<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des Mohammed V - Kapitalis</title>
	<atom:link href="https://kapitalis.com/tunisie/tag/mohammed-v/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://kapitalis.com/tunisie/tag/mohammed-v/</link>
	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
	<lastBuildDate>Wed, 06 Aug 2025 06:22:07 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.8.3</generator>

<image>
	<url>https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2022/05/cropped-Logo-Kapitalis-32x32.png</url>
	<title>Archives des Mohammed V - Kapitalis</title>
	<link>https://kapitalis.com/tunisie/tag/mohammed-v/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>’’Au Couchant, l’espérance’’ &#124; Sinoué au cœur des fractures marocaines</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/06/au-couchant-lesperance-sinoue-au-coeur-des-fractures-marocaines/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/06/au-couchant-lesperance-sinoue-au-coeur-des-fractures-marocaines/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 Aug 2025 06:22:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abd el-Krim]]></category>
		<category><![CDATA[Churchill]]></category>
		<category><![CDATA[colonisation]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Gilbert Sinoué]]></category>
		<category><![CDATA[Hubert Lyautey]]></category>
		<category><![CDATA[Maroc]]></category>
		<category><![CDATA[Mohammed V]]></category>
		<category><![CDATA[Moulay Abd el-Hafid]]></category>
		<category><![CDATA[Roosevelt]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=17158661</guid>

					<description><![CDATA[<p>Dans son nouveau roman, Gilbert Sinoué nous emmène au Maroc, au moment où le royaume bascule sous l’emprise coloniale. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/06/au-couchant-lesperance-sinoue-au-coeur-des-fractures-marocaines/">’’Au Couchant, l’espérance’’ | Sinoué au cœur des fractures marocaines</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Paru chez Gallimard, dans la prestigieuse collection Blanche, le 8 mai 2025, ‘‘Au Couchant, l’espérance’’ est le nouveau roman de Gilbert Sinoué, écrivain franco-égyptien né en 1947 au Caire. Auteur de nombreux succès mêlant fiction et histoire (‘‘Le Livre de Saphir’’, ‘‘Avicenne ou la route d’Ispahan’’, ‘‘L’Enfant de Bruges’’), Sinoué s’impose une fois de plus comme un fin connaisseur des civilisations arabes et méditerranéennes. Son écriture, à la fois accessible et érudite, fait dialoguer mémoire collective et destins individuels.</em></strong></p>



<p><strong>Djamal Guettala&nbsp;</strong></p>



<span id="more-17158661"></span>



<p>Dans ce roman, l’auteur nous emmène au Maroc, au moment où le royaume bascule sous l’emprise coloniale. Tout commence le 12 août 1912 : le sultan Moulay Abd el-Hafid, affaibli et contraint à l’exil, détruit les symboles de sa souveraineté et quitte le pays à bord d’un croiseur français. Aux commandes : le général Hubert Lyautey, figure centrale de la politique coloniale française, qui lance à ses hommes : <em>«Voilà. Et maintenant, nous allons faire le Maroc.»</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Instauration de l’ordre colonial</h2>



<p>Faire le Maroc&nbsp;? L’expression n’est pas anodine. Elle est polysémique et veut dire aussi bien coloniser que construire. Faire le Maroc, pour qui, et avec quels moyens ? C’est cette interrogation que le roman déroule sur près d’un demi-siècle, en croisant les figures historiques majeures (Abd el-Krim, Churchill, Roosevelt, Mohammed V) et les trajectoires anonymes.</p>



<p>Au cœur de la narration, deux personnages : Hussein Chaoui, jeune journaliste marocain engagé, témoin lucide et critique des évolutions de son pays, et Violette, secrétaire française à la résidence coloniale, tiraillée entre son affection pour Hussein et sa loyauté implicite à l’ordre colonial. Leur relation amoureuse, passionnée et tragique, symbolise la tension permanente entre soumission et résistance, entre attirance et rejet, entre la modernité importée et la mémoire enracinée.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une lumière qui persiste</h2>



<p>La force de Sinoué réside dans sa capacité à raconter sans juger, à explorer les nuances de l’époque sans tomber dans les stéréotypes. La colonisation n’est jamais esthétisée, mais regardée dans sa complexité : instrument de domination, elle fut aussi cadre de réformes, d’ambitions, de heurts et de rêves. Le roman n’en masque pas les violences : il évoque les soulèvements du Rif, les exils forcés, les camps, la censure. Mais toujours, au milieu des ruines, subsiste une espérance – fragile, humaine, tenace.</p>



