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	<title>Archives des Napoléon Bonaparte - Kapitalis</title>
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	<description>L&#039;actualité en Tunisie et dans le monde</description>
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	<title>Archives des Napoléon Bonaparte - Kapitalis</title>
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	<item>
		<title>Napoléon, une passion arabe</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 13 Apr 2025 09:40:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ahmed Youssef explore en profondeur le choc culturel qu’a représenté l’arrivée de Bonaparte et des Français en Égypte à la fin du 18e siècle. . </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Le 2 juillet 1798, Napoléon Bonaparte débarque à Alexandrie avec son armée, lançant ainsi une expédition qui marquera un tournant dans l’histoire de l’Égypte. À la croisée des chemins entre réformes modernes et traditions enracinées, l’intervention française est perçue avec ambivalence par les Égyptiens. </em></strong></p>



<p><strong>Djamal&nbsp;Guettala</strong></p>



<span id="more-16165803"></span>



<p>D’un côté, la défaite des Mamelouks, oppresseurs du peuple égyptien, est vue comme une libération, mais de l’autre, l’occupation militaire et la violence de la répression instaurent une distance entre les Français et la population locale.</p>



<p>Dans son ouvrage <em>‘‘Bonabarta : Napoléon, une passion arabe ?’’ </em>(éd. Passés composés, 2024, 160 pages), Ahmed Youssef explore en profondeur ce choc culturel qu’a représenté l’arrivée des Français en Égypte. À travers les témoignages d’Al-Jabarti, chroniqueur égyptien, et de Nicolas Turc, historien chrétien libanais, l’auteur nous dévoile les perceptions contrastées de l’occupation. Pour certains, Napoléon incarne un sauveur, apportant des idées de modernité et de réforme, tandis que pour d’autres, ses actions militantes et ses idées libérales apparaissent comme une menace pour l’ordre islamique et social.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’héritage durable de Napoléon</h2>



<p>Youssef ne se limite pas à une simple analyse de la campagne militaire, il s’intéresse également à l’héritage durable qu’elle a laissé sur la politique et la culture égyptiennes.</p>



<p>Si l’échec militaire de Napoléon est indéniable, son passage a marqué un point tournant dans la transformation de l’Égypte. Les réformes administratives qu’il a mises en place, ainsi que ses tentatives de modernisation, trouvent un écho dans les politiques de Mohamed-Ali, qui s’inspirera de l’organisation de l’armée française et de ses principes pour établir son pouvoir.</p>



<p>Au-delà des événements de l’époque, Youssef interroge l’héritage napoléonien dans l’imaginaire arabe. En effet, même si la France se retire militairement en 1801, la figure de Napoléon ne disparaît pas. Il devient un personnage à la fois mythique et ambivalent: une figure de pouvoir et de réforme pour certains, un symbole de domination pour d’autres.</p>



<p>L’historien montre comment cet héritage se prolonge bien au-delà de l’expédition, en influençant les réformes politiques des leaders égyptiens, comme Nasser et Sadate, qui, tout en rejetant l’occupation, reconnaissent l’importance des réformes françaises pour moderniser leur pays.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une réflexion profonde et nuancée</h2>



<p>Dans <em>‘‘Bonabarta : Napoléon, une passion arabe ?’’</em>, Ahmed Youssef nous offre une analyse historique et littéraire profonde de l’impact de l’expédition napoléonienne en Égypte. Loin des récits simplistes de conquêtes et de révolutions, l’historien nous guide dans un parcours intellectuel où l’ambiguïté de la rencontre entre l’Occident et l’Orient se déploie pleinement. Cette étude se révèle indispensable pour quiconque s’intéresse aux relations complexes et durables entre la France et le monde arabe, et pour comprendre comment une expédition militaire peut façonner une modernité dans un pays comme l’Égypte.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>‘‘Bonaparte prend le pouvoir’’ un coup d’Etat militaire au pays de la liberté, égalité et fraternité</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/21/bonaparte-prend-le-pouvoir-un-coup-detat-militaire-au-pays-de-la-liberte-egalite-et-fraternite/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 21 Jul 2024 06:18:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[De Gaulle]]></category>
		<category><![CDATA[Dr Mounir Hanablia]]></category>
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		<category><![CDATA[Napoléon Bonaparte]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Retour sur le coup d’Etat de Napoléon Bonaparte, les 18 et 19 brumaire an VIII (9 et 10 novembre 1799). </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2024/07/21/bonaparte-prend-le-pouvoir-un-coup-detat-militaire-au-pays-de-la-liberte-egalite-et-fraternite/">‘‘Bonaparte prend le pouvoir’’ un coup d’Etat militaire au pays de la liberté, égalité et fraternité</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Les véritables bénéficiaires du coup d’Etat de Napoléon Bonaparte, les 18 et 19 brumaire an VIII (9 et 10 novembre 1799) furent les industriels et les commerçants en particulier français qui allaient avoir toute latitude pour étendre leurs affaires et multiplier leurs bénéfices à travers l’Europe, au grand dam des Anglais qui n’auraient de cesse, en usant de leur supériorité maritime, d’abattre la puissance française afin de rétablir leur hégémonie commerciale menacée.   </em></strong></p>



