gauche. Quant à l’échec des réformes sous Mohammad Khatami, il a totalement désillusionné la population vis-à-vis des <em>«intellectuels religieux»</em>, qui espéraient associer régime islamique et démocratie.</p>



<p>Depuis la présidence de Mahmoud Ahmadinejad, les intellectuels sont les grands absents de toutes les contestations et mouvements de changement.</p>



<p>Lors du <em>«Mouvement vert»</em>, le soulèvement postélectoral qui suivit l&rsquo;élection présidentielle de 2009, ce sont les citoyens issus de la classe moyenne qui ont spontanément pris les rênes de la protestation. Dans les mouvements économiques des années suivantes, les ouvriers se sont mobilisés. Et dans les dernières manifestations connues sous le nom de <em>«Femme, Vie, Liberté»</em>, ce sont les femmes et jeunes filles ordinaires, non issues de l’élite, qui ont entièrement porté le mouvement.</p>



<p>Dans toutes ces protestations, lorsqu’un intellectuel prenait la parole, ce n’était que pour apporter un soutien a posteriori, sans rôle dans leur genèse.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="RA57VJIiKN"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/31/iran-tunisie-un-echange-litteraire-inattendu/">Iran &#8211; Tunisie | Un échange littéraire inattendu</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Iran &#8211; Tunisie | Un échange littéraire inattendu » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2025/03/31/iran-tunisie-un-echange-litteraire-inattendu/embed/#?secret=bDbWSqg0Kd#?secret=RA57VJIiKN" data-secret="RA57VJIiKN" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Où en est-on actuellement ?</p>



<p>Aujourd’hui, certains intellectuels autrefois influents, comme Abdolkarim Soroush, vivent en exil. Les rares figures qui s’expriment encore à l’intérieur du pays sont peu connues du grand public et se contentent d’analyser la situation actuelle.</p>



<p>En réalité, l’Iran contemporain est dépourvu d’un intellectuel de masse, moteur d’un mouvement.</p>



<p>Hatam Ghaderi, ancien professeur d’université à Téhéran, considère que les intellectuels eux-mêmes sont responsables de cette situation. Lors d’un discours récent à Téhéran, évoquant les échecs successifs des révolutions en Iran, il affirma que tous les régimes politiques du dernier siècle ont conduit les intellectuels — surtout les intellectuels de gauche et religieux — à ne proposer pour toute solution que la <em>«révolution»</em>.</p>



<p>Il a mis en doute l’efficacité de cette réponse, en déclarant : <em>«La révolution devrait être la dernière option.»</em></p>



<p>Cet intellectuel iranien a souligné que, contrairement à ceux d’autres régions du monde, les intellectuels iraniens posent rarement des <em>«questions»</em>; ils avancent directement des <em>«réponses»</em>. <em>«Les intellectuels pensaient être d’une certaine manière consacrés, et semblaient puiser leur énergie et leur pensée de cette reconnaissance»</em>, a-t-il conclu.</p>



<p>* <em>Journaliste et écrivain iranien.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/05/14/printemps-de-teheran-%e2%94%82-des-saisons-avortees/">Printemps de Téhéran │ Des saisons avortées</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Le réformateur Masoud Pezeshkian élu président, alternance à l’iranienne!</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/08/le-reformateur-masoud-pezeshkian-elu-president-alternance-a-liranienne/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 08 Jul 2024 07:23:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L'Iran vient d’élire un nouveau président en la personne de Masoud Pezeshkian appartenant au camp réformateur. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/08/le-reformateur-masoud-pezeshkian-elu-president-alternance-a-liranienne/">Le réformateur Masoud Pezeshkian élu président, alternance à l’iranienne!</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’Iran, puissance régionale au Moyen-Orient et protagoniste important sur la scène internationale, vient d’élire un nouveau président en la personne de Masoud Pezeshkian appartenant au camp réformateur et qui succède au conservateur Ibrahim Raïssi tué dans le crash d’un hélicoptère le 19 mai dernier. Quoique ces deux termes, en Iran, n’ont pas la même signification qu’ailleurs, un réformateur est juste moins dogmatique et moins sectaire qu’un conservateur.  </em></strong></p>



<p><strong>Imed Bahri</strong></p>



<span id="more-13525841"></span>



<p>Les Iraniens ont ainsi fait le choix de l’alternance. Pazeshkian appartenant à la minorité azéri, chirurgien cardiaque de profession et prétendant avoir évolué sur les thèmes sociétaux affirme veut panser les plaies de son pays et le réunifier. Une mission qui n’est pas gagnée d’avance surtout que les conservateurs, puissants institutionnellement, ne le portent pas dans leur cœur.&nbsp;</p>