<p><em>‘‘Au Couchant, l’espérance’’</em> est un roman historique, mais surtout un roman d’alerte. Car ce que Gilbert Sinoué raconte, au fond, c’est l’histoire d’un peuple qui refuse de mourir, d’un royaume qui vacille mais ne tombe pas, et d’une lumière qui persiste même quand le soleil semble se coucher pour toujours.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/06/au-couchant-lesperance-sinoue-au-coeur-des-fractures-marocaines/">’’Au Couchant, l’espérance’’ | Sinoué au cœur des fractures marocaines</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2025/08/06/au-couchant-lesperance-sinoue-au-coeur-des-fractures-marocaines/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>‘‘The Commander of the Faithful’’ : diviser pour régner au Maroc</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/07/the-commander-of-the-faithful-diviser-pour-regner-au-maroc/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/07/the-commander-of-the-faithful-diviser-pour-regner-au-maroc/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 07 May 2023 07:25:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Berbères]]></category>
		<category><![CDATA[Dr Mounir Hanablia]]></category>
		<category><![CDATA[Hassan II]]></category>
		<category><![CDATA[John Waterbury]]></category>
		<category><![CDATA[Maroc]]></category>
		<category><![CDATA[Mohammed V]]></category>
		<category><![CDATA[Mohammed VI]]></category>
		<category><![CDATA[monarchie]]></category>
		<category><![CDATA[printemps arabe]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kapitalis.com/tunisie/?p=7783840</guid>

					<description><![CDATA[<p>Comment la royauté au Maroc s’est-elle imposée face à une élite souvent divisée et attentiste, animée par l’ambition, l’intérêt personnel, et la corruption.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/07/the-commander-of-the-faithful-diviser-pour-regner-au-maroc/">‘‘The Commander of the Faithful’’ : diviser pour régner au Maroc</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>L’étude des quinze premières années après l’indépendance du Maroc constituera toujours un chapitre passionnant des sciences politiques en révélant les mécanismes par lesquels la royauté s’est imposée face à une élite souvent divisée, attentiste et parfois réticente, animée par l’ambition, l’intérêt personnel, et la corruption.</em></strong></p>



<p>Par<strong> Dr Mounir Hanablia</strong> *  </p>



<span id="more-7783840"></span>



<p>Au Maghreb nous avons l’habitude d’être scrutés par des Français. Et en général les regards qu’ils portent sur nous ne sont pas neutres. On y perçoit toujours ce mélange d’attirance pour ceux qui sont imprégnés de culture française, et de répulsion pour leur incapacité à traduire dans la réalité de leurs propres pays le modèle politique français laïque et républicain qui leur a été inculqué en vain.</p>



<p>En ce sens, il est plutôt rare à l’époque de la mondialisation et de la diffusion planétaire de la langue anglaise de susciter dans la presse anglo-saxonne un intérêt pour les pays francophones anciennement colonisés par la France, hormis quelques évènements exceptionnels tels le printemps arabe. Mais on peut penser qu’un tel intérêt aura été encore plus exceptionnel dans la décennie qui a suivi les indépendances nationales et les naissances des États&nbsp;post coloniaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Royauté, coups d’Etat et soulèvements</h2>



<p>Ce livre, quoique écrit par un auteur américain maîtrisant&nbsp;aussi le français, fait partie de cette catégorie d’ouvrages qui apportent une manière de voir plus détachée et plus neutre, moins passionnée par les tourments de la colonisation et de l’indépendance, et il embrasse en outre une période particulièrement importante, celle qui depuis l’indépendance en 1956 a conduit aux tentatives de coups d’Etat militaires contre le Roi Hassan II en 1971 et 1972, en passant par les soulèvements de 1958 et 1965. La question qui se posait à l’époque était bien évidemment celle de l’avenir de la monarchie marocaine.</p>