<p><strong>Dr Mounir Hanablia </strong>*</p>



<span id="more-13601859"></span>



<p>Napoléon Bonaparte n’a jamais été un démocrate. Étant général d’armées, à son retour de la désastreuse campagne d’Egypte, il s’était trouvé à la tête d’une conjuration dont le but était de se débarrasser de l’organe exécutif de l’époque, un comité de cinq membres appelé Directoire, et des deux chambres parlementaires dont ils étaient issus.</p>



<p>Les Directeurs héritiers de la vague révolutionnaire de 1789, réputés pour leur corruption, avaient trop mené de guerres en Europe contre les Prussiens et les Russes avec l’objectif d’étendre les frontières de la France jusqu’à l’embouchure du Rhin et à la Meuse au nord, la Suisse à l’Est et l’Italie au Sud, afin de frapper l’Angleterre dans sa force vive, son commerce. Naturellement, soumise elle-même à un blocus rigoureux par la marine britannique, ses capacités industrielles et commerciales s’en étaient ressenties. Son économie avait d’autant plus souffert que le pays était livré au terrorisme et aux soulèvements royalistes, au mécontentement des jacobins révolutionnaires évincés du pouvoir et dont le triomphe électoral avait été annulé. Le principe de la propriété privée était sans cesse remis en question par ceux que l’on nommait les partageux, et que leurs adversaires qualifieraient d’anarchistes.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="M4zajwPXY9"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/09/25/la-guerre-de-cent-ans-la-france-un-fait-divers-de-lhistoire/">‘‘La guerre de cent ans’’ : La France, un fait divers de l’Histoire</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘La guerre de cent ans’’ : La France, un fait divers de l’Histoire » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/09/25/la-guerre-de-cent-ans-la-france-un-fait-divers-de-lhistoire/embed/#?secret=2XrLx5aknY#?secret=M4zajwPXY9" data-secret="M4zajwPXY9" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Elections truquées </h2>



<p>Les Directeurs s’étaient donc constitués beaucoup d’opposants en particulier les notables qui commençaient à se sentir menacés. Dans le même temps, ils ne s’étaient pas trop souciés de respecter les libertés démocratiques. Certes, ils avaient supprimé le suffrage censitaire, mais dans les républiques sœurs, la Suisse, l’Italie, la Hollande, ils n’avaient pas hésité à truquer les élections afin de favoriser le parti pro-français.</p>



<p>Bonaparte devait donc composer avec toutes ces oppositions auxquelles il fallait ajouter celles de ses propres collègues, les généraux de l’armée, en particulier Moreau, le commandant de la place de Paris, et Bernadotte, le ministre de la Guerre, tous deux proches des Jacobins. Mais pour accéder au pouvoir il avait besoin d’un minimum de coopération des structures anciennes afin de sauvegarder une apparence de légalité.</p>



<p>C’est ainsi qu’on argua de la découverte d’un complot anarchiste pour obtenir par les députés le transfert de leur assemblée de Paris à Saint-Cloud. Là il fut facile, devant leur refus de modifier le régime politique, de les faire expulser par les soldats soumis à l’autorité de leurs généraux, puis d’obtenir les pouvoirs nécessaires grâce aux votes de quelques uns parmi eux réunis à la hâte et peu désireux d’encourir les foudres de l’homme fort du nouveau régime qu’ils venaient d’instaurer, et qui serait connu sous le nom de Consulat.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="D8NvGgzXiZ"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/23/la-france-en-terre-dislam-jamais-laique-parfois-chretienne-toujours-opportuniste/">‘‘La France en terre d’islam’’ : jamais laïque, parfois chrétienne, toujours opportuniste</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘La France en terre d’islam’’ : jamais laïque, parfois chrétienne, toujours opportuniste » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/23/la-france-en-terre-dislam-jamais-laique-parfois-chretienne-toujours-opportuniste/embed/#?secret=LU6tv2XVvL#?secret=D8NvGgzXiZ" data-secret="D8NvGgzXiZ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Discuter avec les insurgés</h2>



<p>Quelques Royalistes allaient dans un premier temps se méprendre sur ses intentions en pensant qu’il rétablirait la royauté. Et lui-même n’hésiterait pas à discuter avec quelques-uns des insurgés royalistes de la Vendée, ce dont De Gaulle s’inspirerait&nbsp;plus tard pour recevoir quelques uns des chefs du FLN Algérien dans ce qui serait connu comme l’affaire ‘‘Si Salah’’.</p>



