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	<title>Archives des mur - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des mur - Kapitalis</title>
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		<title>Nouvelle : ‘‘Al-Jidar’’ (Le mur)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 25 Jan 2025 07:47:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelatif Ben Salem]]></category>
		<category><![CDATA[Cisjordanie]]></category>
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		<category><![CDATA[Taoufik Grira]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le mur dont parle l’auteur s’est transformé en une immense prison où tout un peuple est aujourd’hui enfermé, pourchassé, bombardé, martyrisé.</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2025/01/25/nouvelle-al-jidar-le-mur/">Nouvelle : ‘‘Al-Jidar’’ (Le mur)</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Cette nouvelle est parue pour la première fois dans le quotidien arabe international ‘‘Al-Qods Al-Arabi’’ daté du 30 janvier 2004. Plus de vingt ans après, elle garde toute sa fraîcheur, car la réalité qu’elle décrit, de manière fantasmagorique, n’a pas changé d’un iota. Elle s’est même aggravée. Le mur dont parle l’auteur s’est transformé en une immense prison où tout un peuple est aujourd’hui enfermé, bombardé, martyrisé, génocidé&#8230; </em></strong></p>



<p><strong>Taoufik Grira</strong> * (<em>traduit de l’arabe par </em><strong>Abdelatif Ben Salem</strong>)</p>



<span id="more-15282645"></span>



<p class="has-text-align-right"><em>Au Palestinien que le mur a coupé de son ombre</em></p>



<p><strong>Quand le bon Dieu m’a expédié dans l’autre monde au cours de l’un de ces jours qui se suivent et se ressemblent</strong>, j’ai eu comme une sensation d’apesanteur onirique, pareille à celle que nous ressentons lors d’un assoupissement furtif.</p>



<p>Sous la forme d’un corps sensible, je me suis lancé dans les immensités intersidérales. En me retournant, je vis à mes côtés un être de pure luminescence, j’ai immédiatement compris, grâce au pressentiment intuitif des âmes vagabondes, qu’il s’agissait de mon ange exterminateur, qui avait pour mission de me conduire jusqu’à l’antre qui m’était réservé dans le <em>barzakh</em> des âmes. Un spleen comme celui auquel j’étais habitué au royaume de l’éphémère m’envahit. Je me suis dis à part moi&nbsp;: ‘‘Je dois, étant donné l’état de subtilité et d’extase jubilatoire dans laquelle je me trouve, goûter un peu aux délices de la liberté que j’avais en vain quêté ma vie durant’’.</p>



<p>Avant de réfléchir à la ruse qui me permettrait de fausser compagnie à mon ange de la mort, je l’ai bien dévisagé, je l’ai trouvé avenant, sa face candide était empreinte d’une douceur amène et sa compagnie était agréable. J’ai alors pensé que, pour endormir la vigilance de cette créature séraphique, rien n’était plus facile qu’une ruse d’enfant. J’ai montré du doigt une direction derrière lui. Il s’est retourné, j’en ai profité pour prendre congé, me propulsant de tout mon être, fendant l’air vif et lévitant subtilement en direction de l’Orient. Je me suis dit : la meilleure façon de le semer est de partir à la recherche des cieux plus cléments ou les âmes errent en abondance.</p>



<p>Un sentiment de satisfaction a effleuré ma conscience quand je me suis souvenu que du côté de l’Orient la mort frappait sans répit. Quelques instants après, mes appréhensions prenaient corps; une nuée d’âmes transhumantes en ascension volaient à ma rencontre, j’ai ralenti et obliqué légèrement pour me dissoudre dans leur banc.</p>



<p>Malheureusement mon stratagème n’a pas fonctionné; mon ange exterminateur était toujours là, il s’approchait en me scrutant avec une attention soupçonneuse. Je tremblais de tout mon être, quand l’une des ces âmes curieuses m’a dit : ‘‘Tu n’as qu’à descendre dans ce catafalque si tu veux échapper à ton poursuivant’’, et elle fit un geste vers le bas. Sans hésiter, j’ai piqué dans la direction indiquée. La civière, lorsque j’ai atterri, se souleva violemment entre les mains des porteurs et retomba par terre; affolés, ceux-ci lâchèrent prise et détalèrent dans la confusion générale.</p>



<p><strong>Assis et souffrant le martyre en raison des contusions causées par la chute</strong>, j’ai tâté le corps ou j’avais échu. Le trouvant noueux et bien en chair, j’ai pensé : ‘‘En plein dans le mille !’’ Voilà le corps dont j’ai rêvé toute ma vie. J’ai mangé la meilleure nourriture, bu l’eau la plus claire et me suis soumis à une discipline Spartiate, mais cela n’a servi à rien, mon corps était demeuré difforme et insignifiant jusqu’au jour où je l’ai inhumé dans un endroit éloigné pour m’en débarrasser une bonne fois pour toutes. Plus d’embonpoint, plus de jambe claudicante ni de dos voûté, plus de poitrine comprimée, plus d’oreilles décollées ni de taille plutôt petite. Tout est pour le mieux. Avec ma main j’ai palpé ce corps; mais à un endroit précis du dos, j’ai senti une blessure profonde auréolée de sang coagulé. La sensation de douleur avait disparu en passant la main dessus.</p>



<p>Posté à une certaine distance, le groupe de personnes qui s’est enfui tout à l’heure m’observait, la crainte et l’espoir peints sur leur visage.</p>



<p>Je me suis redressé, sain et sauf, j’ai promené mon regard sur la civière. Elle était faite de planches en bois aux nervures visibles, et nouées par des cordelettes en branchage tressé.</p>



<p>J’ai scruté «ma» dépouille; pas de suaire, pour toute vêture quelques morceaux de tissus et fragments de vêtements déchirés sur les parties honteuses. J’ai senti pour la première fois que le corps où je me suis réincarné était digne de commisération. Son propriétaire d’origine était pauvre et démuni, il n’a pas dû être bien différent de ceux qui sont venu l’ensevelir sous terre.</p>



<p>La présence de ces gens suscitait en moi une sensation d’intimité confiante. J’ai voulu crier à leur adresse, mais ma langue n’a émis qu’une parole aux mots saccadés et brefs. Les visages détendus, ils se sont avancés vers moi pour mieux entendre. J’ai appelé quelqu’un par son nom, j’ai dit sur un ton dont je me souviens encore : ‘‘Shubrâk !&#8230;Shubrâk !’’ C’était le nom de son frère, mon frère.</p>



<p>Un jeune homme à la carrure robuste hasarda un pas dans ma direction, ensuite s’arrêta. Je me suis avancé vers lui, il m’a serré dans ses bras avec effusion et je l’ai étreint comme si j’étais son propre frère. Rassuré, il a passé sa main sur la blessure. Constatant qu’elle avait disparu, il hurla : ‘‘Udjodor Ha ha !&#8230; Udjodor Ha ha !’’ (Vivant !&#8230; Il est vivant !).</p>



<p><strong>Les hommes avancèrent et formèrent un cercle autour de moi, criant en chœur ‘‘Udjodor Ha ha &#8230; .Udjodor Ha ha !’’</strong> Ils dansèrent et entonnèrent des chants enjoués et émouvants, ceignirent mon front d’un diadème de roses, me portèrent à nouveau sur leurs épaules, dans cette même civière qui remplit désormais une fonction différente.</p>



<p>Grisé par l’arôme des fleurs déposées sur ma tête, je me mis à mon tour à danser, reprenant le refrain d’une mélodie dont j’avais l’impression de connaître par cœur les paroles — elle raconte l’histoire d’une petite fille triste à qui l’on a confié la garde du taureau d’un maître despotique. Le taureau mourut de chagrin de la voir toujours si mélancolique. La petite pleura sa mort. Terrorisée par le courroux du maître qui allait s’abattre sur elle, elle adjura la divinité de la métamorphoser en taureau; son vœu exaucé, elle devint taureau, pourchassa son maître et l&rsquo;éventra jusqu’à ce que mort s’ensuive. Le conte ne nous dit pas si la fillette avait ensuite repris son apparence première.</p>



