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	<title>Archives des Moshé Dayan - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Moshé Dayan - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>‘‘Golda Meir’’ : un premier ministre colonialiste responsable d’une guerre</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 01 Oct 2023 07:07:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
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		<category><![CDATA[Sadate]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Convaincue de la supériorité militaire israélienne, et méprisant les Arabes, Golda Meir refusa toujours les offres de paix. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/01/golda-meir-un-premier-ministre-colonialiste-responsable-dune-guerre/">‘‘Golda Meir’’ : un premier ministre colonialiste responsable d’une guerre</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Durant les années 70, un voisin avait prénommé sa chienne Golda. L’antisémitisme ne faisait alors pas florès. Il démontrait ainsi, autant le peu de considération qu’il portait à la race canine, que la haine qu’il éprouvait envers les spoliateurs de la Palestine, dont la figure emblématique était alors représentée par Golda Meir, celle qui, étant Premier ministre, avait publiquement affiché du haut de son arrogance son mépris envers les Arabes. </em></strong></p>



<p>Par <strong>Mounir Hanablia</strong> *</p>



<span id="more-9982034"></span>



<p>C’est donc fort à propos que la lecture de ce livre récent vient éclaircir les aléas de la vie de ce personnage qui demeure controversé. Il importe peu pour un Maghrébin de savoir qu’elle soit née et ait passé son enfance en Ukraine. Pourtant, ce fait n’est pas dénué d’importance. C’est sur un fond de menaces constantes d’attaques perpétrées par les cosaques que sa&nbsp; personnalité d’enfant se développe.</p>



<p>À l’âge de  six ans, Golda émigre aux Etats Unis d’Amérique avec sa famille, ce qui lui permettra d’avoir une connaissance parfaite de ce pays qui jouera un rôle important dans le déroulement de sa carrière politique. Comment a-t-elle été embrigadée par les sionistes? A l’adolescence, en assistant à une réunion, en Amérique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Déguisée en bédouin chez le Roi Abdallah</h2>



<p>A l’âge de 21 ans, Golda émigre en Palestine sous mandat britannique après s’être mariée. Elle est affectée à un Kibboutz où les conditions de vie et le travail sont durs. Son mari ne résiste pas et tombe malade probablement frappé par le paludisme. Elle est donc obligée de quitter et de chercher un travail en ville. En participant à des réunions syndicales, et bien que dénuée d’éducation, et de diplômes universitaires, ses talents oratoires, sa force de conviction et de persuasion, sa pugnacité,&nbsp;attirent l’attention. Elle va alors trouver les amitiés masculines nécessaires à son ascension&nbsp;politique, au détriment de son mariage, de sa vie familiale. Grâce au syndicat Histadrout et aux relations qu’elle y noue, des responsabilités de plus en plus importantes lui sont confiées, notamment au sein de l’Agence Juive pour laquelle elle accomplit souvent des collectes de fonds aux Etats Unis, du fait de sa connaissance du pays et de sa parfaite maîtrise de la langue. Elle y acquiert une réputation de franc parler qui ne laisse pas indifférente la communauté juive américaine.</p>



<p>Après la seconde guerre mondiale, en 1947, Golda est envoyée à Amman déguisée en bédouin s’entretenir avec le Roi Abdallah afin de le convaincre d’accepter la création de l’Etat d’Israël. C’est une erreur. Son ton péremptoire indispose le souverain qui n’a pas l’habitude de discuter avec une femme. C’est elle qu’il accusera d’être responsable de la guerre. La légion arabe participe aux combats, et empêche les forces juives d’occuper la Cisjordanie et Jérusalem.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="LGEyWD3jq0"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/06/05/assault-on-the-liberty-quand-israel-tuait-des-soldats-americains-avec-la-complicite-de-leur-gouvernement/">«Assault on the Liberty» : quand Israël tuait des soldats américains, avec la complicité de leur gouvernement</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« «Assault on the Liberty» : quand Israël tuait des soldats américains, avec la complicité de leur gouvernement » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/06/05/assault-on-the-liberty-quand-israel-tuait-des-soldats-americains-avec-la-complicite-de-leur-gouvernement/embed/#?secret=XHfaUnm3Y2#?secret=LGEyWD3jq0" data-secret="LGEyWD3jq0" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Entretemps, la déclaration d’indépendance de l’État&nbsp;d’Israël est proclamée et Golda Meir&nbsp;en est l’un des signataires. Les juifs, contrairement&nbsp;aux Arabes ont accepté le plan de partage de l’Onu mais pratiquent le nettoyage ethnique préconisé par David Ben Gourion afin de s’assurer une majorité de 80% dans leur nouvel Etat avant même sa naissance officielle. 800.000 Arabes quittent ainsi leurs foyers sous la menace des forces sionistes, sans possibilité d’y revenir.</p>



