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	<title>Archives des Mohammed Médiène - Kapitalis</title>
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		<title>Algérie : Le général-major à la retraite Khaled Nezzar dans le viseur de la justice</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 04 Jun 2020 06:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La mise sous séquestre des biens de l’homme fort de l’armée algérienne dans les années 1990, pendant la crise provoquée par les islamistes, le général-major à la retraite Khaled Nezzar, en fuite en Espagne. L&#8217;interminable chute d&#8217;un pilier du système&#8230; Par Hassen Zenati Après avoir connu les sommets de la gloire militaire et du pouvoir,...</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/06/Khaled-Nezzar.jpg" alt="" class="wp-image-301981"/></figure>



<p><strong><em>La mise sous séquestre des biens de l’homme fort de l’armée algérienne dans les années 1990, pendant la crise provoquée par les islamistes, le général-major à la retraite Khaled Nezzar, en fuite en Espagne.</em></strong> <strong>L&rsquo;interminable chute d&rsquo;un pilier du système&#8230; </strong></p>



<p>Par <strong>Hassen Zenati</strong></p>



<span id="more-301980"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/11/Hassen-Zenati-2.jpg" alt="" class="wp-image-253792"/></figure></div>



<p>Après avoir connu les sommets de la gloire militaire et du pouvoir, le général-major Khaled Nezzar, 83 ans, est en train de finir sa vie en exil, pourchassé par la justice algérienne, qui vient de mettre sous séquestre ses biens et ceux de sa famille, notamment son fils Lotfi Nezzar, lui aussi en fuite, après avoir été condamné à 20 ans de prison par défaut par un tribunal militaire, pour <em>«complot contre l’armée»</em>.</p>



<p>Khaled Nezzar, qui a quitté l’Algérie en août 2019, libre, en toute discrétion, est depuis, ainsi que son fils, sous le coup d’un mandat d’arrêt international, dont l’exécution semble difficile à obtenir du pays d’asile.</p>



<p>Le dernier épisode de cette implacable descente aux enfers fait suite à des plaintes au civil de l’Autorité de régulation de la poste et des communications (ARPCE) et de la Direction générale des impôts. Elles concernent trois entreprises appartenant majoritairement à la famille Nezzar, selon le quotidien indépendant <em>‘‘Liberté’’</em> : Smart Link Com (SLC), spécialisée dans la fourniture de l’internet haut débit (un portefeuille de 700 entreprises algériennes et étrangères), Divona, spécialisée dans le commerce de matériels de télécommunication et SLH, investie dans l’agriculture saharienne (une palmeraie de plusieurs centaines d’hectares dans la région de Biskra).</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/06/Lotfi-Nezzar.jpg" alt="" class="wp-image-301982" width="500"/><figcaption><em>Lotfi Nezzar est aussi dans le collimateur de la justice.</em></figcaption></figure></div>



<h3 class="wp-block-heading">Redevances, taxes, impôts impayés et avantages indus</h3>



<p>Les plaintes portent sur des redevances, des taxes et des impôts impayés, ainsi que sur des <em>«avantages indus»</em> (abattements fiscaux), dont les montants n’ont pas été précisés, octroyés à ces entreprises. Les biens sous séquestre concernent par ailleurs la maison familiale de Khaled Nezzar dans le quartier ultra-sécurisé de Hydra et un terrain agricole de 20 hectares à Bouchaoui (ancien domaine de la Trappe, dans les environs d’Alger, appartenant à Henri Borgeaud, un des magnats de la colonisation française en Algérie.)</p>



<p>SLC avait dénoncé en juillet 2019 comme<em> «éminemment politiques»</em> les mesures prises à son encontre, avant d’être contrainte à mettre fin à ses activités, malgré une tentative de règlement à l’amiable qui a été rejetée. L’ARPCE a pris sa relève pour assurer à ses clients la continuité du service.</p>



<p>Militaire de carrière et de caractère, le général-major Khaled Nezzar a été le seul officier d’active de l’armée algérienne qui a occupé le portefeuille de ministre de la Défense (1990-1993), réservé de fait au chef de l’Etat, hormis le bref intermède du président Ahmed Ben Bella, qui avait pour ministre de la Défense le colonel Houari Boumédiene, à la sortie de la guerre de libération.</p>



<h3 class="wp-block-heading">L’homme fort durant la période de la montée de l’islamisme</h3>