<p>Le journal britannique <em>The Observer</em>, version du weekend du <em><a href="https://www.theguardian.com/world/article/2024/jul/06/masoud-pezeshkian-the-former-heart-surgeon-who-became-president-of-iran" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Guardian</a></em>, s’est intéressé dans un article du rédacteur en chef diplomatique Patrick Wintour au profil du nouveau président iranien. L’auteur affirme que la victoire surprise du candidat réformateur Masoud Pezeshkian est autant un témoignage pour sa personnalité que pour sa politique. </p>



<p>Le chirurgien cardiaque et ancien ministre de la Santé est apparu dans les débats télévisés comme un homme d’une grande intégrité et humilité qui voulait unir son pays divisé tant au niveau intérieur qu’extérieur.</p>



<p>En fin de compte, seule la crainte de ses adversaires quant à sa popularité continue aidera Pezeshkian à exercer son influence dans le dédale qu’est la politique notoirement multifactionnelle de l’Iran.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Gagner la confiance de la majorité silencieuse</h2>



<p>Le nouveau président sera confronté à une tâche ardue. Même si la participation au second tour a été plus élevée qu’au premier tour, il s’agit du deuxième plus faible taux de participation des campagnes présidentielles iraniennes ce qui montre que de nombreux Iraniens restent sceptiques à l’égard des hommes politiques.</p>



<p>L’auteur estime que la vie de Pezeshkian a été marquée par la tragédie qui l’a façonnée. Sa femme qu’il a rencontrée alors qu’ils étudiaient en médecine et leur fils sont décédés il y a 30 ans dans un accident de voiture après avoir heurté un rocher sur la route près de Tabriz. Sa femme était médecin gynécologue et sa perte l’a si profondément affecté que, jusqu’à présent, les larmes lui viennent aux yeux chaque fois qu’il se souvient d’elle.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="MERf0Jhkek"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/05/24/la-succession-de-layatollah-khamenei-veritable-enjeu-de-la-republique-islamique-diran/">La succession de l’ayatollah Khamenei, véritable enjeu de la République islamique d’Iran</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La succession de l’ayatollah Khamenei, véritable enjeu de la République islamique d’Iran » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/05/24/la-succession-de-layatollah-khamenei-veritable-enjeu-de-la-republique-islamique-diran/embed/#?secret=0FvByEvYim#?secret=MERf0Jhkek" data-secret="MERf0Jhkek" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Pezeshkian ne s’est jamais remarié et a pris soin de ses enfants et les a élevés seul, il a appris à cuisiner et les a bien éduqués. Sa fille Zahra, portant un hijab et lui tenant la main, l’a accompagné sur le chemin pour enregistrer son nom à la présidence. Elle est titulaire d’une maîtrise en chimie et est perçue comme sa conseillère politique. L’homme parle plusieurs langues. Outre l’azéri et le persan, il parle kurde et arabe. Son père est azéri et sa mère est kurde.</p>



<p>Lors d’un débat télévisé, il s’est exprimé couramment en anglais et a cité la phrase d’Einstein selon laquelle <em>«la définition de la folie consiste à faire la même chose encore et encore et à espérer des résultats différents»</em>.</p>



<p>C’était la deuxième campagne de Pezeshkian pour accéder à la présidence. L’homme est entré en politique pour la première fois en 2006 en tant que représentant de Tabriz, où il a construit sa base politique lors d’élections successives. Bien qu’il ait la langue acérée lorsqu’il s’en prend à la corruption et aux marchands de sanctions, son attitude générale est adaptée au rôle d’un coopérateur affirmant souvent qu’il s’en remettra aux experts sur la manière de résoudre les problèmes économiques du pays. Il a souvent laissé à ses partisans les attaques les plus virulentes contre l’opposition talibane.</p>



<p>Toutefois, il aura une tâche difficile à accomplir pour unifier le pays car ses rivaux conservateurs n’aiment pas être décrits comme des talibans par un réformateur qu’ils considèrent, lui et ses partisans, comme des agents de l’Occident et comme des gens qui ont capitulé face au contenu occidental sur internet.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ekpRL9gKBw"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/21/y-a-t-il-des-taupes-au-sein-des-gardiens-de-la-revolution-iraniens/">Y a-t-il des taupes au sein des Gardiens de la révolution iraniens?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Y a-t-il des taupes au sein des Gardiens de la révolution iraniens? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/21/y-a-t-il-des-taupes-au-sein-des-gardiens-de-la-revolution-iraniens/embed/#?secret=hWWSYpmYPS#?secret=ekpRL9gKBw" data-secret="ekpRL9gKBw" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Par conséquent, Wintour dit que Pezeshkian doit décider s’il doit se réconcilier avec les Gardiens de la révolution.</p>