<p>Il y aura eu à cet égard plusieurs similitudes entre la politique algérienne de la France et celle qu’avaient adoptée les révolutionnaires français dans les pays de l’Europe occupée,&nbsp;trafiquant les élections au profit des collaborateurs de l’Occupation.</p>



<p>En fin de compte, les véritables bénéficiaires du coup d’Etat de Napoléon Bonaparte furent les industriels et les commerçants en particulier français qui allaient avoir toute latitude pour étendre leurs affaires et multiplier leurs bénéfices à travers l’Europe, au grand dam des Anglais qui n’auraient de cesse, en usant de leur supériorité maritime, d’abattre la puissance française afin de rétablir leur hégémonie commerciale menacée.&nbsp; &nbsp;</p>



<p class="has-text-align-right"><em>Médecin de libre pratique. </em><em></em></p>



<p><strong><em>‘‘Bonaparte prend le pouvoir’’, de Jean-Paul Bertaud, collection ‘‘1799. La mémoire des siècles’’, éditions Complexe, Paris, 1er janvier 1987.</em></strong></p>
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			</item>
		<item>
		<title>‘‘L’Affaire XYZ’’ : la guerre franco-américaine oubliée</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/15/laffaire-xyz-la-guerre-franco-americaine-oubliee/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 15 Oct 2023 07:14:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pourquoi les relations entre les Etats-Unis et la France ont rarement connu la concorde et la confiance qui avaient prévalu au départ. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/15/laffaire-xyz-la-guerre-franco-americaine-oubliee/">‘‘L’Affaire XYZ’’ : la guerre franco-américaine oubliée</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Après la guerre non-déclarée entre les Etats-Unis d’Amérique et la France à la fin du XVIIIe siècle, les relations entre les deux pays ne connaîtront jamais plus la concorde et la confiance qui avaient prévalu entre le début de l’indépendance américaine et la Révolution française.&nbsp;</em></strong></p>



<p>Par<strong> Dr Mounir Hanablia</strong> *</p>



<span id="more-10147825"></span>



<p>A la fin du XVIIIe siècle, le Royaume de France est la grande puissance européenne dont l’armée a aidé les colonies d’Amérique à s’émanciper de la tutelle anglaise pour former les Etats-Unis, une république ayant pour pilier le libéralisme économique et les droits de l’homme (blanc).</p>



<p>En 1778 un traité d’alliance a été signé consacrant les relations privilégiées entre les deux pays, et reconnaissant à leurs navires le droit de mouiller et de commercer librement dans leurs territoires mutuels, et même de se porter assistance dans le cas où l’un des alliés verrait son territoire envahi par une tierce puissance. Mais en 1789, il y a eu la révolution française, avec quelques années plus tard, le régicide, la terreur, et les guerres menées par le gouvernement&nbsp;révolutionnaire français contre les royalistes à l’intérieur, et contre les puissances européennes, l’Autriche, la Prusse, et naturellement l’Angleterre.</p>



<p>Malgré ses références aux droits de l’Homme, à la liberté, l’égalité, et la fraternité, le nouveau régime politique français avait éliminé de la manière que l’on sait le Roi Louis XVI qui avait aidé les indépendantistes à combattre les Anglais, et s’était avéré trop révolutionnaire et sanglant pour ne pas inquiéter les patriciens américains dont la principale ambition était la liberté de commercer et de prospérer.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des rivalités commerciales maritimes </h2>



<p>A partir de là les relations commerciales entre Anglais et Américains ont commencé à se renforcer dans le même temps que le commerce avec la France périclitait. Néanmoins avec la guerre franco-anglaise à partir de 1793, les navires américains ont été au début considérés comme appartenant à une nation neutre, ce qui leur épargnait les attaques et les saisies, tout en leur donnant l’opportunité de mouiller librement dans les ports français. Mais avec le développement du commerce dont l’Angleterre en guerre tirait bénéfice dans le même temps qu’elle finançait les bateaux américains, ces derniers ont été de plus en plus souvent les cibles d’attaques des corsaires français.</p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="3wJ8mQEh9O"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/09/25/la-guerre-de-cent-ans-la-france-un-fait-divers-de-lhistoire/">‘‘La guerre de cent ans’’ : La France, un fait divers de l’Histoire</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘La guerre de cent ans’’ : La France, un fait divers de l’Histoire » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/09/25/la-guerre-de-cent-ans-la-france-un-fait-divers-de-lhistoire/embed/#?secret=6y66Bx34YG#?secret=3wJ8mQEh9O" data-secret="3wJ8mQEh9O" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>C’est dans ce contexte que fin 1796 le président&nbsp; américain John Adams envoyait trois émissaires à Paris afin d’obtenir l’arrêt des attaques contre les navires, qui menaçaient d’asphyxier son pays. Ces trois négociateurs représentaient en réalité le parti fédéraliste américain, celui des armateurs et des grands commerçants dont l’intérêt se situait avec l’Angleterre, et qui était le moins favorablement disposé envers une réactivation de l’Alliance avec la France. Et face à eux, ils allaient trouver Talleyrand, le ministre français des Affaires extérieures, ancien prêtre partisan de la Révolution, qualifié de parjure, corrompu et intrigant notoire, qui connaissait bien l’Amérique pour s’y être réfugié pendant environ quatre années durant la Terreur.</p>