<p>C’était durant la période agitée et trouble de l’émergence de l’islamisme politique, qui avait mis le Front islamique du salut (FIS), en confrontation directe et violente avec l’Etat. Le FIS qui avait disséminé des milliers de cellules actives à travers le pays, plaidait pour un Etat islamique, que l’armée, animée par Khaled Nezzar, rejetait formellement.</p>



<p>Le 11 janvier 1992, un groupe d’officiers supérieurs, surnommés depuis les <em>«janvièristes»</em>, décidaient de franchir le Rubicon, en poussant le président Chadli Bendjédid à la démission et de le remplacer par un Haut Comité d’Etat (HCE). Présidé par Mohammed Boudiaf, un <em>«historique»</em> du FLN, tiré de son exil de Kénitra (Maroc), puis, après son assassinat dans des circonstances confuses, par le colonel de l’Armée de libération nationale (ALN), Ali Kafi, Khaled Nezzar y pesait de tout son poids de ministre de la Défense.</p>



<p>C’est le début de ce qu’on a appelé en Algérie la <em>«tragédie nationale»</em>, la <em>«décennie noire»</em> ou la<em> «décennie rouge»</em>, selon les obédiences politiques, et d’une lutte acharnée contre les islamistes, qui s’est soldée par quelque 200.000 morts. Marquée par de nombreux assassinats d’intellectuels, de journalistes et de femmes, ainsi que de nombreux massacres de populations civiles, elle s’est terminée par un <em>«modus videndi»</em> négocié par les Services de sécurité avec l’Armée islamique du salut (AIS – FIS) prévoyant la fin des opérations terroristes et la reddition des groupes armés, contre une amnistie en faveur des hommes de l’AIS, dont le mains ne seraient pas tachées de sang.</p>



<p>L’arrangement a provoqué des réticences au sein de l’armée, les <em>«éradicateurs»</em> s’opposant à toute concession aux islamistes armés, tandis que les<em> «réconciliateurs»</em> plaidaient en faveur d’une négociation pour une <em>«solution consensuelle»</em>. Il reviendra au président Abdelaziz Bouteflika, rappelé d’exil en 1999, contre l’avis de Khaled Nezzar, de prendre ce virage politique, en décrétant une<em> «concorde nationale»</em>, puis une «réconciliation nationale», assurant plusieurs avantages et leur réintégration dans la vie civile aux chefs islamistes qui ont déposé les armes et se sont rendus.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Retraité, l’«homme de l’ombre» continue à tirer les ficelles</h3>



<p>Entre-temps, Khaled Nezzar, qui avait échappé de justesse, en février 1993, à un attentat au fourgon piégé au passage de son cortège pas loin de son domicile, sur son trajet vers le ministère de la Défense, a fait valoir ses droits à la retraite de l’armée et s’est retiré de toute activité politique pour rédiger ses mémoires et s’occuper de ses affaires familiales.</p>



<p>Pour ses adversaires, cependant, il sera resté, jusqu’à son récent départ d’Algérie, un <em>«homme de l’ombre»,</em> engagé en politique, tirant les ficelles. C’est à ce titre qu’il fut condamné, en plein mouvement de contestation du <em>«hirak»</em>, par le tribunal militaire de Blida à 20 ans de prison, sous le chef d’accusation de <em>«complot contre l’armée»</em>. Avec le frère et conseiller de Abdelaziz Bouteflika, Saïd Bouteflika, et l’ancien directeur des services de renseignements le général-major Mohammed Médiène, alias Toufic, dit Rab Dzaïr (le Dieu d’Algérie), ils auraient tenté de faire congédier le chef d’état-major en titre le général de corps d’armée Ahmed Gaïd Salah, terrassé depuis d’une soudaine crise cardiaque.</p>



<p>De son lieu d’exil, Khaled Nezzar n’a cessé de bombarder ce dernier de tweets, le qualifiant de <em>«machiavélique»</em>,<em> «triste personnage», «militaire fruste et mégalomane»</em>, ou d’<em>«individu brutal»</em> ayant <em>«un pois chiche dans la tête»</em>, allant jusqu’à appeler l’armée à faire <em>«le ménage»</em> dans leur rang, en le limogeant. Il l’accusait notamment d’avoir manipulé le président Bouteflika impotent l’assurant de son soutien pour qu’il brique un cinquième mandat présidentiel, avant de se retourner contre lui.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La longue marche vers le sommet</h3>