<p>Au milieu de la danse, j’ai entendu des propos à travers lesquels j’ai cru comprendre que j’étais mort d’un coup de couteau assené par un tyran vivant de l’autre côté de la lointaine muraille. Je fus assassiné pour avoir découvert le secret du labyrinthe mural; je n’ai pas cherché à en savoir plus et me suis contenté de ce que j’ai pu entendre, quoique que je ne sache pas trop ce que voulait dire labyrinthe mural. J’ai espéré que les jours se chargeraient de me fournir davantage de détails.</p>



<p><strong>Un cheval étrange, aux fers en or, aux rênes magnifiquement parées surgit au beau milieu du cercle.</strong> Il était monté par un homme masqué. Regardant autour de moi, j’ai lu sur les visages la rage et l’exécration, j’ai en déduit qu’il s’agissait de l’un des maîtres qui croupissait derrière la muraille. J’ai senti percer son regard brûlant derrière le masque protecteur. L’homme s’exclama : ‘‘Budjodor ?’’ (Tu es vivant ?). D’un hochement de tête, les présents répondirent oui, par défi. Il se tut avant de lancer à la cantonade : ‘‘A moi de jouer maintenant !’’ Les gens restèrent immobiles et persistèrent d’autant plus dans leur immobilité qu’il m’intima l’ordre de le suivre; je me suis avancé mais Shubrâk s’interposa entre nous, m’empêchant d’aller plus loin. Je lui ai pris les mains en les serrant et, me retournant vers les présents, je leur fis comprendre qu’ils ne devaient avoir aucune crainte à mon sujet. Shubrâk me susurra à l’oreille : ‘‘Ne le laisse pas te tuer une seconde fois’’. Je l’ai rassuré et je suis parti.</p>



<p>Les gens s’ébranlèrent derrière moi pour m’accompagner mais je leur ai fit signe de rebrousser chemin. Ils s’en retournèrent alors vers les vastes champs étalés à l’infini et entourés de vergers. Jamais je n’ai vu de contrée aussi magnifique. Chatouillant les narines, ses exhalaisons vous procurent la sensation que la vie y est votre destinée naturelle. Les arbres sont si nombreux et si variés que je ne pourrais les reconnaître, certains m’apparurent comme des vignes — des plus beaux, je n’en ai jamais vu —, d’autres, comme des oliveraies plutôt orientales qu’occidentales, d’autres encore, comme des orangeraies, mais leur parfum était plus acide, des pommiers qui te persuadent plus que tout qu’Adam n’a commis aucune erreur en succombant à la pomme qui fut la cause de son expulsion de l’Eden.</p>



<p>J’ai suivi ce maître qu’un destin étrange m’a jeté entre ses mains, jusqu’à ce que nous arrivions à un portail aux dimensions gigantesques, pareil à ceux des antiques forteresses romaines. A l’entrée, des cerbères aux uniformes chamarrées, brodées et rehaussées d’or montaient la garde. Ils ouvrirent le portail et se mirent au garde-à-vous. Le cheval s’engouffra, suivi par d’autres, qui veillaient de loin, à ce qu’il semblait, à la sécurité du maître.</p>



<p>Où sommes-nous ? Et à quelle époque sommes-nous ? J’ai réalisé que la question était idiote, le temps ou l’espace m’importaient peu, à présent que j’aie un but pour lequel j’agis. Les interrogations se bousculaient dans mon esprit, quand la voix du maître me parvint : ‘‘Voici le labyrinthe, conduis-nous sur la bonne voie’’.</p>



<p>En face de moi se dressaient des murs cyclopéens de dimensions et de hauteurs inégales. Sombres et sinistres, ils paraissaient invincibles. Leur gigantisme vous donnait l’impression d’être lilliputien. Ils sont construits de ce matériau qui ressemble à ce qui sera connu comme béton armé. Lancinante, la question m’assaillait toujours : A quelle époque sommes-nous ? J’ai détaillé minutieusement le masque du maître mais je n’ai rien relevé de datable, rien qui puisse livrer une quelconque information historique. Il a dit : ‘‘Allons-y ! Engageons-nous dans le labyrinthe puisque c’est toi qui as découvert le secret de ses dédales’’.</p>



<p><strong>J’ai remarqué que les murs dressés derrière moi ont eux aussi été aménagés de sorte qu’une fois à l’intérieur on se prend dans le réseau d’un labyrinthe</strong>. Me revenait alors à l’esprit le jeu que je pratiquais dans ma vie antérieure pour chasser l’ennui et prouver que j’étais le plus doué. C’était le jeu du labyrinthe, ces enceintes disposées en lacis enchevêtrés et hermétiquement fermés, conduisant à une issue unique. J’ai compris que ce fut le maître qui trucida le corps dans lequel mon âme s’est réincarnée, parce qu’il a percé le secret et découvert l’énigme de la muraille. Le maître s’écria : ‘‘Allons ! allons ! La balade post mortem ne t’a pas fait perdre la mémoire, que je sache ?’’ Des coups des fouets se mirent à pleuvoir sur moi mais je n’entendais que leur sifflement. Pauvre de moi, j’ai perdu toute sensation de douleur. Le cheval galopa dans mille directions, si bien que je fus pris d’étourdissement.</p>



<p>Nous traversâmes les murs sinistres, je n’entendais rien d’autre que le bruit des sabots. L’écho des sabots du cheval du maître résonnait avec ceux des autres chevaux. Je ne pouvais rien distinguer tellement l’ombre obscure des murs planait sur toute chose.</p>



<p>Tout oreilles, j’écoutais seulement l’écho de mes pas qui n’étaient plus branlants comme au bon vieux temps de ma vie antérieure. J’appuyai sur le talon du pied droit, et ma taille s’allongea, je devins démesurément grand. Ma tête toucha la hauteur du mur le moins élevé. Je me suis dit que ce n’était pas assez. Elle s’étira encore jusqu’à atteindre la hauteur de la deuxième muraille. C’est alors que j’aperçus mon ombre. Mais dès que j’ai senti s’arrêter le cheval du maître, je me suis fait tout petit par crainte que celui-ci ne découvre ma taille de géant. Il se retourna, voyant que ma stature de géant avait disparu. Et je redevins lilliputien. Il me lança, avec une satisfaction ironique : ‘‘As-tu survolé la géhenne ? Tu t’es peut-être dis, le brasier du mur plutôt que celui de Dieu. Quoi qu’il en soit, vous, vous n’échapperez pas&#8230; Nous et le Dieu nous vous assiégeons.’’ &nbsp;</p>



<p><strong>De nouveau, le bruit des sabots assourdissait mes pas. Et les murs me coupaient de mon ombre. </strong>La noirceur projetée sur moi me donnait l’impression d’être plongé dans une nuit éternelle, me séparant des exhalaisons de la vie répandues par les champs, me séparant des balades poignantes des miens et de la danse de la vie et de la mort. Je me suis dit : ‘‘Il me faut grandir de nouveau. Il faut se battre contre cet ennemi sournois, il faut découvrir le secret de sa puissance et lui arracher la substance de sa force pour en construire une nouvelle capable de l’anéantir’’.</p>



<p>Je me suis rapproché du mur et j’y ai planté mes ongles. Ils grillèrent. J’ai passé ma main dessus, elle se carbonisa; mais je n’ai senti aucune douleur. Mes ongles repoussèrent plus longs et plus vigoureux et j’ai repris du poil de la bête. J’ai labouré le mur, je l’ai fendillé à plusieurs endroits, j’ai lui ôté un peu de sa superbe, et j’ai découvert qu’il n’était pas si solide qu’on le prétendait. La matière dont il était construit était mélangée à un fluide inconsistant qui s’effiloche entre les doigts avant même que tu le pétrisses. Rien à voir avec la substance que j’avais imaginée dans mon esprit. Le mur que j’avais mentalement érigé était plus résistant et titanesque, et c’était ce mur-là qui existait dans ma tête et m’avait en réalité vaincu.</p>