<p>Aujourd’hui, la monarchie a survécu au Printemps Arabe et aux lubies démocratiques américaines, le Maroc jouit d’une stabilité remarquable, d’un essor économique impressionnant, et de la confiance de la communauté internationale.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="m3huUBNXz7"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/03/la-presence-accrue-disrael-en-afrique-du-nord-aggrave-le-differend-entre-lalgerie-et-le-maroc/">La présence accrue d’Israël en Afrique du Nord aggrave le différend entre l&rsquo;Algérie et le Maroc</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La présence accrue d’Israël en Afrique du Nord aggrave le différend entre l&rsquo;Algérie et le Maroc » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/01/03/la-presence-accrue-disrael-en-afrique-du-nord-aggrave-le-differend-entre-lalgerie-et-le-maroc/embed/#?secret=NfTHjUN1LP#?secret=m3huUBNXz7" data-secret="m3huUBNXz7" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Une bonne partie des réalités évoquées dans ce livre sont donc évidemment caduques; la grande époque des leaders de la décolonisation, du tiers-mondisme révolutionnaire et du communisme a pris fin depuis longtemps, celle du nationalisme arabe aussi. Les craintes concernant les classes para éduquées submergeant le régime avec l’aide des syndicats ne se sont pas réalisées,&nbsp;et ces derniers comme partout ailleurs ne pèsent plus lourd.</p>



<p>Seuls subsistent le Roi, émir des croyants, garant et symbole de l’Etat, mais aussi les élites qui ont tiré profit du régime, la grande bourgeoisie citadine, essentiellement Fassi (issue de la ville de Fes), les grands propriétaires des campagnes et les chefs des tribus, qui se sont enrichis et se sont insérés dans le système&nbsp;économique international tout en assurant l’armature de l&rsquo;administration et de l&rsquo;armée, en maintenant leur solidarité clanique par des liens matrimoniaux continuellement renforcés.</p>



<p>Quant à la question berbère, elle a été résolue grâce aux droits culturels très larges qui ont été concédés à la communauté dans le domaine de l’éducation et les nominations dans la police et l’armée qui ont absorbé les anciens combattants et les résistants.</p>



<p>Néanmoins l’étude des quinze premières années après l’indépendance du Maroc constituera toujours un chapitre passionnant des sciences politiques en révélant les mécanismes par lesquels la royauté&nbsp;s’est imposée face à une élite souvent attentiste et parfois réticente, en jouant des rivalités des uns contre les autres et en demeurant l’arbitre suprême de la distribution de la manne de l’Etat et des privilèges. Elle a ainsi suscité l’adhésion par l’ambition, l’intérêt personnel, et la corruption a souvent été un levier puissant lui permettant autant de récompenser que de punir.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pérennité du régime, unité du pays</h2>



<p>Contre toute attente le système a fonctionné et perduré; le Roi Mohammed VI tout comme le faisait son père Hassan II vient de faire juger un ministre en lançant une vaste campagne contre la corruption, en fournissant ainsi la preuve évidente.</p>



<p>Le plus surprenant dans les thèses du livre, c’est évidemment le déni de tout mobile patriotique dans le combat contre le colonialisme. Il faut reconnaître qu’en Amérique c’est l’instauration d’une taxe qui a été le facteur déclenchant de la guerre de libération. Mais on n’en serait pas à un paradoxe près : si la puissance coloniale et le parti indépendantiste Istiqlal sont tombés d’accord, c’est bien sur la légitimité du Roi Mohammed V. Il reste que la monarchie a combattu avec succès les prétentions de tous ceux qui, tout en reconnaissant son autorité, ont tenté de  limiter son pouvoir dans les limites d’un cadre constitutionnel parlementaire.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="8B0hBX0GEh"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/12/maghreb-le-maroc-chasse-le-doute-la-tunisie-sy-enfonce/">Maghreb : le Maroc chasse le doute, la Tunisie s’y enfonce  </a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Maghreb : le Maroc chasse le doute, la Tunisie s’y enfonce   » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/12/maghreb-le-maroc-chasse-le-doute-la-tunisie-sy-enfonce/embed/#?secret=McU47EmbYc#?secret=8B0hBX0GEh" data-secret="8B0hBX0GEh" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Ce combat n’aurait pas pu être gagné sans les liens familiaux tissés au fil des siècles&nbsp;transcendant les divisions politiques et qui définissent l’individu par rapport au milieu social&nbsp;dont il est issu. Il s’est avéré qu’ils étaient plus puissants que toutes les oppositions au point non seulement d’assurer la pérennité du régime, mais aussi l’unité du pays.</p>