<p>Fait à peine croyable, en apprenant la fuite des Arabes à Jaffa, Golda Meir se précipite pour les convaincre de rester,&nbsp;sans résultat. Peut-être s’est-elle souvenue à ce moment-là de&nbsp;sa propre fuite d’Ukraine. Mais de ces scrupules, il ne restera rien. Elle devient ensuite ministre dans les cabinets israéliens successifs où les partisans d’une entente avec les Arabes conduits par le Premier ministre Moshé Sharett, et leurs adversaires regroupés autour de Ben Gourion, qui arrivent à faire nommer un des leurs au ministère de la Défense, afin de torpiller&nbsp;toute possibilité de paix. Ce sera le scandale Lavon, lors la découverte en Egypte d’un réseau formé de jeunes&nbsp;juifs égyptiens opérant pour le compte d’Israël et chargés d’organiser des attentats terroristes contre la représentation diplomatique américaine et contre des biens juifs.</p>



<h2 class="wp-block-heading">A l’Onu pour justifier l’agression contre l’Egypte</h2>



<p>Avec le retour de Ben Gourion à la tête du gouvernement, Golda Meir est nommée à la tête du ministère des Affaires étrangères, mais sans autorité réelle; en réalité sa nomination vise à écarter celle de candidats plus indépendants et parfois partisans d’une solution diplomatique au conflit israélo arabe. Elle aura néanmoins toute latitude d’établir des relations amicales avec les pays africains.</p>



<p>Lors de la guerre de Suez, en 1956, Golda Meir se rend à l’Onu pour justifier l’agression contre l’Egypte. A partir de 1963, souffrant d’un lymphome, elle prend sa retraite. En 1967 survient la guerre des Six jours au cours de laquelle Israël occupe la Cisjordanie, Gaza, le Sinaï et le plateau du Golan. En 1969 lors du décès de Levi Eshkol, le Premier ministre, elle est choisie par le Parti travailliste, faute d’entente sur deux autres candidats, et sort de sa retraite à 71 ans pour présider le gouvernement.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="TL57a26xji"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/05/29/rise-and-kill-first-permis-de-tuer-pour-israel/">«Rise and kill first»: Permis de tuer pour Israël</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« «Rise and kill first»: Permis de tuer pour Israël » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/05/29/rise-and-kill-first-permis-de-tuer-pour-israel/embed/#?secret=GpsXzGq05f#?secret=TL57a26xji" data-secret="TL57a26xji" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p>Le mandat de Meir sera riche en évènements et marquera les mémoires. Face à l’intransigeance israélienne, il y a d’abord la guerre d’usure qui durant deux ans fait rage autour du canal de Suez et que l’acquisition de chasseurs bombardiers américains Phantom par Israël élargit à la totalité du territoire égyptien. L’Egypte conclut alors un pacte avec l’Union Soviétique afin de mettre fin aux raids aériens, et&nbsp;les Israéliens doivent désormais en tenir&nbsp;compte. Il y a ensuite&nbsp;les attaques des fedayins&nbsp;palestiniens.</p>



<p>Golda Meir mobilise ses services secrets pour traquer les responsables d’attentats anti-israéliens, particulièrement celui des Jeux olympiques de Munich en 1972.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Chassée par les familles des soldats </h2>



<p>Enfin la guerre d’Octobre 1973 survient, les services de renseignement israéliens sont pris de court,&nbsp;l’armée et l’aviation subissent&nbsp; de lourdes pertes durant les premiers jours, au point que Moshé Dayan, le ministre de la Défense, parle de la perte du troisième temple. La guerre se termine par un match nul; Sadate n’a pas osé attaquer les cols de Mitla et Giddi dont le contrôle aurait verrouillé l’accès au canal quand il en avait la possibilité dès les premières heures, alors que les forces juives avaient subi une déroute sur le canal et que la route était libre,&nbsp;et quand il l’a fait, il était trop tard. Désormais les Américains sont les maîtres du jeu. Les pertes israéliennes sont lourdes: plus de 2500 morts et environ 8000 blessés. L’opinion publique israélienne est sous le choc, et en fait porter la responsabilité au Premier ministre. Elle est chassée des obsèques des soldats par les familles. On lui reproche son autoritarisme, sa réaction tardive aux prémices de la guerre, son entêtement, ainsi que son opposition à la résolution 242 du conseil de sécurité et au plan Rogers sur le retrait des ou de territoires occupés, son&nbsp;refus de discuter des offres de paix du président Sadate qui a été à l’origine de la guerre. Elle est finalement mise hors de cause&nbsp; par une commission d’enquête; la raison de l’Etat&nbsp;sioniste a ainsi prévalu. Elle remporte&nbsp;même les élections mais elle est incapable de former une majorité parlementaire et fatiguée, malade, elle préfère se retirer.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une politique de colonisation agressive</h2>