<p>Je n’étais devenu lilliputien qu’à l’avènement du mur. Après un bref répit, j’ai appuyé de toutes mes forces sur mes talons, j’ai monté, monté jusqu’à ce que ma silhouette atteigne la dernière hauteur, je dominais la muraille de la forteresse, j’ai monté encore et j’ai aperçu des fellahs vaquant à leurs travaux, j’ai cherché des yeux Shubrâk, je l’ai aperçu, j’ai lui ai fait signe de la main, il m’a reconnu. Alors je suis revenu à ma taille normale.</p>


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<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="538" src="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Le-mur-Cisjordanie-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-15282672" style="width:800px" srcset="https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Le-mur-Cisjordanie-1024x538.jpg 1024w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Le-mur-Cisjordanie-300x158.jpg 300w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Le-mur-Cisjordanie-768x403.jpg 768w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Le-mur-Cisjordanie-580x305.jpg 580w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Le-mur-Cisjordanie-860x452.jpg 860w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Le-mur-Cisjordanie-1160x609.jpg 1160w, https://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2025/01/Le-mur-Cisjordanie.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure></div>


<p><strong>Au sortir du labyrinthe nous aperçûmes des palais et des édifices somptueux.</strong> Le maître marcha jusqu’à ce que son cortège débouchât sur un édifice majestueux sur lequel était inscrit : «Maison de la Conférence».</p>



<p>Je suis resté à l’extérieur, sous la surveillance des sbires. Je pensais à ce que j’allais faire d’eux et non à ce qu’ils allaient faire de moi. On me fit finalement introduire dans leur conférence. Leur Grand Chef me demanda si je me souvenais encore des dédales du labyrinthe. Avant que je ne lui réponde, le maître qui m’avait conduit jusqu’à eux me dit : ‘‘Nous avons modifié le tracé du labyrinthe, au cas où ta première mort n’aurait pas effacé ta mémoire.’’ J’ai trouvé absurde de lui rétorquer que dans la loi des philosophes, la mort n’est pas oubli mais souvenance. Leur Grand Chef a décrété : ‘‘La puissance du labyrinthe gît dans ses dédales inextricables, s’il réussit à en trouver l’issue, attachez-le au mur, foudroyez-le et passez ses restes au fil de l’épée, on n’échappera pas deux fois à la mort.’’</p>



<p>J’ai eu la confirmation que le propriétaire du corps est mort sous la torture, car il a réussi à triompher du mur. C’est sa volonté sincère et inébranlable qui généra le phénomène de métempsycose, l’insufflation de mon esprit dans son corps, pour que je puisse venger sa mort. L’ange auquel j’ai faussé compagnie fut chargé de m’épauler dans cette tâche pendant l’émigration de la quarantaine dans le <em>barzakh</em> <sup>(1)</sup>, avant que mon âme ne se réfugiât dans sa demeure en attente du Jugement. J’ai compris également que mon salut éternel ne faisait pas partie de sa feuille de route.</p>



<p><strong>J’ai attendu jusqu’à ce que les gardes soient plongés dans un sommeil profond pour m’envoler à nouveau dans l’atmosphère.</strong> J’ai lévité jusqu’à une baraque illuminée où les hommes attendaient mon retour. Nous avons procédé à une répartition des rôles. Je leur ai dit : ‘‘Je m’occupe du mur et vous du reste. N’ayez crainte après la destruction du mur.’’ Mon frère m’a dit qu’ils y ont déposé une substance capable d’anéantir les corps. Je lui répondis : ‘‘Tu ne dois rien craindre pour ton corps tant que ton âme est ardente.’’ Je lui ai susurré quelque chose à l’oreille qui l’apaisa. Il m’embrassa entre les yeux.</p>



<p>Les ténèbres couvraient encore de leur manteau le mur et ses alentours quand nous lançâmes l’attaque. Les gardes ont pris la fuite sans opposer de résistance, tellement ils étaient effrayés par nos cris lugubres. Nous nous faufilâmes à travers les dédales des corridors jusqu’à déboucher sur un endroit au centre duquel se trouvait la substance de la puissance du mur. J’ai ordonné à mon frère de la larguer loin de la portée des hommes. Ensuite j’ai introduit ma main dans un trou secret et j’ai arraché son nodule, sa <em>materia prima</em>, elle était visqueuse, je l’ai jetée par terre, elle s’embrasa et se rigidifia, ses flammes dévorèrent la chair de la moitié droite de mon corps. J’ai introduit la main qui me restait au fond du second trou et j’ai purgé celui-ci d’une substance fangeuse et nauséabonde que j’ai jetée par terre. Elle s’enflamma, libérant des rayons radioactifs et crachant au loin des gaz toxiques. Au moment de la combustion, ses flammes consumèrent la moitié restante du corps.</p>



<p><strong>Instantanément, les murs s’effondrèrent en un amas de poussière. Et j’ai vu soudain poindre à l’horizon, la ville des maîtres, nue et découverte.</strong> L’ange se tenait toujours à mes côtés, je lui ai tendu une parcelle de mon âme, le priant de patienter pour le reste. Shubrâk était occupé à ligoter les mains du dernier des maîtres en hurlant à tue-tête : ‘‘Vous ne nous échapperez pas! Nous et le Dieu nous vous encerclons.’’ Et il leva la tête vers le ciel. J’ai dit à l’ange : ‘‘Emmène-moi.’’ Nous volâmes tant que nous pûmes, durant un laps de temps que je ne saurais déterminer. J’ai aperçu Shubrâk et ses amis chevauchant des montures magnifiques, étendards claquant au vent. J’ai humé l’air dans leur direction et mes narines furent nimbées de senteurs douces et fraîches émanant de leurs contrées. J’ai apostrophé mon ange : ‘‘Tu veux le testament du défunt au préposé à l’éternité !’’ ‘‘Vas-y, je t’écoute !’’ me répondit-il. Cela m’est égal que vous me jetiez dans l’Averne ou au paradis, ce qui m’importe c’est que vous érigiez des murs pour que je les abatte, pour que ma souffrance prenne un sens et mon éternité une valeur’’.</p>