<p>Ce dernier essaierait d’obtenir un profit personnel, d’abord en réclamant ce qu’on&nbsp; qualifierait de <em>«douceur»</em> et qui n’était qu’un pot de vin de 50.000 livres sterling, ensuite en faisant financer un montage financier à partir d’un crédit important concédé par les Etats-Unis à la France, dont une partie servirait à l’achat de dettes hollandaises dépréciées qui seraient vendues au prix fort aux Américains. Pour cela le ministre français obtiendrait l’intervention de trois de ses amis banquiers, X Y Z, basés à Hambourg, qui réaliseraient&nbsp;au passage des profits fabuleux sur l’ensemble de l’opération.</p>



<p>Par ailleurs Talleyrand, supputait à juste titre l’échec des négociations pour savoir que l’Amérique anglo-saxonne financée par les banquiers de Londres&nbsp;n’agirait&nbsp;jamais contre les Anglais dans un conflit avec la France. Et c’est pour cela qu’il choisissait de laisser traîner les négociations en longueur, avec force tergiversations et atermoiements, sans en tenir informé l’autorité qui gouvernait&nbsp;alors la France, et qu’on appelait le Directoire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une guerre non-déclarée</h2>



<p>Au bout de huit mois deux des émissaires américains humiliés, découragés mais inflexibles dans leur refus sur la question des pots de vin, décidaient de rentrer chez eux, le troisième restant contre l’avis de son gouvernement dans l’espoir savamment entretenu par le ministre français d’obtenir enfin l’accord, objet des négociations. Mais tout ceci finirait par se savoir, d’abord en France, et les ennemis de Talleyrand tenteraient de s’en servir vainement pour obtenir sa disgrâce, parfois à leur détriment. Le ministre avait en effet pris soin de ne laisser aucun document écrit de l’affaire. Mais c’est en Amérique que les rapports envoyés par les émissaires américains, et relatant tous les détails des négociations, y compris les plus scabreux, allaient avoir les répercussions les plus importantes, d’abord sur le plan politique interne, dans la lutte entre le parti fédéraliste et le parti démocrate de Thomas Jefferson, qualifié de jacobin et de francophile, ensuite en déclenchant dans l’opinion américaine une véritable francophobie, entretenue par le président John Adams, conduisant à la construction d’une flotte de guerre, dont l’Amérique était jusque-là dépourvue, pour protéger son commerce maritime et affronter les Français.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="K7gDh74hBk"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/23/la-france-en-terre-dislam-jamais-laique-parfois-chretienne-toujours-opportuniste/">‘‘La France en terre d’islam’’ : jamais laïque, parfois chrétienne, toujours opportuniste</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« ‘‘La France en terre d’islam’’ : jamais laïque, parfois chrétienne, toujours opportuniste » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2023/04/23/la-france-en-terre-dislam-jamais-laique-parfois-chretienne-toujours-opportuniste/embed/#?secret=3aSl1AuGoV#?secret=K7gDh74hBk" data-secret="K7gDh74hBk" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Et effectivement, à partir de la fin de 1797, les nouveaux navires de guerre américains attaqueraient sans relâche dans une guerre non déclarée tous les vaisseaux français, et en saisiraient&nbsp;plusieurs, au risque de faire perdre à leurs adversaires le contrôle de leurs colonies des Antilles.</p>



<p>Ce n’était évidemment pas ce qu’avait espéré Talleyrand qui misait en Amérique sur une victoire de Thomas Jefferson, plutôt pro-français, aux élections présidentielles, et que cette guerre plaçait dans une situation difficile, tout comme celle de son parti. Mais Talleyrand allait s’efforcer de renouer le contact secrètement avec les Américains par le biais de leur ambassadeur en Hollande, Murray, en flattant leur orgueil en qualifiant leur nation de libre, puissante, indépendante, selon les mots utilisés par leur président,&nbsp; et en les convainquant de reprendre les négociations.</p>



<p>Les nouvelles propositions françaises divisèrent la classe politique américaine, c’en était d’ailleurs l’un des objectifs, et provoquèrent un revirement du président Adams en faveur de la paix. Et quand les nouveaux négociateurs américains débarquèrent en 1799 en France, ce fut pour apprendre que le Directoire avait cessé d’exister, remplacé par un nouveau régime, le Consulat, dont l’homme fort était un certain Napoléon Bonaparte.</p>