<p>Il importe peu que Meir fut une militante ambitieuse qui, en dehors de son franc-parler, dut aussi son ascension politique à ses nombreux amants. Golda Meir ne laissera pour l’opinion publique mondiale d’autre souvenir que celui de ses années à la tête du gouvernement. Il est vrai que sa nomination ne fut qu’un compromis au sein de son parti, ou même un pis-aller. Vieillie et malade, elle se cramponna à sa vision pure et dure de militante sioniste, pour qui le peuple palestinien n’existait tout bonnement pas. Elle cautionna une politique de colonisation agressive, dont la population palestinienne fit les frais humains et matériels. Le seul impératif moral à ses yeux ne fut autre que ce qu’elle estimait être la sauvegarde du peuple juif et il lui importa peu de garder pour cela les territoires arabes occupés au détriment de la justice et au mépris des lois internationales.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="eq6ZrjNSt6"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/10/07/guerre-doctobre-1973-quand-les-arabes-etaient-presents-sur-la-scene-internationale/">Guerre d’octobre 1973: quand les Arabes étaient présents sur la scène internationale</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Guerre d’octobre 1973: quand les Arabes étaient présents sur la scène internationale » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/10/07/guerre-doctobre-1973-quand-les-arabes-etaient-presents-sur-la-scene-internationale/embed/#?secret=WjlTgMLVS5#?secret=eq6ZrjNSt6" data-secret="eq6ZrjNSt6" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Etant&nbsp;convaincue de la supériorité militaire israélienne, et méprisant les Arabes, elle ne crut jamais qu’ils pouvaient se lancer dans une guerre de reconquête avec des chances de succès, et elle refusa en conséquence toujours les offres de paix, ne faisant aucune confiance aux Arabes, et soupçonnant toujours leur volonté de détruire Israël.</p>



<p>Meir fut donc toujours dépourvue de cette vision d’homme d’Etat capable de prendre les décisions que les circonstances imposent, et son pays en paya un prix conséquent.</p>



<p>Cinquante années après, et alors que les Israéliens normalisent leurs relations avec un nombre important de pays arabes, et que la question palestinienne est en passe d’être territorialement réglée par la colonisation sioniste, un film sorti récemment vient évoquer le souvenir de celle qui demeure dans son pays l’un des fondateurs de l’Etat, et même la mère de la Nation. Sans doute l’extrême-droite actuellement au pouvoir en Israël veut-elle signifier à son peuple que c’est la colonisation qui a mené à la paix avec les Arabes, que le pays doit malgré tout rester vigilant, et qu’une guerre (contre l’Iran)&nbsp;est toujours&nbsp;nécessaire pour prévenir une attaque comparable à celle de 1973 qui avait mis&nbsp;en péril l’existence de l’Etat juif. Mais si Israël est doté d’une vision de l’avenir en cohérence avec son passé, l’amnésie arabe semble en passe d’atteindre la phase du coma profond.</p>



<p>* <em>Médecin de libre pratique.</em></p>



<p><strong><em>‘‘Golda Meir. La femme derrière la légende’’ de Dominique Frischer; éd. Archipel ; 25 avril 2015: 350 Pages.</em></strong></p>
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			</item>
		<item>
		<title>«Assault on the Liberty» : quand Israël tuait des soldats américains, avec la complicité de leur gouvernement</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/06/05/assault-on-the-liberty-quand-israel-tuait-des-soldats-americains-avec-la-complicite-de-leur-gouvernement/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 05 Jun 2022 06:59:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Assault on the liberty]]></category>
		<category><![CDATA[Dr Mounir Hanablia]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[guerre des six jours]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[James M. Ennes Jr]]></category>
		<category><![CDATA[Moshé Dayan]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Récit de l'attaque perpétrée par Israël contre le navire espion américain Liberty en Méditerranée orientale, en 1967. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/06/05/assault-on-the-liberty-quand-israel-tuait-des-soldats-americains-avec-la-complicite-de-leur-gouvernement/">«Assault on the Liberty» : quand Israël tuait des soldats américains, avec la complicité de leur gouvernement</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>«Assault on the Liberty», de James M. Ennes Jr, paru en 2002 à New York, est le récit écrit par un survivant de l&rsquo;attaque perpétrée par Israël contre le navire espion américain Liberty en Méditerranée orientale durant la guerre dite des six jours, en juin 1967, et de ses conséquences.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Dr Mounir Hanablia</strong> *</p>



<span id="more-1259526"></span>



<p>Il est inutile de s&rsquo;attarder sur les péripéties de cette guerre, dont les actuels événements dans les territoires palestiniens occupés et Jérusalem ne sont que la conséquence directe.</p>



<p>Par contre, qu&rsquo;une armée victorieuse s&rsquo;attaque délibérément à des soldats alliés intrigue, particulièrement quand les pays entretiennent des relations cordiales, qui tournent même à la complicité nucléaire.</p>



<p>Il est désormais de notoriété publique que l&rsquo;armée américaine avait envoyé quelques-uns de ses avions espions dans un aérodrome israélien du désert du Néguev, pour effectuer des vols de reconnaissance à très haute altitude sur tout le désert du Sinaï le long de la ligne de front israélo égyptienne, pendant les opérations militaires.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Israël parle d&rsquo;«erreur»</h2>