<p>* <em>Professeur à l’université de Tunis.</em></p>



<p><strong><em>Note: </em></strong></p>



<p><em>1. Dans l’eschatologie musulmane, l’âme, une fois sortie du corps du défunt, rejoint le bareac, intermonde qui sépare le monde sensible du monde subtil. Là, elle erre pendant quarante jours avant de se réfugier en un lieu où elle attendra le jugement dernier. NDT.</em></p>
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		<title>Ghannouchi déplore la construction d’un mur à la frontière avec la Libye </title>
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		<dc:creator><![CDATA[zohra abid]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Feb 2017 11:34:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[contrebande]]></category>
		<category><![CDATA[frontière]]></category>
		<category><![CDATA[mur]]></category>
		<category><![CDATA[terroristes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans une interview accordée la semaine dernière au Middle East Eye (MEE), Rached Ghannouchi a exprimé un avis défavorable à la construction par la Tunisie d’un mur à sa frontière avec la Libye. La crise libyenne concerne aussi la Tunisie, a déclaré le président du parti islamiste Ennahdha, qui a ajouté: «La solution d’une partie de nos problèmes...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-82884" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2017/02/Ghannouchi-Mur-Tunisie-Libye.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><strong><em>Dans une interview accordée la semaine dernière au <a href="http://www.middleeasteye.net/fr/reportages/interview-rached-ghannouchi-la-crise-libyenne-est-une-crise-tunisienne-793990326">Middle East Eye (MEE)</a>, Rached Ghannouchi a exprimé un avis défavorable à la construction par la Tunisie d’un mur à sa frontière avec la Libye.</em></strong></p>
<p><span id="more-82876"></span></p>
<p>La crise libyenne concerne aussi la Tunisie, a déclaré le président du parti islamiste Ennahdha, qui a ajouté: «<em>La solution d’une partie de nos problèmes se trouve en Libye. Avant la révolution, plus d’un demi-million de Tunisiens travaillaient en Libye. Si ces personnes pouvaient revenir y travailler, il n’y aurait plus de chômage en Tunisie</em>».</p>
<p>M. Ghannouchi a rappelé, dans ce même contexte, que <em>«toutes les opérations terroristes qui ont eu lieu en Tunisie ont été préparées en Libye et cela détruit le tourisme»</em>.</p>
<p>«Enfin, la frontière que nous partageons avec la Libye est longue et ouverte et nous ne pouvons pas y ériger un mur. Le gouvernement tunisien a, cependant, démarré, début 2015, la construction d’un système d’obstacles. Ce qui a causé des problèmes en Tunisie, notamment à Ben Guerdane, Tataouine et l’impact négatif en a été ressenti jusqu’à Sfax», a souligné M. Ghannouchi, en rappelant que <em>«la moitié sud de la Tunisie est étroitement liée à La Libye et la solution est d’apaiser la Libye et d&rsquo;y éteindre l’incendie</em>».</p>
<p>M. Ghannouchi n&rsquo;a pas cru préciser que le mur construit à la frontière tuniso-libyenne vise à empêcher l&rsquo;infiltration de jihadistes entraînés dans des camps en Libye et envoyés pour commettre des attentats en Tunisie, ni que ledit mur vise également à réduire la contrebande (de carburants, d&rsquo;armes, de stupéfiants, de tabac, et autres produits) qui porte un grave préjudice à l&rsquo;économie tunisienne.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Z. A. </strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2017/02/13/ghannouchi-deplore-la-construction-dun-mur-a-la-frontiere-avec-la-libye/">Ghannouchi déplore la construction d’un mur à la frontière avec la Libye </a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>Les Allemands, leur vérité et leur réconciliation</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 17 Oct 2015 15:09:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Impressions de voyage à Berlin, sur les traces d’un passé innommable et inhumain que les Allemands ne veulent plus revoir surgir&#8230; Par Dr Lilia Bouguira Un pays aux quatre-vingt millions d’habitants. Première puissance économique d&#8217;Europe avec son taux de chômage le plus bas parmi les 28 États membres de l&#8217;Union européenne (UE). Quatrième puissance dans...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><img decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-20091 aligncenter" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2015/10/Berlin.jpg" alt="Berlin" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Impressions de voyage à Berlin, sur les traces d’un passé innommable et inhumain que les Allemands ne veulent plus revoir surgir&#8230;</strong></em></p>
<p>Par <strong>Dr Lilia Bouguira</strong></p>
<p><span id="more-20090"></span></p>
<p>Un pays aux quatre-vingt millions d’habitants. Première puissance économique d&rsquo;Europe avec son taux de chômage le plus bas parmi les 28 États membres de l&rsquo;Union européenne (UE). Quatrième puissance dans le monde en affichant un niveau de vie «très élevé», l’Allemagne est l’un des pays les plus appréciés du monde (sondages à la BBC en mai 2013 et au GfK en novembre 2014). Elle reste la deuxième destination d&rsquo;immigration la plus prisée dans le monde, après les États-Unis.</p>
<p>Un pays où il fait bon vivre et où les autorités ont ouvert récemment de manière héroïque leurs portes récemment aux réfugiés syriens comme à ceux <em>«de la dernière chance»</em> à Marienfelde.</p>
<p>Un pays aux immenses buildings, gigantesques voies ferrées, aux parcs et fleuves tentaculaires sans oublier cette unanime et profonde beauté qui font d’un pays une superbe étoile dans notre monde actuel.</p>
<p><strong>La nouvelle identité berlinoise</strong></p>
<p>En marchant dans les rues de Berlin et en squattant Prenzlauer Berg, Friedrichshain et Kreuzberg, je découvre la magie des alliances et la douceur de vie à Berlin. Je m’aventure au cœur de quartiers qui portent la nouvelle identité berlinoise. De vrais poumons récréatifs d’une Allemagne nouvelle et attractive.</p>
<p>Ici les briques abritent la culture, les parcs portent les traces de l&rsquo;histoire et le cœur de Berlin palpite là où l&rsquo;on l&rsquo;attend le moins.</p>
<p>Chaque tournant de vieille rue raconte le passé identifiant l’innommable, poursuivant l’inhumain pour ne plus le revoir surgir et hanter les Allemands&#8230;</p>
<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-20094" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2015/10/Hitler.jpg" alt="Hitler" width="500" height="350" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Le 3e Reich, synonyme d&rsquo;atrocités et de crimes immondes.</em></p>
<p>Un véritable laboratoire architectural de la réunification, le nouveau Berlin reconnecte entre eux les espaces urbains que séparait le Mur. À la fin de la Seconde Guerre Mondiale, la ville a été divisée en deux, la partie est devenant la capitale de la RDA, régime socialiste sous influence soviétique, et la partie ouest appelée <em>«l’ilot du monde libre</em>» sous l’autorité des alliés. La séparation a été lourdement cimentée en 1961 par le rideau de fer et la construction du Mur.</p>
<p>Un mur bétonnant au passage plus de cent vingt morts tués à bout portant pour avoir tenté d’escalader le mur et fuir la terreur communiste.</p>
<p>Un <em>no man’s land</em> construit sur 165 km de long sur une hauteur de plus de trois mètres par la manne du régime communiste et sous le silence ambigu des alliés coupant l’Allemagne en deux pendant près de trente ans.</p>
<p>Un mémorial du Mur atteste de la véracité du passé, des souffrances d’un peuple partagé entre l’opulence d’un capitalisme dévorant et l’oppression d’une manne communiste sans précédent.</p>
<p>La<em> «Révolution Pacifique»</em> de 1989 sur Alexanderplatz a provoqué la chute du Mur réconciliant définitivement les deux Allemagnes.</p>
<p>A l&rsquo;East Side Gallery, seul morceau du mur conservé sur 1,5 km, l’éternelle fresque de Dimitri Vrubel ‘‘<em>Le baiser de l’amitié</em>’’ en reste un formidable témoin.</p>
<p>Au détour de deux rues en plein cœur de Berlin siège l’inimaginable de toute l’histoire de l’Allemagne et ma foi de toute l’humanité en petit.</p>
<p><strong>La topographie de la terreur </strong></p>