<p>Le plus étonnant était le retour aux relations extérieures de Talleyrand, qui en avait démissionné à la fin du Directoire. C’est peu dire que ce dernier fit traîner les négociations de nouveau en longueur, dans le but d’empêcher la réélection de John Adams, auquel la signature d’un nouveau traité avec la France risquait d’apporter un prestige électoral considérable. Mais le projet d’accord approuvé et révisé par le Congrès Américain fut finalement paraphé par Napoléon qui prétendait ainsi prouver aux Américains qu’en France, le dernier mot lui revenait.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le diable boiteux </h2>



<p>Ainsi la guerre non-déclarée entre les Etats-Unis d’Amérique et la France prit fin. Environ 6000 marins et corsaires avaient été faits prisonniers et 86 navires de guerre français capturés. Le président John Adams ne fut pas réélu, l’accord avec la France ayant été signé trop tard pour influer sur une opinion publique qui ne lui avait pas pardonné son revirement en faveur de la paix après avoir attisé la guerre. Mais les relations franco-américaines allaient connaître une nouvelle mésentente, cette fois sur la Louisiane, concédée secrètement à la France par l’Espagne&nbsp;en échange de principautés italiennes. Les négociations&nbsp;entre les deux pays s’étaient déroulées sans que les Américains en soient avisés durant l’établissement du nouveau traité avec la France. Les relations entre les deux pays ne connaîtraient ainsi jamais plus la concorde et la confiance qui avaient prévalu entre le début de l’indépendance américaine et la Révolution française.&nbsp;</p>



<p>Naturellement tout cela met en avant le rôle crucial de Talleyrand, le diable boiteux ainsi qu’on l’a qualifié, et la prescience politique dont il a fait preuve pour survivre en France à la Terreur, intriguer, s’enrichir, changer le régime en misant sur la bonne personne, et manipuler les hommes politiques américains bien qu’ils eussent été les seuls à refuser ses exigences et à s’en offusquer suffisamment pour construire une marine de guerre dont ils étaient jusque-là privés et l’utiliser contre son propre pays. </p>



<p>* <em>Médecin de libre pratique.</em></p>



<p><strong><em>‘‘L&rsquo;Affaire XYZ.Quand Talleyrand provoqua une guerre entre la France et les États-Unis’’, essai historique de Guillaume Debré, éd. Fayard, Paris, 10 mai 2023, 364 pages.</em></strong></p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2023/10/15/laffaire-xyz-la-guerre-franco-americaine-oubliee/">‘‘L’Affaire XYZ’’ : la guerre franco-américaine oubliée</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
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		<title>‘‘Nicolas I’’ : aux sources de l’hostilité occidentale envers la Russie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 17 Sep 2023 07:01:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Alexandre I *]]></category>
		<category><![CDATA[Angleterre]]></category>
		<category><![CDATA[Crimée]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Napoléon Bonaparte]]></category>
		<category><![CDATA[Nicolas I]]></category>
		<category><![CDATA[Occidentaux]]></category>
		<category><![CDATA[Pologne]]></category>
		<category><![CDATA[Russie]]></category>
		<category><![CDATA[Ukraine]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>A travers la guerre en Ukraine, les Occidentaux tablent sur une chute du régime russe et une prise du pouvoir par les libéraux.  </p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Dans le contexte de l’hostilité historique de l’Occident envers la Russie où elle semble s’enraciner, la guerre&nbsp;actuelle en Ukraine peut apparaître dangereusement anachronique.</em></strong></p>



<p>Par <strong>Dr Mounir Hanablia</strong> *</p>



<span id="more-9815229"></span>



<p>Au milieu du XIXe siècle, la Russie était un pays incluant 45 millions de serfs qui n’avait pas encore accompli sa révolution industrielle et dont la classe cultivée après la guerre contre Napoléon Bonaparte commençait à être agitée par les idéaux républicaines véhiculés par la révolution française, et en 1815, lors du Congrès de Vienne, le Tsar Alexandre I s’était érigé en champion des monarchies face aux revendications libérales de leurs peuples.</p>



<p>En réalité le servage avait été instauré au XVIIe siècle afin de priver les paysans de leur liberté de mouvement et il était devenu pour tous ceux qui rêvaient de transformer la Russie en un pays moderne semblable aux puissances occidentales, le symbole de l’archaïsme persistant. Mais pour l’abattre il fallait moderniser les structures politiques, autrement dit supprimer le pouvoir absolu du Tsar en conférant une Constitution au pays qui garantirait&nbsp;la séparation des pouvoirs et le respect de la volonté du peuple selon les normes de la démocratie libérale, et cela aux yeux du pouvoir tsariste plaçait évidemment tous les réformateurs dans le camp de ses ennemis.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Nicolas I représentant accompli de l’autocratie</h2>