<p>Pourtant, cela n&rsquo;a pas empêché l&rsquo;aviation et la marine israélienne d&rsquo;attaquer, le 8 juin 1967, en pleine journée, et par beau temps, ce bateau américain bourré de matériel électronique d&rsquo;interception des communications, portant des marques de reconnaissance aisément identifiables et croisant à quelques miles nautiques de Gaza et du Sinaï.</p>



<p>Le bilan est lourd&nbsp;: 34 marines ont péri et 75 autres ont été blessés, soit les deux tiers de l&rsquo;équipage, bien que le commandement militaire américain ait été informé de l&rsquo;attaque dix minutes après son début par le capitaine du navire. C&rsquo;est deux heures et quart après le début de l&rsquo;attaque qu&rsquo;un communiqué publié par le ministère israélien de la Défense a reconnu <em>«l&rsquo;erreur»</em> et offert son assistance au bateau en détresse.</p>



<p>Une erreur? Vingt-quatre heures auparavant, un message avait été adressé au bateau par le commandement de la flotte américaine l&rsquo;informant de risques d&rsquo;attaque et lui demandant de se tenir à plus de 100 miles des côtes, mais s&rsquo;étant <em>«perdu»</em> dans les méandres des communications de la marine américaine qui transitaient&nbsp;entre autre par Asmara, alors en Ethiopie, il n&rsquo;est jamais arrivé à destination, et nul n&rsquo;avait estimé nécessaire de contacter directement le Liberty. Mais là n&rsquo;est pas le plus étonnant.</p>



<p>En effet, le bateau était situé à 400 miles de la VIe&nbsp;flotte américaine, et normalement, il aurait fallu moins d&rsquo;une demi heure aux chasseurs bombardiers Phantoms, décollant du porte-avion américain le plus proche, pour lui porter assistance. Cependant, 50 minutes après le premier appel de détresse, les avions qui avaient décollé pour porter secours ont été rappelés par le secrétaire d&rsquo;État Mc Namara&nbsp;: ils auraient été porteurs de bombes nucléaires incompatibles avec la nature de la mission. Et ceux qui, au moment du communiqué israélien, deux heures et quart plus tard, s&rsquo;apprêtaient&nbsp;à décoller, ont vu leur mission annulée par le président Lyndon Johnson lui-même.</p>



<p>La réalité est donc là: le 8 juin 1967, un navire américain a été bombardé au napalm, mitraillé, puis torpillé, des marins sont morts, et les survivants à bord de canaux pneumatiques ont été criblés de balles, sans que l&rsquo;armée américaine, présente en force à une demi heure d&rsquo;avion de là, ne lève le petit doigt pour les soutenir.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;armée américaine étouffe l&rsquo;affaire</h2>



<p>Les enregistrements des échanges radio recueillis au cours de l&rsquo;attaque dans une station militaire américaine de télécommunications située au Maroc ont été peu après confisqués par les services secrets militaires, probablement pour empêcher toute indiscrétion éventuelle de filtrer.</p>



<p>Finalement, à leur retour au pays, les soldats ont été décorés pour héroïsme, même à titre posthume, au cours de cérémonies tenues dans la discrétion, sans en mentionner les circonstances très particulières, en passant sous silence la partie hostile responsable des pertes essuyées, Israël. Naturellement ce dernier a nié contre toute évidence avoir eu connaissance de la nationalité du bateau, pourtant facilement identifiable, alors que ses avions l&rsquo;avaient survolé pendant plusieurs heures avant le début de l&rsquo;attaque.</p>



<p>En fin de compte, le gouvernement américain a accepté les excuses israéliennes et la thèse de l&rsquo;erreur involontaire a été retenue, et rendue publique face à la presse et aux commissions d&rsquo;enquête. Et les questions des vétérans et des légionnaires relativement à l&rsquo;inaction du gouvernement américain, et selon eux au manque de considération durant les cérémonies de commémoration, à l&rsquo;omission de la partie inamicale, n&rsquo;ont pas trouvé d&rsquo;écho auprès de l&rsquo;administration, désireuse d&rsquo;enterrer cette affaire le plus rapidement possible. Les commémorations ont continué dans des cercles de plus en plus restreints alors que le nombre des survivants s&rsquo;amenuisait.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un témoin indésirable</h2>