<p>Sous le troisième Reich, le siège de la Gestapo : la police secrète, la direction de la SS, et l&rsquo;Office central du Reich, autrement dit les trois institutions clés du régime nazi y étaient regroupées. A la topographie de la terreur ou le <em>«lieu des bourreaux</em>» se racontent les atrocités et crimes subis par les victimes de la Gestapo du régime nazi. La voie ferrée 17 et ses plaques de fonte témoignent douloureusement des noms de personnes déportées en Allemagne et au reste de l’Europe dans des trains de la mort pour la solution finale.</p>
<p>Curieuse, captive de mes attaches, je défie mon programme de travail pour faire un détour à un de ces camps. Oranienburg-Sachsenhausen est un camp de concentration modèle construit à une trentaine de kms de Berlin dont l&rsquo;architecture triangulaire est à même de montrer la suprématie de l&rsquo;idéologie nazie. Pour y former les futurs chefs de camp ainsi que les SS responsables des camps de concentration et enfin y accueillir le siège de l&rsquo;Inspection des camps de concentration.</p>
<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-20095" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2015/10/camp-de-concentration-en-Allemagne.jpg" alt="camp-de-concentration-en-Allemagne" width="500" height="350" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Travaux forcés, tortures, conditions sanitaires inhumaines, malnutrition et maladies dans les camps de concentration nazis.</em></p>
<p>Je franchis la porte avec son effroyable enseigne «<em>Arbeit macht frei»</em> ou <em>«le travail rend libre».</em></p>
<p>La dictature allemande, tour à tour sous les nazis ou les communistes a réduit les hommes libres. Des humains justes différents soit par leurs idéologies politiques ou religieuses ou encore par leur statut social misérable ou encore par leur excentricité tel que les homosexuels, les repris de justice, des prisonniers du service spécial de la Wehrmacht, les handicapés, les infirmes, les Roms et les Tsiganes.</p>
<p>Le traitement 25, le traitement spécial affecté aux commandos, la guillotine, le tir dans la nuque achevaient les hommes de plus en plus réduits.</p>
<p>Travaux forcés, tortures, conditions sanitaires inhumaines, malnutrition et maladies vinrent à bout de plus de 10.000 détenus qui y trouvèrent la mort.</p>
<p>Gazage, exécutions et expériences médicales des plus sordides sur les êtres les plus vulnérables comme les femmes, malades et enfants.</p>
<p>Les sanglots du petit enfant juif de huit ans déporté d’Auschwitz sur cette paillasse blanche de la baraque 35 continuent à me hanter. Un médecin criminel inoculait à vif par voie rectoscopique puis par des ponctions lombaires le virus de l’hépatite.</p>
<p>J’arpente difficilement la station «Z». Des visages d’outre-tombe se tenant la gorge par deux mains en manque d’air font grand écran dans ma tête. Meurtris d’émoi et d’asphyxie par le gazage inopiné au Zyklon B, empilés les uns sur les autres à la recherche d’air non toxique, les plus faibles vieillards et enfants en dessous.</p>
<p>Je passe en revue les fosses communes, la prison dans ce haut lieu de concentration, les laboratoires de stérilisation et de castration massives, le four crématoire pour faire disparaître les corps et le nombre de personnes incinérées.</p>
<p>Tragédie des plus sordides de l’histoire de l’Allemagne.</p>
<p>Tragédie noire et au sang dépassant la fiction.</p>
<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-20096" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2015/10/Mur-de-Berlin.jpg" alt="Mur-de-Berlin" width="500" height="350" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>En 1989, un Mur tombe, un peuple retrouve son unité.</em></p>
<p><strong>La bouteille à la terre </strong></p>
<p>Plus de trois millions de juifs massacrés à l’holocauste sur un total de plus de six millions de victimes toutes confondues dont 100.000 au camp d’Oranienburg seul.</p>
<p>Je ne m’arrêterai pas assez à la baraque 22 aménagée en cuisine du camp et où un semblant de vie gagnait sur la mort. Des fresques gravées sur les murs reproduisaient à jamais des fruits et légumes en couleur et en mouvement dans ces lieux endeuillés de larmes et des pires atrocités.</p>
<p>Je n’oublierai pas pour clore ce terrible voyage dans le passé «la bouteille à la terre» et son contenu. <em>«Je voudrais retourner chez moi. Quand reverrai-je mes proches à Cologne ? Mais mon âme n&rsquo;est pas brisée. Tout ira bientôt mieux»,</em> avait écrit au crayon, le 19 avril 1944, Anton E. et roulé dans une bouteille qu’il enfouit dans un mur qu’un ouvrier a déterré accidentellement en 2003 bien des années plus tard.</p>
<p>Ce n’était point un appel à l’aide puisqu’il l’avait caché dans la terre mais un message témoin pour le futur.</p>
<p>Un message pour les générations futures.</p>
<p>Un message pour les dictatures naissantes.</p>
<p>Un message pour les hommes charognards.</p>
<p>Un message pour nous pour qu’on n’oublie.</p>
<p>Si je tiens tellement à partager ces voyages dans le temps et dans l’espace, c’est pour espérer qu’un jour prochain mon pays assoira la démocratie à travers une justice transitionnelle. Non pas vindicative et prisonnière de  luttes intestines mais libératrice et combien réparatrice empêchant le passé de se répéter. C’est en faisant ces voyages difficiles et impossibles dans la nature humaine que nous arriverons à écarter le bon de l’ivraie  et faire de notre pays une fierté.</p>
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		<title>Tunisie : Une ligne de protection des frontières pour quoi faire?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ridha Elkefi]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 18 Jul 2015 09:33:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[armée]]></category>
		<category><![CDATA[contrebande]]></category>
		<category><![CDATA[frontières]]></category>
		<category><![CDATA[mur]]></category>
		<category><![CDATA[politique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La ligne de protection que la Tunisie érige sur ses frontières avec la Libye empêchera les infiltrations et les agressions extérieures de tous genres. Par Mohamed Nafti* Dans la hiérarchie des besoins de Maslow, le besoin de protection ou de sécurité vient après les besoins  physiologiques (nourriture, vêtements, rémunération…). Se protéger contre un danger est...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class=" wp-image-7019 size-full aligncenter" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2015/07/Barriere-de-securite.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>La ligne de protection que la Tunisie érige sur ses frontières avec la Libye empêchera les infiltrations et les agressions extérieures de tous genres.</strong> </em></p>
<p>Par <strong>Mohamed Nafti</strong>*</p>
<p><span id="more-7372"></span></p>
<p>Dans la hiérarchie des besoins de Maslow, le besoin de protection ou de sécurité vient après les besoins  physiologiques (nourriture, vêtements, rémunération…). Se protéger contre un danger est tout à fait naturel et légitime. Edifier une ligne de protection à nos frontières, pour interdire aux terroristes de s’infiltrer dans notre pays pour commettre des exactions et  semer le désordre («<em>fassad</em>»), est un acte de légitime défense. On ne l’appellera pas mur ni muraille ni même ligne de défense mais tout simplement une ligne de protection.</p>
<p>Cette ligne que la Tunisie s’active à ériger sur les frontières avec la Libye sera longue de près de 250 km et sera prête, dans sa première étape, fin 2015. Ces travaux de protection seront prolongés dans un deuxième temps jusqu’à Borj El-Khadra au point triangulaire de la frontière commune entre la Tunisie, la Libye et l’Algérie. Au total, la ligne de protection sera édifiée sur une distance de près de 500km.</p>
<p>C’est tout ce qui a filtré de la conception de cet ouvrage de protection. Les responsables  politiques au gouvernement n’ont pas donné de détails sur le sujet. Encore une fois ce manque de communication au public pour lui expliquer les objectifs et les avantages de cette action a laissé libre cours à la critique de certains opposants et d’une partie de la population des régions proches de la dite ligne de protection des frontières. La critique est aussi acerbe de la part d’un courant politique libyen (les islamistes de Fajr Libya, Ndlr). Certains responsables tunisiens se montrent de fervents défenseurs du <em>«mur»</em> et le considèrent comme un acte de souveraineté, d’autres tempèrent et notent que les barrières seront provisoires.</p>