<p>Un autre intérêt de l’ouvrage est aussi de susciter des comparaisons. Avant et après le printemps arabe, la nouvelle élite tunisienne, dans une république qui se veut moderniste, en obéissant aux mêmes mobiles, s’est comportée dans ses relations avec l’Etat d’une manière identique à celle du Royaume Califal du Maroc, en usant des mêmes moyens, pour s’en assurer les prébendes; avec toutefois à l’arrivée des conséquences très différentes. </p>



<p>* <em>Médecin de pratique libre. </em></p>



<p><strong><em>‘‘The Commander of the Faithful’’ de John Waterbury, édité par Weidenfeld &amp; Nicolson, 1970.</em></strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/07/the-commander-of-the-faithful-diviser-pour-regner-au-maroc/">‘‘The Commander of the Faithful’’ : diviser pour régner au Maroc</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2023/05/07/the-commander-of-the-faithful-diviser-pour-regner-au-maroc/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>2</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Décès de Youssefi, une grande figure politique marocaine et maghrébine</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/05/30/deces-de-youssefi-une-grande-figure-politique-marocaine-et-maghrebine/</link>
					<comments>https://kapitalis.com/tunisie/2020/05/30/deces-de-youssefi-une-grande-figure-politique-marocaine-et-maghrebine/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 30 May 2020 07:27:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Abderrahmane Youssefi]]></category>
		<category><![CDATA[Allal El-Fassi]]></category>
		<category><![CDATA[Driss Basri]]></category>
		<category><![CDATA[Hassan II]]></category>
		<category><![CDATA[Maroc]]></category>
		<category><![CDATA[Mehdi Ben Barka]]></category>
		<category><![CDATA[Mohammed El-Basri]]></category>
		<category><![CDATA[Mohammed V]]></category>
		<category><![CDATA[Tanger]]></category>
		<category><![CDATA[USFP]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://kapitalis.com/tunisie/?p=301362</guid>

					<description><![CDATA[<p>Abderrahmane Youssefi, qui vient de mourir à l’âge de 96 ans – il a été enterré hier, vendredi 29 mai 2020 à Casablanca – était une des principales figures du Panthéon politique marocain, avec le roi Mohammed V, Abdelkrim Khattabi, promoteur de la République du Rif, le président du parti de l’Istiqlal Allal El-Fassi, le...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/05/30/deces-de-youssefi-une-grande-figure-politique-marocaine-et-maghrebine/">Décès de Youssefi, une grande figure politique marocaine et maghrébine</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/05/Abderrahmane-Youssefi-Mohammed-VI.jpg" alt="" class="wp-image-301363"/><figcaption><em>Abderrahmane Youssefi</em> <em>inaugurant une avenue portant son nom à Tanger, sa ville natale, sous les applaudissement du roi Mohammed VI.</em></figcaption></figure>



<p><strong><em>Abderrahmane Youssefi, qui vient de mourir à l’âge de 96 ans – il a été enterré hier, vendredi 29 mai 2020 à Casablanca – était une des principales figures du Panthéon politique marocain, avec le roi </em></strong><em><strong>Mohammed V, </strong></em><strong><em>Abdelkrim Khattabi, promoteur de la République du Rif, le président du parti de l’Istiqlal Allal El-Fassi, le militant nationaliste et unioniste arabe Mohammed El-Basri, alias El-F’kih, son ami et compagnon de luttes, Mehdi Ben Barka, Abderrahim Bouabid et le syndicaliste Mahjoub Ben Seddik.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Hassen Zenati</strong></p>



<span id="more-301362"></span>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2019/11/Hassen-Zenati-2.jpg" alt="" class="wp-image-253792"/></figure></div>



<p>Résistant de la première heure – il était encore lycéen à Rabat lorsqu’il s’engagea dans l’Istiqlal – pour l’indépendance de son pays de l’occupation française, engagé dans le camp progressiste arabe, africain et tiers-mondiste, il avait conduit le Maroc en douceur vers la démocratie, en assumant en 1998 une alternance à laquelle le conviait le roi Hassan II, un an avant de disparaître.</p>



<h3 class="wp-block-heading">L’option démocratique contre «l’aventurisme révolutionnaire»</h3>