<p>En fait, la présence du Liberty près des côtes palestiniennes gênait le gouvernement israélien obligé de différer de 24 heures ses projets contre la Syrie et qui ne voulait pas en être tenu pour responsable, après que le président Johnson eut affirmé qu&rsquo;il n&rsquo;apporterait d&rsquo;aide à l&rsquo;Etat hébreux que si celui-ci était attaqué. Et la dernière chose dont le gouvernement israélien voulait, c&rsquo;était de se voir obligé de restituer les territoires conquis, ainsi que, cédant à des pressions américaines, il avait dû le faire en 1956, lors de l&rsquo;agression tripartite contre l&rsquo;Egypte. C&rsquo;est cela qui a précipité la décision de se débarrasser du Liberty considéré comme un intrus qui avec ses capacités d&rsquo;interception des communications représentait le témoin indésirable, et c&rsquo;est le ministre de la Défense Moshé Dayan qui l&rsquo;a prise.</p>



<p>Cependant, cette affaire, aujourd&rsquo;hui enterrée et oubliée, avait en son temps convaincu beaucoup d&rsquo;Américains que le gouvernement de leur pays préférait sauvegarder ses relations avec l&rsquo;Etat Hébreu, même au péril de leurs propres vies, ou de celles de leurs soldats.</p>



<p>Depuis lors, en particulier avec les attentats de de Munich en 1972, de Beyrouth contre le quartier général des <em>«marines»</em> ou l&rsquo;ambassade américaine, au début des années 80, ou bien encore ceux du 11 septembre 2001, beaucoup d&rsquo;indices tendent à penser que le gouvernement israélien, quand ses intérêts sont en jeu, fasse non seulement peu de cas des vies de ses alliés, mais aussi parfois de ses propres ressortissants. Et rien ne vient démontrer que cela ait pu changer.</p>



<p>* <em>Médecin de libre pratique. </em></p>



<p><strong><em>«Assault On The Liberty», de James M. Ennes Jr, éd. Reintree Press, New York, 2002.</em></strong></p>



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		<title>Le poème du dimanche : ‘‘Retour à la mer’’ de Fadwa Touqan</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 03 Jan 2021 08:00:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Fadwa Touqan]]></category>
		<category><![CDATA[Ibrahim Touqan]]></category>
		<category><![CDATA[Moshé Dayan]]></category>
		<category><![CDATA[Naplouse]]></category>
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		<category><![CDATA[Palestine]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Poétesse célèbre dans tout le monde arabe, Fadwa Touqan est la voix majeure de la poésie palestinienne. Née le 1er mars 1917 à Naplouse, elle est morte le 12 décembre 2003 à l’hôpital de cette même ville des suites d’une attaque cérébrale. Sœur du grand poète Ibrahim Touqan, considéré comme le fondateur de la littérature...</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2021/01/Fadwa-Touqan.jpg" alt="" class="wp-image-330593"/></figure>



<p><strong><em>Poétesse célèbre dans tout le monde arabe, Fadwa Touqan est la voix majeure de la poésie palestinienne. Née le 1er mars 1917 à Naplouse, elle est morte le 12 décembre 2003 à l’hôpital de cette même ville des suites d’une attaque cérébrale.</em></strong></p>



<span id="more-330592"></span>



<p>Sœur du grand poète<strong> </strong>Ibrahim Touqan, considéré comme le fondateur de la littérature palestinienne, qui l’initie à la poésie et lui apprend les règles de la prosodie arabe classique, ses premiers écrits sont des élégies funèbres, où elle conjugue au féminin les thèmes du romantisme: la nature, l’amour, la solitude, la tristesse, le désarroi, etc. Après la guerre des Six Jours de 1967 et l’occupation de la Cisjordanie et de la Bande de Gaza, sa poésie s’oriente vers des thèmes plus nationalistes.</p>



<p>Dans son autobiographie <em>‘‘Le Rocher et la peine’’</em>, elle raconte l’histoire émouvante de son enfance et de son adolescence enfermées dans la rigidité des règles familiales : <em>«Mon histoire, c’est l’histoire de la lutte d’une graine aux prises avec la terre rocailleuse et dure. C’est l’histoire d’un combat contre la sécheresse et la roche»</em>. Elle précise que son temps «était celui de l’asservissement» et son espace <em>«celui de la prison domestique»</em>, faisant ainsi allusion à son enfance difficile d’enfant non désiré dans une famille traditionnelle, avec un père despotique, qui l’a empêchée de poursuivre ses études, et une mère soumise. C’est ce qui l’a poussée à fuir le diktat paternel pour aller étudier à Oxford, en Grande-Bretagne, à devenir une féministe engagée et à fonder, plus tard, à Naplouse, un Centre de recherche sur la situation des femmes.</p>



<p>Dans le deuxième volume de ses mémoires intitulé<em> ‘‘Le Cri de la pierre’’</em>, Touqan évoque ses rencontres, notamment avec Moshé Dayan – qui la convoqua après avoir entendu parler de ses livres et des lectures qu’elle donnait lors de réunions secrètes –, ou avec Nasser, qui demanda aussi à la rencontrer. Elle y parle également de son espoir en une paix durable, et de ses amis, Palestiniens et Israéliens, et de la compréhension et du soutien qu’ils lui ont témoigné.</p>