<p>Il est de notre droit de renforcer les mesures visant à protéger nos frontières, notre territoire et notre population de tous les dangers qui nous guettent. Néanmoins, il est  souhaitable que ces mesures soient inscrites dans le cadre du respect de nos voisins (qui ne sont pas nos ennemis).</p>
<p>Ce papier est une opinion sur la justification et la légitimité de cet ouvrage de protection des frontières et une approche sur sa conception. Le but est de contribuer à une meilleure explication pour un public désireux de mieux comprendre ce sujet  pour mieux le juger et le soutenir.</p>
<p><strong>1- Définitions</strong> :</p>
<p>Quelques définitions brèves se référant au dictionnaire sont utiles pour comprendre les termes utilisés dans les pages qui suivent.</p>
<p><em>* Obstacle</em> : ce qui arrête ou ralentit le mouvement des véhicules.</p>
<p><em>* Fossé</em> : fosse creusée en long pour la défense d’une place. Le terme est aussi utilisé dans le combat anti-char. Le «fossé anti-char» est conçu pour bloquer la mobilité de l’ennemi ou la progression des véhicules. Leur largeur doit être de 3m en moyenne. Quant à la profondeur 2 m suffisent.</p>
<p><em>* Remblai</em> : masse de terre rapportée pour élever un terrain. Elle peut former un obstacle au mouvement des véhicules si la  hauteur et la pente sont importantes.</p>
<p><em>* Tranchée </em>: c’est un fossé étroit et long.</p>
<p><em>* Barrière</em> : c’est un obstacle mobile.</p>
<p><em>* Barrage </em>: par extension le terme définit un obstacle sur une route.</p>
<p><em>* Champ de mines</em> : zone de terrain (ou de mer) sur laquelle on a placé des mines pour bloquer ou ralentir le mouvement.</p>
<p><em>* Mur</em> : ouvrage destiné à séparer deux zones dans un souci de protection.</p>
<p><em>* Muraille</em> : se distingue du mur par la hauteur et la longueur qui sont plus importantes.</p>
<p><em>* Obstacle naturel </em>: œuvre de  la nature tel que rivière ou montagne ou falaise.</p>
<p><em>* Ligne de défense</em> : fortification édifiée autour d’une agglomération pour sa défense. Elle désigne aussi ligne de fortifications militaires qui s’appuient sur un obstacle naturel. La Ligne Mareth au sud tunisien durant la seconde guerre mondiale, la Ligne Barlev sur le canal Suez.</p>
<p><em>* Incursion</em> : invasion d’un groupe armé très mobile dans un territoire ennemi pour une courte durée pour exécuter un raid ou un coup de main.</p>
<p><em>* Mur d’obstacle</em> : terme utilisé dans le sport hippique.</p>
<p><strong>2- Justification</strong> :</p>
<p>Il est utile de porter au minimum trois justifications pour concevoir une approche objective des mesures entreprises pour le  renforcement de la sécurité des frontières.</p>
<p><em>* Légitimité </em>: la Tunisie, pays souverain, a tout le droit de renforcer la sécurité de ses frontières pour se prémunir des dangers qu’elle encourt. Protéger son territoire, ses institutions et sa population relève de la légitimité. Edifier des travaux sur son territoire pour s’opposer aux exactions des terroristes est un  acte de souveraineté qui  relève de la légitime défense.</p>
<p><em>* Dénomination</em> : la Tunisie s’est toujours engagée à agir dans un cadre de respect mutuel avec ses voisins. Tout ce qui pourrait leur porter préjudice ou les<em> «gêner»</em> ou même réveiller leur susceptibilité est à revoir ou à discuter.</p>
<p><em>* Mur</em> : si le terme <em>«mur»</em> est par définition une séparation, il doit être écarté car ce n’est pas de cette façon qu’on réussira à édifier l’Union du Maghreb arabe (UMA).</p>
<p><em>* Barrières</em> : elles sont provisoires pour nous et pour le voisin. Un jour, elles fourniront un prétexte pour créer une mésentente. Le terme utilisé par un responsable politique (ministre de la Défense en l’occurrence, Ndlr) ne parait pas rassurant pour l’avenir.</p>
<p><em>* Ligne de défense</em> : elle implique des mesures contre un ennemi qui est plus fort que nous. Le voisin ne l’est pas jusqu’à ce jour. Il est préférable d’ignorer ce terme. Et on ne peut pas être dans la défensive contre les terroristes.</p>
<p><em>* Ligne de protection</em> : même si le terme n’est pas courant dans la littérature militaire, il justifie au mieux ce que nous voulons édifier. La protection est un besoin légitime. Nous nous protégeons sur notre territoire. Aux juristes de fignoler le reste.</p>
<p><em>* Moyens</em> : on parle ici des moyens humains mobilisés et l’armement lourd qui sera mis en place sur les frontières. Ceci mérite une «<em>discussion</em>» entre les deux pays voisins. Le rayon d’action d’un radar terrestre implanté sur les frontières influe sur  la sécurité du voisin. La portée d’une arme lourde fera de même. Ceci pourrait être discuté ou négocié et faire l’objet d’un <em>«mémorandum d’entente»</em>.</p>
<p><strong>3- Thèse du gouvernement : </strong></p>
<p>* Le chef du gouvernement a annoncé que <em>«la construction d’un mur de protection à la frontière, de Ras Jedir à Dhehiba qui servira de barrage contre toute incursion de terroristes et de contrebandiers… ce mur sera accolé d’un fossé qui servira d’obstacle particulièrement  pour les véhicules des trafiquants»</em>. Et d’ajouter que «<em>l’armée a procédé à l’édification d’obstacles naturels par des dunes de sable et une tranchée large de 3 mètres. Ce travail étant jugé insuffisant pour décourager terroristes et contrebandiers».</em></p>
<p>* Le terme «<em>protection</em>» utilisé à juste titre par le chef du gouvernement est la meilleure dénomination des travaux entrepris sur les frontières. Par contre le terme «<em>mur</em>» pourrait être troqué par <em>«ligne»</em>. Au lieu de «<em>mur de protection</em>» on utilisera <em>«ligne de protection»</em>.</p>
<p>* Le terme <em>«barrage»</em> est nécessaire mais insuffisant car les barrages sont placés sur les axes de communication (pistes et routes). Or les contrebandiers se déplacent en tout terrain.</p>
<p>* Le terme <em>«incursion»</em> mérite une attention particulière. Il fait allusion à la nouvelle menace des groupes armés (terroristes) qui pourraient monter des attaques limitées dans le temps et l’espace et visant des objectifs à l’intérieur du territoire national et s’exfiltrer après leur coup.</p>
<p>* La notion d’«<em>incursion</em>» ne s’applique  pas aux trafiquants et aux contrebandiers. On pourrait utiliser le terme <em>«passage illégal à travers la frontière»</em>.</p>
<p><strong>4- Objectif</strong> <em>: </em></p>
<p>Un objectif clair favorise une meilleure conception de l’opération. L’objectif est le premier principe de la guerre. Le commandement militaire aura la tâche facile si l’objectif est formulé d’une manière précise par les autorités politiques.</p>
<p>On pourrait prétendre que les objectifs de la ligne de protection seraient :</p>
<p>* empêcher les infiltrations de tout genre : éléments voulant franchir la frontière de façon illégale, armés ou non armés, contrebandiers, trafiquants de drogue;</p>
<p>* s’opposer à toute agression d’éléments terroristes visant la violation des frontières nationales  et/ou la mise en danger des institutions ou des points sensibles sur le territoire nationale.</p>
<p><strong>5- Exécution : </strong></p>
<p>Le commandement militaire, fort des orientations de l’autorité politique sera en mesure de concevoir un plan d’action qui répond aux objectifs énumérés. Il n’est pas  raisonnable d’étaler ce domaine qui nécessite autant de discrétion et qui est l’œuvre exclusive des responsables militaires. Le seul point important sur lequel il faut insister pour faciliter l’exécution c’est d’élaborer les règles d’engagement sur le terrain. Les consignes de tir sur les éléments qui menacent nos unités, les tirs de sommation et surtout les éléments douteux devront être très claires et rédigées.</p>
<p><strong>6- Discussion : </strong></p>
<p>Quelques points méritent une attention particulière.</p>