<p>Ainsi en fut il du poète Pouchkine qui en résidence surveillée fut libéré et introduit à la Cour pour mieux être surveillé. Victime d’une provocation, il finit par mourir au cours d’un duel, pour défendre son honneur.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="8Q3E8UG0zc"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/02/28/lukraine-a-la-croisee-des-interets-geostrategiques/">L&rsquo;Ukraine à la croisée des intérêts géostratégiques</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« L&rsquo;Ukraine à la croisée des intérêts géostratégiques » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/02/28/lukraine-a-la-croisee-des-interets-geostrategiques/embed/#?secret=xYR4lyM42e#?secret=8Q3E8UG0zc" data-secret="8Q3E8UG0zc" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>L’autocratie avait ainsi différentes manières de se débarrasser de ses opposants. Et Nicolas I, qui réservait des cimetières pour enterrer ses chiens et ses chevaux, en fut l’un des représentants les plus accomplis, avec son accession mouvementée au trône en 1825 à la suite de la renonciation de son frère aîné Constantin, dont une partie de l’armée, travaillée par les libéraux, prit prétexte pour lui refuser le serment de fidélité qu’elle lui devait. Il fallut la disperser au canon, et tous les meneurs, connus sous le nom de Décembristes, furent ou exécutés, ou exilés en Sibérie.</p>



<p>Après cela, il y eut en 1831 le soulèvement des Polonais qui jouissant d’un statut d’autonomie prétendaient se libérer de la domination russe. Cette révolte fut noyée dans le sang suscitant une nouvelle fois l’ire de l&rsquo;Europe, en particulier celle du tandem franco-anglais,&nbsp;qui voyaient d’un mauvais œil les tentatives russes d’instaurer un protectorat sur l’empire ottoman en profitant de ses difficultés avec le pacha d’Egypte Mohamed Ali, et d’interdire la navigation à leurs bateaux en mer Noire, après avoir obtenu l’indépendance des principautés du Danube.</p>



<p>Gouvernant d&rsquo;une main de fer dans son pays grâce à une police secrète très active, Nicolas I n’hésitait&nbsp;pas à intervenir en Europe. Ainsi en 1849, après le printemps des peuples, il&nbsp;écrasa le soulèvement et l’indépendance des Hongrois à la demande de l’empereur d’Autriche, dont il n’obtint aucune reconnaissance. Et si ses entreprises militaires dans le Caucase contre les Tchétchènes et les Iraniens furent un succès, en revanche ses rêves danubiens et balkaniques contre l’empire ottoman&nbsp;finirent par l’opposer directement aux Franco-Anglais dont les armées renforcées de contingents ottomans comprenant entre autres&nbsp;quelques milliers de Tunisiens (dont quelques uns finirent après la guerre par s’installer dans un village anatolien), débarquèrent en 1854 en Crimée afin d’imposer à la Russie le respect de leurs intérêts.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="KTOPGfr8zY"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/02/28/ukraine-le-sort-de-lhumanite-au-jeu-de-la-roulette-russe/">Ukraine : Le sort de l&rsquo;humanité au jeu de la roulette russe</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Ukraine : Le sort de l&rsquo;humanité au jeu de la roulette russe » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/02/28/ukraine-le-sort-de-lhumanite-au-jeu-de-la-roulette-russe/embed/#?secret=tuXEQLbslB#?secret=KTOPGfr8zY" data-secret="KTOPGfr8zY" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">L’Occident table sur une montée des libéraux</h2>



<p>L’empire russe, en manque de voies de chemin de fer, se révéla incapable d’acheminer le ravitaillement nécessaire à ses soldats, et sa marine privée de bateaux à vapeur, n’ayant aucune chance de succès, ne put prendre la mer. Ainsi l’affaire se conclut par un désastre russe, mais entre-temps le tsar&nbsp;était mort, désespéré de voir son pays vaincu.</p>



<p>Le conflit entre les Occidentaux et la Russie a donc des origines anciennes ayant trait à l’accès et à la mer Noire et à la Baltique, et le contrôle des principautés danubiennes.</p>



<p>En outre, le système politique russe actuel ressemble étrangement à celui qui avait cours du temps de Nicolas I, autocratique, nationaliste, conservateur, interventionniste. Il suscite chez les Polonais les mêmes craintes&nbsp;et chez les Occidentaux les réactions et les opinions identiques relativement à la menace russe que celles qui avaient conduit à la guerre de Crimée, à la notable différence près que ce sont les Etats-Unis d&rsquo;Amérique qui ont repris à leur compte la politique de confrontation en Ukraine en tablant sur une chute du régime russe et une prise du pouvoir par les libéraux, et que la Russie n’est plus un pays arriéré miné par le servage mais une superpuissance nucléaire disposant des ressources nécessaires pour surmonter l’embargo qui lui est imposé pendant au moins plusieurs années.</p>



<p>En ce sens, la guerre&nbsp;menée&nbsp;en Ukraine apparaît dangereusement anachronique.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>* <em>Médecin de libre pratique. </em></p>