<p>Dans ses poèmes de luttes (tel<em> ‘‘Les Martyrs de l&rsquo;Intifada’’</em>), la poétesse décrit les souffrances de son peuple et la dureté de l&rsquo;occupation. Dans son poème intitulé <em>‘‘La Nuit et les Cavaliers’’</em> elle écrit : <em>«Il me suffit de mourir dans mon pays, d’y être enterrée, de m’y dissoudre et m’anéantir.»</em></p>



<p><em>Île où rêvent nos rêves;<br>Laisse-nous partir.<br>Délivre-nous de tes appels,<br>Scintillant mirage,<br>Fils de lumières si transparents,<br>Qu’ils nous ont pris au piège<br>Et jetés au désert.<br>Île absurde où rêvent nos rêves,<br>Tu nous as perdus.</em></p>



<p><em>Lorsque nous apparut ton ombre fraîche,<br>Nous avons dit: terre!<br>Voici l’invitation au repos,<br>Et de nos pas la récompense.<br>Ici nous entrons dignes et sauvés.<br>Ici nous déposons notre fardeau,<br>Et le chagrin de tant d’années.<br>Nous avons dit: Ici, notre âme oubliera.<br>Nous avons dit, nous nous sommes dit…<br>Le vert des prairies battait sous notre espoir.<br>Dieu! comme c’est beau l’espoir<br>Pour ceux qui errent au long des routes,<br>Pour ceux qui marchent la nuit sans compagnon.<br>Nous avons dit, nous nous sommes dit…<br>Ah, belle tromperie! Eclatante illusion!<br>Quand sur toi nous avons jeté l’ancre,<br>Nous rêvions.</em></p>



<p><em>D’abord, nous avons ramassé les pas perdus de notre vie.<br>Nous avons labouré, pour nos semences, les sillons de l’amour.<br>Nous y avons planté les désirs, l’amour<br>Frais, les nostalgies.<br>Mais la semence, nous l’avions jetée dans le sel.<br>Nous nous sommes trompés, entends-tu?<br>Nous avons jeté la semence<br>Dans les entrailles stériles de la terre.<br>Île où demeurent nos rêves,<br>Renonce à te nourrir de nos vains désirs<br>Et de nos vies.<br>Garde pour d’autres ta profusion,<br>Les méandres de l’ombre et de l’eau.<br>Déjà nous te tournons le dos.<br>L’espoir s’est tari en nos cœurs.</em></p>



<p><em>Rivages aux folles couleurs: adieu!<br>De nouveau, notre voilier se livre aux mains du vent.<br>Par lui nous porterons errance et perdition<br>-ô errance ô perdition-<br>Sur la mer hurlante et sans fond.<br>Nous combattrons la démesure des vagues.<br>Là nous offrirons nos vies.<br>À la mer nous laisserons nos vies en holocauste,</em><br><em>Et ce dernier combat.<br>Là prendront racine notre errance, notre destinée,<br>Pour s’affronter.<br>Là, au secret de notre sein nous mêlerons<br>Orgueil et blessures.</em></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="M85TVR4fbq"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2020/12/13/le-poeme-du-dimanche-le-cholera-de-nazik-al-malaika/">Le poème du dimanche : ‘‘Le choléra’’ de Nazik Al-Malaika</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le poème du dimanche : ‘‘Le choléra’’ de Nazik Al-Malaika » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2020/12/13/le-poeme-du-dimanche-le-cholera-de-nazik-al-malaika/embed/#?secret=As714m3zZu#?secret=M85TVR4fbq" data-secret="M85TVR4fbq" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>Guerre d’octobre 1973: quand les Arabes étaient présents sur la scène internationale</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2020/10/07/guerre-doctobre-1973-quand-les-arabes-etaient-presents-sur-la-scene-internationale/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 07 Oct 2020 07:55:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Anouar Sadate]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il y a 47 ans, le 6 octobre 1973, l’armée égyptienne franchissait le canal de Suez et en chassait l’armée israélienne, mais son avancée arrêtée net par décision politique allait se transformer en repli puis en capitulation. Pour tout dire, après Octobre 1973, les Arabes se sont désintégrés dans les luttes intestines au Liban et...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2020/10/Guerre-Octobre-1973.jpg" alt="" class="wp-image-319585"/></figure>



<p><strong><em>Il y a 47 ans, le 6 octobre 1973, l’armée égyptienne franchissait le canal de Suez et en chassait l’armée israélienne, mais son avancée arrêtée net par décision politique allait se transformer en repli puis en capitulation. Pour tout dire, après Octobre 1973, les Arabes se sont désintégrés dans les luttes intestines au Liban et au Koweït. Les Américains ont tiré la leçon de cette guerre, occupé les champs pétroliers de l’Irak, encerclé l’Iran et envoyé des troupes en Arabie Saoudite; désormais tout embargo pétrolier est impossible. La guerre pour le contrôle du pétrole et du gaz s’est étendue en Libye et c’est le Maghreb qui est désormais menacé.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Dr Mounir Hanablia </strong>*</p>