<p>* La ligne de protection ne sera efficace que si elle est élaborée sur la base d’une étude synthétique du terrain, de l’ennemi et de la météo. Tantôt le terrain facilite la mise en œuvre d’un obstacle tantôt il présente des contraintes qu’il va falloir prendre en considération. Une étude de l’adversaire concernant ses modes d’action traditionnels n’est pas suffisante, il faut prévoir ses comportements face aux nouveaux obstacles. Enfin, la météo est parfois capricieuse au Sahara surtout durant la saison du printemps.</p>
<p>* La mer n’est pas à exclure de la ligne de protection. Si la frontière terrestre est assez hermétique, les contrebandiers s’adapteront aux nouvelles voies de communication disponible : les voies maritimes.</p>
<p>* Dans le même esprit, d’autres malintentionnés essayeront certainement de contourner la ligne au sud de Dhehiba. Aussi, n’est-ce un secret pour personne que les  infrastructures pétrolières se situent dans cette zone. C’est pourquoi il serait sage d’étendre la ligne au plutôt jusqu’à Borj El-Khadhra.</p>
<p>* Au sud de Dhehiba, la zone est sous le contrôle de l’armée et n’abrite aucune présence de citoyens civils. L’emploi des mines pour interdire certains passages de la frontière serait plus facile et dissuadera les hors la loi. Et même si l’ONU interdit ce mode d’action, la sécurité du pays n’a pas de prix.</p>
<p>* La ligne de protection sur les frontières n’implique pas la mise en œuvre des obstacles sur un tracé parallèle à la frontière et à égale distance. L’étude du terrain dictera en grande partie le tracé. Il est aussi nécessaire d’attribuer à la ligne de protection une certaine profondeur pour permettre la mise en place des éléments d’intervention et de réserves.</p>
<p>* La ligne de protection sera compartimentée en zones d’action.</p>
<p>* Les éléments placés sur le devant de la ligne serviront de guet et de sonnettes d’alarme en premier lieu. Les éléments de réserve seront orientés vers l’intervention dans les  zones d’action respectives.</p>
<p>* Il est aussi nécessaire d’agir en économie de forces. La ligne demandera beaucoup de moyens. Il est préférable d’utiliser les moyens de détection et de surveillance électronique pour compenser le déficit des moyens humains.</p>
<p>On dit que les murs de protection, ou lignes comme on voudrait les appeler, répondent généralement à trois caractéristiques: ils sont édifiés autour d’une grande agglomération, sont d’une longueur courte et leur coût de réalisation est exorbitant. Notre ligne de protection des frontières n’obéit à aucune de ces caractéristiques. Edifiée en grande partie dans le désert, longue telle une muraille et nous voulons la bâtir avec le moindre coût. Mais elle sera efficace.</p>
<p><em>* Général retraité.</em></p>
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		<item>
		<title>Rached Ghannouchi défend le « mur » entre la Tunisie et la Libye</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ridha Elkefi]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Jul 2015 09:06:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[barrière de sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[Fajr Libya]]></category>
		<category><![CDATA[mur]]></category>
		<category><![CDATA[politique]]></category>
		<category><![CDATA[Tripoli]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>«Le mur qui sera construit la frontière entre la Tunisie et la Libye est provisoire, le temps d’éradiquer le terrorisme», a déclaré Rached Ghannouchi. Lors d’une table d’iftar (rupture du jeûne de ramadan) offerte, hier soir, par Ennahdha, en l’honneur d’un groupe de dirigeants politiques libyens, le président du parti islamiste tunisien a abordé le...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-7111" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2015/07/Rached-Ghannouchi-iftar-tuniso-libyen.jpg" alt="Rached-Ghannouchi-iftar-tuniso-libyen" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>«Le mur qui sera construit la frontière entre la Tunisie et la Libye est provisoire, le temps d’éradiquer le terrorisme», a déclaré Rached Ghannouchi.</strong></em></p>
<p><span id="more-7110"></span></p>
<p>Lors d’une table d’iftar (rupture du jeûne de ramadan) offerte, hier soir, par Ennahdha, en l’honneur d’un groupe de dirigeants politiques libyens, le président du parti islamiste tunisien a abordé le sujet qui suscite actuellement la polémique dans les deux pays, à savoir la barrière de sécurité en train d’être érigée par la Tunisie à sa frontière avec la Libye.</p>
<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-7113" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2015/07/Nabil-Karoui-Chafik-Jarraya-Noureddine-Bhiri-.jpg" alt="Nabil-Karoui-Chafik-Jarraya-Noureddine-Bhiri-" width="500" height="350" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Nabil Karoui, Mohamed Kilani, Chafik Jarraya, Noureddine Bhiri et les autres. </em></p>
<p>Cet ouvrage, qui vise à empêcher l’infiltration des contrebandiers, des trafiquants d’armes et des groupes terroristes, a suscité la colère des milices islamistes de Fajr Libya et du gouvernement libyen basé à Tripoli, qui a contesté officiellement sa construction et appelé la Tunisie à suspendre immédiatement les travaux en attendant un accord entre les deux pays à son sujet.</p>
<p>Rached Ghannouchi a profité à l’occasion pour préciser à ses invités (tous membres du gouvernement de Tripoli, non reconnu par la communauté internationale) que cette barrière de sécurité ne sera plus nécessaire le jour où le terrorisme sera éradiqué.</p>
<p style="text-align: center;"><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-7115" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2015/07/Lotfi-Abdennadher.jpg" alt="Lotfi-Abdennadher" width="500" height="380" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Lotfi Abdennadher, président du CS Sfaxien (à droite).</em></p>
<p><em>«La construction du mur avec la frontière avec la Libye nous a été imposée par le terrorisme et la contrebande. Il n’est que provisoire»</em>, a rassuré Rached Ghannouchi, en appelant toutes les parties politiques libyennes à s’unir. «<em>Assez de sang!»</em>, a-t-il lancé.</p>
<p>Du côté tunisien, outre les dirigeants d’Ennahdha, étaient également présents à la table de l’iftar, les <em>«amis»</em> et <em>«obligés»</em> locaux de Fajr Libya, notamment Nabil Karoui, patron de Nessma TV, l’homme d’affaires et lobbyiste Chafik Jarraya, et plusieurs figures médiatiques.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Z. A.</strong></p>
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		<title>Tunisie: Des citoyens se mobilisent contre le «mur d’Essid»</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2015/07/13/tunisie-des-citoyens-se-mobilisent-contre-le-mur-dessid/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Ridha Elkefi]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Jul 2015 14:38:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Ben Guerdane]]></category>
		<category><![CDATA[électeurs]]></category>
		<category><![CDATA[frontières]]></category>
		<category><![CDATA[Habib Essid]]></category>
		<category><![CDATA[mur]]></category>
		<category><![CDATA[Tataouine]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Des habitants de Ben Guerdane et Tataouine s’opposent à la construction de la barrière de sécurité à la frontière entre la Tunisie et la Libye. Rejetant cette décision prise en mars dernier par le gouvernement Habib Essid et mise en application le week-end dernier, les opposants à cet ouvrage qui devra être prêt avant la...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class=" wp-image-7019 size-full aligncenter" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2015/07/Barriere-de-securite.jpg" alt="" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Des habitants de Ben Guerdane et Tataouine s’opposent à la construction de la barrière de sécurité à la frontière entre la Tunisie et la Libye.</strong></em></p>
<p><span id="more-6960"></span></p>
<p>Rejetant cette décision prise en mars dernier par le gouvernement Habib Essid et mise en application le week-end dernier, les opposants à cet ouvrage qui devra être prêt avant la fin de 2015 comptent organiser des manifestations et des sit-in pour empêcher les travaux de construction.</p>