<p><strong><em>Nicolas 1<sup>er</sup>, Henri Troyat, éd. <strong>Librairie Académique Perrin</strong></em></strong>,<strong><em> Paris, 19 juin 2000, 232 pages.</em></strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="JonRqbUF5o"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/02/26/the-new-map-l-ukraine-wall-street-et-les-poupees-russes/">The New Map : L&rsquo;Ukraine, Wall Street, et les poupées russes</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« The New Map : L&rsquo;Ukraine, Wall Street, et les poupées russes » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2022/02/26/the-new-map-l-ukraine-wall-street-et-les-poupees-russes/embed/#?secret=rExIGIRVkj#?secret=JonRqbUF5o" data-secret="JonRqbUF5o" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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		<title>‘‘Black Spartacus’’ : esclave, général et homme d’Etat face à la révolution française</title>
		<link>https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/11/black-spartacus-esclave-general-et-homme-detat-face-a-la-revolution-francaise/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[webmaster kapitalis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 11 Dec 2022 06:46:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A LA UNE]]></category>
		<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Esclavage]]></category>
		<category><![CDATA[Napoléon Bonaparte]]></category>
		<category><![CDATA[Révolution française]]></category>
		<category><![CDATA[Saint Domingue]]></category>
		<category><![CDATA[Toussaint Louverture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>C’est l’histoire d’un esclave devenu commandant d’armée qui chassa l’armée de Napoléon Bonaparte de l’île de Saint Domingue et mit fin à l'esclavage. </p>
<p>L’article <a href="https://kapitalis.com/tunisie/2022/12/11/black-spartacus-esclave-general-et-homme-detat-face-a-la-revolution-francaise/">‘‘Black Spartacus’’ : esclave, général et homme d’Etat face à la révolution française</a> est apparu en premier sur <a href="https://kapitalis.com/tunisie">Kapitalis</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>C’est l’histoire d’un esclave devenu commandant d’armée qui mit fin à l’esclavage dans l’île de Saint Domingue, en chassa l’armée de Napoléon Bonaparte et mis un terme au rêve colonial français en Louisiane et en Floride</em></strong>, <strong><em>avant que sa dépouille ne se retrouve au Panthéon, à Paris. </em></strong></p>



<p>Par <strong>Dr Mounir Hanablia</strong> *</p>



<span id="more-5637739"></span>



<p>En 1802, lors de la bataille de la crête à Pierrot, les armées anti-esclavagistes composées de noirs et de métis, ainsi que de quelques blancs, avaient chargé en chantant <em>‘‘La Marseillaise’’</em> l’armée française du général Leclerc, venue d’au-delà les mers les combattre sur l’ordre du premier consul Napoléon Bonaparte. Cela résume déjà toute la complexité de la réalité politique qui prévalait.</p>



<p>Deux années plus tard, lors de la bataille de la Vertière, l’armée française du général Rochambeau avait été taillée en pièces par les esclaves affranchis du général Dessalines, marquant par la fin de la présence française, et l’indépendance de l’île de Saint&nbsp; Domingue, située dans les Caraïbes.</p>



<p>Dien Bien Phu avait donc bien eu un précédent, tout comme d’ailleurs l’Algérie. En effet l’insurrection de Saint Domingue en 1791 avait révélé la face occulte de la révolution française, celle subordonnant la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen dans les îles, aux intérêts du lobby colonial de Massiac, et ceux des propriétaires blancs esclavagistes des îles.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un destin fabuleux et tragique</h2>



<p>C’est dans ce contexte trouble qu’est apparu le personnage de Toussaint dit Louverture, cet esclave promu cocher d’un grand propriétaire créole éclairé, qui avait rencontré la révolution en lisant Rousseau et Raynal. Son destin l’avait d’abord conduit, des rangs des esclaves soulevés, à ceux de l’armée espagnole qui contrôlait l’Est de l’île, avant de choisir de se rallier à celle de la République Française. Il avait mis ses dons de conciliateur et de diplomate au service de ses supérieurs; c’est ainsi qu’il avait gagné la confiance du commandant en chef de l’armée avant de finir par le remplacer.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-kapitalis wp-block-embed-kapitalis"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="P2pm4xrkgC"><a href="https://kapitalis.com/tunisie/2021/12/11/note-de-lecture-king-leopolds-ghost-au-coeur-des-tenebres-du-congo/">Note de lecture : « King Leopold&rsquo;s Ghost », au cœur des ténèbres du Congo</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Note de lecture : « King Leopold&rsquo;s Ghost », au cœur des ténèbres du Congo » &#8212; Kapitalis" src="https://kapitalis.com/tunisie/2021/12/11/note-de-lecture-king-leopolds-ghost-au-coeur-des-tenebres-du-congo/embed/#?secret=9M4bczhITy#?secret=P2pm4xrkgC" data-secret="P2pm4xrkgC" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<p>Les autorités françaises avaient bien envoyé successivement trois agents afin de s’assurer le contrôle de l’administration mais ce fut peine perdue; ils furent intimidés, isolés, et neutralisés.</p>