<span id="more-319581"></span>



<p>Le 6 octobre 1973 en début d’après-midi, les commandos de l’armée égyptienne franchissaient le canal de Suez en canots pneumatiques et prenaient d’assaut les fortins établis tout le long du canal de Suez, par l’armée israélienne, appelés Ligne Bar Lev, du nom du général qui en avait supervisé la construction.</p>



<p>Les contre-attaques des blindés israéliens tenus en réserve à quelques kilomètres en arrière du front étaient stoppées grâce à la puissante artillerie déployée sur la rive ouest du canal, jointe aux missiles anti tanks portatifs utilisés par l’infanterie égyptienne. L’aviation israélienne ne pouvait intervenir du fait des batteries de missiles Sam qui couvraient toute la zone des combats. Et plusieurs chasseurs Phantom F4 de fabrication américaine étaient abattus par les missiles Sam soviétiques.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les Israéliens retirent leur armée à 20 kilomètres à l’Est du canal</h3>



<p>La situation devenait tellement sérieuse et les pertes tellement énormes pour les Israéliens qu’ils décidaient de retirer leur armée à 20 kilomètres à l’Est du canal et de se placer dans une position d’attente, en dehors de la zone de couverture des batteries de missiles égyptiennes, et pour faire face à une menace plus sérieuse.</p>



<p>Dans le même temps, l’armée syrienne attaquait sur les hauteurs du plateau du Golan occupé, et les blindés syriens franchissaient en masse la ligne de cessez-le-feu établie en juin 1967 en étant accrochés par les quelques blindés israéliens postés sur le plateau et menaçaient de percer la frontière israélienne au nord de la Galilée.</p>



<p>Quelques heures après le début de la guerre, le ministre de la Défense israélien, Moshé Dayan, revenait de sa visite d’inspection du front complètement ébranlé, et parlait de la perte imminente du 3e Temple. L’armée égyptienne avait donc toute la latitude de se déployer et de se renforcer sur une profondeur d’une quinzaine de kilomètres le long du canal. Mais après son succès initial, le président égyptien Anouar Sadate, contre l’avis de son chef d’état major Saad Eddine Chadli, décidait de ne pas poursuivre la coordination militaire avec les syriens en s’abstenant d’attaquer immédiatement après les pertes sévères infligées à l’armée israélienne, pour prendre les deux cols stratégiques de Mitla et Jidi, dont la possession aurait assuré à l’armée égyptienne un avantage bien plus considérable, en rendant toute contre-attaque israélienne bien plus coûteuse en hommes et en matériel. Ce faisant il accordait ainsi aux Israéliens l’opportunité de se concentrer sur un seul front, celui du Golan, où ils devaient finalement emporter la décision en stoppant l’offensive syrienne pratiquement sur la frontière, puis de réoccuper la totalité du Golan, et de s’enfoncer au-delà de l’ancienne ligne de cessez-le-feu.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Le mauvais choix du président Sadate sera payé cher</h3>



<p>Ce choix, l’armée égyptienne devait le payer fort cher lorsque huit jours plus tard elle décidait de se déployer dans le Sinaï et de passer à l’attaque. L’armée israélienne qui avait eu toute latitude de se renforcer grâce au gigantesque pont aérien américain ordonné par le président Nixon pour compenser ses pertes, l’attendait de pied ferme. Des centaines de blindés égyptiens furent donc détruits au cours de cette bataille, qui devait marquer l’un des tournants de la guerre, obligeant l’armée à se replier sur sa ligne de départ. Et les Israéliens, sans aucun doute grâce aux images satellites fournies par les Américains, franchissaient même le canal de Suez à la jonction des deux armées égyptiennes et finissaient par détruire les batteries anti-aériennes, placées le long du canal, puis à encercler la 3e armée égyptienne.</p>



<p>Les pays de l’Opep pour une fois unis décidaient alors l’embargo sur le pétrole, et cette mesure conférait alors au conflit israélo-arabe une dimension mondiale. Le cessez-le-feu établi alors sous l’égide des Américains et le processus de désengagement des forces qui en résultait aboutissaient alors à l’établissement d’une zone démilitarisée le long du canal de Suez, progressivement élargie. Mais la paix ne devait finalement être établie entre Israël et l’Egypte qu’après le voyage de Sadate à Jérusalem en 1977, puis les accords de Camp David de 1979, cosignés par les Américains.</p>



<p>L’année 1979 fut d’ailleurs celle de l’avènement de la république des Mollahs en Iran, et de l’invasion de l’Afghanistan par les Soviétiques. La Syrie, elle, refusait de s’associer à cette Pax Americana et choisissait ce qu’elle appelait le camp de la fermeté, soutenue par la Libye et certaines organisations palestiniennes. Ces accords de Camp David ainsi que l’abstention syrienne eurent des conséquences, elles furent responsables de l’invasion israélienne du Liban en 1982. Mais entre-temps la guerre Irak Iran avait débuté, elle devait durer dix ans, faisant voler en éclat l’hypothétique solidarité entre pays producteurs du pétrole.</p>