<p>Son <em>«intronisation»</em> marquait la fin des <em>«années de plomb»</em> et tournait une longue page d’affrontements, souvent violents, entre le parti qu’il avait fondé avec Mehdi Ben Barka en 1959, l’Union nationale des forces populaires (UNFP), rebaptisée en 1975 Union socialiste des forces populaires (USFP). Dès cette année, il soutient l’option démocratique contre <em>«l’aventurisme révolutionnaire» </em>qui était la marque de l’UNFP. Rentré au pays quelques années plus tard, il succédera à Abderrahim Bouabid à la tête du parti.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/05/Abderrahmane-Youssefi-Hassen-II.jpg" alt="" class="wp-image-301367" width="500"/><figcaption><em>C&rsquo;est lui que le roi Hassen II choisit pour assurer la sortie des «années de plomb»</em></figcaption></figure></div>



<p>D’une rare perspicacité politique, il avait compris qu’il ne fallait pas rater l’occasion historique qui était ainsi offerte par Hassan II à l’opposition dans des circonstances sur lesquelles pesaient la dégradation de l’état de santé du souverain et la disgrâce de son tout-puissant ministre de l’Intérieur Mohammed Basri, bête noire des partis d’opposition, grand <em>«faiseur»</em> d’élections au profit du Palais. Il n’y avait pas son pareil pour créer en un tour de main un <em>«parti du Makhzen» </em>à l’approche de chaque élection et de le faire gagner contre tous ses adversaires. Prélude à ce virage politique décisif, Youssefi obtenait en 1994 de Hassan II, à l’issue d’une longue négociation, une amnistie générale en faveur des tous les détenus et exilés politiques marocains.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Le compagnon Mehdi Ben Barka se souvient</h3>



<p>Après la disparition de Hassan II, Abderrahmane Youssefi, définitivement converti à la social-démocratie, accompagnera son fils Mohammed VI, dans ses premiers pas au pouvoir à la tête d’une monarchie autocratique, qu’il ambitionnait de faire évoluer vers une monarchie constitutionnelle. Il quitte le gouvernement en octobre 2002 sur un bilan mitigé : la bouteille à moitié pleine pour les uns, à moitié vide pour les autres, avant de se retirer de la vie politique en 2003, s’astreignant à un long silence, qu’il ne brisera qu’après la publication de ses mémoires : <em>‘‘Récit du passé’’</em> en 2018. Il y évoque notamment le rapt de son compagnon Mehdi Ben Barka par des barbouzes liés à la police française, à Paris le 29 octobre 1965. Le corps de Ben Barka n’a jamais été retrouvé alors que des incertitudes subsistent depuis 55 ans sur le commanditaire en dernier ressort de l’opération.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large is-resized"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/05/Mohammed-VI-au-chevet-de-Abderrahmane-Youssefi.jpg" alt="" class="wp-image-301365" width="500"/><figcaption><em>Mohammed VI au chevet de Abderrahmane Youssefi peu de temps avant sa mort.</em></figcaption></figure></div>



<p>Né à Tanger le 8 mars 1924, Youssefi fut membre du secrétariat général de l’UNFP-USFP, et rédacteur en chef de son organe <em>‘‘Attahrir’’</em> entre 1959 et 1965. Avocat de formation, il fut arrêté à deux reprises par la police marocaine durant les <em>«années de plomb»</em>. Contraint à un long exil en France entre 1965 et 1981, il consacrera son long séjour à suivre les affaires du Maroc, alors en pleine dérive royale, au soutien des luttes palestiniennes et à la création de l’Organisation arabe des droits de l’homme, basée au Caire. Il militait enfin en faveur d’un Grand Maghreb Arabe Uni, dans le sillage de la conférence de Tanger qui avait réuni au 27 au 30 avril 1958, les trois principaux partis engagés dans la lutte anticolonialiste : l’Istiqlal (Maroc), le Front de libération nationale (Algérie) et le Néo-Destour (Tunisie). </p>



<p>L’homme était secret, mais affable dès qu’on l’approchait, d’une très grande culture et fidèle en amitié.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/05/30/deces-de-youssefi-une-grande-figure-politique-marocaine-et-maghrebine/">Décès de Youssefi, une grande figure politique marocaine et maghrébine</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://kapitalis.com/tunisie/2020/05/30/deces-de-youssefi-une-grande-figure-politique-marocaine-et-maghrebine/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>7</slash:comments>
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