<p>Pezeshkian est né en 1954 à Mahabad, une ville de l’ouest de l’Azerbaïdjan, une région à majorité azerbaïdjanaise et kurde. Il a toujours mis l’accent sur son héritage azéri. Bien que Mahabad soit une ville à majorité kurde, il a souvent insisté sur sa vision de l’Iran comme un État unifié et est partisan de la protection des droits des minorités comme moyen de préserver l’unité du pays.</p>



<p>À l’âge de 19 ans, il a effectué une période de conscription obligatoire sous le règne du Shah dans la ville de Zabul, considérée comme l’une des villes iraniennes les plus pauvres de la province du Sistan-Baloutchistan, une période qui a façonné sa conscience politique.</p>



<p>Il est retourné dans sa ville pour compléter sa formation médicale et a servi comme combattant pendant la guerre contre l’Irak. Après la guerre, il commence à exercer la médecine comme chirurgien cardiologue à Tabriz. En 1994, il assume le poste de directeur administratif de l’université et devient le représentant de Tabriz. Là, il a reconnu dans une vidéo publiée par ses ennemis avoir imposé le hijab et menacé d’expulsion de l’université quiconque refuserait de le porter.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ne pas forcer les femmes à se couvrir la tête</h2>



<p>Plus tard, il a déclaré que ses opinions avaient évolué depuis lors et qu’il s’est opposé à la répression des manifestations qui ont éclaté en 2019 en raison de l’augmentation des prix du carburant et aux manifestations de 2022 qui ont éclaté en raison de l’assassinat de la jeune femme Mahsa Amini dans un commissariat de police religieuse. Il a déclaré: <em>«Les filles et les femmes sont parmi nous et ne sont pas des étrangères. Nous n’avons pas le droit de forcer les filles et les femmes concernant leurs droits de citoyenneté et nous ne pourrons pas forcer les femmes à se couvrir la tête.»</em></p>



<p>La police religieuse tente d’imposer le hijab avec plus ou moins de succès si l’on regarde la rue iranienne et une fois investi président, il devra faire face à l’épreuve du changement du climat de coercition.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="eKejYEfEkt"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/11/moyen-orient-jusquou-ira-linfluence-de-laxe-pro-iranien-video/">Moyen-Orient : Jusqu’où ira l’influence de l’Axe pro-iranien? (vidéo)</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Moyen-Orient : Jusqu’où ira l’influence de l’Axe pro-iranien? (vidéo) » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/01/11/moyen-orient-jusquou-ira-linfluence-de-laxe-pro-iranien-video/embed/#?secret=HSUhjh3yQO#?secret=eKejYEfEkt" data-secret="eKejYEfEkt" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Malgré les tentatives de ses opposants de le présenter comme un représentant de la continuité de la politique du président réformateur Hassan Rohani (prédécesseur d’Ebrahim Raïssi), il n’a pas travaillé dans le gouvernement de ce dernier, qui a duré huit ans. Il a plutôt été ministre de la Santé entre 2001 et 2005 sous la présidence de Mohammad Khatami. Il a tenté de se présenter aux élections de 2013 et 202. La deuxième fois il a été empêché par l’Assemblée d’experts de 12 personnes chargée d’examiner les candidatures, exclusion dont il avait demandé l’explication </p>



<p>La nomination de Javad Zarif (ancien ministre des Affaires étrangères de Rohani, artisan de l’accord sur le nucléaire iranien et honni par les conservateurs) comme conseiller lui a été utile et lui a fourni un cadre d’analyse à travers lequel il a discuté des relations entre les pays, d’économie ainsi que de la nécessité de meilleures relations avec l’Occident. Cela l’a aidé à présenter son rival Saeed Jalili comme un partisan de <em>«l’économie de siège»</em>.</p>



<p>Il a déclaré que pour atteindre un taux de croissance de 6%,<em> «nous avons besoin d’investissements annuels d’une valeur de 200 milliards de dollars ce qui est impossible dans les circonstances actuelles et il est donc nécessaire de résoudre les problèmes internationaux»</em>. Traduire&nbsp;: résoudre le conflit de l’Iran avec les puissances occidentales.</p>



<p>Une nouvelle alternance s’ouvre donc en Iran et dont seul l’avenir dira si elle aura fait évoluer la donne sur le plan interne mais aussi régional et international ou bien si elle se heurtera aux limites inhérentes à la nature du régime théocratique iranien et surtout à la puissance du camp conservateur très enraciné dans le cœur des institutions de la république islamique d’Iran.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="qhVrfTBufi"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/13/liran-repliquerait-il-aux-incessantes-provocations-disrael/">L’Iran répliquerait-il aux incessantes provocations d’Israël ?</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L’Iran répliquerait-il aux incessantes provocations d’Israël ? » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2024/04/13/liran-repliquerait-il-aux-incessantes-provocations-disrael/embed/#?secret=xoxM6nnhMq#?secret=qhVrfTBufi" data-secret="qhVrfTBufi" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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