<p><em>«Nous empêcherons la construction du ‘‘mur d’Essid’’», menacent-ils. Et ajoutent, en jouant sur la fibre régionaliste: «Au nord-ouest du pays, la contrebande et le terrorisme ne dérangent visiblement pas le gouvernement. Les gens du nord, contrairement à ceux du sud, ont voté pour Nidaa Tounes</em> (parti majoritaire de la coalition gouvernementale, Ndlr).<em> Cette décision est une punition pour les habitants du sud, pour les appauvrir davantage et les empêcher de faire du commerce avec le pays voisin.»</em></p>
<p>Par commerce, il fallait lire, bien sûr, contrebande, car le commerce légal transite normalement par les passages frontaliers de Ras Jedir et Dhehiba.</p>
<p>La barrière de sécurité, en cours de construction, consiste en un ensemble de tranchées de 2 mètres de profondeur et sur 220 km de longueur, d’obstacles constitués de sacs de sable et de postes de contrôle tout au long de la frontière tuniso-libyenne. Elle vise à empêcher l’infiltration des contrebandiers, des trafiquants d’armes et des groupes terroristes.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Y. N. M.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>De l’utilité d’un mur entre la Tunisie et la Libye</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2015/07/13/de-lutilite-dun-mur-entre-la-tunisie-et-la-libye/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Ridha Elkefi]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Jul 2015 09:41:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[TRIBUNE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[attentat]]></category>
		<category><![CDATA[Bardo]]></category>
		<category><![CDATA[frontière]]></category>
		<category><![CDATA[mur]]></category>
		<category><![CDATA[politique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pour se protéger du terrorisme, la Tunisie va construire un mur à sa frontière avec la Libye, mais l’efficacité d’un tel édifice n&#8217;est pas avérée. Par David A. Graham* Les gouvernements du monde ont utilisé tous les moyens possibles et imaginables pour combattre le terrorisme: les solutions de cette lutte comprennent les arrestations en masse,...</p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2015/07/13/de-lutilite-dun-mur-entre-la-tunisie-et-la-libye/">De l’utilité d’un mur entre la Tunisie et la Libye</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-6873" src="http://kapitalis.com/tunisie/wp-content/uploads/2015/07/Frontiere-Tunisie-Libye.jpg" alt="Frontiere-Tunisie-Libye" width="626" height="380" /></p>
<p><em><strong>Pour se protéger du terrorisme, la Tunisie va construire un mur à sa frontière avec la Libye, mais l’efficacité d’un tel édifice n&rsquo;est pas avérée.</strong></em></p>
<p>Par <strong>David A. Graham</strong>*</p>
<p><span id="more-6872"></span></p>
<p>Les gouvernements du monde ont utilisé tous les moyens possibles et imaginables pour combattre le terrorisme: les solutions de cette lutte comprennent les arrestations en masse, la collecte de renseignements, l’infiltration et le noyautage des groupes terroristes, la force brutale, le développement économique, etc. Ils ont tout essayé.</p>
<p><strong>Le remède se trouverait ailleurs</strong></p>
<p>Pourquoi ne pas construire, tout simplement, un mur qui protégerait contre l’invasion terroriste? C’est ce que la Tunisie a donc décidé de faire. Ce pays d’Afrique du nord a récemment subi une succession d’attaques terroristes. Le 18 mars dernier, 19 personnes étrangères ont trouvé la mort au musée du Bardo. Le 26 juin 2015, 38 touristes ont été massacrés à Sousse. Les responsables tunisiens ont expliqué aux médias que les terroristes islamistes responsables de ces attentats ont été entraînés en Libye et, à la suite de cette formation, ils se sont infiltrés en Tunisie pour mettre leur plan terroriste à exécution et tenter de déstabiliser le pays.</p>
<p>D’où la solution annoncée par le Premier ministre tunisien de recourir à la construction d’un mur de protection contre le terrorisme, tout le long de la frontière entre la Tunisie et la Libye.</p>
<p>Cette entreprise produira-t-elle les résultats escomptés?</p>
<p>Depuis la nuit des temps, les Hommes ont érigé d’innombrables murs de défense. Les preuves sont nombreuses pour convaincre que pareil recours serait loin d’être la panacée et que le remède véritable se trouverait ailleurs…</p>
<p><em>(David Graham passe en revue quelques uns de ces murs de défense de la civilisation des Hommes pour prouver l’échec de toutes ces protections contre l’invasion et la conquête. Les anciens murs de Jérusalem n’ont jamais résisté aux vagues successives d’envahisseurs. La ceinture de fortifications de Constantinople a cédé sous la pression des conquérants ottomans. Le Grande Muraille de Chine a ralenti mais n’a pas empêché la chute de la dynastie  Ming. Il poursuit sa démonstration&#8230;)</em></p>
<p>Les murs les plus efficaces de l’histoire de l’humanité ont en commun 3 caractéristiques: ils sont situés dans des zones urbaines à haute densité démographique; le coût de leur construction est élevé également; et ils sont courts. En outre, selon Andrew Schoenholtz, professeur invité à l’Université de Georgetown, tous ces murs ont généralement beaucoup plus servi à garder les populations à l’intérieur que d’empêcher d’autres populations venant de l’extérieur d’entrer.</p>
<p><strong>Des dizaines de milliers de Berlinois ont traversé le Mur</strong></p>
<p>Prenez, par exemple, le Mur de Berlin, le véritable «étalon-or» des murs de l’histoire humaine. Alors que tout ce mur construit pour séparer les 2 Allemagnes couvrait une distance de 160 kilomètres, la barrière sécuritaire du centre de la ville de Berlin n’était que de 42 kilomètres. L’efficacité du Mur de Berlin dépendait du degré élevé de la militarisation de la zone et de la prédisposition des gardes à tirer et à tuer les centaines de personnes qui tentaient de fuir vers l’ouest. Même cette référence des murs de l’histoire des Hommes n’était pas parfaite, car il y aurait eu plusieurs dizaines de milliers de transfuges qui, par divers moyens, ont pu quitter l’Allemagne de l’est.</p>
<p>Un autre cas de mur que la Tunisie devrait sérieusement méditer: la ligne Maginot, cette ligne de fortifications que la France a construites durant la période de l’entre-deux Guerres mondiales. En 1940, les forces allemandes ont trouvé les moyens faciles pour contourner cette barrière et se diriger tout droit vers le nord pour atteindre la Belgique.</p>
<p>En définitive, la Tunisie peut se barricader, et son mur de défense contre les incursions terroristes en provenance de Libye peut ou ne peut pas empêcher les terroristes de traverser cette frontière. Cependant, une chose est sûre, ce mur ne bloquera jamais tous les accès. Il y a aussi, ne l’oublions pas, la longue frontière avec l’Algérie. Et sur ce flanc occidental, également, les choses n’ont pas été faciles pour les forces de sécurité tunisiennes: l’activité jihadiste, le long de la frontière tuniso-algérienne, a été très intense et les affrontements entre les extrémistes et les forces armées tunisiennes ont été nombreux, sur ce front.</p>
<p>Bref, il est facile de comprendre pourquoi, à travers les âges, des nations assiégées ont recouru à la construction de murs de défense, mais l’efficacité de ces édifices est loin d’être convaincante. Une bonne barrière peut servir un objectif, mais elle ne saurait servir plusieurs buts à la fois. Elle ne saurait être multifonctionnelle.»</p>
<p style="text-align: right;">Synthèse traduite par <strong>Moncef Dhambri</strong></p>
<p><em><strong>Titre original de l’article</strong></em> : <em>«Can Tunisia Stop Terrorism With a Wall?» (La Tunisie pourrait-elle mettre un coup d’arrêt au terrorisme en construisant un mur?).</em></p>
<p><em><strong>Source</strong></em> : <a href="http://www.theatlantic.com/international/archive/2015/07/dont-fence-me-in/398147/" target="_blank"><em>‘‘The Atlantic’’</em></a>.</p>
<p><em>*David A. Graham est journaliste à plein temps couvrant pour  »The Atlantic » les affaires américaines et les dossiers internationaux. Avant de rejoindre ce magazine, David Graham a servi à  »Newsweek »,  »Wall Street Journal » et  »The National ». </em></p>
<p><em>**Le titre et les intertitres sont de la rédaction.</em></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2015/07/13/de-lutilite-dun-mur-entre-la-tunisie-et-la-libye/">De l’utilité d’un mur entre la Tunisie et la Libye</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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