<p>Né en 1937 à Sériana (Pasteur sous l’occupation française) près de Batna, dans le pays Chaoui, Khaled Nezzar commence sa carrière militaire dans les écoles préparatoires de l&rsquo;armée française à Miliana, Koléa et Aix-en-Provence, avant de rejoindre l’école de Strasbourg, puis Saint-Mexant, où il accomplit sa formation de sous-officier. En 1957, il déserte l’armée française pour rejoindre l’ALN, où il assure notamment la formation de futurs officiers. En 1964, il intègre l’Académie militaire Frounze en URSS, puis en 1975, l’Ecole de Guerre de Paris pour parfaire sa formation d’officier d’état-major.</p>



<p>Après avoir dirigé plusieurs régions militaires, il fait une ascension remarquée sous la présidence de Chadli Bendjédid. Il est nommé successivement commandant des forces terrestres en 1986, puis chef d’état-major, un poste clé dans l’Armée nationale populaire (ANP), en 1988, avant d’accéder au ministère de la Défense, en 1990, avec pour mission de réduire le terrorisme et de mettre hors la loi le FIS. Il est secondé par d’autres <em>«éradicateurs»</em> de l’armée, notamment le général de corps d’armée Mohammed Lamari. Il est alors accusé de<em> «crimes de guerre»</em>, d’<em>«exécutions extra-judiciaires»</em>, d’<em>«arrestations et de détentions arbitraires»</em>, par des officiers déserteurs, qu’il qualifie pour sa part d’<em>«officiers félons»</em>. Ils mobilisent contre lui des ONG de défense des droits de l’homme en France et en Europe. </p>



<p>En 2001, il est ainsi interpellé à Genève sur dénonciation de l’ONG suisse Trial, alors qu’invoquant son immunité, il contestait la procédure ouverte à son encontre. En 2018, la procédure a été confirmée par le Tribunal fédéral après que l’affaire eut été classée par le parquet Suisse, ce qui ouvre la voie à une reprise du procès.</p>
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		<title>Algérie : le ménage a commencé au sein de l’armée</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Apr 2020 16:46:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelghani Rachedi]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelmadjid Tebboune]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Quatre mois après son installation au palais d’El Mouradia, le président Abdelmadjid Tebboune a ordonné le premier coup de balai dans le vaste ménage qui se prépare au sein de l’armée, avec l’appui du chef d’état-major Saïd Chengrih. Par Hassen Zenati Cela s’est passé en deux temps, trois mouvements, dans une totale discrétion et sans...</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/04/Wassini-Bouazza.jpg" alt="" class="wp-image-294351"/><figcaption><em>La chute du général Wassini Bouazza annonce d&rsquo;autres&#8230; </em></figcaption></figure>



<p><strong><em>Quatre mois après son installation au palais d’El Mouradia, le président Abdelmadjid Tebboune a ordonné le premier coup de balai dans le vaste ménage qui se prépare au sein de l’armée, avec l’appui du chef d’état-major Saïd Chengrih</em></strong>.</p>



<p>Par <strong>Hassen Zenati</strong></p>



<span id="more-294350"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/11/Hassen-Zenati-2.jpg" alt="" class="wp-image-253792"/></figure></div>



<p>Cela s’est passé en deux temps, trois mouvements, dans une totale discrétion et sans le moindre remous, dans la pure tradition de la Grande Muette algérienne. Les sources officielles étant avares sur un sujet aussi sensible que l’armée, les informations sur l’affaire, qui vient de secouer le renseignement militaire, ont été divulguées par des sites indépendants réputés au fait des dossiers de l’armée:<em> ‘‘Algérie-patriotique’’</em> et <em>‘‘Algérie Part’’</em>, qui ont été relayés par le quotidien national<em> ‘‘El Watan’’</em>, référence de la presse écrite.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Le sort du général Wassini Bouazza est scellé</h3>



<p>Directeur général de la sécurité intérieure (DGSI – contre-espionnage) depuis un peu plus d’un an, le général Wassini Bouazza s’est vu nommer sans préavis, il y a quelques jours, à travers une procédure inédite, un adjoint, le général Abdelghani Rachedi, pour le seconder à la tête de cette direction sensible de l’armée.</p>



<p>Le communiqué de la présidence, daté de mercredi 8 avril 2020, annonçant cette nomination surprise, précisait que le nouveau promu a reçu «de larges prérogatives». Autrement dit, il ne serait pas simplement le second de son supérieur hiérarchique, le général Wassini Bouazza, mais un premier-bis.</p>