<p>Quelles conclusions peut-on aujourd’hui tirer de cette guerre, alors que les uns après les autres, les pays arabes <em>«normalisent»</em> leurs relations avec les Israéliens, et qu’ils préfèrent se placer sous le parapluie des Américains en menant entre eux des guerres par procuration pour leur compte ?</p>



<h3 class="wp-block-heading">Une semi victoire au goût d&rsquo;une défaite</h3>



<p>La guerre de 1973, fut entièrement menée grâce au matériel américain et soviétique et elle s’insère donc bien dans le conflit Est-Ouest de l’époque. Menée par la Syrie et l’Egypte pour libérer leurs territoires occupés en juin 1967, elle fut à son début un succès militaire, grâce à l’effet de surprise obtenu, mais aussi au mépris en lequel dans le monde entier on tenait les Arabes. Les Israéliens ont prétendu des années plus tard que Ashraf Marouane, le gendre du président Nasser, travaillait pour leur compte et les avait prévenus de l’horaire de l’attaque. Ceci semble douteux parce que leurs services secrets n’ont pas l’habitude de dévoiler la date de l’attaque. Et c’est l’Egyptienne Hibah Salim, dont le fiancé travaillait à l’état major de l’armée égyptienne, qui devait être démasquée en tant qu’agent du Mossad. Le couple serait exécuté par les organes de sécurité égyptiens, l’espionne ayant finalement été attirée et enlevée à Tripoli. Quoiqu’il en soit, les Israéliens ne furent informés des desseins égyptiens qu’aux tous derniers moments, et lorsqu’ils le firent savoir, leurs adversaires ne firent qu’avancer la date de l’attaque de quelques heures. Les Israéliens ne disposèrent donc pas du temps nécessaire pour mobiliser leurs réservistes et furent obligés de se battre sur deux fronts ce qui aggrava considérablement leurs difficultés. Mais apparemment les Egyptiens furent surpris par la facilité avec laquelle ils réalisèrent leurs objectifs initiaux, grâce aussi à la collaboration syrienne, et il s’est avéré plus tard que Sadate n’avait jamais eu l’intention de réaliser des objectifs de guerre à la portée de son armée, ceux d’atteindre et de tenir les passages du Sinaï. Il avait placé tous ses espoirs dans une intervention américaine et dans le Docteur Henry Kissinger.</p>



<p>Aujourd’hui, l’Egypte, stratégiquement exclue du Moyen Orient depuis Camp David, est impuissante obtenir la part qui lui revient en Afrique, des eaux du Nil. Pour la Syrie, les choses ont été évidemment bien pires. Ce pays n’est plus qu’un amas de décombres où Russes, Turcs, Iraniens, et Israéliens, s’affrontent. Et l’Arabie Saoudite, qui avait initié l’embargo sur le pétrole afin de venir en aide aux armées égyptienne et syrienne en difficultés, n’a plus actuellement d’autre choix face à l’Iran jugé menaçant que de mener une guerre interminable et épuisante au Yémen, un autre pays arabe.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les Arabes encore et toujours dans la tourmente</h3>



<p>Pour tout dire, après Octobre 1973, les Arabes se sont désintégrés dans les luttes intestines au Liban et au Koweït. Les Américano-israéliens ont eux aussi tiré la leçon de cette guerre. Les Américains ont occupé les champs pétroliers de l’Irak et encerclé l’Iran; ils ont envoyé des troupes en Arabie Saoudite; désormais tout embargo pétrolier est impossible. Et les Israéliens se battent en Syrie pour y empêcher qu’une quelconque armée ne puisse un jour s’y établir pour les attaquer. La guerre pour le contrôle du pétrole et du gaz s’est étendue en Libye et c’est le Maghreb qui est désormais menacé.</p>



<p>Entre-temps, l’islamisme a déstructuré et divisé encore plus les sociétés et il s’appuie sur une puissance étrangère, la Turquie, qui poursuit des objectifs impérialistes sous l&rsquo;ombrelle américaine, en se parant de l&rsquo;oripeau de l&rsquo;islam et du califat.</p>



<p>Si un jour les pays arabes, ou ce qu’il en reste, veulent changer le rapport de force défavorable qu’ils subissent actuellement dans le monde, ils ne pourront le faire qu’en se débarrassant de l’islamisme, en modernisant leurs sociétés et en définissant et en réalisant un minimum d’objectifs stratégiques communs, en collaboration avec des pays comme la Chine et la Russie, qui s’opposent à l’hégémonie américaine. Autrement la spirale infernale dans laquelle est plongé le monde arabo-musulman ne risque pas de s’interrompre de sitôt.</p>



<p><em>* Cardiologue, Gammarth, La Marsa.</em></p>
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