<p>Toussaint en supprimant l’esclavage s’était assuré le soutien d’une grande partie de la population, et son respect des vies et des biens des grands colons blancs lui en avait garanti au moins la sympathie. Il avait chassé les Britanniques des postes qu’ils occupaient dans l’île puis il avait établi des relations commerciales avec eux ainsi qu’avec les Américains. Il avait attaqué la partie Est de l’île, en avait chassé les Espagnols puis libéré les esclaves.</p>



<p>Saint Domingue avait été ainsi réunifiée et le commerce y avait connu un essor remarquable. Il avait enfin couronné son œuvre par la rédaction d’une constitution qui avait consacré une indépendance de fait qu’il avait toujours nié rechercher.</p>



<p>Mais tout cela ne s’était pas fait sans difficulté. Il y avait eu le soulèvement dans le Sud du général métis Rigaud, soutenu par les Britanniques, et qualifié de guerre des couteaux, marquée par des massacres. Puis il y eut la tentative de coup d’Etat de son neveu Moyse qu’il fit exécuter. Il avait fait face à l’hostilité des agriculteurs qu’il prétendait fixer dans les plantations grâce à un code du travail&nbsp;astreignant, perçu comme un retour à l’esclavage.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une inspiration pour les mouvements de libération &nbsp;</h2>



<p>Toussaint Louverture s&rsquo;était assuré un pouvoir autoritaire dont la prétention avérée était&nbsp; la liberté et le bonheur de tous les habitants indépendamment de leur appartenance ethnique. Tout ceci menaçait évidemment le colonialisme&nbsp;là où il prospérait le plus, tant dans les possessions anglaises ou espagnoles des Antilles, que les Etats esclavagistes des Etats Unis où en 1798 des bruits évoquaient&nbsp;le débarquement d’une armée noire venue de Saint Domingue libérer les esclaves.</p>



<p>Aussi une fois la paix d’Amien signée, les Anglais permirent à Napoléon Bonaparte d’envoyer en 1802 un corps expéditionnaire de 20.000 soldats restaurer la suprématie blanche sur Saint Domingue, liquider le pouvoir noir, et rétablir l’esclavage dans les îles, aboli en 1794.</p>



<p>Après quelques semaines de guérilla, Toussaint abandonné par plusieurs de ses généraux jugea préférable de gagner du temps en négociant, tout en tablant sur les terribles ravages que le climat des îles occasionnerait&nbsp;sur les Européens. Mais il fut trahi, déporté en France et emprisonné dans le fort de Joux dans le Jura, dans des conditions très dures, et au bout de huit mois il mourut.</p>



<p>Néanmoins dans la lutte contre l’esclavage, aux Etats Unis, au Venezuela, dans les îles Caraïbes, il devint le symbole de la capacité des noirs à se libérer avec succès de leurs chaînes, et&nbsp;Frederic Douglas, Marcus Garvey, Nat Turner firent son apologie. Les Irlandais en lutte contre l’occupation anglaise assimilèrent leur combat au sien, et le révolutionnaire cubain Fidel Castro s’en réclama. Le poète chilien Pablo Neruda salua sa mémoire. Aimé Césaire et Frantz Fanon, quoique&nbsp;pour des raisons différentes, en firent une source d’inspiration.</p>



<p>C’est l’ambiguïté de l’État  Français qui s’est finalement révélée intéressante. En 2001, la loi Taubira assimilait l’esclavage à un crime contre l’humanité. Des statues  représentant Toussaint, en général d’armée jacobin, furent bien dressées à la Rochelle, Nantes, Bordeaux, toutes des villes qui avaient servi de ports de transit en direction de l’Amérique et des Caraïbes, mais elles furent placées loin des centre villes, l’une parmi elles étant située même à l’intérieur de l&rsquo;hôtel d&rsquo;un ancien commerçant qui avait fait fortune dans la traite des esclaves.</p>



<p>En France, bien que sa dépouille ait été inhumée au Panthéon, Toussaint Louverture gêne toujours, parce que ses armées après sa mort ont fini par battre celles de Napoléon Bonaparte et de les chasser de Saint Domingue, mettant un terme du même coup au rêve colonial français en Louisiane et en Floride. Il gêne surtout parce que les noirs de Saint Domingue se sont libérés de l’esclavage par leur propre combat, en dépit de la Déclaration des Droits de l&rsquo;Homme et des Citoyens que l’Assemblée Nationale Française, prétendant se soulever contre la tyrannie, considérait comme ne s’appliquant pas aux esclaves des colonies, mettant à mal la prétention de la révolution française à l’universel et à la liberté.</p>



<p>* <em>Médecin de libre pratique. </em></p>



<p><strong><em>‘‘Black Spartacus. The Epic Life of Toussaint Louverture’’, de Sudhir Hazareesingh,  Penguin Press , 464 pages, 5 janvier 2022.</em></strong></p>
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