<p>Et avant même que l’information n’ait été rendue publique, le général Abdelghani Rachedi était installé dans ses nouvelles fonctions, mardi 7 avril, par le chef d’état-major, le général-major Saïd Chengriha, à la demande du chef de l’Etat, qui est aussi chef suprême des Forces armées et ministre de la Défense nationale en exercice. Il n’aura attendu qu’à peine cinq jours, avant de se voir confier le plein exercice du poste de DGSI. Fait exceptionnel dans les annales militaires, la cérémonie d’installation a été reprise par la télévision publique. Elle a eu lieu sans la présence du titulaire – pour encore quelques jours – du poste.</p>



<p>Le général Abdelghani Rachedi avait notamment dirigé l’Institut des hautes études de sécurité nationale de Béni Messous, pépinière des officiers du renseignement algérien, et d’attaché militaire aux Emirats arabes unis (EAU), avec lesquels l’Algérie entretient un solide partenariat dans les industries militaires.</p>



<p>Pour les habitués du sérail algérien, la cascade d’événements rapprochés qui l’a porté au sommet du renseignement, à titre intérimaire pour l’instant, indiquait clairement que le sort du général Wassini Bouazza était scellé. Tôt ou tard, il serait appelé à céder son poste.</p>



<p>La prédiction n’a pas attendu longtemps pour être confirmée, lorsque moins d’une semaine après, on apprenait, lundi 13 avril, que son bureau au siège de la DGSI, à Ben Aknoun, sur les hauts d’Alger, avait été mis sous scellé. Quelques heures plus tard, il était interpellé à son domicile par la sécurité de l’armée pour être livré à la justice militaire de Blida. Placé sous mandat de dépôt, il doit désormais répondre des lourdes charges de<em> «haute trahison, enrichissement illicite et trafic d’influence»</em>, selon<em> ‘‘Algérie patriotique’’.</em></p>



<p>Réputé proche de l’ancien chef d’état-major, le général de corps d’armée Ahmed Gaïd Salah, terrassé par une fulgurante crise cardiaque le 23 décembre, le général Wassini Bouazza a connu une ascension rapide à l’ombre de ce dernier. Considéré comme <em>«l’homme fort»</em> des services algériens, il disposait de pouvoirs étendus, équivalant, disent les mêmes sources, à ceux que détenaient le général de corps d’armée Mohammed Médiène, alias Tewfic, limogé en septembre 2015 par le président déchu Abdelaziz Bouteflika, après 25 ans à la tête des services secrets. Tewfic purge actuellement une peine de 15 ans de prison. Il était surnommé <em>«Rab Dzaïr» </em>(Dieu de l’Algérie) par la presse algérienne lorsqu’il était à l’apogée de son pouvoir.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Wassini Bouazza était en sursis depuis décembre 2019</h3>



<p>Selon <em>‘‘El Watan’’,</em> le général Wassini Bouazza<em> «était sur la sellette depuis l’arrivée de Abdelmadjid Tebboune à El Mouradia et du général-major Saïd Chengriha à la tête de l’état-major de l’ANP. (…) Tout le monde sait qu’entre le président et le patron de la DGSI, les relations n’étaient pas reluisantes. Cela transparaissait à travers les décisions, contre-décisions, résistance et opposition parallèle, qui suscitaient de lourdes interrogations au sein de l’opinion publique».</em></p>



<p>Les divers sites algériens situent l’origine de cette inimitié à la tentative du général Wassini Bouazza, en décembre 2019, de faire adouber par l’armée un des quatre rivaux de Abdelmadjid Tebboune à l’élection présidentielle, Azzedine Mihoubi, pour qu’il succède à Abdelaziz Bouteflika, à l’issue du long intérim du président du Sénat Abdelkader Ben Salah. Sa manœuvre ayant échoué et Abdelmadjid Tebboune ayant été finalement élu, il était considéré depuis en sursis.</p>



<p><em>‘‘El Watan’’</em> fait discrètement allusion à cet épisode controversé, en indiquant que <em>«depuis quelque temps, une enquête a été ouverte au niveau de la Direction centrale de la sécurité de l’armée (DCSA) sur de nombreux dossiers liés à la gestion du général Wassini Bouazza, ses relais, ses intrusions dans le domaine politico-médiatique, etc.»</em></p>



<p>Dans son allocution d’installation du nouveau chef de la DGSI, lourdes de sous-entendus, le général-major Saïd Chengriha a ordonné aux cadres de ce service d’exécuter les ordres de leur nouveau supérieur <em>«dans l’intérêt du service, conformément au règlement militaire et aux lois de la République»,</em> souligne un communiqué du ministère de la Défense.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Saïd Chengriha ou le parcours ordinaire d’un officier algérien</h3>



<p>Natif d’El-Kantara, près de Biskra, Saïd Chengriha, 75 ans, est l’un des premiers bacheliers algériens à s’engager dans l’armée en 1963, un an après l’indépendance du pays. Il a fait ses classes d’officier à l’école de Saint-Cyr Coëtquidan en France, et à la prestigieuse académie militaire Vorochilov de Moscou. Il est également diplômé de l’Ecole de guerre.<br>Se tenant à l’écart de la politique, il a hérité du poste de Ahmed Gaïd Salah à la tête de l’état-major un peu plus d’une année après avoir été nommé en 2018, à la tête des forces terrestres, qui constituent la colonne vertébrale de l’armée algérienne. C’est le parcours ordinaire d’un officier général algérien avant d’atterrir à la tête de l’état-major.</p>



<p>Dix jours avant ce premier coup de balai, le 26 mars, le président Tebboune et son chef d’état-major avaient apposé leur première marque sur l’institution militaire, en nommant le plus jeune général-major de l’armée, Mohammed Kaïdi, 59 ans, ingénieur d’Etat en informatique et homme de terrain, très impliqué dans la lutte anti-terroriste, à la tête du <em>«département emploi-préparation»</em> de l&rsquo;armée. Il s’agit d’un poste stratégique assurant la supervision, la coordination et la préparation de la totalité des forces armées terrestres, maritimes et aériennes, ainsi que la représentation de l’Armée Nationale Populaire (ANP) aux réunions internationales.</p>



<p>Il succède ainsi à deux prestigieux aînés : les généraux Liamine Zeroual – l’ancien locataire d’El Mouradia de 1994 à 1999, en pleine guerre contre le terrorisme islamiste &#8211;, et Mohammed Lamari, pourfendeur du terrorisme. Des observateurs algériens destinent Mohammed Kaïdi à de plus hautes fonctions au sein de l’ANP. Son ascension vient de commencer, selon eux.<br>Après la <em>«liquidation»</em> du général Wassini Bouazza, Algérie patriotique prédit la prochaine mise à l’écart de plusieurs autres généraux, qui seraient remplacés par de plus jeunes, issus des grandes écoles militaires. Les nouvelles promotions devraient acter un changement de générations à la tête de l’ANP, avec l’effacement progressif des chefs militaires issus de l’ALN) – dont Ahmed Gaïd Salah avait été l’un des dernier en activité. Elles mettraient fin ainsi à l’ère des <em>«officiers politiques»</em> au profit des <em>«officiers professionnels»</em> dans le cadre de la <em>«professionnalisation»</em> en cours d’achèvement de l’armée algérienne.</p>



<p>Ces changements au sein de l’armée avaient été précédés par un éditorial de la revue El Djeïch, considérée comme le porte-parole de la haute hiérarchie militaire, se félicitant de la<em> «cohérence totale»</em> entre le président de la République et l’armée.</p>



<p><em>«Depuis son élection, le président Abdelmadjid Tebboune a démontré sa totale confiance dans l’institution militaire en saluant à maintes reprises le rôle de l’ANP dans la préservation des institutions de l’Etat, ainsi que la sauvegarde du pays de toutes tentatives de déstabilisation (…). La cohérence totale entre le président et l’ANP et l’intérêt qu’accorde le premier magistrat du pays à la sécurité et à la défense nationales, s’inspire de sa totale conviction de la nécessité de moderniser nos Forces armées pour qu’elles puissent mener leurs missions constitutionnelles et atteindre une disponibilité permanente pour faire face à toutes menaces possibles et relever tous les défis sécuritaires afin que notre pays en sorte victorieux»,</em> écrit notamment la revue de l’ANP.</p>
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		<title>Algérie-politique : La justice militaire relâche Louisa Hanoune</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Feb 2020 13:54:36 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Accusée par la justice militaire algérienne d’«atteinte à l’autorité de l’armée» et «complot contre l’autorité de l’État», la dirigeante de gauche Louisa Hanoune retrouve la liberté après avoir purgé 9 mois de prison. Faisant face aux mêmes accusations, les généraux Tartag et Toufik, et Saïd Bouteflika restent en prison. Par Hassen Zenati La seule femme...</p>
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<p><strong><em> Accusée par la justice militaire algérienne d’«atteinte à l’autorité de l’armée» et «complot contre l’autorité de l’État», la dirigeante de gauche Louisa Hanoune retrouve la liberté après avoir purgé 9 mois de prison. Faisant face aux mêmes accusations, les généraux Tartag et Toufik, et Saïd Bouteflika restent en prison.</em></strong></p>



<p> Par <strong>Hassen Zenati </strong></p>



<span id="more-280362"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/11/Hassen-Zenati-2.jpg" alt="" class="wp-image-253792"/></figure></div>



<p> La seule femme chef de parti en Algérie, Louisa Hanoune, 66 ans, secrétaire générale du Parti des Travailleurs (gauche), a quitté la prison hier, lundi 10 février 2020, après avoir purgé la peine de trois ans, dont 9 mois fermes, à laquelle elle a été  condamnée en appel par le tribunal militaire de Blida. En première instance, elle avait été condamnée à 15 ans de prison fermes, en même temps que Saïd Bouteflika, frère et conseiller du président déchu, et les généraux Mohammed Médiène, dit Taoufik, chef du service de renseignement pendant 25 ans, et son successeur Athmane Tartag, dit Bachir. Ils étaient tous poursuivis pour <em>«atteinte à l’autorité de l’armée»</em> et <em>«complot contre l’autorité de l’État».</em></p>



<h3 class="wp-block-heading"> Un <em>«complot»</em> présumé et des coupables tout indiqué </h3>



<p>Mais en appel, le procureur militaire n’avait pas cité Louisa Hanoune parmi les auteurs du <em>«complot»</em> présumé, qui visait, selon l’accusation, la destitution du chef d’état-major en exercice, le général Ahmed Gaïd Salah (terrassé depuis d’une crise cardiaque), et de faire appel au général Liamine Zeroual pour assurer un intérim à la tête de l’Etat, en qualité de Premier ministre avec des prérogatives étendues. Le général Zéroual, qui s’était retiré à Batna (est), sa ville natale, depuis sa démission soudaine en septembre 1998, avait rejeté l’offre.</p>



<p> Les avocats de Louisa Hanoune ont plaidé la relaxe de cette accusation. Ils ont expliqué que leur mandante était dans son rôle d’acteur politique reconnu de prendre contact avec des<em> «décideurs»</em> à la recherche d’une solution à la profonde crise ouverte par la décision du président Abdelaziz Bouteflika, gravement malade, de se présenter pour un cinquième mandat, qu’elle n’était pas au courant de la décision de faire appel au général Liamine Zeroual pour assurer un intérim, et qu’elle était, ainsi que son parti, en faveur d’une transition politique dirigée par des personnalités consensuelles à coopter, et l’élection d’une Assemblée constituante pour refonder la constitution présidentialiste en vigueur.</p>



<h3 class="wp-block-heading"> La gauche dénonce la «criminalisation de l’action politique»</h3>



<p> Louisa Hanoune a finalement été condamnée pour «non-dénonciation de crime» à 3 ans de prison, dont 9 mois fermes, alors que le Procureur militaire avait réclamé l’aggravation de sa peine de première instance, en la portant de 15 à 20 ans de prison ferme. Placée sous mandat de dépôt en mai 2019, elle a ainsi pu quitter la prison après avoir accompli la peine réduite qui l’a frappée. Il lui reste cependant à purger son sursis et ne pourra pas de ce fait reprendre la direction de son parti, qui s’est mobilisé pour sa libération, en dénonçant la <em>«criminalisation de l’action politique»</em> par le tribunal militaire. <em>«La place de Louisa Hanoune n’est pas en prison, mais parmi les militants»,</em> ont scandé de semaine en semaine ses partisans au sein du Hirak, à l’occasion de leurs marches hebdomadaires.</p>



<p> Le Tribunal miliaire a en même temps confirmé en appel la condamnation à 15 ans de prison ferme des généraux Tartag et Medienne, ainsi que celle de Saïd Bouteflika. Le Procureur miliaire s’est longuement employé à établir que l’accusation de «complot» était constituée. Les audiences se sont déroulées en l’absence du général Tartag qui a refusé de se présenter devant les juges. Selon les avocats, les trois condamnés n’excluent pas un pourvoi en cassation.</p>



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